La France commence à développer ce qui existe depuis des décennies chez nos voisins, la Chaucidou (chaussée pour la circulation douce). Comme ici dans la Sarthe à Saint-Georges-du-Bois.
Cette chaussée redonne de l’espoir aux cyclistes qui ont en marre d’être frôlés. Ici leur place est assurée et les autos invitées à rester derrière avant de pouvoir se croiser.
Mes lecteurs le savent, de plus en plus d’itinéraires secondaires et de routes bucoliques sont envahies par le trafic routier dans l’espoir de trouver une échappatoire aux grands axes lorsque ça bouchonne. On sait ce qu’il advient de ces itinéraires, ils sont souvent munis de chicanes, de dos d’ânes dans l’espoir de dissuader les automobilistes. Les cyclistes en quête de parcours abrités en sont les premiers impactés. Les chicanes et les dos d’ânes nous mettent en danger comme on le sait.
Avec la Chaucidou, l’automobiliste sait à quoi s’en tenir, il ne battra pas un record de vitesse puisqu’il devra s’adapter à la vitesse des autres usagers et tenir compte des cyclistes.
A noter que dans mon environnement proche, je rencontre de plus en plus souvent des voitures, des fourgons qui utilisent les pistes réservées aux tracteurs et aux vélos comme sur le tronçon Leimbach-Aspach (Haut-Rhin). C’est pratique pour éviter Vieux-Thann et ses dos d’ânes.
Thann, rue de la 1ere Armée, les illuminations sont là, les commerces font le forcing mais la clientèle est timide
Notre jeunesse disserte avec le Président; oui ou non notre police est-elle violente? Nos pêcheurs se demandent s’ils pourront pêcher de la Saint-Jacques dans les eaux anglaises. Les Anglais qui ne manquent pas d’audace ont de grandes chances de gagner sur tous les tableaux face à une Europe molle, sans âme et divisée. Nos épidémiologistes se demandent si le vaccin protègera plus de trois mois et attendent les notices d’utilisation (voir la notice du vaccin anti-grippe VAXIGRIP à titre d’exemple des effets indésirables attendus). Pas facile de nous encourager à se faire vacciner!
Le plus grave dans les Vosges (et pas que!), c’est la saison de ski; pourra t-on skier à Noël et le Conseil d’État pourra t-il dénouer l’interdit qui pèse?
En Alsace, nos vieux sont encore sous le charme. La moitié des DNA consacrée à Giscard, c’était lui rendre un grand hommage.
Mais le plus embêtant, c’est Noël à six. Va t-on devoir mettre Mamie et Papy dans la cuisine?
Black Friday et vaccin en prime
Thann, des illuminations réussies
Black Friday sera un galop d’essai pour une relance de l’épidémie vers le Nouvel An. Une bonne occasion de faire pencher la balance des 60% d’indécis vers le vaccin. Mon cynisme est insupportable, je sais. Mais je n’ai aucune confiance dans le genre humain et son hypocrisie qui veut mettre en avant le superflu pour masquer l’essentiel. Le superflu, c’est cette fuite en avant mercantile à laquelle on ne veut déroger et l’essentiel, c’est de sauver nos vies.
BoJo est content
Il a réussi à avoir le vaccin avant les autres grâce à son Brexit (qui ne prendra effet qu’au 31 janvier 2021) et les pubs peuvent rouvrir. Qu’est-ce qu’on rit de la bonne farce faite à l’Europe! Les Britanniques sont moins regardants que nous au moment de se faire vacciner; ils vont comme en Russie servir de cobayes. Chez nous défiants, plus méfiants, s’additionnent dès lors que le politique est acteur de notre destin. On sait pourquoi: les deux blocs de Français qui s’opposent depuis toujours n’ont aucune raison de faire confiance à ceux qui ont confisqué le pouvoir et qui alimentent les controverses.
Les US pataugent
Pas facile d’accepter de rendre le pouvoir
La page peine à se tourner aux States. Deux présidents à la fois, ce n’est pas facile, c’est encore plus compliqué qu’en France. La première vague épidémique n’est pas encore terminée. Ils sont lents les amerloques à tirer un trait sur la première étape de l’élection et de l’épidémie. Déjà 250.000 morts qu’on ne sait plus où mettre. Les infirmières? 10.000 dollars par semaine(!) à celles qui viendront travailler dans les hôpitaux huppés et débordés par les comorbidités du monde moderne.
La Chine en pole position
La Chine prétend s’attaquer au « virus djihadiste » avec des camps de rééducation
Chez les Chinois, les rues de Pékin sont désertes. L’administration a coupé le courant. Plus de transport, plus d’ascenseurs, plus de télés. On est sûr que personne ne va se barrer.
L’épidémie a repris depuis longtemps. Sans qu’on le sache. Les usines sont désertées et les travailleurs repartis dans leurs contrées éloignées.
Les dignitaires ont déjà quitté le continent pour des cieux plus cléments. Des régiments entiers ont pris d’assaut les navires de guerre et voguent déjà vers l’ouest. L’Europe se barricade. Nos destroyers barrent les ports, des norias de camions barrent les pistes d’atterrissages.
Ce billet sur la Chine est une fable. Assurément. Aucun commentateur ne sait ce qui se passe en Chine.
Ce serait plus prosaïque mais aussi une faute de goût de s’interroger sur notre saison 2021 de vélo.
Manifestement nous sommes partis pour traîner en longueur avec ce virus et les gestes barrières, et les interdits qui vont avec. On ne pourra pas se réfugier derrière le vaccin et dire c’est comme avant. Je ne le crois pas. Je sais, beaucoup échafaudent déjà des plans pour des raids à vélo, des stages, des concentrations diverses,…J’ai comme un pressentiment, c’est que rien de tout cela ne va pouvoir se faire aussi facilement. D’ailleurs pour les types de mon âge, l’affaire est entendue: il faudra sursoir à beaucoup de projets. Comme aller à une rencontre des « Cent Cols » ou encore à une semaine des « Randonneurs ». Avec la moyenne d’âge des pratiquants, avec un vaccin dont on sait peu, de l’hôtellerie potentiellement à risques, je vais faire mon vélo tout seul encore en 2021.
Parfois je m’interroge sur mon identité cycliste. Nous en avons tous une, mais laquelle?
Se situer dans la galaxie cycliste, c’est une question de repères. Cette question là pourra paraître futile, voire iconoclaste pour ceux qui ne pratiquent le vélo qu’à titre sportif.
Le vélo est aujourd’hui totem de tous ceux qui se réclament d’un meilleur air et d’une meilleure santé. Il n’est hélas parfois qu’un alibi pour rallier une noble cause. Je pense aux élus en quête de suffrages, on connait la musique.
Si notre société se fragmente, les cyclistes aussi.
Nous sommes un certain nombre à le penser, la pratique cycliste a dépassé le stade du consensuel. A quoi bon jouer aux victimes innocentes puisque rien ne vient conforter notre bon droit dans l’espace public.
J’ai un confrère qui a pris le parti de vivre dans une bulle internet avec son blog: il fait comme s’il habitait les Pays-Bas. Des autoroutes à vélos, des ponts, des passerelles dédiées aux vélos. Un univers cycliste à lui seul s’est installé chez nos voisins. Pas en France.
Si l’on a tracé à la hâte des bandes jaunes pour inviter au vélo pendant la Covid, on se rend compte que tout ça est du bricolage sans grand avenir. La société français est ainsi faite que jamais elle ne prendra le virage écolo.
Ce qui est nouveau c’est cette noria de cyclistes et de trottinetteurs furtifs, qui circulent en douce dans nos espaces urbains. Ni vus, ni connus. Ce sont des usagers sans nom, sans identité.
