Bunkers bis

Le Club Etoile 78 de Vieux-Thann est un club familial. On y pratique le cyclotourisme et depuis peu le VTT. Si vous souhaitez nous rejoindre, on roule le dimanche matin à 9 heures. RDV derrière la mairie. Page Facebook…et en plus vous pourrez voir ma bobine en live.

J’ai copié mon parcours de mars 2018 intitulé Bunkers à VTT. Et ça donne Bunkers bis. Logique, non. Avec mon club Etoile 78 de Vieux-Thann, on s’est fait un peu violence ce matin car les premiers frimas sont arrivés en Alsace. A 6h30, j’ai pris mon courage à deux mains pour aller acheter ma baguette de pain à la boulangerie Kieffer rue du… Général de Gaulle. Faut pas croire, les Alsaciens sont des patriotes, on n’imagine pas le nombre de rues rattachées à la Libération. J’ai vu que de la glace recouvrait les pare-brises des autos, alors j’ai resserré toutes les écoutilles et j’ai pédalé. J’étais en mode hibernation (si vous ne savez pas ce qu’est le mode hibernation à vélo, lire ici). A 9h45, inspection des travaux routiers au centre de Vieux-Thann.

Inspection des travaux routiers de Vieux-Thann. Les cyclistes ont à craindre que le centre ville deviennent pavé.

Ces travaux là durent, durent des mois pour le plus grand bien des riverains à qui l’on a ôté le trafic routier. Je tourne, je tourne, attendant neuf heures. A neuf heures, le départ est donné. Comme vous pouvez le voir, je mets longtemps sur le blog (15 lignes) à m’échauffer. C’est comme les vieux machinistes de locomotive à vapeur qui se levaient quatre avant le départ du train pour allumer le feu de la chaudière sans contrôleur. Sinon le parcours plat choisi fait 35km, ne tenez pas compte de mes circonvolutions en attendant le départ.

Les vététistes ont leurs secrets. Des itinéraires improbables avec surprises et d’autres éprouvés, ceux que l’on connait pour les avoir déjà expérimentés.
Ce que je trouve agréable dans un parcours, c’est de pouvoir jalonner son itinéraire de points d’intérêt afin qu’au retour on ne dise pas « on n’a fait que pédaler, c’est trop nul les parcours du Maxou ». C’est d’autant mieux de s’arrêter que cela permet de redonner un peu de cohésion au groupe qui a parfois tendance à s’étirer au gré du potentiel de chacun.


Aujourd’hui au programme…tin-tin-tin!…(roulements de tambour)

– Lutzelhof

Les chiens aboient mais sont enfermés


– Chapelle de Deckwiller

On a soif tôt ce matin. C’est de l’eau, pas de la mirabelle. J’ai consacré un billet aux villages disparus en 2016. Sur ce site existait Deckwiller, village disparu au XVIeme siècle
Notre joyeuse équipe
On passe à pas de loup. Aucune balle perdue.Ouf!

– Bunkers de Burnhaupt

On passera vite devant les bunkers, mais on peut visiter ce site en touriste si l’on est intéressé aux ouvrages militaires de la Grande Guerre; j’y ai consacré un billet en 2014

circuit des bunkers à Burnhaupt-le-Bas
Un single agréable parmi le circuit des bunkers

– Lavoir du Dick

Le lavoir du Dich construit avant la Révolution était encore en fonction en 1960.La grande lessive donnait lieu à une fête de la jeunesse, à des papotages, des cancans et des disputes pour avoir la place la plus en amont.
C’est dommage, cet abri en plein air menace ruine.Si un chantier est annoncé, je veux bien participer

– Barrage de Michelbach

A Pont d’Aspach, on profite d’un peu de goudron
La seule côte de la matinée au km 30 se fait sentir. Qu’on me pardonne!
jolie cavalière

Si vous voulez faire ce parcours 35km/200m

https://www.openrunner.com/r/10699056

Par la route

Les hauts d’Orschwihr par la route viticole

La route est sèche. Le temps n’est pas à la pluie, mais il fait frais 10° et 8° seulement au retour.

