Sam le pompier, tout droit venu du Pays de Galles, fera t-il des émules?
Plus grand, je veux faire pompier.
Un métier qui a de l’avenir.
A la ville, à la campagne et aussi dans les entreprises et les locaux recevant du public.
A l’heure matinale où je vous écris ce billet, j’ai un ventilateur tout près de moi qui brasse de l’air et qui me gonfle les oreilles.
Le feu est devenu une menace permanente avec l’élévation des températures et des pays comme la Suède, peu impactés jusqu’alors sont confrontés à des feux de forêt.
Que toute la planète s’embrase n’inquiète pas encore le système économique dominant.
L’essentiel sera de freiner à temps ce modèle avant qu’il n’explose.
Sera t-il encore temps?
Les États auront-ils encore les moyens de régulation capables d’endiguer le phénomène climatique dès lors que la concorde sur les moyens à adopter n’est plus à l’ordre du jour?
Les plus jeunes n’ont pas connu l’impôt sécheresse de 1976
Cette année là, on voyait défiler à travers la France des convois de pailles sur des camions et des remorques attelées à des tracteurs agricoles.
En juillet de cette même année, l’armée prêtait mains fortes aux agriculteurs pour transporter du fourrage vers les régions déficitaires.
Aujourd’hui, on ne parle pas encore de sécheresse même si certaines sources commencent à se tarir.
En Alsace, les maïsiculteurs arrosent grassement les champs et tout ce qui gravite autour, chemins, routes et voitures de passage; avec quelle eau? à quel prix?
Non, aujourd’hui ce qui inquiète le plus c’est la montée des températures.
Une France rouge écarlate, c’est peu courant. Surtout pendant plusieurs jours.
Le temps où l’on pouvait laisser portes et fenêtres ouvertes dans les villages pour aérer est révolu.
C’est la France des villes qui a pris le relais.
Pas question de s’en aller avec la porte ouverte pour faire de l’air.
Les ventilateurs s’arrachent dans les magasins et aussi les brumisateurs.
Des ventilos qui envoient de fines gouttelettes d’eau et dont on espère qu’en se vaporisant elles feront baisser la température d’un demi degré ou plus.
On va donc pouvoir en attendant la fraîcheur se pencher sur nos cours d’antan, la courbe adiabatique, l’enthalpie et le diagramme de Mollier.
Pendant que nos climatologues revoient leurs prévisions, les climatiseurs tournent à plein régime. Jean Jouzel parle de 50° en 2050. Je ne veux pas voir ça. Arrêtons l’acharnement thérapeutique!
Vivre confiné toute l’année dans des immeubles étanches, c’est ce qui nous attend
Comme en Chine où l’air est devenu irrespirable ou aux States, champions de la consommation par tête de pipe.
Il est désormais clair que les normes énergétiques de construction vont devoir intégrer la clim dans leurs programmes puisque les États se sont montrés impuissants à endiguer le réchauffement.
De simples mesures préventives (et symboliques?) comme la limitation de vitesse sur nos routes sont bafouées, personne ne les respecte.
C’est dire le peu d’implication de nos contemporains dans ce phénomène planétaire où les pays riches sont pourtant les plus responsables de la situation.
Les camping-caristes ont des droits mais aussi des devoirs
Cette année, une aire de camping-cars est née au Grand Ballon, le sommet des Vosges.
Cette aire est-elle légale?
Je ne le crois pas.
Pourtant j’ai compté jusqu’à une douzaine de camping-caristes installés derrière le restaurant de la Vue des Alpes.
Aucun point de ravitaillement, ni d’évacuation, est-il normal qu’au cœur du Parc Naturel Régional des Ballons on tolère ce type d’installation sans que personne ne réagisse?
D’habitude le temps de chien, c’est le sale temps.
Mais la chienne de temps, c’est la canicule.
Trois nuits sans descendre au-dessous de vingt degrés et c’est la canicule dit Météo France
Soit!
Un qui se frotte les mains, c’est le journal l’Alsace.
La rubrique nécro s’allonge, s’allonge, comme un col de cinquième catégorie.
Nos vieux quittent le navire sans attendre le port
Vu de l’Afrique équatoriale, les bédouins restent impassibles à notre désarroi.
En France, ça cogite.
Pendant que Macron étrenne sa piscine toute neuve avec Theresa à Brégançon, on commence à s’inquiéter des effets durables de ce réchauffement qui revient chaque été.
Les curistes de Vittel vont-ils manquer d’eau pour leurs ablutions?
Nestlé-Waters jure que non.
La vague de décès prématurés dans les Ephad ne va t-elle pas se transformer à la rentrée en affaire d’état comme pour Benalla?