A leur différence, je défends mon statut de cycliste. Arnaché de pied en cap et avec un casque le plus souvent car , à la différence de mes confrères bisounours, j’ai compris que l’espace urbain est devenu le siège d’un séparatisme. Je prends aussi le volant et je constate que les comportements des automobilistes sont beaucoup plus agressifs au volant de leurs puissantes et confortables autos. Toute opportunité de doubler est bonne à prendre. On n’attend plus derrière le vélo, on le frôle comme si le cycliste était un être insignifiant, une gueule de bois en puissance. La jeune génération devant le juge « j’étais pas né Votre Honneur, au temps des vélos!… »
Vous ne me croyez pas?
A certaines heures, point de salut pour le vélo, ce sont les bagnoles et les poids lourds qui font la loi. Imaginez que dans les gazettes, on trouve de plus en plus de gens bien attentionnés qui souhaitent fractionner nos activités en fonction du statut et de l’âge.
Isoler les vieux dans les supermarchés à certaines heures et pas à d’autres, c’est ce qui germe dans les esprits des actifs pressés. Vous ne me croyez toujours pas? Pourtant on a déjà inventé des caisses pour clients lents, ceux qui veulent parler à la caissière, mettent du temps à compter leur monnaie et peinent à dégager fissa leurs articles au bout de la caisse.
Clients prioritaires dans les supermarchés, alors pourquoi pas des cyclistes prioritaires pour ceux qui font acte de lenteur.
Nous, on a le look, le look cyclo
Un look si discordant dans le quartier qu’on nous interpelle volontiers.
« Hé m’sieur, t’as pas peur de tomber?… »
« Si tu commences à parler avec ces gars là, t’es foutu! » me dit Pierre à voix basse.
La remarque fait froid dans le dos.
Les retours à la ville nous plongent dans un multiculturalisme oublié.
Le temps d’une balade, d’un autre horizon.
La vie des quartiers a échappé à notre identité cycliste, celle dont les racines remontent au siècle passé.
Finalement, le vélo, c’est un peu comme un retour sur soi.
J’ai été brouillon ce matin. Que mes lecteurs m’en excusent.
le Laser Gun tient la pole position du meilleur phare…mais il se branche sur un alternateur
« Pour être vu » ou « Pour voir », c’est ainsi que les testeurs de lampes classent l’éclairage de nos vélos.
Pour voir à vélo, ce n’est pas simple car il faut y consacrer beaucoup d’argent avant d’obtenir un éclairage capable de vous permettre d’y voir clair en pleine nuit et sur route.
J’ai un matériel qui fait toujours référence, c’est ma lampe à diode Ixon IQ Busch et Müller, mais son inconvénient c’est son poids et son autonomie de quelques heures (et en plus elle est mal vue par la FUB, le comble! je pense que le testeur s’est trompé avec 1/5 d’efficacité hors la ville, elle mérite mieux). Elle ne convient pas à de grands raids de nuit, elle est lourde, c’est vrai, et pas facile à caser sur un guidon course. Je l’utilise principalement en ville.
Mon phare Busch et Muller LED Ixon IQ semble insignifiant. Je le possède depuis au moins 10 ans. Qu’on ne s’y trompe pas: c’est un super produit dès que vous êtes dans le noir total, ça vaut largement un éclairage sur dynamo centrale.Diode à haut rendement, durabilité 100.000 heures – lumière blanche brillante, à effet xénon – électronique grand confort, très efficace, avec un radius d’action de 90% – système de refroidissement intégré – indicateur de capacité et de charge – chargé en 4-5 heures seulement – deux positions: mode High-Power: 40 lux (5 heures) mode City-Eco: 10 lux (20 heures)
Voir les tests de la FUB des lampes « pour voir »…la FUB n’a pas encore pris position sur les lampes qui émettent des flash puisqu’elles sont hors « code de la route » jusqu’alors.
Mais de jour, il est aussi primordial de se faire voir dès que le temps se dégrade. Dans le brouillard, je préférerais le VTT à la route pour mes loisirs. Sur route, il existe à présent d’excellents feux à éclats qui vous rendent visibles à plus d’un kilomètre. Impossible de ne pas être vu par les autres usagers. Attention, il ne s’agit pas de les éblouir.
En écrivant ceci, j’ai bien conscience d’amuser une part de ceux qui roulent de jour comme de nuit habillés de noir et sans lumière.
J’ai déjà un feu rouge
Je possède ce feu rouge avec mode flash bon marché à piles qui me satisfait et dont les piles durent longtemps (15€) visible à 1km
Et pour l’avant sur mon vélo de route, je vais choisir…
J’ai l’intention de me doter d’un vrai feu à flash ou effet strobo pour l’avant. Vrai feu, c’est à dire pas ces petites Led qui inondent le marché bas de gamme et qu’on trouve dans un grand magasin spécialisé bien connu.
Ce modèle là est bien placé…c’est le Lezyne Strip Drive. Mais Knoog fait aussi des choses très bien.
Lezyne Strip Drive 400 lumen, un bon rapport qualité/prix
Et pourtant j’ai choisi ce modèle là…je vous en donnerai des nouvelles. C’est le Shenkey 1000 lumens. Il est sur la page de test de la FUB.
Lampe Shenkey 1000 lumens 5 modes avec prise USB pour recharger son tél
Quittons le vélo!
Samedi, la réaction n’a pas manqué malgré le confinement
Si le gouvernement imaginait décréter des mesures liberticides en profitant du confinement de la population, c’est raté.
« En exigeant une validation de nos reportages, les pouvoirs publics veulent s’octroyer un droit à la censure ». Ce sont les gens de presse qui s’expriment, pas les blogueurs sans carte de presse. Pas seulement la presse de gauche, tous les gens de presse: directeurs et directrices de l’information, rédacteurs et rédactrices en chefs, présentateurs et présentatrices des magazines d’information télévisés. On parle de 500.000 manifestants.
Se mettre le monde de la presse à dos, ce n’est pas bon signe à un an des élections présidentielles car la presse reste évidemment un relais d’opinion puissant en dépit des réseaux sociaux. Est-ce pour cette raison que le président Macron s’est adressé au pays via Facebook, comme Trump avec Twitter?
Comment nos gouvernants ont-ils pu ainsi se mettre à dos aussi facilement et rapidement le monde de la presse dans son ensemble, avec une manœuvre politicienne de bas niveau?
Il faut se forger une raison. Nous allons devoir vivre encore longtemps dans l’incertitude du lendemain à cause du virus.
Cette attestation de déplacement dérogatoire commence à me sortir par les trous de nez. Voila déjà deux fois que je m’arrête sur mon vélo pour la rédiger en cours de route. C’est une véritable plaie.
Après cette seconde vague déferlante qui peine à perdre de sa vigueur, au fond de moi-même, je m’attends à la prochaine. Je suis peut-être pessimiste mais je sens instinctivement que nous n’arriverons pas à passer Noël sans faire repartir l’épidémie.
Il y a eu trop de restrictions en tous genres. Des commerces malmenés, des spectacles condamnés, des professions sinistrées, des citoyens corsetés et cette crainte de rencontrer l’épidémie, de venir s’ajouter à la liste des « positifs » qu’on emmaillote sur un lit de douleur.
Un jeu intenable. Et un jeu aggravé par cet invraisemblable article 24 de la loi de sécurité globale attentatoire à la liberté de photographier notre police. On l’a encore vu cette semaine, filmer la police est devenu une preuve de ses dérapages et de ses excès. Elle est encore gravement mise en cause par le comportement d’un équipage livré apparemment à lui-même dans les rue de Paris et qui fait le coup de poing sur un quidam chez lui. Sans sa caméra, on n’en aurait rien su.
