Carton rouge au Club Vosgien

le rectangle rouge du GR5 n’a plus la cote

C’est dans les DNA de ce jour.

Le Club Vosgien risque de devoir retirer son rectangle rouge sur le GR5, le sentier de grande randonnée qui traverse les Vosges, venant d’Amsterdam et se dirigeant vers Nice.

En cause la couleur qui n’est pas réglementaire. La Fédération Française de Randonnée Pédestre (FFRP) vient en effet d’écrire aux personnalités locales pour demander une « normalisation » inscrites dans la délégation de service public octroyée par le ministère pour les normes techniques, les règles de sécurité sur les sentiers et le développement de la marche sous toutes ses formes.

Le rectangle ne doit pas être rouge mais « rouge-blanc ». Na!

Querelle de boutiquiers (des gros sous sont en jeu), les vététistes auront au moins la paix.

Billet d’humour

Vague verte en Europe. Tout va mieux. Cette après-campagne des Européennes tente de nous faire oublier l’état déliquescent du monde avec ses dictateurs de tous poils qui rêvent d’en découdre avec la planète toute entière.

Fin des voitures essence et diesel en 2040…et même 2030 si Jadot est élu président après Macron. Youpie! Dépêchez-vous d’user vos bagnoles au plus vite car après elles ne vaudront plus rien.

Tout le monde croit-il en ces conneries? Il suffit de le croire. Pour la faisabilité, c’est autre chose. Il va déjà falloir convaincre les Gilets jaunes dans les ronds-points de ranger leur attirail. Ce n’est plus la peine de lutter contre la hausse du gasoil puisque du gasoil, y’en aura plus.

Ah bon!…vous croyez?

Bien sûr qu’il faut le croire puisque les Verts de tous les pays vont s’unir…et régler tous les problèmes.

Résumons:

  • plus de bagnoles gasoil ou essence
  • les autoroutes électriques pour les camions
  • plus d’avions pour lignes intérieures
  • taxation du kérosène
  • fin du glyphosate
  • trottinette électrique pour tout le monde

Elle est pas belle la vie? Il ne manque plus qu’à attendre l’importation massive des bagnoles électriques venues de Chine.

Cette actualité est tout à fait farfelue puisque seule l’urgence écologique la commande. Or l’urgence écologique n’est qu’un leurre qui succède au développement durable. Tout ça pour continuer à vendre des bagnoles.

Quatre jours de voyages (1/4)

Un château extravagant, je dirais kitch. Comment s’appelle t-il? L’abbaye de Montpeyroux. Sous ses airs actuels de château se cache une véritable fondation cistercienne de la région. Remaniée à plusieurs reprises, l’abbaye a ces derniers temps été réhabilitée en maison de retraite et en centre de vacances pour enfants. (Le Petit Fûté)

Revisiter son voyage, c’est le refaire un peu mentalement. Sans efforts. Et c’est aussi découvrir ses images et approfondir la connaissance de lieux, l’origine des toponymes, les témoignages du temps passé.

Alors je commence par revoir ma halte de Châteldon dans le Massif Central non loin de Thiers.

J’ai peur. Tous ces lieux isolés où l’on peine à trouver âme qui vive. En une journée, je rencontre une personne, un randonneur comme moi. Les hameaux, les bourgs sont vides, les pancartes « maison à vendre » abondent et, ici et là, des néerlandais attirés sans doute par la solitude des lieux qui défrichent et ravalent les façades de ces petits eldorados nouveaux. La France, terre d’immigration, a encore de quoi loger du monde.

Je ferai le tour des Bois Noirs, juste de quoi franchir les six cols recensés
  • 63/0376 Le Pas
  • 03/0871 La Plantade
  • 03/0824 Beau Louis
  • 03/1151 Les Planchettes
  • 42/1121 La Chaume
  • 63/0525 Pas du Loup

Je remarque que mon circuit est « à cheval » sur trois départements: Le Puy de Dôme, L’Allier et La Loire.

J’ai croisé dans la forêt un randonneur. Il semblait aguerri et pourtant il cherchait le sommet du Puy de Montoncel.

  • « Qu’avez-vous pour naviguer? »
  • « Mon nez!… »

Je n’ai pas insisté, je suis parti. Avec mon GPS et mon extrait de carte « papier », parfois je cherche par où passer pour rejoindre un col. Le monsieur qui voyage sans instrument, tant pis pour lui. Idem pour les cols: la notion de col est très fluctuante d’un individu à l’autre, alors que le Littré dit « passage étroit entre deux montagnes ». Quand j’ai expliqué à mon quidam de rencontre que je cherchais mon dernier col, il a ri « des cols, il y en a plein ici » m’a t-il affirmé.

J’abandonne.

