


C’est l’avantage du VTT, on peut se contenter de circonvolutions autour de chez soi au gré du groupe et des affinités.




C’est l’avantage du VTT, on peut se contenter de circonvolutions autour de chez soi au gré du groupe et des affinités.


Je quitte Montpellier par la route. Voyage incertain car je ne sais pas vraiment où passer pour atteindre le col de Montmejean derrière la prison de Villeneuve-lès-Maguelone. Je ne trouverai aucun gué pour traverser la rivière. Je retourne à St Jean de Vedas et mon pneu se dégonfle. Finalement devant le chenil je monte une chambre dans le Tubeless. Je grimpe au mont St Baudile par un muletier. Puis en haut je cherche le col. J’espère y être passé. Je verrai ma trace Openrunner au retour.50km/500m
Un parcours à découvrir sur Openrunner https://www.openrunner.com/r/14732147





Je ne recommande pas ce parcours beaucoup trop incertain. Mes 25km ont abouti In fine à 50km. J’ai dû emprunter un tronçon routier à 4 voies sur 2km pour le retour
Un parcours à découvrir sur Openrunner https://www.openrunner.com/r/14725107
je vais rarement au bord de la mer. Aujourd’hui je cherche à ne pas emprunter la piste qui mène de Montpellier à Palavas. Fatalement je trouve de bons plans et des moins bons. Surtout lorsqu’il faut franchir ces corridors TGV et autoroutiers qui interdisent tout parcours bucolique. J’arrive enfin à mes fins.
Belle découverte des Cabanes de l’Arnel, puis balade à pied à l’abbaye de Villeneuve.



Je commence par me tromper d’itinéraire en partant de Villé, j’oublie de tourner à gauche à Saint-Martin pour aller au col du Banc du Forestier (453m).
Je passe devant l’entrée du château Honcourt Hugshoffen très bien tenu.

La grimpée n’est pas trop difficile jusqu’au col Banc du Forestier.

Puis je redescend à Saint-Martin.

C’est un col de nos jours inusité, la preuve: il n’est mentionné nulle part et n’a même pas droit à un écriteau. C’est le col de Roffling noté à 813 m sur la carte IGN. On passe de la vallée de Breitenbach à celle de Hadangoutte qui passe à Steige.
Cependant j’y monte quand même puisqu’il figure sur notre liste des Cent Cols.

La montée jusqu’à Breitenbach depuis Saint-Martin est routière. On peut donc rouler même si la traversée du village donne un avant-goût de ce qui m’attend après.

Manque de chance, je grimpe en longeant le Breitenbach qui dans les derniers kilomètres et bien qu’il comporte un « rond rouge » du CV n’est plus entretenu.
Je grimpe dans un amoncellement de bois et de pierres.
Deux couvreurs refont à neuf l’auberge de Vosgritt sur ma droite.

En résumé je grimpe à pied les 3.5km en poussant, en tirant, en portant le vélo par dessus les arbres tombés. La pente oscille entre 15 et 19%.


Ce n’était donc pas le bon plan. Le bon plan, c’était d’y accéder par le col de la Charbonnière (962m) et donc parcourir par la route depuis Villé, Steige, le col de Steige puis la Charbonnière. Inenvisageable pour moi à VTT. Tant pis! j’aurais pu aussi monter par Steige par là où je suis descendu. Trop tard!

L’essentiel c’est d’y être arrivé. Dans les pentes sévères et encombrées, je progresse moins vite qu’un marcheur, sans doute, puisqu’en plus de marcher je dois pousser le vélo. Je me fixe donc des repères de 50 mètres environ où je fais une pause avant de reprendre car la progression est énergivore. J’inspecte ma dénivelée pour estimer ce qui reste à gravir.







Je pars tôt. J’avais 30 km et 800 mètres.


Je commence par le Rotenberg au-dessus du Val de Villé. Je pousse un peu. Puis je redescends dans le val. La montée de Hurst à la Vancelle même goudronnée est difficile. Après ce sont les chemins forestiers où j’atteins le col du Petit-Haut (705m) à midi.


