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Les potins du lundi

IMG_4486Noël approche.

Je redoute tous les ans cette perspective des fêtes de fin d’année qui sont un prétexte à toutes sortes de joies programmées et de débordements divers comme les poubelles et voitures brûlées.

Pourtant, vous le savez, le 2 janvier de l’an nouveau, tout redeviendra pareil qu’avant.

Alors Noël, parlons-en.

Figurez-vous que quatre-vingt dix pour cent des jouets de Noël achetés en occident proviennent de…Chine.

L’occident mérite bien son nom: l’objet qui tombe.

La Chine, un continent à  lui-seul, qui pendant des millénaires est resté pétri de culture extrême-orientale très éloignée de la Révélation Divine chrétienne.

Le tour de magie industrielle des Chinois provient de la formidable épopée menée au pas de charge par la dictature communiste qui depuis quelques décennies s’est drapée du dogme capitaliste.

Les petits Chinois auront-ils des jouets à Noël? je ne le sais pas.

C’est peu vraisemblable vu que leurs parents qui triment sur les chaînes de fabrication des usines gagnent à peine 500 euros, un demi-smic quand même.

Coluche victime de son succès

330px-Coluche_(cropped)J’ai postulé.

Il faut bien que les bataillons d’improductifs se rendent utiles à quelque chose.

La société moderne est ainsi faite, une fois l’entreprise quittée, vous n’êtes plus rien.

J’ai donc postulé en ligne aux Restos du Cœur comme on le ferait pour une entreprise.

C’est des pros aux Restos.

Normal, leurs cadres marketing sortent tout droit des mêmes écoles qui forment ceux des grands groupes.

Tout est dans le questionnaire.

Nom, prénom, âge, adresse, téléphone, permis de conduire, caces, saisie informatisée de vos disponibilités heure par heure, compétences, motivations,…

Vient l’heure où on vous appelle.

Présentez-vous au responsable de Thann entre 9h et 11h le mardi ou le jeudi.

Une fois dans la cour des Restos, un attroupement de bonshommes tous dans la soixantaine, soixante-dizaine, et plus si affinités,…ils attendent un camion de surplus alimentaire à décharger.

Mon entretien fut bref.

On est complet, on n’a besoin de personne.

Manifestement, on n’est pas attendu.

Ça rappelle un peu les quais maritimes et les manouvriers journaliers.

C’est à peine si on m’a dit merci de ma sollicitude.

Je ne postulerai plus dans le caritatif, j’ai compris que ceux qui tiennent la place ne voient pas arriver d’un très bon œil les nouveaux postulants.

Finalement l’humanitaire obéit aux mêmes règles que le reste de l’économie; les demandes d’emploi y sont surabondantes. C’est du boulot gratis et malgré tout pas facile à obtenir.

En cette fin 2018, la plupart des associations constatent une baisse des dons, même en Alsace, championne de la générosité. En cause : la fin de l’impôt sur la fortune, l’approche du prélèvement à la source, sans oublier les manifestations des gilets jaunes (journal l’Alsace 16 décembre 2018)

Il y a dix ans, les dons représentaient 1.7 milliard d’euros et les principaux collecteurs étaient le Secours catholique, les restos du cour, médecins du monde, médecins sans frontières, Emmaüs, ou encore Action contre la faim.

Cette année le Téléthon a souffert des Gilets jaunes, dit-on. Mais n’oublions pas une autre raison de la baisse des dons: celle des riches qui bénéficient à présent de la suppression de l’ISF et qui n’ont plus besoin de niches fiscales pour défiscaliser leur pognon.

300 à 400 millions en moins!

Gilets jaunes et ISF, même combat!

Même ce cynisme là, j’en suis capable.

Si vous exécrez comme moi les fêtes de fin d’année, voici de la lecture en attendant que ça passe…

https://velomaxou.com/2011/12/19/je-deteste-noel/

https://velomaxou.com/2013/12/25/pere-noel-donnez-nous-notre-pain-quotidien/

https://velomaxou.com/2015/12/24/dr-wiehnachtsbauim/

Un dernier potin pour revenir sur cet extravagant feuilleton des « Gilets jaunes » qui me tient à cœur après avoir observé de près leurs pratiques sur les ronds-points du coin

Autrefois, on prenait la Bastille, aujourd’hui des ronds-points.

Précision: le rond-point a été inventé pour les bagnoles afin de rendre les intersections plus fluides et moins accidentogènes.

Vu du cycliste, le rond-point est devenu beaucoup plus problèmatique puisqu’il équivaut à mettre le cycliste en danger. Passons.

Les Gj se déclarent apolitiques et tiennent à le rester

Il est pourtant facile dans ce salmigondis d’y voir l’empreinte d’un populisme inavoué.

Si la fin des Gj se termine en jus de boudin, on en tirera cependant quelques enseignements. Mais je me trompe peut-être puisque eux-mêmes affirment continuer leur action le temps qu’il faudra.

A force de faire les ronds-points comme d’autres les Carrefours, les Gj nous donnent le tournis et le pouvoir d’en face, requinqué par la relative baisse des manifestants, commence à s’insurger de cette occupation non patentée du domaine public depuis un mois.

