
Pour mille balles, un Crossover en vente chez Intersport.
Elle est pas belle la vie?

Pour mille balles, un Crossover en vente chez Intersport.
Elle est pas belle la vie?

Le monsieur a baissé sa vitre en arrivant vers moi et il m’a dit « ce n’est pas la peine, c’est bloqué en haut!… »
J’étais en pleine ascension dans la côte du Steinby à Thann. Fidèle à mon habitude j’ai continué de grimper. Pour voir.

Pour tout dire le VTT dans la neige, c’est périlleux.
Quand vous avez une trace de pneu dans la neige, il faut rester à l’intérieur. Dès que vous sortez de cette trace, c’est foutu, il faut s’arrêter, puis tenter de redémarrer.

Je suis finalement arrivé tout en pédalant jusqu’au plan Diebold.
Après, j’ai alterné tantôt à pied, tantôt en pédalant jusqu’au col du Hundsrück. Une vingtaine de voitures garées à la Fourmi, vraisemblablement des marcheurs partis jusqu’au Thanner…

Puis je suis monté au monument à pied en poussant mon vélo.
Ensuite j’ai tenté la descente vers Rammersmatt. Une neige épaisse et un étroit passage de marcheurs.

Je le prends quand je peux. Sinon quand c’est trop pentu, le vélo est incontrôlable, alors je descends.
J’ai imaginé qu’après le chalet du Hochburg, ça irait mieux, mais non. Toujours autant de neige.

Finalement j’ai atteint Rammersmatt sans tomber une seule fois. Quelle gloire!
Je rentre par la route dans un froid glacial.



Il est venu spontanément vers moi comme si j’avais quelque chose à lui donner, ou une histoire à lui raconter…mais je n’avais rien. Il semblait déçu. La vie de cheval est une vraie vie de chien.
Emmitouflé, oui je l’étais. Avec pour la première fois la cagoule. Pas facile à porter avec les lunettes qui se couvrent de buée.

Aujourd’hui on a eu zéro degré toute la journée. Sans vent, c’est soutenable si l’on s’engouffre en forêt. J’ai les lampes pour les tronçons routiers car le brume est tenace.
Finalement, je me suis régalé jusqu’à l’étang de Reiningue. Retour par le ball-trap de Cernay.



Faut pas croire! Le VTT est une discipline exigeante dès lors qu’on ne se contente pas du parcours ordinaire.
Par ordinaire, je veux parler de ces balades lentes, bucoliques où l’on admire le paysage et où un doux zéphyr vous berce..

Chez moi, dès que je quitte le logis, me voila au cœur d’une succession de grimpées. A soixante-dix ans, je l’avoue, c’est plus difficile qu’avant.
La pente bitumée du lotissement, je l’aborde à froid. Normal, elle derrière chez moi et je n’ai aucun échauffement…le cardio grimpe déjà à 140. Pourtant j’ai presque tout mis, il ne me reste que deux ou trois dents sur la dernière couronne…je monte « décalé » et je frôle le fourgon de Suez qui m’oblige à quitter la trajectoire. Je sais qu’avec aussi peu de vitesse et donc d’équilibre, je risque la chute aisément en cas d’obstacle inopiné.

Bon maintenant je reprends mon souffle dans la prairie, le long de la vigne. Je biaise…je cherche la moindre pente pour rejoindre la route. Après Leimbach, je longe le bel étang au Niederes Eichholz et je grimpe à nouveau pour rejoindre Burgerwald au-dessus de Roderen. Les derniers vingt mètres: à pinces! Je ne veux pas tomber sur un sol mou couvert de feuilles mortes.
Le rue des Près ne me fait rien gagner. Je dois prendre le Hohacker par la route, ce n’est pas facile mais j’ai le vent qui m’aide. Je traverse le bois jusqu’à Stockacker à l’entrée de Michelbach. C’est couvert de feuilles dans la descente et donc piégeux car en-dessous il y a les ornières. Mais que ce parcours est beau!
Normalement le tour du lac est facile. Mais j’ai un vent de nord-est glacial qui me freine le long de la forêt.