Munis de leur camera, les policiers qui ont matraqué le producteur de musique auraient pu démontrer leur bonne foi devant le juge
Saura t-on seulement un jour le fin mot de l’histoire?
Notre police est-elle à la hauteur? je m’interroge. Comment sont recrutés nos agents? à quel niveau d’études? que savent-ils de la République? quel est le contenu des formations? comment s’exerce la chaine de commandement et qui en assure le contrôle opérationnel?
Autant de questions qu’il va falloir approfondir. C’est une question citoyenne et de citoyenneté.
Des clients par paquets
Rattraper le retard de courses
Des paquets de clients qui se pressent aux portes des grands magasins et quelques rares promeneurs, joggeurs, le long des chemins…sans parler de ceux qui depuis un mois n’ont pas vu leur famille et qui ont franchi le pas profitant d’une cercle étendu et de la grande bonté de l’Etat. La France est devenue selon nos voisins un Absurdistan autoritaire et le problème, c’est que tout le monde s’y plie, courbe l’échine. La France serait-elle seulement un maëlstrom de populations asservies à l’économie de marché, abasourdies, décervelées, dans l’attente du vaccin salvateur?
J’avais préparé un post-it sur le coin de la table. Il y est resté.
Bretten, Eteimbes, Bellmagny, St Cosme, Brechaumont, Elbach,…un pense-bête de mon itinéraire de samedi abandonné au coin de la table. Il est resté sans suite, la météo était trop mauvaise pour s’aventurer par là. J’ai réduit mes ambitions en tournant au plus court.
Bien sûr, notre sport, nos sports sont des choses si dérisoires que nous seuls pouvons en être l’écho. Même en étendant notre rond à 20km, c’est un abus manifeste à notre liberté dont nulle part nous ne trouvons la justification. Heureusement pour nous, le vélo est souvent mis entre parenthèses en cette période de l’année.
Nous sommes toujours confinés. L’étau est juste desserré d’un cran ou deux.
Pour les cyclistes, ce sera donc à partir d’aujourd’hui un rayon de 20 km et 3 heures (K6). Pas plus. Assez pour certains et trop peu pour d’autres vu les conditions climatiques sereines.
Notons la formule « déplacement en plein air ou vers un lieu de plein air sans changement de lieu de résidence » qui laisse supposer que le mouvement « en » ou « vers » n’est pas effectué avec le même moyen de transport. Mais ce n’est pas dit. Encore de belles interprétations en vue!…
Vous remarquerez aussi qu’il n’y est nullement question de visiter sa famille.
C’est une formule qu’on apprenait pas à l’école, je n’en ai pas le souvenir.
Mes confrères alsaciens vont sûrement se marrer, eux qui disposent d’un Niederdeutsch maternel et qui ne se posent pas de questions pour commander une glace au glacier catalan de Neuenburg.
Savoir que pardon est accepté si je fais un croche-patte sans le faire exprès à un quidam, c’est bon à savoir aussi.
Le Covid n’a pas que des effets indésirables. Je pioche dans un cours d’allemand en ligne. Le Bodevin Isler est loin de moi. Ces bouquins ont fait des générations de potaches aux bourses de livres. En fin de vie, les pages devenaient farineuses et se détachaient par lambeaux.
Oui je suis désolé de ne pas avoir su apprendre une langue étrangère.
Ce n’est pas une confidence, je suis nul en langues étrangères. Je l’ai toujours été. Je m’accroche comme je peux lorsqu’il faut survoler un site anglais ou un mode d’emploi.
Je me remets à bûcher. Je tâtonne, j’hésite entre einverstanden et in ordnung, le s- tset que je croyais disparu est toujours là voisinant avec le ss et ses subtilités. J’ai découvert fressen pour les animaux, die Ente, …Der Käfer fait causer la communauté, je trouve que cafard est facile pour le traduire, non on me dit c’est coléoptère. Les entomologistes ne sont pas d’accord, les Suisses non plus. Au secours! Le Reis pour le riz, ça me va bien, j’aime bien le riz
Mais mon allemand « première langue » a été une catastrophe puisque comme beaucoup d’autres, au bout de huit années, je suis resté incapable de converser et de lire dans la langue de Goethe. A qui la faute?
L’allemand n’est pas facile avec ses déclinaisons et ses articles der, die, das
Aujourd’hui, je suis un peu plus ordonné, mais n’est-il pas trop tard pour s’y intéresser à nouveau?
Duolingo est ludique
Le site Duolingo est un peu enfantin mais il est réactif et évolutif. Gratuit ou payant.On peut reprendre ses bases (ou ce qu’il en reste) depuis le début….mais on ne parle pas. C’est dommage.
Je découvre des formules « passe-partout » et inconnues de moi jusqu’alors. Vais-je arriver enfin à disposer d’un allemand pratique à raison de 30 minutes par jour?
C’est donc samedi que certaines catégories de Français vont bénéficier d’une remise de peine.
L’Etat nous protège comme il peut avec des mesures pifométrèes au doigt mouillé puisqu’il est avéré que personne n’a trouvé le moyen d’endiguer l’épidémie autrement qu’en enfermant les vieux chez eux.
Moi je vous le dis, je suis déglingué par ce régime. Même si ça ne se voit pas.
Aux grands maux les grands remèdes, dit l’expression. Le Gouvernement a donc frappé fort pour contenir la deuxième vague de l’épidémie…en attendant la suivante après le rush dans les commerces de jouets.
Samedi l’étreinte doit se desserrer pour quelques métiers et commerces et pour une partie de la population sans raison sociale autre que celle d’inactif. Je parle des retraités qu’on oblige à tourner depuis un mois dans un rond d’un kilomètre les privant de facto de leurs occupations bénévoles, sportives ou associatives.
Qu’ils se taisent, ces emmerdeurs qu’on paie à ne rien faire!
C’est un peu comme ça que j’ai ressenti ce mépris de classe à l’égard de nous.
Donc samedi vélo dans un rayon de 20 km. Évidemment ceux d’en haut ne connaissent rien à la chose cycliste; ils ne savent pas par exemple que le samedi certains parmi nous bouclent jusqu’à 100, voire 200 km dans la journée. Pas tous, c’est vrai!
Disons qu’à 20 bornes de chez soi, on va faire les bordures pour emprunter un jargon cycliste.
Heureusement qu’on a fait des pétitions, sinon nous n’aurions rien obtenu du tout.
Les rurbains sauront trouver chaussures à leur pied, les urbains des grandes métropoles devront davantage finasser.
A signaler également le blog LDT Rando 68 de mon confrère Pierre Brunner qui présente de nombreux parcours illustrés et commentés répartis sur les vallées de la Doller, de la Thur et de la Lauch
Aujourd’hui, j’ai couru sans m’éloigner du quartier. Tant et si bien que je recroisais souvent les mêmes personnes qui devaient me prendre pour fou
Le Covid rend-il aussi fou?
Des questions comme celle-là, on doit en lire partout sur la blogosphère.
