Il me répond qu’il a fait suivre mon courrier à la Collectivité européenne d’Alsace.
Je vous remercie pour votre message d’alerte dont j’ai pris bonne connaissance, et que j’ai transmis au service en charge de l’entretien des VV à la Collectivité européenne d’Alsace.
Bien cordialement,
La teneur de mon courrier, pour mémoire…
Monsieur le Député,
En ma qualité d’usager cycliste de la Voie Verte qui longe la Thur, je tiens à vous signaler l’état d’abandon dans lequel cet ouvrage se trouve et qui par le fait de son délabrement met en question la sécurité de ses usagers utilisateurs de modes doux.
Les points les plus dangereux concernent notamment :
le segment Cernay/ Staffelfelden dont les nombreuses racines d’arbres émergent du sol auxquelles s’ajoutent les mouvements d’engins agricoles qui traversent le gué de la rivière et salissent le revêtement
un effondrement de chaussée derrière la station d’épuration de Cernay
un rebouchage récent au sortir d’un transformateur avec du béton et malfaçonné
la traversée de Vieux-Thann où les cyclistes sont dirigés successivement sur la chaussée et le trottoir particulièrement à hauteur de l’établissement Bloom
il est à observer par ailleurs que rue de Thann à Cernay, la circulation sur trottoir n’est pas délimitée en continuité de la rue de Cernay à Vieux-Thann obligeant les cyclistes à quitter le trottoir partagé sans aucun aménagement ni signalisation de protection
A Staffelfelden, le passage sous la D430 n’est qu’à une voie unidirectionnelle sans indication de rétrécissement et dans la pénombre.
Au débouché de la Voie avec la rue de Guebwiller (coté Ecomusée D429) à Bollwiller, un tas de gravas empêche le passage des cyclistes en direction de Pulversheim
J’observe que de plus en plus d’usagers préfèrent délaisser cet ouvrage et utilisent la D2.
C’est pourquoi, Monsieur le Député, je fais appel à vos bons offices pour que les services de l’Etat prennent en compte la remise à niveau de tous ces désordres préjudiciables aux usagers de cette Voie Verte qui compte parmi les plus empruntées.
Recevez, Monsieur le Député, l’expression de ma considération distinguée.
Accompagné de mon fidèle VTC, je m’installe rue des Jardins.
Intrigués, les riverains s’arrêtent. J’ai du mal à commencer. Puis la critique suscite des conciliabules. On me propose une expo, vous vendez?, je ne peux m’extraire des conversations. Alors je temporise, je fais semblant, mais c’est démotivant, j’arrive à ne plus savoir où j’en suis. La rue qui était dans la lumière commence à s’assombrir. Je reteinte en gardant de la chaleur.
La voisine vient photographier mon tableau en souvenir.
Je suis patient. Je termine lorsque le soleil n’éclaire plus que la forêt au fond et alors que la Collégiale n’a plus de lumière. Il fait déjà froid. Je range.
Un spectateur avisé me demande si je vais laisser le candélabre. Bonne question. Je veux respecter mon époque et aussi ma profondeur de perspective.
Pour une fois, je ne suis pas à vélo et ça me coûte une prune. Bien fait!
un radar? où ça? la zone est extrêmement confuse du fait d’un amoncellement de panneaux
J’ai été flashé avec ma voiture par un radar Poliscan, un radar de chantier qui se déplace sur roulettes, dans le cadre de travaux, après 700 km de conduite et à 10 km de chez moi. C’est dire que je connais bien la zone mais pas forcément tous les radars du coin.
un signal radar minimaliste masqué par les balises de chantier (pour faire la photo, j’ai emprunté la zone protégé avec mon vélo)
Et pourtant il m’a suffi d’un simple relâchement pour déclencher le radar scélérat. Mon vélo derrière la voiture se marrait.
A vue de nez, j’estimais être à environ 70km/ au lieu de 50. Je me suis dit péché véniel, amende légère. Que nenni!
L’avis de contravention arrive par la poste.
Vitesse retenue 51 km/h, amende à payer 135 euros (minorée à 90 euros si on paie dans la quinzaine)
ça fait cher comme on dirait à la Pruneradar de Burnhaupt-le-Bas installé le 26 juin 2023
un virage en sortie d’autoroute et…un radar chantier
Alors fouineur, je cherche s’il n’y a pas d’erreur
Effectivement, un excès de vitesse de moins de 20 km/h hors agglomération relève d’une contravention de 3eme classe, c’est à dire 68 euros (minorée à 45€).