Ensuite je longe le cimetière des animaux à Aspach. Un couple se recueille devant une sépulture fleurie, je retire quelques branches qui barrent le chemin.
La piste de Leimbach termine de m’épuiser. A travers mes gants, l’arthrose me brûle les doigts.
Faut pas croire: le VTT est une discipline exigeante.








Je n’ai pas regardé le dico avant de mettre mon titre. J’ai le souvenir qu’à l’école, il y avait des classes de transition. C’était une appellation douce pour dire qu’on était un peu dans une classe de rattrapage sans subir les outrances des camarades des autres classes.
Dans transition, il y a transit.
Le pédalage est propice à toutes sortes de réflexion. Oui, je vis un peu un transit au quotidien. Lorsque l’âge avance, il faut se préparer à des transitions, une forme d’approfondissement de soi, un accompagnement mental et physique de son vieillissement inéluctable.
Je m’accompagne autant que je le peux.

Je tente parfois de me perdre dans des projets invraisemblables. Amateur de réseaux sociaux, je joue le jeu des offres d’emploi, il suffit d’un clic. Je postule sur les emplois de facteur avec un CV ronflant de cycliste émérite. Mais il y a l’obstacle de l’âge. Un CV à soixante-dix ans d’un type qui veut faire facteur, forcément ça interpelle les p’tits jeunes recruteurs des boites d’intérim qui épluchent nos écrits. Je vais me plaindre pour discrimination à l’embauche. J’ai regardé parmi les 20 critères discriminants, l’âge y figure.
Ou alors conducteur de bus!
Rien que pour transporter des équipes de foot le dimanche. Mais le permis PL à soixante-dix ans, vous n’y pensez pas mon pov monsieur.
Alors quoi?…
Cariste?… pourquoi pas! j’irai chez Amazon déplacer des colis au volant d’un engin de manutention; mais il faut que je passe l’examen et obtienne le CACES, le certificat d’aptitude à la conduite en sécurité.
Bon pour l’heure je sursois à tous ces projets farfelus.
Je me prépare au froid comme tous mes confrères.
Aujourd’hui, deux couches sur les bras étaient limite face au vent glacial. Il va falloir se reporter sur les circuits VTT protégés, ceux de la forêt. Aujourd’hui j’ai tiré un arbuste qui barrait le chemin le long de la Thur sauvage. Tirer des arbres morts seul est parfois difficile. On devrait s’équiper d’une égoïne.
J’ai terminé mon périple breton par le Phare de Queffelec. Je me suis emmerdé grâve avec cette administration des phares qui depuis Paris a commandité La Jument au large de Ouessant. Henri Queffelec bien qu’humaniste m’a ennuyé. J’ai embrayé avec Je ne reverrai plus le monde, les textes de prison d’Ahmet Altan. Histoire de voir comment la dictature turque traite ses prisonniers d’opinion, et comment Altan organise ces aller-retours entre réflexions et sensations exprimant le quotidien morne du prisonnier.
Puis je suis passé à un univers plus frivole, celui du Journal d’une femme de chambre d’Octave Mirbeau. Je ne devrais pas rire car c’est la triste condition du petit peuple exploité par la bourgeoisie du XIXeme siècle que l’on découvre, les nauséabonds dessous du « beau monde », les « bosses morales » des classes dominantes et les turpitudes de la société bourgeoise.

