Courir avec un diesel

J’ai un regret, c’est de ne pas avoir de chaussures de jogging imperméables. J’évite donc les jours de pluie. Aujourd’hui on l’attendait mais elle n’est pas venue. J’ai donc mis en marche mon diesel à pinces. C’est une aventure, il fume pas longtemps, juste le temps de déboucher les injecteurs. Je pars pour un run pépére….lisez ici, ça me convient bien.

Mais je ne me sépare pas de mes instruments de base; je veux toujours avoir des références, comme avec le vélo.

Se décider au jogging à la fin de la journée demande un certain courage. Il faut le vouloir. L’exercice est court et les préparatifs ne sont pas aussi longs qu’avec le vélo. Au bout de cinq kimomètres, j’en ai assez. Je suis donc rentré plus vite à la maison. Faut quand même faire attention aux carrefours et aux traversées de rue en biais.

Je suis toujours ébahi de voir mon rythme cardiaque au retour du jogging. La montée dans les tours est instantanée. J’ai deux pauses cardiaques à la traversée de la RN66, l’une après le km 2 et l’autre après le km 4.

Il est vrai que sur cette distance, je tente un peu d’allonger la foulée. J’arrive à descendre le kilomètre à 6 minutes 45 au lieu de 7’30 ». Mais la contrepartie c’est la hausse du rythme cardiaque. Tout est affaire de compromis.

L’eau mouille

A Wattwiller, le grand pré va disparaître au grand dam des riverains. La rapacité foncière fait son œuvre.

La petite goutte se déplace de gauche à droite au bout de la visière de mon casque. Puis elle tombe. J’ai compté jusqu’à vingt allers-retours. Je m’occupe comme je peux le long des départementales.

Pour être prévenant, j’ai mis « le jaune fluo » de chantier et en plus j’ai le feu rouge qui lance des flashs comme des SOS.

Les loups de mer ne craignent pas l’eau

Rouler sous la pluie n’est jamais très drôle.

Mais c’est une forme d’endurcissement du cycliste. Parfois l’on s’interroge…suis-je mouillé sous mes vêtements? ou est-ce la transpiration? C’est parfois les deux. L’important c’est d’entretenir la vapeur comme sur une locomotive.

Les pieds? ne pas trop remuer les doigts de pied, laisser l’épaisse chaussette faire son travail, elle gonfle et comble les interstices. Chez moi l’eau rentre par les cales malgré les sur-chaussures. Les doigts? le gant de cuir prend de la rondeur, il s’étoffe. Je pourrais boxer le premier récalcitrant avec un punch assourdissant.

Il ne reste plus qu’à attendre les dépassements.

L’oreille entend. Un livreur? oui, c’est les pires, ils vous frôlent avec les fourgons Mercedes car il n’est nullement question d’attendre. Ces mecs là n’ont aucune humanité. C’est la génération multitâches. Le gros poids lourd hésite derrière. Il n’arrivera pas à doubler. Alors je ralentis et un gros bulldozer sur un plateau me dépasse. La route n’est pas large et le chauffeur n’en mène pas large non plus. Dans le rétro il ne doit voir qu’un brouillard obscurcissant. Écrabouiller un cycliste sous une remorque à mille pattes, ça ferait une belle descente de lit mortuaire. Les plus innocentes sont les femmes au volant: dès lors que vous ressemblez à un cône de chantier, elles vous frôlent. Sans aucune volupté.

Ceux que je déteste le plus, ce sont les camions des gravières; ils vous repeignent en jaune kaki instantanément.

La vie du cycliste sous la pluie est une misère.

Nadine Nette et Chantal Mura exposent à Reiningue (à coté de Renault). J’aime bien ce qu’elles font
Notre Dame du Chêne brille de tous ses feux
Quatre bonnes roues d’Opel à celui qui en voudra. Pont d’Aspach
Les Huskys sont impatients d’en découdre, la patinette attend (derrière le pilote)

https://www.openrunner.com/r/12113403

Pour mieux comprendre

Gary, on n’en parlait pas à l’école. On aurait du. On préférait nous abreuver de Classiques. J’avais juste suivi l’embarras médiatique du Goncourt lorsqu’il a récompensé en 75 un auteur inconnu dénommé Emile Ajar avec « La vie devant soi ».

Ce n’était autre que Romain Gary, Goncourt en 56 avec « Les racines du ciel ».

Je suis un littéraire inculte. Alors je m’informe avant de me lancer dans une lecture, de choisir un ouvrage. J’essaie de trouver un parcours cohérent à mes choix de lecteur tardif. Un peu comme si je voulais me construire une héritage culturel « à la va-vite » et que j’emporterai en moi, sans rien imposer à quiconque.

En deux jours, j’ai avalé « Le Grand vestiaire ». Je le lis avec avidité. Quand je dis deux jours, un vrai lecteur prend quelques heures…sans rien faire d’autre.

Ce sortir de l’après-guerre correspond assez à l’idée que je me faisais de la France d’alors, moi qui suis né juste après. Toutes ces bassesses anti-juives, faites de dénonciations, de corruptions, de collaborations, on les trouve étalées dans le « Grand vestiaire » autour du personnage falot de Vanderputte.

Avec « Le Grand vestiaire » nous sommes au sortir de la seconde guerre. Le marché noir se prolonge et le trafic d’antibiotiques, de tabac, de préservatifs américains nous plonge dans un monde interlope d’anciens collabos qui se vautrent dans les biens des déportés.

