Vélo des villes, vélo des champs, le VTT décontracté
Le VTT a cette faculté de pouvoir vous satisfaire sans trop en faire. Ce qui n’est pas le cas de la route qui est synonyme de circuit consistant. Un pratiquant routier qui ne fait pas ses cinquante bornes le dimanche matin n’est pas entièrement satisfait.
En revanche si vous ne disposez que d’un créneau horaire réduit de moins de deux heures, le VTT est là, dans les champs autour de chez vous, avec des raccourcis nombreux si par malheur on vous rappelle de rentrer au plus vite pour allumer le barbecue.
L’exemple type du Gravel avec son barda genre baroudeur. C’est ce qui plait aujourd’hui
Ce n’est pas moi qui vais dire du mal du Gravel, ce vélo pour gravier, venu tout droit des US en 2016.
Au diable le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse dit le dicton! Derrière le Gravel ne se cache rien d’autre qu’un coup de com qui exploite le marché du vélo et qui tente d’installer une niche entre la route et le chemin.
Soit!
Image glanée sur le net; le Gravel vous autorise le sur-mesure en fonction de vos goûts
Le Gravel Bike France sur Facebook avec ses 9000 membres assure le SAV du bouche à oreille; il n’en faut pas plus pour un engouement pour ces nouvelles machines souvent haut de gamme et dont chacun cherche encore la justification pour se lancer à l’aventure.
Lorsqu’on est « routier » et « vététiste », a t-on besoin d’un Gravel? le vélo tout chemin VTC ne suffit-il pas à faire l’affaire? Ce sont les questions à se poser. Ne tournons pas autour du pot: il y a d’abord beaucoup de geeks parmi les inconditionnels du Gravel, des cyclistes venus de la route qui voudraient faire du chemin tout en conservant l’aristocratie, l’académisme de la route.
Un Gravel de base pour commencer
Je me souviens que les compétiteurs ont inventé le cyclo-cross; avec le Gravel, nous n’en sommes pas loin. Les Graveleux, appelons les ainsi, ne manquent pas d’humour entre eux. Lorsqu’ils se posent la question de savoir quelle est la différence entre Gravel et cyclo-cross, ils répondent « ça s’écrit pas pareil! ».
D’autres le définissent ainsi : le Gravel c’est la version cyclotourisme du cyclo-cross. Comme quoi on peut s’autoriser la définition qui plait sans trop se prendre la tête.
Le Gravel made in Orbéa
Mais pour le dire autrement, je dois reconnaitre que le Gravel est capable de séduire aussi ceux qui peu à peu souhaitent se « défaire » du routier sophistiqué incapable de quitter l’asphalte. Alors oui, c’est un Gravel qui conviendra dès qu’on abordera les chemins forestiers vosgiens sans ornières. Alors vous pourrez construire des itinéraires mixtes: des départs par la route et des sections forestières bucoliques et poétiques à l’abri des pots d’échappement.
Mais finalement, vous l’aurez compris, le Gravel c’est d’abord un état d’esprit qui vous éloignera des records tout en vous rapprochant du vélo-nature.
Les fleurs, c’est pas mon truc. Mais c’est un point de passage obligé dans l’apprentissage. C’est comme le pâtissier qui n’aime pas faire les Paris-Brest. Alors je prends un tuto sur le net et je fais des allers et retours de l’ordi au tableau.
Je me fais la main à l’acrylique. Ce qui est bien à l’acry, c’est qu’on fait tout de suite des grands trucs qui meublent. J’ai presque envie de dire que c’est plus fastoche que l’aquarelle. Mais je ne le dirai pas.
Bon, finalement il n’a pas plu. Trop tard pour sortir un mulet.
Il faut être fou pour s’arrêter en pleine descente de Gildwiller le Mont.
Pourtant si, moi je me suis arrêté, j’ai tiré sur les freins pour prendre la photo du vallon avec Falkwiller qui s’étend le long du Soultzbach.
C’est fini, je ne le ferai plus. Pour cette fois seulement. C’est d’ailleurs pourquoi je roule tout seul, je m’arrête pour un oui pour un non.
J’avais encore assez d’élan pour prendre la grande courbe jusqu’au pont du village.
La grande forêt à gauche, allez-y! elle est mystérieuse; c’est celle que prenait l’abbé Saint-Morand pour rejoindre Altkirch, une fois la messe dite. Voir Sànt Morànd’s Brènnla tout de suite en entrant à l’intérieur
Je ne voudrais pas ici paraître un rabat-joie sans cesse dénonçant nos mœurs sur la route mais je dois constater chaque jour que les règles de bonne conduite sont de moins en moins respectées.
Je ne suis pourtant pas orfèvre en respect du droit. Moi aussi je flirte parfois avec la ligne blanche et je peste après ce feu orange un peu mûr ou ce passage protégé pour piéton zappé par inadvertance lorsque je suis au volant.
Mais enfin, je touche du bois, depuis 1970 je n’ai eu ni accident, ni condamnations infamantes en dehors de trois excès de vitesse avec ma voiture. L’un à 86 km/h au lieu de 60 en traversée d’un hameau, l’autre à 126 au lieu de 90 et enfin un dernier en Suisse de nuit sur une autoroute où je le confesse il n’est pas facile de savoir à combien on doit rouler. Non, j’en oublie un quatrième sur un tronçon autoroutier limité à 110 au lieu de 130.
Venons-en au fameux 80 km/h.
Force est de constater que le 80 n’a rien résolu. Il faut pour s’en convaincre observer les conduites de plus en plus impétueuses des conducteurs sur les départementales sinueuses. Se croit-on sur circuit dès lors que les véhicules acceptent tout de notre virtuosité? Virages négociés « à l’arraché », les pneus, la suspension se chargeant du reste, reprises diaboliques dans les côtes pour doubler un tracteur avant d’arriver en haut, dépassement de cyclistes en chapeau de gendarme vite fait pour ne pas taper dans celui qui arrive en face.