Nous sommes nombreux à marcher, voire à courir dans mon quartier. C’est un phénomène nouveau lié au Covid. Parfois les gens sont accompagnés de leur(s) chien(s) et arpentent les rues, les ruelles, les impasses, plusieurs fois par jour. Certains semblent désœuvrés, ils marchent sans but, …et moi je cours. Forcément, on se reconnait à la longue. L’univers canin est omniprésent. Je n’ai jamais vu autant de gens promener des chiens. A vélo, j’ai renoncé sur les pistes à vociférer: je m’arrête. « Ô excusez-moi, il n’écoute pas ». Le chien divague, c’est naturel. Je tente un « qu’il est beau! », le maître prend son chien dans les bras… « il a deux mois, mon bébé » . Je le caresse sur le museau et le chiot mordille aussitôt mes gants. Puis je reprends ma route.
J’attribue mon besoin de courir et donc de « tourner en rond » provisoirement comme une conséquence de l’interdit de la puissance publique sur l’individu qui perd son libre arbitre d’aller et venir là où bon lui semble. En temps normal, non je ne courais pas, l’idée ne me serait pas venue. Maintenant je cours. C’est le bon coté du Covid puisqu’il nous pousse à entretenir notre santé, dit-on. Voire! Actuellement, je me déglingue surtout les guibolles. On verra à la fin…
Verbaliser nos ressentis, ça soulage aussi
BHL s’est aussi penché sur la question
Songeons que depuis le début de cette épidémie, j’ai atteint ce soir 499 km de course à pied dans mon quartier! Une attitude de fou penserons-nous. D’ailleurs, les braves gens que je croise le long des trottoirs, de ma génération pour la plupart, semblent compatir, je le lis dans leurs regards. Et je découvre en même temps cette population confinée du troisième âge si problématique avec ses comorbidités.
9411 pas dans l’heure! un truc de dingue.
Oui je suis un bougeux qui ne tient pas en place et aussi un scribouilleur à mon heure. Il faut bien équilibrer!
Mais je m’interroge, la pandémie rendrait-elle aussi fou? Les psychiatres alertent.
“Le corps est l’objet favori de notre contemporanéité, il faut en prendre soin à tout prix car on n’en a qu’un, qui est voué à vieillir, et il faut vivre à tout prix, car notre chance d’exister, c’est maintenant”, commence-t-il. Or le coronavirus “vient bouleverser ces représentations, il est la menace d’une maladie qui nous rappelle que notre corps est voué à disparaître et que nous ne sommes pas immortels” psychologue clinicien Samuel Dock, co-auteur de “Le nouveau malaise dans la civilisation” dans le Huffingtonpost
Vivre à tout prix, oui, c’est ça mon problème. Et résister aux incertitudes du moment, aux ordres contradictoires et aux contraintes anxiogènes.
Et j’imagine que je ne suis pas le seul dans ce cas.
On doit dire la Covid. Je suis gêné que cette saloperie soit féminine. Encore un scrupule refoulé en moi! Un psy, vite!
a/ sur GoogleMap obtenez votre adresse longitude/latitude
Ci-dessus par exemple la géolocalisation de Guennani Khalid est obtenue avec clic droit: 47.79719, 7.11622
b/ sur KLM Circle générator entrer la distance souhaitée et les coordonnées fournies par GoogleMap au point a/ et cliquer sur generate circle
entrer 20 km, les coordonnées et cliquer sur generate circle
c/ sur Openrunner, cliquer enregistrer nouveau parcours…une boite de dialogue s’ouvre pour saisir votre fichier KLM qui doit se trouver dans le répertoire « fichiers temporaires » là où vous l’avez enregistré…
Openrunner crée automatiquement votre rond de 20 km et vous l’enregistrez comme un parcours que vous nommez « 20 km »
Votre trace enregistrée nommée « 20 km » est à télécharger ensuite sur votre GPS
B/ ensuite enregistrer votre parcours sur votre GPS et chaque fois que vous partez à vélo, affichez ce parcours de telle sorte que le rond apparaîtra et vous indiquera la limite de 20 km
Dans « find » chercher la trace 20 km Afficher votre trace 20km
Le garrot se desserre. A partir de samedi, on pourra donc en France se déplacer pour ses loisirs jusqu’à 20 km autour de chez soi et pendant 3 heures.
Certains font déjà des calculs. Les marcheurs pensent s’aider de la voiture pour aller « sur site » comme par exemple monter jusqu’à la route des Crêtes vosgiennes et marcher ensuite avant de redescendre.
Les cyclistes aimeraient bien pouvoir s’éclipser en Allemagne, ceux qui sont à moins de 20 km de la frontière…mais il faudra ruser car la butée des trois heures sera là…
En ce qui me concerne, les 20 km vont au-delà de mes espérances puisque je pourrai bâtir des parcours routiers à ma convenance, c’est à dire « faire » un peu de montagne et boucler 60 km sans être astreint à repasser plusieurs fois au même endroit.
Coté montagne le Markstein, le Grand Ballon, le Grand Langenberg, le Hundsruck,…
Coté vallées la Doller, la Thur, la Lauch et coté plaine Ensisheim, Mulhouse, Dannemarie
Autant de possibilités qui en période de froid restent hypothéquées par la météo.
Cela dit, restera la désagréable sensation d’être en liberté surveillée et sous peine d’une redevance de 135 euros si l’on dépasse les limites. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu les Français sous un contrôle de leurs libertés aussi tatillon. Tous nos grands démocrates déclareront que c’est pour notre bien.
Qui pourrait trouver à redire à mon déplacement? je vais retirer une commande. Il n’est pas dit que le retrait de commande s’applique à des achats de première nécessité.
Le contournement de la règle du 1km/1h passe donc par des achats. Des achats préalablement commandés.
Aujourd’hui chaussettes.
K2 « achats »J’évite de prendre le même chemin pour le retour.
Je rejoins le magasin Décathlon de Wittenheim en passant par la forêt du Nonnenbruch. Le magasin est sinistre.
A Décathlon, on attend sa commande entre les barrières
On m’apporte mes chaussettes.
Décathlon a renoncé à réparer les cycles.
Je reprends la route en passant par l’étang du Seeboden.
Puis je fais un détour par les landes du Rothmoos à Wittelsheim. De nombreux promeneurs.
Je contourne la gravière Michel et je rentre par Graffenwald jusqu’au ball-trapp de Cernay.
Travaux et moquette pour les riverains à Cernay
A la piscine de Cernay, je prends le sentier de la Thur.
Merci les chaussettes. La prochaine fois, il faudra que je trouve autre chose…
On pourrait penser qu’on voit enfin le bout du tunnel de cette invraisemblable détention à domicile qui prive les gens de mon âge de sortir comme bon leur semble au-delà d’un diamètre de 2km.
Non, rien n’est garanti. Malgré les pétitions, les articles de presse, il semble que les pouvoirs publics sont plus pressés de rouvrir les commerces quitte à relancer l’épidémie.
Isabelle et le vélo fait le point des revendications en attendant mardi la déclaration du président Macron… Le rond d’un kilomètre de rayon est-il plus enviable à la campagne ou à la ville? les avis sont partagés. Il y a forcément moins de monde dans le rural et plus d’opportunité de nature, à mon avis. En ville, il y a des parcs, mais on ne peut guère y pratiquer le vélo…et tous les sportifs s’y réfugient.
Comme le titre un journal allemand , Zeit Online, nous sommes au pays de l’Absurdistan autoritaire (Autoritäres Absurdistan).
Pour preuve, notre ami des Cent Cols Ludger Vorberg remarque que chez lui
Certains commentateurs s’aventurent déjà à prédire une troisième vague vers la mi-janvier, soit une quinzaine après les libations du jour de l’An.
