Samedi Petit-Ballon

A plusieurs c’est plus facile

C’est samedi 24 août que les Cent Cols du Grand Est se retrouveront au Petit-Ballon.

On en profitera donc pour gravir deux nouveaux cols reconnus en 2019 par la Confrérie:

  • le col du Petit Ballon (FR-68-1163)
  • le col du Strohberg (FR-68-1155)

J’hésite encore sur le vélo à prendre, routier ou VTT.

Arrivée à Rothenbrunnen à VTT

J’ai fait cette montée à VTT en 2012 depuis Breitenbach sous un temps pluvieux. Je recommencerais volontiers avec un meilleur temps.

Conciliabules après l’effort

Départ 9h30 à la gare de Munster pour les parcours groupés…et casse-croûte en haut.

Paris-Brest, aller et retour

Paris-Brest, le gâteau a été créé en l’honneur du raid cycliste existant depuis 1891

Paris-Brest-Paris se termine. Ou presque.

Long de 1200 km, il a réuni cette année près de 6000 participants. Avec ce palmarès, vous atteignez le Graal du randonneur cycliste. On ne peut évidemment que rester admiratif devant cet exploit qui doit être réalisé en moins de 90 heures pour être homologué par l’Audax Club Parisien.

Aller vite n’est pas interdit: 42 heures et 26 minutes, c’est un coureur allemand qui le détient depuis 2015: Björn Lenhard soit à 30 de moyenne arrêts compris. Lors du retour, il a du croiser beaucoup de monde!

300 km. Mon plus grand trophée Audax

Paris-Brest-Paris n’est « rien d’autre que la fierté de terminer le parcours au plus tard le 22 août » avec le gain d’une breloque à l’arrivée comme l’écrit le Point.fr. C’est dire si c’est nul dans notre monde marchand où le vélo est encore perçu dans le grand public comme un accessoire de compétition et de course.

Se faire mal quatre jours et trois nuits sur une selle, est-ce raisonnable? Disons que c’est une victoire sur soi-même…tant pis si en retour vous gagnerez quelques tendinites bien méritées!

Personnellement, ce genre de démonstration cycliste ne me fait pas « vibrer » et je ne l’ai jamais désirée. Mon seul exploit Audax s’est limité au « 300km » et je n’en ai pas demandé plus.

A quoi bon, d’ailleurs? faire du vélo comme un esclave sans profiter du paysage , non merci.

Les potins du lundi

Lecteurs fidèles, vous le savez, chaque lundi (depuis le 5 octobre 2015) j’écris une chronique. C’est parfois un travail difficile car les sujets capables d’intéresser tantôt se bousculent dans ma tête, tantôt doivent être extraits d’un vide sidéral dans l’actualité.

Alors je réfléchis… Qu’est-ce que je vais raconter à mes lecteurs?

Dans l’actualité retenons que les trottinettes électriques font un vacarme du diable. Pourquoi? tout simplement parce qu’elles choquent par l’ampleur du phénomène. Certes en province, on en voit peu. Mais dans les grandes villes, le sujet est là. Sur la route (et pas que! comme on dit maintenant) ces nouveaux engins de mobilités s’imposent délibérément au sein du trafic routier. Sans règle, sans cadre légal, sans code à respecter contrairement au vélo, la trottinette enfonce un coin dans le modus vivendi de la route, de la rue. Les conducteurs filent à 40 km/h sans difficulté et comme on s’y attend l’hécatombe va se produire, elle se produit. Car nul parmi les autres usagers n’est appelé à s’attendre à l’irruption de ces hommes droits comme des i qui se déplacent comme des zombies hors sol parmi la circulation.

On pourrait imaginer qu’une trottinette en plus dans la ville c’est une voiture en moins. Il semble que non. Une étude révèle que ce sont des hommes lassés des transports en commun, de leur inconfort, de leur lenteur, qui adoptent ces nouveaux modes de transport solitaire et capables de faire du porte à porte.