Bref, ces sinuosités le long de fossés profonds font les délices des nouveaux Fangio du volant. Si par mégarde vous vous trouvez pris dans cette nasse horaire entre 12h et 12h15 sur la route, on vous fera comprendre qu’il est préférable de pousser sur le champignon…ou alors de rester chez soi. Oui, c’est vrai, les retraités ne devraient conduire qu’en dehors des heures de pointe. On devrait même aménager leur permis: permis valable en dehors des heures de pointe. Comme les tarifs EDF.
trottinette Darty livrée en une heure à 499 euros, casse-gueule non remboursé
Naturellement ces engins là vont être déviés vers les pistes cyclables. Elles vous dépasseront la plupart du temps si vous roulez à moins de 25 à l’heure.
Sur la route, dans mon quartier l’une d’elles m’a dépassé alors que je m’apprêtais à tourner à gauche avec mon vélo de ville. Je ne l’entendais pas arriver.
Les accidents de personne vont se multiplier. Pourquoi?
Si vous vous souvenez de votre jeune temps, ces engins vous permettaient de garder contact avec le sol en patinant d’un pied.
Aujourd’hui vous êtes parfaitement catapultable depuis votre engin puisque vous n’avez rien pour vous retenir comme sur un vélo.
Dés lors on peut s’attendre au roulé-boulé de trottinetteurs qui finissent contre un poteau ou sous une voiture.
La loi d’Orientation des Mobilités a été votée. Elle est passée comme une lettre à la Poste grâce à LREM, le mouvement créé par Macron.
Dormons sur nos deux oreilles: rien de neuf à court terme. En province on va voir progresser bagnoles et camions et autobus.
Comme avant.
Les plus optimistes voient en filigrane la percée du vélo comme succédané à tous nos problèmes d’environnement. Bien sûr ceux là sont les seuls à le croire.
Non, ce qui fait sens, c’est d’affirmer qu’en 2040 la vente des automobiles fonctionnant aux produits pétroliers sera interdite.
Je ne serai vraisemblablement plus là pour en juger, mais j’imagine toutes ces vieilles guimbardes qu’on va devoir rafistoler comme à Cuba pour aller bosser.
Ou alors, on profitera du tracteur agricole comme en Roumanie pour se déplacer.
Oui, le gouvernement nous berce d’illusions avec ses bagnoles électriques.
Un nouveau pumptrack* est sorti de terre à Soppe-le-Haut (près de Masevaux) à proximité du complexe sportif rue des Vergers (à l’arrière de la mairie de Soppe-le-Haut).
Le
gros du travail a déjà été réalisé à la mini pelle par Mathieu TROQUIER
initiateur du projet pour l’association 22 Tout Terrain.
Une journée conviviale s’organise ce samedi 22 juin de 10h00 à 12h00 pour les derniers coups de pelles. Ensuite si tout se passe bien ce sera roulage et rodage de la piste
*une piste de pumptrack est destinée aux BMX et aux VTT. La piste est une succession de bosses et de virages relevés
Le fait cycliste existe. Il suffit de compter les vélos qui passent. Les associations comptent comment se répartissent les modes de transport, ce qu’on appelle la part modale.
Au fait combien de vélos passent à Vieux-Thann?
Beaucoup d’élus éludent la question ne sachant pas combien de cyclistes passent ici ou là. D’ailleurs c’est commode de ne pas savoir, on s’entend souvent répondre « des cyclistes, il n’y en a pas » lorsqu’il s’agit d’améliorer une piste ou une infrastructure. Les maires préfèrent plutôt employer le terme itinéraire cyclable plutôt que piste cyclable. Pourquoi? parce que l’itinéraire fait perdre toute priorité au vélo et qu’on peut confondre voiture, piéton et cycliste sans trop de risques en confondant tout le monde dans le méli-mélo.
Vieux-Thann, c’est la ville où le tronçon Voie Verte 331 de la Thur justement est manquant. Alors on envoie les vélos sur les trottoirs en dépit du bon sens. Pas grave, des vélos « y’en a peu! »nous dit-on…
Alors aujourd’hui, j’ai compté.
Entre 15 et 16 heures ce mercredi 19 juin.
Bilan 43 vélos
Ce n’est pas rien en pleine après-midi.
9 VTT
2VAE
9 urbains
23 routiers
On a parfois du mal à identifier la nature du cycliste; est-il vététiste ou urbain? question de flair. Je me fie aussi à l’allure et à l’équipement.
Flux et reflux
A cette heure de la journée 31 dans le sens montant de la vallée et 12 descendants.
Meroux, l’ouvrage est classé, il est fermé aux visites et il est mal entretenu. Voila qui est dit!
C’est insolite comme nom, Meroux. A ne pas confondre avec le gros poisson. Je n’étais encore pas allé par là. C’est le hasard de la balade de ce matin qui m’y a conduit.
C’est un fort et pourtant on l’appelle ouvrage, l’Ouvrage de Meroux. Étonnant bâtiment militaire construit avant 1914 pour fortifier la Place de Belfort face à un envahisseur en devenir.
J’ai compris que c’est le plus abouti de la série; il est tout en béton armé et pouvait contenir 425 hommes de garnison. Il y avait l’électricité fournie par deux moteurs Peugeot de 15 HP. Au total 13 kW en 110 Volts. On peut se référer à ce site pour en savoir plus.Visiter un site militaire le jour anniversaire de l’appel du 18 juin, je ne l’ai pas fait exprès.
Une descente agréable à Gildwiller
Avant cela, j’avais pris l’Eurovéloroute 6 sans autre ambition que de rouler.