Je longe les collines jusqu’à Guebwiller. (Wattwiller)

Le parcours du jour fait 66km et 500m. C’est un classique du genre pour retraité entraîné. Les coursiers se marreront.

La Voie Verte qu’on prend face à l’hôpital est à peu prêt réussie et elle nous conduit jusqu’à Buhl. Elle permet d’éviter cette affreuse rue Théodore Deck.

A Buhl, je prends la rue de la Liberté, ce n’est pas le meilleur plan car il y a un raidart en plus pour atteindre la route de Soultzmatt.

La descente sur Soultzmatt est glaciale. Je ne m’attarde pas au col

A Bollwiller, je prends Staff. La traversée de la Voie Verte à Cernay est infernale avec les familles qui ne contrôlent ni les chiens ni les enfants. La crainte est de renverser quelqu’un. Je sonne plusieurs fois et très peu de résultat, jusqu’à m’arrêter. On est samedi, c’est donc normal.

Je m’arrête.

La vieille dame semble ne plus pouvoir marcher avec son déambulateur…Elle me montre du doigt son immeuble de l’autre coté de la passerelle derrière l’Espace Grün.

Vous y arriverez?…

Oui, en allant lentement.

https://www.openrunner.com/r/10696161

225 watts

Hôpital Mulhouse, les urgences toujours en grève. J’ai hésité à venir avec mon vélo, je n’aurais pas su où le remiser. Donc j’ai pris l’hélico qui passait au-dessus de chez moi

Soulagé. Test d’effort réussi. « Excellente performance » a écrit le cardiologue….et il a ajouté  » récupération rapide ».

Quand j’ai parlé de mon cardio à 166 dans certaines côtes vosgiennes, j’ai vu qu’il tiquait un peu. « par rapport à 220 moins l’âge, c’est un peu haut… »

âge? taille? poids?… je me suis souvenu du sketch des Deschiens…

J’ai enfourché la bécane et run!…cette année la selle est à réglage électrique, je déhanchais un peu, alors on a baissé le tube depuis le pupitre. On n’arrête pas le progrès.

Au bout du 7eme palier, j’ai déclaré forfait. J’avais plus envie.

Bilan: 225 watts (watt, unité de puissance, nom commun peut s’écrire aussi W du nom de James Watt) Bref, j’atteins presque la puissance d’un vélo électrique… pendant 30 secondes!

Et le pouls? 157

Et la tension? 220 volts? non, 228/99

Et les tr/mn? 80

Roscoff

Je me réfugie sous le porche de l’église Notre-Dame de Croaz Batz attendant que l’averse passe. Puis je vais sur le port. La Reine du Léon est là, chargeant sa cargaison de touristes au départ pour l’ile de Batz

En attendant la neige…

J’avais peint ce paysage imaginaire en 2011. Et Google-photos déclenche la neige de temps en temps.

2010, je crois

Sans neige…

Emmaüs, la caverne d’Ali-Baba

Une vraie aquarelle abandonnée chez Emmaüs. De vraies affaires à faire.

Emmaüs à Cernay est un grand bazar où l’on trouve tout. Pour peu que l’on cherche. Cette entreprise (c’en est une) construite sur les préceptes de l’abbé Pierre pour venir au secours des démunis est une réussite.

Le principe est simple, vous donnez, ils revendent à bas prix.

Emmaüs, c’est le second marché de la consommation, un concurrent sérieux aux foires au puces et aux déchetteries.

Le magasin vaisselle
La bibli
Une paire de pompes par chères
Le rayon vélo est un peu maigre
De quoi y voir clair
L’abbé Pierre en cire n’est pas à vendre
Et pourquoi pas du vélo?

Sur la route du Danube

Je chinais chez Emmaüs-Cernay au rayon des bouquins sans rien chercher en particulier.

J’étais dans la colonne des R…le premier livre que je sors au hasard: Emmanuel Ruben « Sur la route du Danube » (Rivages)

Je vais sur la quatrième de couverture et je lis…

A l’été 2016, Emmanuel Ruben entreprend avec un ami une traversée de l’Europe à vélo.