Décathlon n’aime plus CNews
A fond la forme chez Décathlon. Fitness pour les vendeuses avant l’ouverture du magasin
L’enseigne de sport retire ses publicités de la chaîne d’information CNews. Les raisons avancées sont « l’orientation délétère de CNews [qui] ne peut plus être ignorée » et « parce que de plus en plus de marques ne veulent plus financer la propagation de ces discours ». (source France Info)
La famille Mulliez détentrice de Décathlon et aussi d’Auchan, Boulanger, Cultura, Kiaby,…a certainement de bonnes raisons, plus commerciales qu’éthiques, de ne plus financer la chaîne réac où exerce notamment Eric Zemmour.
La Galaxie Mulliez
Ce n’est pas moi qui vais pleurer sur la mésaventure de la chaîne trash fondée par Canal.
En injection ou en spray nasal, le vaccin anti-Covid sera t-il notre cadeau de Noël?
Le vaccin, le vaccin, le vaccin! Tout le monde veut son vaccin et vite. Avant les fêtes si possible pour pouvoir faire la nouba.
C’est effrayant. Je pense aux bestiaux qui passent dans un sas entre deux barrières et qu’on pique sur le dos à la queue leu-leu.
Les Allemands ont déjà préparé des gymnases pour recevoir un public massif et des sas de repos avant d’être relâchés dans la nature. On ne sait jamais, des fois que certains supportent mal l’antidote…
Et en France? la vaccination de masse s’annonce mal comme on s’en doute puisque la moitié des Français sont déjà contre. La moitié! oui, les anti-vaccins par principe, et tous les autres. Ceux qui doutent, comme moi, et ceux qui n’ont confiance ni dans ceux qui nous gouvernent, ni dans le corps médical qui se sont illustrés sur la scène publique plutôt négativement face à l’épidémie.
Je ne suis pas anti-vaccin par principe, mais je n’aimerais pas servir de cobaye.
Ce qui renforce nos doutes, c’est la rapidité avec laquelle les labos ont sorti la martingale qui va sauver la planète, alors qu’on met en temps ordinaire des années pour s’assurer que tout est sous contrôle. En plus le Pfizer en question semble empressé de décrocher la timbale avant même d’inoculer sa trouvaille miracle.
N’est-on pas face à une fuite en avant sans fin pour sauvegarder l’humanité de toutes les scories qu’elle génère en déréglant la planète? Dans cent ans n’allons-nous pas devoir recevoir des cocktails de vaccins pour survivre à tous les virus déterrés par la fonte du permafrost ou par les épizooties ?
Faudra t-il nous inoculerdès la naissance des dizaines de vaccins afin de survivre?
J’ai toujours en tête les bourdes de nos services de santé comme celle du sang contaminé qui a conduit à propager le VIH. Sans parler de tous ces médicaments qui se révèlent dangereux après plusieurs années de mise sur le marché. Ne va t-on pas un peu trop vite en organisant une campagne massive de vaccination alors qu’on pourrait améliorer nos protocoles de distanciation pour un temps plus long et raisonnable?
Article 24
L’ensemble des articles de la proposition de loi sécurité globale sera votée en première lecture, mardi 24 novembre, dans une version quasi identique à celle voulue par le gouvernement…et l’article 24 du texte imposera le floutage des visages des policiers lors de leur diffusion sur les réseaux sociaux.
« La démocratie meurt dans l’obscurité ».
Une obscurité qui permettra de «camoufler les violences perpétrées par certains policiers ». Ce sera plus commode de faire usage de LBD à tir tendu ou de continuer à étrangler un type qui dit ne plus pouvoir respirer.
Un rond d’un kilomètre de rayon, une mesure punitive absurde
Depuis le 29 octobre dernier, nos sorties sont limitées à une heure et dans un rayon de un kilomètre.
Cette disposition visant à confiner la population face à la pandémie virale n’a aucune raison d’être.
Une privation de liberté au pays des Droits de l’Homme qui passe mal
Comment expliquer qu’interdire nos déplacements au-delà d’un périmètre donné et dans un temps imparti puisse éviter les contaminations? alors même que nous sommes libres d’aller et venir pour faire des courses? se déplacer pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires ou la garde d’enfants?
Cette disposition prive les personnes de leurs activités habituelles telles que la marche, le vélo, le running qui exposent peu au virus.
Le gouvernement aura réussi une performance, au moins une, celle d’avoir appris aux Français à tourner en rond. L’épidémie en a t-elle été mieux contenue? les épidémiologistes vont pouvoir s’aventurer dans la Constante d’Archimède.
Comme les chiens fous qui tentent de se mordre la queue.
Au retour, je prends Reiningue par les champs. Le soleil se couchera bientôt.
Le Click and Collect est une stratégie cross-canal qui permet aux consommateurs de réserver ou de commander des produits en ligne, puis de venir les retirer immédiatement dans une boutique. Il s’agit d’une action qui s’inscrit dans la tendance du web-to-store en préparant au mieux la visite physique du client.
A VTT, le client vient prendre possession de ses produits en utilisant tous les itinéraires permis alternant chemins, sentiers, pistes.
J’ai essayé aujourd’hui.
Le parking du grand Décathlon de Wittenheim est vide. Un désastre!
Premier magasin: Décathlon Wittenheim, parcours fastoche. A Staff, je prends le Sahel Vert et j’arrive au Terril Anna. Le vigile filtre les entrées du magasin désert. Des tas de colis attendent à l’entrée.
Ah non monsieur, nous n’avons qu’une commande à votre nom! peut-être avez-vous commandé à notre autre magasin de Dornach?
Décathlon Dornach. Le vigile fait les livraisons sur le parking
Et me voila parti à Dornach, au pif!…
Puis c’est le retour, je passe à Morschwiller sous la quatre voies et je rejoins Lutterbach. Ensuite Reiningue et la forêt jusqu’aux étangs de Cernay
Ça marche! L’essentiel étant de commander de petits articles pas trop lourds et peu volumineux pour le retour, surtout dans les single!
L’avantage, c’est qu’on n’attend pas la commande qui vous attend. Tout le temps passé peut donc être consacré au vélo. Ce qui n’est pas le but recherché, bien entendu, puisqu’il s’agit de vélo dit utilitaire.
C’est déjà de l’histoire. L’histoire d’une histoire.
Revisiter le vieux temps, c’est tout ce qu’on peut faire. En somme on vit à crédit, sans rien construire, ni produire. Le temps s’est arrêté pour un temps incertain. Je puise au fond de mon fonds photographique en tentant d’exhumer une quintessence improbable de ce qui a fait un peu notre raison d’être, notre condition d’existence.
Des cols à vélo par milliers. Les Vosges comportent environ 400 cols. En France on peut compter sur 10.000 cols. De quoi se faire les mollets!
La Confrérie des Cent Cols est née il y a un peu plus de quarante ans sur la base d’un principe simple et fédérateur: gravir des cols à vélo.
Tous les cols, des petits, des grands, des moyens, sur la route ou sur les sentiers.
Cent cols, c’est le prérequis de base pour y entrer. La plupart des membres sont issus de l’ex FFCT devenue FFVélo. Avec les derniers évènements sanitaires, comme tous les clubs, la Confrérie a du mettre entre parenthèses ses rencontres et notamment son AG d’Autun prévue en novembre.
Dotée d’animateurs talentueux, la Confrérie c’est aussi un potentiel humain capable de recenser, d’agglomérer les cols routiers et muletiers du monde entier, ou presque. Un travail de titan qui mobilise beaucoup de savoir-faire et de l’informatique.
Gravir des cols à vélo, c’est un beau défi. Mais là où le modèle marque le pas, c’est qu’il faut prospecter des territoires de plus en plus lointains au fur et à mesure que les massifs voisins sont essaimés.