Deux blocs opposés: le communisme et l’Amérique avec sa bombe. C’est dans ce monde binaire que la France va devoir se reconstruire.

Romain Gary, Compagnon de la Libération, diplomate « se suicide le 2 décembre 1980 avec un revolver Smith & Wesson de calibre 38, se tirant une balle dans la bouche »

Vite, mon vélo, que je prenne l’air!

Mardi gris pas gras

13km500 à vélo pour une petite course de 5 euros, ça le valait bien.

Je les connais mes amis qui se réfugient devant la télé. Le mardi est gris, alors à quoi bon sortir le vélo?

C’est un argument qu’est pas faux.

J’ai donc biaisé. Je suis allé chez Crocky avec mon vélo de ville. Crocky, c’est un genre de Gifi, une foir’fouille comme une autre.

Il me fallait du Velcro autocollant pour barrer mon sac à dos de bandes fluo. J’ai donc pris la route habillé comme un technicien de surface. En passant devant la déchetterie, les préposés me faisaient un signe amical de la main. Comme si j’étais des leurs. Chez Crocky, la dame a cherché son Velcro…Enfin on l’a trouvé. Puis elle est partie chercher son mètre à l’autre bout de la surface…Lorsqu’elle est revenue, j’étais encore là, stoïque, car en chemin elle était détournée par d’autres acheteurs qui cherchaient des rubans, de la toile vinyle , des boutons à pression et même des rideaux bonne femme colorés. Enfin la mesure! Tiens mes ciseaux ne sont pas là…elle repart…lorsqu’elle est revenue, j’étais encore là. A attendre mon Velcro. Les ciseaux ne coupent pas fort, ils sont rebelles. Donnez-les moi, madame, je vais essayer…à deux, nous y sommes arrivés. 2.50 le mètre de crochets, plus 2.50 le mètre de boucles.

Quand je suis sorti de Crocky, il tombait des hallebardes. Je me suis appliqué à viser la route en baissant la tête…ce qui me permettait de voir, « de visu », par dessus mes lunettes dépourvues d’essuie-glaces.

A la maison, mon pantalon de jogging ressemblait à une serpillère.

Mon jogging du jour en forme de cœur

Je ne voulais par rester sur une mauvaise impression. Ce matin, j’ai découvert dans la presse locale que mon jeune voisin a accompli une performance: il a couru le 10 km en 32 minutes soit aussi vite à pied que moi à vélo pour aller à Crocky! Alors j’ai compris que je devais encore persévérer en course à pied.

DNA 29 septembre

La pluie ayant cessé, j’ai donc chaussé mes pompes de sept lieues. Et je puis parti courir. Au retour j’ai découvert un parcours en forme de cœur et je me suis dit que j’avais cette chance de pouvoir courir un peu. Après 40 minutes de course, je suis arrivé chez moi avec 6 km au compteur.

J’avais mis les boosters pour atteindre le kilomètre en 6 minutes 30.

Les potins du lundi

Sur la pince à l’arrière, la baguette de pain.

Mon char d’assaut prêt à affronter l’hiver

Mon confrère Marmotte27 parle de victim blaming lorsque la Prévention Routière s’achète une pleine page dans la presse pour nous donner des conseils de prudence à vélo. C’est vrai que les organismes d’état font parfois preuve d’infantilisation vis à vis des cyclistes qui tombent sous les ruades incontrôlables d’un SUV. Nous sommes de grands enfants. Alors il est de bon ton de nous materner. Savoir faire du vélo est un art.

Cela fait sourire chez mes amis cyclos. Ceux du dimanche. Je sais qu’ils sont nombreux à ne pas comprendre cette pratique du vélo en ville. Rouler sur un tel engin, non, ils ne le conçoivent pas. Ils prennent leur voiture. Comme tout le monde. Pourtant ils savent parcourir jusqu’à 100km et plus sur un vélo, mais 5km cela leur semble hors de portée. Il faut reconnaître que leurs machines ne sont pas adaptées.

Le confort urbain

Mon sac de guidon Décathlon acquis le …27 juillet 2005 est resté 15 ans dans l’armoire. Il est tout neuf. Je viens de le monter. C’est un vieil atavisme peut-être héréditaire, la peur de manquer, certainement. Y’en a qui accumule le papier hygiénique, moi c’est les sacoches. Dans sa soif de vélo, on se dote parfois d’accessoires qui ne trouvent pas d’emploi. Associé à mon « gardisme endémique », voila donc un objet qui ressort au bout de 15 ans. Comme il est déclipsable, j’y ai ajouté un câble acier connecté à l’antivol en U. L’idée d’avoir affaire à un malfrat m’insupporte.

Cette petite chose là m’a coûté 11 euros (en réalité en Chine ça doit sortir à 20 centimes). Indispensable pour passer ma lampe Busch Muller du guidon au support de lampe. Je la monte et ça frotte sur le câble de frein à tirage central…démonter le berceau acier et remonter l’ancien en gardant le support en plastoc. La mécanique vélo est un art de l’accommodement. Penser à ranger le phare lorsqu’on stationne, sous peine qu’il disparaisse.
Mon phare Busch et Muller LED Ixon IQ semble insignifiant. Je le possède depuis au moins 10 ans. Qu’on ne s’y trompe pas: c’est un super produit dès que vous êtes dans le noir total, ça vaut largement un éclairage sur dynamo centrale.Diode à haut rendement, durabilité 100.000 heures – lumière blanche brillante, à effet xénon – électronique grand confort, très efficace, avec un radius d’action de 90% – système de refroidissement intégré – indicateur de capacité et de charge – chargé en 4-5 heures seulement – deux positions: mode High-Power: 40 lux (5 heures) mode City-Eco: 10 lux (20 heures)

Le reste du temps, je me signale avec un simple REELIGHT SL 120. S’allume de jour comme de nuit sans s’occuper de rien. L’éclairage le moins cher et le plus simple.