Du coté des cyclistes, on fait le gros dos. Les trottinettes ont tous les droits et les cyclistes très peu. Surtout depuis qu’ils réclament à cry et à cor toujours plus d’ouvrages cyclables sécurisés et performants sur la voie publique. Pour ma part, je suis plutôt partisan du « rien faire », c’est à dire que les corps publics arrêtent l’idée « de faire du vélo » dans leurs programmes de travaux, car tout ce qu’ils font est souvent inutile voire bâclé, sans lien avec les référentiels et les recommandations propres au cycle. Il faut définitivement l’admettre: hors du goudronnage pour le Tour de France, la France n’a pas de culture vélo et ne comprend rien au vélo en tant que mobilité urbaine. Il suffit pour s’en convaincre de constater le nombre d’ouvrages morts-nés consacrés à notre chère petite reine.

Finalement cette nouvelle concurrence décomplexée de la trottinette désespère un peu le cycliste urbain, lui qui a voulu jouer la carte des mobilités douces et non polluantes se retrouve doublé par des geeks qui n’ont cure des pinces à vélo sur les jambes de leurs costumes trois-pièces.

Le lac d’Amance à VTT

Le tour du lac d’Amance fait 14km

Le lac d’Amance est situé non loin de Troyes. C’est un régulateur des crues de la Seine en amont de Paris. Il puise son eau dans l’Aube affluent du fleuve de la Seine.

Je pars du site touristique de Dienville et je fais le tour du lac à VTT.

La partie boisée empruntée est au début impraticable sans VTT, faite de creux et de bosses prononcés. J’ai même manqué de passer au-dessus du guidon!

Voici un édifice typique au cœur de la forêt en cours de vandalisation. Lors d’un ouragan le 29 avril 2018, 24 ha de chênes ont été dévastés

Très mal balisé en tous cas si j’en juge par le nombre de familles candidates au voyage avec remorque et enfants…

Les cygnes se sont réfugiés dans une noue tandis que les jets-skis vrombissent tout près
la carte des lieux
un peu de calmitude dirait Ségolène

Comme mon parcours est un peu court, je l’allonge à partir de Radonvilliers

A l’ancien moulin je suis poursuivi par le chien du ferrailleur…puis je traverse la D443

Je vais longer l’Aube par le sentier des brebis.

Je longe l’Aube par le sentier des brebis. Mais de l’Aube, je ne verrai rien, elle enfouie en contrebas du chemin dans un maquis inextricable.

Je rentre à Dienville.

Dienville le port de plaisance.

Un parcours sans grand intérêt qu’on peut oublier sans regret.

https://www.openrunner.com/r/10386980

Voila Poupou…

Jungholtz

C’est un tour d’un kilo 400.

Sur la balance, j’accuse un kilo 400 de moins après ma randonnée dominicale. J’ai même perdu plus si je compte le demi-litre bu qui est venu s’ajouter au poids de base pendant le parcours. Tout de suite, les amateurs de maigreur vont sauter de joie. Le vélo ferait donc maigrir?

Pas du tout, j’ai perdu de la sueur. La bouée de sauvetage sera toujours là demain matin.

Bon passons!

La montée au Vieil Armand, c’est tout ce que je peux donner. Et c’est toujours une belle victoire sur moi-même car j’y mets beaucoup de courage. Quatre cyclistes m’ont doublé. Et moi aucun!

La grimpée du Vieil Armand. Enchaîner avec le Grand Ballon est hors de mes forces.A 6% ça va, ce qui me fait mal, c’est les 7,8,9 qui reviennent souvent

En revanche les motos prolifèrent mieux que les vélos. Devant le Vieil Armand, les randonneurs achèvent de boucler leurs chaussures sorties du coffre. Voila Poupou dit l’un, non il a un maillot jaune dit l’autre.

Je ne sais pas pourquoi, j’ai cru percevoir de la moquerie venant des marcheurs…

Une halte au point de vue de Freundstein et je descends à Wuenheim. Plusieurs dizaines de cyclos qui montent…j’ai cru reconnaître quelques Belges qui m’ont dit « hello ».

https://www.openrunner.com/r/10393315

Le Dervois à VTT

Parcourir le tour du lac du Der (60km), ce n’est pas mon truc. Je préfère pointer mon nez vers ces maisons aperçues sur la gauche…

J’appelle mon parcours Dervois. C’est en Champagne humide. Cette vaste dépression recouverte d’alluvions et parsemée de très nombreux plans d’eau comprend le Chaourçais, le Briennois, le Pays du Der et le Perthois.

