Les potins du lundi

La planète des fous va t-elle comprendre qu’elle joue sa perte avec cette pandémie?

Mes lecteurs fidèles se sont habitués à cette chronique du lundi. Elle m’engage par un juste retour des choses à la tenir avec pugnacité et aussi avec courtoisie, deux valeurs qu’on oublie parfois dans nos rapports qu’on dit sociaux.

A ce sujet, force est de constater, avec regret, que les avis des uns et des autres lorsqu’ils s’expriment sont souvent dénués d’égards et rédigés en style expéditif, truffés de fautes et peu empreints de respect. J’ai cette tendance à les fuir. Fuir les listes de discussions stériles où chacun veut s’ériger en juge, fuir les groupes Facebook devenus encombrants et sans intérêt et retourner chez moi, c’est à dire sur mon blog (qui existe depuis 2006) où chacun est bienvenu à la condition de se conformer à la bienséance. Oui, je sais, ce vocabulaire pourra paraître précieux, voire suranné, mais n’est-ce pas aussi une forme d’élégance dans notre monde brutal?

Qu’est-ce que je vais bien pouvoir vous dire ce matin?

Oui, le vélo si vilipendé, si méprisé, si dénigré pour sa supposée ringardise devient tendance.

Je crois qu’il est temps dans cette accalmie relative de la pandémie de jeter un regard sur notre destin. Notre destin à tous.

Pas seulement celui du vélo qui est en vedette actuellement en tant que modérateur de l’épidémie dans les villes. Ce qu’on n’aurait jamais osé dire, ni faire il y a peu, nos grands décideurs l’ont fait: hisser le vélo au rang de moyen de transport vertueux et « outil-barrière » de l’épidémie!

Oui, le vélo si vilipendé, si méprisé, si dénigré pour sa supposée ringardise face au modernisme redevient tendance. Pas seulement chez les bobos, mais aussi chez ces nouveaux prolétaires en cols blancs des grandes cités.

On fait la queue chez les vélocistes pour s’approvisionner en « petites reines » et l’État, magnanime, vous offre jusqu’à cinquante euros pour changer les patins de freins ou la chaîne usée dans sa gangue de cambouis.(Isabelle n’en pense pas que du bien)

Mais revenons au reste…le retour à la vie normale dont on dit qu’elle ne sera plus aussi normale qu’avant.

A quoi pourrait-elle ressembler cette nouvelle vie?

Rien n’indique encore qu’on sortira à court terme de notre rapport à l’autre autrement qu’avec des gestes-barrières et une méfiance face à aux virus capables de nous exterminer.

Alors va t-on devoir arrêter ce capitalisme sauvage qui pille la planète, car c’est de cela qu’il s’agit, non?…ou alors je n’ai rien compris.

La destruction de notre éco-système, la pollution endémique de notre terre, de notre air, de nos eaux, l’agitation incessante et frénétique des humains qui sautent d’un continent à l’autre pour un oui, pour un non, c’est bien de cela qu’il s’agit, non?

Entre vous et moi, j’ai peine à croire que les États inféodés au monde capitalisme seront capables d’arrêter quoi que ce soit du péril qui gagne. Puisque l’autre modèle reste à inventer après la disparition des idéologies alternatives.

Arrêter le transport aérien, arrêter les mastodontes marins qui commercent sur nos océans, arrêter le dumping sur nos emplois, arrêter la délocalisation de nos fabrications essentielles, arrêter ce monde de la bagnole et des camions qui tuent notre bio-diversité, qui pillent nos ressources, …redécouvrir la vertu et la nécessité de disposer de services d’intérêt général déconnectés du marché comme nos hôpitaux, valoriser les métiers du service public, pas seulement avec des médailles,…est-ce bien cela que nous comprenons après ce séisme épidémique?

Allons-nous aller demain vers un monde plus juste qui cesse d’avilir les plus pauvres de la planète?

Je me demande vraiment si cette pandémie sera capable d’initier une nouvelle ère de transformation de nos rapports entre l’homme et sa planète terre. Si cette pandémie est là c’est d’abord en raison des désordres écologiques causés par l’homme et des mésusages de son capital humain et animal.

Un virus qui met en question nos mobilités…et nos libertés publiques

les nouvelles mobilités urbaines vont-elles révolutionner les transports?

C’est un boulevard qui s’ouvre devant ceux qui s’intéressent à nos mobilités. Le virus, la maitrise de sa propagation, mettent en cause la façon dont nous nous déplaçons et dont nous vivons.

Avec le confinement de la population, le gouvernement a tout arrêté, tous les moyens de transport, avions, trains, bateaux, automobiles et…vélos. Les vélos n’étaient pas explicitement dans le texte alors le Ministère de l’Intérieur s’est empressé de faire la chasse aux cyclistes. Interdire la circulation à vélo, tout le contraire de ce qu’il fallait faire. Les cyclistes au quotidien dont je suis s’en souviendront longtemps de cette bourde de l’État.

Résultat: les citoyens ont redécouvert des villes silencieuses, dénuées de pollutions et font l’expérience de nouvelles formes de travail plus respectueuses de l’environnement, moins énergivores en transports tout en suggérant de nouveaux choix de vie.

Le virus est d’abord une affaire urbaine: il touche en priorité des populations rassemblées, au travail, dans les transports, dans les lieux commerçants, culturels et cultuels.

Bref, le Covid-19 s’attaque d’abord à notre modèle de développement ainsi qu’à ces flux incessants de transports planétaires.

Dés lors, le refuge devient la campagne, une forme d’autonomisation de la production et des échanges plus respectueuse de la nature. Vaste programme qu’on peine à imaginer dans un monde qui a fait fausse route avec la mondialisation!

Tour du Haut-Rhin à VTT

J’avais émis cette idée en février dernier, faire le tour du Haut-Rhin à VTT en épousant les limites territoriales de mon département. C’était donc avant que le Covid ne vienne nous mettre des bâtons dans les roues.

On le tente quand même le 8 juillet prochain…en respectant les gestes-barrières!

Cinq étapes, au total 340 km, 7700 mètres. Rien d’impossible a priori avec un peu d’entraînement et déplacement en mode « bucolique ». Il n’y a donc aucune logique de compétition en jeu.

Le Tour du Haut-Rhin 340 km, 7000 mètres, 25 cols. Départ Masevaux

Tous les éléments du voyage à vélo sont là

…et aussi là

Pour l’heure nous sommes officiellement deux sur la ligne de départ le 8 juillet à Masevaux…fin du voyage le dimanche 12 juillet à…Masevaux.

Le Haut-Rhin, c’est tout plat. Non on ne passera pas là.

Le voyage est en mode autonomie, c’est à dire qu’on transporte ses bagages et chacun fait en sorte de réserver son hébergement aux étapes.

Les étapes en soirée sont:

  • col de Bussang
  • col du Bonhomme
  • Vogelgrün
  • Ferrette

Tous les cyclos intéressés peuvent se joindre cordialement à nous, même pour une partie du voyage, chacun étant considéré en excursion personnelle.

Les inconnues sont…

  • la levée du confinement 100 km pour les cyclos extérieurs à la zone, tout haut-rhinois étant libre de se déplacer dans son département, sauf en cas de « reconfinement » inattendu.
  • l’autorisation d’ouvrir pour les hébergements et restauration.
  • hébergements hôteliers possibles si réouverture « Covid »
Moto Hôtel Route du Col de Bussang, 88540 Bussang 
Realis Vosges-Alsace1 Col du Bonhomme, 88230 Plainfaing
Auberge du col du Bonhomme 2 Col du Bonhomme, 88230 Plainfaing
Hotel le Caballin Île du Rhin, 68600 Vogelgrun
 le Felseneck à 68480 Ferrette

Par expérience les sacoches sur VTT se prêtent mal aux sentiers. lire mon article

Il n’y a pas d’inscription mais il serait préférable de vous faire connaître si vous souhaitez vous joindre à nous contact vélomaxou

Les potins du lundi

Souffrons-nous du syndrome de la cabane?

Y’a pas k’le vélo dans la vie!

C’est vrai, vouloir s’astreindre à un seul hobby présente des contraintes. Il fait de vous un inconditionnel obtus et fermé à toute autre forme d’activité, de passe-temps. Il faut donc conserver en soi une grandeur d’âme capable de vous intéresser à ce qui peut paraître futile, dénué d’intérêt ou encore trop cador pour ses petits neurones.

D’abord, nous les blogueurs, on est mal placés pour parler d’ouverture d’esprit. Voici ce qu’on dit de nous sur Wikipédia …

Bien que la plupart des blogueurs hésitent à donner une définition claire de leurs intentions, les blogs servent principalement à l’auto-représentation, se formant alors autour des affects et des idées propres à leur(s) auteur(s). Utiliser un blog représente en effet un moyen de définir son identité, particulièrement une identité en ligne. C’est pour cette raison que la presse et l’opinion populaires sont parfois amenées à fustiger ce qu’elles considèrent comme l’égocentrisme des blogs.

Égocentrique le blogueur? Pour sûr puisqu’on ramène « notre science » depuis des années sur la toile. J’en ai presque honte. Mais dans notre corporation des communicants en ligne, on passe un peu pour des has-been car des influenceurs en lien avec le marché beaucoup plus in nous dépassent de loin et aussi des youtubeurs virtuoses qui excellent sur leurs chaines.

Pourquoi dire cela en préambule à mes potins du lundi? Parce que j’ai beaucoup appris de ce confinement sur la vie de nos contemporains qui se sont souvent réfugiés dans une forme d’ascèse, de privations du corps et de l’esprit. Comme une punition, cet enfermement nous a permis de vivre autrement et de réfléchir sur le monde.

Plus de temps pour reprendre des lectures abandonnées et plus de temps pour se réapproprier des espaces « come-back »: ranger des images, inventorier des peintures délaissées, construire des albums de voyages,…en panne de lectures, j’ai franchi un nouveau cap de la merdouille électronique. J’ai acheté une liseuse et pire! une kindle de chez Amazon. Moi quand je veux un bouquin, c’est tout de suite, alors je me suis affranchi des livreurs. Qui peut me le reprocher? et avec quels arguments? les libraires?…complètement dépassés par le virus, pris à la gorge. C’est triste pour eux mais ce n’est pas moi qui vais aller à Mulhouse, le cluster, pour trouver un livre qu’on devra commander. Alors j’attends les objections…Je sais, c’est perfide, mais c’est factuel.

La vie semble avoir repris ses droits. Les jeunes, leur insouciance, les éclats de rires, les jeux de ballons, les rodéos à vélos,…bas les masques!

La maladie? quelle maladie?

C’est un truc de vieux, on l’a compris. Les journalistes insistent toujours sur les plateaux pour faire dire aux sachants à partir de quel âge on est « comorbide« ? 50, 60, 70 ans? rassurés d’entendre qu’ils sont peu menacés, pas encore assez vieux.

Mais qui sont ces imbéciles encore capables aujourd’hui de se faire prendre par le virus? Une sorte d’euphorie succède à l’enfermement. Une pandémie? où ça? 30.000 morts, à peine! Alors tout ce cirque pour ça!

Oui, la France semble renaître. Pas toute la France!

Les moins jeunes comme nous ont compris qu’ils emmerdaient le monde avec leurs comorbidités, leurs gros bidons enflés comme des bibendums bardés de tuyaux que des petites infirmières retournent toutes les douze heures en tirant sur des alèses.

Il existe une partie de la population qui souffre en silence d’une nouvelle maladie, la maladie de la cabane.

  • la peur de la contagion
  • l’anxiété de retrouver le rythme exigeant de la réalité
  • le fait d’avoir découvert que la vie simple à la maison est agréable

Des Robinson, ils veulent rester des Robinson sur leur ile de 6 km2.