Les perturbations imperturbables

J’ai voulu suivre les grains qui passent sur le pays. Simple amusement internet. C’est chez Ventusky

Finalement, les masses nuageuses se déplacent très vite et changent de morphologie sans qu’on puisse trop dire dans quelle direction elles vont aller.

26 sept 17heures

26 sept 17 heures
26 sept 18h30
27 sept 6h30
27 sept 15h

A quand une vraie piste pour rejoindre la Croisière Cernay?

On ne sait pas qui sont les concepteurs de nos ouvrages cyclables. Ni même si ils existent. C’est un grand mystère du béotien cycliste que je suis. Le Conseil Départemental? je crois que le poste est rarement pourvu et plutôt honorifique lorsqu’il l’est. Si celui-ci me lit, il saura me contredire. Les élus?… les collectivités lambda?… Toujours est-il qu’on voit des ersatz de pistes naître puis on les abandonne pendant des décennies. J’ai toujours en tête cet incroyable aveu du Conseil Général du Haut-Rhin qui m’avouait ne pas savoir qu’une piste cyclable existait le long de la vallée de la Thur. Les pistes cyclables, souvent appelées Voies Vertes, sont souvent des astres morts, témoignages d’une preuve fugace qu’un jour quelqu’un s’est penché sur un dossier cyclable en vue de le verdir.

J’ai une méfiance extrême pour cette mode du verdissement de nos environnements de mobilités.

Vieux-Thann-Cernay. On a déjà la barrière anti-véhicules en place depuis plusieurs années. Mais pas de piste le long de la RN66. Contounée régulièrement par les véhicules, cette barrière ne sert à rien.

En attendant, les cyclistes qui veulent rejoindre la zone commerciale et le futur cinéma n’ont pas d’autres solutions que la piste de la Thur ou le trajet par la route hyper-dangereuse de la déchetterie…ou la 2X2 voies qui n’est pas interdite aux vélos.

La RN 66 au sortir de Thann n’est pas interdite aux vélos. On peut donc aller jusqu’à Cernay, voire Mulhouse en empruntant cette route à vélo. A nos risques et périls. L’administration serait embarrassée si on l’empruntait car il n’existe pas d’itinéraire de remplacement aussi direct.
Pour être interdite elle devrait comporter le panneau C107 carré bleu à liseré blanc.

Vous suivez?

Le Covid va t-il nous bunkeriser derrière des chevaux de frise?

Moi j’ai décroché. Le Covid ne me passionne plus. J’ai des masques partout. Au fond des poches, dans mon sac de guidon…mais pas pour la route. Ce que m’a valu d’être foutu à la porte du bistrot de Wolfersdorf. Mes enfants font comme avant. Ils vivent entre-eux. Et on les préfère au téléphone car on a la trouille.

Le Covid est devenu un machin qui nous berce au quotidien sur les chaines d’infos en continu. Les sachants ont la trouille aussi car ils ne trouvent pas la parade à ce « truc ». Les voir s’engueuler à la télé ne nous rassure pas. Je pense que nous allons le traîner tout l’hiver. Les commerces vont trinquer, les bals à papa aussi. Nos comportements latins vont en prendre un coup car les plus conscients du danger, les vieux comme moi, vont construire des citadelles. Ériger des chevaux de frise.

Puisqu’il est avéré que nos comorbidités, âge, taille, poids,… nous mettent en première ligne parmi ceux qui développent la forme grave!

J’ai de la chance. Je ne suis ni urbain, ni confronté à d’implacables rencontres de foules, ni adepte des bistrots, des restos et ni amateur de shopping. Mon sport est de plein air et individuel. J’ai de la chance, mon régime m’a ramené dans une IMC convenable pour chopper le truc. Mais un faux pas est vite venu.

Le soir, j’observe derrière les vitres des gymnases de Thann les entraînements de sport collectif. Volley, handball, foot en salle, je me demande comment ces sportifs ados et adultes échappent à la contamination.

J’ai vaincu la maladie contagieuse

J’ai mis un mois à m’en sortir. La montagne magique de Thomas Mann est un roman puissant de la littérature allemande contemporaine. Heureusement ma liseuse renferme un dico car le vocabulaire comporte de nombreux termes inconnus pour moi…et peut-être aussi des traducteurs du roman. J’ai lu la version « Kindle » traduit de l’allemand, annoté et postfacé par Claire de Oliveira (761 pages)

En ce temps là, nul dispositif prophylactique; on se partage la tuberculose sans aucune barrière. J’en ai été très étonné. La bactérie se propage alors par les gouttelettes de salive ou d’expectorations. Lorsqu’une personne atteinte de tuberculose active tousse, éternue, parle ou crache, des gouttelettes contenant la bactérie sont projetées dans l’air et peuvent être inhalées par les personnes se trouvant à proximité.

Les concepts philosophiques et la radicalité politique de l’époque, ceux du temps, de l’espace, de la démocratie, de la religiosité opposée aux lumières de la science y sont nombreux. On ne s’ennuie pas au sein de ces malades qui forment société dont le héros Hans Castorp sort vivant de son sanatarium de Davos au bout de sept années. Il ne retournera jamais dans sa plaine de Hambourg. Je ne vous en dis pas plus. Tous les personnages ont une fonction symbolique et incarnent différentes mentalités et tendances de la Belle Époque.