4000 kilomètres le long du Danube, j’ai hâte de voir à quoi ça ressemble

Stop, j’achète!

  • C’est combien?
  • Deux euros

Chez l’Abbé Pierre, on ne discute pas les prix. C’est écrit partout. A ce prix là pour un bouquin paru en mars 2019, c’est pas cher payé.

Merci M’sieur l’Abbé.

Le prologue commence.C’était dans les Vosges, il attaqué un raidard un peu fort, sur la plaque, et il a claqué! Je sens que je ne vais pas m’ennuyer avec Emmanuel Ruben

A lire aussi sur le Danube

Votre ville est-elle cyclable?

Au-delà des traditionnels bilans sur le nombre de km de pistes cyclables, la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclettes) a souhaité mettre en place une grande enquête comme cela se pratique dans d’autres pays européens.

Comment se sentent les cyclistes à vélo dans leur ville ? Comment cohabitent-ils avec les autres usagers ? Les 5 minutes de questions permettent d’aborder toutes les thématiques du vélo dans la ville (sécurité, cohabitation, stationnement, confort, location, services…).

Accéder à l’enquête

Le questionnaire se réalise par commune, que l’on soit cycliste régulier, occasionnel voir non cycliste (pour ces derniers les raisons de cette non pratique sont abordées). Un cycliste peut répondre sur plusieurs communes qu’il pratique à vélo, donc pas seulement celle où il réside !

Ces données n’ont de valeur statistique que si un nombre important d’usagers s’exprime, c’est pourquoi il faut à minima 50 réponse par communes. Plus il y a de données plus les résultats seront statistiquement robustes. Le nombre de réponses en direct ici avec les villes proches de la qualification.

L’enquête a pour but de dégager les points forts et les points à améliorer de chaque ville, de voir l’évolution avec la précédente enquête de 2017 (résultats ici) mais aussi de classer les villes entre elles (en fonction du nombre d’habitants) afin de créer une émulation. Ces résultats seront connus lors de la soirée de remise des prix le 7 février à Bordeaux et seront d’autant plus intéressants, que la campagne des élections municipales battra son plein !

En 2017, Thann ne figure même pas parmi les répondants alors que Cernay en a obtenu cinq. Bizarre car je me souviens avoir répondu pour Thann. Bravo au seul cyclo de Schweighouse-Thann qui a réussi à figurer dans l’enquête. Qu’on ne s’y trompe pas, ce baromètre a surtout pour but de faire parler de nous dans la presse locale. Rien ne changera du jour au lendemain.

Allez, on s’y colle, voila de quoi faire bisquer les candidats-maires de 2020.

Arthrose du genou et plus si affinités

Voila ce que j’écrivais dans mes Potins du lundi le 15 juillet 2019…

je subodore que les années passant, on fait du vélo avec attention, je veux dire en faisant attention. Attention à ma tendinite des doigts qui se réveillent dans les longues descentes sur les freins, attention à cette douleur au-dessus du genou gauche qui atteste que j’ai tiré un trop grand braquet en grimpant le Vieil Armand, attention à la rhinite qui se réveille pour un oui, pour un non…bref il faut savoir ou apprendre à pédaler mou pour durer.

On a tous au début un capital. Petit ou gros selon notre chance. Puis on l’entame. Parfois sans s’en rendre compte. Jusqu’au jour où l’on n’a plus rien. Je veux parler de ce capital santé que chacun fait fructifier comme il peut, l’âge venant.

Le corps médical est formel, entretenir son corps, donc son capital physique passe par le sport. On parle même du sport-santé!

En réalité, il faut un jour déchanter. Vos gènes sont là et renferment le secret de fragilités qui un jour ou l’autre se réveillent et vous rappellent à l’ordre.

Le sport et l’âge ne font pas toujours bon ménage. D’un coté c’est bon pour le système cardio-vasculaire…et de l’autre les articulations du squelette n’aiment pas trop qu’on les sollicite exagérément.

Exemple avec les tendons et les cartilages qui se déclinent en tendinite et en arthrose lorsqu’ils sont malades.

