Beau temps. Je cours ce matin, ma façon de libérer du temps pour autre chose. La course à pied si elle est énergivore me prend moins de temps que le vélo. Je pourrai peindre, une fois débarrassé des obligations domestiques.
comme un petit chat avec une grande queue, tête blanche
J’ai à nouveau une martre qui visite les lieux. Elle grimpe le long de la façade et s’attaque au shingle de la toiture. C’est péible. J’ai un piège, mais elle l’évite. Je redoute en même temps de devoir la transporter dans cette cage au loin.Elle est pénible, elle caracole sur le toit et me réveille la nuit.
une task force dans le vignoble de Thann ce matin
Je fais mes cinq kilomètres puis je m’effondre sur le canapé.
Grandir. Les petits formats se prêtent au travail sur site. Mais une fois à la maison on trouve toujours que c’est trop petit.
J’ai rapporté beaucoup d’images de Bretagne avec moi. Je vais me régaler cet hiver en sélectionnant mes beaux clichés côtiers.
Ce tableau une fois terminé me parle. Il me dit tout le chemin à parcourir, les progrès, et l’image numérique accentue toutes les faiblesses. Il est vrai que le temps était au gris, sans lumière.
J’ai installé le chevalet dans le sable. Il s’est enfoncé et la pluie est arrivée.
Je m’arrête à la base nautique. Le vent du Nord est un régal pour les dériveurs
Faut s’y remettre !
La route m’insupporte. Un grand bahut avec remorque venant des pays de l’Est me dépasse sur la route d’Aspach. Il me longe. Lentement. Tandis qu’en face les voitures arrivent. Je ne peux rien faire puisque je ne prie pas. Le souffle me contient le long de la bordure.
Au grand giratoire de Burnhaupt A36, la camionnette ne me voit pas. Je sens que je vais être percuté. Alors je dévie vers le centre du rond jusqu’à ce qu’enfin on me voit dans le rond. Je suis pourtant équipé du fameux gilet jaune.
Sur cette piste de Reiningue à Heimsbrunn, je peux aussi m’arrêter sans risque. Le troupeau est paisible
Au giratoire du barreau de Leimbach, encore une camionnette. Elle s’arrête. Mais l’auto derrière elle klaxonne. Le monsieur ne supporte qu’on me laisse la priorité manifestement. De rage, il me frôlera comme pour me faire comprendre que je l’ai agacé.
Les cyclistes sont agaçants. Des gêneurs.
Vous comprenez pourquoi le vélo de route est devenu une angoisse. Alors que je fais tout bien et que je frôle toutes les bordures.
Des états de service modestes en ce mois de septembre. Mais je m’en contente car je suis « en mode décentralisé », c’est à dire que je me déplace le long des côtes bretonnes.
3 modestes sorties VTTMais je me rattrape avec la course à pied plus adaptée au terrain rencontré au cours de mes déplacements
Dans quelques jours je retrouverai mon Alsace d’adoption et j’ai encore à préparer avant la fin de l’année un séjour dans les Vosges du nord pour pêcher quelques cols car ma besace est vide.
Retraité. Je n’aime pas ce mot. La langue anglaise dit retired comme pour mieux signifier que je suis retiré du monde, le monde des actifs.
Ce statut tant envié lorsqu’on exerce des boulots de subsistance sans autre perspective que celui de la retraite est une arme à double tranchant: une fois en retraite c’est souvent la fin alors que pour d’autres c’est un début.
Une seconde vie est possible
La fin de son rôle social, de sa citoyenneté et le plongeon vers un désœuvrement sinistre. Bref une mort lente! C’est ce qu’il faut éviter du mieux que l’on pourra. Je ne méconnais pas les difficultés de la vie, le sort mauvais, l’ingratitude d’une santé défaillante, les affres de la vie.
Pour ceux qui ont encore du ressort, c’est le début d’investissements culturels, sportifs, associatifs, l’opportunité d’entamer une seconde vie.
Echappent à ces considérations les cumulards, ceux qui professent sur les ondes jusqu’à quatre-vingts ans passés ou qui occupent des fauteuils rémunérateurs. Pour ceux-là la retraite est une inconvenance choquante et même incompréhensible.
Parfois j’en reviens à regretter une révolution culturelle imposant aux intellectuels des stages de terrain, manœuvre dans des travaux de voierie ou sur ligne de production.