A lire l’hiver de préférence; les sorties en traineaux attelés dans la neige autour de Davos sont une féérie.

Une histoire humaine passionnante.

Engelbourg, Staufen, Weierlé à VTT

Un tour tout court qui fait 23km et 550m
On voit très nettement que la descente est pentue. 3 cols au passage
La Thur a retrouvé son dynamisme à la suite de la pluie soutenue depuis 48 heures
A vrai dire, le temps n’est guère engageant ce qui a dissuadé mon club de mettre le nez dehors
Je grimpe tout de même sur les hauteurs du Rangen
Pour ne pas rentrer tout de suite à la maison, je m’offre la grimpée à l’œil de la sorcière, cet ancien château démoli sous Louis XIV. Je ne m’explique toujours pas comment la tour a pu se coucher ainsi sans se disloquer…
Le temps ne s’améliore pas au-dessus de Thann mais la bruine est supportable

Je vais tenter de monter en face sur les hauteurs du Steinby…la grimpée à partir du cimetière juif est une épreuve!

Me voici arrivé au col de Staufen. J’hésite pour la suite, d’autant que le vent se fait entendre dans la forêt
En direction de la Croix de Mission, j’ai la flemme de porter, alors je rampe en-dessous
Après la Croix de Mission, j’ai pris le petit single qui monte à la place du Roi de Rome. Boum! cette branche là, je ne l’ai pas vu arriver. Le casque a laissé sa marque sur le bois. Heureusement je n’allais pas vite.
Au Plan Diebold, je commence à tourner, je prends Weïerlé
Au chalet Baumann, des randonneurs s’installent à l’intérieur

Je prends Vue Züber…et je me trompe!

A partir du chalet Baumann, je ne suis pas à l’aise sur mon vélo. Chemin étroit, rochers, racines, tout est glissant. Grande méfiance! Je n’en mène pas large car pour qui connait un peu le VTT, par temps pluvieux, freiner à l’avant n’est pas recommandé et l’arrière est très sollicité et part vite en glissade roue bloquée. (rond rouge jusqu’au Teufelsgrund et croix rouge ensuite)

C’est là qu’il faut prendre conscience qu’une chute peut mener à la cata.

Je le dis humblement: quand je n’assure pas, je descends du vélo.

Finalement j’aboutis au Chalet du Frère Bernard

Le chalet du Frère Bernard se trouve au bord de la route de Rammersmatt. Le Frère n’est pas là. Peut-être à la messe?…

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Oelenberg

Croquis aquarellé (21×30) 300gr. Le croquis permet de tester les proportions du dessin et d’essayer des contrastes de couleurs. On se contente parfois de croquis lorsqu’on part en voyage.

A vélo en quittant Reiningue, prendre à gauche après le château d’eau et on passe devant l’abbaye. C’est beaucoup mieux que la départementale.

Ce matin pluie soutenue. Temps automnal normal. Les ruisseaux vont pouvoir reprendre leur cours.

Alors je croque en écoutant Paul Ardenne à Musique Matin. on y écoute les bruits de la nature. Ceux des bouleaux, des maïs,…Il s’agit de musique écologique. Étonnant, je peins justement des maïs devant l’abbaye. Les miens ne font pas de bruit.

Sitzenkirch

Je suis passé par là le 10 septembre dernier. C’est une contrée dont je ne me lasse pas tellement c’est beau. J’ai l’habitude de dire que le paysage semble « construit » tellement il est entretenu, les constructions en harmonie avec la nature. Nul doute que les habitants adorent aussi leur terroir.

On passe à gauche de la chapelle et on grimpe à Käsacker.

Épidémie de cyclistes

Ce matin, le Gouvernement donne des conseils aux cyclistes dans la presse.

C’est nouveau. On ne s’y attendait pas tellement le vélo a toujours été considéré comme quantité négligeable parmi les mobilités alternatives.

En plus de l’épidémie de Covid qui ne cesse d’inquiéter, un nouveau problème vient encombrer les bureaux des ministères, celui des cyclistes qui envahissent les villes…et son corollaire collatéral: les accidents en hausse.

Fatalement, si l’on a manqué de masques et de lits de réa, on manque aussi cruellement d’infrastructures cyclables pour faire face aux nouveaux comportements des usagers.

La France découvre que là aussi elle est en retard. Elle a tracé des pistes à la hâte en réquisitionnant des voies urbaines pour les vélos. Mais phénomène nouveau, voici que les Français découvre le B.A BA du vélo et ses prérequis: connaître tous les pièges de la circulation à vélo.

Des habitués des transports en commun, de la bagnole, qui subitement devenus cyclistes ne savent pas où se faufiler dans la jungle des cités, comment traverser des rails, comment se positionner à un carrefour, comment éviter d’être broyé par un camion, …et être attentifs à tous les dangers potentiels qui vous entourent.

Notre éducation cycliste reste à faire.

Le militant de la cause du vélo que je suis ne peut que se féliciter de cette prise de conscience subite générée par un réflexe de protection anti-Covid .

Nord-sud, l’effet Covid

C’est le parcours simple. Celui où l’on ne se prend pas la tête. Je sais que les vents d’ouest sont revenus. Donc je ne vole personne en faisant un aller-retour nord-sud.

Ni moi-même, ni mon amour propre.

