
Selon France Info (24/11), la zone « plein air » de confinement pourrait passer à 10 kilomètres de rayon soit près de 63 km de circonférence.
Ne demandons pas le Pérou car nos espoirs risquent d’être déçus.
On ne s’interdit rien.Si le cycliste pédale avec ses pieds, il réfléchit avec sa tête.

Selon France Info (24/11), la zone « plein air » de confinement pourrait passer à 10 kilomètres de rayon soit près de 63 km de circonférence.
Ne demandons pas le Pérou car nos espoirs risquent d’être déçus.

Je suis en K2 « achats » sur mon VTT.
Qui pourrait trouver à redire à mon déplacement? je vais retirer une commande. Il n’est pas dit que le retrait de commande s’applique à des achats de première nécessité.
Le contournement de la règle du 1km/1h passe donc par des achats. Des achats préalablement commandés.
Aujourd’hui chaussettes.


Je rejoins le magasin Décathlon de Wittenheim en passant par la forêt du Nonnenbruch. Le magasin est sinistre.
On m’apporte mes chaussettes.
Je reprends la route en passant par l’étang du Seeboden.
Puis je fais un détour par les landes du Rothmoos à Wittelsheim. De nombreux promeneurs.
Je contourne la gravière Michel et je rentre par Graffenwald jusqu’au ball-trapp de Cernay.
A la piscine de Cernay, je prends le sentier de la Thur.
Merci les chaussettes. La prochaine fois, il faudra que je trouve autre chose…
Les achats oui, le vélo non

On pourrait penser qu’on voit enfin le bout du tunnel de cette invraisemblable détention à domicile qui prive les gens de mon âge de sortir comme bon leur semble au-delà d’un diamètre de 2km.
Non, rien n’est garanti. Malgré les pétitions, les articles de presse, il semble que les pouvoirs publics sont plus pressés de rouvrir les commerces quitte à relancer l’épidémie.
Isabelle et le vélo fait le point des revendications en attendant mardi la déclaration du président Macron… Le rond d’un kilomètre de rayon est-il plus enviable à la campagne ou à la ville? les avis sont partagés. Il y a forcément moins de monde dans le rural et plus d’opportunité de nature, à mon avis. En ville, il y a des parcs, mais on ne peut guère y pratiquer le vélo…et tous les sportifs s’y réfugient.
Comme le titre un journal allemand , Zeit Online, nous sommes au pays de l’Absurdistan autoritaire (Autoritäres Absurdistan).
Pour preuve, notre ami des Cent Cols Ludger Vorberg remarque que chez lui

Certains commentateurs s’aventurent déjà à prédire une troisième vague vers la mi-janvier, soit une quinzaine après les libations du jour de l’An.
Décathlon n’aime plus CNews
L’enseigne de sport retire ses publicités de la chaîne d’information CNews. Les raisons avancées sont « l’orientation délétère de CNews [qui] ne peut plus être ignorée » et « parce que de plus en plus de marques ne veulent plus financer la propagation de ces discours ». (source France Info)
La famille Mulliez détentrice de Décathlon et aussi d’Auchan, Boulanger, Cultura, Kiaby,…a certainement de bonnes raisons, plus commerciales qu’éthiques, de ne plus financer la chaîne réac où exerce notamment Eric Zemmour.

Ce n’est pas moi qui vais pleurer sur la mésaventure de la chaîne trash fondée par Canal.
autre article Décathlon et les vieux
Vaccin, les vieux d’abord

Le vaccin, le vaccin, le vaccin! Tout le monde veut son vaccin et vite. Avant les fêtes si possible pour pouvoir faire la nouba.
C’est effrayant. Je pense aux bestiaux qui passent dans un sas entre deux barrières et qu’on pique sur le dos à la queue leu-leu.
Les Allemands ont déjà préparé des gymnases pour recevoir un public massif et des sas de repos avant d’être relâchés dans la nature. On ne sait jamais, des fois que certains supportent mal l’antidote…
Et en France? la vaccination de masse s’annonce mal comme on s’en doute puisque la moitié des Français sont déjà contre. La moitié! oui, les anti-vaccins par principe, et tous les autres. Ceux qui doutent, comme moi, et ceux qui n’ont confiance ni dans ceux qui nous gouvernent, ni dans le corps médical qui se sont illustrés sur la scène publique plutôt négativement face à l’épidémie.
Je ne suis pas anti-vaccin par principe, mais je n’aimerais pas servir de cobaye.
Ce qui renforce nos doutes, c’est la rapidité avec laquelle les labos ont sorti la martingale qui va sauver la planète, alors qu’on met en temps ordinaire des années pour s’assurer que tout est sous contrôle. En plus le Pfizer en question semble empressé de décrocher la timbale avant même d’inoculer sa trouvaille miracle.
N’est-on pas face à une fuite en avant sans fin pour sauvegarder l’humanité de toutes les scories qu’elle génère en déréglant la planète? Dans cent ans n’allons-nous pas devoir recevoir des cocktails de vaccins pour survivre à tous les virus déterrés par la fonte du permafrost ou par les épizooties ?
Faudra t-il nous inoculer dès la naissance des dizaines de vaccins afin de survivre?
J’ai toujours en tête les bourdes de nos services de santé comme celle du sang contaminé qui a conduit à propager le VIH. Sans parler de tous ces médicaments qui se révèlent dangereux après plusieurs années de mise sur le marché. Ne va t-on pas un peu trop vite en organisant une campagne massive de vaccination alors qu’on pourrait améliorer nos protocoles de distanciation pour un temps plus long et raisonnable?
Article 24
L’ensemble des articles de la proposition de loi sécurité globale sera votée en première lecture, mardi 24 novembre, dans une version quasi identique à celle voulue par le gouvernement…et l’article 24 du texte imposera le floutage des visages des policiers lors de leur diffusion sur les réseaux sociaux.
« La démocratie meurt dans l’obscurité ».
Une obscurité qui permettra de «camoufler les violences perpétrées par certains policiers ». Ce sera plus commode de faire usage de LBD à tir tendu ou de continuer à étrangler un type qui dit ne plus pouvoir respirer.
Depuis le 29 octobre dernier, nos sorties sont limitées à une heure et dans un rayon de un kilomètre.
Cette disposition visant à confiner la population face à la pandémie virale n’a aucune raison d’être.

Comment expliquer qu’interdire nos déplacements au-delà d’un périmètre donné et dans un temps imparti puisse éviter les contaminations? alors même que nous sommes libres d’aller et venir pour faire des courses? se déplacer pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires ou la garde d’enfants?
Cette disposition prive les personnes de leurs activités habituelles telles que la marche, le vélo, le running qui exposent peu au virus.
Des pétitions sont signées, de articles de presse revendiquent la fin de cette disposition absurde.
Nous demandons à en sortir. Sans délai.


Le gouvernement aura réussi une performance, au moins une, celle d’avoir appris aux Français à tourner en rond. L’épidémie en a t-elle été mieux contenue? les épidémiologistes vont pouvoir s’aventurer dans la Constante d’Archimède.
Comme les chiens fous qui tentent de se mordre la queue.

L’effet confinement a des implications sur le vélo loisir. J’ai voulu l’imager par l’enregistrement de traces GPS

Exemple ci-dessus:
Je me garderai d’en tirer un quelconque enseignement, je me contente de respecter les mesures sanitaires.


Le Click and Collect est une stratégie cross-canal qui permet aux consommateurs de réserver ou de commander des produits en ligne, puis de venir les retirer immédiatement dans une boutique. Il s’agit d’une action qui s’inscrit dans la tendance du web-to-store en préparant au mieux la visite physique du client.
A VTT, le client vient prendre possession de ses produits en utilisant tous les itinéraires permis alternant chemins, sentiers, pistes.
J’ai essayé aujourd’hui.