Du tiers temps ou presque
ma salle d’exposition, un univers tout personnel
Pour ceux qui me suivent, j’ai organisé ma vie de retraité en tiers temps.
une activité extérieure reposant sur le sport
une activité artistique de peintre amateur
une activité tournée vers la compréhension du monde qui m’entoure: suivre l’actualité, participer aux réseaux sociaux, exercer ses devoirs de citoyens
Trois temps qui ne me dispensent pas de rentrer dans le rang des utilités, le travail d’entretien du logis, des objets du quotidien qui me barbent de plus en plus.
La situation démographique de notre société est alarmante puisque nous n’assurons plus le renouvellement de nos générations.
C’est vite dit, mais c’est pourtant vrai.
Je ne méconnais pas les graves conséquences de ce constat que d’autres peuples connaissent avec nous. Le plus caractéristique, c’est celui du Japon.
Comme le Japon n’accepte aucune immigration, sa courbe démographique ne peut que décliner du fait de sa trop faible natalité. C’est élémentaire
Une Europe de vieux
L’Allemagne remporte la palme du vieillissement. Tandis que la France et le Royaume-Uni la rattrape.
Les conséquences de notre vieillissement sont à la source de tous les problèmes qui font l’actualité
Les conséquences du vieillissement de notre population
un déséquilibre du financement des retraites basées sur les cotisations des générations actives
un recours à une immigration souvent mal maitrisée
Les deux éléments semblent indissociables et pourtant beaucoup en contestent la réalité et la nécessité…surtout en matière d’immigration où toutes sortes de questions d’intégration ou de communautarisme apparaissent en déstabilisant nombre de nos valeurs culturelles ou sociales.
Il faudra donc qu’on s’adapte en tenant compte d’un déséquilibre démographique mondial qui génère inévitablement des mouvements de population.
L’Allemagne qui rétablit son contrôle aux frontières donne une bien mauvaise leçon à l’Europe des nations
Et le retraité, qu’est-ce qu’il fait?
mon tableau de bord du mois de septembre, une activité qui je l’espère devrait m’éviter autant que faire se peut de sombrer dans une dépendance physique et mentale à charge de la société
Le retraité n’a guère d’autre choix que d’observer le phénomène. On aurait pu imaginer éviter les retraites-couperets, celles où l’on est mis dehors du jour au lendemain. On n’a pas su le faire et maintenant on le regrette. Le bon sens aurait du conduire à des départs en inactivité progressifs avec des emplois adaptés. Au lieu de cela on continue de plonger des milliers de gens chaque année dans une inactivité brutale et souvent non préparée. A contrario contenir des travailleurs dans l’emploi à temps plein jusqu’à 64 ans va conduire à des graves déconvenues. Imaginez-vous un soudeur, un conducteur routier, une caissière, un lignard en haut d’un pylône haute-tension, …
La pire réforme des retraites
Pourquoi s’est-on entêté à reculer l’âge de la retraite uniformément à 64 ans pour tout le monde sans discernement des états de service en distinguant les trimestres cotisés et la pénibilité des emplois assurés par métiers ou par branches professionnelles.
On ne le saura peut-être jamais.
La situation est bloquée pour l’heure vu que l’intelligentsia au pouvoir est incompétente pour régler le sujet.
Je monte à la vue Zuber (648m) en marchant, sauf à quelques endroits moins pentus. D+330m
Mais je redescendrai en courant.
La vue Zuber, c’est ce promontoire au-dessus de Thann qui permet d’avoir une belle vue sur la vallée de la Thur, avec face à soi le Thannerhubel et plus loin sur l’autre versant Geishouse.
Je n’avais pas encore imaginé grimper autant à la course à pied (CAP). En fait là où je pousse mon VTT, même sans mon vélo je marcherai.
Je grimpe à la cascade de l’Erzenbach. La montée commence en bas de Steinbach (333m) et se prolonge jusqu’au chalet Becherkopf (855m) . Un maigre filet d’eau à la cascade. Je passe l’escalier en portage à l’épaule.
Je porte dans les escaliers.
portage dos en 2021 de l’ami Jeremy, c’est moins pratique qu’à l’épaule pour les escaliers et on mobilise les deux mains
Je renoue sans le vouloir avec mes potins du lundi interrompus en aout 2021.
Enfin le mauvais temps! C’est le temps du vieux, celui que je préfère.
La pluie est au rendez-vous; je jubile. Je ne sais pas pourquoi ces semaines de chaleur dont tant de monde se régale, je devrais dire s’est régalé, je les exècre. Tout dans cette chaleur excessive m’indispose, la transpiration, l’insomnie, l’inconfort général de tous les actes quotidiens. Plusieurs semaines à tenter de dormir sur un canapé au sous-sol, les pieds sur un accoudoir, la tête sur l’autre. L’avantage du sommeil sur canapé c’est de pouvoir dormir sur deux cotés, uncoté ventre à l’air et dos appuyé, un coté dos à l’air et ventre appuyé. Le sommeil sur canapé, c’est une forme de chaleur modulaire pour le corps, de la bi-énergie. La sensation de froid se régule facilement, il suffit d’un coussin sur les mollets, les pieds toujours pendants chatouillés par la plante verte.