J’ai été un peu déçu par le cafetier du port à Dannemarie. Je suis rentré sur le pas de la porte pour lui commander un café à consommer dehors.

Tout de suite, il m’a sauté à la gorge « vous avez un masque? »

Bon, je regrette je n’en avais pas.

Manifestement, le barman n’était pas prêt à transiger ni à être aimable. J’ai repris mon vélo et je suis parti. J’imagine que les nombreux consommateurs à l’extérieur avaient pensé à prendre leur masque.

J’avoue avoir été sur le coup un peu dépité par cette intransigeance provoquée par l’effet Covid.

Finalement, le café, je l’ai bu chez moi.

KIT VAE Elevate

Tout est bon pour nous faire avaler le VAE. De gré ou de force.

Un grand cencoliste, dans la force de l’âge, s’en inspire même pour dire la chose suivante…

Comment profiter d’une batterie légère (moins de 3kgs tout de même)pour arriver au pied des cols , grimper ses cols à la force musculaire puis rentrer chez soi au plus vite, tout ça en quelques minutes.

Ben voyons!

Quoique ce n’est pas pire que de prendre sa voiture pour aller au pied du col…ou à mi-pente!

Bon! sur ces bonnes paroles, je vous quitte, je saute sur mon vélo avant la pluie annoncée.

Si vous voulez profiter d’une lecture au calme au sujet de ce nouveau procédé révolutionnaire, c’est ici.

Vendanges au Rangen

Ils sont huit vignerons à Thann se partageant 20 hectares.

Le vignoble de Thann est sportif. Pour vendanger il faut du matériel d’alpiniste.

Attaché au bout d’une corde, le chariot qui collecte le raisin est retenu par un descenseur, autrement dit une corde munie d’un système de frein permettant de descendre au fur et à mesure de l’avancement de la cueillette.

La particularité du Rangen c’est sa pente qui atteint jusqu’à 50° et sa roche provenant de l’effondrement rhénan.

Gare aux promeneurs non avertis!

Quand la vendange a lieu, la terre et les pierres s’amassent vers le bas de la pente sous l’effet du passage des vendangeurs.

Mon VTT a manqué d’en être victime ce matin. Des pavés pouvant peser plusieurs kilos peuvent se mettre en mouvement et atteindre le bas de la pente sans difficulté.

Aujourd’hui pinot gris

https://www.openrunner.com/r/12078283

Hombourg, le château

aquarelle abandonnée en 2007 (24×32) c’est une œuvre réparée avec de l’acrylique,

J’avais décidé de me mettre au VTT. La forêt de la Hardt était mon terrain de jeu. Je m’accordais toujours une pause devant ce château de Hombourg. Aujourd’hui il héberge autour de lui un grand terrain de golf.

Les potins du lundi

Le Tour de France à peine terminé, voila que les soupçons refont surface dans les médias.

Il y a autre chose qui me fait m’interroger, c’est sur la Slovénie. On sait que c’est un petit pays de deux millions d’habitants, qui n’a pas eu de palmarès immense sur le Tour, et qui arrive tout d’un coup à placer deux coureurs aux deux premières places du Tour ! Il faut aussi se souvenir du passé récent en matière de dopage de ce pays. Borut Bozic, Grega Bole, qui a été un pote pourtant, mais voilà Je ne pense pas qu’ils ont eu la même éducation que nous. Déjà, chez les jeunes, ils avaient des performances très suspicieuses (…) Romain Feillu

la cétone, le nouveau carburant cycliste à la mode

Les affaires de dopage continuent de laisser des traces depuis le fameux « on m’aurait dopé à l’insu de mon plein gré ».

Moi je n’ai rien dit, je suis trop amateur de vélo pour oser me prononcer sur les exploits professionnels de la chose vélo. J’ai toujours considéré que le Tour était une grande foire ambulante, un barnum destiné à amuser les foules le long des routes ou les adeptes de la Petite Reine assis à leur canapé en sirotant une bière.

La montée du col de Porte par Miguel Angel Lopez, de la Planche-des-Belles-Filles par Tadej Pogacar recommencent à alimenter les rumeurs. Parcourir à vélo trois semaines durant l’hexagone à 40 de moyenne, forcément ça interroge.

Quand Proudhon joue au con

Pierre-Joseph Proudhon en 1864

C’est un billet complètement franchouillard. Celui du « petit blanc » pas béké du tout qui défend son patrimoine. J’assume. Le virus rétro s’est-il invité chez nous? sans rien dire? c’est une question qu’on pourrait chaque jour se poser.

Le virus si on pouvait le peindre en rouge autrement que dans une éprouvette, on pourrait le sortir manu militari de nos corps. Et ne plus en parler. Avec les squatters, c’est plus difficile. Ils s’installent comme les morpions sans crier gare. Alors oui, les réfugiés d’accord pour les accueillir dignement avec humanité. Comme les Allemands savent le faire avec Merkel. Mais on a déjà eu des expériences malheureuses avec des populations exogènes qu’on peine encore cinquante après à intégrer.

La preuve: ils sont rares à monter sur un vélo. Des fois, je me dis tant mieux, ça évite qu’ils me mettent des bâtons dans les rayons! Alors oui, la France est méfiante avec les nouveaux postulants. On pourrait à la limite me taxer de xénophobe mais j’observe qu’ils sont nombreux aussi ceux qui se considèrent au-dessus des lois de la République.