Elena m’attend
Elena Ferrante (dont on dit qu’il s’agit en réalité d’Anita Raja) a écrit une série de best-seller. Je vais m’y plonger rien que pour m’imprégner du microcosme italien dont je raffole.
J’ai donc de quoi lire cet hiver si je dois mettre entre parenthèses mon vélo en cas de rigueur météo.
Ne tournons pas autour du pot: l’actualité politique est en jachère.
Comme toute l’actualité va tourner autour des Présidentielles pendant plusieurs mois, on n’échappera pas aux questions merdiques comme celles de l’immigration et de la sécurité, plutôt qu’à celles de notre devenir commun, nos écoles, nos hôpitaux, le virage écologique, notre incroyable déclin sur le plan industriel, scientifique et la perte de nos valeurs fondamentales.
Comment va t-on pouvoir aller de l’avant avec ce personnel politique médiocre recruté sur CV? tout aussi médiocre sur l’ensemble de l’échiquier et dont les forces populaires se détournent? Mais le plus étonnant c’est que l’attelage hétéroclite au pouvoir va réussir son second examen de passage en douceur grâce à une société molle, dépolitisée et avide de prébendes diverses comme les chèques de Noël, les indemnités inflation ou les primes énergie. Idéal pour renforcer l’assistanat et acheter la paix sociale!
Coté pandémie, Macron se prépare à imposer la troisième dose alors même qu’il est infoutu d’imposer la vaccination à un quart du Pays. Les vaccinés ont bon dos!
Une France de plus en plus désespérante.



Le monsieur en rouge s’est avancé vers moi, fusil en bandoulière.

J’étais dévié pour la seconde fois ce matin. Impossible d’aller plus au nord de Wattwiller; en cause les chasses. Remarquez moi je m’en fous des chasses, il faut bien qu’elles s’exercent puisqu’on ne cesse de dénoncer le gibier qui prolifère. Je ne suis pas comme Jadot qui veut interdire la chasse le dimanche. Et après? qu’est-ce qu’on fera de tous ces chasseurs désœuvrés dans leurs cabanes de chasse jusqu’à tard le soir? hein, qu’est-ce qu’on en fera?…

Ce matin balade automnale. Le temps s’est couvert de nuages peu à peu, puis le soleil est revenu.







Sortie en groupe ce matin. Deux à trois degrés seulement au départ.
Une sortie vivifiante et sympathique.


Le monsieur baisse sa vitre devant l’église et observe mon vélo. Vous êtes montés sans électrique ? Oui!…La grimpée par le sens interdit est redoutable. On a choisi de rentrer par l’autre coté du Lez.
Pour tout dire parcours complètement improbable consistant à remonter le Lez depuis Montpellier. Au final, on aura plus de routes ingrates que de pistes. Mais enfin, j’observe que l’agglomération fait des efforts pour les déplacements doux.



Je me suis échappé de la métropole de l’Herault. Au col de la Tortue je suis dans mon élément. J’avais chargé un parcours sur Openrunner qui s’est avéré difficile pour moi. Des singles étroits parsemés de relances dans la roche à vif, du schiste affûté comme des couteaux qui ne pardonne pas si on chute. Je suis sorti pour me contenter des grandes pistes prévues pour la DFCI, La Défense des Forêts Contre l’Incendie. Belle vue sur la mer et sur Sète. Des réservoirs peints par des grapheurs , une piste de brousse pour avion et une tour de Guêt. Un bon bol d’air frais par grand beau temps.




Ça devient problématique, je chute de plus en plus souvent. Ce matin encore en grimpant le Rangen.
Deux alertes cyclos me dépassent sur leur VTTAE. C’est fou ce que ça pulse le VTTAE dans les cailloux. Moi je tombe quasiment à l’arrêt. Un passage caillouteux pentu, la roue arrière s’emballe et boum! je suis à terre et pas le temps de décaler.

Évidemment ça fait mal, la hanche, puis le coude, puis le casque et pour finir le genou, hibou, chou, caillou. Heureusement je n’ai pas cassé le col du fémur! Je suis comme la tortue sur le dos pour me remettre debout. L’arthrose m’empêche de me lever facilement, je dois me remettre à quatre pattes avant de pouvoir me relever. Quelle misère!
Je ne me désespère pas. En première intention, je peux passer aux pédales sans cales.



