Jour : 5 octobre 2020

La pluie du cycliste

Sous la pluie la campagne est belle aussi et le promeneur souvent solitaire

Rouler sous la pluie à vélo

Beaucoup vont penser que c’est une forme de masochisme. Pourtant j’aime rouler sous la pluie. C’est un retour aux sources de la nature. De l’eau il en faut pour la vie. Pas trop, mais quand même. Rouler sous la pluie, certains promeneurs s’y adonnent, en plus de ceux qui y sont obligés comme les facteurs. Les marcheurs revêtent un long imperméable et portent un grand parapluie leur permettant d’être totalement à l’abri des intempéries.

Les travailleurs en extérieur ne sont pas exemptés de travail sauf sur un chantier en raison de l’impossibilité d’employer certains produits ou matériaux dont l’utilisation implique des conditions climatiques particulières. C’est la loi.

Moi je n’obéis qu’à une seule loi, la mienne. Ma loi me dit de rouler par tous temps autant que je peux. Il faut des préalables: un état d’esprit et des équipements.

La pause

L’abribus un hébergement qu’on choisira à l’abri du vent. Ce jour là j’ai roulé toute la journée sous la pluie, 160 km.

La pause va nous permettre de faire le point: l’état des forces et des équipements. Vérifier l’étanchéité des sacoches, améliorer l’habillement défaillant, sortir les cartes, manger et boire. Et ne pas trop tarder car l’engourdissement menace. L’abribus trop confortable sur lequel on pourra faire un somme est un piège. Dans certains villages, l’abribus est un petit chalet isolé du froid avec parfois de la lecture.

Un parcours routier rikiki m’a suffi à mettre le nez dehors

L’état d’esprit? c’est d’abord de la motivation et aussi une attirance pour ce qu’on a coutume d’appeler « le mauvais temps » dans nos sociétés modernes et aseptisées.

Rouler des heures sous la pluie, je l’ai déjà vécu. A la longue, les vêtements montreront leurs points de faiblesse, des coutures où l’eau pénètre, …le point clé sera l’isolement des pieds. Pas simple! Les chaussettes étanches peuvent être la solution.

A la longue, au contact de l’eau le corps se refroidit, penser aussi à des vêtements isolants du froid.

La conduite du vélo est aussi plus délicate: anticiper les manœuvres et ne pas déraper. Penser à être vu: sous la pluie, la visibilité est réduite. J’utilise systématiquement sous la pluie un imperméable jaune et j’allume ma lampe rouge à flash.

Le casque à nouveau d’actualité

Obligatoire jusqu’à l’âge de 12 ans, le port du casque est-il appelé à se généraliser à vélo?

La Sécurité Routière (SR) poursuit sa campagne de sécurité à destination des cyclistes. (voir aussi à ce sujet mon article du 25 septembre dernier)

En privilégiant une communication anxiogène qui aura pour effet de dissuader nombre de ceux qui hésitent à quitter leur voiture pour faire 3 ou 4 kilomètres en ville, la Sécurité Routière prend le parti des automobilistes. En Australie, l’imposition du casque a fait baisser la part modale du vélo de 30%. C’est plus facile de pénaliser le vélo que de construire des ouvrages sécurisés et dédiés. On ne sortira jamais de ce dilemme culturel qui cherche à tous prix à favoriser la bagnole et les SUV, cette hérésie environnementale qui fait que plus aucun constructeur n’a autre chose à proposer dans ses catalogues.

Avec des ouvrages comme celui-là, comment encourager le vélo? (source)

Normal, la Sécurité Routière est avant tout la représentation du lobby automobile. Privilégier le casque c’est conforter les comportements agressifs du monde automobile, moins prendre de précaution au voisinage d’un cycliste.

Cela dit, oui, le casque protège dans un univers urbain ou sur la route dès lors que la masse critique de cyclistes n’est pas atteinte comme dans les pays d’Europe du Nord et que nos infrastructures dédiées ressemblent à un salmigondis d’ouvrages obsolètes ou non avenus. Sans savoir l’expliquer, je roule casqué sur route ou dans les chemins pour les loisirs et sans casque en ville. Je suis pas un opposant acharné au port du casque mais je comprends la gène supplémentaire qu’il va occasionner en ville: va t-on se déplacer à pied avec son casque une fois rendu à destination par crainte de se le faire voler? il existe un problème logistique non résolu.

A moins de se procurer un casque pliant!

Vendu 90 euros (!) chez Darty

Si le casque est un argument de prévention de blessures graves, il ne limite pas la dangerosité des comportements, ceux des automobilistes notamment et ceux des cyclistes qui ignorent tout des règles ou qui s’en foutent.

Je serai encore plus vindicatif vis à vis des cyclistes qui roulent sans lumière ou habillés de noir.