Ça marche! L’essentiel étant de commander de petits articles pas trop lourds et peu volumineux pour le retour, surtout dans les single!
L’avantage, c’est qu’on n’attend pas la commande qui vous attend. Tout le temps passé peut donc être consacré au vélo. Ce qui n’est pas le but recherché, bien entendu, puisqu’il s’agit de vélo dit utilitaire.
Il faut juste prendre avec soi

C’est déjà de l’histoire. L’histoire d’une histoire.
Revisiter le vieux temps, c’est tout ce qu’on peut faire. En somme on vit à crédit, sans rien construire, ni produire. Le temps s’est arrêté pour un temps incertain. Je puise au fond de mon fonds photographique en tentant d’exhumer une quintessence improbable de ce qui a fait un peu notre raison d’être, notre condition d’existence.
Cent Cols, défendre notre modèle

La Confrérie des Cent Cols est née il y a un peu plus de quarante ans sur la base d’un principe simple et fédérateur: gravir des cols à vélo.
Tous les cols, des petits, des grands, des moyens, sur la route ou sur les sentiers.
Cent cols, c’est le prérequis de base pour y entrer. La plupart des membres sont issus de l’ex FFCT devenue FFVélo. Avec les derniers évènements sanitaires, comme tous les clubs, la Confrérie a du mettre entre parenthèses ses rencontres et notamment son AG d’Autun prévue en novembre.
Dotée d’animateurs talentueux, la Confrérie c’est aussi un potentiel humain capable de recenser, d’agglomérer les cols routiers et muletiers du monde entier, ou presque. Un travail de titan qui mobilise beaucoup de savoir-faire et de l’informatique.
Gravir des cols à vélo, c’est un beau défi. Mais là où le modèle marque le pas, c’est qu’il faut prospecter des territoires de plus en plus lointains au fur et à mesure que les massifs voisins sont essaimés.
Atteindre cent cols à vélo pour un Breton, c’est déjà une performance. En atteindre mille, c’est un véritable défi.
Là où le modèle est fragile, c’est qu’il implique de nombreux déplacements motorisés et des hébergements pour ratisser les cols autour de soi. On ne peut pas dire que la formule est satisfaisante si l’on a la conscience sensibilisée à l’environnement et à l’empreinte carbone.
Soit! Mais alors on ne plus rien faire, direz-vous…et toutes les rencontres sportives sont concernées.
L’autre problème, plus délicat, c’est la baisse constante des adhérents. On sait son origine: le vieillissement des membres et la difficulté à recruter des forces vives sur un concept qui branche moins. Pas de miracle, la Confrérie subit la même érosion que la FFVélo à laquelle elle adhère et à laquelle la marque Cent Cols appartient. Ce qui est en cause c’est donc bien le modèle du cyclotourisme de club dans son ensemble…et le confinement n’arrange pas les choses car les plus anciens pourraient être tentés de ne pas renouveler leurs cotisations en 2021.

Pour remédier à cette relative désaffection, la Confrérie propose de nouveaux challenges qui viennent s’ajouter aux Randonnées Permanentes au nombre de 18.
Parmi ces challenges:
Un groupe Facebook d’environ 1500 membres (dont 500 adhérents) est venu renforcer l’audience de la Confrérie…mais les vocations pour rejoindre le club se font néanmoins rares.
La Confrérie a de beaux atouts pour relever son défi, mais elle est freinée par le confinement du loisir cycliste.
Moi-même qui suis membre de la Confrérie depuis dix ans, je commence à marquer le pas. Cette année, j’aurai grimpé 74 cols (tout de même) et atteint près de 1300 cols depuis l’origine. Mais les nouvelles opportunités de font de plus en plus rares. Sauf à être un mordu et d’y consacrer un budget conséquent!
Mon tour du Haut-Rhin en 2020 m’a coûté 300 euros. soit 8€/col (37 cols)
THANN: PN22/RN66, la dénivellation à nouveau sur les rails?

Dans son journal de novembre 2020, le député du Haut-Rhin, Raphaël Schellenberger, évoque « un sérieux projet de dénivellation de la RN66 au niveau de la gare de Thann » …
On attend d’en savoir plus…
En 2019, un mémoire d’étude Master 1 avait été présenté par Antoine Schneider pour désengorger les bouchons dans la vallée qui ont lieu le matin et le soir liés au trafic pendulaire générés par les voitures.
70% des déplacements se font avec l’automobile et la fermeture fréquente du PN22 en traversée de la RN66 contribue à accroître le phénomène.
Deux solutions étaient exposées:
Pour l’heure, on ne sait pas quel sera le dispositif envisagé dans ce nouveau projet proposé par la DREAL en juin 2019

Pourquoi aime t-on les fake news?

La dernière envolée de fakes news de la semaine écoulée, c’est celle du documentaire Hold-Up. Je vous le dis tout de suite, je ne l’ai pas regardé mais je sais que les faits rapportés correspondent à des montages intellectuels bidonnés dont certains intervenants regrettent amèrement d’en avoir été les acteurs. Comme Douste-Blazy ou Monique Pinçon-Charlot qui dénonce un « montage choc au service de l’émotion et de la colère »..
Tant pis pour eux!
Les fakes news (fausses nouvelles) plaisent à une grande partie d’entre-nous, c’est pour ça que les réseaux sociaux les véhiculent autant. Mais si les fausses nouvelles plaisent, c’est qu’elles contentent tous ceux qui refusent l’info officielle supposée, par principe, biaisée, tronquée ou arrangée alors qu’elle est complexe. C’est le cas en politique notamment ou l’extrême-droite se complait dans des explications simplistes comme la fermeture des frontières lorsqu’il s’agit de s’attaquer à l’immigration clandestine.
Par exemple, la théorie « du grand remplacement » fait les délices de l’extrême droite puisqu’elle permet d’expliquer simplement une thèse complotiste qui viserait à remplacer une partie de la société et sa culture par une autre. Tout serait donc arrangé en haut-lieu secrètement.
Dans les moments de crise comme celle que nous vivons avec le coronavirus, les théories complotistes font florès. Depuis l’origine du virus répandu volontairement sur la planète par un laboratoire, jusqu’à la pénurie de masques ou l’absence de lits d’hôpitaux.
Ce qui fait aussi recette, ce sont les théories qui vont à l’encontre du darwinisme et de l’évolution du monde.
Voir les dix théories complotistes les plus récentes
Non la planète n’est pas ronde, oui l’histoire de l’homme relève de Dieu; ces principes de plus en plus répandus dans le monde moderne tendraient à remplacer la science par des croyances moyenâgeuses.
Selon la Bible, au livre de la Genèse, Adam est le premier homme à avoir été créé par Dieu lors du sixième jour de la Création à partir de la poussière de la terre qu’il façonna à son image, avant de l’animer de son souffle. C’est la thèse des créationnistes qui veulent imposer bible et coran comme des ouvrages scientifiques.
Méfions-nous aussi des contrefacteurs puissants, comme Trump, capables de manipuler des vérités et ainsi d’en tirer des fakes news à longueur de tweets.

Mais la frontière est ténue entre fakes news et légende ou fable.
Selon Pierre Bayard, professeur de littérature et psychanalyste, interviewé par Médiapart, le réel passe par un « écran de fables » ; or ces mêmes fables permettent de tracer un chemin « à travers la complexité illisible du réel », et même d’inventer ce qui n’existe pas encore, par exemple un monde meilleur.