Je jubile. Mais comme on dit le diable est dans les détails.
Une toute petite ligne en-dessous du tableau, comme dans les contrats d’assurances, attire mon attention. Cette contravention ne concerne que les limitations supérieures à 50km/h.
légipermis.com
Or dans mon cas la vitesse est réduite à 50 km/h hors agglomération pour travaux
J’ai beau chercher, je ne trouve pas la règle qui s’applique à ce cas. Alors que je m’apprêtais à formuler une requête en exonération, je vais avant cela interviewer l’Intelligence Artificielle (IA) de Bing Microsoft..
Même si le chantier est désert ou au point mort impossible de contester le PV.
Ces limitations de vitesse spécifiques seront de rigueur 24h/24, 7j/7 et auront donc vocation à s’appliquer même si le chantier est au point mort depuis plusieurs jours ou plusieurs semaines, sans la présence de personnel ou du moindre véhicule ou matériel de travaux.(ledall-avocat.fr)
Ce n’est pas moi qui vais nier le fait que beaucoup ne respectent pas les zones de travaux. Cependant, même sur autoroute, on trouve des panneaux oubliés et qui traînent alors que le travail est terminé ou reprendra la semaine suivante. Si bien qu’on ne sait plus quelle est la bonne vitesse à ne pas dépasser.
Un cabinet d’avocats spécialisés mentionne la possibilité de consulter l’arrêté modificatif des règles de circulation…
J’en ai marre, je laisse tomber.
Maintenant je voudrais dire un petit mot, pas méchant, sur la gendarmerie.
1 J’ai consulté le chat en ligne de la gendarmerie. On ne peut pas vous répondre, il faut voir avec la gendarmerie de Burnhaupt. J’ai fait remarquer à mon aimable correspondante que cette brigade a disparu et l’immeuble a été démoli.
2 J’ai consulté ma brigade locale. Réponse ce n’est pas du ressort de notre zone, je ne peux pas vous répondre sur le bien-fondé de cette amende
3 J’ai consulté la brigade de Masevaux en charge du secteur. Le gendarme m’a d’abord répondu que pour l’amende reçuej’avais du beaucoup dépasser la vitesse limite(sic)…puis quand j’ai évoqué une possible erreur et parlé de dépassement de vitesse hors ou en agglomération, le gendarme a consulté ses notes et m’a déclaré que cette distinction n’existe pas.
Dernière minute
Je réinterroge Bing, l’IA de Microsoft
bonjour, quelle est l’amende hors agglomération pour excès de vitesse de moins de 20 km/h en cas de travaux et vitesse limitée à 50 km/h?
Pour conclure, dans le doute, j’ai payé en ligne 90 euros. Et je ne sais toujours pas si cette amende est à son coût légal ou pas.
En punition, je ferai 500 km de plus à vélo cette année. De quoi économiser mes 90 euros perdus dans une étourderie.
Evidemment, ce genre d’anecdote fera sourire tous les professionnels de la route et aussi tous les « urbains » qui ne connaissent pas le monde automobile autrement que dans les revues magazine en salle d’attente du cabinet médical.
Sept degrés ce matin. Vers 10 heures un rayon de soleil timide.
L’import de nourriture asiatique fait recette
Soppe-le-Bas
T&T Foods a été créé en 2002 (à Guewenheim) avec la volonté de devenir un acteur majeur dans l’importation et la distribution de produits en provenance d’Asie tout en respectant l’authenticité des recettes ainsi que l’origine des ingrédients (sic).
Giratoires, le Haut-Rhin en pôle-position. Avec deux nouveaux giratoires le secteur de Thann sera comblé.
Giratoire de Leimbach en construction. L’emprise sur les terres agricoles est gigantesque
Rien ne va plus entre les commerçants et la municipalité de Thann depuis l’instauration d’un nouveau plan de circulation en plein mois d’août dernier.
Ce nouveau plan est particulièrement critiqué avenue du Général De Gaulle où les voitures n’ont plus qu’un sens unique à leur disposition.
Ce qui fait bondir les commerçants, le fleuriste Vetter en tête, estimant qu’on les prive de clientèle.
