
Dites trente-trois!
Je l’ai dit. On a fait 33 kilomètres. Il fallait éviter les chemins trop boueux, mais en échange on eu un vent debout pénible au retour de notre balade sans haies pour s’abriter.




Dites trente-trois!
Je l’ai dit. On a fait 33 kilomètres. Il fallait éviter les chemins trop boueux, mais en échange on eu un vent debout pénible au retour de notre balade sans haies pour s’abriter.




Oui c’est vrai, la route à vélo c’est routinier. C’est d’un conformisme qui n’a rien de révolutionnaire. En route, j’y songe. Qu’est-ce qui peut nous pousser sans cesse à renouveler nos sorties à vélo sur des itinéraires si peu variés? j’ai certainement maintes fois abordé la chose.
Le sport, l’activité physique peut à elle seule suffire à expliquer cette routine. Un peu comme un joggeur qui fait les tours de quartier ou celui qui est « abonné » à un itinéraire immuable. Ou pire! celui qui court sur un tapis roulant ou dans son garage sur un home-trainer.
Nous les routiers, on a en plus la route. Et les éléments qui vont avec. Je veux dire la météo pas toujours favorable et aussi une part d’insécurité avec les infrastructures rapiécées et la proximité d’usagers pas toujours prévenants à notre égard.
Pour moi, c’est sûr, le danger vient de l’arrière. Quand aurons-nous enfin une caméra embarquée avec un écran au guidon? Un rétroviseur en mieux, profilé, esthétique et intelligent qui nous préviendra de l’imminence du risque?
Aujourd’hui j’ai croisé de nombreux cyclistes. Des esseulés et des groupés. Les groupés croisés sont de la nouvelle génération, des grands types athlétiques qui fendent la bise. Les esseulés, comme moi, sont plus attentionnés, ils saluent de la main, de la voix, parfois des deux. C’est l’expression d’une complicité comme pourrait l’être celle des motards qui saluent du pied.
La bise revient. Je l’ai sentie et j’ai vu le thermomètre perdre deux degrés au cours de ma balade, prélude à un nouveau froid pour les jours prochains. Il faut de la pugnacité pour construire son itinéraire au fur et à mesure. Je ne prévois rien. Je pars. Je monte au nord, puis je redescends au sud…en évitant de tourner trop tôt. Je me joue parfois de mauvais tours: une fois le carrefour dépassé, il est trop tard, je dois aller à l’intersection suivante. C’est ma façon de m’imposer un surplus de courage.
Verbaliser sa balade à vélo, c’est aussi un exercice qui apaise après le retour.

On la trouvait chez GO-Sport à 150 euros. Ce produit de Garmin reste une valeur sûre malgré sa sortie un peu datée en 2016. A ce prix là, on ne la trouvera plus…et Muscle Up lui donne encore 10/10 en 2020.
Chez Amazon, on peut l’avoir à 170€.

Sur le marché de l’occasion, on trouve cette montre connectée, équipée d’un GPS, entre 50 et 130 euros. C’est bien suffisant pour faire mon bonheur vu mes maigres ambitions (et capacités) en terme de jogging.
Je l’ai testé au pas de course dans le quartier ce matin…rien que pour l’utiliser avec une formation basique…

Pas de surprise, même avec une belle montre au poignet, j’ai toujours une allure de vieux diesel….et le lendemain j’ai les rotules en vrac!

Comme il était à craindre, la rencontre 2021 de l’Ardéchoise va une nouvelle fois être perturbée du fait de l’épidémie de Covid19.
On le sait cette rencontre devenue culte attire des milliers de cyclistes chaque année et se prolonge pendant plusieurs jours, les participants étant hébergés dans différentes structures de la région et chez des particuliers.
Voici le message envoyé par Gérard Mistler, Président de l’Ardéchoise
Lors de notre dernière assemblée générale, nous avons décidé d’organiser coûte que coûte une Ardéchoise en 2021. Toutefois, compte tenu de la situation sanitaire, son format sera exceptionnellement modifié. Il sera en fait comparable à celui des premières éditions avec l’Ardéchoise classique en une journée le samedi mais aussi la possibilité d’une Ardèche Verte le vendredi. Ce sera comme un retour aux sources !
L’incertitude qui plane actuellement, nous a en effet poussé à renoncer à l’Ardéchoise en plusieurs jours et aux excursions hors du département de l’Ardèche. Cette année nous ne pourrons pas organiser les circuits avec hébergements, repas et transports de bagages. En revanche les 18 et 19 juin vous pourrez bénéficier de toutes les animations habituelles sur l’Ardéchoise classique et l’Ardèche verte selon des parcours cent pour cent ardéchoise (afin de ne dépendre que d’une seule autorisation préfectorale).
Début des inscriptions :
• lundi 1er mars à 12h pour toutes celles et ceux qui étaient inscrits en 2020.
• jeudi 1er avril à 12h, pour tous les autres.
Il est inutile de préciser que ce genre de foire cycliste est devenue pour moi l’archétype de ce que je déteste le plus dans le monde du vélo.