Dannemarie, le charme de la plaisancePont canal en traversée de la LargueRestez groupés les enfants, le monsieur fait la photo…
Puis vint le moment où je décidais à Froidefontaine de faire demi-tour. J’étais au km 43. Je me fie à mon instinct et je commence à naviguer « au pif »… je tombe sur la francovélosuisse, « boucle des trois voies vertes »…c’est agréable.
Allons sur la francovélosuisse!la traversée forestière est confortable
La grande gare TGV de Belfort-Montbéliard apparait, baptisée Axion, c’est la première fois que je la découvre. Je la traverse…
gare TGV Jonxion 1, un truc futuriste, je présume vu le faible trafic…
Ensuite je bénéficie encore d’un bel itinéraire cyclable qui me conduit à Meroux puis à Bessoncourt.
J’ai hésité à prendre la direction du fort Ordener après Meroux, dommage!Jusqu’à Chèvremont, l’itinéraire cyclable est parfait, on est tout seul
A partir de Bessoncourt, ça se complique, je traverse le grand échangeur autoroutier jusqu’à la D83.
Je me fais tout petit le long de cette route D83 jusqu’à la sortie de Lachapelle-sous- Rougemont.
Je quitte la D83 pour prendre Soppe. Ouf!
Dommage que je n’ai pas su éviter ce tronçon routier éprouvant de la D83. trace GPS
Amateurs de VTT, voici 80 parcours au départ de Thann. Des plus petits à partir de 10 km jusqu’aux grands de 75km. 80 parcours que j’ai conçu et parcouru. Certains passages nécessitent soit de pousser soit (rarement) de porter son vélo.
refuge s’Holzhauier Hittel
Rocher du Poilu, Turenne, Pyramide, Waldkapelle, Molkenrain, Gsang, Belacker, Lutzelhof, Michelbach, Sicurani, Rangen, Amselkopf, Ostein, Hirnelestein,…autant de lieux magiques et chargés d’histoire à parcourir à VTT. Il suffit de s’en donner la peine.
La plaine d’Alsace depuis le Thannerhubel
Ces parcours empruntent des sentiers viticoles ou forestiers le long des sous-collines vosgiennes. D’autres plus difficiles vous mèneront sur les crêtes. Vous serez parfois sur des itinéraires balisés par le Club Vosgien, n’abimez pas les chemins et les ouvrages et laissez la priorité aux marcheurs.
Le Treh
Des plats et des moins plats de 100m à 1300m de dénivelé.
Ce ne sont pas des parcours de compétition, mais il faut être entraîné et en bonne santé; il convient donc de respecter la nature, les autres usagers que sont les marcheurs et aussi le code de la route pour les tronçons routiers. Ne dérangez pas la faune et les troupeaux d’estive et prenez garde aux chiens.
Oberwald (Lauw)
Recommandations:
Ne pas oublier que le VTT est énergivore en ressources physiques et qu’il demande adresse et attention. Si vous commencez le VTT, faites vous accompagner ou prévenez un proche de votre itinéraire. Emportez avec vous un petit matériel de dépannage et de l’eau s’il fait chaud. Pensez à consulter la météo si vous allez en montagne et ayez un imperméable. Dans les hautes herbes, sous les feuillages, protégez-vous des tiques (jambières et sous-casque).
Auf dem Rain Roderen
Les itinéraires peuvent évoluer: tenez compte des interdictions qui ont pu évoluer. Ne partez pas sans carte (TOP25 3620ET) ou sans GPS.
camp Turenne
Tous ces parcours sont sur le site Openrunner (OR) dont la liste figure ci-dessous. Il suffit de reporter l’ID sur le moteur de recherche OR pour y accéder
Je trouve qu’on était un peu vintage dans le col Amic en 2011. Les codes vestimentaires ne sont plus ceux-là. La route venait d’être refaite à neuf pour le passage du Rallye de France en 2010. C’est depuis cette année là qu’on l’appelle la route Loeb.
Relâchement. On n’est pas des esclaves du vélo, non. On a le droit de s’accorder du non-vélo l’espace d’un week-end. Alors c’est fait, j’ai bullé tout le week-end. Si le vélo est universel, il n’est pas encore partagé par toute la famille chez moi. Alors il faut bien faire une entorse à la règle de temps à autre. (voir mon billet d’hier)
Elles étaient combien?…quatre? cinq?…peut-être six fourgonnettes vendredi au col du Hundsrück. Des marcheurs? je ne sais pas. Mais ces fourgonnettes portaient toutes le sigle de divers organismes publics, Parc des Ballons, Conseil Départemental, et j’en oublie.
Pour ces gestionnaires de la montagne, pas de covoiturage, tout le monde monte avec sa bagnole.
La route Loeb, tous les cyclistes la connaissent. Sauf les élus du Conseil Départemental qui s’interdisaient d’admettre que c’est pour le Rallye de France qu’on avait goudronné la route forestière qui mène de Soultz au col Amic. La montée du Col Amic par Wuenheim (ou Soultz) est un vrai régal depuis que la chaussée a été refaite pour la venue de Sébastien Loeb en 2010. Auparavant cette route était jonchée de trous et personne parmi les élus n’auraient admis sa réfection prioritaire au nom des cyclistes du dimanche.
Aujourd’hui, Loeb n’est plus là et le rallye non plus. Tant mieux! C’est le Tour de France cycliste qui sert à présent de guide aux élus dans la réfection des routes. La preuve en est que l’itinéraire du 17 juillet prochain de Mulhouse à la Planche-des-Belles-Filles a été complètement relooké. Y compris là où la route était encore potable comme la descente de Bourbach-le-Haut. Il ne faudrait pas que le successeur de Froome vienne se casser un abattis dans la descente à cause d’un gravillon malvenu!
