Bois d’Uffholtz: massacre à la tronçonneuse

Pastetenplatz va devenir une esplanade à camions et un vaste dépôt de bois. On n’arrête pas le progrès.Le SAMU pourra poser son hélico sans difficultés

Une autoroute en construction à 800m d’altitude dans le massif vosgien. C’est à Pastetenplatz. C’est assez honteux de voir les professionnels forestiers se lancer dans un tel défrichage. On aurait donc à notre insu des petits Bolsonaro. On préfère voir la paille dans l’œil du voisin…

Aujourd’hui, je n’avais rien prévu. A Cernay, j’ai tenté le vignoble où les vendanges se préparent. Puis j’ai longé la vallée du Steinbach en direction du Camp Turenne.

A Pastetenplatz, j’avais ma dose. L’exercice cardiaque n’est pas anodin quand on ne dispose pas d’assistance électrique.

Diagramme déclivité et rythme cardiaque de ma sortie. Ne pas présumer de ses forces avec l’âge!

Le Club Vosgien collabore avec nos petits Bolsonaro en déviant son public. Etonnant, non?

Le Club Vosgien de Cernay invite les randonneurs à prendre une déviation
Difficile de comprendre ces travaux alors que les chemins forestiers sont nombreux et de qualité. Peut-être pas assez larges pour les engins forestiers?
des pratiques respectueuses de l’environnement! on se fout du monde et pendant ce temps là la forêt crève de la chaleur causée par notre mode de développement.
il n’a pas demandé à mourir
casemate? non! rocher avec une grotte en haut
retour au bercail

La trace GPS ….https://www.openrunner.com/r/10465641

VTTAE, à nous la montagne!

Grimper au Molkenrain avec un VTT électrique, fastoche!

Aujourd’hui balade à VTT électrique avec Alicia au Pays des Merveilles, la jeune femme guide et chargée de mission à la communauté de communes de Saint-Amarin qui grimpe le col Amic en compagnie de la journaliste .

« Mais je n’avais pas souvenir d’une pente si ardue ! » dit Alicia. Il n’en fallait pas plus pour appuyer sur le mode turbo de l’assistance (c’est celui qui travaille à notre place !). (sic)

On voit bien qu’on a affaire à des amateurs du vélo qui n’ont ni pratique ni entraînement. Vous descendez du train, vous enfourchez un vélo et run!

Depuis Moosch jusqu’au col Amic, il n’y a qu’un coup de pédale grâce au VTT électrique. Cette boucle de 27 km, authentique et sympathique, permet de rallier un col bien connu des cyclistes de route, avant de redescendre, à travers forêt, jusqu’aux villages montagnards de Goldbach-Altenbach.(DNA 3 sept.19)

Voici plusieurs semaines de l’été que nos journaux locaux se font les apôtres du VTT électrique. L’explication tient en un mot « Le tourisme d’abord » ou comment appâter une nouvelle clientèle d’jeune plutôt bobo et qui n’a pas forcément envie de transpirer sur un vélo. Ce matin encore un grand article consacré au VTT électrique avec au programme la montée au col Amic en passant par Freundstein. A Willer-sur-Thur, comme on s’en doute, il faut un sérieux entraînement musculaire pour grimper jusqu’à Goldbach par la route; alors par le chemin forestier, je ne vous fais pas de dessin!… Mais avec l’assistance le premier venu qui se souvient comment monter sur un vélo laisse tout le monde sur place.

Les rues sont calmes, on traverse le village, passe devant la nécropole nationale, avant de demander à l’assistance électrique de nous donner un premier (sérieux) coup de pouce.

Ces articles sont en fait des publi-rédactionnels qui honorent peu la profession de journaliste puisqu’ils sont téléguidés par les Offices de Tourisme de la Région sans nuance, sans aucun égard pour le vélo, le vrai, celui qui fait appel à nos ressources musculaires.