Les cours d’eau d’Alsace coulent à gros bouillons mais ils reviennent peu à peu dans leur lit après s’être répandus dans les champs.
La neige sur le massif a disparu. Pas de chance pour les skieurs en herbe dont les vacances approchent.
Mais consolons-nous: les pistes cyclables sont dégagées. Partout des chantiers forestiers s’affairent pour dégager les voies encombrées. Ce matin la route Roderen-Guewenheim était barrée.


Le cycliste belge qui avait bousculé une enfant de 5 ans sur son passage a été appelé devant le tribunal de Verviers (Belgique)
Le 25 décembre, alors que le cycliste dépassait la fillette sur un chemin enneigé, celui-ci l’avait fait tomber alors que le père de l’enfant filmait la scène.
La vidéo a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Toute la question est de savoir si le cycliste a tenté de garder l’équilibre avec son genou comme il l’indique ou alors s’il a volontairement poussé l’enfant « agacé par le fait d’avoir dû éviter plusieurs obstacles tout au long de son parcours » comme l’estime le procureur du Roi.
Jugement le 3 mars.
Les conflits d’usage comme on les nomme pudiquement sont devenus légion sur les infrastructures cyclables, particulièrement aux abords des agglomérations. Sur la Voie Verte à Cernay ,par exemple, il faut être très vigilant certains jours.
Parmi mes dernières lectures: la mer et l’air.

Dit comme ça, c’est hermétique. J’ai d’abord commencé par « Un Victor Hugo »: Les travailleurs de la mer. Ecrit à Guernesey, là où il vivait en exil, le roman de Victor Hugo me réconcilie avec un classique du XIXeme siècle. J’ai cherché en vain une quelconque accroche avec ma croisière aux îles anglo-normandes de 1986. Non rien! Juste un vague souvenir avec la maison de l’écrivain à Hauteville House. Mais le droit de mouillage de notre voilier de 11 mètres dans le port de Guernesey nous a fait déguerpir en vitesse avant d’avoir eu le temps de visiter l’ile.
En revanche j’ai bien profité de Sark grâce à la bienveillance de son seigneur.
Un roman moral et technique avec le premier bateau à vapeur qui fait la navette entre les îles et Saint-Malo. J’étais dans une belle continuité de lecture après « mes » Mémoires d’outre tombe de Chateaubriand (dont je ne suis pas venu encore à bout).

C’est en l’air que ça commence avec un curieux vol Air France. Voici que tombe le Goncourt 2020 avec L’anomalie de Hervé Le Tellier. Je chavire. Fernand Raynaud aurait dit « y’a comme un défaut ». C’est du polar? de la science-fiction?… je ne sais pas mais ça se passe en 2021 et Trump, page 206, doit appeler Macron « passez moi ce petit connard arrogant ». J’ai mis du temps à comprendre où on allait en venir. Si vous voulez savoir, c’est un peu Le retour de Martin Guerre multiplié par deux cents.
Bon je vais retourner à ma liste de lectures. Et j’espère ne pas y rencontrer mon double.
J’ai deux pavés qui m’attendent, un petit et un gros. Un Bussi avec Code Lupin et un Eco avec le pendule de Foucault.