J’avoue avoir beaucoup poussé, trop dur pour moi. Idem pour atteindre ensuite le col de l’Altenberg (667m).

Enfin c’est la descente! Presque 1000m et 33km. Fin de la randonnée à 14h30.


C’est un col perché à 700m au dessus de Riquewihr, le col de Seelacker (676). Je rame dès la sortie du village.


Ensuite je vais aux ruines du Bilstein. Escalier très pentu, je laisse mon cheval en bas

Retour par Ribeauvillé et Hunawihr. Des pentes terribles dans les vignes. Pour finir je m’offre la traversée de Riquewihr bondée de touristes.



Bien calé dans vos pompes?

Oui, sauf si vous perdez une vis. C’est la deuxième fois que la mésaventure m’arrive. Vous n’arrivez plus à décaler et fatalement vous tombez. C’est parce que vous avez perdu une vis à la cale de chaussure et que la cale tourne avec votre pied.
Cette fois, je ne suis pas tombé, j’ai décalé l’autre pied.

Vent du nord puissant, donc rouler à l’abri.
Je grimpe sur les hauteurs du Rangen et je ressors au Roïplan. Je prends le sentier sauvage de la Thur et à Cernay je me promène. Le carnaval se prépare.
Retour at home (sans hic).



Il a fait beau comme partout ailleurs pour cette sortie VTT dans le Doubs à Pont-de-Roide-Vermondans, deux communes fusionnées en 1973.

Caractéristique: la mairie face au pont qui traverse le Doubs.

On a choisi avec mon club Etoile 78 de Vieux-Thann le parcours de 33km et doté de 650m de D+.

Belle ambiance comme souvent dans ces concentrations de cyclistes qui aiment la nature.

Trace exigeante avant d’atteindre le premier ravito à 15km au belvédère de Mandeure qui surplombe le Doubs face à la commune de Mathay.

au terrain de BMX à proximité rassemblement au public nombreux.


Mais il fallut poursuivre avec une succession de toboggans vertigineux qui en a fait hésiter plus d’un. J’ai préféré les shunt soft plutôt que de risquer une chute fatale.





Mais après le second ravito, on a du encore ramer et puiser dans les réserves.

Fait notable, la grande proportion de VTTAE qui remontent les files caillouteuses et qui peinent à doubler dans les single.

Cela dit ambiance bon enfant avec des familles et des compétiteurs compréhensifs dans les bouchons.


les prochaines dates dans la région…





Je m’arrête devant la mère de douleur à Schweighouse, là où la municipalité a mis ses containers à verres.
Occasionnellement l’endroit sert aussi aux cyclistes venant de Mulhouse pour soulager les vessies impatientes.
Mais si l’on fait abstraction de ces nécessités terrestres, le calvaire est de belle facture et il en a vu d’autre.


Bon je repars.
Comme je ne veux pas retirer les gants trop durs à remettre, je photographie Aspach avec la langue…

En fait une fois à la maison je découvre qu’avec un iphone, on peut déclencher la photo avec les touches plus/moins du haut-parleur.






C’est un parcours exigeant. Rien que pour dire qu’il faut pédaler dur pour passer du km 13 au km 19 avec 330m de dénivelée et atteindre la fameuse Cantine Zeller au dos du Vieil Armand.
Vente frais venu de l’est et quelques plaques de glace dans l’ascension.

Sans entraînement le mérite n’en est que plus grand pour ceux du club Etoile 78 qui ne sont pas encore préparés à la montagne.
Au retour on passe par le cimetière des Uhlans 95 soldats, appartenant en majorité au LIR 56 et au Garde Jäger Bataillon (G.J.B.), tombés pour la plupart au cours des combats du 21 et 22 décembre 1915.. (voir ce site)






C’est le tour du dimanche d’Etoile 78. C’est le matin que les clubs choisissent pour se retrouver. Le repos dominical pour les uns, le VTT dominical pour les autres. Mais ce matin, c’était les runners les plus nombreux autour du lac.
J’avais choisi un parcours pour rouler cool.
Mais mes acolytes souhaitaient allonger la partie, alors nous avons allongé.
Après Aspach-le-Haut, le Bas, puis on monte le chemin parallèle à la D466. On franchit un capharnaüm d’arbres abattus avant d’arriver au lac.