Quand j’ai quitté Chäteldon le matin sur mon vélo, j’allais un peu à l’aventure ne sachant pas si j’allais parvenir à trouver et à grimper mes six cols convoités. L’employé municipal prend son service, je l’interroge sur le temps prévu, pensant avoir affaire à un pro du climat local…il sort son Iphone et me dit « vous n’avez pas regardé la météo?… »
Dans cette région, les hameaux sont légion. On est toujours chez quelqu’un mais on ne voit personne.On ne sait pas si les lieux-dits se transmettent de père en fils…
Le col de la Plantade a droit a un itinéraire fléché.Sommet à 4km avec 5% de pente, je devrais y arriver
Le Bourg de la Guillermie. L’église affiche sa rectitude, sa fierté, même si les habitants sont rares.Nous sommes sur la ceinture des Bois Noirs et sur le Circuit de Découverte du Patrimoine de la Vallée du Sichon.
La Plantade, c’est mon deuxième col de la journée et ma satisfaction n’est pas feinte. Km20/700m. Le relief n’a rien de semblable avec les Vosges car il s’agit ici d’un succession de creux et de bosses qui vous obligent à jouer des manettes en permanence. Je me garde bien de passer les bosses sur des grand couples ne sachant pas ce qui reste à venir…en fait je terminerai avec 1700m au total
A la droite du père, le cheval, à la gauche Châteldon. J’ai un peu forcé sur les pixels, dans la vallée c’est la grisaille qui prédomine
A partir de là, mon routier devient inopérant. Impossible de rouler dans la caillasse pendant 14km. Alors je marche. La signalétique de l’Allier inspire la pauvritude dirait l’autre
Menhir? non érosion chimique du granit
Faudrait envoyer une délégation du Club Vosgien pour refaire les panneaux
Là je cherche une issue car ma trace GPS e conduit dans un dédale de pierres, alors je tente un passage d’engins forestiers. Laissez-moi redescendre!
ça redevient acceptable. les gorges de patins de frein sont remplies de graviers, les jantes n’aiment pas…
Quand je quitte la forêt, le temps gris vire au beau.
Arrêt de bus? mes roues sont couvertes de boues et de graviers. J’ai faim, j’ai juste emporté trois gaufrettes à la confiture. J’ai mis six heures pour parcourir les 75 km. Évidemment on peut toujours regretter de ne pas avoir eu un vélo Gravel mieux chaussé avec soi

Plus tard, je vous conterai en détail mes trois journées à Monpazier avec les Amis du Randonneur… voir le parcours GPS :

https://www.openrunner.com/r/10048361

Les potins du lundi

Une nouvelle jeunesse pour cette randonneuse avec l’électrification

Retour du Périgord.

J’ai choisi de vous parler des machines. Je veux dire des vélos. Des vélos qu’on croise parfois chevauchés par de courageux voyageurs le long de l’Eurovéloroute. Ces vélos me donne l’impression de sortir de temps antédiluviens dès lors qu’on les dépouille de leurs sacoches. Pourtant tout est nécessaire, une patte soudée ici, un tube rajouté là, …, les spécialistes de la chose sont intarissables sur le sujet. Sans parler de la Confrérie des 650 qui honnissent le 700! Aujourd’hui il semble que Vagabonde, la marque, prend le relais des Singer et autres grands noms des bâtisseurs de vélos cousus à la main.

Mais je dois l’avouer, ces machines là perdent un peu de leur lustre dès lors qu’elles ne servent plus à rien d’autre qu’à quelque balade dominicale. Alors oui tous ces accessoires un peu suranné parfois deviennent superflus voire bien inutiles.

Ce n’est qu’un avis mais je crois qu’il sera partagé.

Dès lors ces manifestations cyclistes ressemblent un peu à un rallye de voitures anciennes.

Pourtant ces inconditionnels du « beau vélo » ne rechignent pas à adopter une certaine modernité pour peu qu’elle apporte des avantages indéniables.

Par exemple la boite de vitesse intégrée dans le moyeu et ses onze vitesses qui fait perdre au triple plateau toute légitimité, oui elle est la bienvenue à condition d’y mettre le prix. Et cette autre dynamo venue tout droit du Japon est aussi adoptée.

L’adorateur du vélo ancien est donc un inconditionnel qui se réserve les options modernes.

L’autre innovation qui fait fureur chez les adeptes de la belle randonneuse, c’est l’assistance électrique. D’année en année, elle fait un tabac. Normal, avec le temps il manque des watts dans les mollets.

Comment doit-on appeler le vélo ordinaire avant sa disparition totale? celui qui n’a pas encore de moteur auxiliaire? 

J’ai eu le malheur d’appeler le mien « vélo musculaire » … »moi aussi je pédale » m’a vertement rabroué l’autre sur son vélo électrique.

A force de confondre les disciplines, on ne sait plus qui est qui.

Bon! restons amis: un vélo léger suffit amplement à faire l’affaire dès lors qu’il s’agit de parcourir 50 kilomètres autour de chez soi.

Henri Bosc a retrouvé la sérénité après son terrible accident de 2016

Villefranche-du-Périgord

jour de marché à Villefranche

Départ huit heures. Je ne sens pas encore les volutes de chaleur du retour dès que je sors des châtaigneraies.

Je commence par me tromper à Soulaures. Une petite rallonge pour atteindre Aygueparses.

J’ai idée que les 65 km prévus vont faire plus.

Loubéjac. Le monsieur qui tente de faire ses chiens au passage à niveau me dit que par là « c’est dur »…alors je rallonge encore un peu. Trois compères arrivent devant l’église. Je pars jusqu’à Villefranche. Seul devant, je croyais l’être vu que j’avais bien « tartiné « . Pas du tout, les confrères arrivent de partout. Un gilet jaune qui manifeste devant le marché me dit qu’il y a plusieurs itinéraires…j’en doute. En fait les randonneurs ont refait les parcours à leur goût.Comme tout le monde s’apprête à casse-croûter au bord de l’étang, je me carapasse ne voulant attendre midi à Villefranche.gilets jaunes sans vélos à Villefranche

Besse arrive. Très bien Besse. Je fais le tour du patelin. Les marcheurs « voici le maillot jaune »…j’acquiesce en me réfugiant dans l’église romane où il fait si bon. Les fresques murales ont souffert du temps.

Puis je repars.abri rond

Plats-du-Perigord. Midi et la torpeur. Les flonflons de la fête foraine n’ont pas encore commencé…la faim commence à me creuser.à l’arrivée du maillot jaune toute la volaille s’enfuit

Il ne faut trouver de l’ombre et de quoi m’asseoir, je ne vais quand même pas pique-niquer dans l’église devant Dieu!

Je repars sous le soleil de plomb et je commence à pédaler en mode secours, je joue des manettes et les pignons font des étincelles.vitraux à Villefranche

Un arrêt de bus bien couvert et un banc feront l’affaire. La salade de riz avec le thon achève de me plomber.

La grande descente sur Monpazier est bienvenue.