Pas besoin d’être grand clerc pour savoir que quand vous vous levez le matin perclus de douleurs articulaires des doigts, de la hanche, des pieds ou du genou, c’est que vous avez de l’arthrose.

Mon médecin me l’a dit « à partir de 60 ans c’est naturel d’avoir de l’arthrose ». Pour la hanche, c’est parfois bien avant, douloureux et très invalidant. Il semble que le corps a une durabilité variable et que certaines pièces du puzzle s’usent plus vite que d’autres selon les individus.

De nombreuses articulations peuvent être touchées par l’arthrose. Les principales sont les cervicales et les lombaires (entre 70 et 75 %), le genou (40%), le pouce (30%), la hanche et la cheville (10%) et les épaules (2%). (Doctissimo)

Nous sommes 50 à 65 % après 65 ans à souffrir d’arthrose. Voila qui ne va pas arranger ceux qui vont bosser à l’avenir jusqu’à 70 ans!

L’arthrose du genou

J’ai regardé mon agenda…ma douleur du genou droit est intervenue le 9 juillet lors de la montée au Vieil Armand. Une douleur inhabituelle pour moi qui n’ai jamais rien connu de tel.

Depuis les deux genoux se sont mis de la partie, et aussi les doigts (mais j’avais déjà des signes précédemment) et aussi le pied droit. J’ai consulté les nombreuses pages du net. La pharmacopée est classique. Elle passe par les anti-inflammatoires, puis la chirurgie. Mais le mieux, à mon avis, est encore de prendre son mal en patience avant de recourir à la méthode forte.

Des montées et descentes d’escalier douloureuses qui cependant n’empêchent pas de faire du vélo. Une légère souffrance au pédalage et c’est tout. On y pense et on évite de trop presser sur les pédales. D’ailleurs le vélo n’est pas déconseillé. Contrairement à la course à pied.

Steinby-Schirm

Avec ce ciel clair-obscur, la lumière est magique

Je commence par la punition. Je sors de chez moi et je grimpe le Hundsrück par le Steinby. Faut pas croire, je rame. Même en connaissant la particularité des lieux, je peine à monter ma carcasse en haut. D’abord atteindre la première courbe. La pente croît jusqu’à 10%. Je surveille le cardio comme le lait sur le feu. Pas plus de 160 puls. Avec mon 33/32 je gère comme je peux.

D’abord atteindre la première courbe.

Puis quand les courbes arrivent, je me repose, si on peut dire…et j’attends la cabane du Plan Diebold…

Rebelote avec le dernière rampe vicieuse car elle est comme un tremplin de ski en courbure croissante.

C’est quand on aperçoit la Fourmi qu’on est sauvé. Pas sauvé des eaux car je me prends un bon grain sur la tronche en arrivant.

Pas sauvé des eaux car je me prends un bon grain sur la tronche en arrivant.

Le Schirm? oui je l’ajoute pour ne pas être trop court sur le retour surtout qu’un coin de ciel bleu se dérobe à l’horizon.

Une accalmie sur Masevaux au loin
La cascade du Grundbaechle avant Bourbach-le-Haut
50 minutes pour accoucher à Mulhouse. Sans embouteillage!
On refait la passerelle. Les cyclistes dehors. Aucune protection. Pourtant un clignotant orange serait indiqué.

A Aspach, j’allonge jusqu’à Cernay.

Le parcours du jour
Le profil du jour

https://www.openrunner.com/r/10685135

Braudel et rien d’autre!

Mes trois Braudel m’attendent

J’ai ressorti mes Braudel. Les trois tomes que je m’étais offert dans les années 90. Pour un cycliste qui aime voir du pays, avec Braudel on est servi.

Fernand Braudel, historien géographe de renommée mondiale, nous rabiboche avec la France, notre France éternelle.

Braudel, c’est presque un conteur pour moi. Il commence à la première page par citer Péguy : « regarder la France comme si on n’en était pas ». Voila un programme réjouissant…et Braudel d’ajouter: « je tiens à parler de la France comme s’il s’agissait d’un autre pays, d’une autre patrie, d’une autre nation ».