Pour finir, j’arrive à Waldkapelle. Le joggeur arrive, il attend sa copine. « On va jusqu’à Turenne » me dit-il. Bonne route! Même à vélo je n’arrive pas à suivre. Il m’a dit que je devais éviter de courir sur l’asphalte et que ses Asics sont meilleures que mes Hoka



J’ai rapporté Le Phare de Queffelec, Henri le père, comme pour prolonger mon séjour breton.
Au bord de la route, j’ai maladroitement croqué le phare de Trézien, juste pour m’en souvenir

La mythologie bretonne n’a plus grand chose à voir avec le tourisme de masse qui envahit les plages. Oui, si dans les supermarchés, on trouve du kouign-amann au beurre frais, du cidre bouché de Paimpol et aussi de la Robiquette, le touriste ne s’aventure guère au-delà de la gastronomie dans les profondeurs de l’histoire bretonne.


Le vélo breton n’est pas plus facile qu’ailleurs. Dès que vous empruntez la route littorale, vous devenez un grimpeur de montagne russe traversant tous les précipices des estuaires en prenant de l’élan pour remonter en face.
Mais à la différence de l’Alsace, les revêtements routiers sont bons.

La Bretagne fait des efforts. Mais c’est un pays de bagnoles et de camions comme ailleurs. Du ruban, du ruban asphalté qui sillonne le territoire et des quatre-voies à gogo de Saint-Malo à Vannes.
Les routes secondaires sont étroites, souvent dépourvues de bas-cotés. Si votre guidon tremble, vous êtes bon pour le fossé herbeux qui cache la rocaille.

Route étroite, point de bande centrale! Chacun doit se débrouiller pour le croisement. Les voies centrales partagées sont donc légion et elles permettent de donner un statut au cycliste avec sa voie peinte.
Ne pas s’aventurer sur le sentier douanier avec son VTT, c’est interdit. La renaturation permanente des berges ne réserve qu’une étroite bande aux marcheurs. Pour trouver un espace VTT, il faut se référer aux communes qui disposent de terrains ad-hoc fléchés et balisés, sinon vous êtes bon pour les voies sans issues qui mènent aux champs d’artichauts. Je les ai expérimentées.

Méfiance avec les plages idylliques! à marée basse, le VTT s’il n’est pas fat-bike risque de s’enfoncer dans un sable mouvant ravageur pour les transmissions.

Les stations balnéaires exultent en septembre: les sexagénaires (et plus) prennent possession des lieux.
Ils redécouvrent les joies du vélo, les sexagénaires endurcis. Le vélo électrique fait fureur là-bas. Il n’y a plus que lui. Le Croisic qui s’est longtemps battu pour empêcher l’invasion des camping-cars doit à présent faire face à des hordes de cyclistes qui prennent la grand-rue à contresens, slalomant entre voitures et piétons. La presqu’île n’a pas encore imaginé le double sens cyclable.

J’ai parcouru les marais salants de Guérande sur d’improbables itinéraires en quittant La Turballe, puis je me suis perdu dans Batz-sur-Mer.
Au retour, les paludiers servaient les derniers clients avant fermeture. Un euro le kilo!
Brest a ses adeptes du vélo même si la ville n’est pas plate. Brest est bien investie dans la promotion du vélo grâce à sa jeunesse étudiante. La signalétique y est de qualité et les espaces cyclables bien délimités. Les vélos de location y sont nombreux.








Mes six tours de vélo bretons…
J’ai pris le VTT sans trop savoir à quoi m’attendre. La machine étant polyvalente, finalement j’ai surtout pédalé sur des routes goudronnées.