Après Michelbach, on remonte le creux des étangs de Weihermatten. Dur! Un VAE nous double sans ménagement, il faut se garer en plein effort. La descente sur Roderen par sentier de partage de bans.

A Roderen, Leimbach par Muhlbach cote 413.
Puis parcours Vita au-dessus de Thann.
24km et 269m Garmin et 300m Openrunner.

J’ai pris le bois à Wattwiller. C’est confortable, on est à l’abri du vent. Mais on le paie cher au retour par la plaine d’Alsace.

Sur du goudron, je roule à 15km/h face à vent de sud-ouest qui souffle en rafale. Heureusement je n’ai pas loin à aller pour rentrer chez moi. A peine plus de 14 km.

J’admire ceux qui ont la force de tenir pendant des heures face au vent sans rien pour s’abriter.


Ne vous attendez pas à voir Marie-Madeleine sur un VTT. Non! De quoi aurait-elle l’air avec sa coiffe et sa robe. Ça ferait mauvais genre.
Je grimpe à la cote 425 par la rue des Vignes à Cernay. C’est fou ce que je manque de puissance. Je me demande si je ne devrais pas finalement passer au VAE. La puissance musculaire est indispensable pour rester sur le vélo dans les montées. Sinon on grimpe à la limite de l’équilibre puis le moindre pavé vous désarçonne. Pour avoir le temps de réagir je devrais abandonner mes pédales automatiques et prendre des pédales plates à picots, ce dont je suis incapable à me résoudre. Puis après je prends l’oratoire Iffis.

Alors je pousse chaque année un peu plus. Je sais que le VAE est une autre machine et que je ne passerai pas partout surtout là où il y a du portage. Je tergiverse, je repousse à plus tard. Pour la route rien ne presse, la question de puissance ne se pose pas dans les mêmes termes.
Je ne me plains pas trop car j’ai encore avec moi un grand registre cardio et je suis capable de passer de 65 au repos à 155/160 maximum.
Mais dans les montées quel âne je fais!
Je croisé ce matin des randonneurs à pied, la plupart avec chiens. Le couple homme-chien est un phénomène de société indéniable.
Après l’oratoire Iffis, je prends Waldkapelle et je vois en chemin le panonceau neuf « Ermitage Saint-Marie-Madeleine ».
Je descends le single.

Il reste des ruines d’une chapelle et de l’abri de l’ermite. A la Révolution, autorisation de tout détruire. Quelle bande d’ânes, ces Robespierre ramasse-mousses!

Un peu d’histoire telle que mentionné sur place…
L’Ermitage Sainte Marie-Madeleine de Steinbach Bruderthal
Située sur le ban de Steinbach, la chapelle Sainte Marie-Madeleine est mentionnée dès 1344 dans le Liber Marcarum.
Dans les années 1750, une vive polémique opposa l’ermite d’alors, frère Johann Bresslet, à la commune de Steinbach sujet du bornage de l’ermitage. Cette controverse donna lieu à un abondant échange de lettres et à la réalisation d’un plan détaillé, peint sur parchemin.

Le site a été sorti de l’oubli à partir de 2006 par un groupe de bénévoles accompagné par la DRAC et le PAIR, avec l’aide de la SHACE, de chantiers de jeunes de la ville de Cemay, de la Commission Patrimoine de Steinbach et d’un groupe de pelleteurs enthousiastes d’Eguisheim.
Le terrain, aborné par huit pierres (portant les lettres de A à H occupait une surface d’environ 2 hectares.
Du nord au sud, on découvre :
A Waldkapelle, pas un chat, pas un chien. Je dégringole à Vieux-Thann et je m’offre les vignes du Rangen et sa chapelle. Puis je m’arrête à la Collégiale. Je photographie les bas-reliefs à coté d’un Asiatique avec son télé-objectif.


