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Poésie urbaine

Thann, face aux « chimiques »

C’est un doux rêveur, le Maxou. Me voici poète du dimanche. Ma poésie c’est le vélo. En ville je profite secrètement des lieux interdits à la voiture. Ils ne sont pas nombreux, il faut les connaître.

Le dimanche, c’est le boulanger en ville. Pas celui du quartier. Double récompense, mon trajet est deux fois plus long, quatre kilomètres. Je sens le vent qui me pousse aujourd’hui, la pente semble descendante. Les fumées des « chimiques » s’inclinent vers la ville.

Entrecoupés de segments dangereux, de franchissements de rails, de voies étroites où j’entends derrière moi la voiture hésitante et aussi de grandes avenues désertes, celles des dimanches léthargiques.

Je suis ce matin le seul cycliste dans la rue. Quatre kilomètres, c’est encore trop pour oublier l’auto

Les hommes sont dédiés à la course au pain. La file s’allonge le long du linéaire de manalas et de pains au chocolat. Au comptoir, dans le brouhaha, je suis adepte de la langue des signes, je tends mon pouce gauche qui signifie une baguette.

A l’extérieur les diesels moteurs tournants attendent le retour du maître comme le chien qui s’impatiente au crochet.

Mon vélo de ville

Le vélo de ville accepte tout et ne se plaint jamais

Père Noël, donnez-nous notre pain quotidien

Ce matin, je me lève tôt.

Comme à l’accoutumée.

Savourant à l’avance cette belle journée familiale de Noël qui s’annonce, je hume le temps par la fenêtre.

Il fait doux.

Sans faire de bruit pour ne pas réveiller la maisonnée qui dort encore, je saute sur mon coursier, mon sac sur le dos. Poursuivre la lecture de « Père Noël, donnez-nous notre pain quotidien »

Les pigeons voyageurs

Les chirurgiens, les patrons de start-up, les retraités, les brasseurs de bière, les tailleurs de pipes de Saint-Claude…j’en oublie certainement. Il ne se passe pas une semaine sans qu’un corps social manifeste dans le pays.

La France est un immense pays de râleurs dès lors qu’il s’agit de toucher au porte-monnaie et à ce que l’on nomme les niches fiscales. Poursuivre la lecture de « Les pigeons voyageurs »

Avec ou sans carbone la baguette?

C’est curieux, le dimanche matin en Alsace, le sport préféré c’est la course à la baguette.

Attention, pas de méprise, la course c’est en voiture qu’on la fait.

Une course d’autant plus compliquée que le dimanche en Alsace, les boulangers ne travaillent pas.

Une loi héritée de l’ancienne période allemande, parait-il… Poursuivre la lecture de « Avec ou sans carbone la baguette? »

La galaxie Mulliez s’agrandit

Si Mulliez ne vous dit rien, Décathlon oui!

Décathlon appartient au groupe familial Mulliez.

Dernier achat en date du groupe Mulliez, l’enseigne Saturn dont
les deux magasins neufs de Mulhouse.

Mulliez, c’est aussi Auchan, Leroy-Merlin, Boulanger, Kiabi,
Pimkie, Flunch, Atac, Norauto, Kiloutou, Cultura, Brice, Jules,
Grain de malice, Top Office, Picwic, Phildar.

Dans le domaine de l’électro-ménager, on ne voit pas bien
comment Mulliez va pouvoir conserver ses deux enseignes Boulanger
et Saturn lorsqu’elles sont à deux pas l’une de l’autre…

Les
salariés
de Saturn et Boulanger craignent déjà pour leur
avenir…

Tout se passe comme si…

Oui, tout se passe comme si!

Comme si quoi?

Comme si on ne l’avait pas vu qu’on nous a rabioté ce matin une
heure à notre dimanche.

Dorénavant, l’ordinateur se met à l’heure tout seul sans rien
nous demander. Il vous grignote une heure précieuse au réveil comme
si de rien n’était.

Mais pas seulement.

Les horloges astronomiques aussi nous font le coup, elles
sautent allègrement une heure au calendrier.

Pas grave, direz-vous!

Voir…

Voila que tout notre petit personnel sociétal du dimanche se
lève lui aussi plus tôt et perturbe notre sommeil.

Nos boulangers qui quittent le lit conjugal avant l’heure, nos
infirmières qui vont réveiller les petits vieux dans les maisons de
retraite dès potron-minet au risque de leur faire avaler leur
petit-déjeuner de travers et sans dentier.

C’est pas une vie!

Mais il y a pire, les signaleurs de la dernière randonnée
cycliste de printemps vont aussi faire les frais de cette
transgression horaire en se levant dans la nuit noire.

C’est pas une vie, je vous dis.

Je retourne me coucher.