Nous étions cinq du club Etoile 78 de Vieux-Thann.
Le parcours consiste à visiter une partie du Parc Régional du Haut-Jura à VTT. Nous serons à plus de 1000 m d’altitude et l’effet de vent de nord sera présent sur la première moitié. Jolis paysages de forêts de d’alpages avec un potentiel touristique reconnu.
Etape1 Faucille-Lajoux


C’était convenu, on partira depuis le col de la Faucille.
Comme il fait froid, en attendant les confrères, je vais reconnaître les lieux. C’est toujours mieux pour le moral de partir dans la bonne direction. Au km 2 demi-tour jusqu’à la station de ski.
Bien vu! le monsieur avec son chien me dit que c’est impossible de descendre en bas du ravin jusqu’à Mijoux.
La descente à Mijoux se fait dans un chemin de cailloux, c’est la liaison Mijoux qui doit servir aux skieurs.
A la sortie de Mijoux, on longe l’Ain. Faux! demi-tour au km 10.
Il faut grimper un single étroit. Certains sur le vélo, d’autres à pied. Je monte sur mon vélo, une racine et pan! je bloque. Je perds l’équilibre et je tombe dans le ravin. Surprise dans le groupe, on ne me voit plus. J’ai dévalé au moins sur cinq mètres avec mon vélo sans pouvoir m’arrêter entre les sapins. Je remonte. Mon vélo fera un bruit de grillon tout le reste de la journée.

Arrive le col de la Goulette (1180m)
Il y a des fois où je me dis que j’ai cherché la difficulté. Il suffisait de prendre la route Mijoux/Lajoux et d’aller chercher le col au bout de la rue Manon.
Etape 2 Lajoux-col du Goulet

Les compétiteurs diraient « étape de transition ».


Une agréable route forestière goudronnée en forme de montagne russe qui ondule. Elle porte bien son nom, route forestière des Forêts Monts. A la longue ça use. Le col est à 1374m. On le passerait presque sans s’en rendre compte. Nous sommes au cœur de la zone de protection de biotope.
Etape 3 Col du Goulet-La Cure

Après le col du Goulet, la forêt se poursuit, celle du Massacre puis celle des Tuffes.

On mangera dans une clairière près d’un abri totalement fermé et blindé. C’est curieux dans le Jura tous les abris sont fermés…contrairement aux Vosges.
Jusqu’à la Cure à la frontière suisse, le parcours est sans intérêt.

Etape 4 La Cure-col de Vuarne

C’est l’après-midi et nos forces commencent à être entamées. Il va falloir affronter la montagne suisse.
D’autant que pour nous compliquer la tâche une crevaison nous retarde à la sortie de La Cure.

Rallier le col de Givrine, oui, une simple formalité routière. Mais après les choses se corsent. Pour rejoindre les cols de Porte et de Vuarne, on ne trouve pas l’itinéraire ad hoc.

Pour tout dire j’ai avec moi des confrères qui ne comprennent pas la nécessité de marcher, de pousser, voir de porter son vélo pour atteindre un col muletier.

Cela devient difficile à gérer. Comme je les comprends! Le voyage à vélo, tout VTT qu’il soit, c’est d’abord sur le vélo.


Finalement avec Sébastien je vais péniblement atteindre le col de Porte à 1557m d’où nous verrons le lac Léman majestueux. A notre droite sur la crête La Dole 1667m et son radôme radar semblable à celui du grand ballon.

Impossible de descendre dans le vallon plus bas jusqu’au col de Vuarne. Nous sommes trop fatigués et l’heure est déjà avancée. Nos collègues patientent en bas attendant notre retour.


Etape 5 Vuarne-Faucille


C’est une suite de déconvenues. On improvise en contournant le gigantesque pic de La Dole. Des chemins sans issues.
Et une crevaison qui récidive au km 45 alors qu’on chemine à l’estime sans trouver ce petit sentier à liseré rouge qui traverse la forêt.
Au km 45.5, réparation de roue. Certains rebroussent chemin, moi je persiste vers l’avant avec Sébastien et on enjambe des clôtures, des murets pour enfin déboucher sur une grande lande en bas de laquelle on arrive à une ferme. Une oie nous surveille du coin de l’œil.

Toute l’équipe se retrouve en France au Petit Sonnailley où il convient de monter encore une pente sévère. On traverse le site protégé de la Grande Grand.


J’ai de la chance: le col de Combe Blanche est routier, il ne nécessite qu’un aller-retour de 250m sur l’itinéraire.