On pourrait rire de ces sursauts de bonne volonté de nos corps publics pour améliorer nos infrastructures qui, toute rigueur budgétaire cessante, trouvent de l’argent au profit d’œuvres privées. Car le Rallye de France et le Tour de France sont des entreprises privées qui bénéficient de deniers publics sans même que la Collectivité ne soit appelée à délibérer. Pourquoi par exemple ne pas organiser un referendum pour savoir s’il fallait ou non un revêtement neuf au col du Hundsrück? combien ça coûte au fait ces travaux de macadams menés sans concertation sous la pression d’un lobby? La démocratie représentative nous montre chaque jour un peu plus ses limites. Voter et nous nous chargeons du reste, c’est la politique dont on ne veut plus.
Faut-il interdire la pub pour les bagnoles? Je réponds oui, sans hésiter dès lors qu’on priorise dans ces réclames les SUV et les véhicules énergivores. Des députés suggèrent en effet d’interdire ces pubs qui ne visent qu’à encourager l’achat et l’usage de la voiture polluante. Des torrents de pub se déversent sur les antennes et dans les journaux (3 milliards d’euros, dit-on). Il est temps d’arrêter puisqu’enfin on sait que le monde automobile est voué à disparaître sous sa forme actuelle. La France est bien partie pour se trouver face à un nouveau marasme avec sa politique de petits pas vis à vis de la voiture. Il faut sans délai reconvertir toute cette industrie appelée à disparaître faute de quoi nous allons nous retrouver avec des millions de chômeurs en plus…et des importations chinoises massives de véhicules à batteries.
Marche à Bouzey. C’est ma seule activité de ce dimanche.
J’ai déjà parlé de Bouzey dans le passé, ce barrage réservoir situé à huit kilomètres d’Epinal (Vosges). Bouzey c’est d’abord une immense catastrophe survenue le 27 avril 1895. Le barrage mis en eau en 1880 cède. Sa vague de choc fera 87 victimes.
la stèle rappelant le drame de Bouzey
Pourquoi Bouzey?
Bouzey repose à l’époque sur un besoin: permettre la navigation entre la Moselle et la Saône. A cette époque la France ne dispose pas du Rhin, l’Alsace étant allemande depuis 1870. On construit donc le Canal des Vosges entre Dognéville (Vosges) et Corre (Haute-Saône).
Ce matin le loueur de la Maison du Vélo n’a loué que deux vélos .
Le réservoir de Bouzey est desservi par une rigole de 42km de long qui prélève son eau dans la Moselle à Saint-Etienne-lès-Remiremont.
Bouzey est à présent un lieu de villégiature et de loisirs.
On fait aisément le tour du lac à pied. Sept kilomètres. En revanche à vélo, c’est plus délicat car certains tronçons piétons parallèles à la route sont interdits aux vélos.
Bouzey, havre de paix pour les marcheurs
Les conflits d’usage sont permanents puisque j’ai constaté que de nombreux cyclistes empruntent la partie réservée aux piétons; ça rappelle un peu ce qu’on connait sur certains sentiers du massif avec le Club Vosgien.
Cela dit, les immenses bois alentour sont propices au VTT et l’on trouve de nombreux tracés sur Openrunner autour de Bouzey.
La croix républicaine de Thann.J’y accède par l’ancien cimetière israélite. Le chemin est bétonné mais sacrément difficile jusqu’au relais hertzien.
Je savais qu’il allait pleuvoir. J’ai donc pris un chemin pas trop éloigné avec le VTT.
C’est sympa comme parcours, le plus dur est en premier. Grimper à la Croix de la Résistance Républicaine qui surplombe Thann.
Thann, j’ai forcé sur le piment vert pour exciter les pixels. Ils ont réagi comme il se doit.
Une fois là, se laisser guider jusqu’au carrefour du Roi de Rome et rejoindre le Plan Diebold.
le bûcheron qui empile aussi haut prend des sacrés risques si un môme grimpe la-dessus
Un peu de goudron jusqu’au Hundsruck et rejoindre le monument du Premier Bataillon de Choc.
je sais que Pierre Brunner déteste qu’on salope les panneaux. Beaucoup d’anglo-saxons. Normal, chez eux, y’a pas de cols
C’est tout. Il n’y a plus qu’à se laisser descendre au refuge du Hochburg, puis à Rammersmatt.
Transhumance pullman sur deux étagesPatou à fait content, le maître lui retire ses moutonsPas toucher à la Vierge, c’est aux bûcheronsLa Vierge est effarouchée d’apprendre la nouvelleLe haut du bourg s’est fait refaire le panneau Mary a oublié la gamelle du chien (made in Holland)C’est bon, le ménage a été fait
Prendre le sentier botanique coté Bourbach et rejoindre l’oratoire au Eichwald.
La flotte arrive de Belfort sans prendre de raccourcisAvis aux connaisseurs!J’en ai compté vingt. Combien de sans papiers? que fait la police!
Pour finir en douceur, le tour du lac de Michelbach.
Mon vélo à bacchantes m’a fait la confidence: compte tenu de son âge, il veut bien faire président plutôt que de visiter les champs de tulipes
Plus grand, je veux faire président. Tous les mômes rêvent un jour de ça. Pas encore les vélos!
Quand on devient vieux, on peut réviser ses vœux d’enfance. Car on a vu défiler un quarteron de postulants-présidents qui ont réussi l’examen de passage et qui rapidement se sont discrédités pour gouverner au centre. Au centre de quoi? au centre du vide?…Le plus faussaire fut sans conteste Mitterrand qui a su entuber la gauche mieux que tous.
Pour moi De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Macron. Sept présidents, ça calme!
De Gaulle, le Grand Charles, c’était la grandiloquence, les trémolos. Pompidou, la bagnole. Giscard, le laitier et l’accordéon. Chirac, y’a les odeurs. Sarko, le Karcher. Vous aurez remarqué, les deux derniers cités puent la droite à plein nez.