Au total 83km et 1150m.

A la sieste!

Trémolat

Aujourd’hui le nord.

Nous rejoindrons les bords de la Dordogne.

Parcours classique sans grande difficulté.

J’ai 90 km et 1000m au retour en début d’après-midi. Après le pique-nique il me restait 30 km depuis Lalinde pour rentrer à Monpazier. Ce n’était pas le plus beau, juste une route de transit alors je me suis pas attardé d’autant que le soleil était haut et chaud. Soyons juste, le beau château de Bannes sur son piton rocheux est une pure merveille.

Mais sans conteste j’ai aimé Cadouin où j’ai pris un café place de l’Abbaye. Une abbaye massive qui témoigne du temps.

Puis à Limeuil, la Dordogne majestueuse et pleine de fierté et sa tumultueuse Vézère qui s’y jette. Je monterai au Cingle de Trémolat. La grande noue du fleuve est invisible au fond. Dommage!

Mauzac a des allures de station nautique avec son grand plan d’eau que constitue le fleuve. Je longe le canal et je passe devant le centre pénitentiaire.

A Couze et St Front je trouve un bel herbage au bord de la Couze pour le pique-nique. Je ne vois plus de randonneurs. Ils s’attardent certainement en chemin vu le grand beau temps qui s’est installé.

Périgord

Nos randonneurs sont habitués à transporter leurs sacoches. Combien même les parcours tiennent dans une journée. C’est une tradition. Aujourd’hui visite de vieilles bâtisses, la pierre du Périgord. Avec Montferrand du Périgord, Molières, Saint-Avit-Senieur, les jambes ont été soumises à l’épreuve. Le relief plonge dans les abysses puis on galère pour remonter à la surface. A ce petit jeu, la dénivelée progresse sans qu’on s’en rende compte tout de suite.Monpazier

pique-nique de Montferrand

Châteldon

Chateldon est un joli bourg. On dit que Laval y avait acheté le château. Pratique pour aller chaque jour à Vichy!

Je pars à 8 heures, je rentre 14h30. Pas terrible pour faire 75 km et 1700m de dénivelé.

Je n’avais pas prévu que le col des Planchettes et celui de la Charme au-dessus de 1000m m’en ferait baver autant. J’ai fait du cyclo-cross autour du Puy de Montancel pendant bien 10km. La plupart à pied dans des dédales de cailloux.

Bon, mission accomplie, j’ai fait mes six cols prévus dans cette forêt qu’on nomme les Bois Noirs.me voilà sorti de ces chemins de cailloux et mon vélo est bon pour un nettoyage

Malgré un GPS et mon tracé sur carte, je me suis souvent trouvé dans des voies non goudronnées qui m’ont considérablement ralenties.

Le réseau routier de l’Allier et du Puy de Dôme est inextricable avec tous ces hameaux désertifiés sans âmes qui vivent.le joli village de Chateldon où j’ai passé la nuit

Un Gilet jaune distingué

Celui qui tient les cordons de la bourse du CADRes, c’est moi (cliché L’Alsace)

Max Tissot, le trésorier de l’association, parcourt près de 8000 km à vélo par an. Il a ses petites astuces pour circuler en ville. « Déjà, il ne faut pas que le vélo soit trop beau, à cause des risques de vol , lance-t-il. Il faut avoir au moins deux antivols, un petit et un plus gros. Puis un porte-bagages pour la baguette de pain par exemple. Une petite sacoche à l’avant peut servir, la sonnette est indispensable, une lampe aussi pour être vu et puis surtout, le gilet jaune. D’ailleurs, nous en avons la paternité ! » , sourit-il. (journal l’Alsace du 28 mai)

8000 km/an. Pour l’heure je n’en ai que 3000…j’ai encore un peu le temps de relever le défi. Il est vrai que le mois de mai ne m’a pas aidé.

Elle est sympa Morgane SCHERTZINGER, journaliste à L’Alsace, de dévoiler mes secrets de cycliste en ville. C’est vrai que le vélo en ville, ça s’apprend et ça demande de l’adresse, de la compréhension et de l’anticipation sur ce que va faire l’autre pas toujours respectueux des mobilités douces. Ce qui aide le cycliste urbain, c’est la connaissance de ses itinéraires, souvent les mêmes quotidiennement, et de déjouer tous les pièges qui se présentent à lui. Tendre le bras avant de tourner et s’assurer que la voie est libre derrière et devant. J’ai cet avantage d’avoir (encore) de la motricité pour aller me placer sur l’axe médian pour tourner à gauche et ça m’aide beaucoup…plutôt que de faire le pied de grue sur le bas-coté en attendant que le trafic passe. Ne pas se méprendre: le Gilet jaune est un plus car il vous signale favorablement dans le spectre de l’encombrement urbain surtout quand vous êtes en attente au milieu du carrefour!

L’Alsace de ce jour (28 mai) consacre une pleine page au Cyclistes Associés pour le Droit de Rouler en Sécurité (CADReS) de Thur et Doller.

On peut la découvrir ici

Hundsrück coté sud

comme un sou neuf

Le col du Hundsrück est revêtu à neuf coté sud, c’est à dire dans la descente vers Bourbach.

Pourtant, c’était encore en bon état. Un riverain me dit pourquoi…parce que le Tour de France passe par là cet été. J’en profite pour gagner 1km/h de mieux dans la grimpée!

Coté nord, la descente de Bitschwiller a été renouvelée en juillet 2018.

Des équipes s’affairent sur le macadam entre Bourbach et Masevaux toujours pour la même raison. Il faut donner une bonne image de la France profonde quand le Tour passe par là. Cela rappelle le Rallye de France qui avait entraîné la réfection de la montée de Soultz au col Amic. Depuis certains appellent cette route forestière la route Loeb. Loeb n’a bien sûr rien payé, il s’est juste contenté de faire des ornières dans les virages avec sa Citroën survitaminée.