Arrivé en haut de la côte de Sternenberg, à la cote 364, le blockhaus

Il est minuscule, dissimulé au coin de la forêt. On y installe sur son toit en pointe diamant un mini promontoire et ce qui ressemblera à une table d’orientation. Mais ne c’est pas tout, l’accès à l’intérieur de l’édifice est pourvu d’un escalier en bois et d’une porte fermée à clé.

J’interroge des promeneurs…oui, le blockhaus va servir d’abri aux touristes de passage, on pourra même dormir à l’intérieur!

Dormir dans un blockhaus! Voila de quoi ravir tous les malades du syndrome de la cabane. Dormir dans une cabane en béton au bord de la D32.5, et grimper sur le toit pour voir si Anne arrive, quel bon plan l’été prochain!

Un blockhaus converti en abri touristique à Guevenatten à la cote 364

Des malades de la cabane, j’en connais. La convalescence est balbutiante. Redécouvrir la rue après deux mois de confinement rigoureux est un supplice. Le masque ne suffit pas. Il faut en plus accepter de côtoyer ses semblables qui sont tous perçus comme potentiellement porteur du germe de la maladie. Les malfrats le savent, eux qui crachent opportunément sur les policiers pour instiller la peur.

En marge des dégâts de la catastrophe économique engendrée par le virus, il faut maintenant compter en plus sur le handicap de gens désocialisés qui ne savent plus vivre. Comme avant.

Comment sauver sa saison?

Reprenons confiance, sortons les vélos!

Avec ce maudit déconfinement reconfiguré en confinement élargi à 100 kilomètres, comment reprendre sa saison cycliste?

Chacun innove comme il peut. On a fait « tourner nos jambes » sur un home-trainer ou on a fait du jogging comme moi en attendant…et maintenant?

S’enfermer au plus profond du massif vosgien et oublier le Covid, c’est mon projet. Mes tracés sont prêts. Ici un parcours à trois branches avec allers et retours pour aller « chercher les cols » de moyenne montagne.

Celui qui n’a pas touché son vélo depuis deux mois va devoir tout reprendre à zéro à condition que le temps se mette au beau fixe, sinon la motivation sera difficile.

J’avais vaguement envisagé un tour du Haut-Rhin à VTT cet été. C’est toujours jouable. Il reste à trouver et valider les hébergements…

Le Tour du Haut-Rhin à VTT n’est pas encore finalisé. Mais il est bien avancé grâce à Google-Earth

En attendant, pas question d’aller au-delà des limites imparties…j’ai donc entrepris d’aller franchir quelques cols muletiers vosgiens en dessous-de Sarrebourg. Sarrebourg, c’est ma limite 100 km.

le post-it résume les cols dans l’ordre du tracé (département/alti/nom). En haut le n° de circuit OP, son nom, la distance, le dénivelé. Le post-it est sauvegardé sur l’iphone, j’y ai toujours accès

Plus exactement, j’irai autour du Donon.

J’ai donc pris la liste de mes cols à gravir et j’ai bâti trois parcours. Je travaille avec Base Camp, l’outil de Garmin et aussi avec Openrunner. Je trace des segments de col à col et je laisse faire l’automate de tracé d’itinéraire.

Puis j’observe la distance et le relief et ses dénivelés pour voir si c’est faisable. Je ne vais pas m’aventurer dans des trucs de « ouf », je veux rentrer le soir en bon état.

Je pars donc avec une trace sur GPS et une sauvegarde Openrunner.

L’avantage d’avoir une trace Openrruner, c’est que je peux toujours récupérer mon circuit en ligne si j’ai une panne GPS. Jamais de cartes IGN en VTT, beaucoup trop incommode!

Quand vous avez bien préparé votre parcours sur plan, vous avez fait 80% du travail et une fois sur site il vous reste 20% où vous n’avez plus qu’à pédaler.

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Pas de justificatif: 135 euros

avez-vous votre justificatif?

Attention, même si l’attestation de déplacement est supprimée, pouvoir sortir à moins de 100 km ne dispense pas de posséder un justificatif de domicile de moins d’un an sur soi. On pouvait penser qu’on n’avait besoin de rien pour une simple balade autour de chez fois: perdu!

En conclusion, si vous partez randonner à pied ou à vélo, vous devez une preuve de votre lieu de votre domicile, faute de quoi l’amende est de 135 euros

https://laplainedesvosgesinfo.fr/2020/05/deconfinement-justificatif-de-domicile-exige-meme-deplacements-de-de-100-km/

Je vous conseille un sac plastique étanche pour emporter votre document (facture EDF, assurance voiture…) ou alors tout simplement carte d’identité plastifiée à jour.

Un J zéro maussade

J’avais prévu d’aller à la ville à vélo mais j’ai du renoncer par suite du mauvais temps

On n’a pas eu de chance pour ce premier jour du déconfinement.

D’abord un pluie tenace…et ensuite une température hivernale avec 4 degrés au thermomètre.

Une course à Mulhouse que secrètement j’imaginais faire à vélo par les chemins détournés. Non, je n’ai pas pu la faire. C’était pourtant un projet alternatif à la montagne pour fêter cette libération.

Alors je suis allé faire ma course en voiture. Sacrilège, diront les inconditionnels du tout vélo!

Surprise! je n’avais pas repris la route depuis deux mois à plus d’un kilomètre de chez moi sauf pour le Drive.

Je me croyais déjà en voyage à cinq kilomètres de chez moi. Rien de commun avec l’autre France qui a continué à travailler pendant ces 55 jours de confinement et qui n’a pas le même ressenti.Un confiné qui sort de son rond est tout décontenancé de ne pas avoir à respecter le chronomètre sans avoir à justifier le motif de son déplacement.

C’est un grand progrès démocratique pour la France des libertés.

les mesures de sécurité et d’hygiène de Boulanger sont draconiennes.

Dans le magasin Boulanger de Wittenheim, tout est chamboulé. Une procédure est en place. Deux places Drive réservées où l’on se signale pat téléphone et où l’on vous apporte votre achat sur le parking.

A l’intérieur un service d’ordre en guise d’accueil, du gel hydroalcoolique et port du masque obligatoires. Le cheminement client est balisé et la sortie de caisse emprunte un autre parcours que celui de l’arrivée.

Je ne sais pas si la vie d’aujourd’hui est appelée à durer vingt ans…et si les coronavirus vont durablement modifier nos modes de vie. Je trouve que c’est moins bien qu’avant. Peut-être seulement une appréciation provisoire?

La distanciation sociale automatisée de demain

Le monde de demain.Parcours client dans un grand magasin. Sachant que vous êtes confinés dans un rond rouge, attendre que votre rond passe au vert pour pouvoir avancer jusqu’au rayon suivant…puis vers la caisse.

Devoir parcourir tout le magasin avant d’atteindre son rayon, Ikéa le fait déjà pour susciter des achats non prévus et il est vraisemblable que la formule va se développer dans d’autres surfaces commerciales au nom de la distanciation imposée pour raison sanitaire. De quoi faire fuir les clients pressés!

Le coup du masque

Avant le Covid-19, il existait déjà des masques adaptés au vélo contre la poussière
(Masque antipollution Nano Light® 129€)

Voici venu le jour où nous sommes livrés à nous-mêmes. Méfiance! Le but du jeu est périlleux: comment ne pas se choper la mort…c’est à dire le virus qui décime les plus 60 ans très facilement.

Après la saga des masques perdus, retrouvés, commandés, pas arrivés, périmés, voici le coup du masque.

Le mécanisme marketing est connu. On raréfie le produit, on le rend indispensable grâce aux mesures sanitaires et hop! les coûts s’envolent.

C’est le coup du masque.

Sur Facebook, on dit que cette boite de 50 masques coûterait à présent 47.50€

Alors mes amis, il y a une réponse: faites vos masques vous-même ou achetez les aux couturières en mal de boulot!

Après avoir obtenu votre masque, reste la question du port.

En principe, dès que vous sortez dans l’espace public, le mieux est de le porter tout de suite. Y compris à vélo! vous éviterez ainsi de respirer des micro-particules et de le tripoter à chaque fois. Ceci n’est valable que pour la pratique du vélo en ville. Sur route, à VTT, j’ai essayé: impossible de conserver mon masque en coton tellement j’ai besoin d’air à l’insufflation. On risque de s’étouffer!

Rappelons que le port du masque n’est obligatoire que dans les transports en commun et dans les magasins qui l’exigent comme chez votre coiffeur.

Je me suis fabriqué des masques lavables en coton deux couches cousus maladroitement, certes, mais tout aussi efficaces.

Masque coton 2 couches lavable, confectionné par bibi. Zéro euro. Quel radin!

Comment contrôler l’efficacité de votre masque?

Allumez un briquet et tentez d’éteindre la flamme en soufflant à travers le masque. Si vous n’y parvenez pas, le masque est réputé bon. Entendons-nous: un masque dit alternatif ou grand public filtre d’abord vos secrétions aérosols, en conséquence vous protégez l’autre…et par voie de conséquence si « l’autre » n’a pas de protection face à vous, vous êtes peu protégé par votre masque.

Cependant vous avez cousu un masque qui va limiter la transmission de vos postillons et améliorer vos gestes barrières en diminuant la transmission par contact main-bouche! Un masque en tissu c’est donc mieux que rien ! (source)

Etes-vous plus à risque Covid? faites le test de l’Institut Pasteur

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Les potins du lundi

Paris n’est pas Amsterdam. Pas encore.

Les Parisiens vont-ils se convertir ce matin au vélo en ce lundi 11 mai, jour de reprise de l’activité?

Toutes les conditions sont réunies ou presque. D’abord l’offre de transports en commun est réduite au minimum alors que la distanciation sociale exige que les voyageurs observent le non-confinement à bord des voitures de RER et de trams.

Curieuse façon d’éviter le chaos en restreignant l’offre!

Ensuite, l’autre handicap de taille sera le temps. S’il pleut sur Paris, difficile de prendre son vélo.

Et le dernier écueil sera évidemment qu’il n’y a pas de garages à vélos en nombre pour assurer qu’on retrouvera bien sa monture le soir au retour. La spécificité française, on le sait, c’est le vol et la dégradation de nos vélos. Le vélo a été tellement déprécié au fil du temps qu’il est perçu comme un chose rétrograde, bonne à détruire ou à capter pour ses besoins personnels sans autre forme de procès.

De bonne heure et de bonne humeur à vélo

La pratique du vélo demande un apprentissage mais aussi des prérequis. Les pouvoirs publics ont tracé à la hâte des voies temporaires pour les cyclistes, octroyé une prime de 50 euros pour remettre sa bécane en état, il ne reste plus qu’à attendre de voir si le pari est réussi. Du coté des vélocistes, on traine les pieds, le dispositif de 50 euros leur semble compliqué…il faut dire que le cœur de métier des commerçants en cycles, ce n’est pas le vélo urbain mais le vélo loisir et sportif. Il faudra donc se rabattre sur les enseignes généralistes comme Décathlon ou Go-Sport. Le comble!

Remettre la France au boulot après deux mois de chômage en pratiquant la distanciation sociale (Toulouse)

On ne peut passer sous silence l’épisode confinement qui a duré près de deux mois et mis près de la moitié de la France à l’arrêt.

Le confinement, ne l’oublions pas, n’était qu’une façon de ralentir la contamination en France par manque de masques et de lits d’hôpitaux…et de personnels. Des pays voisins ont choisi de ne pas confiner avec parfois de meilleurs résultats. On pourra donc se demander si le confinement et son corollaire, un chômage massif, était bien nécessaire. On n’a pas encore mesuré l’ampleur des dégâts. L’explosion du chômage qui va se poursuivre, les dépôts de bilan et une économie en berne pour peut-être plusieurs années. Sans parler du coût humain qui atteint déjà 25.000 morts et de nombreux rescapés souffrant de graves handicaps.