Aucun ne m’a convenu. Je dois être rebelle à tout ce qui est présidentiel! Pourtant en Alsace on a coutume dire « on ne dit pas du mal d’un président »; quel qu’il soit et y compris le président du club pétanque. Le dernier, Macron, aurait du profiter de ma bienveillance revendicatrice: non! Je le déteste tout autant que les autres.
Mieux vaudrait donc qu’on ait un roi comme chez les Belges; le roi a un énorme avantage sur le président, il fout la paix à ses sujets.
Quand on déteste son président, alors on cherche…on cherche ce qui pourrait lui disconvenir. Il faut admettre que le président Macron a la fâcheuse tendance à prendre le contre-pied de mes opinions. Pourtant, sexagénaire accompli, les organismes de sondage classent les jeunes vieux parmi les bienveillants aux mesures de LREM incarnées par Macron 1er.
Moi je n’ai pas besoin de chercher longtemps, tout me déplaît.
D’abord les privatisations: je suis contre. C’est pour ça que fissa hier soir j’ai voté la pétition en ligne d’ADP…et ça n’a pas bugué. Même les Amerloks n’ont pas osé privatiser leurs aéroports, c’est dire! Après les autoroutes avec Vinci qui se goinfre avec notre pognon, non!
L’autre sujet tendance et très parisien, c’est la PMA. Je suis…contre. Ça me révulse qu’on légitime des gosses sans père…et bientôt avec deux pères.
Les impôts? fastoche: je suis contre le fait que Macron vole le pognon des retraités. Il m’a déjà pillé plusieurs fois le compte en banque et je sais m’en souvenir.
La maternité et les Urgences de mon bled ferment: je suis contre.
L’âge d’équilibre de la retraite, la suppression des régimes particuliers, je suis…contre!
On n’est pas sortis de l’auberge.
Allez hop! je sors le VTT avant la pluie car je ne suis plus bon qu’à ça, la France pousse ses vieux dehors. Comme elle peut.
Je classe en humour. Mais pas trop.
Addendum: un de mes grands fidèles lecteurs me parle de Hollande…Oui, j’ai séjourné en Hollande quelques jours. Mais il pointe surtout le fait que j’ai oublié Hollande parmi les présidents cités. Je ne l’ai pas fait exprès. Il est vrai en revanche que Hollande avec sa gauche molle n’a pas imprimé nos mémoires.
Ce n’est plus qu’un souvenir. J’ai la photo. Mais peindre est encore une façon de mieux s’inspirer des lieux. Au musée, on trouve un plan de coupe qui montre les Pays-Bas en-dessous du niveau de la mer. Par exemple les pistes du grand aéroport de Schiphol sont à moins quatre mètres.
Pourquoi tour de vis? parce que je voulais lutter contre ma flemme, alors je me suis infligé des pentes.
Les pentes, pour moi, c’est un exercice difficile; il me faut transporter ma personne et son vélo là-haut. J’admire ces jeunes hommes qui sprintent en grimpant. Je n’ai jamais su le faire, ni pu le faire. Heureusement le spectre du vélo est large, il y a de la place pour tout le monde.
Donc aujourd’hui, Amic puis Hundsrück, Schirm et Rammersmatt pour finir.
Je ne l’ai su qu’après y être allé, Kinderdijk (Hollande) est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est un témoignage historique de l’ingénierie hydraulique du XVIIIe siècle.
Dix neuf moulins pompent de l’eau et maintiennent la terre asséchée en envoyant l’eau dans des canaux.
Aujourd’hui, ces moulins ne servent plus, des pompes électriques font le travail.
Si on entre dans un de ces moulins, on constate qu’il s’agit en fait d’un corps de logis avec sa mini usine de pompage intégrée. Cuisine, chambre, et mécanique en bois de transmission de la force éolienne vers une pompe de relevage de l’eau. La tête du moulin est orientée face au vent à l’aide des poutres latérales et la vitesse de rotation est réglée grâce à la surface de voile variable déployée sur chacune des quatre pales.
Le quart de la Hollande est sous le niveau de la mer.
Je me suis retourné sur cette Planche que la Franche Comté exploite à des fins touristiques et que les écologistes regrettent. Le Tour de France cycliste est une carte sûre pour attirer du monde dans les Vosges. Pourquoi s’en priver? disent les investisseurs.
Après tout l’Alsace ne se prive pas non plus d’exploiter ses ballons vosgiens de même que les Vosges…
En haut du téléski, je me suis engouffré dans le sentier discret « rond rouge » en direction de la Roche Fendue. J’y ai retrouvé la quiétude.
C’est juste une réflexion à chaud. Un grand champion amateur qui s’est bâti un nom grâce à ses exploits dans l’extrême vient de mettre entre parenthèses sa pratique et sa communication abondante sur le réseau social Facebook. Cette parenthèse sera courte, n’en doutons pas car les ressorts qui l’animent ne sont pas morts.
Peut-être la sagesse lui permettra t-elle de faire le point sur les risques d’un ego surdimensionné qui vous conduit à perdre vos repères au nom de la performance.
Des repères simples comme celui de la limite humaine qui font qu’un jour il faut accepter de redescendre de son piédestal pourtant gravi avec opiniâtreté et admiration de son public.
Le sport extrême finit par vous trahir un jour, alors qu’on ne s’y attend pas. Plus dure est la chute.
Depuis qu’un scepticisme planétaire envisage la fin du monde, les écrivains de science-fiction se mettent à phosphorer. Comme ici Manon Fargetton avec son bouquin « dix jours avant la fin du monde ». Je n’en suis pas encore venu à bout, mais je crains le pire.
Imaginez-vous que notre ex-député écolo Yves Cochet n’y va pas avec le dos de la cuillère, il prône tout simplement de ne plus faire d’enfants. A quoi bon, puisque la fin du monde est d’ores et déjà programmée selon lui en 2050!