Une sérénité retrouvée!
Maintenant je suis revenu à mon bien-être. Je reprends mes esprits, je fais des projets continentaux grâce au climat revenu auquel je suis habitué depuis mon enfance. Quoique je ne mésestime par l’air marin, ses vents mauvais, ses effluves iodées comme la Hollande en rencontre. Ou la Bretagne.
Près de 400 décès en excès toutes causes confondues (+5,4 %) ont été estimés durant cette canicule dans les départements concernés. Les personnes âgées de 75 ans et plus constituent la classe d’âge la plus touchée. (chiffres aout 2023) (source)
Olympimania
12 millions de billets vendus! attendons les commissions d’enquêtes en cours sur le coût réel des JO…
Je suis un mauvais français. Sans aucun doute. Comme ces militants de LFI qu’on aimerait enfermer derrière un cordon sanitaire. Je n’ai pas applaudi les exploits des JO dont nous sommes enfin débarrassés depuis ce matin pour plusieurs décennies, j’espère, nonobstant les hourras suspects de concorde nationale et d’absence d’actes terroristes. Quelle belle France retrouvée!
Mon éthique du sport n’a rien à voir avec la compétition, elle ne l’a jamais été. En revanche oui, le sport, l’exercice physique sont des bienfaits pour le corps humain dit-on. Je n’en suis qu’un modeste pratiquant et je n’ai d’ailleurs aucune preuve que le sport tel que je le pratique m’apporte un quelconque avantage sur le plan santé. Comme beaucoup, l’âge venant, les stigmates de la vieillesse apparaissent peut-être même plus vite dans nos sociétés sédentaires.
Mais s’agissant des JO, le plus pénible pour moi fut cette injonction médiatique de devoir s’intéresser à la chose olympique, de gré ou de force.
Et pour clore ce chapitre du sport-spectacle, nous infliger les jeux para-olympiques était-il nécessaire? je pose la question. Je n’ai toujours pas compris cet attachement à montrer les exploits de gens souffrant d’infirmités, j’y vois une forme de voyeurisme malsain. Qu’en pensent ceux qui sont coincés au fond d’un fauteuil ou d’un lit?
C’est jour de pluie. J’en profite pour peindre. Mon exercice consiste à inventer des couleurs à partir de vieilles cartes postales noir et blanc. Ce château a t-il seulement existé ? Seule une gravure en témoigne. Le Moyen-Âge s’étend sur mille ans. Imaginer la vie d’alors c’est une forme de fiction pour moi.
Chêne de Schweighouse (38m, 5.50m de circonférence à 1.30m)
Calculons vite, 2024 plus 700, on sera en 2724 lorsque les bûcherons vont entreprendre de l’abattre
Favoriser le chêne sessile commence lors des dégagements puis des dépressages et des premières éclaircies qui sont pratiqués le plus possible à son profit.Thierry Sardin — Chênaies continentales
J’ai mis ma photo pour la postérité. Il n’a que 300 ans mais pourra atteindre 1000 ans.
Donc dans 700 ans, on pourra encore voir Vélomaxou et son vélo au pied du chêne de Schweighouse.
C’est un beau parcours de 35 km pratiquement plat avec très peu de route
C’est quand j’appuie sur le bouton power off que ma bande son s’arrête. Exit Dire Straits, Eric Clapton, U2 et plus…
C’est aussi là que ma route s’arrête. Ma course est terminée. J’ai croisé des potaches qui m’adressent un regard bienveillant et j’en suis content tellement le monde de mon adolescence est éloigné.
Je ne vais pas mentir, la course à pied est un exercice difficile où il est désormais avéré que je dois m’arrêter par étapes successives environ tous les trois cents mètres. Pour me reprendre.
Mais enfin j’ai bouclé sept kilomètres dans l’heure. Je vais pouvoir vaquer à d’autres occupations. J’ai consommé 540 kcalories, le quart de ma ration journalière.
Une dame se profile dans le chemin. Elle m’approche. Vous photographiez les ânes?
L’entretien allait durer une demi-heure.
L’exemple type de l’âme sensible à tous les complotismes.
