Les potins du lundi

La fête de la musique à Wittelsheim (Haut-Rhin), une fête populaire célébrée dans des milliers de communes chaque année depuis 1982

Le 21 juin 1982, un certain Jack Lang donne le coup d’envoi de la fête de la musique. Le Ministre de la Culture de François Mitterrand répond à l’idée de Joël Cohen d’instituer des Saturnales lors des solstices d’été et d’hiver.

Le 21 juin est depuis fêté chaque année avec le concours des communes. C’est devenu une institution populaire, aussi populaire que le 14 juillet. La fête de la musique c’est aussi une reconnaissance pour toutes les musiques et les musiciens, une occasion fraternelle de se rencontrer.

Je vais de place en place pour écouter des formations qui laissent la place à toutes sortes de musiques.

Vendredi, j’ai terminé par un orchestre de rock à l’Espace Grün de Cernay. A minuit, le public était déjà clairsemé, mais la musique était bonne. Impossible d’aller au bout: les bénévoles peu respectueux des artistes se sont mis à plier tables et bancs avec fracas. La fête était terminée.

Alors comme ça la semaine s’annonce caniculaire (très fortes chaleurs le jour et la nuit pendant au moins trois jours consécutifs). J’en frissonne déjà. De peur. On se souvient trop de août 2003 avec 15.000 morts recensés en France et des températures ayant dépassé 40°C. J’étais alors à Aix en Provence pour mon travail. Même des douches fréquentes ne suffisaient pas à nous débarrasser de cette transpiration poisseuse. La France s’est particulièrement distinguée lors de cet épisode pour son imprévoyance à l’égard des populations fragiles et ce sont nos pompes funèbres qui se sont aperçues de l’ampleur des décès. Il était trop tard. La France était en vacances, nos vieux pouvaient attendre…

Cette semaine on annonce jusqu’à 43 degrés!

Fini de rire et de faire le clown sur un vélo, il faut au contraire rester à l’ombre et boire. De l’eau.

C’est l’été, c’est VTT

Vélo des villes, vélo des champs, le VTT décontracté

Le VTT a cette faculté de pouvoir vous satisfaire sans trop en faire. Ce qui n’est pas le cas de la route qui est synonyme de circuit consistant. Un pratiquant routier qui ne fait pas ses cinquante bornes le dimanche matin n’est pas entièrement satisfait.

En revanche si vous ne disposez que d’un créneau horaire réduit de moins de deux heures, le VTT est là, dans les champs autour de chez vous, avec des raccourcis nombreux si par malheur on vous rappelle de rentrer au plus vite pour allumer le barbecue.

Le Gravel fait son chemin

L’exemple type du Gravel avec son barda genre baroudeur. C’est ce qui plait aujourd’hui

Ce n’est pas moi qui vais dire du mal du Gravel, ce vélo pour gravier, venu tout droit des US en 2016.

Au diable le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse dit le dicton! Derrière le Gravel ne se cache rien d’autre qu’un coup de com qui exploite le marché du vélo et qui tente d’installer une niche entre la route et le chemin.

Soit!

Image glanée sur le net; le Gravel vous autorise le sur-mesure en fonction de vos goûts

Le Gravel Bike France sur Facebook avec ses 9000 membres assure le SAV du bouche à oreille; il n’en faut pas plus pour un engouement pour ces nouvelles machines souvent haut de gamme et dont chacun cherche encore la justification pour se lancer à l’aventure.

Lorsqu’on est « routier » et « vététiste », a t-on besoin d’un Gravel? le vélo tout chemin VTC ne suffit-il pas à faire l’affaire? Ce sont les questions à se poser. Ne tournons pas autour du pot: il y a d’abord beaucoup de geeks parmi les inconditionnels du Gravel, des cyclistes venus de la route qui voudraient faire du chemin tout en conservant l’aristocratie, l’académisme de la route.

Un Gravel de base pour commencer

Je me souviens que les compétiteurs ont inventé le cyclo-cross; avec le Gravel, nous n’en sommes pas loin. Les Graveleux, appelons les ainsi, ne manquent pas d’humour entre eux. Lorsqu’ils se posent la question de savoir quelle est la différence entre Gravel et cyclo-cross, ils répondent « ça s’écrit pas pareil! ».

D’autres le définissent ainsi : le Gravel c’est la version cyclotourisme du cyclo-cross. Comme quoi on peut s’autoriser la définition qui plait sans trop se prendre la tête.