C’est le tour basique, celui qui va vous réconcilier avec une journée mal engagée.
Dire que la journée est mal engagée est excessif. Des obligations domestiques entament mon temps de vélo disponible actuellement, mais je réussis à caser dans mon emploi du temps une heure trente de vélo.

Pas le temps de pinailler sur le parcours. Je file droit. Je sais qu’actuellement les chemins secondaires sont gorgés d’eau après le dernier déluge. J’évite. Mais le long du sentier sauvage de la Thur, j’aurais tout de même à franchir les deux ruisseaux. Le premier je l’examine…puis je prends mon élan et je passe sur le fond de galets bien visibles. Le second non; je le connais, il est profond et je ne tiens pas à noyer ma cassette de pédalier. Je contourne à pied et je traverse sur un tronc judicieusement disposé par un prédécesseur bienveillant.

La cavalière s’approche, je me gare. J’ai toujours la hantise d’effrayer un cheval et de faire tomber le cavalier. « Bonne journée à vous » me dit la dame. C’est ma façon d’être un gentleman vététiste.

C’est mon instant VTT instinct.



C’est en rentrant que je découvre mes entrelacs. Un parcours et ses croisements. Un parcours gris-clair avec la tempête de vent annoncée qui se profile. En forêt, il fait bon.
Je grimpe d’abord le Rangen jusqu’à la Croix.
Puis Waldkapelle, puis la source Saint Antoine, puis Pastetenplatz.
A Pastetenplatz, le vent siffle dans les sapins. Je descends par un single casse gueule.
Je n’ai plus grande aptitude ni à grimper ni à descendre. En cause le manque de peps.
Trop lent en montée, trop douillet en descente. Je crains les singles aux roches saillantes, aux racines traîtresses. Et quand j’ai un peu de vitesse, j’ai les larmes aux yeux qui m’obscurcissent le relief.
Phénomène que je n’explique pas.
J’ai croisé deux runner. Un homme et son chien à qui j’ai laissé la priorité et une femme. Plus deux marcheurs esseulés comme moi.
La montagne, ça nous gagne.





On peut télécharger le parcours ici. C’est physique en montée. Je marche beaucoup.
Mais quand on aime, on ne compte pas ses pas. Je suis un cyclo-marcheur.

Après le ball-trap de Cernay, Staff-Graffenwald puis le tour de la base de Reiningue

J’ai étendu mon rond qui devait être plus court. Cela m’a permis de prospecter du coté de Heimsbrunn.

J’ai bien fait car j’y ai découvert derrière la chapelle Notre-Dame du Chêne un parcours de santé , un circuit de blockhaus 14-18, un chêne tricentenaire. Le chêne Saint-Louis n’est pas très loin…









https://www.openrunner.com/r/14176227
Il s’agissait ensuite d’être raccord pour le retour.
A Burnhaupt, j’ai pris la voie ferrée Thur-Doller. Méfiance sur le viaduc, il y a des planches pourries, ce qui m’a ouvert la voie jusqu’à Michelbach.
Un peu long, 41 km, et beaucoup de chemins boueux après l’ensoleillée


Cet après-midi j’ai choisi de divaguer. Errer au gré de ma rêverie.
Divagation interdite dit le panneau, c’est à dire interdiction d’errer çà et là, hors du lieu où l’on doit être.
Ainsi j’aurais erré hors de mon lieu?

Les panneaux forestiers sont remplis de poésie tellement ils interrogent. Pour sûr, celui qui l’a rédigé avait en tête de subordonner le passage à certains riverains et pas à d’autres. Riverains d’une forêt? riverains d’un terrain? Je fais l’âne, bien entendu.
Pour couper court au malentendu, un expert vététiste qu’on imagine habilité a décidé d’y ajouter une signalétique cycliste compréhensible derrière laquelle je me réfugierai.
Ouf!