Mercredi: cols

Mon parcours de mercredi en principe

Je prépare mes prochaines échéances vélo. Elles ne sont pas électorales. Tant mieux!

La différence entre la politique du vélo et le vélo de la politique, c’est que dans un cas on fait vraiment du vélo et dans l’autre on se contente de le faire croire.

Nous n’avons donc pas tous les mêmes moteurs selon nos croyances.

Donc mercredi je vais m’octroyer une petite dose de cols du coté de Thiers. Je peaufine l’itinéraire, histoire de ne pas me rater.

58km/1764m

Le plaisir simple du vélo

Finalement dimanche fut un plaisir simple assumé. Celui d’une randonnée à vélo autour de chez moi accompagné par le club Etoile 78 Vieux-Thann et empruntant tous les méandres improbables d’un parcours cycliste improvisé.

Changer l’eau des fleurs

Je n’ai pas de priorité. Alors je prends le premier de la pile et j’attaque. Avec Changer l’eau des fleurs qu’on m’a offert, j’ai bataillé pendant 557 pages.

Je ne sais plus lequel m’a déjà fait le coup, Valérie Perrin fait des flash back continus de chapitre en chapitre. En somme elle mène deux vies de front et donne la migraine au lecteur que je suis.

Tantôt garde-barrière du coté de Nancy, tantôt garde-cimetière du coté de Dijon, Violette voit passer des trains et des corbillards.

Son mari volage, Philippe Toussaint, pendant ce temps là accumule les conquêtes lorsqu’il ne joue pas sur sa console vidéo.

Derrière cette vie de paumée, Violette va vivre un drame. Je n’en dit pas plus. C’est effroyablement humain et bien écrit comme un drame moderne.

Changer l’eau des fleurs Valérie Perrin (Albin Michel) ISBN 978-2-226-40304-9

Les potins du lundi

C’était donc pour rire! Oui on peut vous le dire, toute cette mise en scène à la hâte autour des élections européennes, c’était pour de faux, comme disent les gosses.

Peu importe le nombre de listes, le pourcentage de votants, l’essentiel n’est pas là. L’essentiel est de savoir que nous sommes, nous les citoyens d’Europe, phagocytés dans ce grand machin qui broie la capacité des peuples à décider par eux-mêmes. Tout est déjà pensé, décidé et écrit à l’avance: nous allons continuer de progresser vers un libéralisme débridé marchand et MONDIAL dont on peut craindre le pire, pas encore arrivé, mais en bonne voie. Il suffit pour s’en convaincre de voir comment l’opinion prend soudainement la pétoche quand on lui parle de disparition de la bio-diversité et pour faire court de la disparition de la planète toute entière. Soyons clair: il n’y aucune raison que quoi que ce soit change dès lors qu’on nous parle de progressisme, de développement et de pillage en tous genres. Ni Trump, ni la Chine ne se sentent concernés par l’Europe et pour cause: l’Europe marche à fond dans le libre-échange planétaire, bousculant au passage toutes nos valeurs et livrant nos producteurs à la perte.

Journée citoyenne à Vieux-Thann, on plante des fleurs sur le rond-point. Le port du gilet jaune est de rigueur

Justement pour nous faire patienter avant ce grand saut mondialiste, la République nous a concocté des besognes autour de la citoyenneté. Samedi, en Alsace, comme ailleurs je présume, on appelle le quidam à nettoyer les rues, à repeindre les bancs publics, à décorer les ronds-points pour effacer les dégâts de tous ceux qui prennent plaisir à saloper notre environnement. En somme une sorte de journée de travail gratuit au nom de notre bien-vivre. On appelle ça la Journée Citoyenne. Curieuse façon d’encourager à la citoyenneté alors que les fauteurs ne sont jamais punis! J’ai le souvenir que dans le passé, cette journée s’appelait « Haut-Rhin Propre » et j’arpentais la route Peugeot à Sausheim dont les fossés étaient remplis de canettes, de bouteilles d’urine et de couches pour bébés…sans parler des cadavres d’animaux trucidés par les camions et les bagnoles!

Celui-là est resté sur la route quand d’autres finissent dans les fossés.Le massacre des animaux sur nos routes est désolant

Ainsi donc voici que se dessine peu à peu une hiérarchie citoyenne européenne, en bas ceux qui rafistolent les façades lézardées de la République au Ripolin, en haut ceux qu’on élit à Bruxelles appointés à 10.000 euros par mois.

L’actualité est ponctuée d’évènements qui doivent tous mettre en éveil notre attention. Orwell nous y aide grâce aux caméras répandues partout dans notre quotidien. Les grandes agences de communication arbitrent et hiérarchisent ce qui doit occuper notre temps de cerveau disponible. L’essentiel étant que le citoyen de base ne puisse pas penser à autre chose.

On dirait moi.J’ai intérêt à avoir un bon alibi le 24 mai vers 17h30 sinon mon compte est bon

On a eu le grand épisode Gilets jaunes qui dure depuis six mois, puis le Grand Débat et pour faire raccord avec les élections une mini-campagne européenne focalisée autour de la course Macron-Le Pen. Un petit grain de sable est venu gripper cette belle occupation du débat public, celui d’un cycliste lyonnais avec sa bombinette remplie de plombs de pêche. Qu’un cycliste puisse devenir terroriste devrait tous nous rendre notre fierté. Enfin le vélo accède à la notoriété!

Et puisque l’écologie a le vent en poupe ce matin, profitons-en pour assurer la promotion du vélo à la place de la bagnole. Nul doute que nous serons entendus par les cercles parisiens d’EELV! Je me marre bien sûr.

Il s’appelle Michel Fouville

Cette vidéo est abîmée, c’est dommage.

C’est un confrère que nous côtoyons souvent lors de nos rencontres nationales au Club des Cent Cols.