Un seul coup de pédale pour monter depuis Moosch jusqu’au col Amic, vraiment? J’invite la journaliste qui a commis cet article à venir avec moi sur un vélo sans moteur à refaire le parcours…

Quand arrivent les ruines du château de Freundstein, évidemment le tracé est étroit alors il faut faire attention aux autres. Les autres ?…au mieux on les évite, belle mentalité!

La descente commence. Sur le sentier, on croise – ou plutôt on évite – les randonneurs, très nombreux dans le secteur. C’est au bout de ce tunnel ombragé que l’on devine le fameux col Amic, hissé à 828 m d’altitude. « C’est un endroit où viennent beaucoup les cyclistes sur route », commente Alicia. « Et grâce au VTT électrique, tout le monde peut y monter. »

Ben voyons! J’attends avec impatience les récriminations du Club Vosgien face à ces nouveaux envahisseurs qui ont reçu l’onction de l’Office de tourisme et de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin

Stop à la descente de bus

Dorénavant un cycliste doit, comme tous les conducteurs de véhicule automobile, s’immobiliser à plus de 5 mètres d’un autobus scolaire dont le panneau d’arrêt obligatoire muni des deux feux rouges clignotants sont activés.

C’est au Canada qu’un arsenal de lois vise les cyclistes de façon formelle. Moi ça ne me donne pas envie d’y aller faire du vélo.

A lire ici

Thann, le vélo en berne

Rue Jean Flory, à gauche le collège, à droite le lycée de Thann (68). La rentrée scolaire vient d’avoir lieu. Les bornes anti-intrusion pour les voitures sont des pièges pour les cyclistes et les piétons. Particulièrement à la nuit tombante.

Rentrée scolaire à Thann. Train, bus, voitures particulières, marche à pied, le vélo ne séduit pas. J’ai compté en tout quatre vélos pour les deux établissements voisins que sont le collège et le lycée de Thann

J’ose pointer le bout du nez une fois les élèves installés dans leurs classes.

parc à vélos du lycée: vide

Au lycée Scheurer Kestner: un vélo accroché aux grilles, aucun vélo dans le parc intérieur

un vélo devant le lycée

En face, au collège Rémy Faesch: un vélo accroché à la grille, deux vélos dans le parc à vélos

parc à vélo du collège: deux vélos
un vélo attaché aux grilles du collège

L’explication de cette faible attractivité du vélo, on la devine: des infrastructures inadaptées voire absentes et le peu d’appétence pour le vélo. J’irais presque jusqu’à dire qu’une société incapable de se mettre au vélo est une société malade. Comment aborder les grands tournants environnementaux si nos jeunes forces vives ne sont pas encouragées?

Les potins du lundi

L’illettrisme touche des pans entiers de notre société

C’est la rentrée. Rentrée scolaire et rentrée tout court pour les familles qui reprennent corps avec le quotidien.

Ceux qui sont restés scotchés devant les écrans de l’actualité ont vu que le Gouvernement pense désormais aux familles en distribuant la généreuse allocation de rentrée. Scolaire l’allocation, siouplait!

Une rentrée scolaire à 2 milliards d’euros

Allocation qui est une subvention déguisée aux fournisseurs d’accessoires scolaires puisque, de la poche des parents, l’allocation s’échappe rapidement dans celles des marchands. Je pense aux libraires qui se frottent les mains puisque les manuels changent pour un oui, pour un non.

En Allemand, on avait un Bodevin Isler qui faisait plusieurs générations d’écoliers avec quelques annotations en marge. Les bourses scolaires étaient les bienvenues. Parle t-on mieux allemand aujourd’hui?

Aujourd’hui marchandisation effrénée autour de l’école de Jules Ferry qu’on nous dit toujours gratuite. Voire!

Je ne parlerai pas des contenus des enseignements, je ne suis pas spécialiste de la chose. Mais j’observe. De l’extérieur.

Petit potache, je suis devenu grand et je me suis débrouillé avec les outillages élémentaires reçus de mes maîtres.

Des savoirs de base comme remplacer un verbe du premier groupe par un du troisième pour distinguer un participe passé d’un infinitif. Un B.A. BA qui échappe à la plupart de nos contemporains.