Ceux qui ne disent rien, ce sont les cyclistes puisque dans cette opération ils disposent à présent d’un DSC (double sens cyclable) qui ne remet pas en cause leurs habitudes tout en confortant leur droit d’aller et venir faire leurs emplettes.
Cela dit, Thann reste une ville de voitures qui totalise plus de 900 places de parking. Mais pour un automobiliste, aller à pied, attendre un feu piéton pour traverser la RD 1066 et la voie ferrée, c’est encore trop, il faut pouvoir se garer devant le magasin.
La bataille ne fait que commercer commencer.
Cela dit si je me réfère aux promesses de campagne de la dernière élection municipale, cet aménagement était parfaitement identifiable:
Faciliter les déplacements en mode doux à pied ou à vélo, pour accéder au centre-ville, aux commerces, aux services publics
Matérialiser des itinéraires cyclables visibles
Il reste que circuler à vélo à Thann reste une épreuve. Chaussée rapiécée (rue de l’Engelbourg, rue du Floridor), pavés disjoints, zone 20 non respectée par les voitures, aucune signalétique pour les cyclistes de passage, gendarmes couchés scélérats (avenue de la paix, avenue de Gubbio, rue du Floridor,…)
Mon billet du 29 février 2020 ci-dessous pour en savoir plus
Une fois revenu à la maison, le thermomètre indique 27 degrés.
Je sentais la température grimper en chemin au fur et à mesure que je rejoignais l’étroite vallée. Aujourd’hui, il fallait monter un peu au sein du massif pour se rafraîchir.
Les chaudes couleurs d’automne sont arrivées dans la forêt vosgienne.
Aujourd’hui j’ai grimpé depuis Steinbach (que le village est long et pentu!) jusqu’à Waldkapelle…puis le col de Grumbach.
ça ne dure que deux heures, mais c’est un travail cardiaque non négligeableDescente vers le col de Grumbach
A hue et à dia
Ne racontons pas de blagues, rouler avec des 38C n’est pas confortable du tout pour aborder des chemins de cailloux. J’avais justement pris le VTC rien que pour voir sa capacité à évoluer sur les terrains vosgiens. En montée, c’est acceptable, j’ai une vitesse lente et je suis capable de choisir la meilleure trajectoire qui évite les pierres et les ornières.
Mais en descente, ne pas laisser la machine s’emballer dans les pentes parsemées de cailloux, de branches et de centres herbeux qui dissimulent des pièges. En plus sans amortisseur arrière, les rebonds font perdre de l’adhérence et précipite la vitesse. Quant à la direction elle fait ce qu’elle peut avec son pneu étroit.
Mon VTC a été « limite » sur ce parcours de chemins caillouteux, surtout dans la descente où l’on est malmené du fait du tressautement à hue et à dia20km/400m
En plein soleil, le travail est plaisant, mais une fois à l’intérieur mes couleurs apparaissent ternes. Alors je redonne de la lumière et je force un peu sur les feuillages d’automne du vignoble.
La Voie Verte de la Thur, dénommée à tort piste cyclable, est par endroits fort endommagée. Les services départementaux s’en occupent très peu et parfois même en ignorent la présence.
La situation n’est pas nouvelle. Déjà en 2012, on pouvait constater l’abandon de cette voie, lire ci-dessous
Dans la traversée des communes, chaque maire fait comme il veut. C’est la cas notamment Cernay ainsi qu’à Vieux-Thann. On a du mal à percevoir quelle est l’autorité compétente.
En juin 2023, le Cadres Thur-Doller a tenté une action de sensibilisation, sans résultat pour l’heure…
Mise en danger de la vie d’autrui. Si un cycliste se fait happer par une voiture, celui qui a eu cette idée géniale aura du souci à se faire
Les points les plus dangereux concernent notamment :
le segment Cernay/ Staffelfelden dont les nombreuses racines d’arbres émergent du sol auxquelles s’ajoutent les mouvements d’engins agricoles qui traversent le gué de la rivière et salissent le revêtement
un effondrement de chaussée derrière la station d’épuration de Cernay
un rebouchage récent au sortir d’un transformateur avec du béton et malfaçonné
la traversée de Vieux-Thann où les cyclistes sont dirigés successivement sur la chaussée et le trottoir particulièrement à hauteur de l’établissement Bloom
il est à observer par ailleurs que rue de Thann à Cernay, la circulation sur trottoir n’est pas délimitée en continuité de la rue de Cernay à Vieux-Thann obligeant les cyclistes à quitter le trottoir partagé sans aucun aménagement ni signalisation de protection
A Staffelfelden, le passage sous la D430 n’est qu’à une voie unidirectionnelle sans indication de rétrécissement et dans la pénombre.