Il faut vraiment prêter attention à lui à la cafétéria pour découvrir son handicap car il ne se fait pas remarquer.

En revanche sur le vélo, on admire la prestation de Michel. Car Michel pédale avec une seule jambe…et un seul bras!

Évidemment il est entouré d’amis pour l’aider à gravir les cols. Il vient de franchir son 2000ème col.

Michel force l’admiration et est un exemple de courage pour tous ceux qui souffrent d’un handicap…et pour les autres aussi!

Pour tout savoir aller sur le blog de Monique et Alain

Brompton, le pliant sur mesure

Brompton, du compact qui se fait discret

Brompton, le vélo pliant qu’on surnomme parfois la Rolls du pliant.

Est-ce usurpé? J’en ai essayé un. Autour du Brompton se greffent toutes sortes d’accessoires et de développements. Avec dérailleur, avec boite de vitesses, avec sacoches,…vous composez vous-même l’équipement de votre Brompton sur le site du fabricant installé à Londres. C’est du sur mesure à condition de ne pas se planter à la commande et de savoir ce qu’on veut à l’avance. Si vous l’achetez chez un pro, mieux vaut s’adresser à un revendeur qualifié qui connait ce type de machine.

J’avais envisagé de prendre la route jusqu’à Thann, mais j’ai préféré lui faire prendre le train par flemme.

Au final, vous devez avoir le pliant tant désiré moyennant une somme rondelette car le « fait-main » british à un coût non négligeable.

Le mien coûte 1500 euros. Un vélo prêté par CADRes Mulhouse que je remercie.

Poids 13,500 kg avec dynamo au moyeu et boite de 6 vitesses. Je vous le dis tout de suite, le confort n’est pas au rendez-vous. Comme tous les pliants, vous êtes assis « debout » et vous avez de quoi admirer le paysage. Coté roues, des 16 pouces qui vous font tressauter sur les inégalités des infrastructures urbaines. Et coté direction aucune inertie de trajectoire, ne pas tenter de se lâcher. Prudence cependant, ce vélo m’a été prêté, il ne correspond donc pas forcément à mes besoins.

Mais le reste est tout bon. C’est un vélo de ville vendu comme tel. Ne pas chercher plus. D’ailleurs Brompton ne s’en cache pas, le citadin est son cœur de cible.

Libérez-vous du confinement des autres moyens de transport et immergez-vous en plein cœur de la ville. Besoin de changer d’air ? Emportez votre vélo pliant compact Brompton en avion, en train ou en voiture et vous pourrez explorer encore plus loin.

(Pub Brompton)

Pourtant certains utilisateurs font du cyclo-camping en Brompton!

Et le pliage?

L’avantage du Brompton, c’est ses roulettes qui permettent de le tirer une fois plié en le tenant pas la selle.

Seules quelques secondes suffisent pour transformer votre vélo en un ensemble bien plié et facile à transporter. La petite taille de l’ensemble plié vous permettra de l’emporter en transports publics (y compris durant les heures de pointe) et dans vos bâtiments de travail ou autre pour vous assurer qu’il soit bien gardé. (dixit Brompton)

Quelques secondes…oui peut-être, mais j’ai galéré un sacré bout de temps avant d’y arriver les premières fois.

Mieux vaut donc bien regarder la vidéo avant de tenter la manœuvre.Vous retiendrez qu’en 1/ c’est l’arrière qu’on rabat, en 2/ c’est le cadre qu’on plie et en 3/ le guidon

https://fr.brompton.com/velos/comment-plier-un-brompton-#parallaxPopupVideo

Faire attention quand vous commandez. Celui que j’ai essayé comporte des développements de malade et vous ne pouvez utiliser que la première vitesse si vous n’avez pas des cuisses de sprinter. Le plateau de 50 dents pourrait être réduit, j’imagine…

Quant aux options, elles font vite grimper la facture! Le Brexit ne va pas simplifier le problème.

Aller sur le site Brompton

Le Brompton a ses inconditionnels ici

Le Gazon Vert vous accueille

De nouveaux gérants, Lætitia et Martial Ott, prennent la direction du Gazon Vert, ce chalet-refuge entre Storckensohn et Rouge-Gazon. On n’y accède pas en voiture. Tant mieux!

L’endroit est magique pour celui qui recherche la nature vosgienne à l’état sauvage.

On peut y dormir et manger pour 55 euros en demi-pension. 20 couchages -7 chambres.

Mes parcours à VTT qui passent à proximité de Gazon Vert sont ci-dessous…

chalet de Rimbach sur mon parcours à VTT

https://velomaxou.com/2017/06/29/thann-neuweiher-rouge-gazon-a-vtt/

https://velomaxou.com/2013/10/19/rouge-gazon-ballon-dalsace-a-vtt/

https://velomaxou.com/2014/11/04/urbes-rouge-gazon-a-vtt/

Le Grand Ballon par Goldbach

Montée au Grand Ballon, vue sur les Vosges depuis le Sudel

On a plusieurs possibilités pour grimper au Grand Ballon aussi appelé Ballon de Guebwiller. Le sommet du massif vosgien culmine à 1424 mètres, mais seulement 1325 mètres par la route au panneau (sur la carte IGN c’est 1343). Pour grimper au monument des Diables Bleus ou au radar en forme de …ballon, il reste donc une centaine de mètres par les sentiers piétons qui y mènent.

Je le précise, le Grand Ballon n’est pas un col…et aucun édile en quête de publicité n’a encore réussi à y planter un panneau « col » comme au Petit Ballon, son petit frère au-dessus de Wasserbourg.

Les amateurs de cols à pied ou à vélo pourront toujours trouver ici tous les cols qui voisinent avec le Grand Ballon.

On accède au Grand Ballon soit depuis Willer-sur-Thur, soit depuis Uffholtz, soit depuis Soultz. Dans ces trois cas on rejoint d’abord le col Amic avant de grimper les 7km restants.

