les potins du lundi


J’ai longé la mer et ses immuables marées

Retour d’un confiné

Rentrant de Bretagne, j’ai tenu à rapporter mon VTT terreux en Alsace. De la bonne terre collante du col de Trédudon. Un souvenir futile. Puis j’ai entr’ouvert la belle revue 200 qui m’attendait. Un long article sur la rafle des enfants de Vénissieux. Ah non! l’histoire glauque, je la connais trop. Je passe.

Tout se télescope en ce lundi. Je n’aime pas cet amoncellement de choses à faire pour remettre de l’ordre partout. Sur mes vélos, mes tenues, mon bureau, mon blog, mes lectures, mes peintures. Sans oublier d’y ajouter ma tête.

Remettre de l’ordre dans sa tête n’est pas simple lorsqu’on rentre de voyage, vu que chaque jour qui passe nous annonce un changement de programme de nos habitudes, de nos projets.

Il convient donc de se remettre à penser au jour le jour à ce que nous ferons demain.

J’ai dévalé la pente au-dessus de Plounéour-Ménez. La pluie de la nuit ruisselait partout autour de moi
En Bretagne, les (rares) jours de pluie, j’en profite pour aquareller

Pas d’AG Cent Cols dans le Morvan

Cette année, j’avais prévu de me rendre à l’AG de mon club Cent Cols qui se tenait à Autun dans le Morvan. Je m’étais dit que le Morvan n’étant pas très loin de chez moi, pourquoi pas? Patatras, voila l’AG annulée pour cause de Covid aggravé.

La vie associative est gravement perturbée aussi par la pandémie.

En 2012, ma randonnée du Morvan m’avait conduit jusqu’à Château-Chinon. Mitterrand reste de marbre, je me demande comment il aurait pris les rênes de l’épidémie…

Idem pour les séjours 2021 des Cent Cols, ils sont tous en suspens.

Alors, que reste t-il? il reste à faire du vélo tout seul et j’ai vaguement l’idée qu’on nous va rejouer l’épisode du confinement avec son rayon d’un kilomètre si les choses continuent de se détériorer.

Vélothon t-on?

Et maintenant le Vélothon. 200 s’est mis en tête de nous faire pédaler 100 bornes en décembre pour le Téléthon et en plus de verser 100 euros à l’Association. J’y songe…et puis j’oublie. Je n’ai jamais rien compris à l’humanitaire.

Comment tenir un Téléthon en plein Covid! n’est-ce pas encore prendre des risques de sur-contamination?

TousAntiCovid

Il s’appelle Cédric O. C’est facile à retenir comme nom. C’est le monsieur du gouvernement qui sponsorise la machin Stop Covid qui marche pas. Même que Castex il a pas su le mettre sur son téléphone. Bon, le nouveau Stop Covid est mieux me dit-on, il s’appelle TousAntiCovid et est susceptible d’intéresser les geeks. Avant d’installer ce bazar sur mon Iphone, je m’interroge…à quoi ça peut servir? si j’ai bien compris, votre Bluetooth va détecter un type qui, sachant qu’il a le Covid, se balade dans la rue. Il se balade comme ça, en douce, rien que pour vous refiler son truc et faire sonner votre téléphone. Je n’ai toujours rien compris à Stop Covid.

TousAntiCovid est une application dite de contact tracing, au même titre que celles présentes dans les différents pays européens.

Elle utilise le signal Bluetooth d’un téléphone pour détecter un smartphone à proximité et ainsi établir de manière anonyme que plusieurs personnes se sont croisées. L’application prend en compte les contacts à moins d’un mètre pendant au moins 15 minutes. Les autres utilisateurs avec qui la personne malade est restée en contact prolongé durant sa période de contagiosité sont ainsi averties par une notification. La période de contagiosité débute à partir des 48h précédent la date de début des symptômes ou sept jours avant son test positif si la personne est asymptomatique.

Boulot, métro, dodo et…apéro

Je me marre.