Au débouché de la Voie avec la rue de Guebwiller (coté Ecomusée D429) à Bollwiller, un tas de gravas empêche le passage des cyclistes en direction de Pulversheim
Entre Cernay et Staffelfelden, c’est la loi du plus fort qui prévaut. Les engins agricoles ne se privent pas de l’emprunter délaissant parfois des tombereaux de boue sans coup férir de la puissance publique.
Je viens d’écrire à notre député du Haut-Rhin, Raphaël Schellenberger.
Oh! un peintre à vélo. C’est la première fois que je vois ça. Je peux vous photographier?
C’est ainsi qu’en ce 8 octobre, je passe à la postérité dans l’album photo de cette dame…et peut-être même sur les réseaux dits sociaux.
J’en suis tout ému.
Grimper le Rangen sur son vélo avec son matériel, il semble que ce ne soit pas encore pas arrivé. Pourtant la ville se prête à l’exercice avec ses nombreuses perspectives, mais je ne vois pas « de photographes à la main » avec qui je pourrais deviser.
Les chiens des promeneurs viennent renifler mon médium fait d’huile de térébenthine et de withe-spirit tandis qu’un maître me félicite pour mon « art abstrait ».
Un automobiliste promène les visiteurs en 2CV. « Visitez les vignes avec le vigneron » est-il écrit
A midi, je remballe les gaules.
Pour accéder au vignoble, il faut ouvrir les barrières électriques. Le centre de Thann le long de la Thur témoigne ce matin du passage des sangliers qui retournent la terre des espaces verts.
C’est extraordinaire. Au départ j’ai cru à un golf. Je dois être un benêt écolo, je découvre qu’on est capable en Alsace de cultiver du gazon vendu à la découpe. Les arroseurs sont en place. Manifestement l’agriculture ne manque pas d’imagination.
Je suis désolé, je ne peux pas fournir des informations plus précises sur le nombre de femmes pratiquant le vélo en France. Est-ce que vous avez d’autres questions sur le cyclisme ou autre chose?
Quelle est la part modale du vélo en ville en France?
Je suis désolé, je ne peux pas fournir des informations plus précises sur la part modale du vélo en ville en France. Est-ce que vous avez d’autres questions sur le cyclisme ou autre chose?
Le Procureur de la République d’Epinal a annoncé qu’une enquête avait été ouverte suite au décès d’un adolescent de 16 ans retrouvé pendu sur la voie verte de Rupt-sur-Moselle. Disparu depuis mercredi, le jeune homme a été retrouvé pendu ce jeudi.
Cette édition comporte un raid pyrénéen où les participants se font peur en portant leur bécane sur le dos au bout des chemins restés à l’état sauvage. Voyage toujours minimaliste en terme de bagages embarqués. C’est la mode et c’est moins lourd à porter.
Cela dit on revient parfois de ces périples linéaires en TER. C’est contraire à mes valeurs. Mais je me soigne comme je peux pour en accepter le principe.
Paris-Brest-Paris, « l’Himalaya quadriennal du cyclotourisme français », est à l’honneur. Un truc où comme par hasard on revient au point de départ sans prendre le train et comme si on avait oublié de fermer le gaz avant de partir.
Parmi les 6800 candidats, 18 pilotes du Concours de Machines. Je vous présente les trois premiers vélo primés.
1er prix
Cycles Gamory en bambou. 8258 euros. Sans l’extincteur!
2eme prix
Purple Dog, un peu vintage d’allure mais boite de vitesse et courroie (5700 euros) Mon oeil!
3eme prix
Quokka Cycles (10897.90 euros!)
200 est une revue de qualité, bien écrite, bien illustrée qui s’adresse néanmoins à un public un peu bobo et friqué.
Bon, je sens que je vais prendre l’air, ce matin. Je me sens bien.