Ensuite, on peut accéder depuis Moosch ou Saint-Amarin et ensuite Geishouse, ou depuis le Markstein.

Aujourd’hui je grimpe depuis Willer-sur-Thur. Soit 16 km et 970 mètres de dénivelé positif comme disent les marcheurs.Ce qui fait une pente moyenne de 6%.

En fait ceux qui montent par Willer-sur-Thur voient la pente varier entre 7, 8, et 9% jusqu’au sommet.

On quitte Willer par cette longue ligne droite en direction de Goldbach. Vous avez vu la faute sur le panneau?…

1/ Monter à Goldbach: la grande ligne droite à la sortie de Willer-sur-Thur impressionne. Ceux qui montent comme moi avec de faibles ressources ne doivent pas s’emballer et caler leur cardio. Après le moulin on aborde les lacets moins difficiles et un relatif replat nous amène à Goldbach.

A hauteur du moulin, vous abordez les virages avant Goldbach et en ligne de mire le Grand Ballon apparait sur la gauche

2/ Goldbach s’étire en longueur avec son écart du Blanschen. De la cote 565 à Goldbach, on passe à 828 m une fois au col Amic. Il ne faut donc pas se laisser abuser par le profil qui parait plat.

Au col Amic, en cas de manque de ressource, on peut toujours continuer par la descente de la route forestière qui mène à Soultz ou monter au Hartmannswillerkopf pas très difficile depuis le col Amic

3/ Au col Amic, il n’est pas interdit de reprendre ses forces pour achever la montée restante de 7 km. 7 km et 515m de dénivelé. Pente moyenne 7.3% D’abord passer les deux tronçons pavés vous amène au col du Sudel avec un beau point de vue à gauche sur la vallée. On entend parfois les randonneurs pédestres qui longent la route dans la forêt. Mais souvent ce sont les motos qui viennent troubler ce cadre bucolique. Quand vous sortez du bois, vous avez de la lecture avec les panneaux publicitaires annonçant le restaurant « Vue des Alpes » et l’auberge du ballon de la famille Brunner. Quand vient le chaume de la ferme-auberge, vous allez soit vous faire rafaler par le vent de sud-est soit le vent frais du nord. La pente est sévère et le grand parking vous sert de refuge pour pédaler. Une fois devant la ferme-auberge du Ballon, il ne vous reste plus que 3 kilomètres. Je vous recommande la tarte aux myrtilles si vous avez un coup de mou

Après le col Amic, des panneaux informent les grimpeurs (un peu flou, dommage)

4/ Ramassez vous dernières forces et n’en oubliez pas en route, vous êtes à découvert. Le paysage est grandiose. Vous avez des méandres qui vous sauvent la mise avec quelques répits de pentes et les petits panonceaux qui font le point de votre avancée tous les kilomètres. Ne vous laissez pas impressionner par le sommet, vous allez avoir une remise de peine en virant sur la droite, on passe au nord du sommet. Au dernier kilomètre, vous allez dépasser le petit parking des promeneurs qui montent au monument et la dernière ligne droite est devant vous. Vous allez apercevoir le panneau devant lequel tant de cyclos font une photo-souvenir.

Vue sur la vallée de la Thur et la plaine d’Alsace au loin

Au sommet l’apiculteur Riche, un hôtel et le restaurant de la Vue des Alpes.

Le selfie-souvenir, essayez de ne pas faire la gueule… »cheeezzz »

Le reste est à l’avenant. L’hiver les locaux redescendent par le même chemin ou on peut poursuivre sur la route des Crêtes jusqu’au col de la Schlucht et plus si affinités.

Je rentre par Kruth. Ici Oderen en contrebas depuis le Treh
Le lac de Kruth-Wildenstein attend ses touristes

Voir le parcours https://www.openrunner.com/r/9999132

La boucle depuis Thann avec retour par le lac de Kruth fait 70 km.

C’est pas tout d’y dire faut y faire

Régis repart à l’assaut des provinces françaises sur son vélo

Régis est besogneux. Il repart à l’assaut de ses BPF commencés en 2016.

Régis Paraz, c’est notre sympathique ex-président du club des Cent Cols. Il se concentre désormais sur le parcours de la France à vélo en long, en large et en travers.

Son but est de participer aux challenges du Brevet de cyclotourisme national ou au Brevet des provinces françaises (BCN – BPF).

En tout 500 hauts-lieux touristiques! accéder à la carte interactive des sites à visiter

Ce quatrième voyage itinérant en cyclo-camping, va m’emmener cette fois dans le centre, le nord et l’ouest de la France. Le parcours prévu fait 2600 km et passe par 61 BPF.

Cette année, Régis se concentre sur la Normandie

Miracle de l’internet, Régis nous conte chaque jour sa journée, une fois installé à son bivouac d’un soir. Il ne faut rien rater des sites répertoriés dans chaque département, c’est un travail de fin limier.

Hier c’était le deuxième jour de son périple à Orléans. Suivre Régis jour après jour

Saint-Nicolas

Etablissement de santé Saint-Nicolas (Rougemont-le-Château)

Je pousse rarement jusque là-bas. Mais le temps, médiocre pour la saison, s’est maintenu sans pluie. Le cadre de verdure de Saint-Nicolas est magnifique.

A Sentheim, j’ai pris Rougemont. (la route de la Seigneurie est fermée pour travaux). Une fois là, atteindre Saint-Nicolas n’est pas trop difficile. Puis on rejoint Etueffont. Retour à Rougemont, puis Petitefontaine.

Etueffont, les gilets jaunes font de la surimpression sur les panneaux électoraux.Pourtant ils ne veulent pas s’inscrire dans le processus électoral

A Bréchaumont, je commence à tourner vers le retour. Traubach-le-Haut, Diefmatten, Burnhaupt.