Levé à cinq heures, je flemmarde. Des bouquins m’attendent…
Je ne sais pas si j’irai au bout de l’Italienne Elena Ferrante. Toute sa saga fait 2500 pages. Je ne sais pas. Sur le bord du bureau, j’ai Benoite Groult avec « la part des choses« . Je vais devoir la faire, la part. Elle écrit bien Benoite « demeurer, ce n’est pas seulement habiter quelque part, c’est y rester. On ne demeure plus aujourd’hui; on réside çà et là, on déchiquette le temps en lambeaux, la terre en morceaux interchangeables;… »
Et j’ai aussi Andreï Kourkov avec « Laitier de nuit ». La Russie me fascine avant même de l’avoir lue.
Bon ne pas tourner autour du pot, ça m’embarrasse cette sortie club du dimanche matin. Il fait moins quatre et j’ai peur d’avoir froid.
Les gars, j’y vais mais je vais tourner court.
Quinze bornes me suffiront. D’autant qu’à Vieux-Thann la chaussée semble recouverte d’un givre menaçant. Le casse-gueule sur sol gelé est brutal et ne prévient pas.
Non je ne tomberai pas.

Je flâne un peu le long de l’étang gelé. Il est beau entouré de silence.







Attention aux descentes verglacées!

J’étais parti pour avoir froid.
J’ai eu chaud.
La température ne dépassait pas 2 à 3 degrés, alors j’ai choisi d’explorer des chemins incertains au-dessus de Bitschwiller-lès-Thann.
Effectivement le premier chemin ne m’a conduit à… rien, sauf à parcourir un dédale de broussailles et de bois morts.




Et pour le second, le sentier Marcel Zimmermann triangle rouge j’ai poussé un long moment avant d’atteindre le promontoire.
Belles vues sur les Vosges enneigées.




Il ne m’a pas fallu longtemps, juste une heure pour la promenade à vélo. Trois à quatre degrés seulement et la cagoule pour réchauffer l’air inspiré.
La neige est retombée sur le massif cette nuit.
J’ai évité les chemins détrempés. Partout les rus coulent à gros bouillons dans la forêt.




Pour avoir habité plusieurs régions, j’observe que les Alsaciens sont des marcheurs. Même les Vosgiens de l’autre coté de la ligne bleue sont moins bons. Plus l’on va vers l’ouest, moins on marche.
Affirmation gratuite pour vous faire marcher.
Je me hisse en 2022 sur la pointe des pieds. Dans l’immensité de l’humanité, 2022 ne sera qu’un point lilliputien de l’espace temps. Et moi je serai l’humain furtif sans même une ligne sur wikipédia. Pas le moindre petit octet oublié au fond d’un data center.
A vaincre 20km sans combattre, je triomphe sans gloire. Comme beaucoup d’autres.






Enfin un peu de beau temps après les pluies. 13°C ce matin un 30 décembre, c’est inhabituel. Finalement, je vais pédaler avec seulement deux couches de vêtement.

Je me décentralise dans les vignes de Wattwiller et je commence un travail cardiovasculaire. Pas longtemps. Avec les bosses du vignoble, on arrête quand on veut. C’est moins difficile qu’un col où il faut aller jusqu’au bout.

Qu’on ne s’y trompe pas, les relances dans les chemins de cailloux nécessitent puissance et adresse pour ne pas glisser dans les ornières chargées de boue.

Saint-Etienne, c’est l’après Noël.
Férié en Alsace-Moselle grâce au Kronprinz, cette année il tombe un dimanche. Les travailleurs salariés n’auront donc pas droit à ce jour de congé supplémentaire.
L’autre jour férié supplémentaire du régime concordataire Alsace-Moselle, c’est le vendredi de Pâques. On comprend donc pourquoi les Alsaciens tiennent à leur régime particulier qui comporte en outre un niveau de remboursement sécu supérieure au national sans…être déficitaire.
Comprenne qui pourra car l’Alsacien n’est pas moins malade qu’ailleurs. Surtout avec le Covid.