Quand un intrus s’invite chez vous à votre domicile, l’État est magnanime. Il laisse faire les choses. Notre petit capital, il s’en fout, l’État. Y’a même un célèbre économiste, Piketti, qui prétend qu’il serait préférablede reprendre tous nos biens à notre mort pour ne pas accroître les inégalités. Évidemment avec un programme de gauche comme celui-là, on comprend que les derniers socialistes font la moue.

La propriété, c’est le vol. Proudhon oserait-il encore venir le dire face à celui à qui on a changé la serrure de son logement en son absence?

Ma femme m’appelle. Je m’arrête. Y’a des gens chez nous…Oui, et alors, qu’est-ce qu’ils veulent? je ne sais pas, je suis dehors, je rentre à l’instant de mes courses.

J’ai compris, ils sont rentrés par le garage et ils ont pris possession des lieux.

Être squatté est très facile en France. En revanche faire sortir le squatteur est quasi-impossible avant des mois.

C’est le constat qui nous est rappelé lors de la mésaventure de Théoule-sur-Mer arrivée à un propriétaire trouvant sa résidence occupée

Le droit de propriété en France est ainsi fait, votre droit est conditionnel. N’importe qui peut s’installer chez vous s’il trouve le moyen d’entrer sans effraction. Même si vous êtes allé au bout de la rue acheter du Ronron à l’Aldi.

Alors restez confinés, chez vous!

La clé sous le paillasson? derrière le pot de fleurs? dans la boîte à lettres? n’essayez jamais!

Idem si vous laissez le Velux de toiture ouvert par les fortes chaleurs, un monte-en-l’air aura tôt fait d’escalader le mur et de rentrer chez vous.

Se faire justice? surtout pas, c’est le meilleur moyen de vous conduire en prison. Le gouvernement dans sa grande bonté donne raison aux squatters. Ça lui donne peut-être bonne conscience, lui qui est incapable de maîtriser le besoin de logements depuis des décennies.

C’est la France.

Je comprends la bonté des associations caritatives qui défendent le droit au logement mais il faudra qu’elles expliquent aussi ce qu’elles font pour les propriétaires expulsés par les squatters. Ne sont-ils pas, eux-aussi, défendables?

La génération Post-it

Quand la fin de l’année cyclo se dessine, l’heure des scores approche. L’effet COVID est passé par là. Heureusement je me rattrape avec le jogging. 3500 km de vélo, c’est déjà beaucoup et…dérisoire pour les grands rouleurs. Ma dégénérescence programmée est en marche.

C’est 3M qui a inventé le fameux bloc auto-adhésif qui s’est répandu en Europe dans les années 80. L’informatique est venue ensuite casser l’essor de la petite feuille colorée. Mais on trouve encore des adeptes du Post-it dans la bureautique des entreprises familiales…et chez les particuliers. C’est souvent collé en bas de l’écran d’ordi ou sur le frigo.

  • Rappelez Nanar
  • Acheter du Sopalin
  • 15 heures, RDV véto

Moi mes Post-it durent parfois plusieurs mois. Je dois ajouter de la Patafix car ils finissent par tomber derrière le bureau. Puis ils passent dans l’aspirateur et le bouchent.

J’ai l’ophtalmo du 2 avril 2021 à Belfort en ligne de mire et le dentiste? Victoire! je l’ai enfin trouvé le dentiste prêt à me prendre sur sa chaise électrique. « Pas avant le 2 décembre! » m’a dit l’assistante. Plein de hardiesse, j’ai osé demander l’année… « ben 2020, pas 2025! » m’a t-elle asséné sèchement.

Titiller le corps médical en perdition, c’est pas l’heure.

En attendant, mon Post-it « dentiste » devrait tenir tout seul jusqu’au 2 décembre.

Le corps médical dans son ensemble a pris un grand coup sur la tête avec la Covid. Après nos usines fermées, nos routes qui partent en quenouille, notre armée qui rafistole ses chars, notre porte-avions décimé par le virus, notre école républicaine à la peine, voici venir la santé qui au grand jour nous offre un spectacle d’incapacité. Les professeurs vibrionnent sur LCI et BFM, Raoult cause à la Chambre, les infirmières se cassent. C’est l’hôpital du XXIème siècle. Vive le virus!

On se demande jusqu’à quand va tenir le petit fusible Véran, successeur d’Agnès Buzyn…L’État est aux abois, il est brouillon, sa réputation est en jeu; on ne sait pas si le pire est derrière ou devant nous tellement les avis divergent.

L’argile contre l’arthrose

C’est Jean-Paul d’Heimsbrunn qui me l’écrit:

De temps en temps, je fais un traitement de mon genoux et cela marche.
En fait je fais peu de vélo, surtout de la rando et je vise 30 km la
semaine.

Le traitement est avec de l’argile verte, voir fichier-joint.

Merci Jean-Paul, je vais essayer.

Jardinez avec Nicolas

J’ai trouvé un jardinier super sur le net. Il s’appelle Nicolas et son blog « Potager durable ».

En automne, ne nettoyez surtout pas votre potager

C’est le titre de son dernier article. Super! Terminé les labours à la bêche, laissez tout en plan et votre potager s’en portera mieux.

Moi aussi.

Post-scriptum:

Les moins jeunes qui me lisent, évitez les rassemblements. La Covid n’a pas dit son dernier mot et nos grands sachants sont à la peine pour nous sortir de ce guêpier. Nous avons encore le temps d’attendre sans nous exposer inutilement en privé ou en public.

