Chronique de pandémie


Assigné à résidence, terré dans mon univers de peintures. Y’a pire!

Je vous demande de vous arrêter, criait l’autre monté sur la table du meeting. C’est fait.

La France s’est arrêtée…et la veille du redémarrage n’est pas encore pour demain. Les réponses se font de plus en plus évasives. Deux semaines? deux mois?…on ne sait pas. Les épidémiologistes dont c’est le boulot aussi de prévoir l’expansion de la maladie sont de plus en plus dans le doute.

La France tourne encore par endroits mais au ralenti. Il ne reste que les grognards de la République pour monter au front. Et aussi ceux qui n’ont pas d’autres choix que de s’exécuter, les sans-grades qu’on envoie au charbon coûte que coûte .

La distanciation sociale, on connait. Ce n’est pas nouveau depuis que le communautarisme qu’on ne voulait pas voir s’est installé dans nos quartiers il y a belles lurettes.

Mais avant même cela, la distance a toujours existé entre le monde des beaux quartiers comme ces Parisiens qui ont fui le navire pour se réfugier en Nouvelle Aquitaine et les autres, ceux qui sont confinés à domicile sans pouvoir s’échapper de la nasse.

A quoi bon confiner des zones de France qui comportent 25 habitants au km2?

Oui nous sommes dans une nasse dans on resserre jour après jour un peu plus les mailles. Non la France n’est pas une et indivisible. Les mesures de confinement édictées dans les bourgs, les villages n’ont pas de sens. Mais c’est la ville qui fait loi car c’est là que se concentrent les foyers de réfractaires, d’insoumis pourrait-on dire.

Notre zone de confinement se rétrécit encore un peu plus ce matin, pas plus d’un kilomètre de chez soi et une heure par jour pour courir ou marcher.

Ma nouvelle zone de confinement K5

Il ne faut pas se voiler la face, cette pandémie révèle au grand jour les failles immenses de notre système de santé, l’imprévoyance de l’Etat et aussi le désarroi des médecins qui se succèdent sur les plateaux de télé pour dire qu’ils ne sont pas tous d’accord entre-eux sur la façon de résoudre l’épidémie. Quel tableau apocalyptique!

Nous sommes au cœur d’un phénomène sanitaire mondial qui nous échappe. Alors on laisse faire le virus. Jusqu’à ce qu’il lâche prise.

Ma petite personne importe peu face aux souffrances des malades, face aux soignants dévoués, exténués, aux jeunes mères de famille qui vont travailler à l’hôpital la peur au ventre. Tout cela j’en suis conscient mais ça ne me plonge pas dans un océan de béatitude pour autant. Alors j’observe impuissant puisque nous sommes gens de rien.

Tout le monde n’est pas malade, pas encore, même si des prédictions alarmistes continuent d’affirmer qu’il faudra plus de la moitié du pays atteint par le virus avant d’observer une décroissance.

Le politique qui a largement fait preuve de son imprévoyance avec les masques trop peu nombreux, l’absence de tests de dépistage, le manque de soignants, le manque de lits, le manque de respirateurs, tente de se rattraper en rognant sur nos libertés publiques. Après avoir rogné dans les dépenses publiques, on s’attaque maintenant à notre droit d’aller et venir. A présent ce sont les maires, à moitié élus ou défaits, qui édictent des règles de circulation dans leur ville et qui vont même comme à Nice (Christian Estrosi) recommander aux médecins les bons médicaments à utiliser au CHU.

La polémique chloroquine est passée par là avec le professeur Raoult au look qui décoiffe. Aussitôt tous les réseaux conspirationnistes du net lui emboite le pas pour dire que le gouvernement ne veut pas de ce médicament jugé trop peu cher.

En l’absence de solutions face au virus, le traitement de la pandémie n’est plus qu’un champ clos d’interdits et d’arbitraires visant à restreindre les libertés publiques.

Un vrai terrain d’entraînement pour les apprentis dictateurs.

Les argousins de la pensée unique ne vont pas tarder à m’envoyer une volée de bois vert.

Ouille!

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s