On sait que les gestes barrières peuvent nous sauver la mise, comme le respect de la distanciation sociale, le port du masque, l’évitement de zones de chalandise encombrées,…mais tout dépend de la façon dont nos comportements latins vont savoir se discipliner…

Je vois en ville des comportements absurdes de gens qui bavardent entre-eux sans se protéger…sont-ce ceux-là qui peuplent nos urgences?

Il est clair que cette distanciation, les réflexes de peur, les comportements à risques ne vont pas favoriser la convivialité puisque l’on sait que le virus tue, est très contagieux, difficile à soigner.

Cependant, j’entends des bavardages de rue qui relativisent le danger. Ce n’est jamais qu’une grippe continuent à dire certaines personnes.

Distanciation sociale et « restez chez vous! »

Introduire de la distance face à une fléau épidémique.
Toutes les civilisations y ont été confrontées dans l’histoire

Je ne sais pas qui est à l’origine de ce terme de distanciation sociale instauré lors du confinement et qui nous viendrait des anglo-saxons sans avoir la même connotation. Il a été ravageur dans sa traduction car il va bien au-delà de la distanciation physique que nécessitait l’absence de barrières comme les masques. Mais cette mise au pas sanitaire sur la société implique toutes sortes de conséquences ravageuses dans nos rapports humains. Pas seulement ceux du quotidien avec le marquage des sols dans les lieux publics, le retour des hygiaphones disparus depuis au moins cinquante ans dans les services publics, mais aussi une distance planétaire en éloignant les peuples et leurs rapports culturels et économiques.

Voyager en avion? non ce ne sera plus comme avant puisqu’un arsenal de réglementations sanitaires, comme la quarantaine, des avions moins remplis donc aux billets plus chers seront mis en place pour aller d’un pays à un autre.

La distanciation sociale à l’épreuve de notre quotidien

Mais la distanciation au quotidien pose tout de suite à court terme la question de notre rapport quotidien au travail, dans les transports, à l’école, dans les milieux sanitaires…et dans le sport et les loisirs.

On ne sait pas quand on pourra assister en live à un concert , si les sports collectifs et de contact pourront à nouveau se pratiquer, ni combien de temps vont durer les prescriptions d’interdits.

Une autre traduction du « restez chez vous! » ou la parcellisation de l’espace public

Notre rapport à l’autre modifié

De la distance physique modifie donc en profondeur notre relation à l’autre sous une injonction qui n’est plus d’ordre politique mais sanitaire. Le pouvoir sanitaire a cette particularité de ne pas être contrôlé démocratiquement en situation d’urgence. Ainsi l’on voit s’étaler au grand jour dans les médias des controverses médicales dont personne ne sait ni qui, ni comment elles seront tranchées.

Faudra t-il dès lors élire nos représentants infectiologues, épidémiologistes qui pèsent un peu plus chaque jour sur notre mode de vie quotidien.

Le pouvoir sanitaire a pris le pas sur le pouvoir politique lui-même tétanisé par l’ampleur de la catastrophe. On l’a vu chaque jour dans les prises de décision hasardeuses à l’égard de la population depuis le début de l’épidémie.

« Restez chez vous! » a été le pire slogan du pouvoir sanitaire par son pouvoir anxiogène. Le citoyen était devenu sujet, un peu comme le patient tout offert au pouvoir médical. Derrière se cachait en fait une incompréhension, une panique scientifique des soignants qui ne savaient pas pourquoi un tel flux de malades survenaient ni comment l’endiguer en l’absence d’un protocole de soins cohérent.

Gardez vos distances

Ce qu’il faut admettre c’est que la distanciation sociale et le « restez chez vous » sont deux concepts qui conduisent en France à des réflexes xénophobes très dangereux pour la suite de la cohésion sociale. Les pauvres d’un coté, les riches de l’autre! pour résumer. On l’a vu lors de l’instauration du télétravail: d’un coté les métiers du front-office et du back-office qui ont su rester à la maison grâce à l’informatisation des tâches, la télémédecine, le téléenseignement, les métiers de l’assurance, de la comptabilité, le télémarketing,… et de l’autre tous les métiers « de terrain » les plus exposés: conducteurs de bus, caissières, infirmières, agents de propreté,…

On a vu aussi les effet ravageurs de ce confinement forcé sur les écoles où la distanciation s’est conclue par une différenciation de traitement entre ceux qui possédaient un ordinateur à la maison et ceux des enfants qui n’en avaient pas.

Quand un mot d’ordre sanitaire devient art de vivre (Québec)

Un contrôle policier renforcé sur les libertés individuelles

Les populations les plus fragiles dans les quartiers aux logements exigus ont pris de plein fouet les conséquences de l’épidémie. La ghettoïsation reprend tout son sens en stigmatisant les différences sociales et culturelles lorsqu’il s’agit de contrôler les allées et venues des individus. Qui sont-ils? où vont-ils? à quelle distance? On ne le dit pas mais on le suppute, les plus touchés par la maladie le seront plutôt chez ceux qui n’ont pas pu ou pas su se protéger le mieux qu’il convenait. On l’a vu chaque jour rapporté dans la presse, le confinement instaure un contrôle policier renforcé sur les libertés individuelles dont le pouvoir s’est servi avec zèle et presque avec délectation lorsqu’il s’agissait par exemple de traquer des promeneurs ou des sportifs à la campagne avec l’aide de drones ou d’hélicoptères.

Entamées le 16 mars dernier, mes 42 chroniques de pandémie sont le témoignage de mon vécu de citoyen confiné. On peut les retrouver ici.

Je vais les abandonner provisoirement puisque nous allons à nouveau pouvoir profiter d’une liberté toujours conditionnelle mais moins encadrée.

On pourrait, dit-on en haut-lieu, avoir à nouveau affaire à un reconfinement si la circulation du virus se réactive et si les hôpitaux sont à nouveau saturés.

Chronique de pandémie

Dentistes, le masque Décathlon pourrait faire office de barrière contre les projections

Je devrais être content. Comme mon vélo. Mais je dois être de ceux qui ont « le vin triste » avec cette perspective de fin de confinement qui s’annonce lundi sans vraiment me rendre heureux.

Je sens pourtant l’allégresse monter autour de moi et sur les réseaux sociaux alors que le jour J approche. Mais dans notre famille, on ne fait pas de projet de rencontres comme si le confinement devait se prolonger. Oui cet épisode coronavirus a déjà modifié en profondeur notre rapport à l’autre. La distanciation sociale a fait son œuvre.

Et les magasins?

On ne s’y précipitera pas non plus. Le virus est toujours là et on ne cesse de nous le répéter.

Alors, que faire?

On va se déconfiner à notre rythme et tailler dans toutes les opportunités de la vie normale qui nous sont à nouveau offertes.

Pas de voyages en vue, pas de shopping, pas de coiffeur. Il nous restera donc les balades hors du rond de un kilomètre. C’est déjà une grande avancée. La menace est toujours là de devoir affronter une seconde vague épidémique bien pire que la précédente dans laquelle les plus de 60 ans seront les plus exposés avec des taux de décès effrayants dès lors que vous êtes intubés. De l’ordre de 40%.

Ce matin que dit la société d’analyse Public Health Expertise avec l’AP-HP dans la presse (DNA 9 mai)?

Jusqu’à la fin de l’année? S’il le faut, alors pourquoi pas, puisque notre seul but est encore de vivre.

J’ai les dents à voir. Elles attendront!

Je connais la complexité à laquelle sont confrontés les dentistes qui vont reprendre leurs activités lundi. Des fraises qui tournent à 250.000 tours/minute et de l’eau projetée sur la dent pour la refroidir. Un cocktail détonnant d’aérosols de coronavirus projeté dans tout le cabinet!

Je vais sursoir.

Ma prise de sang attendra, je ne veux pas me retrouver dans l’antre du virus.

Mon ordonnance de prise de sang annuelle est là sur mon bureau depuis deux mois. Je ne suis pas allé au labo, j’ai préféré attendre la vague de coronavirus et ne pas prendre le risque de me retrouver avec des malades à tester et présentant des symptômes.

Je me suis dit j’attends juin. Et maintenant voila qu’on nous annonce des tests par milliers chaque semaine. Alors pas question d’aller au labo avant plusieurs mois!

Ce n’est pas de la parano, c’est du bon sens.

Lundi 11 mai: 100 km et plus…

Dans certains cas les grands départements vous avantagent

Notre nouvelle zone de confinement prend de la surface à partir de lundi 11 mai.

Elle devient dix-mille fois plus grande. Espérons que le risque de contamination ne sera pas lui aussi 10.000 fois plus grand.

Notre capacité de se mouvoir passe de 3km2 à…31400 km2.

On reste toutefois confinés et ceux qui parmi nous sont habitués à se déplacer sur tout le territoire national (ou international) pour raisons familiales ordinaires ou pour leurs loisirs seront toujours coincés. Nous sommes donc toujours en liberté surveillée.

Un rayon de 100 km nous est accordé autour de notre domicile (sauf pour les frontaliers). Il s’agit bien d’un rayon au sens géographique du terme. Les forces de l’ordre en cas de contrôle vont donc devoir posséder un compas et une carte ou le logiciel « qui va bien » sur leur smartphone.

Car un rayon, c’est plus avantageux que la route en terme d’éloignement surtout en montagne où les itinéraires ont tendance à serpenter d’une vallée à l’autre.

En outre, ce confinement prévoit que vous pouvez également vous déplacer dans tout votre département…ce qui dans certains cas vous permet de dépasser les fameux 100 km de rayon.

Dans l’image d’illustration ci-dessus, un habitant d’Avranville à l’ouest du département des Vosges pourra donc aller jusqu’à la Route des Crêtes (limite du département vosgien) soit au-delà de la limite de 100 km sans être en infraction.

Accéder à l’application du tracé des 100 km depuis votre domicile

Masque et dissimulation

A t-on le droit de se masquer impunément en contradiction avec la loi?

La polémique va certainement rejaillir.

Maintenant que le port du masque est rendu obligatoire dans les transports en commun, va t-on trouver face à nous des verbalisateurs opportunistes pour se souvenir que la dissimulation du visage est interdite depuis 2010 en France?

Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage.

C’est la loi 2010-1192 du 11 octobre 2010 qu’on avait surnommé alors « la loi anti-burqa » en référence aux femmes voilées.

Caradisiac donne dans le vélo

Le grand confinement prend fin lundi 11 mai, et celui-ci va vraisemblablement se traduire par le déferlement de nuées de bicyclettes dans les grandes villes.

Caradisiac, le site de bagnoles, se prépare t-il au tout vélo en ville?

Toujours est-il que Caradisiac se penche sur l’usage du vélo en ville prôné par les pouvoirs publics pour éviter l’usage des transports en commun.

En préambule, le bon vieux marronnier du journaliste auto « peut-on perdre des points à vélo? ». On sait que la réponse est non depuis longtemps. Mais la reposer peut toujours servir car dans la mentalité de l’automobiliste le cycliste est par essence dangereux dans ses comportements et pouvoir lui retirer des points sur son permis voiture ne serait que justice.

Or c’est justement l’automobiliste et non pas le cycliste qui est dangereux en ville. On n’a jamais vu un cycliste tuer un automobiliste. L’inverse, si!

Autre sujet qui dérange l’automobiliste, les feux rouges grillés par les cyclistes. C’est bien connu, au feu rouge toutes les autos s’arrêtent…et même à l’orange!