Macron va t-il pousser le luxe jusqu’à percevoir une redevance d’occupation de ses giratoires par les Gilets jaunes?

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les Gilets jaunes ont porté sur la place publique des sujets d’ampleur planétaire comme la taxe carbone

Certains usagers perdent de plus en plus patience et ont tendance à rouler un peu trop facilement sur les pieds des protestataires qui comptent déjà six morts.

Revenons sur le mouvement.

C’est celui d’une classe devenue invisible, un magma protéiforme sans aucune consistance politique (la conscience politique est pourtant clé de l’émancipation des peuples dont les Gj se disent être les représentants). Une classe invisible qui s’est habillée en jaune pour qu’on la reconnaisse, et qui a été capable de secouer un pouvoir arrogant imbu de ses certitudes néolibérales.

En matière d’apolitisme, moi qui suis un peu au fait de notre histoire ouvrière, j’ai rarement vu une génération aussi crasse que celle des Gilets jaunes sur des sujets majeurs que sont l’histoire contemporaine, la géographie humaine et l’économie qu’elle soit libérale ou marxiste. Nos vieux staliniens de l’après-guerre doivent se retourner dans leur tombe. Eux, au moins, savaient faire la différence entre un oppresseur et un opprimé. Ce qui n’est pas le cas des Gj qui ne revendiquent aucunement de prendre le pouvoir d’en face qui les asservit.

Je suis stupéfait par les niaiseries colportées par les Gilets jaunes devant les micros qu’on leur tend complaisamment. Les journalistes, friands de sensationnel, devront plus tard se demander s’ils n’ont pas surjoué les Gilets jaunes au nom de l’audimat…

En même temps, reconnaissons-le, les Gilets jaunes ont porté sur la place publique des sujets d’ampleur planétaire comme la taxe carbone, mais aussi mis l’accent sur l’incroyable niveau des prélèvements obligatoires de la France en regard de services publics de plus en plus imparfaits (école, santé, retraites, transports, infrastructures).

De qui les Gilets jaunes sont-ils les héritiers?

Ils sont les héritiers des Trente Glorieuses, c’est à dire d’une classe moyenne en déclin où l’ascenseur social s’est arrêté.

Subitement.

Il sont devenus de parfaits petits soldats d’un consumérisme avilissant, sans autre idéal social que voiture, maison, boulot, sans aucun repère politique.

Dans le bréviaire revendicatif glané sur les ronds-points, tout y passe; la baisse des taxes sur les carburants, l’interdiction des classes de plus de 25 élèves et aussi « que des emplois soient créés pour les chômeurs ».

Autrement dit, réinstaurons la dictature du prolétariat!

Je me rappelle le PCF appelant à interdire les licenciements dans les années 70 lors de la disparition de l’industrie lourde du Pays.

Finalement, le Gilet jaune d’aujourd’hui, c’est Gérard Nicoud dans la peau de Georges Marchais.

On est loin de 1789!

Si vous voulez vous rendre compte de l’étendue de ce catalogue à la Prévert des Gilets jaunes, c’est ici

Tout le monde devrait y trouver chaussure à son pied!

Derrière cet emballement de propositions s’exprime cependant une crainte légitime,  celle d’être réduit socialement au rang des Chinois, déjà maîtres du monde, parqués dans des cages à lapins au-dessus de leurs usines.

Les Gilets jaunes l’ont compris, leurs boulots sont promis à disparaître dans la société 3.0 qu’on leur destine. Ils ne serviront plus à rien dans l’économie mondialisée puisqu’il n’y aura plus d’emplois intermédiaires et subalternes à occuper.

Plus besoin de bagnoles diesel ou électriques pour aller bosser!

La politique d’En Marche, le mouvement élitiste (le fameux premier de cordée) d’Emmanuel Macron, c’est justement celle-là, celle qui est chargée de passer par pertes et profits quelques millions de nos concitoyens.

Sans le dire.

En ce sens, les Gilets jaunes préfigurent le futur lumpenprolétariat de demain.

Pas de conscience de classe, incapacité à s’organiser, manque d’éducation, violence larvée.

Les Gj refusent même le principe élémentaire d’une coordination qui aurait pu préfigurer l’ébauche d’une organisation représentative comme a su le faire En Marche.

Tant pis pour eux!

Et peut-être tant mieux pour nous…

La démocratie Facebook!

Maintenant, on peut s’attendre à voir prospérer dans les urnes un populisme bien franchouillard aux prochaines élections, un populisme comparable à celui de nos voisins.

Les Gilets jaunes iront-ils voter en masse?

Rien n’est moins sûr, car ils sont plutôt adeptes d’une démocratie directe et expéditive le smartphone à la main, ce que nous pourrions appeler la démocratie Facebook.

Le bulletin de vote du Gj, c’est le like

En attendant, il reste un os à ronger pour les Gilets jaunes: le RIC, le Référendum d’Initiative Citoyenne sorti d’on ne sait (z)où, un machin qui ne verra jamais le jour autrement que sous une forme édulcorée.