Je suis parti pour 1089 pages. Du nanan. Car à la fin on doit en sortir réconcilié avec soi, avec les démons du nationalisme xénophobe que l’on tente de nous instiller. Loin des clichés rabougris des extrêmes. C’est le moment.

A Sionne, Luméville était déjà derrière moi et il ne me restait qu’un banane ratatinée à me mettre sous la dent Pour un cycliste qui aime voir du pays, avec Braudel on est servi.

Pour la petite histoire, je suis passé le week-end dernier à Luméville-en-Ornois (Meuse). Fernand Braudel y est né et une plaque est apposée sur sa maison. C’était donc un Lorrain.

Lors de mon passage à vélo le 13 mai 2018, je n’avais pas vu cette plaque car elle était dans le sens opposé au carrefour de Chassey-Beaupré.

Mon parcours du 13 mai 2018 en France profonde sur Openrunner. Ce jour là j’avais parcouru 156 km sous la pluie

Vélomaxou, des hauts et des bas

Comment va Vélomaxou?

Il y a longtemps que je ne me suis pas livré à cet exercice d’introspection qui consiste à se regarder dans la glace et à exprimer la vérité sur mon audience dans la jungle de l’internet. Une audience lilliputienne face aux ténors de la blogosphère. Restons modeste!

D’abord, les journaux…

Les journaux font rarement état de leur bonne santé. Surtout lorsqu’ils vont mal. C’est le cas notamment de la Presse Régionale écrite. Le lectorat s’étiole et ne repose souvent que sur les retraités en semaine et les sportifs quand les nouvelles des scores sont publiés. La Presse est victime d’une défiance généralisée. Les gens lisent moins et …ils ont moins confiance ou ne trouvent pas ce qu’ils aimeraient y lire.

La Presse écrite tente de jouer la carte de la confiance ce matin en invitant ses lecteurs à dialoguer car le constat de désaveu est patent

texte paru dans les DNA (du groupe EBRA)du 5 novembre 2019

Bien fait!

Si les journaux et les hebdos se cassent la figure, c’est bien fait pour eux, ils ont pris le parti du pouvoir en place depuis belles lurettes et adopté un ton doucereux face au démantèlement de nos structures sociales et régionales. Alors qu’ils ne viennent pas se plaindre.

Par exemple, ce matin, deux maternités fermées à Altkirch et Thann et les DNA se fendent d’un simple reportage avec les bobines des deux derniers nouveaux-nés. Tant pis pour les suivants. Ils devront se rendre à Mulhouse.

Évidemment le journal n’a pas d’opinions. Il se contente d’acquiescer et d’envoyer ses « localiers » faire la photo de famille des personnels autour du lit de la dernière parturiente et bye-bye la matern. Pour l’histoire.

Du coté des blogueurs, on subit aussi

Le blog, c’est cette expression directe sur le net d’individus qui ne représentent qu’eux-mêmes. Une sorte d’expression directe derrière un écran-clavier. Ambiance confortable. Le blog est loin de jouer sur les terres de la Presse. On n’est d’ailleurs pas en concurrence puisque nos sujets de prédilection échappent pour la plupart à ceux de la Presse locale.

Pourtant nombre de journalistes s’appuient sur leur propre blog pour assoir leur renommée comme Jean-Michel Apathie ou Christophe Barbier, preuve que le blog n’est pas mort en dépit de son coté « has been » depuis que des réseaux comme Facebook ou Twitter se sont emparés du marché de l’expression directe avec les débordements que l’on connait.

Les blogs en vogue par thèmes selon blogbuster.fr (2013)

LTD RANDO 68 à l’honneur chez Overblog

Mon confrère et ami Pierre Brunner figure à la troisième place des meilleurs blogs publiés chez Overblog son éditeur. Une place amplement méritée. Bravo Pierre!

Les plateformes de blogs

En dessous de 20.000 visites/mois, on est dans les choux

Depuis que Wikio a abandonné son classement des blogs francophones, difficile de savoir quelle place occupe son blog dans le classement thématique…surtout si vous ne vous êtes pas inscrit chez ceux qui mesurent l’audience.