Les travailleurs frontaliers, 60.000 qui passent en Suisse chaque jour, n’ont pas droit à ces jours supplémentaires, pas de 35 heures, et le régime d’assurance maladie y est, dit-on, plus cher…on part en retraite plus tard mais le niveau de salaires et les pensions y sont plus élevés.
Je ne sais pas pourquoi je raconte tout ça en rentrant de mon tour de VTT. Je voulais juste reprendre mon vélo entre cette période d’entre-deux, et après une interruption de rhino-pharyngite. Même avec le traitement à la cortisone, guère d’amélioration. Mais je me connais, je sais que ce truc quand je le tiens, j’ai toujours du mal à m’en défaire.
J’ai trainé dans les rues de Cernay sous la pluie et je suis rentré.
Pas grand monde dehors.

J’arrive là par hasard puisqu’il faut me fixer un but. Je ne sais pas faire du vélo sans but. C’est comme les footeux, à quoi bon jouer au foot si on ne marque pas.
J’atterris dans les bunkers de Burnhaupt. J’immortalise mon passage avec une photo et je retourne. Une fois le but atteint, il faut ruser pour ne pas repasser sur ses pas. J’ai vu dans quel état sont le sentiers forestiers, mieux vaut éviter. Alors je remonte la piste de la Doller jusqu’à Guewenheim, puis le tour du lac.

Sur la quatre voies à Burnhaupt, le panneau lumineux annonce de la neige cette nuit. Effectivement un vent soutenu et froid souffle de l’ouest.
Mieux vaut rouler « planqué ».


Ce n’était pas le temps idéal. Froid et pluvieux. Mais enfin j’ai tout de même pris le VTT pour tourner « en local ». Après quelques circonvolutions en ville sur macadam, j’ai grimpé les ruines de l’Engelbourg au-dessus de la ville.


Je tente dans la foulée la montée au col de Grumbach. Le petit single rocailleux serait « non compatible VTT/VAE » comme dirait l’ami Pierre Brunner. Mais en poussant ça va. Une fois sur le GR, ça roule. Après le col, je délaisse la Roche Albert et je dévale à Bitschwiller. J’ai froid et les jambes commencent à être mouillées.

Je m’offre le Rangen pour finir.



Pour mille balles, un Crossover en vente chez Intersport.
Elle est pas belle la vie?

Le monsieur a baissé sa vitre en arrivant vers moi et il m’a dit « ce n’est pas la peine, c’est bloqué en haut!… »
J’étais en pleine ascension dans la côte du Steinby à Thann. Fidèle à mon habitude j’ai continué de grimper. Pour voir.

Pour tout dire le VTT dans la neige, c’est périlleux.
Quand vous avez une trace de pneu dans la neige, il faut rester à l’intérieur. Dès que vous sortez de cette trace, c’est foutu, il faut s’arrêter, puis tenter de redémarrer.

Je suis finalement arrivé tout en pédalant jusqu’au plan Diebold.
Après, j’ai alterné tantôt à pied, tantôt en pédalant jusqu’au col du Hundsrück. Une vingtaine de voitures garées à la Fourmi, vraisemblablement des marcheurs partis jusqu’au Thanner…

Puis je suis monté au monument à pied en poussant mon vélo.
Ensuite j’ai tenté la descente vers Rammersmatt. Une neige épaisse et un étroit passage de marcheurs.

Je le prends quand je peux. Sinon quand c’est trop pentu, le vélo est incontrôlable, alors je descends.
J’ai imaginé qu’après le chalet du Hochburg, ça irait mieux, mais non. Toujours autant de neige.

Finalement j’ai atteint Rammersmatt sans tomber une seule fois. Quelle gloire!
Je rentre par la route dans un froid glacial.



Il est venu spontanément vers moi comme si j’avais quelque chose à lui donner, ou une histoire à lui raconter…mais je n’avais rien. Il semblait déçu. La vie de cheval est une vraie vie de chien.
Emmitouflé, oui je l’étais. Avec pour la première fois la cagoule. Pas facile à porter avec les lunettes qui se couvrent de buée.

Aujourd’hui on a eu zéro degré toute la journée. Sans vent, c’est soutenable si l’on s’engouffre en forêt. J’ai les lampes pour les tronçons routiers car le brume est tenace.
Finalement, je me suis régalé jusqu’à l’étang de Reiningue. Retour par le ball-trap de Cernay.