Moi je suis pour dépénaliser les infractions à vélo avec un barème minoré et non pas aligné sur les amendes des véhicules motorisés.

Un cycliste qui grille un feu se met inutilement en danger mais il ne menace pas les autres.

Merci Caradisiac pour ce beau tableau des panneaux de signalisation à vélo

Chronique de pandémie

Cols à vélo. Allons-nous retrouver notre crapahut?

Terrain miné

Je sens la ferveur monter chez tous ceux qui ont été enfermés à la maison depuis deux mois.

Les projets individuels redeviennent jouables. Chez mes confrères centcolistes, on ne manque pas de bonnes résolutions pour reprendre l’ascension de sommets mythiques ou plus confidentiels. Oui mais il y a un hic, la fameuse barrière des 100 km. Alors ceux qui ne sont pas au pied d’une montagne devront encore attendre.

Moi qui suis à l’entrée des Vosges, j’ai encore quelques cols à ajouter à mon tableau d’honneur. C’est une chance que n’ont pas les Bretons. Ils ont la mer en échange.

Mes cols vosgiens restant à gravir sont en gris, tous ceux en rouge sont faits.Il y a environ 400 cols recensés dans le massif vosgien

Je vous l’ai déjà dit, « faire des cols à vélo » pour moi c’est d’abord un alibi de voyages et de paysages rencontrés

Il me reste un quadrilatère entre Saverne et Saulxures avec des cols inexplorés. Pourquoi pas après la Libération?

J’en profite pour faire un peu la pub du Club des Cent Cols. J’y suis depuis quelques années maintenant (CCC6785). Le principe est simple: grimper des cols à vélo!

Pour en savoir plus, aller ici

Je disais donc en titre « terrain miné », nous avançons en terrain miné.

La bataille du déminage a commencé

Ce n’est pas du déconfinement auquel nous devons faire face, c’est à du déminage. Car face à nous, les pouvoirs publics qui tentent de desserrer l’étreinte sur les libertés publiques ne savent pas trop comment s’y prendre. Alors ils dressent des contraintes nouvelles à nos libertés publiques. Au nom du virus qui pourrait se réactiver.

Il est sûr que des gaillards comme moi, après deux mois de brimades à la campagne ne vont pas spontanément faire de cadeaux à Macron et son staff.

On en a carrément marre des arguties qui ne tiennent pas debout comme cette interdiction absurde du vélo qui nous restera longtemps en travers de la gorge.

Alors le grand chef sioux en second qui a perdu pas mal de ses plumes dans la bataille Covid va encore parler cet après-midi. Hug!

Peut-être pour la dernière fois…

Qu’est-ce qu’ils vont bien trouver pour nous mettre des bâtons dans nos roues? c’est la question.

On sait déjà que la bataille se joue autour de l’interdiction de l’accès aux plages…et aux lacs. Les locaux nous défendent comme ils peuvent face à Paris. Pourtant les Parisiens aiment bien la mer lorsqu’il s’agit de se réfugier hors de la capitale…

Pour nous en montagne, qu’avons-nous à redouter? la fermeture de la route des Crêtes? nous sommes à la merci de l’administration préfectorale et même sous-préfectorale. C’est commode l’administration car ça dédouane le politique si la chose tourne mal.

C’est clair, on est chauffés à blanc. Alors attendons de voir…

Le commandant en chef, lui, préfère en attendant jouer sa réélection. La soupe est trop bonne à l’Elysée.

Le vélo est mon geste barrière

Notre sortie du confinement à vélo

Ne pas mettre la barre trop haut pour une reprise

Beaucoup y songent, où vont-ils aller à vélo la semaine prochaine pour inaugurer cette sortie du confinement?

Mes dernières sorties remontent respectivement au 14 mars pour la route et au 16 mars pour le VTT. Alors je m’interroge…

Le Molkenrain? non, là c’est trop!

Route ou VTT ou gravel pour marquer son retour au vélo-loisir?

J’hésite. Il faut intégrer dans sa réflexion sa moindre préparation à un grand truc, même si on s’y est préparé sur home-trainer. Pour celui ou celle qui n’a rien fait entretemps, mieux vaut se contenter d’un parcours plat dans la plaine d’Alsace.

Pendant cette longue interruption de presque deux mois, j’ai choisi le jogging en attendant que l’orage passe, j’ai donc un peu d’entraînement musculaire et respiratoire avec près de 250 km amassés petit à petit à force de tourner à pinces dans ma zone.

Un passage furtif par le Hundsruck vous conviendrait?

Je crois que je vais reprendre la route pour commencer et m’offrir un collinet, un truc simple du genre Hunsdrück coté Bourbach ou alors tenter l’Amic par Wuenheim.

C’est sûr que dans la montée de l’Amic, je vais ânonner, laborieux et monotone, pour me hisser là-haut. Je finirai par le Vieil Armand, comme d’hab.

Montée du col Amic, un départ exigeant à la sortie de Wuenheim

La montée du col Amic. Dans les Vosges.Un sujet maintes fois abordé.Et pourtant!C’était la première fois de l’année pour la plupart d’entre-nous.Un exercice toujours angoissant où l’on se demande si « ça va le faire » encore cette année…12 km de côtes avec 557 m de dénivelée.Fastoche pour les « gros mollets » mais toujours aussi impressionnant pour les rouleurs moyens peu entraînés.Bon, arrivés en haut, tout le monde est content.On s’attarde même à regarder la plaine d’Alsace depuis Kohlschlag.

Le Grand Ballon demande un bon mental, une fois passé le col Amic, surtout par canicule ou rafales de vent

A moins qu’un élan insoupçonnable me hisse jusqu’au Grand Ballon. Mais je n’ose pas y croire…Je garde un atout, ma perte de poids à laquelle je me consacre depuis début janvier.

En hiver, la montée du Grand Ballon dépend les conditions atmosphèriques, bien entendu (souvenir de 2011)

Chronique de pandémie

Des pistes cyclables temporaires pour remettre la France au travail. La France est toujours dans l’urgence sanitaire.Les pays nordiques doivent bien rigoler (sous cape)

« Nous voulons que cette période fasse franchir une étape dans la culture vélo et que la bicyclette soit la petite reine du déconfinement », a expliqué au Parisien/Aujourd’hui en France, Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire et à ce titre en charge des transports.

Le vélo antivirus?

En zone rouge, le vélo passe au vert

Il a fallu que les politiques l’admettent, le vélo est un antivirus puissant en ville. Alors dans la recherche provisoire de gestes barrières capables de faire reculer l’épidémie, toutes les métropoles se lancent à corps perdus vers des solutions de la dernière chance pour tenter de remettre la France au travail.

Ainsi à Montpellier, Trop de monde dans le tram. « La fréquence s’est réduite, il faut attendre longtemps et à l’intérieur du tram, il n’est pas toujours facile de maintenir une distance de sécurité avec les autres usagers » déclare une cycliste sur le blog d’Olivier Razemon.

Certes rouler sur les voies tram n’est pas top, mais à Montpellier difficile de faire autrement vu que la ville a neutralisé la plupart de ses artères sans penser au vélo lorsqu’elle a construit le tram.

La carte francilienne des itinéraires vélo antivirus est prête pour le déconfinement du 11 mai

Il faut, entre parenthèses, une bonne dose de cynisme politique pour s’être acharné pendant des semaines sur les cyclistes à la campagne à coups de PV à 135 euros et venir aujourd’hui construire à la hâte des voies parallèles aux transports en commun.

Car ne l’oublions pas: on se contamine au coronavirus par la proximité de l’autre.

Dans des trains métropolitains bondés le matin et le soir, dans le métro…et dans les avions. Réduire drastiquement la fréquentation des transports en commun en ville sans recréer des bouchons avec les voitures, c’est le dilemme auquel doivent faire face les pouvoirs publics.

50 km à Paris, 77 km à Lyon,…

La maire de la capitale souhaite l’ouverture de « pistes cyclables provisoires […] le long des lignes de métro les plus fréquentées, la 1, la 4 et la 13 » et sur des voies très empruntées telles que la « rue de Rivoli » ou le « boulevard Saint-Michel », a expliqué Anne Hidalgo

Pur une fois en région parisienne, Anne Hidalgo, maire de Paris, et Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France semblent sur la même longueur d’onde, oui il faut promouvoir massivement le vélo pour éviter que le virus se réactive.

Claye-Souilly Paris à vélo. VIA Michelin l’estime à 2h30. Peut-être pas davantage qu’en RER à condition d’être entraîné!

L’occasion est trop belle!

La FUB est très présente dans l’action en cours. C’est son rôle et elle semble bien le jouer. Elle a déjà fait dire au Conseil d’Etat qu rien n’interdisait de prendre son vélo pour faire le tour du quartier en étant confiné.

50 euros pour remettre son vélo en marche

Le vélo en ville pour lequel tous les militants de la noble cause se battent depuis des décennies ont flairé enfin une bonne occasion de rallier à eux tous les politiques qui peinent à nous installer des infrastructures vélo dignes de ce nom.

Car en France, on le sait, le vélo est toujours perçu comme « une ringardise » dont on use pour se donner une image écolo. Mais face à la pandémie qui s’attaque en priorité aux citadins, on change d’avis, quitte à désespérer l’oligarchie des transports en commun, celle qui tient nombre d’élus par le bout de la barbichette.

Comment obtenir mes 50 euros? (cliquer sur le lien)

La peur pourrait faire aimer le vélo. C’est dommage d’en arriver là pour les cyclistes convaincus que le vélo a toute sa place en ville pour se déplacer. L’usage du vélo post-confinement pourrait augmenter de 57%, selon un sondage publié ce mardi selon le site LCI.

Encore une fois le commerce en ligne tant décrié en profite Ce sont les sites en ligne qui vendent des vélos profitant du fait de la fermeture des magasins comme en témoigne Cyclable qui déclare une hausse de 45% de son chiffre d’affaires internet

Chronique de pandémie

Le 11 mai, la France sera dans les starting-blocks

Le 11 mai tout change, rien ne change.

Je suis désolé, je vais casser l’ambiance de beaucoup de confrères.

Rien ne sert d’être dans les starting-blocks: ceux qui se préparent activement au 11 mai se trompent. Je vous le dis tout net, rien n’aura changé entre le 10 mai et le 11 mai.

Pourquoi?

Haut-Rhin 696 morts au 3 mai. Le bilan risque t-il de s’aggraver à partir du 11 mai?
  • Le gouvernement ne maitrise rien. Même pas la rentrée des classes qui sera sur la base du volontariat des parents et dont beaucoup de maires redoutent d’être mis en accusation. Sous-entendu, si votre enfant tombe malade ou rapporte le virus à la maison ce sera de votre faute.
  • Nous qui sommes en zone rouge et de surcroît dans le Haut-Rhin, nous risquons tout simplement de remettre en circulation le virus puisque, en gros, la moitié de la population, celle confinée, va pouvoir bouger là où bon lui semble, dans les familles, dans les magasins, chez les coiffeurs,…qui sont tous des endroits où potentiellement on pourra se contaminer.
Je cherche un petit virus taille M
  • Les masques ne sont pas obligatoires ailleurs que dans les transports en commun, cela signifie donc que dans une « foir’fouille », un « Gifi », un « Action », un « Super U », tout le monde va pouvoir contaminer l’autre puisque les gestes-barrières comme la distanciation physique seront impossibles à respecter
  • Ensuite, on « relâche » dans la nature des gens confinés qui n’ont aucun anticorps puisqu’ils vivent enfermés dans un rayon d’un kilomètre autour de chez eux depuis deux mois. Ce sont des gens fragiles face au virus dont de nombreux retraités.