Il est l’heure de rentrer. On file rejoindre la grand route D916 en direction de la Faucille. Pas question de faire le col de Goléron (snif!)
55km/1500m

J’ai cherché dans mes archives et je n’ai trouvé qu’un col franchi dans le Haut-Jura, celui de la Faucille en 2011.
J’y retourne samedi avec mon club Etoile 78 de Vieux-Thann (page Facebook).
Nous allons cheminer sur la crête jurassienne entre Mijoux et la Cure.

Le parcours fait 50km et 1500m de D+
Je compte agrandir mon tableau de chasse avec le VTT.
Au programme de cette journée, huit cols:


La météo s’annonce bonne mais il faudra compter avec le vent et la fraîcheur de l’altitude. Prévoir une petite laine


Parcours hasardeux pour essayer mon nouveau plateau. Rouler en forêt par temps chaud est très agréable.
Et le plateau, comment il va?
Plus de cra-cra! Impeccable.
A Guewenheim, la chapelle des Bouleaux. Ostensible et même ostentatoire. Mais je ne suis pas expert. Que les croyants me pardonnent!
A Sentheim je longe le lit de la rivière. Il faut se cramponner au guidon dans les galets.

Et reboum! comme avant-hier. Cette fois je plante dans la glaise. Décalage douloureux du genou gauche.
Je repars.
Çà devient un vice rédhibitoire du à l’âge certainement.
Trois dames croisées après la chapelle. Je m’arrête devant la flaque. Vous n’allez pas dans l’eau?… Non j’attends votre passage pour « prendre » le sec…Ah, vous n’avez pas de moteur, vous?…non je suis un des rares résistants


Je quitte Thann et je commence à monter dans un chemin pénible par cette chaleur nouvelle sans afficher beaucoup de motivation.
Le casque à VTT est indispensable. Je viens encore d’en faire l’expérience en descendant un chemin à Roderen.
Je vise le point d’arrivée en bas du chemin creux et boum! ma tête plante dans une branche.
L’arrêt est brutal et je me dépêtre dans la broussaille pour sortir de mon vélo.
Puis je repars.









Je pars de Steige à VTT ce matin dans le Val de Villé.
Le Val de Villé est charmant par tous les temps. Aujourd’hui, c’était plutôt un temps automnal. J’ai rencontré une promeneuse et son chien lévrier. On a bavardé. Puis des cueilleurs de champignons. On a bavardé aussi. Quelques rares girolles ans le panier. Alors les cueilleurs vont de place en place avec leur voiture. On se suit presque.
A la Salcée, j’ai observé un jeune poulain encore timide collé contre sa mère. Émouvant.

J’ai du adapter ma trace pour rejoindre le col du Blanc Noyer (560m). A huit heures je monte par le chemin de la mine.
Il ne faut pas se tromper et se laisser aller à la facilité: un chemin roulant peut vous détourner de votre route. Bine réfléchir aux carrefours dans la forêt avant de prendre la bonne direction, celle qui optimise vos efforts. Car le VTT est énergivore en montagne.


Au col du Blanc Noyer, un point d’eau raccord au réseau. Normal, il y a un lotissement à coté. Je trouve assez sympa qu’une commune fasse confiance à ses promeneurs.


Puis je poursuis en direction du col du Mont à 761m sur le GR532. Un endroit désert. Je descends jusqu’à la route du Climont.
C’est un aller et retour juste pour aller saisir le col d’Urbeis à 602m.


Au retour, je m’arrête au Climont. A peine deux maisons occupées. Tous les édifices collectifs sont vides. C’est triste. Le temple protestant est encore debout soutenu par les fidèles extérieurs.

Tout le reste est sinistre

Après la Salcée (588m) et ses confitures du Climont, me voici au col de Steige (537m) avec son étang

Il ne me reste plus qu’à redescendre à Steige.

Il fait 25 km et 650 m. Et mes cinq cols qui manquaient à mon tableau.