Tous les jours ma femme m’interpelle alors que je vaque à la maison. Elle me montre une éponge avec un cadavre d’insecte ratatiné ramassé sur le dessus de la commode.
une mouche!
t’es sûr? c’est pas une punaise, au moins?
ben non… elle a des ailes
J’ai peur
Encore un coup de Poutine, ou de Lampedusa, va dire la fachosphère.
La crainte est devenue planétaire. Le cours de B and B en prend un sacré coup. Les Américains ne veulent plus venir chez les Gaulois, les JO sont en sursis. Relativisons, le cours des insecticides va bondir…
C’est un circuit connu bien adapté au VTT et facile. On peut même à la rigueur le faire en VTC. Pour rejoindre le parcours, je prends la route. Il y a donc du goudron! N’en déplaise aux inconditionnels.
Les bunkers seront une bonne révision de notre histoire guerrière avec le voisin teuton qui occupait la place en 14.
à coté le plan d’eau idéal pour la pêche
C’était de sacrés bétonneurs à coté de nos pâles cahuttes en bois.
L’aqueduc des Arceaux a été construit au XVIIIème siècle pour alimenter en eau la ville de Montpellier. Au bout des Arceaux, le château d’eau du Peyrou de belle facture architecturale.
Si l’alimentation en eau de Montpellier vous intéresse, allez voir ici l’histoire de l’aqueduc de Saint Clément qu’on appelle aujourd’hui les Arceaux.
Devant moi une Tesla, la fameuse voiture américaine développée par Elon Musk et construite en Chine. Elle ressemble à toutes les berlines haut de gamme, sauf qu’elle est électrique.
J’ai accompli hier près de 700 km d’autoroutes avec ma voiture et je méditais sur l’avènement de ces merveilleuses automobiles qui demain vont remplacer nos vieux engins à moteurs thermiques.
Remplacer 40 millions de bagnoles va prendre du temps.
Qui ne se déplace pas encore à l’électrique?
Moi!
Je n’arrive pas à m’y faire. Pourtant je sens que le temps presse. Bientôt soixante treize ans; je sais que mes jours, mes heures, sont comptés. Vais-je pouvoir profiter de tous ces bienfaits du monde moderne que sont les vélos et les voitures électriques. J’en piaffe d’impatience. Non, je plaisante, car je ne coche aucune case parmi les acheteurs potentiels, ceux que le marketing rêve de convaincre.
Si la voiture est encore loin de nous surprendre par ses performances médiocres en terme d’autonomie il reste qu’elle est appelée à devenir la norme en terme de déplacement routier individuel. Ni l’avion, ni le train ne sauront jamais remplacer entièrement la voiture. Surtout pour cette France périphérique oubliée des citadins et des grandes métropoles.
Mais cette voiture électrique qu’on nous prépare semble déjà affectée de défauts rédhibitoires, outre sa faible autonomie: son prix et son poids. De ce coté ci des choses on n’a rien résolu puisque la voiture électrique ne sera accessible qu’aux plus fortunés et elle pèsera tout autant, voire plus, en terme d’encombrement et de poids sur nos routes. On aurait pu s’attendre à des voitures légères, plus petites et c’est tout le contraire qu’on nous offre. Car la légèreté, ne l’oublions pas, est le gage de la sobriété énergétique.
Reste qu’on ne sait pas non plus comment va s’organiser la recharge électrique coordonnée de tous ces véhicules qu’on veut vertueux. Ni à quel prix pour la planète.
Ma cure d’intoxication à l’eau est terminée. J’ai arrêté de boire.
J’en oublie même de prendre le bidon. C’est ma femme qui vient vérifier avant de partir.
Tu as de l’eau?…
Oui, j’ai de l’eau!…alors elle vient vérifier.
Et je pars.
Mais l’eau que j’emporte, c’est souvent celle de la semaine passée. Je ne bois donc plus. Quitte à être en infraction avec tous les codes de la santé publique qu’on nous inculque dès le plus jeune âge cycliste. Je dois être atteint par le syndrome du vieux qui ne sent plus la soif. Peut-être vais-je devoir me faire installer une perfusion sous le maillot avant de partir?
Finalement quand je commence à cracher une salive blanche et pâteuse, c’est que je suis bon pour la déshydratation, l’hypo, la perte de connaissance et la chute dans le fossé.