En conclusion, l’Etat n’a rien prévu de cohérent pour aborder le 11 mai. Il faut donc se protéger soi-même et prendre des dispositions personnelles bien supérieures aux simples gestes barrières… je n’ai aucune confiance dans les pouvoirs publics à la suite de leur gestion calamiteuse de la crise, sur les masques, les gels, les lits de réa, les tests,…et la pénible « chasse-nature » de la police sur les citoyens.

un million de PV à 135 euros dressés pendant le confinement

Le 11 mai on lâche la France des confinés…

Imaginez une France sous cloche. Celle des confinés, ceux qui sont enfermés dans des sphères de deux kilomètres de diamètre. Des enfants, des télétravailleurs, des inactifs, jeunes et moins jeunes et des Ehpad. En gros la moitié de la population.

Le déconfinement sera t-il un plat indigeste?

Le virus s’est arrêté de circuler mais rien ne dit qu’il ne couve pas sous ces cloches de trois kilomètres carrés. Le virus n’émet qu’un faible bruit; il est confiné avec nous. Seul 6% de la population a été reconnue contaminée, c’est à dire très peu. Et beaucoup moins encore à l’ouest et au sud-ouest de la France.

Puis subitement, le 11 mai, vous soulevez tous ces couvercles et vous laissez circuler le virus non plus sur trois kilomètres carrés mais sur 10.000 fois plus. On ne le verra pas…pas tout de suite, mais on en verra les symptômes quelques jours plus tard.

Les épidémiologistes et les réanimateurs s’attendent donc à voir dix jours plus tard soit vers le 21 mai les services hospitaliers à nouveau sollicités par une population nouvelle, celle des confinés.

En conclusion, je vais attendre le 21 mai, rien que pour voir…

Où sont les nids à virus? sur le massif vosgien? non!

C’est pourtant simple de savoir où circule le virus mais on n’ose pas le dire parce que trop d’enjeux économiques, trop de commerces arrêtés…il suffirait de tracer le parcours des malades mais on ne l’a pas fait, on pense le faire, mais on ne l’a pas fait, faute de tests. L’origine des malades, on l’imagine…des politiques qui dans le cadre de leurs activités ont serré des mains, présidé des réunions, organisé des élections, des illuminés confinés devant des adorateurs de Vichnou, des familles socialement fragiles …tous les soignants insuffisamment protégés.

…et d’autres qui n’ont pas respecté les gestes barrières malgré les mises en garde.

  • dans les réunions familiales confinées
  • dans les magasins
  • dans les transports en commun
Les risques du déconfinement si tout le monde fait comme avant

Voici les six mesures de précaution que j’ai choisi d’observer après le 11 mai…

1/ ne pas aller dans les magasins où le confinement est risqué, les flux non contrôlés, l’absence de masques tolérés; pour le courses, je préfère le drive ou la livraison à domicile

2/ ne pas prendre les transports en commun, préférer son vélo

3/ ne pas aller chez son coiffeur tout de suite, ni chez son médecin, ni chez le dentiste, ni au labo pour tout ce qui peut attendre

4/ ne pas organiser des rencontres festives en plein-air et éviter d’y aller

5/ ne pas faire de vélo à plusieurs

6/ sur le domaine public, je croise les gens en prenant le large ou je mets mon masque surtout pendant le jogging

Les potins du lundi de pandémie

Pourquoi pas un voyage itinérant au tour de chez soi?

Bon alors on passe bientôt de 1km à 100 km le 11 mai si tout va bien! On va se sentir renaître et pousser des ailes.

On passe donc d’un univers géographique de 3 km2 à 31.000 km2 soit à la louche 10.000 fois plus. Les cyclistes auront de quoi faire, eux qui ont été injustement punis.

Les rives du Doubs? oui, c’est possible

J’ai regardé la carte. Depuis chez moi je peux m’échapper jusqu’à Strasbourg, jusqu’à l’entrée de Besançon, jusqu’à Vesoul où j’irai voir ta mère, jusqu’à Epinal et même Vittel.

Sans oublier le massif vosgien dans sa totalité ou presque!

Il est peu probable que je fasse 200 km aller et retour dans la journée, ça n’est plus à ma portée et ça ne m’amuse plus.

Partir à vélo depuis l’Alsace, le choix ne manque pas, malgré les frontières encore fermées

Il reste cependant un large choix autour de chez soi dès lors qu’on n’a plus de contrainte horaire. Et pourquoi pas aussi envisager un voyage itinérant dans ce grand rond qui pour nous en Alsace est amputé de l’Allemagne et de la Suisse?

La Haute-Saône, c’est bien aussi
Les Vosges nous offre un choix inestimable de coins à visiter
Epinal-Charmes par la Voie Verte
Un raid à Strasbourg? pourquoi pas si les pistes cyclables sont rouvertes!

Chronique de pandémie

Mon infirmière chasse le virus à coups de krav-maga

On ne refait pas l’histoire. Elle est déjà écrite. Ce matin le Dr Joy Mootien, réanimateur médical à l’hôpital Émile-Muller à Mulhouse décrit sa première prise en charge le 2 mars d’un patient qui manque beaucoup d’oxygène pour respirer. Appelée au téléphone pour savoir s’il a voyagé dans des zones à risques…

« Non, lui répond son épouse, mais il a été à une réunion avec plus de 1500 personnes, venues d’autres régions », indique-t-elle.(DNA)

On peut être sûr que ma petite fille née à Mulhouse le 31 décembre se souviendra toute sa vie de l’histoire que lui raconteront ses parents. Son confinement forcé dès ses premières semaines et l’étrange absence des grands-parents pendant des semaines alors même qu’ils habitent non loin de là.

Mulhouse, qu’on le veuille ou non, sera gravé pour toujours comme l’épicentre du foyer épidémique français.

Les soignants veulent-ils devenir en plus des objecteurs de conscience?

Quand la pandémie va rentrer dans le rang, les professeurs diafoirus, suivez mon regard, qui paradent sur les chaines en continu vont réintégrer leurs services. Avec du recul, on ne sait pas si la médecine sortira grandie de ce désastre sanitaire…je réserve mon opinion.

Quand je consulterai et que mon toubib me dira « on ne peut rien faire, c’est viral », j’aurai des raisons de m’inquiéter.

Déconfiner avec mesure

Delfraissy voulait confiner les vieux. Il a perdu la première manche

Nous allons entrer dans un processus de déconfinement. Tant mieux! disent tout ceux qui ont en marre. Moi le premier! Mais le dispositif comporte encore un cadenassage de nos libertés publiques, le rayon de 100 km auquel échapperont nombre de cas particuliers (la liste sera longue) et aussi un fichage sanitaire des citoyens reconnus porteurs du virus.

Qu’on ne s’y trompe pas: ce qui est en question c’est l’accès à des tiers de notre dossier médical via la Sécurité Sociale et le traçage des personnes rencontrées lors des huit derniers jours. J’ai bien fait de refuser d’informatiser mon dossier médical soit-disant confidentiel, on a la preuve que nos données peuvent être accessibles à n’importe qui.

Je ne vais pas mentir, cette phase de déconfinement m’interpelle: allons-nous côtoyer des gens irresponsables pour qui les gestes-barrières sont inconnus? donc, je vous le dis tout net, j’exclus tous commerces qui sont pour moi l’antre de la contamination. Je m’en priverai encore un certain temps. Je suis à présent convaincu que la contamination s’auto-entretient là où il y a du monde confiné: les transports en commun, les lieux publics, les murs, les rampes d’escaliers, les poignées de portes des magasins et les grandes et moyennes surfaces spécialisées ou non. Pour moi, il n’y a que le net capable de suppléer au problème.

L’infirmière d’Altkirch, Christelle Meyer, est championne de krav-maga, un truc de self-défense où, dit-elle, la particularité…

Je vais donc éviter de la croiser, Christelle, quand je vais me balader du coté d’Altkirch.

D’autant que Christelle Meyer emboite le pas à tous ces soignants dévoués qui voudraient, en plus, nous donner des leçons de citoyenneté…

« Ces gens qui ne respectent pas le confinement, j’ai envie de les prendre par le col et de leur mettre le nez dans une chambre d’hôpital », peste l’infirmière.

Nos soignants, on les comprend, sont en état de sidération face à des comportements citoyens jugés dangereux après des journées et des nuits à intuber, perfuser, nurser des corps inertes.

Nous qui dans la vallée de Thann commençons notre huitième semaines de confinement enfermés dans un rond de 2 km de diamètre, on pourrait aussi donner des leçons aux soignants pour qu’ils réfléchissent à leurs déclarations péremptoires dans la presse locale. Ils nous soignent certes mais ne sont pas des objecteurs de conscience.

Les sprinters sont chauffés à blanc. Ils piaffent d’impatience sur leurs pompes à bascule en attendant le 11 mai

Chacun se prépare au 11 mai puisque notre grand guide suprême en a jugé ainsi

Je subodore que le 11 mai pourrait être un grand défouloir dans la montagne vosgienne (Refuge AN Molkenrain)

Je suis prêt à parier que ce 11 mai va être un grand défouloir du n’importe quoi.

10 cl de liquide préventif dans chaque pneu en attendant du neuf

Les grimpeurs en tous genres des cimes vosgiennes affutent déjà leurs piolets.Moi je viens de racheter deux pneus sur le net pour être sûr de ne pas manquer. Pour tenir avec le VTT, je lui ai fait avaler de force 20 centilitres de liquide préventif anti-crevaison. De quoi passer sans crainte sur tous les remblais douteux et les ronciers qui encombrent les chemins abandonnés.

La vacherie qui pourrait encore survenir viendrait du chef-sioux en second. Il pourrait décréter sans autre forme de procès de repousser d’une semaine la date de nos agapes de retrouvailles et gâcher la fête.

Enfoirés de ministres!

Du VTT même confiné, c’est possible

Du VTT confiné dans un rond de 2km de diamètre, je dois avouer que ce n’est pas facile pour tout le monde selon son habitation.

J’étais un plus zen depuis que le Conseil d’État a dit que le vélo sport est autorisé dans ce diamètre.(lire Libération à ce sujet)

Du VTT confiné dans un rond de 2km de diamètre

Le Ministère de l’Intérieur continue de prétendre que…

dans la limite d’une heure et dans un rayon d’un kilomètre, ces restrictions «privent d’intérêt l’usage de la bicyclette pour la pratique d’une activité sportive, qui pourrait en outre conduire plus facilement à la commission d’infractions liées au dépassement de la distance autorisée»

Moi, je démontre que non. Dans un rond de 2 km de diamètre, je peux faire 16 km de VTT dans des rues très peu empruntées et même dans des chemins champêtres.

Au milieu de la vigne du Blosen, je m’arrête pour la photo souvenir. Le monsieur arrive avec ses bâtons « je croyais que c’était interdit, le vélo?… » et la dame avec son chien d’enchérir « oui, moi aussi!… »

Comme on le voit les interdits « hors décret » ont fait des dégâts dans les esprits…avec le concours, ne l’oublions-pas, des fédérations dites représentatives. Merci la FFC! merci la FFCT!

Explication donnée je suis reparti. Et j’ai enchaîné plusieurs fois la montée redoutable de la rue du Haut Verger, le bien-nommé.

Rue des Vergers, rue Kleber, Leimbach, etc…

J’ai surveillé mon chrono et je suis passé en zone d’attente rue des Bouleaux et dans le parc de la rue du Berry à Vieux-Thann.

Je commençais à être chaud. Dommage!

Bien sûr, avec un vélo de route difficile d’exploiter le terroir local confiné. Mais ne désespérons pas, le 11 mai approche…

Chronique de pandémie

Cette carte a un grand mérite, diviser pour mieux régner. Cette devise est attribuée à un certain Philippe (en 350 avant JC)

Va t-on enfin vers le bon coté de la balance?