C’est depuis Mitterrand que tout va mal. Mon père m’a dit, il faut que je te tienne quand tu vas aller voter (?). Vous savez le gars à Colmar qu’on vient d’arrêter pour excès de vitesse en ville, il est au RSA depuis 15 ans, 15 ans vous m’entendez! qui va nous débarrasser de toute cette racaille? et la vigne, là, je n’y vais pas lorsqu’ils traitent. Vous savez la grande antenne à Wattwiller, faut pas s’en approcher, les gars qui travaillent dans le local ne restent pas plus de 20 minutes tellement c’est dangereux. Ils me l’ont dit. Et les avions? vous croyez qu’ils ne détraquent pas le climat? on nous ment. Tiens les cancers, vous savez qu’ils explosent? à Strasbourg, ils ont amputé un gamin de onze ans, cancer des os. Les chirurgiens le disent, on vit une explosion des cancers chez les jeunes. Et Raoult, il le dit, les enfants nés lors du covid vont avoir l’Alzheimer dans trente ans. Le professeur Joyeux est formel, même une montre connectée peut vous détraquer.
Je n’arrive pas à interrompre la logorrhée, je veux rester poli.
Savez-vous pourquoi les ânes se mettent tête à queue?
Non…
C’est pour chasser les mouches avec sa queue sur les yeux de son confrère.
Allez, hopla!
Ma sortie le long des collines s’est arrêtée à l’étang de Wattwiller. Puis je suis rentré fissa, le ciel menaçant avançant au loin.
CHAUSSURES DE VELO VTT EXPL 100 NOIRES (50 euros) sans les cales
Attention où l’on met les pieds!
Mes chaussures de cyclo-camping étaient de vieilles chaussures VTT de marque Shimano. Elles arrivaient « en fin de potentiel » (après pas moins de 15 ans d’âge) avec des fissures inquiétantes apparentes. C’est dire tout de même si la marque est fiable.
En matière de cyclo-camping, il faut être à l’aise pour pouvoir pédaler jusqu’à six à huit heures durant en cas de besoin. C’est mon cas.
En même temps, il faut être propre sur soi, je veux dire pouvoir conserver un semblant d’urbanité si vous voulez sortir le soir et vous promener en ville sans pour autant traîner sur les trottoirs en tong.
J’ai opté pour ce modèle Rockrider de Décathlon qui me semble tout à fait adapté à l’usage recherché. Au début il faut le chausse-pied car le garant est un peu délicat à passer.
Voici comment Décathlon décrit cette chaussure
Ces chaussures résistantes sont conçues pour vos randonnées VTT jusqu’à 2H00. Compatible pédales plates et cales SPD.
Cet été, roulez sans vous soucier du contact avec la végétation. Avec sa semelle hybride, elles apportent une bonne accroche quand vous pédalez et un bon déroulé du pied quand vous marchez.
Pouvoir pédaler avec des cales vous assure une certaine dynamique et le crantage de la semelle vous permet de marcher confortablement sans faire « clac-clac » et se faire remarquer.
J’avoue que rouler sans cales pendant des heures me semble irrationnel. Etre solidaire de sa machine est le gage d’un bon pédalage.
J’utilise des pédales mixtes à clip unilatéral
le catadioptre sur les pédales est obligatoire, en cyclo-camping c’est mieux d’être en règle si vous roulez à la nuit tombante
permettant de rouler sans calage dans les espaces encombrés ou à faible vitesse.
Etes-vous calé?
Ne vous trompez pas de cales SPD. Bien vérifier l’étiquette des cales que vous achetez
vérifier que vos cales portent la mention SM-SH56 pour décaler dans les deux sens
il existe des cales SM-SH51 qui ne décale que vers l’extérieur du pied…et des cales SM-SH56 qui permettent de décaler vers l’intérieur et l’extérieur du pied.
Lattes, chemin de Saint-Pierre (huile sur toile 38×46)
C’est jour de rentrée.
Je reprends mes travaux de l’été, ceux peints sur le vif. Ce quartier de Saint-Pierre à Lattes (Hérault) sur les bords du Lantissargues est un dernier vestige rural de la commune gagné par le mitage foncier montpelliérain. On recalibre les cours d’eau, on les recouvre pour mieux les dompter et les rocades achèvent la destruction. Sans parler du dédoublement autoroutier et de la ligne TGV repoussés vers la mer.
Travailler en atelier dans un confort retrouvé est plus facile. L’important c’est de ne pas détruire ce qui semble déjà réussi et d’apporter des corrections marginales.
Approfondir mes teintes comme savent le faire spontanément les peintres confirmés. Moi je doute souvent sur certaines teintes, je corrige en reprenant le modèle. Dans une peinture, la lumière renvoyée par chaque couleur doit restituer une chaleur, une ombre et participer à un contraste.