Dimanche peinture

Les fleurs n’ont jamais été mon terrain de prédilection. Cette peinture abandonnée, je l’ai reprise pour en faire quelque chose d’acceptable à un cours élémentaire. Pourrait convenir dans un retour d’escalier. Mon maître dirait qu’il ne faut pas faire toutes les fleurs de face, je sais.

Le matin, il est rare que je revienne de mon vélo avec moins de 400 mètres de dénivelée.

Alors l’après-midi, je compense avec la peinture. Je poursuis ma reprise des ratés de 2007. Pourquoi 2007? je ne sais pas. C’est tout ce que j’ai gardé. Des trucs pas finis, mal commencés.

Après je suis tombé sur une aquarelle de la librairie Au Lys de Thann qui est à présent fermée. Personne n’a repris la boutique. La rue de la 1ere armée n’est guère vaillante, un magasin sur deux est fermé. Pourtant il y a de nombreux parkings à deux pas…

Chez Au Lys, j’avais déposé des aquarelles, puis ça a fermé. J’ai peut-être fait fuir les clients

Enfin de la fraîcheur!

Jogging décentralisé dans la fraîcheur matinale avec 16°C.

Le tour du lac ce matin. Une heure et quinze minutes en petite foulée me suffiront pour aujourd’hui. J’ai dépassé les 400 km. C’est une fierté même si j’ai croisé un septua en débardeur beaucoup plus fringant que moi.

Je suis parti d’Aspach, j’ai grimpé jusqu’au lac par la forêt. Puis j’ai fait le tour en commençant par la digue. Un kilomètre sans une âme à l’horizon. Puis je suis revenu par le sentier spongieux recouvert d’écorces fraîches. C’est trop mou, je longe la bordure. Puis je descends au collecteur et je remonte à l’autre bout de la digue. Retour par la digue et descente à Aspach.

Dix kilomètres tout rond. Content de mon tour. L’arthrose de mes genoux, j’évite d’en parler, j’essaie de vivre avec. Mais après dix bornes de jogging, évidemment la douleur est un peu plus aiguë derrière les rotules pour le reste de la journée. Les phalanges, c’est très supportable, mais les genoux c’est plus critique.

Il faut apprendre à vivre avec. Le toubib m’a prescrit du Diclofénac. Savoir que j’en ai, ça me rassure. Je ne sais pas s’il existe des clubs d’arthrosiques…

J’ai des amis cyclos qui ont des prothèses de hanches, ils ont du avoir autrement plus mal que moi.

Sac à dos VTT ST 900

C’est un bon produit qui va remplacer mon Scudo (vendu par Décathlon)

Dommage, il est noir. Donc nous sommes vulnérables dès qu’on roule sur la route.

Il vient remplacer mon sac Scudo de Camelbak arrivé en fin de vie. Ce sac ST 900 ROCKRIDER proposé par Décathlon va t-il répondre à mes besoins?

D’abord sa contenance: 12 litres comme le Scudo et non pas 6 comme indiqué. Le sac à eau contient 2 litres au lieu de trois. Mais avec un bidon sur le cadre, 3 litres me suffiront amplement.

L’ensemble est de bonne qualité. Les renforts en mousse Pads 3D mesh dans le dos et les bretelles sont généreux. Les poches internes sont nombreuses et adaptées pour les papiers, les clés, les piles,…

Mon Scudo est arrivé en fin de course après six ans de bons et loyaux services

La poche centrale permet d’accueillir le nécessaire de réparation qui chez moi est conséquent. J’emporte quoi?

En outre au centre, on dispose d’un soufflet pour loger un casse-croûte ou un vêtement chaud.

Deux poches sur la ceinture ventrale pour loger l’appareil photo, une fixation de lampe à l’arrière du sac. Une housse de protection contre la pluie est intégrée dans le sac.

Une anse d’accrochage.

Il manque le sifflet. J’ai récupéré celui du Scudo.

Mais le sac est noir, c’est dommage.

Quelle sale manie!

Je vais donc ajouter des velcros rétro-réfléchissants pour l’hiver.

Je vous le recommande pour le rapport qualité/ prix. Vendu 40 euros contre 70 euros pour le Scudo de Camelbak que j’ai gardé 6 ans.

Rossberg à VTT

Ferme-auberge du Gsang

C’est tout à fait improvisé.

Je ne savais pas où aller faire un tour de VTT. Comme d’hab! J’ai tenté un truc de ouf, grimper le chemin du Staufen que l’on prend dans Thann au bout de la rue des Jardins. Ce machin là vous oblige à rester penché sur le guidon pour garder la roue collée au sol.

Au Staufen, se trouve le col du…Staufen que beaucoup de « routiers » méconnaissent (c’est le 068/0473) situé derrière la Croix de Lorraine.

Et après, que faire? je continue jusqu’au Hundsrück.

Et après? j’hésite…

Je prends le chemin des Buissonnets. A Baeselbach, je contourne les Buissonnets. Pourquoi? y’a un type devant qui marche fort sur son VTT et que j’ai du mal à suivre… je le perds et je me retrouve sur le « chemin Echo » puis le « chemin de la Boutique »…si je continue sur ce chemin je vais me retrouver au col du Schirm.

Je change de palier et je prends un single étroit qui grimpe au Rossberg (rectangle rouge/blanc/rouge).

Un truc pas facile m’attend au km14/15. Un dédale de cailloux. Je porte le vélo à l’épaule et j’escalade le chemin sans me casser la margoulette. C’est de l’équilibrisme usant. D’autant que je dois gérer la flotte, je n’ai pris que 600ml…

Un dédale de cailloux

Un type est passé avec un cheval avant moi. Toutes les pierres sont dérangées, le pauvre animal a du en baver aussi.