Une qui ne quitte pas Paris, c’est Agnès Buzin, la ministre de la santé.
Pas question de se promener en bras de chemise sur le Vieux Port comme un de ses prédécesseurs!
Buzin, elle est un peu comme sa consœur Bachelot, prévoyante.
Elle a parait-il acheté des milliers de masques à gaz pour contrer la pollution.
je vais aller siroter un verre de vin bleu
Dans le Haut-Rhin, le Conseil Départemental s’interroge; depuis que les lacs de montagne virent au vert de gris, on se penche sur le phénomène des cyanobactéries.
Les viticulteurs songent déjà aux vendanges, les saisonniers seront-ils revenus de vacances à temps?
Les marchands de clim sont au bord de la rupture tandis qu’EDF peine à faire tourner ses centrales.
Histoire de faire tourner la planète à fond la caisse
Pour faire bonne mesure, Trump encourage la production de ses 4×4 à huit cylindres.
Histoire de faire tourner la planète à fond la caisse.
Passer ses nerfs avec un Rubik’s cube, c’était un peu mon projet du jour.
A Cernay, « Leclerc se met au vert ».
C’est son nouveau slogan après « le halte à la vie chère« .
La grande surface ne craint pas d’arroser amplement ses espaces de verdure dès que le soir tombe.
Le résultat attendu est au rendez-vous, on se croirait transporté en Irlande.
Les touristes qui débarquent en Alsace par la RN66 s’empressent de regarder la carte et de vérifier leur GPS. Non, ils ne sont pas en Bretagne mais en Alsace. Le ch’ti qui fait boire son chien au pied du camping-car en est tout ému « avec toute cette pluie, il a pas fini par marcher dans la boue » me dit-il en désignant le gazon immaculé.
La canicule? Leclerc connait pas.
Pourtant les communes de la vallée de Saint-Amarin commencent à tirer la langue; les sources de surface connaissent des débits à la limite des besoins particulièrement au quartier du Frenz à Kruth.
Leclerc non!
Je n’ai pas résisté, j’ai traversé en diagonale la belle pelouse avec mon VTT afin de m’affranchir de tous ces haricots bitumés qui conduisent au parking géant.
Puis j’ai posé mon destrier sous son auvent en lui demandant sagement d’attendre sans graisser le sol en béton avec l’huile de chaine proche de la fusion.
La jeune stagiaire d’été qui approvisionnait le rayon a déjà tout compris de son job et de sa relation avec la clientèle…
Savez-vous si vous avez des rubik’s cube?
si vous avez parcouru tout le rayon, c’est qu’il n’y en a pas!
En gros la leçon managériale pour les jeunes embauchés accédant aux rayons doit être à peu près cela: « si vous avez besoin de rien, je peux vous aider ».
Mais à Gifi, le magasin tout proche de Leclerc, la vendeuse qui range les rayons est déjà plus experte en contact clientèle…
Savez-vous si vous avez des rubik’s cube?
c’est un produit de saison qu’on approvisionne plutôt à Noël, allez voir à Leclerc, ils en ont toute l’année!…
J’ai compris que je pouvais aller me brosser avec mon rubik’s cube et j’ai repris mon vélo.
La police, la gendarmerie passeront à maintes reprises devant ce véhicule mal garé.
Sans songer même à le verbaliser.
Ils ont perdu leur réflexe élémentaire qui est de protéger le citoyen lambda en ville.
Ce n’est qu’un cas parmi d’autres.
Hier encore, tout près de chez moi, un véhicule stationné sur le passage piéton pendant des heures.
A deux pas de la gendarmerie.
Rien ne se passe.
Aucune verbalisation. Je peux donc me garer en toute impunité pensera le riverain.
J’essaie de comprendre…puisque se faire justice à soi-même est interdit par la loi.
Je ne sais pas moi…crever les pneus, rayer la carrosserie, casser le pare-brise, emporter les clés souvent laissées sur le contact, …tout acte de vandalisme puni et impossible à justifier autrement que par un acte de colère.
A mon humble avis, il s’agit avant tout d’une question de formation des policiers et des priorités fixées par la hiérarchie.
Toutes tournées vers les délits, les crimes, les enquêtes, nos forces de l’ordre abandonnent les contraventions et délaissent le piéton, le cycliste, la mère et son landau.
police à vélo encore trop rare dans les bourgs faute de moyens suffisants
Se garer, sortir de son véhicule, rédiger un PV, non c’est trop!
Dans sa bulle automobile, le policier, le gendarme, a perdu de vue le B.A BA de son rôle civique et citoyen: protéger les plus faibles, ceux qui marchent sur des trottoirs étroits parfois réduits de moitié par les plantations riveraines et les cyclistes obligés de raser les murs des cités faute de mieux.