Sur ce thème, ils sont nombreux à nous prédire la mauvaise aventure puisque selon eux tous nos indicateurs sont au rouge vif. A commencer par les tenants de la thèse selon laquelle nous avons déjà consommé toutes les ressources de la planète six mois avant la fin de chaque l’année, en poursuivant ensuite par ceux qui se désespèrent de voir la biodiversité réduite en pièce du fait de la disparition des espèces animales et végétales. Alors on voit les thèses les plus loufoques apparaître comme le parti des animalistes aux dernières Européennes. Ces thèses là vont-elles supplanter nos partis traditionnels déjà fortement déglingués depuis qu’un certain Macron s’est mis à vouloir tout régenter?
Le portrait dépeint de la planète n’est pas beau. Il ne manque plus que d’instiller une dose d’eugénisme comme le fait Yves Cochet pour comprendre qu’on n’a plus qu’à se suicider.
Selon l’imagination fertile de Manon Fargetton, la fin du monde viendra tout simplement d’une cyber-attaque extra-planétaire qui déclenchera des explosions destructives du genre humain, incontrôlables mais systématiques à partir de l’Extrême-Orient jusqu’aux Amériques. Tout le monde se rue vers l’ouest, vers la mer dans un chaos indescriptible rien que pour survivre quelques jours de plus.
Avec ce climato-scepticisme, il ne manquerait plus qu’un gourou annonce officiellement notre perte prochaine pour nous foutre la pétoche comme la secte du Temple Solaire en 1995. Il est vrai que les tensions internationales n’aident pas à garder la tête froide et que nos politiques de progressisme débridé semblent oublier que nos réserves sont limitées si l’on veut vivre en bonne intelligence avec notre planète.
Il serait donc plus que temps que les opinions se ressaisissent et comprennent qu’on ne peut pas tout avoir comme avant sans remettre en question nos dogmes libéraux et une croissance infinie.
Je le sens mal. Je sens mal cette inconsistance du modèle dominant qui donne l’impression qu’il ne contrôle plus rien. De la fiction à la réalité, il semble que le chemin est étroit.
Beaucoup plus prosaïque en ce lundi de Pentecôte, le temps. Le temps mauvais et ces tombereaux d’eau qui se déversent sur l’Alsace font que je n’irai pas ce matin à la Ronde des Etangs de Carspach. En 2016, j’avais abandonné à la suite d’une chute sur sol boueux. J’attendrai donc 2020…
C’est en rentrant que j’ai entendu siffler le train. C’est inhabituel d’entendre un train siffler. Aujourd’hui c’est la trompe du TER ou le ding du tram-train.
On bascule l’aiguillage
On n’est pas moderne, me dit l’aiguilleur, puis il pose son cadenas la manœuvre terminéeUne vache de manifRoderen est pro-vélo. La petite plaque à coté mérite un peu de polish
Je pars de Lepuix et je grimpe le long de la Savoureuse en direction du Ballon d’Alsace.
Je passe devant la Roche du Cerf, je traverse les gouttes du Lys, Boileau, des Oeillets sans même être mouillé!
Il faut croire que c’est vrai. Qu’est-ce qu’on n’invente pas comme conneries. On peut aussi la boire?
Après 6.5km sur la RD 485, je quitte à gauche pour prendre le Rummel. Et je poursuis jusqu’à l’Etang des Roseaux à la cote 863.
Le Pont du Rummel est bardé de panneaux
Il reste encore un peu à grimper jusqu’au Refuge de la Grande Goutte à l’altitude 1020. Ensuite je me maintiens sur la crête en contournant la Tête des Fougères. Je suis sur le GR533.
L’étang des Roseaux et son ile rocheuseAu refuge de la Grande Goutte, j’ai mis les grandes chaussettes pour éviter les tiquesLe refuge de la Grande Gouttele ménage est à faireLa signalétique « Planche des Belles Filles » est mise en œuvre à l’approcheJ’ai manqué cette direction alors je suis revenu sur mes pas car le chemin en-dessous descend trop bas par rapport à la PlancheGR533, pourquoi tricolore?je débouche au niveau du téléski, il me reste la dernière rampe à escalader, celle qu’on verra dans le Tour de France 2019le zigzag salvateur pour les coureurs en manque de braquetspose des barrières en cours pour une course qui a lieu demain La Planche des Belles Filles
J’aboutis au téléski du Chalet. Face à moi le raidard qui affole les coureurs du Tour de France. Une fois en haut, je me faufile dans un single rond rouge jusqu’à la Roche Fendue. Puis je dégringole le Querty.
Je quitte la Planche par le sentier Rond Rouge, FFI: c’est un chemin de mémoire qui conduit à la stèle des FFI http://www.cancoillotte.net/spip.php?article1013Vue sur le Ballon d’Alsace en faceVue sur la plaine depuis le Querty
Je prends le chemin forestier losange vert qui traverse la Goutte Guillaume et je me laisse descendre par le Pré Colin et le Pré Montendon jusquà Chauveroche le long du ruisseau des Belles Filles.
la scierie communale de Lepuix-Gy date de 1878. La commune devait face à la disparition des scieries du lieu qui entraînait la dépréciation des bois.la roue à augets de la scierie, une conduite d’amenée de l’eau en bois arrive en haut de la roue
J’arrive à Lepuix par la scierie municipale. 27km/800m
Monpazier, ancienne bastide du XIIIeme siècle. J’ai regardé dans le Larousse : Petite ville fortifiée et à plan régulier, créée de toutes pièces au Moyen Âge dans le sud-ouest de la France.
Alors c’était bien cela que j’ai vu la semaine dernière chaque soir en rentrant de ma balade à vélo dans le Périgord. Le petit village n’a plus que des envahisseurs pacifiques, les touristes.