Une certaine euphorie semble s’emparer de l’opinion. Reprendrait-elle confiance dans le lendemain?

Pas complètement encore. Les autorités tablent sur leur fameuse carte tricolore pour tempérer les ardeurs. Ce qui fait dire à Didier Rose ce matin dans les DNA…

Ce qui est reflété ici sans le dire, c’est un choc de doctrines. L’une pousse au déconfinement, et recrute ses partisans à l’Élysée ou à Bercy. L’autre, plutôt dans la trace de Matignon, cherche à tempérer les élans aventureux et à éviter les rechutes. Cette carte est la réponse graphique d’un camp craignant un relâchement sanitaire à un autre appelant à renvoyer la nation au travail.(Didier Rose DNA 02 mai)

On sent bien que l’exécutif hésite, tiraillé entre deux attitudes. Celle de la reprise généralisée et celle du freinage dans la zone rouge.

Mais je subodore qu’en plus le Ministère de l’Intérieur fier de son flicage généralisé de nos déplacements rêve de poursuivre l’expérience avec son attirail de pétrolettes tous terrains, ses drones et ses hélicos. Il ne manquerait plus que le Stop-Covid pour réhabiliter les enquêtes de moralité de la police des mœurs. Souvenons-nous que le Ministre Castaner a des relais convaincants parmi les épidémiologistes qui voient d’un très mauvais œil relâchés dans la nature des gens qu’on pourrait encore confiner, laisser moisir dans leur rond quotidien. Je veux parler de toute cette population inactive qui finalement ne sert à rien dans la reprise de l’économie du pays.

Cela dit, le confinement a des vertus.

Le télétravail n’a jamais aussi bien marché et les petits chefs habitués à régner sur leurs troupes ont perdu la partie. De 1.8 millions, la France en télétravail (parfois précaire sur la table de la cuisine) a bondi à 5 millions environ.

Plus anecdotique, les télépédaleurs qui gravissent la cimes alpines sur le home trainer dans le salon.

Madame se charge du ravito

Le coronavirus est favorable à toutes les merdouilles finissant en ique. J’en raffole.

Informatique, télématique,…monétique.

La distanciation humaine a pris une tournure inattendue là où nous aurions mis dix ans à promouvoir des techniques jusque là encore confidentielles.

Même mon boulanger qui rechignait à se faire payer la baguette avec un téléphone s’y est mis pour ne pas manipuler de la monnaie suspectée d’être contaminante.

Payer sans contact avec son téléphone est bien plus sûr qu’avec sa carte bleue. Inutile prendre le ticket, le montant s’incrémente dans une liste et aucun usage frauduleux possible sans votre empreinte digitale sur la touche de validation, aucune manipulation du clavier du commerçant

Chronique de pandémie

Pas de rondes des muguets à Appenwihr cette année à cause du coronavirus

Premier mai confiné = défilés interdits

Ce n’est plus la fête du travail, c’est la fête du confiné. J’ai renoncé à aller chercher un brin de muguet dans la forêt derrière chez moi ou chez le fleuriste. L’un et l’autre sont interdits. Imaginons un peu les dégâts de tous ces horticulteurs avec leur muguet sans acheteurs…

Je suis désolé d’y revenir mais la FFVélo me fait pitié avec sa pub sponsorisée par Facebook. Imagine t-elle les dégâts qu’elle cause dans les esprits cyclistes en développant ce concept absurde de Vélo-Maison?

Alors oui, je suis d’accord, s’il s’agit de préserver ses derniers grognards d’une fracture du col du fémur en faisant du vélo, oui, restez à la maison.

Mais alors, à quoi bon mettre son vélo sur une home-trainer? il y a beaucoup plus simple…

Le vélo d’appartement, voila ce que préconise la FFVélo à ses adhérents

La stupeur des réseaux sociaux

Pas de presse aujourd’hui premier mai.

Alors les réseaux sociaux s’en donnent à cœur joie. Ne nous trompons pas: il n’y a pas que de la désinformation sur Facebook ou Tweeter. Le gouvernement, les ministères savent très bien s’en servir pour leur communication.

Prenons par exemple cette carte…qui a été dévoilée le 30 avril

Cette carte a été publiée sur Facebook par le Ministère des solidarités et de la santé. Elle fait beaucoup réagir ceux qui découvrent stupéfaits qu’ils sont dans un département classé rouge, comme la Haute-Marne ou le Lot ou l’Aube

La plupart de ceux qui s’intéressent peu à la chose s’interrogent en donnant lieu à des réactions cocasses…

C’est carrément marrant de suivre les réactions des gens incrédules sur le net.

  • Ils auraient pu mettre des numéros sur les départements, je ne retrouve pas le mien
  • Et pourquoi y a t-il des départements jaune?
  • Chez moi à Cahors on a eu qu’un mort, c’est pas juste. Et en plus c’était une Parisienne
  • C’est des nuls au gouvernement, il n’y avait que le Grand Est et l’Ile de France en rouge et voila qu’on est maintenant dans les 35 départements en rouge
  • N’importe quoi!!! L’Auvergne orange!!!! Alors qu’il y a très peu de cas, on touche de fond de la connerie!!!!

Pour de nombreux internautes, cette carte est vraiment de la désinformation, ils ne veulent pas y croire.

  • Je vois que je suis pas la seul a rien comprendre a leur saletés de carte.
  • Sue BFM il y a 5 mn il n’y avait que rouge et vert qui c’est qui s’occupe du coloriage6

…et il y a ceux qui préfèrent rester zen…

  • Où que vs soyez ,mettez vos masques et gardez vos distances, lavezzzzz vs les mains et tt ira bien .😉😉😉restons positif .😉😉😉

Il est vrai que la méthode de colorisation qui partitionne la France en deux n’est pas du meilleur effet car ceux qui pensaient être dans le vert sont mécontents d’être en rouge et ceux qui s’attendaient à être dans le rouge sont plutôt confortés de voir qu’ils ne sont plus seuls.

Voila de quoi rassurer les Haut-Rhinois, la pandémie s’étend au-delà de leurs limites!

Couper la France en deux provoque comme on pouvait s’y attendre de l’incompréhension sur les critères choisis (le degré d’activation du virus et le taux d’occupation des lits de réanimation). Le degré d’activation du virus, c’est un peu « au doigt mouillé » puisque la France n’a pas de tests massifs pour l’heure. Et le taux d’occupation des lits? si le Lot n’a qu’un lit de réa, forcément il passe au rouge.

Là où ça se corse comme on dit à Bastia (qui est en rouge alors qu’on attendait Ajaccio), c’est que toute cette France colorée va varier au fil des jours et que les « jaunes » ne savent encore de quel coté ils basculeront.

Et au final? quelle est la différence? on ne sait pas. A part les parcs et jardins qui resteront fermés en zone rouge, on ne nous dit pas le reste. On n’ose pas nous dire le reste.

Pour les écoles, c’est clair: depuis que les parents viennent de découvrir cette carte, plus personne ne veut envoyer son môme en classe puisqu’on est zone rouge. Et pour les verts? attendons de voir.

En Alsace, le président du Bas-Rhin a statué: pas d’ouvertures d’écoles.

Le désastre n’est plus annoncé: il est là!

Le décrochage économique est abyssal: nous enregistrons la plus forte chute de la consommation depuis 40 ans. « les dépenses de consommation des ménages ont chuté de 17,9% en mars par rapport à février en raison du confinement, soit la plus forte baisse mensuelle enregistrée depuis 40 ans que cet indicateur est mesuré » (RTL info)

A cela le Ministre de l’Économie Le Maire prend peur et tente de relancer la machine « il faut qu’un maximum de Français reprennent le travail », alors que le chômage a connu une envolée historique en mars (+7,1%).

C’est un peu tard car de plus en plus de gens ont la trouille depuis qu’ils ont vu qu’un tiers de la France est en zone rouge.

Finalement, cette carte bicolore était-elle utile? je me le demande… vu que son contenu sera évolutif et laissé à la discrétion des préfets en fonction de l’évolution des critères épidémiques.

Et mes vacances à Phuket?

Ce qui taraude nombre de Français, c’est la perspective que leurs vacances se cantonnent à un rayon de 100 km autour de chez eux. Car juillet approche…et même aout si le cours du temps ne s’arrête pas!

Pour les Parisiens et l’Ile de France, les 100 km ne permettront plus d’atteindre l’Ile de Ré et pas même les plages du débarquement. Il restera la vallée de Chevreuse ou Marne la Vallée…

Et du coté alsacien?

Du coté alsacien on aura droit à un gros demi-rond amputé de l’Allemagne qui garde ses frontières pour l’instant dans la crainte du rebond de l’épidémie.

Je suis prêt à parier que les vacances vosgiennes vont faire un tabac cette année et que les fermes-auberges seront pleines.

Après ce quart d’heure désopilant, il va falloir meubler son 1er mai.

L’épidémie demeure alors qu’on est confinés depuis 6 semaines et on peine à distinguer où mène le pilotage gouvernemental dans cet océan d’incertitudes.

Je suis de moins en moins convaincu que le 11 mai beaucoup de choses changeront.

Pour qui sonne le glas?

Le port du masque va t-il s’imposer à vélo? Voila une nouvelle donne qui risque de sonner le glas du vélo dans les clubs

Le coronavirus et sa contagion potentielle très élevée, bien supérieure à la grippe, est en train de faire vaciller nombre d’habitudes collectives dans le sport. Et aussi dans la vie tout court, les réunions familiales, professionnelles sont en question tant que nous n’aurons pas dompté la vaccination.

Personnellement je n’irai pas me frotter à un groupe cycliste avec toutes les aérosols que projettent les organismes. Même à dix mètres de distance!

Ceux qui me connaissent le savent très bien, quand je m’écarte du peloton, ça craint derrière car je purge mon nez. C’est dégueulasse, oui je sais. Mais c’est ça un peloton cyclo sur route. Je ne parle même pas de ceux qui pisse sans descendre!…

Il est sûr que dans ces conditions, on va devoir porter des masques a minima pour rouler à plusieurs. Sinon pourquoi imposer le masque dans la vie courante et pas dans le sport co?

Exit les concentrations! exit les voyages de clubs! exit les montagnardes! l’Ardéchoise! la semaine fédérale! Tous ces rassemblements seront pendant longtemps encore des nids à contamination.

Vous imaginez à l’avenir une Semaine Fédérale peuplée d’octogénaires alertes, mais octogénaires quand même, se réunir à dix mille dans des atmosphères surchauffées et des campings bondés?

Imaginez-vous que la semaine fédérale puisse encore se tenir ces prochaines années?

Bonjour les dégâts aux urgences covid!

Les organisations de tous poils vont prendre de graves responsabilités lorsqu’elles pourront réunir des centaines de cyclos venus de toutes parts sans connaître leur statut sérologique.

Va t-il falloir un certificat médical « non covid » pour prendre sa licence en club?

Car c’est la vraie question à se poser. Sinon huit jours après après la sortie dominicale, certains risquent de se demander pourquoi ils ont les jambes en coton et le souffle court.

Ne nous précipitons pas à rouler à plusieurs, même à dix mètres, je crois que c’est le mieux qu’on puisse faire.

Chronique de pandémie

Hier j’ai pris mon VTT pour contempler les hauteurs. Une forme de renaissance (Leimbach)

« le plus comme avant »

D’ici le 11 mai, jour de fin du confinement, il reste encore des précisions à obtenir sur la façon d’aborder la prochaine phase du « plus comme avant ». Ce sont nos gouvernants qui le disent « le plus comme avant » résonne comme un slogan de parti écolo qui aurait décidé de mettre au panier toutes nos habitudes de vie. Les bonnes et les moins bonnes.