Je ne parlerai pas de température de couleur car ce domaine fait appel à des données physiques bien trop compliquées pour moi.
Je me contente d’identifier des tons chauds et des tons froids. Comme beaucoup d’entre-nous.
J’ai l’impression de vivre au ralenti et dans la contrainte. Pédaler et courir tôt.
Dernier jour du mois.
Les mois chauds ne sont pas mes préférés. Cette moiteur permanente m’indispose. Mais je sais que le beau temps chaud fait le bonheur des aoutiens. Alors je patiente.
Hier une course autour du lac, ce matin un parcours plat.
De l’ombre avant tout
12 activités recensées dans le mois
un peu de cyclo-camping pour le retour aux sources
6 courses à pied
3 jours de cyclo-camping
1 sortie VTT
2 sorties route
en aout 2023 pour mémoire il y avait Cool Attitude au Vieil Armand. Cette année j’ai renoncé. Grimper autour des VAE, non!
Le phénomène VAE est en train de tuer le vélo à petit feu. Tous ces subterfuges consistent à contourner les difficultés pour se donner une illusion de facilité. Si j’admets qu’il existe des considérations liées à l’âge ou la santé, je constate que le VAE est adopté même par des gens bien portants et dans la force de l’âge. Ca m’attriste. https://velomaxou.com/2023/09/02/cool-attitude-au-vieil-armand/
Une CVCB (chaussée à voie centrale banalisée) avait été envisagée comme pour la route de Roderen.
C’est chose faite.
Les cyclistes ne peuvent que s’en réjouir puisqu’au sortir de la Voie Verte de la Thur, Vieux-Thann nous dirigeait sur un trottoir étroit depuis au moins 25 ans et nullement adapté au flux de cyclistes.
fini le trottoir partagé qui n’était pas réglementaire
Les riverains, les piétons, pouvaient également se plaindre à juste titre de devoir partager leur trottoir avec les vélos. Particulièrement à hauteur du restaurant Bloom et du parc de jeux pour enfants.
Du coté des automobilistes il va falloir apprendre à circuler sur cette voie centrale et par conséquent ralentir pour se croiser tout en respectant un mètre avec les vélos.
La commune de Vieux-Thann se distingue favorablement vis à vis des modes doux. Elle surprend même en prenant délibérément des décisions pas toujours faciles qui inaugurent un parti-pris pro-vélo. Je l’en félicite même s’il existe quelques ratagescomme par exemple le reprofilage de la rue Berger Andréavec un trottoir bidirectionnel non réglementaire (manque de largeur et absence de délimitation piéton/cycliste)
Si vous savez faire 170 km à vélo, vous devriez pouvoir atteindre 250 km comme moi m’a dit le médecin remplaçant qui avait l’air de s’y connaître en vélo.
Plus mes mollets deviennent mous, plus c’est dur de courir et de pédaler. Le phénomène est lié à l’âge et s’appelle la sarcopénie. Il ne faut donc pas se dire que le déclin des performances est inéluctable.
Ma balance à impédancemètre m’indique une masse muscu de 23.1% de mon poids total. C’est peu. Normalement à plus de 70 ans on devrait être à 30/34%
Oui, je l’avoue, ce matin j’ai réduit mon tour du lac par crainte de ne pas arriver à faire le circuit habituel.
Quelques trucs puisés sur le net pour garder des forces
Pour remédier à cette perte de confiance en soi, il faut bien entendu poursuivre son sport mais aussi penser à apporter des protéines à sa nutrition afin d’y apporter du tonus..
Août se termine déjà. Et depuis bientôt deux semaines, j’ai mis mon blog en sommeil. Il est vrai qu’au fil du temps, après des printemps pluvieux, les étés brûlants me terrassent.
Ils me le disent là-bas, « tu es du nord ». Sachant que pour un sudiste il n’existe que deux points cardinaux, le sud et le nord.
Le sud, c’est le soleil, le beau temps naturellement, une forme de fatalisme à tout…et le nord, après Montélimar, est assimilé à un bagne où l’on expédie les reclus. Comme à « Bienvenue chez les Ch’tis ».
Je chasse l’ombre dès le matin et je m’y installe en attendant d’y être délogé.
Peindre le camping
Oui je peins. Le peintre aussi aime les ombres portées qui apportent du relief et des contrastes à son modèle. Mais il faut peindre vite. Je prends un cliché et je poursuis mon travail sous un platane.
Ah, vous peignez!
la gérante du camping propose un sujet, son camping. Les peintures sur commande sont ma hantise, surtout s’il s’agit de mettre en scène des caravanes et des tentes. Je décline poliment l’offre.
