
Parcours classique.
Monter le Bannstein par Buhl, puis monter à Wintzfelden, puis Osenbach.

Images et chroniques de balades.
Vosges, Alsace et Forêt Noire… et parfois ailleurs

Parcours classique.
Monter le Bannstein par Buhl, puis monter à Wintzfelden, puis Osenbach.


Onze degrés ce matin au col Amic. Encore un jour d’août pourri. Ciel chargé pour grimper là-haut.
Heureusement, j’ai profité de ma chaleur corporelle. Serge m’a dit qu’il grimpait le col Amic « sur la plaque ». J’en suis bien incapable. J’ai même des doutes tellement je suis impressionné. Pas de regrets: c’est mon cardio le juge de paix, je me tiens à 140/150 puls.
Avoir la montagne aux pieds est un plus. Après 45 km, j’en ai assez.









A Foussemagne, je tourne.

Jolis tours de roue avec le club Etoile 78 ce matin.
On a visité le cimetière fortifié de Hartmannswiller, puis Thierenbach. Retour par Bollwiller et Staffelfelden.

Nous sommes au milieu de l’année.
En ce premier juillet, le temps est mi-figue, mi-raisin. Les pluies ont considérablement détérioré la température avec 13°C seulement au départ.
Ran-tan-pont!
Rémy Neumann, le maire de Lutterbach, est fier. Il hérite tout près de la prison d’une belle passerelle refaite à neuf. Les taulards pourront se barrer par là et sauter dans le tram. Un conducteur de camion étourdi a accroché l’ouvrage et c’est la commune qui pavoise sans rien débourser. Sonnez fanfares et trompettes!

Didenheim en perspective
Didenheim qui a longtemps protesté des effets du trafic automobile de l’agglo a engagé des travaux de normalisation. Après tout cette commune serait sympa si on ne l’empoisonnait pas.


Transhumance

Élevage gazier à Traubach




Notre société, on le sait, est devenue un grand foutoir. Tous les citoyens en profitent. Moi y compris.

Il est vrai que les sociétés libérales n’ont vraiment pas l’intention de mettre un flic à chaque coin de rue. Ça coûte trop cher et ça rapporte peu. Alors chacun fait comme il veut. Tant et si bien qu’on sait comment les choses vont évoluer: à coups de poings et en délit de fuite.
Les délits de fuite, ils vont de pair avec la défiance de l’individu vis à vis des règles. Les seules règles qui intéressent encore l’Etat, ce sont les règles du commerce. Le reste est superflu. On l’a vu lors des dernières élections, la société se défie du système démocratique puisque la politique a abandonné le citoyen.
Passons au concret de la journée!
La voie verte de la Thur, belle et agréable aux marcheurs

je vais devoir le contredire: ce matin un bourbier organisé par des camions. Sans précautions, sans balayeuses, sans panneaux. On fait donc ce qu’on veut sur une voie verte.
Au rond-point du Nouveau Monde
le cyclo arrive à ma hauteur…et engage la conversation tout en réduisant les gaz du VTTAE. Comme pour s’en excuser alors que je ne lui demande rien, il me dit souffrir d’arthrose et c’est pour ça qu’il pilote un vélo à assistance. Rien à dire! Puis il vante son engin « j’ai un moteur de 500 watts et une réserve de 100 watts ».
Étonnant, je croyais que les VTTAE était limité à 250 watts.
Hier Jacques, m’a fait une remarque
« je t’ai croisé en voiture et tu avais ton flash avant clignotant; sache que c’est interdit, tu éblouis trop!… » Je m’en fous, ça évite qu’un connard déboite en face et me frôle pour doubler, il ne pourra pas dire qu’il ne m’a pas vu!
Tous ces procès qui échappent à l’Etat, il faudrait recruter au moins plusieurs milliers de militaires pour les rédiger.
J’arrête là, on va me taxer d’être devenu un adepte de la fachosphère.


Aujourd’hui, balade à Mulhouse. J’avais mon masque avec moi. Les terrasses de la place de la Réunion sont pleines. Le temps est beau.