Alors je lève le pied. J’ai le souvenir lointain d’avoir bu à la roche dans les Ardennes faute d’eau dans mon bidon. Mais ce temps là est révolu.
Je connais le bonhomme sur le bout de mes doigts. Lorsqu’ils fourmillent, je les secouent un peu comme si je les égouttais.
Mais arrêter de boire est un symptôme, un symptôme du vieillissement. Comme les vieilles guimbardes dont le radiateur fument dans les cols. Surtout ne pas dévisser le bouchon!
Oui, les vieux participent sans s’en douter à la préservation de l’eau. Ils ressentent moins le besoin de boire que les plus jeunes. J’avais déjà supprimé dans le passé « les barres », ces friandises de mauvais sucre, incontournables à mi-chemin. A présent j’ai arrêté de boire et je rapporte souvent mon bidon plein à la maison. Je le verse au retour dans les pots de géraniums. Au cours d’une carrière cycliste, on aura tout essayé. Du sucre en morceaux mélangé à l’eau du bidon, du thé, et d’autres choses inavouables pour certains.
Mais arrêter de boire présente un autre avantage, on s’arrête moins au coin du bois. Notre moyenne n’en pâtit donc pas.
Parcours atypique. 25 km de ville, 30 km de Gravel et 25 km de route de Notre- Dame-de- Londres à Montpellier
Je commence par quitter la ville qui ne comporte pas d’itinéraire fléché pour cycliste. Alors je cherche les sorties possibles parmi les autochtones à vélo qui vont au boulot et se déjouent de tous les traquenards.
ancienne route dont les cyclistes ont hérité
Puis je me retrouve sur une voie verte. VTC minimum. Après avoir perdu la trace deux fois j’arrive à St Mathieu de Tréviers .
Il ne reste plus qu’à grimper le Pic par la route.
A St Martin de Londres rien à boire au bistrot, la dame ne prend pas le « sans contact ».
Il faut que je perfectionne mon paquetage. Avec la peinture à l’huile, la question urgente se pose à la fin: comment ramener son tableau pas sec?
Aujourd’hui j’ai glissé le format 30×40 dans la sacoche. Parfait! Pour les plus grands formats, je vais devoir inventer un truc.
Je commence à déambuler dans les rues avec mon bardas qui cliquette. Soleil dans le dos. Je m’installe dans les contre-allées du Peyrou. Bruit infernal du trafic en contrebas et bourrasque de vent encore frais.
Puis j’esquisse.
Runners et chiens toute la matinée.
J’ébauche le Pic St-Loup dans le lointain et mon clocher. Un platane en appui à gauche.
Deux heures pour passer le temps et je retraverse la ville au pas jusqu’à la Comédie.
Mon vélo convient très bien à la découverte de la ville
Découvrir une ville à vélo, c’est aussi une autre façon de voir la ville, de la connaître, de la sentir et de la parcourir dans toutes ses perspectives.
Je flâne au marché aux puces
Pouvoir s’arrêter, retourner sur ses pas, reprendre sa route, quitter un grand axe pour s’aventurer dans des artères étroites ou dans le cœur historique où la voiture ne passe pas, puis fuir vers les périphéries derrière un routier qui, seul, connait les astuces pour quitter la ville au plus vite. Les sorties de ville et les destinations inter-quartiers n’existent pas à Montpellier.
J’avise un chemin caillouteux et étroit, et me voici derrière l’hôtel départemental tout seul avec ce joli plan d’eau
Une fois l’itinéraire appris, je reviens sur mes pas et je reprends mes découvertes. Je m’arrête pour photographier, regarder les gens attablés aux terrasses qui profitent du farniente. Finalement je m’attable aussi.
Comme c’est bizarre cette saucisse sur une chambre à airexplorer les ruelles étroitesle tram, l’autre moyen de visiter la villeici le tram ne vient pas, mon vélo si!est-il un vrai ou un faux?21 km en ville. La ville a beaucoup fait pour le vélo, toutes les artères comportent des voies cyclables double-sens. Méfiance aux carrefours!
Je démarre seulement mon GPS à Uffholtz. Il suffit d’oublier d’appuyer sur la touche au départ de chez soi et je « me vole » sept à huit kilomètres sur mon bilan journalier. Rien de grave, ces kilomètres ne seront pas pris en charge dans ma comptabilité quasi notariale de mes états de service.