Vélo à tout faire
Mon vélo « à tout faire » m’accompagne. Il est mon porteur universel. La peinture, les courses, les chemins caillouteux, les encombrements urbains, il répond à toutes les situations, une fois débarrassé de ses sacoches. C’est un VTT amélioré qu’on n’oserait pas proposer à la clientèle. D’autant qu’il n’a pas de moteur.
La ville à vélo
grimper le boulevard du Jeu de Paume jusqu’à l’Arc de Triomphe, une épreuve presque olympique pour moi
Je choisis la ville à vélo
Depuis cinquante ans, je suis le client de l’épicier Albert. Albert a donné son nom à la postérité depuis que ses successeurs ont pris la direction de la boutique. Pecorino, harissa, mortadelle, Marsala,…tout loge dans ma sacoche. Puis je flâne sur l’esplanade. Un couple de jazz entame Moon River, alors je m’assois tandis que les enfants attendent que le jet d’eau se ranime. J’ai au fond de ma poche une pièce pour le béret, toujours trop peu généreuse.
Puis je rejoins la mer
L’insouciance de tout vous gagne. Il suffit de regarder le paysage défiler. C’est le but du jeu estival, ne pas penser aux lendemains qui pourraient déchanter.
C’est le lendemain de pluie. Ma chaîne se plaint. Je souffre pour elle. Un léger bruit de scie égoïne. Pas d’huile sur moi. Mais un garage poids lourds se présente peu avant Remiremont.
Prestement un bonhomme s’avance.
Dou kzé ti ki vient l’gars là avé s’ vélo?
???
Dou kté ?
D’Alsace…
Noooon, dou k’ tu viens?
De Bouzey…
Hé les gars y vient d’Biuzey!
Alors tas été voir une p’tite femme, hein, avoues?
D’Jo , donne la buret au m’ sieur pour sa chaîne qui gouine
Mon titre affiche la modestie du voyage. Tout ça pour ça! diront les professionnels habitués aux longs raids.
Mon itinéraire totalement improvisé, mon but indéfini, je ne pouvais donc au moment de partir que me réfugier vers des choses simples, pas des buts de voyages construits patiemment tout au long des soirées d’hiver. Mais les voyages spontanés ont aussi leur charme. Ne rien prévoir et justement tout prévoir.
A partir de chez moi, trois possibilités avec mon vélo: le nord mais j’chuis pas cht’i, le sud oukifécho vendiou et l’ouest où le Paul a dit mais c’est ma relavatte dans la lessiveuse.
J’ai pris l’ouest vers mes origines et je vous conte mon rapport d’étonnement.
Vagabonde
Vagabonde, c’est le nom d’un constructeur de cycles réputé dans le fait main. voir le site
Le couple arrive au camping. Il cherche à s’installer. Les deux Vagabonde rutilantes. Je reconnais tout de suite les pros du camping à vélo. Des vélos costauds mais beaux avec des guidons » à deux étages », des boites Rohloff(voir ici) et des alternateurs au moyeu.
Matos de camping au top. Des pros quoi!
On dinera ensemble en réunissant sa becquetaille et en squattant le auvent et la table du caravanier absent.
Prends le train!
Mon expert cyclo-campeur prend le train avec son épouse et leurs vélos. Ils se projettent sur le théâtre d’opération comme le font les combattants. Choisis les TER, dit-il, ils sont faciles d’accès et les contrôleurs plus tolérants…
Je ne me suis pas encore résolu à prendre le train, je reste un exclusif de la bécane. Mettre mon vélo dans un train, je trouve ça gênant sur le plan de mes principes.
Il est vrai que certains cyclo-campeurs rechignent à prendre les grands itinéraires routiers, ils cherchent de l’authentique, du fait pour le vélo et des trucs plutôt plats. Par exemple des voies ferroviaires réformées où la pente des locos ne dépassaient pas trois pour cent.
Tu fais trop à la journée!
Des pentes ne dépassant pas trois pour cent grâce aux voies vertes
En finissant notre bière, mon voisin campeur me dit « tu fais trop à la journée ». J’ai compris que le cyclo-campeur est habitué aux sauts de puces. Des bonds de 50 km.
Et qu’est ce que tu fais le reste du temps? je le tue!
C’est vrai que le lavage du linge, le séchage de celui de la veille, les courses à l’Aldi mobilisent du temps.
Un frigo rien que pour les campeurs
Je n’ai pas encore atteint cette philosophie de la lenteur. Mon principe consiste à avaler des kilomètres estimant qu’à 15 km/h j’ai le temps d’admirer le paysage qui défile.