Je rentre par Pulversheim et la piste de la Thur. La Renouée du Japon ne permet pas de se croiser à certains endroits.



J’ai cherché. Impossible de m’en souvenir du nom de ce village où je suis allé tant de fois. Ces pertes de mémoire me taraudent l’esprit. J’ai des doutes sur ma santé mentale, est-ce que les neurones ne se barrent pas par mes oreilles? en douce, sans rien demander? c’est une gène lorsque le mot-clé d’énoncé d’une phrase vous manque; alors brutalement la conversation est terminée.

A Gundolsheim, un cyclo devant moi, je m’approche…et je lui demande le nom du village au-dessus de Soultzmatt…Osenbach! Je suis soulagé. Cherchez un nom qu’on ne trouve pas en pédalant, c’est une torture.

A Osenbach, je vais trainer sur le chemin du moto-club. Je tente de lire le panneau Ranker cryptopodzolique. Je repars rassuré puisque chacun sait que le rankosol est un sol caractéristique des pédogénèses en altitude sur milieu acide.

J’ai abandonné de mon vivant tout espoir de voir enfin la France réussir sa révolution vélo.


Les panneaux sont visibles tout le long de la plage.
Pas plus de six!

Les cyclos du mardi sont des gens comme moi. Des oisifs qu’on a mis à la retraite. Ils s’appliquent à pédaler de leur mieux. Le temps est chaud, presque trop après ce mois de mai calamiteux.
On se croise d’un hochement de tête. Quand cinquante kilomètres arrive au compteur, j’ai ma dose.
Un mardi de vieux.



Mieux valait éviter les sentiers gorgés d’eau. et rester sur les sols pierreux.
J’étais presque étonné de ne pas voir un grain arriver sur moi. Finalement, j’ai pris mes aises et parcouru une trentaine de kilomètres à VTT par champs et bois.




Mon vélo fait un peu cheap maintenant. Mais je n’éprouve pas le besoin d’en changer. Il va bien avec le pilote. Il vient de grimper la Glashutte et il est encore tout ébaubi. C’est vrai que le dernier kilomètre nous laisse dans l’incertitude, lui et moi, car on ne voit toujours pas apparaître cette sacrée ferme-auberge de la Glashutte.
Ouf! j’avais gardé quelques dents et c’est ma fierté.
Les animaux de la ferme se font entendre. Dans le parc un joli poulain blanc et marron et deux lamas, plus les poneys.
J’enfile le coupe-vent et je descends les mains sur les freins.

C’est après Rimbachzell qu’on se fait peur avec la pente. Il y a 5 km de montée et on passe de la cote 422 à 877.



Grand beau temps ce matin. Dix vététistes et deux « routiers » au club Etoile 78 de Vieux-Thann
Je prends un parcours plat, je n’ai pas envie de grimper. Nous sommes trois pour cet itinéraire qui nous conduit jusqu’au plan d’eau de Reiningue.


Pour qu’un parcours ne soit pas monotone aux nouveaux venus, il faut quelques points d’intérêt qui permettront de marquer une pause…et si possible des sols variés.
Les chemins pour rejoindre l’abbaye de l’Oelenberg sont agréables et non boueux. Le tour du lac nous donne à voir des pêcheurs et des promeneurs. Le petit single qui rejoint le ball-trap de Cernay est ludique avec ses dos d’âne. Puis on finit par le sentier de la Thur sauvage. 32km












Après cette grande pluie de la veille, les rivières et les fossés sont agités


Sous le vent puissant, on s’éloigne vite. Mais pour revenir ensuite, c’est beaucoup plus difficile.
Ventusky indiquait ce matin des rafales à 80 km/h.

Puis passage pour régler le dérailleur …

Lorsqu’on passe chez le vélociste, les mauvaises nouvelles abondent:
Bon me voila prévenu!

C’est le nouveau sport de glisse tendance.
Une « Wing » est une aile que vous tenez via un wishbone ou des poignées alors que vous vous trouvez sur une planche de foil.
Aujourd’hui aux gravières de la Thur face à Wantz, un wingsurfiste s’entraîne. Le vent est carrément debout et il peine à rester en équilibre sur son foil.