Les meilleurs élèves d’aujourd’hui sont au niveau des pires d’hier (Hebdo Marianne du 30 août). Jadis cinq fautes entières valaient un zéro en dictée.

Le constat est là et semble unanime: plusieurs générations ne comprennent rien au bien écrire et ignorent la grammaire. Je suis prêt à le croire quand j’observe les dégâts sur les réseaux sociaux et ces contorsions sémantiques qu’il faut mettre en œuvre dans la compréhension du texte. Nous sommes en face d’un désastre de communication et bien peu à le dénoncer comme si le dépit était insurmontable.

Oberkirch, des cols routiers

Rebstock Waldum Hôtel Kappelrodeck. J’adore cet habitat traditionnel de Forêt Noire

Oberkirch, c’est là-haut du coté d’Offenburg en Forêt Noire. On y va donc grimper un dizaine de cols à vélo proposés par le Club des Cent Cols.

Au retour, je compte et recompte, il manque trois cols à l’appel, la trace GPS enregistrée est formelle. C’est rageant.

907/756/621, trois cols qu’on a zappés sans s’en rendre compte

Cette chaude journée se soldera donc pas un parcours de 73 km, 1500m et 10 cols. La faute à qui? à moi qui n’ai pas vu que je manquais deux « aller et retour » sur la trace pourtant affichée sur le GPS. GPS vieillissant, soleil éblouissant et contre-jour sur l’écran.

Quel dommage! Surtout qu’on ne va pas là-bas tous les jours…

Cela dit, sur le plan physique, on était plutôt limite et la montée à la cote 998 nous a « tuer » comme disait l’autre. Le compteur thermique affichait jusqu’à 34° et il fallait économiser le bidon.

Le paysage en vallée est toujours aussi éblouissant, c’est un paysage à la Heïdi, façonné par des siècles de culture germanique. Ici l’agriculture est composée de vignes et de fruits. On secoue aujourd’hui les pruniers. Un câble attaché au tracteur muni d’un vibreuse et les fruits tombent par centaines sur la toile déployée au sol.

Les grosses pommes rouges font envie, mais ne sont-ce pas celles qu’on retrouve dans les supermarchés, farineuses et sans goût? je ne le sais pas.

Les cols grimpés….

  1. DE-BW-0307
    Tiergartner Höhe
  2. DE-BW-0390a
    Rotebene
  3. DE-BW-0835
    Bosensteiner Eck
  4. DE-BW-0998
    Kohlgrübe
  5. DE-BW-1005 Hübscher Platz
  6. DE-BW-0761a
    Horneck
  7. DE-BW-0643
    Kleine Steig
  8. DE-BW-0405
    Kleinebene
  9. DE-BW-0514
    Hochebene
  10. DE-BW-0466
    Hütten

Même préparé, un voyage à vélo réserve des surprises inattendues.

En Allemagne, ce sont les déviations « umleitung ». En ville, ça va. En montagne demerden sie sich! comme vous allez le voir…

Je croyais que les motards allemands étaient plus raisonnables chez eux que lorsqu’ils viennent sur la route des Crêtes vosgiennes. Que nenni! Sur la Schwarzwaldhochstrasse, c’est un festival, plus exactement un circuit de vitesse. D’autant que le revêtement est hautement sécurisant! Pas comme chez nous.

Fini de rigoler, à nos vélos!

A la sortie d’Oberkirch, on commence par une belle piste cyclable au cœur des pommiers
Avec le Tiergartner Höhe, notre premier col nous donne un avant-goût de ce qui nous attend. Pourtant il n’est qu’à 307m perché sur les hauteurs du vignoble de Ringelbach