L’entreprise de commerce automobile Feu Vert a un paquet de vélos électriques sur les bras avec le confinement. Ils ne sont pas seuls à disposer de stocks puisque seules les réparations de cycles sont autorisées.
La solution c’est de commander en ligne et de se faire livrer. Ce à quoi Feu Vert s’engage.

Le petit commerce a du souci à se faire face à la force de frappe des grandes surfaces.
Ce n’est pas dans la culture du petit commerçant de se lancer dans le click et collect.
Acheter un VAE en ligne peut aussi réserver de mauvaises surprises si l’on s’est trompé…et ne pas oublier qu’un vélo de loisir est actuellement assigné à tourner dans le quartier!
Le masque n’est pas notre meilleure protection contre le virus selon Thierry Crouzet.
Il place le lavage de mains et la distanciation parmi les actions préventives les plus efficaces contre la contamination.
Mais pourtant le masque semble être privilégié dans les écoles, les collèges et les lycées. On soupçonne à présent les institutions scolaires d’être des vecteurs importants de l’épidémie….jusqu’à envisager de fermer à nouveaux les établissements
Mais nos chères têtes blondes ont-elles compris à quoi sert l’usage du masque?
Je passe quotidiennement là et je ne peux que constater que les masques jonchent le sol à la sortie du collège. Des images filmées ce matin, peu après l’heure de la rentrée en classe
Potentiellement contaminants, j’imagine que la leçon n’a pas été comprise ou plus simplement que la leçon n’a pas encore été dispensée.
Si le masque est là, jeté à terre, alors le virus peut y être aussi…ou alors je ne comprends rien aux mesures prophylactiques.

Je suis parti de nuit pour ne pas être repéré, ni vilipendé par la doxa sanitaire. Sur le rivage, une barque m’attendait. J’ai pris les rames et tout doucement je me suis éloigné du rivage.
Mon vélo installé à l’avant n’en menait pas large. Il redoutait un naufrage où un suicide. Jeter son vélo à la mer, c’est une mort atroce, pour un vélo aussi.
Puis en accostant, le petit jour est venu. J’ai déposé mon sac, mon vélo. Puis j’ai commencé à tracer ma piste.
Vingt mètres de long, c’était mon mini-confinement. Mon virus m’accompagnait. Quand il a vu la mer, il s’est baigné. Puis a disparu.
6 novembre 2015 11h40
11 novembre 2020 11h40

Cinq ans séparent ces deux images
L’effet de la pandémie est manifeste sur le trafic aérien.
Tous ces milliers d’avions, ces pilotes, ces personnels à l’arrêt dans un domaine où les technologies et les capitaux immobilisés sont gigantesques ne présagent rien de bon.
Sauf pour l’environnement de la planète.

Les chasseurs peuvent reprendre leurs activités normales
Au nom d’un principe, celui d’une nécessité de réguler la faune sauvage et en particulier celle des sangliers qui font de plus en plus de dégâts en périphérie des agglomérations.
Soit! je ne suis pas spécialiste de la chose tout en observant que le monde de la chasse bénéficie d’oreilles bienveillantes en haut-lieu.
Les chasseurs auront donc le droit comme bon leur semble d’aller et venir sans tenir compte des interdits sanitaires qui s’appliquent à d’autres catégories de loisirs de plein air.
« Tous les utilisateurs de la nature doivent se rendre compte qu’on ne peut pas organiser une battue et se retrouver, en pleine traque, face à des quads, des VTTistes, qui créent ainsi un danger pour eux et hypothèquent les résultats de la chasse » Gilles Kaszuk président de la Fédération des chasseurs du Haut-Rhin 27/10/2012
Voila donc le champ libre pour les chasseurs.
Le sanglier, le droit, l’indemnisation (pour en savoir plus)
Cela dit, la question qui se pose est de savoir comment et quand nous allons pouvoir reprendre nos activités normales?
Si des pans entiers de l’économie sont à l’arrêt, le monde des loisirs et du sport aussi.
Les associations ne peuvent même pas tenir leurs assemblées statutaires souvent en fin d’année et donc le lien social pourtant ténu risque d’être rompu définitivement car nombreux seront ceux qui choisiront de ne pas renouveler leur adhésion du fait de l’absence de perspectives en 2021. Comment définir un projet? un programme? un calendrier?
Plus préoccupant, ce qui se dessine, c’est un changement en profondeur de nos modes de vie, de notre distanciation à l’égard de l’autre puisque le risque épidémique est appelé à durer et à se renouveler sous l’effet du mondialisme qui dérégule à l’excès et des outrances environnementales. On croyait la Chine en pointe sur ces registres, mais l’on découvre que le Danemark élimine à la hâte 18 millions de visons en élevage intensif porteurs du virus.
Il est donc urgent de revoir nos modes de production débridés et de mettre un frein à cette mondialisation des échanges.
Je vois poindre une forme d’individualisme dans le monde des loisirs auquel tout le monde n’est pas préparé.
Le pire est-il derrière ou devant?
La segmentation sociale en fonction des générations est de plus en plus souvent évoquée pour combattre l’épidémie. Une fraction importante de la société est de fait exclue.
Dans les Ephad, dans les hôpitaux, l’âge est déjà un des déterminants de notre avenir sanitaire. Ce qu’on supputait du bout de lèvres semble avéré, on laisse « partir » des gens pour lesquels on ne peut plus rien. « Il faut bien mourir de quelque chose à la fin », c’est devenu politiquement réac de l’entendre dire.

Ce dimanche, près de 200 personnes, âgés de 10 mois à 84 ans, ont participé. Elles ont publié un photo d’eux en selle et ont exposé leur vision de la bicyclette. « Le vélo pour moi c’est la sensation du vent qui caresse ma joue« , note Robin. Sur sa photo, le petit garçon de 8 ans est coiffé d’un casque bleu pétant. « Et je voudrais que toutes les personnes aient un vélo et qu’ils arrêtent la voiture. » (à lire dans France Bleu Hérault)
Home-trainer contre jogging

L’antidote à la privation de vélo sportif, pour nombre d’entre-nous, c’est le home-trainer. Je ne veux pas tourner ici en dérision ce qui fait le bonheur de la plupart des accros au vélo. Mais moi la simple idée de faire du vélo statique me rechigne. Je préfère le jogging. Non pas par goût mais par nécessité de trouver un supplétif à mon manque de vélo. Des joggeurs, on en voit partout dans les rues. Des jeunes et des moins jeunes. Je m’y suis mis sans trop y croire, persuadé que je n’en possédais pas les codes, ni la stature. Peu svelte et d’un pas lourdaud, mes débuts ont été hasardeux. Depuis le début de l’année, petit à petit, j’ai parcouru 450 km en petites foulées sans une seule perspective de concourir à un quelconque palmarès, je n’en ai aucunement l’envie.
Mais enfin, il est toujours réconfortant de voir des néophytes comme moi se mettre à courir pour suppléer à une forme d’ennui ou d’assignation à rester chez soi.
J’ai commencé le 7 février sans savoir à l’avance que le confinement allait me précipiter vers cette nouvelle discipline sportive fort prisée. J’ai même ouvert une rubrique « course à pied » sur mon blog le 6 avril après mes 150 premiers kilomètres.
On peut relire mon premier article ici
Osez le jogging! (avec avis médical préalable si vous n’êtes pas entraîné à un sport car le jogging est exigeant sur le plan cardiaque)
J’avais eu quelques doutes avec ma crise chronique préoccupante d’arthrose qui s’est installée cette année. Tous les matins je prends appui sur la rampe de l’escalier pour soulager mes genoux en me levant et, accroupi, je dois chercher une aide de mes bras pour me relever. Les médecins disent que le jogging est mauvais pour l’arthrose alors que d’autres disent le contraire. Qui croire? cela dit pédaler ou courir ne fait pas souffrir davantage. J’ai en réserve des anti-inflammatoires dont je repousse l’usage.