Ne pas confondre Sécurité Routière et Prévention Routière…

La Sécurité Routière sur son site met en scène des situations anxiogènes entre cyclistes. Du grand n’importe quoi!

La Sécurité Routière est un organisme gouvernemental. Créée en 1982 au sein du ministère de l’Équipement, la Délégation de la sécurité et de la circulation routières (DSCR) est une administration centrale. Rattachée au ministère de l’Intérieur en 2008, c’est en 2017 que la DSCR change de nom pour devenir la Délégation à la sécurité routière (DSR).

La Prévention Routière est une association. L’Association Prévention Routière se bat pour changer les comportements sur la route. Créée en 1949 par les sociétés d’assurance et avec l’aide de l’Union routière de France, elle a pour objectif « d’étudier et mettre en œuvre toutes mesures et encourager toutes initiatives propres à réduire la fréquence et la gravité des accidents de la circulation routière ».

article en relation avec la Sécurité Routière

Les potins du lundi

Le risque Covid n’interdit pas le sport collectif dans les gymnases. C’est étrange.

Scène de ménage dans les restos

La Covid joue les prolongations. Dans ma famille on écoute la litanie des mauvaises nouvelles comme tout le monde. Les bars seraient de gros pourvoyeurs, mais dans les bars on n’y va pas. Les restaurants aussi. Mais dans les restaurants, on n’y va que rarement. Il reste des trucs enfermés qui n’ont pas fermés. Comme les salles de fitness ou les gymnases. On n’y va pas non plus. Et à chaque fois devant la levée de boucliers des professions interdites, on se dit qu’on se dirige vers un désastre économique plutôt que sanitaire. Les restaurateurs marseillais ont cassé leurs vaisselles devant la préfecture. Pour faire du bruit. On va devoir racheter de la faïence. Aux Chinois. Les Chinois ont le beau rôle: après nous avoir refilé leur Covid, ils nous ont vendu les masques qui vont bien avec, et maintenant les assiettes des restos.

Les gymnases de la ville? faut pas croire, y’a pas que les scolaires qui y vont, y’a aussi les adultes qui font du sport co, du volley, du hand, du fusal. Et là le risque est maximal pour se choper une Covid. Chaque soir lors de ma sortie urbaine, j’observe l’enseignement du jeu à travers les hublots du gymnase. Ils y mettent du cœur les entraîneurs. Et les joueurs aussi qui sont loin de se douter qu’ils sont de potentiels malades.

Maintenant que l’homme le plus puissant de la planète, Trump pour ne pas le nommer, est atteint, peut-être allons-nous davantage nous méfier puisque même les plus incrédules n’y échappent pas. Que Trump serve de cobaye pour être sauvé montre à quel point nous sommes démunis. La leçon de l’histoire avec Trump, c’est qu’une grande nation démocratique comme les États-Unis n’ait pas su interrompre le délire de cet homme propulsé sous les feux de la rampe au point de tourner en dérision son Pays en colportant des âneries, jour et nuit, au travers de toute la planète.

Faut-il se séparer?

C’est un sujet grave où les faux-pas ne manquent pas de vous propulser dans un camp que vous n’avez pas choisi. Notre Président a fait sobre en déclarant qu’il existe un séparatisme en France mené par des Islamistes et qu’il faut lutter contre.

On le savait déjà mais on n’osait guère en parler de crainte d’engager une polémique inutile tellement les stigmates sont présents. Pourtant ces excès de l’Islam, on les paie cash. Avec La Promenade des Anglais à Nice qu’on a honteusement commémorée le 14 juillet 2017 alors même que l’État a failli de A à Z, avec l’Hyper-Casher, avec Charlie Hebdo, avec la tuerie du Bataclan, j’en oublie…Aussitôt mes amis de gauche appuient sur le frein ou passent la seconde, c’est comme on voudra. Selon eux, s’il y a séparatisme c’est à cause des quartiers devenus hors-la-loi, de la pauvreté, de la drogue, de l’abandon de couches entières de la société, de l’absence de police de proximité,… Je connais la chanson. Et ils ont raison, mes amis de gauche. Mais cela suffit-il à se placer au-dessus des lois de la République en revendiquant d’abord la supériorité de la loi de Mahomet, des écoles coraniques, en obligeant les femmes à se voiler, en exigeant des services publics genrés?