On s’applique et on songe à la suite
les sorties de boucle sont propices à découvrir la suite de la pente
Et en plus c’est un aller-retour! faire des cols pour les redescendre ensuite, c’est un jeu cynique, non?
En redescendant, on se rend mieux compte de la pente qui avoisine 15%.
Aller-retour au col de Rotebene
A partir de Kappelrodeck, c’est la grimpée au col de Bosensteiner qui nous attend
La montée à la Haute Route de Forêt Noire est terminée. On a grimpés 800m de dénivelée assez harassante depuis Kappelrodeck.
La pause casse-croûte bien méritée au Schliffkopf
Au Zuflucht, voici une route barrée qui compromet notre retour. Que faire? on va tenter quand même…
En face, on distingue la route descendante en travaux. Ne pourrait-on pas descendre en parapente avec nos vélos accrochés aux pieds?
qu’est-ce qu’ils veulent les raders?
décollage
C’est samedi, l’entreprise n’est pas là
Ouf, sauvés! le tronçon en travaux est terminé. Le Kleine Steig est juste après la barrière.

A Oppenau, on n’est pas tirés d’affaire. D’abord le centre est en travaux, puis le concepteur du parcours nous envoie dans une galère au-dessus de la ville…une pente à 16% et plusieurs kilomètres dans les cailloux où il faudra marcher

Sympa le centre ville d’Oppenau, les lieux semblent inhabités
Les vieux grognards en déroute à Oppenau dans une pente à 16%. C’est pas juste!
Oppenau en contrebas
Kleine Ebene
A Hütteneck, le fermier est sympa. Il a mis en libre-service la bière Rothaus, le kirch, la poire…et l’eau pétillante, tarif unique 1 euro, hic!. Mais c’est pas frais
Retour à Oberkirch.

Trace GPS

https://www.openrunner.com/r/10454507

A étudier avant de partir

Étudier son parcours avant le départ, la clé de la réussite

Le moindre parcours pourtant insignifiant peut s’avérer compliqué dès lors qu’à vélo vos moyens de secours sont réduits…et que vous n’avez rien préparé à l’avance.

Des secours?

Oui, je veux parler des pannes, par exemple. Les pannes mécaniques qu’on pallie comme on peut avec les moyens du bord, la crevaison, le bris de rayon, le bris de chaîne et d’autres incidents plus graves comme la panne de dérailleur ou de freins.

Demain, je me prépare à ça (Forêt Noire). Connaître mentalement son profil de route est un plus indéniable qui vous évite les déconvenues une fois sur la route.

Mais il existe aussi la panne de puissance tout court, comme cela arrive à nombre d’entre-nous par faute de sommeil, de préparation, ou tout simplement parce que ce jour là vous avez présumé de vos forces.

Des paysages de rêve à vélo, mais il ne faut pas présumer de ses forces

Connaître son parcours et l’altimétrie correspondante vont donc vous aider à planifier l’usage de vos ressources, à doser vos efforts et à ne pas présumer de vos capacités.

Plusieurs fois à VTT, j’ai tracé des parcours montagneux, puis j’ai regardé les difficultés du terrain et la dénivelée…pour finalement renoncer jugeant que c’était trop pour moi.

Quand l’imprévisible se produit! Une route de montagne barrée peut remettre en cause tout votre programme. Surtout que les Allemands n’aiment pas qu’on s’affranchisse des interdits!…

Par exemple à VTT, je sais que 2000 mètres de dénivelée sur chemins avec 50km est un terme que je ne saurais dépasser, que je ne veux pas dépasser en étant seul. C’est ma limite et je l’atteins rarement.

Oct. 2010 Munstertal, en cas de travaux les femmes d’abord!

Sur route c’est différent. On est plus léger, on embarque moins de matériel « de survie » et les risques d’avarie sont moindres. Encore faut-il conduire sa machine avec prudence et ne pas relancer ses efforts, sa vitesse de façon irréfléchie dès lors que le « grand bout » du parcours est encore devant.

La chambre à nœud quand vous ne pouvez plus réparer autrement

Face à un itinéraire inconnu, je privilégie le GPS: ma route est toute tracée à l’avance, je n’ai donc pas à m’arrêter à chaque carrefour rencontré.

réparer une chaîne peut vous sauver la mise

Être à plusieurs de forces semblables dans un parcours de découverte en un atout supplémentaire pour la réussite du voyage dès lors qu’on peut s’entraider.