A la maison du barragiste, je quitte la route du lac

Aujourd’hui je suis parti de Giffaumont, ce village de la Marne au bord du barrage réservoir du Der, l’une des plus grande retenue d’eau d’Europe créée en 1974 pour dompter les crues de la Marne en amont de Paris.

En gros, je suis donc au cœur d’un triangle Saint-Dizier/ Vitry-le-François/ Montier-en-Der.

Aujourd’hui, je m’intéresse au sud-ouest du lac (40 km)

Paradis des oiseaux migrateurs, le lac du Der est devenu touristique…alors même que la région est pauvre économiquement. Ce qui fait le charme du Der, c’est donc cette grande étendue d’eau qui rappelle un peu la mer, mais aussi ses paysages verdoyants et ses villages aux maisons traditionnelles à pans de bois.

Fidèle à mon habitude, je pars à la découverte de ces villages, le temps de quelques heures à VTT. Mon parcours est erratique ne souhaitant pas me laisser guider par ces itinéraires convenus que proposent les offices de tourisme.

Alors oui, il faut le VTT pour quitter les routes goudronnées peu fréquentées et tâter du chemin improbable.

On croirait un décor de cinéma. Voici la petite église ND de Chatillon sur Broué, construite au début du XVI° siècle.
Un vététiste qui rentre dans une église, c’est louche, mieux vaut retirer le casque surtout si l’on est païen.
Je file jusqu’à Droyes, un village à l’agonie comme beaucoup d’autres, connu surtout pour son lycée agricole de renom, mais qui garde un charme malgré lui avec ses maisons à pans de bois dès lors qu’on les entretient
pas facile de contourner ces parcelles dont le remembrement a supprimé la plupart des accès
église de Bailly-le-Franc, je ne vais pas la visiter, ça ferait louche. Construite à partir de 1510, elle se distingue par sa flèche élancée en ardoise
Enfin un chemin reconnu pour les marcheurs. De marcheurs, je n’en verrai aucun…
A Joncreuil, je vais commencer à retourner. L’église est ici en pierre calcaire contrairement au chemin des églises à pans de bois.. Ce qui dénote aussi pour la région, c’est son clocher à dôme impérial. En 1944 Ferdinand Arnoult dessine sur le toit une croix de Lorraine en provocation à l’occupation allemande. Un acte qui aurait pu coûter cher aux habitants. La croix a été réhabilitée récemment par les Monuments Historiques.
Les stèles en chemin sont rares ici.
Curieux bunker. De facture récente en béton moulé, je crois que c’est tout simplement une guérite pour chasser le gibier poussé hors de la forêt
Me voici sur un long chemin sablonneux à travers champs . Direction Outines.
Outines sera ma dernière église à pans de bois visitée. L’église Saint-Nicolas possèderait des bois remontant à 1512! Construite sur le modèle des halles de la région. On notera sa voute en écaille de bois destinée à la protéger des intempéries
Une charpente massive
Mon cheval attend dehors. Patiemment.
Me voici dans un abîme de perplexité
Finalement je tombe sur la réserve des étangs d’Outines-Arrigny. Je me faufile en douce sur le petit single des randonneurs pédestres qui me ramènera au bord du lac.
Port de Giffaumont. Il n’y a pas le feu au lac. Alors je prends mon temps.

lien du parcours GPS https://www.openrunner.com/r/10393973

En 2014, je suis déjà allé par là

Ralentisseurs: sont-ils conformes?

dos d’âne (image d’illustration)

Roderen vient d’en installer trois dans sa traversée.

A quoi ça sert un ralentisseur?

C’est le principe, mais les 4×4 se jouent de ce type d’ouvrages bosselés.
ralentisseur trapézoïdal (en coupe forme un trapèze)

Pourquoi un cycliste se préoccupe des ralentisseurs?