Je ne sais plus combien de cols j’ai franchi aujourd’hui. Il faut se référer à la trace prévue. Je l’ai réalisée à quelques variantes près. Un parcours à découvrir sur Openrunner https://www.openrunner.com/r/12941028

Le Klemberg est l’autre montagne de Saint-Dié. Très bien signalée. Mais je suis mon gps! Beaucoup de poussées. De la roche évidemment, du beau grès des Vosges. Et des rochers remarquables en nombre.

Pour terminer, je me suis arrêté à Lesseux à la sortie du tunnel de Ste Marie pour 4 collinets.Un parcours à découvrir sur Openrunner https://www.openrunner.com/r/12941390
Les traces Openrunner de ces deux parcours…

Je pars de La Salle près de Saint-Dié des Vosges. Huit cols au programme sur le chemin des Crêtes. Un peu plan-plan ce parcours. Après le col du Repos bien nommé je chemine sur un sentier caillouteux puis c’est goudronné. Je termine par le col des Jumeaux, un site agréable. 35 km et 500m. Pique nique sous la pluie.

Un parcours à découvrir sur Openrunner https://www.openrunner.com/r/13463739
Aujourd’hui rencontre avec des motards au terrain de Rammersmatt.

Je me rends compte combien l’exercice semble périlleux.





C’est un exercice cardiaque exigeant avec lequel je dois compter…et me méfier pour un type un peu âgé comme moi. C’est pour ça que je monte en surveillant mon cardio en permanence. Seul, je m’octroie des pauses et des étapes en poussée à pied. En groupe, il faut être homogène. Aujourd’hui nous étions six et le plus âgé était deux fois plus jeune que moi.
Vous avez 30 minutes!



Il faut donc gérer la pente jusqu’à la cote 900m.
Après la chapelle Saint-Morand on monte par la Croix Bleue et le chemin Ingold. On traverse avant le col d’Herrenfluh et on prend le chemin Turenne.
Une descente de fous dans la caillasse et les singles qui fait peur autour de nous. J’ai honte.


Juste avant le défilé du 14 juillet, je m’éclipse autour de Thann. Parti tôt car la météo n’est pas vraiment engageante, je reste dans mes murs afin de pouvoir rentrer au plus vite si le temps se dégrade.
Et puis non. Rien n’est venu.






Jacques et moi, on part de Leymen.
Deux à trois cols à conquérir à VTT sur la frontière suisse. Les derniers du secteur encore non visités. Un fond de pot de cols.
A pied, à cheval, à vélo, les Bâlois s’en donnent à cœur joie de cette nature au pas de la porte.

Partis de Leymen, on longe le tram, puis la forêt. A Ettingen au km 7 ça commence à grimper sévèrement. Je n’ai pas le fond de carte, je n’ai que la trace préparée. Pas facile de savoir si l’on est sur le meilleur itinéraire.

Mais on grimpe.

Au km 10, le Blattenpsass (573m).


Il faut atteindre la cote 830, soit encore 5km à parcourir avec des passages à 10-14% et un sol de cailloux pas roulant du tout. A tel point qu’un bon marcheur va aussi vite que nous!

Sur la crête, le sentier étroit est parsemé de roches et de boues.
Une fois le Blauepass atteint (km16), on songe à descendre. Au km 18, on plonge sur Metzerlen.
Retour au point de départ par la route.
27km/650m

C’est un tour de 15km avec 600m de dénivelée. Etonnamment, je suis passé à travers la pluie et j’ai même eu du soleil à la Fennematt

A Kirchberg on commence par la montée au plan d’eau du Lachtelweiher. C’est goudronné donc c’est plus facile que les cailloux. Au lac on a exactement 4 km de grimpée avec 8% permanent.

Le Lochberg est désert
Le chemin jusqu’à la ferme n’est pas difficile. De la cote 740 à 920 à la stèle du Lochberg.

Puis après le Lochberg, un chemin où l’on pousse jusqu’à la partie sommitale.


Je descends jusqu’à la Fennematt. Déserte aussi! Incompréhensible car les travaux semblent terminés.
Au passage la source de la Doller, cette fois je ne l’ai pas manquée.