Un cadeau empoisonné que Macron a refilé aux maires pour Noël.

On en reparle l’année prochaine après la trêve des confiseurs.

 

 

 

 

Faut-il interdire Noël?

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Le Père Noël épuisé après sa nuit de labeur

Je sais, poser la question aussi brutalement c’est pas bien.

C’est même un sacrilège pour certaines religions qui ne se privent pas d’objecter que si on retirait toutes les fêtes religieuses, on aurait des congés en moins. Surtout en Alsace!

Alors tout le monde fait de dos rond, religieux et athées.

Pas tous: il existe des mouvements laïcs qui prônent la disparition de Noël comme ici et d’autres qui encore récemment vont en justice pour faire interdire les crèches dans les espaces publics.

Mais je profite que Noël est encore dans les mémoires pour m’interroger.

Je suis de ceux, il en existe, pour qui la fête ne sert à rien.

Pas seulement Noël, toutes les fêtes!

Maxou aurait-il le vin triste?

La fête telle qu’elle se déroule dans nos sociétés est devenue synonyme de consommation effrénée et souvent de débordements en tous genres.

Quant au caractère sacré de la fête, permettez-moi d’en douter.

Qui pratique encore de nos jours la religion au point d’en faire une fête justement ce jour là alors qu’on nous dit qu’à l’origine Noël est un rite païen?

La controverse ne tarit pas. Dans tous les pays. lire ici

Les Français, qui se disent selon les études entre 20 et 40 % sans religion fêtent quasi unanimement Noël qu’ils considèrent comme la fête païenne des enfants.

C’est dire si le sens religieux de cette fête est entamé au fil du temps!

Toute « la magie » de Noël est une formidable astuce pour nous faire consommer un peu plus que de raison. Y compris en donnant de mauvaises habitudes à nos enfants et petits-enfants. Les générations les plus jeunes en sont conscientes, elles tentent de réduire les flots de cadeaux qui s’amoncellent devant le sapin en plastique.

Le problème, c’est que le Père Noël est devenu multiple et qu’il peine à entrer dans les cheminées.

Au fond de lui-même, chacun se rend compte que Noël est une supercherie parmi d’autres.

Ce ne sont pas nos hommes politiques qui vont changer quoi que ce soit à la tradition, ils sont trop attachés à les maintenir en même temps que leur élection suivante.

Pour le Nouvel An, c’est plus compliqué.

Le calendrier et son cycle des saisons est difficile à remettre en question.

Il faudrait inventer un calendrier à treize mois.

Ce treizième mois serait un second mois de décembre superposé au mois de janvier.

En somme, on aurait un mois de plus pour finir l’année tout en commençant l’année suivante.

Résultat, le Nouvel An serait étalé sur trente jours.

Beaucoup moins d’affluences aux urgences et de voitures brûlées puisque les phénomènes alcooliques et les amusements de quartier seraient lissés sur tout le mois.

Hélas, la fête moderne a perdu toute référence au sacré ou au mythe qui la sous-tend, elle n’est plus que l’expression d’un monde matérialiste qui s’exprime à coups d’excès en tous genres.

En matière de calendrier les Romains savaient faire, ils ne commençaient leurs conquêtes qu’à partir de mars et finissaient en décembre, preuve qu’on pourrait faire preuve d’imagination.

Plus près de nous, Marguerite Sacco dans le Courrier de Russie observe qu’en 1918 on passa du calendrier julien au grégorien en faisant une enjambée entre le 31 janvier et le 14 février

Mais c’est le calendrier soviétique qui fut le plus innovant…

Les semaines devaient passer à cinq jours, et les quelques journées « en trop » qui en résultaient sur l’année, devenir des non-jours fériés célébrant Lénine ou le travail. Ce nouveau calendrier, en supprimant le dimanche, s’inscrivait du même coup dans le cadre de la lutte anti-religieuse. Pour remplacer le repos dominical, la société fut divisée en cinq groupes (vert, violet, rouge, rose et jaune) qui se reposeraient alternativement. (source)

Je classe ce billet dans la catégorie Humour (triste)

Le désir consumériste

Les Père Noël ont fait bombance, ils sont repus

Quatre heures du mat.

La première mi-temps est terminée.

Les petits papas Noël se sont envolés vers des contrées lointaines. Poursuivre la lecture de « Le désir consumériste »

La mère Noël aussi

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Après le Père Noël, la Mère Noël revendique le droit de porter aussi ses cadeaux à vélo.

J’en ai surprise une dans les rues de Mulhouse qui malgré sa fausse barbe était reconnaissable dans cette brochette masculine de Pères Noël qui préparaient leur prochaine nuit de labeur dans la bonne humeur. Poursuivre la lecture de « La mère Noël aussi »

Noël et ses icônes

L’Ecomusée d’Alsace était ouvert aujourd’hui et nombreux étaient les visiteurs.

La route qui mène au village d’antan est décoré de belles affiches évoquant Noël.

Des affiches de jadis, comme on l’imagine. Poursuivre la lecture de « Noël et ses icônes »