Atteindre cent cols à vélo pour un Breton, c’est déjà une performance. En atteindre mille, c’est un véritable défi.
Là où le modèle est fragile, c’est qu’il implique de nombreux déplacements motorisés et des hébergements pour ratisser les cols autour de soi. On ne peut pas dire que la formule est satisfaisante si l’on a la conscience sensibilisée à l’environnement et à l’empreinte carbone.
Soit! Mais alors on ne plus rien faire, direz-vous…et toutes les rencontres sportives sont concernées.
L’autre problème, plus délicat, c’est la baisse constante des adhérents. On sait son origine: le vieillissement des membres et la difficulté à recruter des forces vives sur un concept qui branche moins. Pas de miracle, la Confrérie subit la même érosion que la FFVélo à laquelle elle adhère et à laquelle la marque Cent Cols appartient. Ce qui est en cause c’est donc bien le modèle du cyclotourisme de club dans son ensemble…et le confinement n’arrange pas les choses car les plus anciens pourraient être tentés de ne pas renouveler leurs cotisations en 2021.
La lente érosion des adhérents cotisants de la Confrérie inquiète
Pour remédier à cette relative désaffection, la Confrérie propose de nouveaux challenges qui viennent s’ajouter aux Randonnées Permanentes au nombre de 18.
Parmi ces challenges:
le challenge sur les Lignes de Partage des Eaux » inter-mer » des Alpes créé au printemps 2019
le challenge des 100, 150, 200 plus beaux cols routiers des Alpes
dernièrement le challenge Jean Perdoux, du nom d’un des créateurs du club
Un groupe Facebook d’environ 1500 membres (dont 500 adhérents) est venu renforcer l’audience de la Confrérie…mais les vocations pour rejoindre le club se font néanmoins rares.
La Confrérie a de beaux atouts pour relever son défi, mais elle est freinée par le confinement du loisir cycliste.
Moi-même qui suis membre de la Confrérie depuis dix ans, je commence à marquer le pas. Cette année, j’aurai grimpé 74 cols (tout de même) et atteint près de 1300 cols depuis l’origine. Mais les nouvelles opportunités de font de plus en plus rares. Sauf à être un mordu et d’y consacrer un budget conséquent!
THANN: PN22/RN66, la dénivellation à nouveau sur les rails?
PN22 à Thann: un passage à niveau et des « trains » de véhicules à l’arrêt
Dans son journal de novembre 2020, le député du Haut-Rhin, Raphaël Schellenberger, évoque « un sérieux projet de dénivellation de la RN66 au niveau de la gare de Thann » …
On attend d’en savoir plus…
En 2019, un mémoire d’étude Master 1 avait été présenté par Antoine Schneider pour désengorger les bouchons dans la vallée qui ont lieu le matin et le soir liés au trafic pendulaire générés par les voitures.
70% des déplacements se font avec l’automobile et la fermeture fréquente du PN22 en traversée de la RN66 contribue à accroître le phénomène.
Deux solutions étaient exposées:
soit un passage souterrain des véhicules légers sous la voie comme au rond-point d’Habsheim
soit un passage dénivelé plus vaste passant derrière la gare (schéma ci-dessous)
Pour l’heure, on ne sait pas quel sera le dispositif envisagé dans ce nouveau projet proposé par la DREAL en juin 2019
source Rapport de stage Master 1Aménagement, Urbanisme et Développement des Territoires Université de Strasbourg Antoine Schneider-mai 2019
Pourquoi aime t-on les fake news?
La dernière envolée de fakes news de la semaine écoulée, c’est celle du documentaire Hold-Up. Je vous le dis tout de suite, je ne l’ai pas regardé mais je sais que les faits rapportés correspondent à des montages intellectuels bidonnés dont certains intervenants regrettent amèrement d’en avoir été les acteurs. Comme Douste-Blazy ou Monique Pinçon-Charlot qui dénonce un « montage choc au service de l’émotion et de la colère »..
Tant pis pour eux!
Les fakes news (fausses nouvelles) plaisent à une grande partie d’entre-nous, c’est pour ça que les réseaux sociaux les véhiculent autant. Mais si les fausses nouvelles plaisent, c’est qu’elles contentent tous ceux qui refusent l’info officielle supposée, par principe, biaisée, tronquée ou arrangée alors qu’elle est complexe. C’est le cas en politique notamment ou l’extrême-droite se complait dans des explications simplistes comme la fermeture des frontières lorsqu’il s’agit de s’attaquer à l’immigration clandestine.
Par exemple, la théorie « du grand remplacement » fait les délices de l’extrême droite puisqu’elle permet d’expliquer simplement une thèse complotiste qui viserait à remplacer une partie de la société et sa culture par une autre. Tout serait donc arrangé en haut-lieu secrètement.
Dans les moments de crise comme celle que nous vivons avec le coronavirus, les théories complotistes font florès. Depuis l’origine du virus répandu volontairement sur la planète par un laboratoire, jusqu’à la pénurie de masques ou l’absence de lits d’hôpitaux.
Ce qui fait aussi recette, ce sont les théories qui vont à l’encontre du darwinisme et de l’évolution du monde.
Non la planète n’est pas ronde, oui l’histoire de l’homme relève de Dieu; ces principes de plus en plus répandus dans le monde moderne tendraient à remplacer la science par des croyances moyenâgeuses.
Selon la Bible, au livre de la Genèse, Adam est le premier homme à avoir été créé par Dieu lors du sixième jour de la Création à partir de la poussière de la terre qu’il façonna à son image, avant de l’animer de son souffle. C’est la thèse des créationnistes qui veulent imposer bible et coran comme des ouvrages scientifiques.
Méfions-nous aussi des contrefacteurs puissants, comme Trump, capables de manipuler des vérités et ainsi d’en tirer des fakes news à longueur de tweets.
Mais la frontière est ténue entre fakes news et légende ou fable.
Selon Pierre Bayard, professeur de littérature et psychanalyste, interviewé par Médiapart, le réel passe par un « écran de fables » ; or ces mêmes fables permettent de tracer un chemin « à travers la complexité illisible du réel », et même d’inventer ce qui n’existe pas encore, par exemple un monde meilleur.
L’entreprise de commerce automobile Feu Vert a un paquet de vélos électriques sur les bras avec le confinement. Ils ne sont pas seuls à disposer de stocks puisque seules les réparations de cycles sont autorisées.
La solution c’est de commander en ligne et de se faire livrer. Ce à quoi Feu Vert s’engage.
Feu Vert inonde sa clientèle de SMS
Le petit commerce a du souci à se faire face à la force de frappe des grandes surfaces.
Ce n’est pas dans la culture du petit commerçant de se lancer dans le click et collect.
Acheter un VAE en ligne peut aussi réserver de mauvaises surprises si l’on s’est trompé…et ne pas oublier qu’un vélo de loisir est actuellement assigné à tourner dans le quartier!
Il place le lavage de mains et la distanciation parmi les actions préventives les plus efficaces contre la contamination.
L’hygiène des mains.
La distanciation physique.
Le port du masque quand la distanciation physique est impossible.
Mais pourtant le masque semble être privilégié dans les écoles, les collèges et les lycées. On soupçonne à présent les institutions scolaires d’être des vecteurs importants de l’épidémie….jusqu’à envisager de fermer à nouveaux les établissements
Mais nos chères têtes blondes ont-elles compris à quoi sert l’usage du masque?
Je passe quotidiennement là et je ne peux que constater que les masques jonchent le sol à la sortie du collège. Des images filmées ce matin, peu après l’heure de la rentrée en classe
Potentiellement contaminants, j’imagine que la leçon n’a pas été comprise ou plus simplement que la leçon n’a pas encore été dispensée.