Feu rouge sur le marché de la consommation.
En fermant tous les commerces, le gouvernement table sur une baisse de l’épidémie de Covid. Et si cela ne suffit pas, on aura encore droit à quelques privations supplémentaires avec des fêtes de fin d’année chacun chez soi.
Pour l’heure on en est là.
J’entends les rancœurs de ceux qui ne peuvent plus travailler et de ceux qui ne peuvent plus acheter. Notre modèle économique, c’est celui de l’économie de marché. Je consomme, tu consommes, nous consommons,…y mettre un coin dans notre monde d’aujourd’hui peut surprendre.
En arrêtant tout, une fracture se produit. Portes closes, rayons clos, les consommateurs-citoyens doivent se réinventer à la hâte un modèle de consommation de subsistance. Des circuits courts, un système de la débrouille pour manger pour peu qu’on évite les rayons de supermarchés, une forme de marché noir que les anciens ont connu…et pour boire aussi depuis que les bars sont fermés. Mais nous n’avons pas, c’est vrai, des contrôles tatillons comme en avril qui prétendaient réglementer l’achat du pain un jours sur trois ou nous imposer la supérette la plus proche au coin de la rue.
Les alter-mondialistes ou les décroissants devraient être contents, on va pouvoir tester un nouveau modèle de consommation. Les hypers de quartiers, ces supérettes calquées sur le grand frère, devraient encore pouvoir prospérer. Les Aldi, les Lidl, les Carrefour Markets pourraient demain encore engranger de nouvelles parts de marché grâce à nos restrictions géo-spatiales. J’éviterai de parler de petits commerces, chez moi ils vont achever de fermer dans la rue centrale.

Comme on peut s’y attendre, ce type de commerces de détail moderne que sont les supérettes et grandes surfaces ont des concurrents sérieux, le commerce en ligne avec ses géants que sont Amazon, CDiscount, FNAC, Le Bon Coin, EBay,…
Clémentine Autain (LFI) y voit une opportunité pour la gauche: penser une filière de services publics de réparation, multiplier des lieux de type ressourcerie, ou faire des propositions de loi pour permettre une meilleure durabilité des produits. Il faut faire le pari que la crise du Covid sera l’occasion d’inventer ces nouveaux liens. (interviewée dans Médiapart)
Dès lors le petit commerce se précipite pour rattraper son retard avec le fameux click and collect: on choisit en ligne puis on va chercher soi-même, une sorte de mini-drive pour éviter l’hémorragie de clients.
Notre modèle de consommation ne va pas forcément dans le sens souhaité par les petits commerces; le frein, on le connait, c’est la voiture. Faire revenir en ville les consommateurs des villes moyennes est une illusion; ils ont tout ce qu’il faut à la périphérie dans les zones commerciales et sur le chemin du retour du travail, de larges places de parking à leur disposition ainsi que de vastes emplacements pour le drive où l’on a même pas besoin de quitter le volant.
Il ne sera pas simple de changer de paradigme. Pour y parvenir, il faudrait que les gens habitent en ville et que la ville redevienne attractive avec des logements abordables et des commodités pour y circuler à l’abri des pollutions.
Nous en sommes encore loin.
L’épidémie bat des records
On aurait tort, nous les encore bien portants, de pavoiser: l’épidémie de coronavirus touche peu à peu n’importe qui, de plus en plus de connaissances et des membres de notre cercle familial. Oui, attraper le virus ne nous conduit pas systématiquement en réanimation mais les complications pathologiques a posteriori ne sont pas encore connues. L’extrême tension sur notre système sanitaire ne cesse de nous interroger sur l’inadaptation d’un modèle envers lequel nous étions pourtant confiants et fiers. Il faut déchanter: non la France n’est plus en pointe comme on nous l’a tant laissé croire. Nos services sont débordés par des décennies de logique comptable, nos médecins sont en nombre insuffisant et nos soignants sont découragés pour longtemps puisqu’ils quittent le navire en pleine guerre devant la faiblesse des rémunérations (1798 nets en moy pour une infirmière – 28/32 de l’OCDE). Cette fois, il est à craindre qu’il n’y aura pas d’applaudissements aux fenêtres à vingt heures: les Français ont en marre et commencent à douter de la pertinence des soins.
Au chat et à la souris

Combien de temps allons-nous encore jouer au chat et à la souris enfermés dans cet invraisemblable couvercle de lessiveuse qui pèse sur nos libertés? Non nous ne descendons pas vivre dans les caves comme des rats à chaque alerte, mais le simple droit d’aller et venir mis en question pour la deuxième fois cette année pose problème.
Le confinement semble marquer ses limites, soit il ne sert à rien, soit il n’est pas assez puissant car l’épidémie ne cesse de progresser. Chacun se forge ses propres convictions. Pour ma part, j’observe que notre manque d’éducation au risque épidémique est un élément moteur de transmission et que nos habitudes de vie ne sont pas en adéquation avec la distanciation naturelle qu’on voudrait mettre en œuvre. Mais ne n’est pas tout: notre modèle social, notre démocratie, notre urbanisation sont aussi des handicaps. On voit à quoi sont arrivés les Chinois pour vaincre le processus épidémique: enfermer les gens chez eux pendant des semaines. Ce à quoi, nous ne sommes pas prêts, pas encore.
DéTRUMPisation
Les Etats-Unis ne m’ont jamais fasciné. J’en suis resté à Rintintin. Des clichés de bas étages certes, qui font l’impasse sur la place des States occupée par son histoire, son potentiel scientifique et artistique de renom.
Mais qu’un abruti ait pu être élu à la tête de la première puissance militaire mondiale laisse songeur sur le niveau de médiocrité des électeurs. Nous aurons dans quelques mois l’honneur de tester notre conscience politique hexagonale après notre épreuve sanitaire.
S’il s’agissait de normaliser l’image internationale des Etats-Unis gravement abimée par les outrances de Trump, c’est fait. Le nouveau président Biden devrait tenter de redorer le blason de la première puissance mondiale notamment en reprenant sa place dans la lutte contre le réchauffement climatique et les accords de Paris. Son âge avancé permettra t-il seulement de recoller les morceaux?
Nous découvrons à travers cette élection le lourd contentieux qui sépare les électeurs des deux camps en présence, ceux des Démocrates et ceux des Républicains. Politiquement sur le plan intérieur, la différence entre Trump et Biden sera ténue avec une seule direction: à droite!
Le camp des Républicains pro-Trump ne laisse de me surprendre par ses croyances réactionnaires et extrêmes au nom d’une certaine idée de l’Amérique et nous renvoie à l’époque coloniale du XVIeme siècle, celle de l’Eldorado.
Il faut revenir à l’histoire fondatrice pour comprendre sur quoi s’est construite cette mosaïque d’Etats, un colonialisme puissant et dévastateur, un racisme assumé, et une exacerbation de la puissance par l’argent, les armes et la religion.
Ce triptyque c’est celui qui continue d’habiter l’Amérique profonde des « petits blancs » menacés dans leurs fondements par leur déclin démographique.
Souhaitons bonne chance à Biden…et à Kamala Harris, la vice-présidente!

VTT aujourd’hui.
Dare-dare à donf. Mais je mouille quand même moins le maillot qu’au jogging.
Le samedi, méfiance! Les chemins périurbains sont blindés de monde en sortie « Covid ». Un jour, les vieux seront exclus du manège pour laisser la place aux actifs. Idem pour les magasins, les bus, les…
Ce sera la société conditionnelle. Cette possible ségrégation générationnelle viendra peut-être. Elle rappellera l’apartheid d’Afrique du Sud.