De la pluie jusqu’à la fin.
C’est la balade où l’on croit voir du brouillard tomber…et puis, chemin faisant, le brouillard se transforme en pluie.
J’ai eu le vélo et la douche en même temps.
Quand les pieds commencent à être attaqués, il est l’heure de rentrer.
Je reste stoïque, tant que la veste résiste, je ne sors pas l’imper. Quand je sens l’humidité pénétrer sur les bras, il est temps de mettre une couche de plus. Ensuite la vapeur intérieure monte en température toute seule ce qui permet de bénéficier d’un mini sauna.
Dans les virages, il faut consentir à arrêter de pédaler et mettre la pédale extérieure vers le haut car c’est le meilleur moyen d’éviter le jet d’eau de la roue. Normalement en se débrouillant bien, on doit avoir les deux pieds mouillés également!
Pas de jaloux!
Le fleuriste de Wittelsheim exposait son muguet en pots sur le trottoir.
14,50 euros.
Finalement, je poursuis mon chemin. Trop cher pour moi.
Devant le golf des Bouleaux, un vendeur à la sauvette. Les grosses berlines s’engouffrent l’une après l’autre le long du green. Pas un n’achètera un brin de muguet.
Il y a un resto au golf qui les attend
Je m’abrite sous le parasol qui sert de parapluie.
J’ai le choix du bouquet.
Pas de table! j’ai bossé la question…
Alors je prends celui-ci…
Tu vas les mettre où?
Je vide mon bidon, le vase est parfait.
Puis je reprends ma route.



On forme un groupe de quatre routiers. Et on part.
La grimpée de la route des Crêtes à Uffholtz est intimidante. Heureusement on redescend à Wattwiller.
On termine par Michelbach/Roderen.
Bien assez pour une bonne sieste cet après-midi.





Vous ne me croirez pas, j’ai été contrôlé sur la Route des Crêtes par la Gendarmerie Nationale ce matin.
Si! si! Je me suis dit que le virus traîne peut-être aussi là-haut et que je suis moi-même capable de le colporter.
Bref, passons!
Contact au demeurant fort courtois. Je descendais à bonne allure le Vieil Armand. Au carrefour de Wattwiller (km41.5), trois motards de la Gendarmerie Nationale.
Gendarmerie Nationale, bonjour monsieur! vous avez une autorisation de circuler?..un certificat de domicile?…
Moi qui me balade sans aucun papier, j’avais eu le nez creux*
Sous la forme avoir du nez, également utilisée actuellement, cette expression existait déjà au XVIIe siècle.
Ici, creux correspond à « bien dégagé », condition indispensable pour que le flair fonctionne.
Je sors ma carte d’identité…que je n’ai d’habitude jamais avec moi. C’est un tort.
Tournez-là svp…Bon, nous sommes voisins à ce que je vois (j’habite en effet derrière la gendarmerie) c’est bon vous pouvez y aller
Parcours sympa et classique pour un habitant du lieu. (lien Openrunner)
Bien sûr pour attaquer la montée par Wuenheim, je grignote un peu le rond, pas de beaucoup…mais je rentre ensuite rapidement dans le…rond. Et je grimpe. Pas vite. Quatre cyclos frais comme des gardons m’ont dépassé et m’ont croisé ensuite alors que je n’étais pas encore à Kohlschlag.
La route est ouverte depuis hier. Elle est impeccable et même balayée! Idem pour la route des Crêtes.
Aucune bagnole rencontrée, c’est bizarre. Le confinement fait son œuvre.


Au col du Herrenfluh, je m’offre au passage le Molkenrain.
J’entends mes rotules qui grincent. Je vais si peu vite que le compteur se met sur pause.

J’arrive enfin après une respiration sur l’esplanade de la prairie. En haut la dame avec son chien est déjà arrivée, nous sommes partis ensemble au parking,
oui mais moi par le sentier c’est plus court, bravo!
Elles est sympa, la dame.