Il était 14heures 30, alors je me suis assis sur le banc de bois devant l’arcade. J’ai attendu que le magasin SPAR ouvre à 15 heures pour y faire mes petites courses. La place scintillait sous le soleil et les flonflons de la fête se préparaient. Il faut un programme de festivités lorsqu’on vit grâce au tourisme. La grande tente blanche nous privait de beaux plans photographiques mais il fallait l’accepter.
Peindre les vieilles pierres est casse-cou. Je le confesse. On commence par empiler une rangée de pierres, puis deux, puis à la troisième rangée on s’épuise tellement c’est monotone. Qu’en pense le maçon? lui qui n’a pas le choix?…
La pierre a des reflets bleutés, des cristaux je présume? La pierre bleue existe réellement en Wallonie et dans l’Escaut mais pas dans le Périgord. Tant pis, moi je la vois bleue. J’en ai besoin pour renforcer mes tons chauds et mes contrastes. Je connais des peintres qui sont tétanisés par les murs blancs comme un mur des lamentations et qui ne savent pas quoi en faire. Moi, j’en ai pris mon parti: un fond humide coloré et je délimite ensuite.Faut surtout penser à exploiter les reliefs de l’architecture, sa profondeur de champ sous les arcades et donc exploiter les ombres. Je ne suis pas expert. Mais je me suis libéré de mes angoisses, j’ai fait le mur.
Soulaures. Je mets parfois une image « coup de cœur » en tête de récit. Encore faut-il en avoir une! je trouve celle-ci pas trop mal foutue. Il faut avoir l’ombre au bon endroit en fonction de l’heure de passage, un avant-plan sympa avec du végétal coloré, une architecture homogène bien cadrée. Bref savoir se décerner des fleurs! J’ai de la chance, y’a pas de bagnoles pour gâcher le paysage.
Voici mon séjour à Monpazier (Dordogne) qui se termine.
81km et 900 mètres
Pour me rendre à Aigueparse, mon voisin du camping me dit passe donc par Soulaures, c’est moins difficile.
Je lui fait confiance.
Mais à Soulaures je m’embarque sur la mauvaise route ne trouvant pas une intersection que j’imagine, rétrospectivement, cachée derrière l’église. En conséquence de quoi, j’ai fait dix bornes de plus pour atteindre le premier site à voir.
J’arrive enfin à Aigueparse après moult circonvolutions dans le landerneau et une rafale de bosses Je suis tellement excité par l’Occitan que ma photo est pourrie. J’ai même pas un type de l’Equipement sur place pour démonter le panneau le temps de photographier. Le bled a perdu sa qualité de commune, il est rattaché à Mazeyrolles. L’histoire des lieux raconte qu’on a de la bonne eau partout. Effectivement, j’ai vu un type remplir des bouteilles de Volvic vides au bord de la route.
L’église romane d’Aigueparse possède un clocher-mur et un clocher tour fortifié en forme de donjon ; un chœur avec corniche à modillons sculptés ; abside voûtée en cul-de-four. Vivre dans le donjon de l’église avec pour seules fenêtres des meurtrières, très peu pour moi.Quand tu es attaqué, tu peux toujours faire sonner les cloches, personne ne viendra te délivrer, surtout si la guerre doit durer cent ans. Depuis que la route est goudronnée, on peut se barrer vite fait. A vélo.
La cabane du type qui habite là est belle. Mais tout est fermé.Me voila sur la grand route. Un commerce de bois du pays
A Fonsalade, le riverain m’a dit de prendre la nationale jusqu’à la Gare, ce sera moins dur pour rejoindre Loubejac. Oui m’sieur, j’y cours tout de suite. Les chiens aboient de rage de voir un cyclo oser s’adresser au proprio. Je pars dans un concertino de chiens fous.
Au grand rond-point, pas de gilets jaunes…mais je suis quand même le bienvenu. je vais faire 10 bornes pour atteindre Loubéjac Me voici à Loubéjac. On voit l’église de loin. Elle est classée, comme il va de soi.
Il y aurait 269 habitants à Loubéjac. Je n’y ai vu que deux ou trois maisons. Étrange… Ou bien tout le monde est éparpillé dans les hameaux…bon l’église est belle, mais je commence à avoir ma dose d’églises. J’en profite pour éventrer mon sac de chips et j’arpente la butte. Je ne vois pas le proxi non plus
C’est du solide, y’a pas à dire. Plus solide que Notre-Dame au moins!
Bon alors les châtaigniers, où ki son?
ça y est, j’en ai trouvé des châtaigniers. Même qu’ils en plantent des vergers comme chez nous les pommiers!
Je n’ai vu que deux abris ronds comme celui-ci. Très beau entièrement en pierre.Me voici à Villefranche-du-Périgord. Les Gilets jaunes m’accueillent à bras ouverts. Je leur explique comment j’ai réussi à échapper à la hausse de l’essence en voyageant à vélo. Ils semblent dubitatifs sur ma trouvaille. Alors je vais prendre un café au commerçant ambulant devant…l’église. Notre ami Henri Bosc arrive. Il se réfugie tout de suite à l’ombre des arcades sous les regards admiratifs des autochtonesici au moins on ne risque pas les coups de soleilLe clocher-mur de Villefranche et ses deux tourelles.C’est jour de marché à Villefranche
Comme je n’ai pas l’intention de m’éterniser à Villefranche, je reprends ma trace et je vais à Besse. Besse 156 habitants. Et devinez quoi?…je vais voir l’église! Non!…..si!……..