Donc aujourd’hui, je fais gaffe de ne pas renverser un octogénaire avec ses canes anglaises. Deux fois, trois fois, je repasse au même endroit.
Il est cinglé ce type sur son vélo, il ne retrouve plus son chemin ou quoi?…
Le VTT se prête mieux que la route à cet exercice, sinon je dois tourner entre Leimbach et Thann en permanence, c’est monotone. Et prendre une succession de carrefours à angles prononcés et stops. Avec le VTT, je sabre les angles en sautant les trottoirs pour ne pas perdre de vitesse. Chut!…
Cinq minutes avant le terme de la balade, je plonge dans la ville et j’arpente l’avenue à donf.
C’était mon heure de plein air du confiné.

J’ai essayé les différents K. Je veux parler des cas de dérogation où j’ai le droit de me déplacer.
Vous ne savez pas comme « le rester chez vous » me pèse dès lors que j’ai la réputation d’être « un bougeux« .
« Les vieux, à la niche! »
C’est tout ce que le gouvernement a trouvé contre l’épidémie, nous enfermer. C’est d’un mépris dont on se souviendra.

En 14, le pain KK était devenu célèbre et l’objet de raillerie. Nourriture de rationnement inventée par l’armée allemande le Kriegs Kartoffelbrot, pain à la pomme de terre, était à l’origine un pain à faible valeur nutritive composé de farine de froment, de seigle, et de pommes de terre. De la paille hachée pouvait également entrer dans sa composition.
L’homme est libre quand il peut réaliser ses désirs (Epicure)
La population française âgée est aujourd’hui assignée à domicile avec quelques motifs dérogatoires: les fameux cas (K) au nombre de neuf. Pour se faufiler à travers les mailles du filet dérogatoire, il faut apprendre à ruser.
Les différents K, apprendre à s’en servir
Certains cas sont automatiques, c’est à dire qu’implicitement vous y avez droit sans trop vous poser de questions comme le cas 9 pour aller chercher les enfants à l’école (avec son attestation officielle) ou la convocation judiciaire (cas 7).
Pas de petits-enfants, pas de convocation au tribunal, comment se débrouiller pour sortir sans prendre de risques sanitaires et passer au-travers des mailles du PV à 135 euros?
Système D pour profiter du meilleur K
Le K6, c’est le fameux cas du rond d’un kilomètre pendant une heure. Un truc complètement bidonné par une tête d’œuf dans un ministère. Pourquoi un kilomètre? pourquoi une heure? nul ne le sait. Dès lors chacun exploite de son mieux toutes les opportunités propres à son quartier, à son village. Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne selon que vous habitez à Lamadeleine-Val-des-Anges ou au cœur de Mulhouse.
Signez la pétition pour élargir le rond à 5km…


Comment partir en villégiature pendant le confinement?
Confiné à domicile, une semaine, deux semaines,…au bout d’un certain temps si vous en avez assez d’explorer toutes les rues du quartier, si l’envie de prendre quelques jours de repos éloigné, une solution le K 4:
4 Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires ou la garde d’enfants;
Le motif familial impérieux, c’est le sésame qui va vous permettre de partir en voyage. Votre vieille tante ou votre vieille mère vous envoie un certificat médical de complaisance indiquant qu’elle a besoin d’un garde-malade…Vous prenez votre valise, votre voiture (ou pourquoi pas votre vélo) et vous voila en vacances. Vous êtes garde-malade, vous pouvez donc faire les courses et prendre l’air pendant la convalescence de votre tante qui va mettre quelques semaines à se remettre, on vous le souhaite.
Le seul risque, c’est l’appréciation arbitraire que pourra faire l’autorité de contrôle si elle vous arrête. Mais c’est un risque qui mérite d’être couru si vous ne tenez plus en place chez vous.
Comment faire son vélo en dehors du kilomètre?
Le K3 est parfaitement adapté: faire des mini-courses de première nécessité. Pas de distance imposée, pas de temps assigné. Exemple: aller acheter des poireaux chez un petit producteur à la campagne. Ce n’est pas interdit. Éviter les achats trop lourds comme les pommes de terre, sauf si vous voulez vous entraîner au bike-packing pour l’été prochain.

Pour les poireaux, le sac à dos est parfait, laisser dépasser les poireaux du sac pour bien montrer que vous êtes en vélo de courses.
Si le confinement venait à se prolonger , voici la remorque porte-sapin de Noël



Comment optimiser votre journée sportive pendant le confinement?
Gardons-nous de tenter de déroger à la règle. Il s’agit de rester dans les limites du toléré. D’ailleurs quoi qu’on en pense, je suis toujours resté légaliste. Ancien garde assermenté, j’aurais du mal à expliquer pourquoi je ne respecte pas la règle…même si nous sommes souvent tentés de contester cet arbitraire qui veut qu’un type dans les vignes sur son vélo serait plus contaminant à trois kilomètres qu’à un kilomètre de chez lui.
Je vous encourage à signer la pétition pour ouvrir notre champ à cinq kilomètres ici
Donc reprenons: ce matin VTT plus jogging. Tout à fait légal.

Je rédige successivement
J’affiche mon cercle de rayon 1km sur le GPS du VTT et run!
C’est très marrant parce qu’on se prend au jeu d’essayer toutes sortes de chemins tangents à la limite. Il m’arrive de faire demi-tour (pour la forme) car déborder un peu ne serait pas grave.

En même temps je surveille le chronomètre car je « consomme » mon temps imparti plus vite qu’à mon goût.
Je commence par monter derrière chez moi. J’ai de la chance, je suis tout de suite dans les vignes de Leimbach et je circonvole autour de la chapelle Notre-Dame Auf der Heiden
Je redescends en ville mais c’est moins bien car les virages de rue sont délicats avec le sol mouillé.
Et pour finir je vais tester le bois des Bouleaux à Vieux-Thann. Planté dans les orties et les ronces
Au bout de 14 km, retour à la maison.
Changement de pompes, sac à dos, rédaction attestation cas 2 achat de première nécessité, je repars
Arrivé en ville, achat de ron-ron.

Au total deux heures de sport individuel

Lorsque je me lève, je me demande comment je vais employer ma journée. J’ai un éventail de choix.
Comorbide par l’âge, je sais que je suis dans l’œil du cyclone capable de vous envoyer ad padres en rien de temps…et je sais que par un habile manège dérogatoire, les retraités sont condamnés à rester chez eux, les actifs comme les inactifs. La tranche est large, elle va de 60 ans jusqu’à 90 ans. On a donc des paquets de comorbides terrés chez eux qui au bout du rouleau vont tous déprimer.
Les jeunes penseront « les vieux, y’en a marre! ». C’est normal puisqu’ils sont empêchés de faire comme ils veulent à cause de nous.
Alors la course à l’Aldi, non, je barre. Je vais reprendre le drive Leclerc. Surtout que dans les supermarchés on croise parfois des gens peu au fait des conventions et qui se contre-foutent des mesures-barrières.
Et puis, je m’invente le reste de la journée sans trop me presser car je sais qu’il va falloir apprendre à vivre à petite vitesse pendant de longs jours dans une oisiveté relative.
Les commandes de Noël? Naturellement sur le net. Comment faire autrement? J’entends les cris d’orfraie du commerce local dont beaucoup vivront leurs dernières heures. Finalement cette crise sanitaire illustre l’incompatibilité de nos modes de vie face à un virus, une légèreté des relations, des préventions, un gros déficit d’éducation à l’hygiène qui ne doit plus être enseignée depuis longtemps…
Mon voisin a volets fermés. C’est inhabituel.
Cette étrange suspicion qui s’empare de moi en est presque devenue aussi suspecte. Nous dit-on tout? ou ne sait-on rien? savoir qu’on ne sait pas est angoissant. Tout simplement si ce soir ou demain on va découvrir les symptômes sur soi.
Alors au fil du jour, je vaque à mes occupations domestiques. Les « fins » de jardinage, les bricolages de vélo, les joggings de quartier, la peinture, la « lecture Amazon » puisque tous les libraires ont fermés…et peut-être un challenge à vélo dans mon rond.