Si le masque est là, jeté à terre, alors le virus peut y être aussi…ou alors je ne comprends rien aux mesures prophylactiques.
Je suis parti de nuit pour ne pas être repéré, ni vilipendé par la doxa sanitaire. Sur le rivage, une barque m’attendait. J’ai pris les rames et tout doucement je me suis éloigné du rivage.
Mon vélo installé à l’avant n’en menait pas large. Il redoutait un naufrage où un suicide. Jeter son vélo à la mer, c’est une mort atroce, pour un vélo aussi.
Puis en accostant, le petit jour est venu. J’ai déposé mon sac, mon vélo. Puis j’ai commencé à tracer ma piste.
Vingt mètres de long, c’était mon mini-confinement. Mon virus m’accompagnait. Quand il a vu la mer, il s’est baigné. Puis a disparu.
L’effet de la pandémie est manifeste sur le trafic aérien.
Tous ces milliers d’avions, ces pilotes, ces personnels à l’arrêt dans un domaine où les technologies et les capitaux immobilisés sont gigantesques ne présagent rien de bon.
Les chasseurs peuvent reprendre leurs activités normales
Au nom d’un principe, celui d’une nécessité de réguler la faune sauvage et en particulier celle des sangliers qui font de plus en plus de dégâts en périphérie des agglomérations.
Soit! je ne suis pas spécialiste de la chose tout en observant que le monde de la chasse bénéficie d’oreilles bienveillantes en haut-lieu.
Les chasseurs auront donc le droit comme bon leur semble d’aller et venir sans tenir compte des interdits sanitaires qui s’appliquent à d’autres catégories de loisirs de plein air.
« Tous les utilisateurs de la nature doivent se rendre compte qu’on ne peut pas organiser une battue et se retrouver, en pleine traque, face à des quads, des VTTistes, qui créent ainsi un danger pour eux et hypothèquent les résultats de la chasse » Gilles Kaszuk président de la Fédération des chasseurs du Haut-Rhin 27/10/2012
Cela dit, la question qui se pose est de savoir comment et quand nous allons pouvoir reprendre nos activités normales?
Si des pans entiers de l’économie sont à l’arrêt, le monde des loisirs et du sport aussi.
Les associations ne peuvent même pas tenir leurs assemblées statutaires souvent en fin d’année et donc le lien social pourtant ténu risque d’être rompu définitivement car nombreux seront ceux qui choisiront de ne pas renouveler leur adhésion du fait de l’absence de perspectives en 2021. Comment définir un projet? un programme? un calendrier?
Plus préoccupant, ce qui se dessine, c’est un changement en profondeur de nos modes de vie, de notre distanciation à l’égard de l’autre puisque le risque épidémique est appelé à durer et à se renouveler sous l’effet du mondialisme qui dérégule à l’excès et des outrances environnementales. On croyait la Chine en pointe sur ces registres, mais l’on découvre que le Danemark élimine à la hâte 18 millions de visons en élevage intensif porteurs du virus.
Il est donc urgent de revoir nos modes de production débridés et de mettre un frein à cette mondialisation des échanges.
Je vois poindre une forme d’individualisme dans le monde des loisirs auquel tout le monde n’est pas préparé.
Le pire est-il derrière ou devant?
La segmentation sociale en fonction des générations est de plus en plus souvent évoquée pour combattre l’épidémie. Une fraction importante de la société est de fait exclue.
Dans les Ephad, dans les hôpitaux, l’âge est déjà un des déterminants de notre avenir sanitaire. Ce qu’on supputait du bout de lèvres semble avéré, on laisse « partir » des gens pour lesquels on ne peut plus rien. « Il faut bien mourir de quelque chose à la fin », c’est devenu politiquement réac de l’entendre dire.
Ce dimanche, près de 200 personnes, âgés de 10 mois à 84 ans, ont participé. Elles ont publié un photo d’eux en selle et ont exposé leur vision de la bicyclette. « Le vélo pour moi c’est la sensation du vent qui caresse ma joue« , note Robin. Sur sa photo, le petit garçon de 8 ans est coiffé d’un casque bleu pétant. « Et je voudrais que toutes les personnes aient un vélo et qu’ils arrêtent la voiture. » (à lire dans France Bleu Hérault)
Home-trainer contre jogging
Le jogging de quartier, un substitut au vélo
L’antidote à la privation de vélo sportif, pour nombre d’entre-nous, c’est le home-trainer. Je ne veux pas tourner ici en dérision ce qui fait le bonheur de la plupart des accros au vélo. Mais moi la simple idée de faire du vélo statique me rechigne. Je préfère le jogging. Non pas par goût mais par nécessité de trouver un supplétif à mon manque de vélo. Des joggeurs, on en voit partout dans les rues. Des jeunes et des moins jeunes. Je m’y suis mis sans trop y croire, persuadé que je n’en possédais pas les codes, ni la stature. Peu svelte et d’un pas lourdaud, mes débuts ont été hasardeux. Depuis le début de l’année, petit à petit, j’ai parcouru 450 km en petites foulées sans une seule perspective de concourir à un quelconque palmarès, je n’en ai aucunement l’envie.
Mais enfin, il est toujours réconfortant de voir des néophytes comme moi se mettre à courir pour suppléer à une forme d’ennui ou d’assignation à rester chez soi.
J’ai commencé le 7 février sans savoir à l’avance que le confinement allait me précipiter vers cette nouvelle discipline sportive fort prisée. J’ai même ouvert une rubrique « course à pied » sur mon blog le 6 avril après mes 150 premiers kilomètres.
Osez le jogging! (avec avis médical préalable si vous n’êtes pas entraîné à un sport car le jogging est exigeant sur le plan cardiaque)
J’avais eu quelques doutes avec ma crise chronique préoccupante d’arthrose qui s’est installée cette année. Tous les matins je prends appui sur la rampe de l’escalier pour soulager mes genoux en me levant et, accroupi, je dois chercher une aide de mes bras pour me relever. Les médecins disent que le jogging est mauvais pour l’arthrose alors que d’autres disent le contraire. Qui croire? cela dit pédaler ou courir ne fait pas souffrir davantage. J’ai en réserve des anti-inflammatoires dont je repousse l’usage.
Le click and collect va t-il s’imposer comme nouveau mode de consommation avec les restrictions sanitaires?
Feu rouge sur le marché de la consommation.
En fermant tous les commerces, le gouvernement table sur une baisse de l’épidémie de Covid. Et si cela ne suffit pas, on aura encore droit à quelques privations supplémentaires avec des fêtes de fin d’année chacun chez soi.
Pour l’heure on en est là.
J’entends les rancœurs de ceux qui ne peuvent plus travailler et de ceux qui ne peuvent plus acheter. Notre modèle économique, c’est celui de l’économie de marché. Je consomme, tu consommes, nous consommons,…y mettre un coin dans notre monde d’aujourd’hui peut surprendre.
En arrêtant tout, une fracture se produit. Portes closes, rayons clos, les consommateurs-citoyens doivent se réinventer à la hâte un modèle de consommation de subsistance. Des circuits courts, un système de la débrouille pour manger pour peu qu’on évite les rayons de supermarchés, une forme de marché noir que les anciens ont connu…et pour boire aussi depuis que les bars sont fermés. Mais nous n’avons pas, c’est vrai, des contrôles tatillons comme en avril qui prétendaient réglementer l’achat du pain un jours sur trois ou nous imposer la supérette la plus proche au coin de la rue.