Je vois le bout du tunnel
C’est beau là-haut le Rossberg
Je traverse pour rejoindre le Gsang
Au Gsang, je m’offre un Coca mérité. Le staff est en train de prendre son repas de midi, il est 16h30

Descente interminable à Moosch.

Les vaches du Gsang

Je ne recommande pas aux vététistes qui n’aiment pas pousser et porter.

Mon parcours du jour fait 35km et presque 1000m. J’ai mis 3 heures 30 arrêts compris.

voir le parcours

Vous aimerez peut-être aussi « 4 cols sur le Rossberg », Thannerhubel à VTT, Thannerhubel à la marche, Gsang et Belacker à VTT

Deux morts à vélo

Le chargement de bois a heurté les cyclistes. • © Marc Millet – France Télévisions

C’est l’accident imparable.

Chargement qui a du évoluer en roulis induit incontrôlable.

A lire sur France 3 Aquitaine

Je passe quand même

C’est un geste de désobéissance civile nécessaire.

C’est à Burnhaupt (Haut-Rhin) qu’on trouve ce genre de feu rouge dit pédagogique ou punitif si vous préférez. On en trouve aussi à Heimsbrunn.

Destiné avant tout aux voitures qui roulent trop vite ces feux passent au rouge pour un oui pour un non et c’est nous les cyclistes qui en faisons les frais. Les cyclistes? oui ces ombres furtives inconnues des corps publics qui hantent nos rues sur deux roues graciles.

Les maires des communes rurales, chez nous en Alsace, ils s’en foutent des cyclistes. Il leur dédient des chaussées rapiécées, des tranchées effondrées, des bas-cotés dentelés et des panneaux de chantiers habilement disposés pour qu’on se casse la gueule, à coup sûr. C’est l’entreprise, c’est pas moi dira le maire au juge. On connait la chanson, c’est pas de ma faute, c’est l’autre. Les maires aimeraient qu’on puisse leur ficher la paix alors qu’ils sont souvent incompétents dans leur fonction. Dans ma ruelle devenue coupe-gorge, deux lampes de rue sur quatre sont en panne. N’existe t-il pas au service de la ville un carnet d’entretien de l’éclairage public? Je commence à douter de nos contemporains après 35 ans de services loyaux à la collectivité.

Freiner subitement sans raison pour s’arrêter alors qu’il n’y a ni intersection ni piétons, puis redémarrer. Y’en a marre.

A Burnhaupt, hier j’ai eu de la chance, les deux premiers feux sont restés au vert à mon approche. Au troisième feu subitement le rouge! Que faire? je passe!

Vraisemblablement une voiture derrière moi trop pressée a fait virer le vert au rouge.

La solution toute bête, c’est un panneau sous le feu « tourne à droite »

D’habitude je regarde derrière si la gendarmerie ne suit pas avant de passer. Hier je n’ai pas eu le temps de regarder. Je suis passé quand même tellement ces feux nous agacent en tant que cyclistes. Heureusement ce n’était pas les gendarmes. Seraient-ils fondés à verbaliser? oui bien sûr. 135€ minoré à 90€. Et aller expliquer mes arguties aux gendarmes, ils n’en auront cure.

On voudrait imposer aux cyclistes des règles qui sont faites pour les automobilistes. Bêtement. Comme téléphoner ou avoir un casque sur les oreilles serait interdit à vélo.

En quoi téléphoner peut-il être dangereux dès lors qu’on sait faire du vélo? donc je téléphone et je tiens même mon guidon d’une main alors que je peux m’en passer, hormis pour freiner.

Savoir faire du vélo? Oui savoir faire du vélo c’est aussi savoir décrocher son téléphone, répondre tout en sachant mesurer les risques. Si vous vous gamellez, c’est pour votre pomme, il est rare qu’un cycliste qui tombe tue quelqu’un d’autre en même temps, ce serait un manque de chance. En revanche si vous voulez faire défiler Facebook en roulant, c’est un autre problème. Avec la 5G ce sera pire puisqu’on pourra regarder un film en pédalant!…

En quoi porter un casque walkman est dangereux? un automobiliste dans sa voiture qui écoute France Info entend-il mieux que nous le chant des oiseaux?

Et les trottoirs? pourquoi nous interdire les trottoirs? dès lors que les municipalités choisissent de nous y envoyer quand bon leur semble? bien sûr qu’on prend le trottoir en cas de bouchon puisqu’il est interdit de remonter une file jusqu’au sas feu rouge…on fait même mieux, on traverse avec les piétons. Comme en Allemagne.

Le Randonneur

Raymond Henry

Le Randonneur de septembre vient de paraître (N°74).

Il rend hommage à Raymond Henry, disparu récemment. Je ne connaissais pas Raymond Henry mais je sais qu’il était vénéré comme représentant d’une forme de vélo qu’on oublie peu à peu, celui du cyclotourisme institutionnel.

Historien de la FFCT, Raymond Henry était un grand rouleur, spécialiste des Diagonales.

Il a publié « Histoire du cyclotourisme » en trois volumes (1865-1939, 1939-1955, 1956-2016).

A l’heure où notre modèle cycliste évolue notamment avec l’arrivée massive du VTT, du VAE, où les organisations peinent à recruter des forces neuves, Raymond Henry incarnait un cyclotourisme qui paraîtra suranné à beaucoup de nos jeunes générations.

aller sur le site du Randonneur