L’Eglise de Besse est mastoque. Dieu au Moyen-Age était un sacré donneur d’ordre. Il n’y avait pas chômage, au moins.C’est vrai qu’on n’avait pas de vélo à l’époque, on pouvait donc prier tout le temps. Le contremaitre distribuait les tâches: toi Jojo tu arrosseras les salades, Firmin tu iras au pain, Benoît corvée de patates, Augustin tu trairas les chèvres A Besse, les boites à lettres sont en pierre de taillekoi, koi, koi,koi.Dès que j’apparais au détour du virage, le troupeau d’oies sonnent l’alerte. Prats en Périgord. C’est ma dernière église, je vous le promets. Il est midi, personne dans la rue.Je fais le tour du village et je m’en vais
Je reprends mon récit avec cette troisième journée en compagnie des Amis du Randonneur à Monpazier (Dordogne)
Le parcours du jour comprend 90km et consiste, entre autre, à découvrir les rives de la DordogneA l’abbaye de Cadouin, il fait déjà chaud. Alors on se réfugie à l’ombre du cloître on s’attarde même dans l’abbaye
l’épaisseur des murs préserve de la chaleurvoici la Dordogne à Limeuil. Nous la traverserons pour parcourir l’autre coté de la rive
Le méandre se dit cingle ici. Nous montons donc au cingle de Trémolat où se trouve un belvédère qui surplombe cette boucle de la Dordogne, après celle de Limeuil.
Cingle de Trémolat et ses falaises calcairesdeux confrères quittent le cingle en direction de Mauzac-et-Grand-Castangbeau viaduc ferroviaire à Mauzac Je retraverse la Dordogne à Couzele beau château de Bannes sur la route du retour en montant la vallée de la Couze je traverse Beaumont-du-PérigordMe voici arrivé à Monpazier, camp de base
Combien de municipalités utilisent cette solution qui consiste à faire rouler les vélos sur le trottoir!
On se dit « chouette, on prend soin de nous! au moins sur le trottoir je suis en sécurité » C’est vrai sauf que le risque d’une collision avec un piéton est à craindre surtout si la fameuse bande cyclable n’est pas délimitée comme c’est le cas sur cette image d’illustration (ville de Thann, rue de la Paix déclarée axe stratégique vélo par la municipalité).
A noter que sur le cas mentionné la bande cyclable est bidirectionnelle en totale contradiction avec la place allouée qui est trop faible pour se croiser. La recommandation est de trois mètres.
Mais le plus délicat intervient aux intersections. En effet la balise de priorité « cédez le passage » ne dispose aucun droit pour le cycliste qui doit laisser passer les véhicules venant de droite et de gauche…mais aussi les véhicules venant dans son dos et qui tournent à droite, idem pour ceux qui viennent face à lui et qui tournent à gauche.
C’est pourquoi la bande cyclable sur trottoir est une fausse bonne idée puisqu’elle place systématiquement le cycliste en infériorité avec le « cédez le passage » aux intersections. L’autre erreur commise ici, c’est d’avoir matérialisé en vert la traversée qui donne la fausse illusion au cycliste qu’il est protégé. Dans le cas où la piste n’est pas prioritaire, il est recommandé de ne pas matérialiser la traversée, afin de ne pas sécuriser faussement les cyclistes. Un “cédez-le-passage”, voire un “STOP” ou un “feu”, sera implanté sur la piste (fiche 06v du CEREMA)
Comment concevoir une intersection de voies prioritaires? (exemple CEREMA) On notera sur ce schéma la présence du panneau C113 qui n’oblige pas à emprunter la bande cyclable. En cas d’absence de ce panneau sur le terrain, il subsiste un doute
La solution pour le cycliste qui veut pouvoir rouler sans s’arrêter à chaque carrefour est donc de rester sur la chaussée. Dans ce cas, la seule priorité à observer est celle des véhicules venant de droite.
Monpazier, ancienne bastide, au cœur de notre séjour
Je commence par l’administratif, l’assemblée générale des Amis du Randonneur. Je passe sur le coté lénifiant de toute assemblée dès lors que sur le fond tout le monde est d’accord. Toutes les résolutions ont été votées à main levée sans discuter. C’est dire que le consensus est de taille. Menée de main de maître par le président Régis de Saint Estève, l’AG aura duré à peine trois heures.
Retenons que la moyenne d’âge des augustes randonneurs est de 67 ans. On comprend donc pourquoi aucun d’eux ne souhaite devenir devenir dictateur vis à vis de la direction en place. D’ailleurs le constat est là comme dans bien des organisations cyclistes: l’âge s’avance et l’on peut craindre de voir les syndics de faillite déposer le bilan dans quelques années.
Comme dans tous les clubs, organiser une randonnée cycliste devient de plus en plus compliqué vis à vis des préfectures appelées à « savonner la planche ».
On manque de rédacteurs à la revue surtout à la rubrique « mon p’tit coin méconnu ». Faut dire que les titulaires sont tellement bons qu’on hésite à déposer sa prose devant le comité de rédaction. J’en ai fait l’expérience…
L’abonnement va passer à 23 euros au lieu de 20 pour faire face aux coûts de fabrication et aux abonnements qui mollissent (669)
La rencontre nationale de 2020 aura lieu à Saint-Romans sur Isère dans…l’Isère. J’imagine qu’il y aura aussi de belles déclivités.
J’ai toujours en tête l’idée d’une rencontre régionale en Alsace mais j’avoue avoir du mal à caler des parcours attractifs…ainsi qu’un point de ralliement confortable.
Après l’AG de Ponpazier, on prend nos vélos et on part visiter Périgord et Dordogne trois jours durant.
Monpazier, la halle. Je ne sais pas si les poutres sont d’époque…Je quitte la bastide sans être inquiété. Aucun hallebardierCe qui est bien dans le Périgord, c’est que les hameaux se succèdent. On ne reste donc pas longtemps sans tomber sur une abbaye, une bastide ou une chapelle. La religion a marqué son empreinte indélébile indissociable de l’histoire du Moyen-âge Souvent le clocher n’est qu’une façade abritant les cloches Le réseau routier est particulièrement adapté au vélo, peu de voitures et routes entretenuesMontferrand-du-Périgord, un must de la balade