Parce qu’ils nous cassent les pattes! …et pas que les pattes pour être trivial. Nous n’avons pas d’amortisseurs comme sur les voitures…ou alors il faut un VTT tout suspendu! Nous en avons de nombreux en mémoire comme ceux d’Aspach-le-Haut, ceux du lycée de Thann, la liste est longue et vous pourrez m’aider…Rien n’est prévu pour nous, les cyclistes sont quantité négligeables; ce que veulent les maires c’est réduire la vitesse à tous prix face aux mécontentements des riverains. Pourtant certains itinéraires plus empruntés que d’autres par les vélos mériteraient davantage d’égards de la part des décideurs publics.

profil type d’un ralentisseur trapézoïdal. Face à ce type d’ouvrage il est souvent constaté que la pente d’un mètre minimum n’est pas respectée, ni la hauteur de 10 cm. Comporte obligatoirement un passage piétons

Qu’en est-il de ces ralentisseurs qui fleurissent partout pour ralentir autos et camions?

Il existe un moyen simple d’éviter d’infliger cette secousse aux vélos, c’est le coussin berlinois. Beaucoup de communes y rechignent car le fameux coussin se détruit rapidement en cas de passages à fort trafic. Les cyclistes quant à eux peuvent les contourner par la droite (à condition que la largeur soit suffisante entre le coussin et la bordure du trottoir).

coussin berlinois
Profil type d’un ralentisseur dos d’âne. Dans les faits on a souvent droit à des angles prononcés à la place d’un arrondi

Quelles sont les règles?

décret n°94-447 du 27 mai 1994- norme NFP 98-300 du 16 mai 1994

  • D’abord un ralentisseur ne peut être installé sur un itinéraire de plus de 3000 véhicules/jour
  • Ni sur une ligne régulière de bus publics
  • Il doit être dans une agglomération sur une section limitée à 30km/h

Où est-il interdit interdit si…

  • sur les voies à grande circulation, sur les voies supportant un trafic poids lourds supérieur à 300 véhicules en moyenne journalière annuelle, sur les voies de desserte de transport public de personnes ainsi que sur celles desservant des centres de secours, sauf accord préalable des services concernés ;
  • à moins d’une distance de 200 mètres des limites d’une agglomération ou d’une section de route à 70 km/ h ;
  • sur les voies dont la déclivité est supérieure à 4 p. 100 ;
  • dans les virages de rayon inférieur à 200 mètres et en sortie de ces derniers à une distance de moins de 40 mètres de ceux-ci ;
  • sur ou dans un ouvrage d’art et à moins de 25 mètres de part et d’autre.

Un tiers non conformes!

Une enquête révèle qu’un tiers des ralentisseurs étaient non-conformes. Le soucis c’est qu’un ralentisseur qui ne respecterait pas les normes ou ceux qui n’en n’ont pas, sont très souvent trop hauts ou trop raides, et mal ou pas signalés (marquage au sol, panneaux). Lorsque la saillie d’attaque (début de surélévation) est trop franche, elle entraîne de la casse sur les voitures : suspensions, amortisseurs, pare-chocs, bas de caisse, pots d’échappements, roues ou encore jantes… et parfois même en roulant au pas. C’est aussi un danger particulier pour les deux-roues et les cyclistes, et certains sont implantés dans des zones à plus de 30 km/h ou même en virage…

A vélo, ce qui fait mal, ce sont les pente brutales surtout quand elles sont encadrées de pavés, voire de creusements engendrés par le passage des véhicules.

Autres ralentisseurs: les chicanes

bande cyclable avec ralentisseur (photo non truquée Neuve-Eglise Bas-Rhin)

Les plus terribles tellement ils mettent les cyclistes en danger.

Ralentisseurs anciens à Kembs. Pour être sûr de l’efficacité, la municipalité avait ajouté des plots en béton
ralentisseurs pour cyclistes pressés
Ralentisseur chicanes avec by-pass cycliste. Attention en face, les voitures ne vous laissent pas beaucoup de place!…il faudrait prolonger la bande blanche