Je le confesse, chargée ma rossinante pèse 30kg, et au-delà de 100 kilomètres par jour je sature dès lors que s’y ajoute 7 à 800 mètres de dénivelé.
De l’ordre dans les sacoches
Au bout de deux jours je peine à me souvenir où se trouvent la trousse de toilette, les victuailles, les cordons de merdouilles électroniques. Il faut de l’ordre. D’année en année je m’améliore. J’imagine un jour dédier chacune des quatre sacoches à un contenu immuable. 1 Bouffe/2 fringues/3 linge sale et poubelle/ 4 couchage. Et tente sur le porte-bagage.
De l’ordre dans ses sacoches
Le gestion du linge sale pour moi est un casse-tête. Parfois je pique un fond de lave-vaisselle abandonné aux sanitaires et je frotte. Puis je m’invente une corde à linge avec mes tendeurs et je pris qu’il ne pleuve pas. Sinon je traine mon linge à sécher jusqu’à l’étape suivante. Le linge de vélo est fondamental, il est technique. J’ai fait une journée en slip et short pour faire people: catastrophe! les coutures du slip ont fini par attaquer « mes jointures cuissières » et j’ai terminé debout sur le vélo.
En revanche avec les chaussettes, même mouillées et sales, ça marche. En pédalant on ne sent rien.
Camper et décamper
Une sérieuse entorse en 2023 après un « cycliste pieds à terre » scélérat
L’arrivée au camping est toujours angoissante. Je me souviens qu’arrivant au bord de la Moselle après une journée exténuante dont un passage aux urgences touloises (Toul), la gardienne voyant mon attelle s’était écriée « encore un blessé, on a déjà eu deux infarctus ce matin! »
Cette fois, j’ai choisi un camping au bord du plan d’eau de Bouzey à Chaumousey 1007 chemin d’Ambafosse (88390). Il est en pleine forêt. Il fait partie de la Fédération les Amis de la Nature France (ANF) animé par des bénévoles avec des prix très compétitifs. 6.72 euros la nuitée avec douche, prise électrique,
Méfiance avec les installations sous les arbres
bouilloire électrique, frigo et abri vélo.
Mais les évènements météo font que parfois la nuit idyllique attendue tourne au cauchemar. On aime s’installer sous de grands arbres protecteurs du soleil mais si l’orage intervient, c’est possiblement la cata. Une grosse branche s’est détachée et a explosé en miettes à ma tête de lit. Je me suis réfugié sous l’abri vélo mais l’eau montait si vite qu’une mare s’est formée m’obligeant à grimper sur une palette de bois.
Ne pas se tromper de camping. Autour de ce plan d’eau il en existe quatre. Regarder ce qui est dit sur le net. J’utilise le site « park4night » collaboratif et gratuit prévu à l’origine pour les camping-caristes mais qui dispose de filtres pour rechercher uniquement les campings, leurs prix et les avis récents. De plus vous pouvez obtenir votre itinéraire vélo « avec approche sonore » (Waze en cochant vélo) pour ne pas vous tromper.
L’autre déconvenue en camping, c’est la java. Il faut bien se souvenir que tous les campeurs ne rêvent pas la nuit. Beaucoup sont là pour faire la fête avec les voisins jusqu’à tard dans la nuit. Mon camping était plutôt calme loin de la route, mais de l’autre coté du plan d’eau le camping « 4 étoiles ». Avec son lot de touristes venus d’Europe du Nord logés dans des bungalows et qui chaque soir veulent en découdre avec la Chouffe de la Brasserie d’Achouffe. Le Karaoké jusqu’à 2 heures du matin achève de me faire douter de la pertinence de mon plan vélo-camping.
Linge pas sec, nuit d’enfer, tente mouillée, nourriture attaquée par les souris, faut gérer!
Epilogue
Je quitte le réservoir de Bouzey non sans avoir parcouru à pied ses 7 km en guise de balade
Je quitte le réservoir de Bouzey de bon matin. Les tentes modernes se plient facilement.
J’avais prévu de prolonger mon voyage vers mes terres natales. Mais comme rien ne m’était imposé, j’ai choisi de faire demi-tour en agrémentant mon voyage par un détour non encore exploré, la Voie Verte des Hauts-Vosges en direction de Cornimont.
Epinal et le charme de sa station météo fin XIX eme siècle
La Voie Verte des Hautes-Vosges est très prisée parmi les amateurs de vélos randonneurs, les cyclo-sportifs la délaissant du fait des chicanes nombreuses qui la ponctuent à chaque intersection. Le train était prioritaire au siècle passé, les cyclistes non.
