Jour : 23 janvier 2010

Le train de vie du CCK

Le Cyclo Club Kingersheim est le plus grand club cyclo de
l’agglomération mulhousienne.

Il accueille les cyclos routiers de tous niveaux et il tient à
le faire savoir; même si sa réputation cyclosportive est clairement
affirmée dans certains groupes.

Aujourd’hui, Maxou a rencontré le groupe 1 peu avant
Rouffach.

Pas facile à dérider le groupe 1 sur l’objectif, ce n’est pas
faute d’avoir essayé!..Peut-être trop absorbés à réfléchir au bon
itinéraire où chacun pourra se mesurer?..

Puis de façon tout à fait fortuite, j’ai rencontré le groupe 2 à
Osenbach avec lequel je suis rentré à Mulhouse…

 

Pas le temps de rire en route!

Faut surveiller son guidon et s’accrocher!

26 de moyenne à l’arrivée…Je ne ferais pas ça tous les jours
car ce n’est pas ma conception du vélo, mes
lecteurs l’auront compris
, et même si quelques
coéquipiers ont fait montre de fébrilité vers Staffelfelden.

Bon vent au CCK pour cette nouvelle année!

A quand un syndicat des vélos?

cliché Villiard.com

La question semble incongrue. Et pourtant y répondre fera de
vous un théoricien de la chose.

La chose vélo.

Si votre vélo roule, on devrait dire « vous roule », il faut aussi
respecter son temps de repos. Certains « stakanovistes » ont
franchement tendance à abuser de leur vélo.

Mon vélo dort debout; au garage, avec le chat.

Ma belle routière en carbone dispose même d’un trépied sur
lequel elle peut s’appuyer et dormir en toute sécurité sans tomber
et risquer de s’enrhumer le long des murs parcourus de vents
coulis.

Je respecte son temps de repos.

Bien que le chat s’autorise quelques escapades nocturnes, mon
vélo ne sort jamais sans
moi. Même la nuit.

Quel couple formez-vous avec votre vélo?

Comment dort votre vélo? Répondez! et vous comprendrez qui vous
êtes…

C’est vrai, il existe des cyclistes impénitents et  volages
qui changent de montures plusieurs fois par jour.

Sans même tenir compte du temps de repos de son compagnon et de
l’affection qu’il vous porte.

C’est le cas des vélos Decaux, ces péripatéticiennes de
la rue, qui font, dit-on, au moins 10.000 km par an.

C’est, sans nul doute, du racolage public!

A quand un syndicat des vélos Decaux?

Mais le plus insidieux, c’est la maltraitance familiale du vélo.
Celle que tout le monde ignore ou feint de ne pas voir. C’est le
cas du vélo de courses, celui qui n’est bon qu’à ramener le pack de
bières à la maison et à qui on botte le train pour qu’il se tienne
bien droit contre le mur, pressé par l’urgence des libations.

Sur les bas cotés de la route, on trouve parfois des élégantes
négligemment couchées dans les hautes herbes…elles ne dorment
pas…elles attendent leurs maîtres occupés par un irrépressible
besoin…

On ne parlera pas de tous ces vélos envahis par un sommeil
éternel dans nos greniers.

Non, on n’en parlera pas.

Ceux-là n’attendent plus qu’une rédemption improbable qui les
fera sortir de leur léthargie, saisis par la grâce, ou la mort du
maître. Avec un héritage sordide qui les conduiront tout droit à la
déchetterie, ce cimetière pour vélo Decathlon souvent mort-né.

Le comble de la maltraitance, c’est le vélo abandonné. Avec son
collier. Celui-là ne dort plus: il est mort depuis longtemps,
complètement desossé au pied d’un réverbère.

Empêcheur de pisser droit pour les chiens riverains.

Tout n’est pas sombre pourtant dans une vie de vélo; les plus
chanceux sont ceux qui ne sortent que l’été. Vélo funambule, vélo
« fixed », monoroue, tandem esseulé,…

Et encore, par beau temps ensoleillé!

Le reste du temps, ils ne font rien. Ils dorment.

Ce sont des vélos intermittents qui attendent une offre de
spectacle.