Vendredi, tous les citadins se sont précipités dans les bistrots jusqu’à minuit avant les couvre-feux, histoire de bien faire le plein de virus avant la fermeture prévue le lendemain.

Peuplée de mécréants selon les islamistes, la France est en plus jouissive (selon moi). Je suis sidéré par le mode de vie des citadins: boulot, métro, dodo et… apéro. A propos de mécréants, lisez L’immeuble Yacoubian de Alaa al-Aswany, vous allez découvrir comment se pratique l’islam en Egypte et son creuset socioculturel vis à vis des femmes, de l’homosexualité et de la corruption. C’est un vrai délice pour mieux comprendre ce qu’est un état aux mains de militaires où les faux procès, les élections truquées, et les détentions arbitraires sont monnaie courante.

C’est comme ça que les chaînes de télé présentent le couvre-feu. On y voit des consommateurs attablés une dernière fois et des restaurateurs ranger tables et chaises. La France de la bouffe est punie.

C’est pour ça, selon le gouvernement, que le Covid a franchi toutes les barrières. Les barricades que le gouvernement a tenté d’organiser avec des palettes ramassées derrière l’Aldi. Jouir des bons restos, des apéros entre copains, LCI nous en abreuve. Maintenant que l’hexagone est devenu tout rouge, inutile de savoir par où passe le virus: il est devenu passe-partout. Les types qui bossent dehors sur les chantiers, je les vois: aucune protection! Alors j’imagine que dans les usines et les bureaux, c’est pareil.

Hi-ver-nons!

Les vieux auxquels j’adhère de plus en plus et qui me collent à la peau malgré mon corps défendant n’ont plus qu’un seul salut : hiverner!

La propagation Covid sur la planète terre

Une forme d’hibernation comme les marmottes. Sortir, oui mais tout seul et éviter tout rassemblement avec la population même familiale. Maintenant qu’on sait que personne ne sait ce qu’il va advenir, il est urgent de se mettre sur la touche. J’entends les rassuristes, pour eux, le Covid ne fait que 10% de nos morts quotidiens, on a donc encore 90% de chance de mourir d’autre chose. Oui mais mon problème à moi, c’est que je n’aimerais pas mourir du tout trop vite à mon goût.

Les décès Covid vont-ils prendre une pente exponentielle?

L’après-Covid

Je ne sais pas quand nous en sortirons puisqu’il est avéré qu’en juin 2021, on sera toujours en action défensive vis à vis du virus. Les élections? elles vont se succéder entre-temps et personne ne sait dire qui va se précipiter pour prendre le pouvoir avec une pandémie sur les bras.

Je n’ai jamais vu un gouvernement qui a autant la guigne que celui de Castex. Il a tout en même temps. Hollande avait eu sa part d’effroi avec le Bataclan et le magasin casher, c’était déjà du lourd, mais une épidémie!..

Depuis qu’En Marche fait du sur-place, un amoncellement de catastrophes est venu noircir le tableau, l’affaire Pétronin qui se termine en jus de boudin et l’horrible attaque islamique de Samuel Paty achève de nous démontrer l’extrême fragilité de nos corps d’État face aux attaques et aux manipulations étrangères. On savait le gouvernement fébrile avec nos apprentis-ministres venus de la société civile, mais la succession de ratages dans la gestion de la crise sanitaire risque de nous conduire au désastre.

Notre pouvoir est partagé entre deux objectifs: le sanitaire et l’économique. C’est la quadrature du cercle. Maintenir l’économie en marche? oui, et éviter un effondrement où tout le monde y perdrait (ou presque). L’enjeu est redoutable, si le Pays devient un immense mouroir, plus personne ne sera là pour produire et acheter et la société se délitera.

Le pire serait l’emballement incontrôlable du Covid avec des malades aux portes d’hôpitaux bondés et des champs entiers transformés en cimetières de fortune comme on l’a vu au Brésil.