Dans le passé, j’empruntais fréquemment cet itinéraire de retour vers Mulhouse. En haut de la bosse, on se regroupait et Tagolsheim apparaissait sous son meilleur jour.

Une crise de rhinite impromptue sur le vélo. De quoi gâcher la rando. Un torrent d’éternuements et de larmes. A Tagolsheim j’avais hâte de rentrer car mon paquet de mouchoirs avait vécu.

C’est ma dernière image avant de rentrer à la maison.
Il y en a qui ont mieux, mais c’est sans doute plus cher.
Temps amélioré aujourd’hui, j’ai même tenté le corsaire.


C’est le vent de nord glacial qui renforçait la sensation de froid aujourd’hui dans la plaine d’Alsace.
Je me suis réfugié sur nos pentes vosgiennes.

Au Hundsruck, demi-tour. Je n’ai pas voulu prendre le risque de trouver de la neige glacée dans la descente au Plan Diebold.


A Sternenberg, je suis remonté jusqu’au Haut-Soultzbach…avant de tourner vers Sentheim. Masevaux était sous la pluie, je l’ai évitée. Puis pour faire bonne figure, je suis rentré par Cernay.
C’est presque un devoir d’éducation physique de rouler par mauvais temps dans la grisaille. Quand je rentre, je suis affamé. Alors je mange pour reprendre un peu de tonus.



Je suis monté au Vieil Armand en dépit de l’interdiction. Je m’attendais à voir les autorités chercher les délinquants à vélo. Non, elles n’étaient pas là. J’ai croisé deux cyclistes qui descendaient et deux voitures m’ont dépassé. L’une d’elles est revenue vers moi pour me dire qu’un gros arbre barrait la route et que j’aurais du mal à passer.
Je suis passé.


Cette montée là Uffholtz-Vieil Armand, je ne l’aime guère car elle est difficile pour moi avec une pente de 7 à 8% permanente….et comme je ne monte pas vite, fatalement ça dure plus longtemps.
Quand j’arrive au col du Herrenfluh, je souffle. Je pose le vélo et je grimpe dans la roche pour voir le paysage. Et je redescends avec peine vers mon vélo car mon entorse est toujours douloureuse, je ne souhaite pas me tordre à nouveau la cheville. C’est terrible la vieillesse!
Effectivement, après la nécropole, deux arbres en travers. Mais on passe à pied facilement. De part et d’autre la chaussée entre Uffholtz et Freundstein est dégagée sur des demi-largeurs sauf ici. Ce qui témoigne d’une volonté d’interrompre tout trafic automobile en dépit des barrières.
Je disais donc affaire de cœur pour moi que de monter le Vieil Armand puisque le cardio est sollicité pendant près de 50 minutes. Normalement je m’astreins à ne pas dépasser 150 bips, l’essentiel étant d’arriver.


Quand j’arrive à la nécropole, la fraîcheur est perceptible, il ne fait que 4°C et quand j’arrive à Freundstein, le soleil a disparu. Je descendrai donc dans la froidure, celle qui fait grelotter sur le vélo et rend les doigts blancs en dépit des gants.



A Kruth, j’avais trois options:
J’ai pris le col d’Oderen.
A la chapelle, casse-croûte. Une famille en vacances qui visite les lieux et qui pour tout dire semble s’ennuyer.
Je repars pour le col…cette montée là est roulante, il y a juste sur la fin un passage un peu plus pentu et très peu de circulation. Werschmatt est toujours bien tenu.

Au col d’Oderen quelques randonneurs qui stationnent là.
Je prends col du Page.

Surprise, c’est fermé! Ce qui ne fait pas mon affaire. Je passe quand même et je soupçonne même qu’il n’y a pas d’obstacles…gagné! Juste les traces d’engins qui ont nettoyé les fossés encombrés. A Larcenaire, la barrière est encore plus dissuasive. Les pouvoirs publics n’ont toujours rien compris au vélo qui doit pouvoir passer là où on imagine qu’une auto pourra faire un détour par Ventron. Durant mes cinquante ans de vélo, je mesure combien les pouvoirs publics ont fait le mal du vélo. Des dommages irrattrapables hélas qui vont de pair avec l’effondrement du Pays dans tous les domaines. J’ai honte de ma génération.
Au col de Bussang, quelques gouttes de pluie. Descente glaciale.