J’avais fait un constat, celui d’un certain communautarisme dans les quartiers de ma ville (8000 hab.), rien de très anormal puisqu’il apparaît que des habitudes culturelles rassemblent les uns et les autres comme partout ailleurs sur nos territoires. Certes, j’ai quelques étonnements face à l’exotisme de certaines tenues vestimentaires, face à l’impétuosité de certains comportements, mais passons! Faut-il accepter l’échelon suivant, le séparatisme? Le séparatisme, c’est autre chose, c’est contrevenir à nos règles et à l’indivisibilité de la République. Par séparatisme, on entend une autonomie de certaines populations et pourquoi pas aussi un détachement de territoires entiers, des quartiers, des villes, des départements, comme pourraient le revendiquer des autonomismes corses, ou bretons, ou…

16 ans, une majorité fragile

J’entends dire qu’on pourrait donner le droit de vote à 16 ans. Pourquoi pas! J’ai connu en 74 l’abaissement de la majorité élective à 18 ans sous Giscard. Les spécialistes de la chose sont divisés. On a de grands ados majeurs, des Tanguy, et des ados précoces dont l’expression ne cessent de surprendre. L’autre jour l’un d’eux s’offusquait, t’es bipolaire ou quoi? lançait-il à son camarade. Les plus récentes recherches montrent que le cerveau ne finit son développement qu’aux alentours de 25 ans.

Mais ce serait prendre le problème à l’envers. S’il s’agit de lutter contre l’abstentionnisme électif, c’est une erreur de croire qu’en élargissant le champ des votants, on aura plus de votes dans les urnes…et moins de gens indifférents à notre processus démocratique. Comptabiliser les bulletins blancs? pour moi c’est un non-vote. Parmi les abstentionnistes on trouve de tout. Ceux pour qui les élections sont des pièges à cons, des incapables majeurs, des pêcheurs à la ligne et ceux qui comme moi estiment que parfois l’offre politique est trop conformiste pour mériter un choix. Le non-choix, c’est un vote par défaut engendré par nos démocraties molles. Il faut en convenir et la confusion de nos valeurs de gauche et de droite a renforcé l’abstentionnisme tout en favorisant l’ascension d’illusionnistes au pouvoir, un centrisme mou qui déçoit tout le monde.

Je serais plutôt pour établir un suffrage capacitaire, c’est à dire un droit de vote reposant sur une compréhension attestée de la citoyenneté. En bref, une sorte de brevet citoyen délivré dans les écoles à l’âge de 16 ans. On y vérifierait alors que le futur citoyen comprend ce qu’est la République laïque et ses valeurs.

C’est ignoble

C’est des choses qu’on peine à raconter. J’ai été témoin lors de ma rando de samedi d’une altercation. C’était en descendant le GR du col Amic qui jouxte la route des Crêtes. J’entends des cris…Une voiture arrêtée moteur tournant au bord de la route…sur le sentier deux hommes dont l’un manifestement très âgé et fragile faisait un besoin. Le second le tenait en le rudoyant, en le secouant. C’était interminable et effrayant de violence. Je me suis arrêté un peu plus loin sans comprendre. C’était une maltraitance, sans aucun doute. Et je n’ai rien dit, ni rien fait. Je m’en veux. C’est ignoble.

Cyclistes déçus

J’ai bien conscience avec un tel billet de décevoir. Décevoir mes amis inconditionnels du vélo. Ceux pour qui le parti du vélo se suffit à lui-même. Non je ne vous parlerai pas des exploits d’un nommé Alaphilippe ou d’une nommée Longo. Je laisse ces sujets à leurs adorateurs puisque mon vélo est à l’opposé du leur.

Je tente chaque matin de m’arrêter sur les pages sportives des DNA pour me construire un vernis de savoir. Le foot? non vraiment sur ce sujet je suis indécrottable. Je m’arrête un peu sur le cyclo-cross grâce à la petite Hélène Clauzel qui est très courageuse

Un lecteur me signale mon erreur: le cross-country, c’est avec des VTT et le cyclo-cross, c’est avec des vélos de route renforcés. Me voila moins bête!

Roya et Tinée

Monesi, la route emportée par les crues (en 2016)

Roya et Tinée, deux vallées mythiques pour les cyclos, durement touchées par les intempéries. C’est là qu’on fait ses armes fréquemment.

Montée au col de Tende, vallée de la Roya

Les Alpes Maritimes ont ceci d’étonnant qu’elles appartiennent toutes entières à la Métropole Nice Côte d’Azur. Ainsi les villages les plus reculés sont rattachés à Nice.

La vallée du Var du coté de Gilette. On a construit dans le lit du fleuve

Coté italien aussi, les ravages des dernières intempéries sont nombreux .

A Monesi (Italie) où je suis passé en 2018, on pouvait voir un paysage cataclysmique où un pan de la montagne s’est effondré le 28 novembre 2016 emportant route et maisons.

Articles en relation avec le Mercantour…

https://velomaxou.com/2015/09/06/les-alpes-a-velo-lautre-facon/

https://velomaxou.com/2018/09/13/autour-de-tende-a-vtt-3-3/

https://velomaxou.com/2015/04/26/pont-de-la-cerise-a-vtt/