Les 10 blogs les plus populaires du moment tous thèmes confondus selon Blogonet.fr
A noter la présence d’un mulhousien avec Begeek

Et Vélomaxou ?

En-dessous de 20.000 visiteurs/mois impossible de figurer parmi le Top200. Vous pouvez oublier! Je ne me voile pas la face, Vélomaxou subit une lente érosion de son audience depuis 2006. Le vélo est lié à une pratique tournée de plus en plus vers la performance. Inutile de combattre, ma pratique s’apparente chaque année à celle des retraités en « fin de parcours ». Il me reste ma position politique radicale et alternative à la voiture en ville. Je la défends pied à pied. Même si elle n’est pas facile à tenir dans le contexte actuel.

Depuis 2012, date à laquelle je me suis installé chez WordPress, mon audience a atteint un pic en 2014 avec 65586 visiteurs, puis s’en est suivi une lente descente (hors 2018). 2019 devrait atteindre 55000 visiteurs

Les potins du lundi, une rubrique appréciée

Mes pages vues le lundi 4 novembre. Les potins du lundi pas toujours faciles à construire sont en tête généralement ce premier jour de la semaine

Ne nous décourageons pas!

Ce passe-temps m’occupe et il est bénévole. Je n’en tire rien d’autre que la satisfaction d’écrire des ressentis, de décrire des balades, de commenter l’actualité et de poster de belles photos. Tout le monde n’a pas cette chance de pouvoir consacrer du temps à ce loisir qui consiste à dire ce que l’on aime, à parler de nature et de vélo.

Chaque mois, mon lectorat touche de nombreux pays. Merci à tous ces lecteurs éloignés de venir au-devant de moi. (vues en octobre 2019)

Vous avez demandé la police?

J’ai voulu lire ce thriller par hasard parce qu’il trainait là. C’est un roman policier dont on dit du bien et Bernard Minier, ancien douanier, figure parmi les auteurs les plus lus.

L’écriture est limpide et le but recherché est atteint: on est tenu en haleine car les séquences se succèdent rapidement sans qu’on y trouve de l’ennui.

Cependant on pourrait dire que la trame policière est classique, même si l’intrigue est palpitante. A la fin, Bernard Minier remercie Frédéric Péchenard et Pascal Pasamonti, deux grands « flics » pour leur aide. On est entre gens qui s’estiment.

Lisez donc « Soeurs » si vous aimez les polars et le crime.

La plaine vosgienne

Barville, l’église

On l’appelle la plaine. Ce sont les Vosges « plates ». Celles où Jeanne d’Arc gardait les moutons. Le Vair qui prend sa source non loin de Contrexéville se jettera dans la Meuse près de Domrémy avant parfois d’envahir les villages riverains lorsqu’il déborde.

Je croque en chemin quelques vues du lointain et j’y dépose de la couleur. Juste pour avoir un souvenir.

Attignéville

Les potins du lundi

Grues cendrées en migration

L’évolution est lente.

Tellement lente qu’on ne la voit pas. Avant que l’homme ne soit homme, il a du s’en passer des millénaires…

Le vélo est aussi un mobile à l’évolution lente. Sauf pour les compétiteurs. Il est à l’image de la vie normale, de ceux qui ne veulent pas consumer tout leur potentiel physique et moral trop rapidement.

L’évolution lente du vélo

Cette évolution lente se transforme chaque fin d’année cyclotouristique en récapitulatifs divers, en palmarès, en scores,…un étalage de cols, de kilomètres, d’images, de pneus usés, de chaînes changées et pour les plus hardis de moyennes soutenues.

Le plus dur à mon humble avis va être de redescendre de ce piédestal d’estime de soi au fur et à mesure que, l’âge avançant, on va devoir constater parfois avec surprise que tous les paramètres auxquels nous tenons sont en recul. Je ne sais plus où j’ai lu que nos forces déclinent de 3% l’an. En cause, l’âge. On voit ainsi que notre potentiel physique est mathématiquement amputé de 30% sensiblement tous les dix ans. Alors notre centenaire à vélo Robert Marchand en est d’autant plus méritant qu’il ne lui reste plus beaucoup de moyens pour entraîner son vélo en haut d’une côte…sans assistance, cela va de soi.