Une fois sur la piste de Dannemarie, je m’éclate.
Je rentre sur la piste à Illfurth et quand les promeneurs se raréfient, on booste. Un jeune gars à VTT me dépasse. Je ne cherche pas à m’accrocher. En pareille situation, j’observe ce qui se passe au moins à cinquante mètres derrière. Finalement nos vitesses se stabilisent. La position de leader m’est fort désagréable…et c’est pour ça que je ne m’accroche pas devant. Au bout de quelques kilomètres, on sent le besoin de souffler, lui et moi. Je repasse devant. mais une fois à Valdieu-Lutran, j’aurais consommé un bon capital physique.
Et je vais ramer pour rentrer.
Surtout avec les bosses de Traubach, Guevenatten, Soppe et Guewenheim.
Faut bien s’amuser un peu par un si beau temps!

Ce matin, je me suis fait plaisir. J’ai grimpé jusqu’à Freundstein. Faire un peu de montagne en février, c’est plutôt inhabituel. Il faisait beau et le massif était séduisant. Quelques touristes égarés et des fondeurs qui montaient au Grand Ballon avec leurs voitures. Cette montée par Goldbach demande de la patience car certains passages font 8-9%. Lorsqu’on est seul, pas d’affolement, le temps ne presse pas. Je monte sans effrayer mon cardio et en préservant mon entorse. A Freundstein, la route n’est pas encore ouverte. Je ne tente pas de redescendre par là avec mon vélo de route car je suppose que la route doit être encombrée de débris forestiers. J’avais 9° au départ et 17° en altitude vers 10h30.
Je ne me sentais pas encore assez motivé pour aller jusqu’au Grand Ballon.




C’est impressionnant mais pas très douloureux. Il suffit de garder le pied à plat. C’est juste pour décaler la chaussure qu’il faut s’aider de la main. Mais aller à pied c’est plus difficile, on boite comme un jardinier.

J’ai évité de faire de la pente. Dommage, il faisait beau.

Oui, c’est non essentiel le déneigement d’une piste cyclable pour paraphraser ce qu’on nomme les commerces non essentiels aujourd’hui lors de la crise épidémique.
On aurait pu imaginer qu’après tant et tant de militantisme pro-vélo, les pouvoirs concernés auraient pris l’affaire en main. Non, vingt ou trente ans plus tard, il n’existe toujours pas en France un cadre réglementaire du déneigement pour les infrastructures cyclables.

La raison est pertinente et je suis même prêt à la recevoir: le vélo reste en-dessous d’une masse critique et son intérêt est à relativiser puisque les pistes cyclables, en principe, ne concernent que le monde des loisirs. Or le monde des loisirs peut attendre en ces temps de pénuries diverses. Absence de crédits mais aussi absence d’une prise de conscience politique suffisante pour lier le vélo à une vision d’ensemble des mobilités.
Quelques hurluberlus comme moi seront loin de peser sur les politiques publiques locales. Nous sommes des « pèse-peu »! Alors au plan national, on peut toujours attendre. Si l’on pousse le raisonnement, on ne sait pas qui de la poule ou qui de l’œuf peut faire émerger le changement. Les vieux dogmes du pouvoir populaire ne sont plus d’actualité, il faut donc attendre qu’une conscience universelle s’éveille pour rendre au vélo la place qu’on lui doit.
Mais au demeurant, si la piste était déneigée, chouchoutée, il resterait à convaincre les masses populaires qu’un changement est inéluctable, abandonner sa bagnole pour moins de cinq kilomètres. Or dans nos zones extra-périphériques, le taux de population est tellement peu dense que le vélo ne sera jamais gagnant comme il pourrait l’être dans un pays nordique densifié.
Cela dit, le dégel va vite nous redonner espoir. Seuls les chemins vicinaux comportent encore quelques congères. Il faut donc s’armer de patience avec ce redoux avant de retrouver nos routes de montagne.