Ce petit passage piétons à la sortie de Diefmatten est magnifique avec sa rampe vernie. Direction Le Buchwald, bigre!

Bouchon occasionné par le passage du convoi de la turbine électrique venant de Belfort. Je m’accorde une pause le temps de voir passer cet immense attelage.

la turbine venant de Belfort aborde Scheighouse

78km/860m la succession de bosses se fait sentir à l’arrivée.

Les potins du lundi

C’est donc dimanche que nous allons voter aux Européennes. Quand je dis nous, j’exagère. Nous ne serons au mieux que la moitié et au pire 4 sur 5 à nous déplacer. C’est dire comme l’Europe nous inspire peu d’enthousiasme et beaucoup de désaveu.

En cause l’esprit européen. Celui de Jean Monnet, promoteur de l’atlantisme et du libre-échange, était d’abord économique en réponse au modèle communiste qui faisait loi au-delà du rideau de fer.

Du modèle économique au modèle culturel, au modèle social, quarante après on attend encore. Le modèle s’est arrêté là, à l’Europe du fric, à celle qui s’apprête à livrer en pâture nos paysans aux Chinois, aux Américains, aux Australiens. Celui qui met les peuples en concurrence et qui étrangle vers le bas, cassant nos systèmes de solidarité, nos services publics.

Mais le pire c’est de voir dans quel état se trouve la France 40 ans après: une vaste friche où tous les corps publics, un à un, (La Poste, EDF, l’Equipement, France Télécom) ont dévissé face à nos voisins. La France, notre France, est une France en péril. Certes les grandes métropoles font comme si tout allait bien. C’est la France qui a voté Macron, celle qui feint de ne pas voir le monde interlope qu’elle a généré, les petites gens qui tard le soir retournent fourbus dans leur banlieue.

Non, il faut venir ici au pied des collines sous-vosgiennes pour constater les dégâts. Les équipements publics délabrés, les routes défoncées, les trottoirs en ruine, les magasins abandonnés, les écoles fermées, les hôpitaux menacés, …les ouvrages cyclables en jachère.

Alors les quatre dixièmes qui vont se déplacer dimanche devraient songer à mon humble avis à bouter dehors cette bureaucratie bruxelloise qui met en danger nos forces vives et nos lendemains.

Etoile 78

C’était ma première sortie avec le club de Vieux-Thann Etoile 78.

Certes le temps n’incitait pas à la balade. Mais on a fait contre mauvaise fortune bon cœur. Avec une crevaison à la clé!

https://www.openrunner.com/r/9980541

CADRes Thur-Doller, l’action

Marché de Thann, deux vélos!

Ce matin, tractage du CADRes Thur-Doller au marché de Thann. L’occasion de faire connaître la toute jeune association de défense des cyclistes…et des piétons.

On distribue nos tracts et on annonce la prochaine fête du vélo du 2 juin.

Les habitués du marché viennent soit à pied soit en voiture. Je cherche les cyclistes. Ah, j’en trouve un qui a garé son vélo près des toilettes municipales. Avec moi nous serons donc deux cyclistes.

A 10 heures, les habitués sont déjà repartis

C’est un début.

J’ai mis le Gilet jaune. Les gens ont la trouille, ils s’écartent.

Mais non, le Maxou y mord pas.

Puis nos amis du CADRes Thur-Doller arrivent un à un sur leurs draisiennes. Je me sens mieux représenté. On parcourt les allées dans les odeurs de poulets, d’ail des ours et de munster fermier. « ne laissez pas Macron décider à votre place ». Mon président commence à s’engueuler avec la France Insoumise, « c’est l’Europe, c’est pas Macron! » Bon après, on va sympathiser avec la Croix Rouge qui collecte des fonds.

  • « encore une association! y’en a trop! »
  • « non merci, à mon âge je ne vais pas commencer à faire du vélo »

Les habitués ne sont pas franchement pro-vélos. La moitié de la place Bungert est remplie de bagnoles, les maraîchers doivent se serrer. Normal, leurs clients viennent en bagnoles.

Finalement, je vais au parc des camping-caristes, « Nein danke, on est hâlleumons de passage… »

trike qui attend son patron parti faire le marché

Bon, alors j’aperçois trois vélos enchaînés, je glisse mon tract plié sous la selle.

La journaliste nous attend. On va pouvoir se détendre. Je lui montre tous les avantages de mon vélo, l’antivol de roue, l’antivol en U, les lumières, la sonnette, le porte-bagage, oui madame, ça s’appelle toujours un porte-bagage, puis je lui décris la dangerosité de la ville coupée en deux par la nationale, les élus qui ne font rien ou qui s’en foutent…bon maintenant la photo…souriez!…cheeseeeee.

Cheeesssse….le comité de Cadres Thur-Doller

Bon, c’est l’heure de l’apéro, je range mes tracts sous la pince. Le tractage est terminé.

Temps mieux!

Hartmannswiller

J’ai pris la route. Inutile de finasser, je suis dans les choux par rapport à 2018. Je ne me décourage pas, sauf que les grands cols vosgiens attendront encore un peu. Je n’ai pas la ressource suffisante.

Je me disais aussi que les mômes du village étaient bizarres. On est maintenant prévenus. (Hartmannswiller)

Alors aujourd’hui « j’ai fait » Osenbach et le Bannstein, un truc accessible. Ceux qui connaissent ça savent qu’il faut quand même pédaler. Si Osenbach pointe vite son nez, le Bannstein joue avec nos nerfs avec ses courbes qui masquent la pancarte salvatrice.

les grosses carpes de la fontaine d’Osenbach

Je me suis arrêté chez les Gilets jaunes du Nouveau Monde. Ils peaufinaient la cabane en bois. On ne sait pas si ces campements préludent des choses plus durables et d’un meilleur concept architectural…

Dominique Faillet

Nous étions ensemble à Ceriale en 2017 (Ligurie)

Dominique Faillet travaillait à l’Euroairport de Mulhouse avant de prendre sa retraite il y a peu en Charente-Maritime d’où il était originaire. C’est pourquoi lors des séjours organisés par notre Club des Cent Cols, il faisait un peu partie des « régionaux » alsaciens.