Passer de 3 à 78 km2 pour notre plein air, c’est le sens de la pétition qui est lancée par Virginie Babinet sur Change.org et qui circule sur Facebook.
La limitation de sortie pour faire du sport et prendre l’air lors de ce confinement a été encore limitée à 1 km
c’est assez incompréhensible alors que les parcs et les plages vont rester ouverts ! Quelle est la logique pour les personnes qui habitent en ville ! Se concentrer sur peu d’espace alors même que 5 km comme en Irlande permet de plus s’étaler sans aller trop loin puisque la limite horaire existe ! Cela permet à paris d’aller dans les bois courir ou faire du vélo à longchamp ! On nous explique depuis des mois que l’activité en grand air n’est pas source de cluster ! Alors tenons en compte.
On ne demande pas plus d’une heure, on demande juste de pouvoir faire 20 à 30 km dans la campagne et sortir de nos villes. Par exemple pour moi, la possibilité de grimper à vélo à Rammersmatt, au Plan Diébold ou jusqu’à Cernay.
Soyons nombreux à la signer!
Pétition pour réclamer 5 km de rayon, signez la pétition

Ce n’est pas parce qu’on est confiné qu’on ne va pas faire de vélo.
Optimiser son rond de rayon 1 km, c’est possible.
Mode d’emploi:
Ensuite, tracer autant de parcours que souhaités dans votre rond avec l’assurance de ne pas le dépasser.
Une fois rentré, vous pouvez commencer le parcours 2 ou reprendre le même à l’envers. C’est moins monotone.
Ne pas oublier de renouveler l’attestation!
Important: ne pas oublier de télécharger le cercle de rayon 1km sur votre GPS pour pouvoir vous assurer que vous ne sortez pas de « la zone »
Avec de l’entraînement, vous n’aurez plus besoin que du cercle avec vous.
C’est une Toussaint discrète. Les tombes éloignées ne seront pas fleuries. Confinement oblige!
Les défunts de nos routes se rappellent à nous, mais nous n’aurons pas le droit non plus de les visiter lors de la balade dominicale à vélo.

Avec ce nouveau confinement, sortir à vélo est conditionnel puisqu’on ne peut plus « s’échapper » au-delà du kilomètre de chez soi….et pas plus d’une heure. C’est le fameux cas numéro 6 de l’attestation de déplacement dérogatoire…

Mais gardons-nous des idées reçues qui ont fait tant de mal au vélo lors du précédent confinement.
Rien ne vous empêche de prendre votre vélo pour…
Dans ces cas précités, plus de zone de 1km et de durée d’une heure à condition de ne pas tricher! Si votre ophtalmo est à trente bornes, rien n’empêche donc de prendre votre vélo…et vos lunettes.
…toujours muni de son attestation. à télécharger ici ou à saisir en ligne sur son Smartphone à partir de l’application TousAntiCovid

C’est qu’on en meurt de ce machin là et qu’on ne sait pas l’arrêter à coup sûr. Le monsieur dans son lit d’hôpital voit l’anesthésiste s’approcher et s’assoir à son chevet… » j’ai encore beaucoup de choses à faire…avant de « partir », faites-en sorte que je m’en sorte » lui dit le malade avant qu’on l’endorme.
Les cyclistes, fermez-là!
C’est ce que les autorités pourraient nous opposer lorsque nous rechignons à abandonner nos balades, persuadés que nous ne sommes pas en cause.
Pas en cause de la propagation épidémique. Quoique! Plus personne ne sait vraiment comment il se propage le virus; les mains? les surfaces? l’air expiré-inspiré? l’eau puisqu’on mesure sa présence dans les stations d’épuration?…
Cycliste de loisir, statut enviable, j’aurais tort de me plaindre face au sort de nombreux compatriotes. Au contraire, je devrais adopter un profil bas. J’en suis conscient.
J’observe le phénomène mondial comme tout le monde et l’outrageuse propagation de l’épidémie dans nos corps, dans nos esprits.
Les points de PIB qui dévissent, l’incroyable affolement des corps d’État, les plaintes montantes de tous les métiers impactés, la désolation du corps médical débordé par le flux, tout cela sautent aux yeux.
Mais ce qu’on voit moins, c’est le virus qui ronge peu à peu nos certitudes, nos croyances, nos échéances de vie et les termes qui se rapprochent. Surtout quand l’âge gagne.
Dans le monde associatif, que je connais, tous les clignotants qui ont viré au rouge vont s’éteindre faute d’animation, faute d’animateurs partis rejoindre sous injonction la case « maison », la case confinement.
Les clubs en jachère pour longtemps
Les clubs de cyclos déjà mal-en-point vont avoir du mal à s’en remettre. La plupart des rendez-vous de l’année ont été abandonnés et ceux de 2021 sont d’ores et déjà entre parenthèses.
Les pratiquants? dans l’attente d’une reprise hypothétique qui s’éternise puisque le débordement épidémique sur 2021 semble assuré jusqu’à l’été.
Alors, il est temps de passer à autre chose. En attendant l’été.
Je vous laisse en musique avec Gavin Ensemble Bryars Jesus’ Blood Never Failed Me Yet (Le sang de Jésus ne m’a jamais trahi) un clochard de 80 ans enregistré dans la rue et mis en musique

On aurait tort de croire le contraire: seuls les retraités sont confinés. Réfléchissons: la plupart des métiers sont en activité, les commerces ouverts, les écoles reprennent. Donc il n’y a que nous, les retraités assignés à résidence. Bref la plus grande partie de la population peut aller et venir selon son gré. C’est donc une rupture d’égalité vis à vis des libertés publiques qui est infligée aux retraités puisqu’eux seuls ne peuvent sortir de chez eux qu’avec un motif restreint de causes et pour un temps limité dans une zone donnée.
Les retraités sont plus menacés que les autres, nous dit-on. Certes mais en quoi restreindre notre champ géographique serait l’antidote à l’infection? D’ailleurs le précédent confinement n’a rien démontré de tel. Et par ailleurs restreindre nos déplacements en cœur de ville n’est pas comparable avec la campagne. Qui a élaboré ce curseur de 1km? Hier j’ai parcouru 25 km seul à VTT, je n’ai rencontré absolument personne.
Oui, je veux découvrir ma carte d’assignation à résidence, gratuitement
Notre citoyenneté est donc conditionnelle et j’estime que c’est inacceptable.

Briser la chaîne de contamination.
Je vais donc reprendre à regret mes 93 chroniques coronavirales interrompues le 9 mai dernier. Puisqu’il faut bien trouver un antidote à l’enfermement forcé.
C’est l’objet de ce nouveau confinement qui nous est imposé pendant tout le mois de novembre. Certes on l’a compris, ce seront les retraités qui seront les plus pénalisés par cette inaction forcée.
Sans le dire, le confinement selon l’âge est donc institué en contradiction avec la Constitution

Parmi les retraités, qu’on dit plus fragiles au virus, on ne va donc pas faire de différence et recommencer la chasse aux réfractaires.
Oui je sais, certains retraités sont obtus: leur expliquer ne sert à rien. Je pense à ceux qui squattent les allées des supermarchés des heures durant. Ils sont désœuvrés et tentent de s’accrocher à la vie active à leur manière. Il y a aussi ceux qui se sont investis dans l’associatif et le caritatif. Ceux-là le savent, ils prennent des risques immodérés en continuant leur passe-temps sans se protéger.
Ne l’oublions-pas non plus, si les associations sont souvent
animées par des bastions de retraités, elles emploient aussi des
salariés, près de 2 millions en 2005!
C’est dire l’importance du milieu associatif dans le tissu
socio-économique et culturel de la nation.
Chaque année, il se crée 2000 associations nouvelles en Alsace
et en Moselle. source
Du passe-temps, les retraités ont en besoin, c’est même un des secrets de notre bonne forme mentale et physique.