Mais son revêtement est parfait, le tourisme y bat son plein surtout depuis que des septuagénaires bien enrobés se sont mis au vélo électrique.
Je vous recommande un arrêt aux gorges de Crosery, un site remarquable où la Moselotte, affluent de la Moselle, a percé le granite des crêtes puis celui de la Thiéfosse.
Arrivé au terme de la Voie Verte à Cornimont, une grande place aménagée. Les rayons du soleil dardent déjà les bras et les mollets. Je me réfugie sous une ombre. Mon sandwich au jambon cru acheté à prix d’or chez Hocquaux à Remiremont ne passe pas. Alors je gonfle mon oreiller et je fais une sieste.
Où sont les poubelles?
Les familles arrivent, garent leur voiture et sortent les vélos. Elles vont partir en balade. Le monsieur venu de Belgique m’aborde « où sont les poubelles? ».
Des poubelles? il n’y en plus, lui dis-je…
Chez nous il y en a partout, me répond-il
Le phénomène de la disparition des poubelles commence à faire des mécontents. Surtout chez les cyclistes obligés de trainer leurs ordures dans les sacoches. Rien qu’à mon camping de Chaumousey, l’association n’a que des composteurs. Pour les emballages, il faut sortir…et pour les verres, c’est à un kilomètre. J’ai donc quitté mon camping avec les bouteilles tintantes dans les sacoches.
Toutes les haltes de la Voie Verte sont aussi dépourvues de poubelles.
Je m’étonne de cette initiative environnementale qui vise à supprimer toutes les poubelles sur la voie publique. in fine n’encourage t-on pas les dépôts sauvages?
Finalement il me reste le plus difficile après Cornimont. Le soleil est brulant. Je dois monter à Ventron et au col d’Oderen.
Ventron
Enfin le col est atteint. Je puise dans mes maigres réserves pour y parvenir. Les motos, les voitures sont pénibles sur cette route habituellement peu empruntée.
Au col d’Oderen
Au total environ 200 km dans un terroir connu. En bref un aller et un retour. Hier j’ai parcouru 109 km en 7h30 de vélo. A moins de 40 km de chez moi j’aurais mauvaise grâce à loger à nouveau au camping, alors je pousse les feux et je rentre at home. J’ai pris soin de peser mon vélo à l’arrivée comme si j’avais eu des doutes sur le poids transporté. 30kg 400. Je suis dans la norme.
Un sport imprenable par l’Ethiopie et ses hauts plateaux
Je l’avais prédit. Nous serions convoqués aux JO. De gré ou de force. Nous avons été comblés.
Voici donc le décompte des médailles qui prend fin. Avec une discipline que mon inculture sportive me ferait dire qu’elle est confidentielle. A quoi les spécialistes de la chose me répondront que quand on n’y connaît rien, on peut la fermer.
Enfin force est de considérer que dans le domaine sportif le CIO embrasse tout ce qui passe parmi les disciplines les plus baroques. Baroque, oui c’est bien ça, nos JO sont baroques à l’image de notre époque qui ne craint aucune incursion dans l’histoire ancienne pourvu qu’elle fasse oublier son abîme culturel du temps présent.
Donc le BMX, le breakdance, le mur d’escalades sont aussi hissés au rang de sports olympiques.
L’hippisme aussi depuis longtemps sans qu’on demande en quoi le cheval est un sportif. Pourquoi pas aussi des courses de lévriers? De lièvre et de tortue? Et aussi de chiens? j’oublie les sports mécaniques et les compétitions d’échecs parmi les sports intellectuels.
Comme on pouvait s’y attendre les JO se terminent par un décompte purement comptable. Combien?
Imaginons la Chine avec ses 1,5 milliard d’habitants qui totalise 39 médailles d’or. Seulement ? Si la Chine voulait réellement se prêter à ces jeux là elle raflerait bien davantage. Magnanime elle reste mesurée pour ne pas nous déstabiliser.
Savez-vous que la Chine dispose sur son sol de seize millions de pianistes ? Le quart de la population française ! Messieurs Steinway, Bosendorfer et même Yamaha sont donc assurés de pouvoir perdurer dans leur commerce de pianos tant que la Chine n’aura pas investi dans un transfert de savoir-faire et de technologie comme elle le fait si bien pour une grande part de la production mondiale.
Compter des médailles. Tout ça pour ça. Attendons encore un peu pour reprendre nos mécomptes des dernières législatives et préparer le prochain budget du Pays. Un budget en équilibre instable comme d’hab.
Je ne sais pas si j’irai car avoir des électriciens en nombre m’agace. C’est samedi 10 août que Col Attitude invite à grimper la route rénovée du Haag.