Sur cet itinéraire là, les vététistes sont priés de porter les vélos par-dessus les chicanes très étroites.
Je monte ensuite au Schlumpf pour atteindre le sommet de la remontée mécanique.

La descente est sportive avec 25 à 30%
Je tente un grand zigzag pour amoindrir la pente et je plante dans un roncier. Le vélo s’arrête et moi je cours tout seul sans pouvoir contrôler ma vitesse. Boum! ça s’arrête d’un coup une fois à terre. J’ai encore mon pied droit qu’a flanché.

Je repars le ventre sur la selle pour empêcher l’arrière de décoller.

C’est un parcours sympa, mais j’ai été un peu juste en descente. Une selle basse m’aurait facilité la tâche.



Ce matin, mon club ne s’est pas levé. Alors je suis parti tout seul.
Aujourd’hui je tourne autour du Steinby. Les bois sont délicieux, les chemins recouverts d’humus qui sent bon.
Le monsieur étudie son itinéraire devant la Croix toute neuve. Le chien patiente. Il vont à Belfort par le GR5 accompagnés de deux ados. Ce soir ils comptent bivouaquer au chalet du Rossberg….puis Ballon d’Alsace.
Faut pas croire: ça grimpe pour accéder à la Croix de la Résistance et j’en bave.
Y compris pour poursuivre au Roi de Rome. Je me fais peur en surprenant mon cardio à 157 puls. Faut pas abuser avec ça. Parfois les bosses à VTT sont courtes alors j’hésite à descendre du vélo. Après je relâche au plus vite car je suis épuisé.
J’emprunte un petit single en rentrant. Des banderoles Crédit Mut tous les 100 mètres, C’est la rando organisée par Thann (5/10/20km). Les marcheurs pourtant se concertent, est-ce bien par là?
Après le château d’eau, je prends le raccourci étroit et, bzing, une éraflure sur le bras. Je cautérise à l’arrivée.
17km et 400m.






Ce matin tour de VTT réduit because élections. Sébastien tient le bureau. On part donc plus tôt. On va jusqu’à Cernay et on tombe sur le départ de l’Alsacienne, la cyclosportive.
On attend le départ . On dit qu’il y a eu 2200 gusses sur les deux jours.

J’ai pas compté. Mais effectivement il y a beaucoup de monde. Le « chauffeur de salle », c’est Christophe Meyer, candidat aux dernières municipales de Cernay. Il chauffe Christophe et commence par m’engueuler parce que je roule avec mon VTT sur les câbles de la sono.


Un p’tit coucou quand vous passez sous l’arche
Finalement, on reprendra notre chemin jusqu’au col de l’Amselkopf



Bonjour madame, je cherche un itinéraire cyclable pour aller aux Saintes-Maries-de-la-Mer…Je suis à Montcalm et le point info touriste vient de s’ouvrir. L’hôtesse semble interloquée par la question. Mais elle se reprend très vite: en Camargue les pistes cyclables n’existent pas. Prenez le bord de route qui est assez large.

Je n’ai pas trouvé un seul itinéraire cyclable. Des routes, des autos. Et c’est tout. De grandes lignes monotones où l’on se protège sur le bas-côté en rasant le fossé. Pas question d’investiguer avec un VTT! Les rares chemins sont sans issues et accèdent à des mas. Prenons en acte: la Camargue n’a rien de folichon pour les cyclistes.

Même le bord de mer est interdit aux vélos sur la plage des Saintes Maries de la Mer. En fait Les Saintes-Maries-de-la-Mer sont comme un gros comptoir de breloques chinoises où de grosses gitanes vous interpellent en crachant par terre autour de la cathédrale.


Mon seul intermède sera l’attente du bac pour traverser le petit Rhône. Entre 12h et 13h30, le service est interrompu. Le code du travail l’exige et les touristes sont priés d’attendre.

Ce qui est beau dans cette campagne plate: les chevaux blancs, les taureaux noirs.


Un voyage à oublier.