Dominique était adepte de VTT et il aimait la montagne comme nous tous. Je l’accompagnais parfois, mais c’était comme on dit « une pointure », plein de pugnacité et j’avais du mal à le suivre. On le reconnaissait entre tous avec sa queue de cheval. Il avait l’habitude de voyager souvent avec son camping-car pour se rendre sur ses parcours de montagne favoris.

Cette semaine, lors du séjour 2019 de Propriano, Dominique s’est plaint d’une fatigue inhabituelle à l’issue de la journée de mardi. Il a été aidé pour rejoindre son véhicule.

Notre président Bernard Giraudeau écrit: Vendredi matin, lors du petit déjeuner, vers 8 h, il m’a confié qu’il avait passé une mauvaise nuit et qu’il allait se rendre par lui-même à l’hôpital de Sartène. Puis très rapidement, il s’est plaint de douleurs à la poitrine, et a demandé que quelqu’un le conduise à l’hôpital.

Mais son état s’est très vite dégradé et malgré l’arrivée du SAMU, il était trop tard.

Dominique avait à son actif 2299 cols. Il était âgé de 66 ans.

Nous pensons à l’ami parti trop tôt, à sa famille et à ses proches.

Les Cent Cols en deuil

Selon une source officieuse, le Club des Cent Cols qui organise actuellement son séjour annuel à Propriano en Corse a perdu ce matin un de ses membres. C’est alors même que les parcours du jour n’avaient pas encore commencé que l’un des participants se serait effondré sans pouvoir être ranimé.

Comme on l’imagine cet accident a plongé les participants et les organisateurs de la Confrérie dans la stupeur alors que le séjour doit prendre fin demain 18 mai.

L’Europe frappe aussi à Thann

Pour l’Europe des peuples, contre le capitalisme vorace
Il est d’accord avec moi

Les sens en question

Ce jour là, cyclo-nudisme à Otterlo. La cycliste se fait renverser et reste de marbre. Ils ont la peau dure les cyclos hollandais même à poil (sculpture Aristide Maillol musée Kröller-Müller)

L’autre jour j’ai assisté à un accident de cycliste. Pas grave, il portait un casque. Donc son gémissement ne pouvait être qu’une simulation destinée à intimider l’automobiliste qui l’avait renversé.

Moi, imperturbable, j’arrive tout habillé pour pas m’enrhumer

Allez, relève-toi, tu simules! lui dis-je… Mais elle persistait à geindre sans bouger. Puis subitement, dans un sursaut, elle tenta de se relever.

Ah bobo! cria t-elle en hollandais, puis s’affala à nouveau pour mieux se plaindre.

Dire bobo en hollandais est imprononçable en français car le hollandais est un mix d’anglais et d’allemand avec des r roulants dans le fond de la gorge.

Elle avait un drôle d’r roulant ma Hollandaise à terre.

Puis alors que la maréchaussée arrivait, j’ai repris ma route jusqu’à la station la plus proche.

Le gasoil était à 1.339 le litre, beaucoup moins cher qu’ici et sans gilets jaunes.

Moralité: il n’y a pas de corrélation entre les accidents de cyclistes et le prix des carburants.

Je classe en humoir. Nour, bien sûr.

Affaire loupée

J’ai failli l’acheter. Mais le gars de la Confrérie des 650 qui l’a mise en vente sur le Bon Coin est pressé. Alors je renonce. Dommage!

Je voulais en faire mon vélo de voyage avec sacoches. C’était dans mes prix. Et en plus je suis persuadé que le pneu 650 B et sa roue sont mieux adaptés à la charge que le 700.

La Confrérie des 650 a développé ses propres bécanes. Celle-ci fait partie des 50 premières de « l’opération Chiche » développée en 1999. Aujourd’hui la Confrérie produit des « Aubrac » à 2350 euros.

Cyclotourisme, la revue

Cyclotourisme de mai 2019 vient de paraître.

Au programme, le VTT. La fédé a décidé de recoller à l’air du temps. La FFVélo a d’abord boudé ces nouveaux cyclistes capables de se rassembler, parfois par milliers, pour des manifestations organisées par nos adhérents, sans pour autant rejoindre notre Fédération. Gérard Pliquet dans son édito en fait le constat: la différence entre individualité et individualisme est ténue. Sachons y veiller.

A force de voir fuir les forces vives du vélo, il serait temps que la fédé reprenne les choses en main.

Idem pour le VAE. Après le routier électrique, le VTT à assistance électrique taille des croupières au VTT « sec » sur le marché. Cette nouvelle discipline ne va pas être facile à conquérir car ses adeptes sont souvent des électrons libres qui s’affranchissent du jeu collectif.

On trouvera aussi dans Cyclotourisme de ce mois un article intitulé « Et du coté du cœur ». Du coté du cœur, on déplore toujours des accidents. Les prévisibles de ceux qui se font des « pancartes »* (dixit le docteur David Le Saux interviewé par la revue Cyclotourisme) le dimanche matin et qui détachent une plaque d’athérome fatale (calcaire et cholestérol) dans les artères…et les imprévisibles de ceux « qui se suivent » médicalement et qui le lendemain du test d’effort font un malaise cardiaque sur le vélo. (* je ne connais pas le terme « pancarte », mais il s’agit de faire des exercices à puissance maximale aérobie lorsque la consommation d’oxygène atteint son maximum et se stabilise. C’est aussi appelé la VO2max et ça s’exprime en watts )

La mort subite est une loterie. Pour en retarder l’échéance, faisons le point régulièrement et évitons de « se mettre dans le rouge » par forfanterie.