Le monde du travail qui s’est tant donné au cours du siècle, mois après mois, voit disparaître ses acquis pourtant conquis de hautes luttes. J’entends dire que le travail de nuit ne commencerait plus à vingt heures mais à minuit…alors que la nuit tombe dès 17 heures avec nos fameuses heures d’hiver. Je sais ce que c’est travailler la nuit, je connais les troubles qui l’accompagnent, des troubles sensoriels, une fatigue accrue, des sommeils en pointillés, des relations sociales altérées. La casse du monde du travail, c’est aussi une évolution lente contre laquelle on semble démunis. Cette évolution est pour sûr une régression sociale que nous mettrons longtemps à enrayer.

Les oiseaux migrateurs ont trouvé le moyen d’échapper chaque hiver à la dureté du climat.C’est un astucieux phénomène d’adaptation qui conduit les oiseaux à migrer en fonction de nos saisons. Mais les migrations ont tendance à présent à évoluer en raison du réchauffement climatique. Certains oiseaux se sédentarisent. C’est une évolution lente qu’on constate en Alsace notamment avec les cigognes dont certaines restent l’hiver sur place. Il est vrai qu’à force de les nourrir grassement, on a pesé sur le processus migratoire.

Carte des migrations hivernales en Europe des grues cendrées. Au lac du Der dans la Marne on a dénombré le 3 novembre 2019 268000 oiseaux migrateurs, un record. La grue peut donc traverser la France en une journée. Sans l’aide de Bison Futé!

Le loup revient. Dans nos campagnes vosgiennes, du coté d’Autigny-la-Tour, les craintes ancestrales reprennent corps. On évoque sa présence ici, puis là, puis ici et là en même temps. Les plus anciens d’entre-nous ne chantent pas « promenons dans les bois pour voir si le loup n’y est pas ». Ils ont peur de voir leurs troupeaux décimés. Le retour du loup, c’est la bête du Gévaudan, un mystère qui réveille l’inconscient collectif fait de légendes et de terreur. C’est aussi une lente évolution auquel le monde moderne n’est guère préparé.

Les grandes transhumances routières se terminent aujourd’hui. Le Bison Futé va pouvoir se reposer. Pas trop puisque les vacances de fin d’année se profilent déjà à l’horizon. Les goûts des Français et de nos voisins ne sont pas prêts de changer. Prendre la bagnole ou le train chaque fois qu’on peut s’extraire des contingences du quotidien pour changer d’air, c’est une constante de la vie moderne et citadine. Puis revenir et constater que rien ou presque n’a changé le lundi matin à son bureau ou à son usine. Les mêmes voisins, les mêmes embouteillages, le même patron, les mêmes collègues…et parfois le même ennui.

Pourtant au fond de nous-mêmes, les raisons de croire en de profonds changements nous taraudent. La question climatique en tête, mais pas que! Il faut aussi constater les mécontentements qui surgissent partout sur la planète et s’interroger sur cette nouvelle (r)évolution sociétale qui ne dit pas son nom.

Tous saints…ou presque

Arrosoir du cimetière d’Esch-sur-Alzette

Je m’étais arrêté là juste pour faire le plein d’eau. Le cimetière luxembourgeois est majestueux. Pavé, planté, taillé et même doté des derniers perfectionnements. Pour se procurer l’arrosoir divin et thermoformé, prière d’introduire un jeton de supermarché ou un euro si vous êtes argenté. Ils vous seront rendus à la sortie après avoir copieusement arrosé vos fleurs à l’eau du réseau municipal.

Le cimetière de Barville tourné vers l’Est et adossé à la forêt (Vosges). Des âmes en paix.

Mon cimetière ne dispose pas de dispositif moderne anti-vol pour les arrosoirs. Mais les mauvaises manières y sont rares.

Le mythe de l’arrosoir, vecteur de vie, dans sa quintessence à Rougemont-le-Château
Chacun chez soi
Arrosoirs allemands à jetons.
En attendant, continuons notre chemin