Voila qui fera bondir les inconditionnels du carnet…et qui laissera de marbre ceux qui n’enregistrent rien de leurs entraînements sportifs.
J’avais pris l’habitude de couvrir des petits carnets de notes depuis bientôt quarante ans. C’était j’en conviens une marotte dont je ne pouvais plus me passer.
Depuis le 1er janvier, terminés les carnets, je suis passé au tout numérique.
C’est à dire que mes entraînements vélo (et bientôt aussi le jogging) vont rejoindre une base de données automatique.

Les fournisseurs de GPS comme Garmin ont aménagé un espace sur lequel se déversent tous vos enregistrements de balades. Non seulement les paramètres techniques (distances, dénivelées) mais aussi vos temps, calories dépensées et vitesses et bien sûr la cartographie.



Ce qui n’est pas encore enregistré, c’est le suivi d’entretien des bécanes, les chaînes en particulier. Il ne faut pas l’oublier.
Je stocke aussi certaines de mes traces sur Openrunner afin de les mettre à disposition des amateurs. J’en ai déposé 800 actuellement! Il suffit de mentionner l’auteur dans le moteur de recherche d’Openrunner: velomaxou (sans accent)

Il faut faire comme si rien n’avait changé ou apprendre à vivre avec. C’est un peu en substance ce que disent les cyclistes. Ceux qu’on rencontre inopinément au bout d’un chemin…et aussi ceux avec lesquels j’accomplis quelques kilomètres le dimanche matin.
Chacun en prend son parti. La nouvelle génération vit masquée, le masque étant devenu un attribut vestimentaire. Sur nos vélos où le masque est impossible, on évite de cracher à proximité de l’autre puisque le vélo du dimanche est une activité qui met en œuvre nos ressources physiques et pulmonaires.
Les marcheurs semblent moins concernés par ces exutoires peu civils. Ils marquent la pause et vont chercher le mouchoir salvateur au fond de la poche. Tout simplement. Ils sont plus civilisés
Ces considérations peu plaisantes et triviales doivent pourtant nous rappeler que le virus vient se loger là, dans nos narines en premier lieu, et qu’il faut se garder de tout rapprochement potentiel avec l’épidémie. Les gestes barrières sont hélas encore les seules protections élémentaires faute de mieux.
Didier Rose dans son édito de dimanche dans les DNA faisait observer que » l’État n’est plus ici à la recherche du temps perdu. Il est en quête d’instants gagnés. Personne n’ira croire que boucler des centres commerciaux ou imposer des dépistages à la douane inversera de sitôt la courbe des hospitalisations dues au Covid.«
Les citoyens aussi ne recherchent plus le temps perdu: ils l’utilisent à bras le corps, croquant la vie à pleins poumons pendant qu’il est encore temps.

Encore temps?
Oui, encore temps de cavaler dans la campagne. Même si on a très bien compris que les risques ne sont pas là mais plutôt là où la population se rassemble, dans les métropoles. Le conflit générationnel n’est plus très loin: la population active en a marre d’être stigmatisée alors qu’elle sait pouvoir passer sans trop d’encombres au travers du virus alors que les plus anciens sont à la peine.
Face au virus, nous sommes dans une SARL, une société à responsabilité limitée.
Pourtant des territoires très peu peuplés comme la Haute-Marne avec 28 habitants au km2 rencontrent une tension hospitalière de plus de 100%, c’est dire que leurs moyens en réanimation sont dépassés (Haute-Marne 138%, Vosges 138%) . Alors non, on ne peut pas dire que le Covid soit seulement une maladie des métropoles puisqu’il sévit aussi dans nos zones rurales.
Si à la fin de la semaine, nous devons encore être enfermés, ce sera par la faute des statistiques qui épousent les vagues épidémiques sans savoir ce qu’on ferme ou ce qu’on ouvre pour peser sur le cours des choses. Bref sans savoir dans quel périmètre de liberté nous serons autorisés à vivre et au-delà duquel il sera interdit de dépasser les limites. Des restos ont tentés la désobéissance, des supporters de foot, des fêtards clandestins. Sans grand succès. Mais demain, ne risque t-on pas de voir émerger de plus grands mouvements de protestation comme ceux des Pays-Bas, ou d’Italie, ou d’Espagne?
Manifestement, chacun sent que le pouvoir sur la maladie est limité. Je ne sais qui disait « on a tout essayé », mais l’impuissance de l’Etat semble avérée. Nous sommes dans une SARL, une société à responsabilité limitée.