On va donc nous précipiter une fois de plus dans l’inaction. Sans distinction.
C’est une forme de discrimination dont nous ne sommes pas responsables à la base puisque, à la différence de classes d’âge insouciantes, nous avons respecté les gestes barrières préconisés.
Les cyclistes, les marcheurs, les ramasseurs de champignons ou d’escargots, les sportifs esseulés auraient pu être dispensés de cette fenêtre absurde du kilomètre pendant une heure.

Alors nous allons encore voir La Brigade Verte, les gendarmes à moto-cross, et pourquoi pas les hélicos, à nos trousses dans les chemins viticoles d’Alsace.
le confinement instaure un contrôle policier renforcé sur les libertés individuelles dont le pouvoir s’est servi avec zèle et presque avec délectation lorsqu’il s’agissait par exemple de traquer des promeneurs ou des sportifs à la campagne avec l’aide de drones ou d’hélicoptères. (source)
Je vais faire en sorte de courir vite. Malgré mes comorbidités.

Je me suis inscrit pour participer au Vélothon 2020…et j’ai tracé un parcours autour de Mulhouse. Le départ est fixé à 8h30 heures devant le lycée de Thann.
De quoi s’agit-il?
Le Vélothon, c’est le Téléthon sur un vélo. Il est proposé par 200 – le vélo de route autrement et la presse vélo, par le Classics Challenge, l’AFM-Telethon bien sûr, et la Fédération Française de Cyclisme (FFC)
*L’AFM-Téléthon est une association de parents et de malades qui mène un combat sans relâche contre des maladies génétiques, rares et lourdement invalidantes.
Il s’agit de parcourir 100km à vélo et de verser au plus 100 euros (ou moins) à l’association AFM-Téléthon.
100 euros, c’est beaucoup d’argent pour nombre d’entre-nous, les cyclistes. Alors on peut participer quand même et verser moins.
Le parcours
J’ai réfléchi à un parcours de 100 km autour de Mulhouse au départ de Thann.
100 km, c’est 5 heures de vélo et ajouter une heure d’arrêt environ. On y arrive avec un peu d’entraînement. La seule inconnue étant la météo. Lorsqu’il fait froid, il faut plusieurs couches de vêtements (jusqu’à quatre) des gants épais et des sur-chaussures. Sous le casque, un bonnet et éventuellement un cache-nez. En cas de verglas ou de neige, épreuve annulée.
voir le parcours sur Openrunner
Je ne sais pas quel temps il fera le 5 décembre ni si nous ne serons pas interdits de circuler à cause de l’épidémie. Je n’invite personne à me rejoindre puisque les aérosols projetés par un groupe de cyclistes sont des vecteurs de contamination potentiels…surtout si l’on crache, l’on mouche au sol dans ses doigts! On ne pourra donc pas compter sur une fusée devant soi pour se laisser aspirer.
Mais on pourra se suivre à une dizaine de mètres de distance. Je partirai à 8h30 depuis le lycée de Thann 1 Rue Moschenross https://goo.gl/maps/YKSFCp2xoSdBiZEg8
Mon parcours Openrunner fait 95km mais il y a quelques imprécisions, je me suis donc ménagé 5% d’erreur. Rouler 100km, ce n’est pas difficile, c’est 5 heures à 20 de moyenne. Donc on peut y aller en confiance…à la condition de ne pas commencer l’apprentissage du vélo la veille.
J’ai prévu des haltes:
Emporter un casse-croûte, des vêtements adaptés en fonction de la météo et de la lumière. Il n’y a pas de voiture accompagnatrice prévue.
Comment s’inscrire?

Retour d’un confiné
Rentrant de Bretagne, j’ai tenu à rapporter mon VTT terreux en Alsace. De la bonne terre collante du col de Trédudon. Un souvenir futile. Puis j’ai entr’ouvert la belle revue 200 qui m’attendait. Un long article sur la rafle des enfants de Vénissieux. Ah non! l’histoire glauque, je la connais trop. Je passe.
Tout se télescope en ce lundi. Je n’aime pas cet amoncellement de choses à faire pour remettre de l’ordre partout. Sur mes vélos, mes tenues, mon bureau, mon blog, mes lectures, mes peintures. Sans oublier d’y ajouter ma tête.
Remettre de l’ordre dans sa tête n’est pas simple lorsqu’on rentre de voyage, vu que chaque jour qui passe nous annonce un changement de programme de nos habitudes, de nos projets.
Il convient donc de se remettre à penser au jour le jour à ce que nous ferons demain.


Pas d’AG Cent Cols dans le Morvan
Cette année, j’avais prévu de me rendre à l’AG de mon club Cent Cols qui se tenait à Autun dans le Morvan. Je m’étais dit que le Morvan n’étant pas très loin de chez moi, pourquoi pas? Patatras, voila l’AG annulée pour cause de Covid aggravé.
La vie associative est gravement perturbée aussi par la pandémie.

Idem pour les séjours 2021 des Cent Cols, ils sont tous en suspens.
Alors, que reste t-il? il reste à faire du vélo tout seul et j’ai vaguement l’idée qu’on nous va rejouer l’épisode du confinement avec son rayon d’un kilomètre si les choses continuent de se détériorer.
Vélothon t-on?
Et maintenant le Vélothon. 200 s’est mis en tête de nous faire pédaler 100 bornes en décembre pour le Téléthon et en plus de verser 100 euros à l’Association. J’y songe…et puis j’oublie. Je n’ai jamais rien compris à l’humanitaire.
Comment tenir un Téléthon en plein Covid! n’est-ce pas encore prendre des risques de sur-contamination?
TousAntiCovid
Il s’appelle Cédric O. C’est facile à retenir comme nom. C’est le monsieur du gouvernement qui sponsorise la machin Stop Covid qui marche pas. Même que Castex il a pas su le mettre sur son téléphone. Bon, le nouveau Stop Covid est mieux me dit-on, il s’appelle TousAntiCovid et est susceptible d’intéresser les geeks. Avant d’installer ce bazar sur mon Iphone, je m’interroge…à quoi ça peut servir? si j’ai bien compris, votre Bluetooth va détecter un type qui, sachant qu’il a le Covid, se balade dans la rue. Il se balade comme ça, en douce, rien que pour vous refiler son truc et faire sonner votre téléphone. Je n’ai toujours rien compris à Stop Covid.
TousAntiCovid est une application dite de contact tracing, au même titre que celles présentes dans les différents pays européens.
Elle utilise le signal Bluetooth d’un téléphone pour détecter un smartphone à proximité et ainsi établir de manière anonyme que plusieurs personnes se sont croisées. L’application prend en compte les contacts à moins d’un mètre pendant au moins 15 minutes. Les autres utilisateurs avec qui la personne malade est restée en contact prolongé durant sa période de contagiosité sont ainsi averties par une notification. La période de contagiosité débute à partir des 48h précédent la date de début des symptômes ou sept jours avant son test positif si la personne est asymptomatique.
Boulot, métro, dodo et…apéro
Je me marre.
Vendredi, tous les citadins se sont précipités dans les bistrots jusqu’à minuit avant les couvre-feux, histoire de bien faire le plein de virus avant la fermeture prévue le lendemain.