Parquer les bagnoles à la périphérie des villes, mettre trois-quart des zincs à la casse et réapprendre à maîtriser notre outil de production en consommant d’abord nos produits locaux.

Réinventons notre modèle de vie

Ainsi on pourrait voir les constructeurs de vélos se réapproprier les fabrications importées de Taïwan ou de Chine, les manufactures de chaussures se réimplanter sur le territoire…et j’en passe beaucoup d’autres dans des domaines plus pointus.

Ne plus dépendre d’un marché mondial, c’est quasiment comme réapprendre à maîtriser des valeurs communes qui nous ont échappées au fil du temps. Saurons-nous tirer les enseignements de tous nos manquements et prendre en mains notre avenir sur une autre mode que celui de ces démocraties molles qui ont tout bradé de nos savoirs, de nos savoir-faire?

Les villes retrouvent subitement de l’intérêt pour le vélo. Comme c’est étrange!

Sans parler de communisme dont on a vu les ravages derrière le rideau de fer, il faudrait à tout le moins reprendre le pouvoir sur nos marchés et ne pas les déléguer à un mondialisme économique qui depuis des décennies pille la planète et dérègle ses équilibres.

Il faut non seulement rester à l’écoute mais prendre les affaires en mains plutôt que de les déléguer.

J’entends ceux qui parlent par ignorance ou par facilité de cette bêtise française, de son incohérence continuelle ou encore ceux qui pensent qu’on joue sur les peurs.

Je ne suis pas de ceux là. Va t-il falloir faire un ménage salutaire parmi nos politiques ? c’est sûr. Se débarrasser de tous ceux qui ont failli, menti, trahi? oui c’est nécessaire. Mais aussi réapprendre des choses simples du « vivre ensemble » que trop de nos congénères ne respectent pas, ne respectent plus.

D’ici le 11 mai, on ne sait pas si la vie va reprendre « comme avant ». J’ai des doutes. Vouloir qu’il en soit ainsi risquerait d’être dramatique car on n’a pas tué le virus. On en est peut-être encore loin.

Personnellement, je vais continuer mon propre confinement car je sais que je suis au rang de ceux qui présentent « des fragilités ». Il est donc inutile que je m’avance là où il y a du monde. Peu m’importe, ma campagne me suffit. Même si je ne méconnais pas les problèmes de proximité auxquels vont être confrontées nos générations actives ces jours prochains.

Chronique de pandémie

En chemin pour le musée Kröller Müller (Pays-Bas), un havre de paix

La nuit j’échafaude toutes sortes de plans

Des plans pour l’avenir. Des plans pour sortir? pas seulement. Des plans pour continuer à vivre. Surtout que nous, les « seniors », on n’a pas trop bonne presse face au corona!

On pense à la guerre mais nos contemporains n’en ont pas l’expérience. Sauf ceux qui ont livré les dernières batailles coloniales en Afrique du Nord et qui en sont sortis brisés par le racisme, le racisme ordinaire qu’on traine partout dans notre quotidien encore soixante après.

Le virus a déjà gagné la guerre puisqu’il occupe durablement notre quotidien, nos normes de vie, nos codes, celui de pouvoir nous déplacer à notre guise, d’aller au concert, boire un coup, aller au restaurant, ou tout simplement nous promener dans les parcs.

Comme le dit très bien ce matin le philosophe thannois Laurent Delabesse dans les DNA (29/04)

Notre espèce a un corps fait pour marcher 20 kilomètres par jour. Face au stress, notre corps est biologiquement programmé à déclencher des hormones pour combattre ou fuir. C’est une réaction archaïque : devant le danger notre organisme est fait pour courir.

Oui le confinement nous rend triste. Combien même nous disposons d’artifices à la maison, la musique, la lecture, la peinture, l’internet … quand d’autres n’ont rien que le désœuvrement, hélas.

Tout se complique à outrance

Notre grand timonier en second, Philippe, nous a concocté une sortie de crise qui ne convainc pas. Car tout se complique. « Je le dis aux Français, si les indicateurs ne sont pas au rendez-vous, nous ne déconfinerons pas le 11 mai, ou nous le ferons plus strictement » a t-il déclaré le 28 avril devant l’Assemblée Nationale.

Le Haut-Rhin sortira t-il du confinement le 11 mai? le rayon de 100 km toléré ne va t-il pas se réduire aux contours départementaux?

Des brigades de recherche à la place de StopCovid

C’est une France à plusieurs vitesses qui s’installe, loin des principes constitutionnel. Une France du pistage des « pestiférés » et la création de « brigades » dans chaque département pour identifier ces contacts chargées de reconstruire vos traces…mais aussi une France où les libertés ne seront pas les mêmes d’un territoire à l’autre et les déplacements subordonnés à des règles très encadrées.

Le Haut-Rhin, on s’en doute, ne sera pas parmi les premiers à bénéficier du dispositif de désencerclement. Les fameux 100 kilomètres risquent de rétrécir comme une peau de chagrin et de se limiter aux contours du département.

Alors oui, il faut en convenir, le virus a gagné. Il faut se rendre à l’évidence: des pans entiers de notre mode de vie vont s’effondrer en instaurant de la distance interpersonnelle partout.

Quand pourrons-nous à nouveau nous approcher les uns des autres, nous toucher ? Jusqu’à quand ces « gestes barrières » nous empêcheront-ils de faire monde ? (Laurent Delabesse)

On ne sait pas. On ne sait pas si cette méfiance à l’égard de l’autre est appelée à s’estomper. Des métiers vont disparaître, d’autres naîtront. Tous les métiers du spectacle vivants sont d’ores et déjà impactés par la crise, les métiers de bouche, les métiers du loisir, du tourisme. Jusqu’à quand? on ne sait pas.

La classe politique se cache

Ironie de l’histoire, les métiers de la couture font florès autour des masques qui nous manquent. Se présenter masquer, c’est perdre son identité, rendre le monde anonyme. Ces pertes de repères culturels, cette distanciation sanitaire nous ramènent à des réflexes primaires et archaïques. L’impuissance de la science est stupéfiante, davantage que l’impréparation de notre organisation politique. L’avez-vous remarqué? ne se succèdent dans les lucarnes que des professeurs unanimes dans leurs désaccords tandis que la classe politique a disparu depuis des semaines. La classe politique se cache. Elle a peur de ses lendemains.

La DGA en ligne de mire chez les couturières

La DGA (la Direction Générale de l’Armement) a déjà prévenu: les tissus employés doivent obtenir son agrément préalable. On tombe des nues!

Les petites couturières sont dans l’illégalité avec leur tissu non validé DGA

Chronique de pandémie

Évidemment c’est tentant…
Nos amis cyclistes italiens se réjouissent à l’idée de pouvoir remonter sur leurs vélos

28 avril-11 mai

Mai sera t-il notre ami?

J’ai longuement parcouru la presse locale comme chaque matin. Le sujet qui anime les colonnes, c’est le déconfinement. Oui, je sais déconfinement, c’est pas beau comme mot, même le correcteur orthographique n’en veut pas. Déconfinement c’est un peu comme une confiture ratée pas assez cuite ou qui manque de sucre. D’ailleurs le gouvernement n’aime pas ce mot qui sous-entend qu’on va revenir comme avant. Or d’avant, il semble qu’il n’y en aura plus. Pour toujours? on ne sait pas. On ne sait rien. Les deux présidents des conseils départementaux de l’Alsace montent au créneau pour préparer la population au discours de stratégie de sortie du confinement du premier ministre cet après-midi devant l’Assemblé Nationale.

L’Alsace se prépare à un déconfinement « soft »

La réalité sanitaire en Alsace?

Elle n’est pas bonne. Et je mettrais ma main au feu que des conditions draconiennes vont pleuvoir. Soyons réalistes, le plateau épidémique est très haut. Les personnels à bout de souffle, les jeunes soignantes terrifiées par tous ces morts torturés dans les lits de réa. Ma femme qui est « une ancienne » de la maison me le dit « une épidémie comme ça ne va pas encourager les jeunes à rejoindre la profession ».

Encore près de 1000 patients hospitalisés dans chaque département!

Pourquoi nos hôpitaux ne désemplissent pas malgré le confinement globalement respecté?

J’ai la réponse.

Elle est toute bête et c’est un expert en épidémiologie qui la donne…il s’agit tout simplement des contaminations venues des gens qui travaillent, qui ne sont donc pas confinés et qui contaminent toute la famille le soir rentrés ou de ceux qui, bien que confinés, ramènent le virus chez eux avec leurs courses.

On n’est pas sortis de l’auberge!

J’ai autour de moi des confrères qui piaffent d’impatience de retourner à leurs sports favoris. Certains ont même entamé sur leur page Facebook des comptes à rebours « comme les soldats qui attendaient la quille ». Chez les marcheurs, chez les cyclistes, c’est l’euphorie sur les réseaux.

Pierre Brunner a hâte de retrouver sa montagne vosgienne et ses chroniques de voyages sur son blog LTD Rando 68

Moi aussi j’ai la volonté de me réapproprier la nature et le vélo

80 parcours à VTT au tour de Thann nous attendent

Voici ma façon de voir les choses pour tenir compte des risques potentiels liés à mon âge. On sait en effet qu’un type de plus de 60 ans a énormément plus de chance « de passer l’arme à gauche » qu’un plus jeune s’il contracte la maladie…et j’ai la vague ambition de vivre encore un peu même en admettant qu’on devient encombrant. Parfois.

1/ je n’irai ni dans les magasins où il y aura beaucoup de monde à la fois et notamment une population qui ne comprend rien à la pandémie et qui ne respecte pas les gestes-barrières, ni dans les restaurants, ni chez mon coiffeur tout de suite, même si c’est un cyclo sympa. Trop dangereux! je continuerai donc à utiliser le Drive, juste pour manger.

2/ je ne ferai de vélo avec personne d’autre que moi-même. Trop dangereux aussi avec d’autres!

3/ je n’irai en vacances que là où il n’y a personne ou presque. On a en effet cette chance en France d’avoir de grandes landes encore vierges d’habitants.

Les potins du lundi de pandémie

La distanciation sociale accélère la différenciation sociale

La défiance envers l’Etat est à son maximum en France. C’est un chercheur qui le dit, si la France doute autant de son personnel politique, c’est à cause des classes sociales. L’Union de la Gauche ne serait donc pas morte, pas complètement. L’anticapitalisme continuerait de fracturer la société civile, sans le dire. On ne sait pas qui tire les ficelles. Peut-être des Insoumis rêvant d’un Grand Soir devenu chimère? ou des Gilets jaunes en mal de ronds-points?

Ainsi donc l’énorme classe moyenne enflée comme une grenouille renfermerait des émules de Georges Marchais, des gauchos héritiers d’Arlette, et aussi à l’autre bout de l’échiquier des nostalgiques du Petit-Clamart. Au milieu resterait un magma déculturé élevé au biberon du consumérisme béat.

C’est très réducteur.

En France, le confinement a été plutôt bien appliqué mais mal accepté contrairement à d’autres pays. Simplement parce que l’Etat parle à ses citoyens comme à des enfants ignares. Il est vrai qu’on souffre aussi depuis cinquante ans d’une population exogène qui peine à rejoindre nos standards. Terrain scabreux!

Si nos politiques trinquent, c’est tout simplement parce qu’ils sont mauvais. Et ce n’est pas l’épisode corona qui va redorer leur blason.