Un itinéraire de plaine
Est-ce important de ne pas savoir si son activité physique est constante? en hausse? ou en baisse? Je ne le sais pas. Je pratique ainsi depuis toujours. C’est un peu communiste cette méthode qui consiste à mesurer ses performances. Pourtant je n’ai pas d’objectifs à atteindre comme dans les kolkhozes. Stakhanov est mort en 77 dans l’oblast de Donetsk que les Ukrainiens revendiquent.
Le 30 août 1935, on rapporte que Stakhanov et ses trois collègues ont extrait 102 tonnes de charbon, un record, en 5 h 45 min de travail, soit quatorze fois son quota7. De ce fait, il gagne 200 roubles au lieu des 23 à 30 qu’il avait habituellement8. (Wiki)
Je n’ai plus d’objectifs, mais j’ai varié mes pratiques. je me suis mis à faire un peu de course à pied et du cyclo-camping, l’été. Le VTT va s’éteindre pour moi progressivement. Devenu trop physique, je manque de puissance. Je vais le remplacer par du parcours VTC (tout chemint) beaucoup plus accessible en panachant route et chemin.
Jusqu’en 2015, je m’amusais à produire de beaux graphiques en couleurs
Mes états de service en 2015
Mais depuis 2015/2016, j’ai mis entre parenthèses le tableur et ses graphiques.
J’ai un ami émule de Stakhanov sans le savoir. Depuis sa retraite, il s’est mis à courir après les kilomètres sur son vélo. Je ne sais pas s’il dort bien. Il y a des mois où il est en retard. Lui, son juge de paix, c’est 100 km par jour, cinq jours sur sept. C’est pratique: quand la fin du mois approche, il devra avoir 2000 km dans les pattes! Il commence par tangenter Thann, c’est là que le croise, en venant de Mulhouse, puis il file vers Belfort.
Aujourd’hui fort vent envoyé par les Belfortains qui profitent toujours de la trouée pour nous envoyer quelques effluves.
J’échafaude une stratégie pour le retour. On pourrait aller jusqu’à Strasbourg les pieds sur le guidon, mais après il faut revenir. Je fais donc toutes les bordures arborées pour me protéger une fois le retour entamé.
image du passé industriel alsacien C’est toujours émouvant de passer là sur ce carrefour désaffecté (à Berrwiller). Trois stèles et un calvaire. J’en ai parlé ici en 2016
A Wittelsheim, un brave me dépasse et me salue alors que je renâcle le long de la Thur. la piste est de plus en plus pourrie, les racines émergent et écrasent nos urètres déjà fort sollicités. Le Conseil Départemental se rend coupable d’agacer nos prostates.
Une fois ma soupape soulagée, je suivrai le Pape à la télé qui rend visite à Notre Dame de la Garde. Le monde mystique me fascine dans ses mises en scène.
Le vélo dit utilitaire est un moyen de transport qui est considéré comme l’une des alternatives cohérentes pour la mobilité de charges en centre urbain.(Bing)
En gros il se démarque du vélo sportif ou touristique dont la finalité est tout aussi louable mais seulement attachée au monde des loisirs.
J’ai beaucoup d’amis pour qui le vélo n’est qu’un sport et qui n’en feront jamais un moyen de transport. Question de goût mais aussi blocage culturel à la base.
Pour le reste, voyager en ville sur un vélo semble une incongruité à laquelle il est impossible d’accéder. On évoque aussi souvent le facteur temps pour justifier sa voiture et aussi bien entendu le poids et le volume transporté. On ne va pas faire ses courses au supermarché avec son vélo.
113 grammes-40 kilomètres
Pourtant, moi qui ai le temps, il m’arrive d’aller « à la ville » faire des petits achats. Comme aujourd’hui où je suis allé à vélo chez Cultura acheter des pinceaux et de la peinture.
40 km à vélo! Vous me direz que ça fait beaucoup et que tout le monde n’a pas la ressource pour faire une course de 40 km. Franchement j’aurais eu honte de les faire en voiture. Ma seule alternative, c’était Amazon. Avec Amazon, je n’ai à parcourir que le dernier kilomètre pour réceptionner ma livraison mais je ne fais pas travailler le commerce local m’objectera t-on.