Peuplée de mécréants selon les islamistes, la France est en plus jouissive (selon moi). Je suis sidéré par le mode de vie des citadins: boulot, métro, dodo et… apéro. A propos de mécréants, lisez L’immeuble Yacoubian de Alaa al-Aswany, vous allez découvrir comment se pratique l’islam en Egypte et son creuset socioculturel vis à vis des femmes, de l’homosexualité et de la corruption. C’est un vrai délice pour mieux comprendre ce qu’est un état aux mains de militaires où les faux procès, les élections truquées, et les détentions arbitraires sont monnaie courante.
C’est comme ça que les chaînes de télé présentent le couvre-feu. On y voit des consommateurs attablés une dernière fois et des restaurateurs ranger tables et chaises. La France de la bouffe est punie.
C’est pour ça, selon le gouvernement, que le Covid a franchi toutes les barrières. Les barricades que le gouvernement a tenté d’organiser avec des palettes ramassées derrière l’Aldi. Jouir des bons restos, des apéros entre copains, LCI nous en abreuve. Maintenant que l’hexagone est devenu tout rouge, inutile de savoir par où passe le virus: il est devenu passe-partout. Les types qui bossent dehors sur les chantiers, je les vois: aucune protection! Alors j’imagine que dans les usines et les bureaux, c’est pareil.
Hi-ver-nons!
Les vieux auxquels j’adhère de plus en plus et qui me collent à la peau malgré mon corps défendant n’ont plus qu’un seul salut : hiverner!

Une forme d’hibernation comme les marmottes. Sortir, oui mais tout seul et éviter tout rassemblement avec la population même familiale. Maintenant qu’on sait que personne ne sait ce qu’il va advenir, il est urgent de se mettre sur la touche. J’entends les rassuristes, pour eux, le Covid ne fait que 10% de nos morts quotidiens, on a donc encore 90% de chance de mourir d’autre chose. Oui mais mon problème à moi, c’est que je n’aimerais pas mourir du tout trop vite à mon goût.

L’après-Covid
Je ne sais pas quand nous en sortirons puisqu’il est avéré qu’en juin 2021, on sera toujours en action défensive vis à vis du virus. Les élections? elles vont se succéder entre-temps et personne ne sait dire qui va se précipiter pour prendre le pouvoir avec une pandémie sur les bras.
Je n’ai jamais vu un gouvernement qui a autant la guigne que celui de Castex. Il a tout en même temps. Hollande avait eu sa part d’effroi avec le Bataclan et le magasin casher, c’était déjà du lourd, mais une épidémie!..
Depuis qu’En Marche fait du sur-place, un amoncellement de catastrophes est venu noircir le tableau, l’affaire Pétronin qui se termine en jus de boudin et l’horrible attaque islamique de Samuel Paty achève de nous démontrer l’extrême fragilité de nos corps d’État face aux attaques et aux manipulations étrangères. On savait le gouvernement fébrile avec nos apprentis-ministres venus de la société civile, mais la succession de ratages dans la gestion de la crise sanitaire risque de nous conduire au désastre.
Notre pouvoir est partagé entre deux objectifs: le sanitaire et l’économique. C’est la quadrature du cercle. Maintenir l’économie en marche? oui, et éviter un effondrement où tout le monde y perdrait (ou presque). L’enjeu est redoutable, si le Pays devient un immense mouroir, plus personne ne sera là pour produire et acheter et la société se délitera.
Le pire serait l’emballement incontrôlable du Covid avec des malades aux portes d’hôpitaux bondés et des champs entiers transformés en cimetières de fortune comme on l’a vu au Brésil.
Je comprends les rassuristes avec leur hashtag #covid1984 qui ne cessent de faire référence au monde d’Orwell, et qui estiment que vivre sous contrôle renforcé des libertés individuelles et collectives n’est pas drôle; mais faire comme si le virus n’existait pas, est-ce la solution?
Les épidémiologistes avancent des chiffres effrayants: si l’épidémie s’emballe de façon exponentielle, on pourrait atteindre simultanément 40 millions de malades et 1% de morts soit 400.000. On serait alors loin du petit Covid, de la petite grippe (!).
Sorti d’hôpital
J’avais été témoin de l’accident d’un cycliste dans ma ville début octobre. Il est sorti d’hôpital. J’ai découvert après coup que c’était un voisin, grand rouleur, qui pratique jusqu’à 30 cyclosportives chaque année dont « les trois ballons ». C’est dire qu’il est souvent absent de chez lui. Cette année il n’en aura fait « que » trois (sic) après être resté confiné pendant cinq mois en Espagne. Il ne s’explique pas comment il a percuté la voiture et pense que c’est le contraire qui s’est produit car c’est sa roue arrière qui est cassée. Élément fâcheux, il n’y a pas eu de constat des forces de police et c’est moi qui ait du produire aux sapeurs-pompiers le cliché que j’avais pris sur place pour identifier le véhicule adverse.
Holala, c’est dangereux
Branle-bas de combat dans la Cyclosphère, Vélomaxou estime le vélo dangereux.
Dans ma chronique du 11 octobre dernier, je révélais un certain nombre d’évidences sur la dangerosité de la pratique cycliste sur route et en ville.
Manifestement, un certain nombre de mes lecteurs se sont offusqués. J’avais commis un crime de lèse-majesté. J’allais détruire le mythe de la mobilité douce au sein d’un océan de conduites agressives, de SUV turbocompressés et pressés, de délinquants ordinaires de la route et d’incompétences des pouvoirs locaux.
Pourtant, tous les clignotants sont au rouge depuis que l’épidémie a précipité nombre de néophytes du vélo chez les vendeurs. Les accidents en ville se multiplient et ceux qui vont à l’hôpital ne sont pas les automobilistes mais les cyclistes, c’est une évidence.
Pourquoi le nier? alors même que toutes les associations de cyclistes ne cessent de réclamer des pistes, des priorités, des ralentissements?
Oui, la pratique cycliste est dangereuse dans le spectre diffus des mobilités et reconnaissons-le, la protection active et passive des cyclistes est nettement insuffisante.
Prenons l’exemple du casque. Je ne le choisis pas par hasard car il est un âpre enjeu des « pros » et des « antis », et qui a pour conséquence de prendre les cyclistes en otages. La FUB est formelle: « elle est résolument opposée à toute loi qui interdirait de circuler à vélo sans casque« . Tomber sur la tête? ça n’arrive qu’aux autres disent les « urbains »…les « autres »? ce sont les couraillons du dimanche. Pourtant, en ville on tombe aussi. Souvent bêtement. Le casque est donc une protection passive qui protège, même imparfaitement, qu’on le veuille ou non.
https://velomaxou.com/2020/10/07/pour-le-casque-en-ville/
L’autre protection passive qu’on devrait imposer, c’est le port de vêtements voyants et particulièrement l’interdiction d’être vêtu de noir. Y aura t-il besoin d’une loi pour ça puisque l’imbécilité de certains cyclistes devrait nous y conduire?
Holala, c’est dangereux ne va donc pas s’arrêter. Tirer à vue sur les inconséquences des décideurs publics qui nous mettent en danger, oui, je vais continuer. Il n’est pas question de transiger, de faire ami-ami avec ceux qui méprisent notre façon de nous déplacer et qui nous font des réponses évasives ou nous dotent des dernières miettes du budget de la rocade.
Il s’appelait Samuel Paty. Il enseignait l’histoire et la géographie.
Pas de potins aujourd’hui. A quoi bon se consacrer à des sujets mineurs quand la gravité prime sur tout!