Je comprends les rassuristes avec leur hashtag #covid1984 qui ne cessent de faire référence au monde d’Orwell, et qui estiment que vivre sous contrôle renforcé des libertés individuelles et collectives n’est pas drôle; mais faire comme si le virus n’existait pas, est-ce la solution?

Les épidémiologistes avancent des chiffres effrayants: si l’épidémie s’emballe de façon exponentielle, on pourrait atteindre simultanément 40 millions de malades et 1% de morts soit 400.000. On serait alors loin du petit Covid, de la petite grippe (!).

Sorti d’hôpital

J’avais été témoin de l’accident d’un cycliste dans ma ville début octobre. Il est sorti d’hôpital. J’ai découvert après coup que c’était un voisin, grand rouleur, qui pratique jusqu’à 30 cyclosportives chaque année dont « les trois ballons ». C’est dire qu’il est souvent absent de chez lui. Cette année il n’en aura fait « que » trois (sic) après être resté confiné pendant cinq mois en Espagne. Il ne s’explique pas comment il a percuté la voiture et pense que c’est le contraire qui s’est produit car c’est sa roue arrière qui est cassée. Élément fâcheux, il n’y a pas eu de constat des forces de police et c’est moi qui ait du produire aux sapeurs-pompiers le cliché que j’avais pris sur place pour identifier le véhicule adverse.

Holala, c’est dangereux

Branle-bas de combat dans la Cyclosphère, Vélomaxou estime le vélo dangereux.

Dans ma chronique du 11 octobre dernier, je révélais un certain nombre d’évidences sur la dangerosité de la pratique cycliste sur route et en ville.

Manifestement, un certain nombre de mes lecteurs se sont offusqués. J’avais commis un crime de lèse-majesté. J’allais détruire le mythe de la mobilité douce au sein d’un océan de conduites agressives, de SUV turbocompressés et pressés, de délinquants ordinaires de la route et d’incompétences des pouvoirs locaux.

Pourtant, tous les clignotants sont au rouge depuis que l’épidémie a précipité nombre de néophytes du vélo chez les vendeurs. Les accidents en ville se multiplient et ceux qui vont à l’hôpital ne sont pas les automobilistes mais les cyclistes, c’est une évidence.

Pourquoi le nier? alors même que toutes les associations de cyclistes ne cessent de réclamer des pistes, des priorités, des ralentissements?

Oui, la pratique cycliste est dangereuse dans le spectre diffus des mobilités et reconnaissons-le, la protection active et passive des cyclistes est nettement insuffisante.

Prenons l’exemple du casque. Je ne le choisis pas par hasard car il est un âpre enjeu des « pros » et des « antis », et qui a pour conséquence de prendre les cyclistes en otages. La FUB est formelle: « elle est résolument opposée à toute loi qui interdirait de circuler à vélo sans casque« . Tomber sur la tête? ça n’arrive qu’aux autres disent les « urbains »…les « autres »? ce sont les couraillons du dimanche. Pourtant, en ville on tombe aussi. Souvent bêtement. Le casque est donc une protection passive qui protège, même imparfaitement, qu’on le veuille ou non.

https://velomaxou.com/2020/10/07/pour-le-casque-en-ville/

L’autre protection passive qu’on devrait imposer, c’est le port de vêtements voyants et particulièrement l’interdiction d’être vêtu de noir. Y aura t-il besoin d’une loi pour ça puisque l’imbécilité de certains cyclistes devrait nous y conduire?

Soyons fou: faisons du vélo à Vieux-Thann. Photo non truquée

Holala, c’est dangereux ne va donc pas s’arrêter. Tirer à vue sur les inconséquences des décideurs publics qui nous mettent en danger, oui, je vais continuer. Il n’est pas question de transiger, de faire ami-ami avec ceux qui méprisent notre façon de nous déplacer et qui nous font des réponses évasives ou nous dotent des dernières miettes du budget de la rocade.

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