La France qu’on ne cesse de nous présenter comme une grande nation a, hélas, montré ses fragilités dans bien des domaines. Notamment l’inadaptation de son administration centralisée à conduire le dispositif de crise. Le confinement généralisé, les milliards de pertes de notre économie resteront les témoins douloureux des erreurs commises. Oui, on ne va manquer de se comparer à d’autres pour dire qu’on a fait au moins aussi bien. Mais on se gardera d’admettre que notre voisin allemand a fait beaucoup mieux.

En Alsace, pas de pic, un plateau haut. Je n’arrive pas à imaginer 1000 lits de malades dans le Haut-Rhin et …571 agents hospitaliers en arrêt maladie mercredi 22 avril

En Alsace, on flirte toujours avec deux mille hospitalisés « corona ». C’est dire qu’on n’arrive pas à faire baisser « le plateau » de la contamination. On n’empêchera pas le doute de s’installer chez les confinés. Comment est-ce possible qu’il existe encore autant de gens atteints par la maladie alors que nous sommes confinés?

Faudra t-il une commission d’enquête pour lever le doute? pour savoir pourquoi on peut devenir malade malgré les gestes-barrières? les solutions hydro-alcooliques? le lavage de mains? les masques artisanaux? l’obligation de restez chez soi? les attestations de déplacement dérogatoire?

« Six baguettes et la caisse, vite fait! »

Vélomaxou, on t’a reconnu

Oui, on risque fort le 11 mai d’être en Alsace les dindons de la farce, c’est à dire de faire l’objet d’une surveillance renforcée et d’un déconfinement partiel quand d’autres régions seront libres.

Quand je rentre chez mon boulanger avec un masque sur le nez, on me regarde bizarrement comme si j’allais commettre un hold-up, « Six baguettes et la caisse, vite fait! » et je repartirais en trombe en faisant crisser les pneus de mon vélo.

Le masque qu’on va nous recommander ces jours prochains risque de faire un flop. Car son usage sera mal compris outre qu’il est malcommode à porter. Et en outre, on risque d’en retrouver un peu partout éparpillés dans la rue et les commerces. Bonjour la contamination!

Je n’ai que les symptômes des vieux agriculteurs

Les médecins qui ont depuis longtemps régulé l’accès de leur patientèle avec la prise de rendez-vous obligatoire et refusé d’accepter de nouveaux patients se plaignent à présent de ne plus voir leurs habitués.

J’en suis un modeste représentant car j’ai la trouille de cette médecine expéditive. Je suis revenu aux années 50 où l’on allait au bistrot du village téléphoner pour faire venir le médecin dans sa Traction Citroën. Dès que je voyais sortir de la sacoche les grandes boites en alu qui contenaient les aiguilles hypodermiques, j’avais envie de sauter par la fenêtre du jardin. C’est à dire qu’on ne va plus chez son médecin pour un oui pour un non. On préfère attendre. Surtout moi, avec mes maladies imaginaires dont aucune, pour l’heure, ne montre d’intérêt pour la science. Accéder au statut de malade, personne ne le souhaite. Je n’ai que les symptômes des vieux agriculteurs perclus de rhumatismes à l’aube de leurs soixante-ans. J’imagine que je paie des décennies de VTT, je veux dire de Vélo Tout Temps ou du Vélo Tout l’Temps si vous préférez. La mécanique articulaire du corps, c’est comme ces bielles dont la régule coule par suite d’un mauvais lubrifiant.

Arrêter d’aller à Phuket?

Reprendre goût aux restos, aux coiffeurs ne va pas être simple. Encore moins pour les foir’fouilles, les manifestations sportives et culturelles. Tous ces endroits où par principe il y a du monde risquent de perdre ceux qui craignent la contamination.

Et l’avion? il me semble inimaginable d’envisager un vol sans prendre un risque maximum. L’Etat est devant un dilemme avec Air France. Injecter des milliards dans les compagnies pour les sauver de la faillite, c’est tout ce qu’on a trouvé en attendant.

Paton Beach Thaïlande

En attendant quoi? soit qu’on trouve un vaccin salvateur soit qu’on change de modèle de développement et qu’on arrête d’aller à Phuket passer ses vacances. Utopique? sans doute.

Vélo et confinement

Tweet de la FUB

Devant la pluie de PV dressés arbitrairement contre des cyclistes pendant le confinement, la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette) a déposé un référé-liberté devant la juridiction administrative.

un référé liberté est utilisé en cas d’urgence si une décision administrative porte une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale

Le Ministère de l’Intérieur vient d’y répondre dans un mémoire-défense.

Dans un tweet, Olivier Schneider, le président de la FUB résume la position de la place Beauvau. (ci-dessus).

Voici le courrier du Ministère au juge des Référés du Conseil d’Etat…un peu alambiqué mais qui reconnait que le vélo ne peut être interdit à titre d’activité physique dans un rayon d’un km et pendant un maximum d’une heure…

On ne peut que féliciter la FUB qui contrairement aux autres fédérations défend clairement et efficacement les cyclistes.

Chronique de pandémie

J’ai sorti des cartons ma petite Genuis et j’ai cousu un masque.

En France, on nous ment. On nous félicite, on nous enguirlande, on nous gronde, on nous récompense, à l’instar de Macron dans ses interventions ; ou l’on nous tance ou nous insulte, comme le déplorable préfet de police de Paris, Didier Lallement.(L’historien Johann Chapoutot-Médiapart 24 avril)

Le pouvoir politique en France est faible, fragile, composé d’une génération jeune sans expérience et concentré sur la démolition de nos régimes de retraite quand soudain l’épidémie arrive…On connait la suite. L’affolement de nos élites et la découverte qu’on n’a rien pour faire face à la pandémie qui s’est installée.

Alors on confine à tout va!

Non je n’ai pas abandonné ma chronique aujourd’hui, mais je suis d’abord allé faire mon jogging.

Lorsque je reviens à la maison, je suis dans de meilleures dispositions mentales. Le confinement nous use. C’est un véritable démoralisateur de la population. Le pouvoir le sait mais il n’a rien d’autre à proposer à la place.

Je voudrais ce matin vous parler de notre privation de liberté et de la façon dont l’Etat en abuse.

Face à l’épidémie, on pouvait faire autrement. Mais on ne l’a pas fait. Les gens de la campagne paient un confinement qui n’est adapté qu’à la ville. Puisque l’état n’a ni masque, ni test, ni la capacité d’isoler les gens contagieux, alors on isole tout le monde depuis des semaines. Sauf quelques soldats de première ligne comme les soignants, les ambulanciers et les caissières de supermarchés.

Combien de temps ça va durer?

Un certain temps répondait l’adjudant!

Car le 11 mai, on imagine mal en quoi on pourrait trouver une issue à nos interdits d’aller et venir.

Pas très beau mais efficace. Quand j’arrive chez mon boulanger, je le porte à l’intérieur du magasin

J’ai sorti la machine à coudre Genius de son carton et je me suis remis aux masques. Cette fois je me suis inspiré du modèle AFNOR. Dans un vieux tee-shirt en coton, j’ai découpé deux carrés de 20×20 et j’ai commencé à coudre entre-elles les deux épaisseurs. J’ai cassé le fil cinq fois sur la machine alors j’ai terminé avec une aiguille et un dé à coudre pour pousser à travers les couches. Le petit fil de fer pour attacher les tomates fait un excellent pince-nez. Je l’ai cousu à l’intérieur pour qu’il ne bouge pas. Et j’ai trouvé dans la boite à couture, ô luxe suprême! un élastique revêtu de fil doré! Ce matin j’ai emporté le masque dans ma poche pour mon jogging. Quand j’apercevais un promeneur face à moi, j’enfilais la camisole faciale.

Il existe de dizaines de tutos sur YouTube pour fabriquer son masque anti-projections. Ce masque évite que vous projetiez des gouttelettes sur les gens que vous croisez. Il faut le laver (60°C-30minutes) au moins toutes les quatre heures et bien sûr avant s’il est mouillé par la transpiration.

Trois-Epis : la nature derrière les barrières

Une habitante, appréciant la course à pied, vit le confinement comme une « punition », d’autant que les chemins d’accès aux forêts sont barrés…(DNA 25 avril)

Alors la dame franchit la barrière et fait comme avant. Pour ceux qui ne connaissent pas les Trois-Epis nichés au-dessus de Turckeim, il s’agit d’un hameau situé à 700m d’altitude où l’on ne trouve que quelques habitants et un centre de soins de la MGEN…et une boulangerie appréciée des cyclos de passage.

Que répond le préfet à cette interdit absurde?

Que penseraient les habitants d’Ammerschwihr si on estimait qu’à quelques kilomètres du centre de leur village l’application de l’arrêté serait différente ? Et surtout comment appliqueraient-ils ce texte ? Le confinement représente pour l’instant le seul moyen d’éviter la propagation du virus.

Il s’agit donc d’une brimade, on confine même là où ce n’est pas nécessaire.

Comment dès lors aborder un déconfinement territoire par territoire comme le suggèrent certains élus locaux? On se dirige vers des débats sans fin pour savoir qui, quand et où demain le citoyen sera capable d’aller.

Attendez-vous à voir au cours des prochaines semaines d’âpres marchandages entre les tenants du tout répressif en haut de l’Etat et ceux qui sur le terrain veulent assouplir les règles.

Chronique de pandémie

Masque pour cycliste en vente chez AliExpress

Entrevoir le déconfinement. C’est le sujet qui préoccupe tout le monde.

Je ne me vois pas recevoir des gens venant de loin, de la région parisienne ou du Grand Est, déclare un gérant de camping breton sur Franceinfo ce matin

Tout est dit.

Préférer l’Auvergne au Grand Est

Avant de partir en voyage, mieux vaut recouvrir cette partie de votre plaque d’immatriculation.
Préférer l’Auvergne au Grand Est

Nous entrons dans un climat de méfiance généralisée les uns vis à vis des autres. Les Alsaciens seront perçus comme des pestiférés demain dès qu’ils sortiront de leur champ géographique. Exporter l’épidémie loin de chez soi en profitant de la période estivale, c’est potentiellement un risque de faire naitre une deuxième vague de contamination.

Comme toutes les pandémies moyenâgeuses, le coronavirus entraine les mêmes réflexes de protection: se détourner de l’autre. C’est vrai pour les états qui ont fermé leurs frontières, ce sera vrai demain aussi pour les régions, pour les communes qui ne voudront pas recevoir chez elles des visiteurs suspectés d’être porteurs d’une maladie hautement contagieuse et parfois mortelle.

Vos papiers!

La distanciation sociale a instauré de nouvelles règles au vivre ensemble. Elles vont nous servir encore longtemps et modifier en profondeur notre rapport à l’autre. Pas seulement dans les couples qui pourront se suspecter de ramener à la maison un virus non désiré, c’est déjà le cas avec les soignants, mais aussi dans les réunions professionnelles, culturelles, cultuelles et sportives.

Belgique, le prince Philippe dans une famille musulmane il y a trois ans

Le Ramadan qui commence aujourd’hui 24 avril sera un test.

Dès lors on pourra imaginer que sortir de sa zone nécessiterait un certificat de non-contagiosité…en attendant une vaccination jusqu’alors improbable à court terme.

Le vaccin Covid-19 sera t-il obligatoire pour voyager?

Présenter son certificat de vaccination va devenir un sésame incontournable à l’avenir dès lors qu’on souhaitera s’inscrire à une manifestation sportive, à un voyage touristique, à un séjour en camping ou hôtelier.

Avant même d’envisager voyager, il faudra d’abord faire l’apprentissage de nouveaux protocoles de distanciation sociale avec des masques en toute circonstance dans l’espace public. Pas simple de vivre au quotidien avec un tel accessoire. Surtout à vélo.

En vente chez les buralistes dans les prochains jours, nous dit-on.