Le Gravel made in Orbéa

Mais pour le dire autrement, je dois reconnaitre que le Gravel est capable de séduire aussi ceux qui peu à peu souhaitent se « défaire » du routier sophistiqué incapable de quitter l’asphalte. Alors oui, c’est un Gravel qui conviendra dès qu’on abordera les chemins forestiers vosgiens sans ornières. Alors vous pourrez construire des itinéraires mixtes: des départs par la route et des sections forestières bucoliques et poétiques à l’abri des pots d’échappement.

Mais finalement, vous l’aurez compris, le Gravel c’est d’abord un état d’esprit qui vous éloignera des records tout en vous rapprochant du vélo-nature.

Alors chiche, essayez le Gravel!

Art floral

Art floral (acrylique sur toile 45×55)

Les fleurs, c’est pas mon truc. Mais c’est un point de passage obligé dans l’apprentissage. C’est comme le pâtissier qui n’aime pas faire les Paris-Brest. Alors je prends un tuto sur le net et je fais des allers et retours de l’ordi au tableau.

Je me fais la main à l’acrylique. Ce qui est bien à l’acry, c’est qu’on fait tout de suite des grands trucs qui meublent. J’ai presque envie de dire que c’est plus fastoche que l’aquarelle. Mais je ne le dirai pas.

Bon, finalement il n’a pas plu. Trop tard pour sortir un mulet.

Falkwiller

Falkwiller

Il faut être fou pour s’arrêter en pleine descente de Gildwiller le Mont.

Pourtant si, moi je me suis arrêté, j’ai tiré sur les freins pour prendre la photo du vallon avec Falkwiller qui s’étend le long du Soultzbach.

C’est fini, je ne le ferai plus. Pour cette fois seulement. C’est d’ailleurs pourquoi je roule tout seul, je m’arrête pour un oui pour un non.

J’avais encore assez d’élan pour prendre la grande courbe jusqu’au pont du village.

La grande forêt à gauche, allez-y! elle est mystérieuse; c’est celle que prenait l’abbé Saint-Morand pour rejoindre Altkirch, une fois la messe dite. Voir Sànt Morànd’s Brènnla tout de suite en entrant à l’intérieur

Vous avez dit 80?

faut pas nous pousser dans les orties!

Je ne voudrais pas ici paraître un rabat-joie sans cesse dénonçant nos mœurs sur la route mais je dois constater chaque jour que les règles de bonne conduite sont de moins en moins respectées.

Je ne suis pourtant pas orfèvre en respect du droit. Moi aussi je flirte parfois avec la ligne blanche et je peste après ce feu orange un peu mûr ou ce passage protégé pour piéton zappé par inadvertance lorsque je suis au volant.

Mais enfin, je touche du bois, depuis 1970 je n’ai eu ni accident, ni condamnations infamantes en dehors de trois excès de vitesse avec ma voiture. L’un à 86 km/h au lieu de 60 en traversée d’un hameau, l’autre à 126 au lieu de 90 et enfin un dernier en Suisse de nuit sur une autoroute où je le confesse il n’est pas facile de savoir à combien on doit rouler. Non, j’en oublie un quatrième sur un tronçon autoroutier limité à 110 au lieu de 130.

Venons-en au fameux 80 km/h.

Force est de constater que le 80 n’a rien résolu. Il faut pour s’en convaincre observer les conduites de plus en plus impétueuses des conducteurs sur les départementales sinueuses. Se croit-on sur circuit dès lors que les véhicules acceptent tout de notre virtuosité? Virages négociés « à l’arraché », les pneus, la suspension se chargeant du reste, reprises diaboliques dans les côtes pour doubler un tracteur avant d’arriver en haut, dépassement de cyclistes en chapeau de gendarme vite fait pour ne pas taper dans celui qui arrive en face.

Bref, ces sinuosités le long de fossés profonds font les délices des nouveaux Fangio du volant. Si par mégarde vous vous trouvez pris dans cette nasse horaire entre 12h et 12h15 sur la route, on vous fera comprendre qu’il est préférable de pousser sur le champignon…ou alors de rester chez soi. Oui, c’est vrai, les retraités ne devraient conduire qu’en dehors des heures de pointe. On devrait même aménager leur permis: permis valable en dehors des heures de pointe. Comme les tarifs EDF.

Vous avez dit 80?