Les alter-mondialistes ou les décroissants devraient être contents, on va pouvoir tester un nouveau modèle de consommation. Les hypers de quartiers, ces supérettes calquées sur le grand frère, devraient encore pouvoir prospérer. Les Aldi, les Lidl, les Carrefour Markets pourraient demain encore engranger de nouvelles parts de marché grâce à nos restrictions géo-spatiales. J’éviterai de parler de petits commerces, chez moi ils vont achever de fermer dans la rue centrale.
Comme on peut s’y attendre, ce type de commerces de détail moderne que sont les supérettes et grandes surfaces ont des concurrents sérieux, le commerce en ligne avec ses géants que sont Amazon, CDiscount, FNAC, Le Bon Coin, EBay,…
Clémentine Autain (LFI) y voit une opportunité pour la gauche: penser une filière de services publics de réparation, multiplier des lieux de type ressourcerie, ou faire des propositions de loi pour permettre une meilleure durabilité des produits. Il faut faire le pari que la crise du Covid sera l’occasion d’inventer ces nouveaux liens. (interviewée dans Médiapart)
Dès lors le petit commerce se précipite pour rattraper son retard avec le fameux click and collect: on choisit en ligne puis on va chercher soi-même, une sorte de mini-drive pour éviter l’hémorragie de clients.
Notre modèle de consommation ne va pas forcément dans le sens souhaité par les petits commerces; le frein, on le connait, c’est la voiture. Faire revenir en ville les consommateurs des villes moyennes est une illusion; ils ont tout ce qu’il faut à la périphérie dans les zones commerciales et sur le chemin du retour du travail, de larges places de parking à leur disposition ainsi que de vastes emplacements pour le drive où l’on a même pas besoin de quitter le volant.
Il ne sera pas simple de changer de paradigme. Pour y parvenir, il faudrait que les gens habitent en ville et que la ville redevienne attractive avec des logements abordables et des commodités pour y circuler à l’abri des pollutions.
Nous en sommes encore loin.
L’épidémie bat des records
On aurait tort, nous les encore bien portants, de pavoiser: l’épidémie de coronavirus touche peu à peu n’importe qui, de plus en plus de connaissances et des membres de notre cercle familial. Oui, attraper le virus ne nous conduit pas systématiquement en réanimation mais les complications pathologiques a posteriori ne sont pas encore connues. L’extrême tension sur notre système sanitaire ne cesse de nous interroger sur l’inadaptation d’un modèle envers lequel nous étions pourtant confiants et fiers. Il faut déchanter: non la France n’est plus en pointe comme on nous l’a tant laissé croire. Nos services sont débordés par des décennies de logique comptable, nos médecins sont en nombre insuffisant et nos soignants sont découragés pour longtemps puisqu’ils quittent le navire en pleine guerre devant la faiblesse des rémunérations (1798 nets en moy pour une infirmière – 28/32 de l’OCDE). Cette fois, il est à craindre qu’il n’y aura pas d’applaudissements aux fenêtres à vingt heures: les Français ont en marre et commencent à douter de la pertinence des soins.
Au chat et à la souris
Mon prochain paradis, l’ile de Echo Island (Canada) Il semble que s’acheter une ile soit encore le meilleur moyen de vivre à l’abri épidémique. Avec quelques aménagements, j’arriverais à bâtir une piste pour mon VTT quotidien sur les 3 hectares de terrain.(68000 dollars). Elle possède un générateur, le wifi, une cabane.
Combien de temps allons-nous encore jouer au chat et à la souris enfermés dans cet invraisemblable couvercle de lessiveuse qui pèse sur nos libertés? Non nous ne descendons pas vivre dans les caves comme des rats à chaque alerte, mais le simple droit d’aller et venir mis en question pour la deuxième fois cette année pose problème.
Le confinement semble marquer ses limites, soit il ne sert à rien, soit il n’est pas assez puissant car l’épidémie ne cesse de progresser. Chacun se forge ses propres convictions. Pour ma part, j’observe que notre manque d’éducation au risque épidémique est un élément moteur de transmission et que nos habitudes de vie ne sont pas en adéquation avec la distanciation naturelle qu’on voudrait mettre en œuvre. Mais ne n’est pas tout: notre modèle social, notre démocratie, notre urbanisation sont aussi des handicaps. On voit à quoi sont arrivés les Chinois pour vaincre le processus épidémique: enfermer les gens chez eux pendant des semaines. Ce à quoi, nous ne sommes pas prêts, pas encore.
DéTRUMPisation
Les Etats-Unis ne m’ont jamais fasciné. J’en suis resté à Rintintin. Des clichés de bas étages certes, qui font l’impasse sur la place des States occupée par son histoire, son potentiel scientifique et artistique de renom.
Mais qu’un abruti ait pu être élu à la tête de la première puissance militaire mondiale laisse songeur sur le niveau de médiocrité des électeurs. Nous aurons dans quelques mois l’honneur de tester notre conscience politique hexagonale après notre épreuve sanitaire.
S’il s’agissait de normaliser l’image internationale des Etats-Unis gravement abimée par les outrances de Trump, c’est fait. Le nouveau président Biden devrait tenter de redorer le blason de la première puissance mondiale notamment en reprenant sa place dans la lutte contre le réchauffement climatique et les accords de Paris. Son âge avancé permettra t-il seulement de recoller les morceaux?
Nous découvrons à travers cette élection le lourd contentieux qui sépare les électeurs des deux camps en présence, ceux des Démocrates et ceux des Républicains. Politiquement sur le plan intérieur, la différence entre Trump et Biden sera ténue avec une seule direction: à droite!
Le camp des Républicains pro-Trump ne laisse de me surprendre par ses croyances réactionnaires et extrêmes au nom d’une certaine idée de l’Amérique et nous renvoie à l’époque coloniale du XVIeme siècle, celle de l’Eldorado.
Il faut revenir à l’histoire fondatrice pour comprendre sur quoi s’est construite cette mosaïque d’Etats, un colonialisme puissant et dévastateur, un racisme assumé, et une exacerbation de la puissance par l’argent, les armes et la religion.
Ce triptyque c’est celui qui continue d’habiter l’Amérique profonde des « petits blancs » menacés dans leurs fondements par leur déclin démographique.
Souhaitons bonne chance à Biden…et à Kamala Harris, la vice-présidente!
Avoir des champs dans le rond, une chance. J’ai un peu débordé dans ma marge à gauche. C’est une rature.2 points de moins!
VTT aujourd’hui.
Dare-dare à donf. Mais je mouille quand même moins le maillot qu’au jogging.
Le samedi, méfiance! Les chemins périurbains sont blindés de monde en sortie « Covid ». Un jour, les vieux seront exclus du manège pour laisser la place aux actifs. Idem pour les magasins, les bus, les…
Ce sera la société conditionnelle. Cette possible ségrégation générationnelle viendra peut-être. Elle rappellera l’apartheid d’Afrique du Sud.
J’ai réussi à faire 200m de bosses derrière chez moi en repassant plusieurs fois
Donc aujourd’hui, je fais gaffe de ne pas renverser un octogénaire avec ses canes anglaises. Deux fois, trois fois, je repasse au même endroit.
Il est cinglé ce type sur son vélo, il ne retrouve plus son chemin ou quoi?…
Le VTT se prête mieux que la route à cet exercice, sinon je dois tourner entre Leimbach et Thann en permanence, c’est monotone. Et prendre une succession de carrefours à angles prononcés et stops. Avec le VTT, je sabre les angles en sautant les trottoirs pour ne pas perdre de vitesse. Chut!…
Cinq minutes avant le terme de la balade, je plonge dans la ville et j’arpente l’avenue à donf.