Les potins du lundi

De gré ou de force, un complexe cinématographique est édifié ici. Même si on n’en pas besoin. (Croisière Cernay)

Je résume.

Donc la comcom de mon territoire vient d’allouer 150.000 euros à un complexe de cinéma en construction. 150.000 euros dont auraient eu grand besoin nos pistes cyclables, trouées, ondulantes sous l’effet des racines.

Sur 46 délégués, un seul a voté contre. Cela démontre la grande cohésion de cette comcom pour faire comme avant: arroser notre pognon dans des opérations privées promises dans cinq ans à un plongeon financier. Chacun sait bien qu’actuellement le cinéma est entrain de virer vers du Netflix à domicile et que le spectacle en salle est en plein marasme.

Pour l’anecdote, c’est ce président de comcom qui rechigne à entretenir notre piste cyclable qui va de sa commune Aspach-le-Bas/Michelbach à Leimbach et à qui j’ai écrit le 12 aout dernier

la piste Aspach/Leimbach en 2018, les cyclistes allez vous faire foutre!

Le 1 septembre voici ce que me répondait le maire d’Aspach (et (président de la Comcom)

Une façon expéditive de noyer le poisson

Je résume encore

Le 29 mars dernier, j’ai poliment fait observer à la mairie de Vieux-Thann que le passage piétons et vélos au bout de la rue de la Thur est en mauvais état. (voir l’article)

D’autant plus en mauvais état que l’entreprise de bûcheronnage riveraine prend ses aises pour y déposer des branches de sapins.

Cette semaine, le policier municipal de Vieux-Thann m’a appelé au téléphone.

La barrière va être remplacée par un potelet central rétroréfléchissant et les branches de sapins retirées.

Y’a plus qu’à!…

J’en ai profité pour lui dire que l’itinéraire cyclable (Voie Verte de la Vallée de la Thur) rue Berger André est raté suite aux travaux de renouvellement de la chaussée. Il n’a pas dit non. On est reparti pour trente ans, au moins! (voir mon article du 15 juin 2020)

Il y aura bien une suite , début Juillet 2022 de la « Route du Diable 2020″….(page Facebook de Pascal Bride)

la Route du Diable 2022, départ Valence arrivée Cressia (non loin de Lons -le-Saulnier)

On ne présente plus Pascal Bride dit Bridou.

Malgré son Covid, Bridou a la force de préparer en 2022 les baroudeurs à vélos à une aventure hors normes, « la Route du Diable ». Mieux vaut prévoir longtemps avant une telle épreuve en effet puisque 2021 semble déjà bien compromis en matière de rencontres sportives.

Les amateurs de Paris-Brest-Paris (1200km/12000m/80h) peuvent tenter l’expérience de la Route du Diable. Mais il faut transporter ses bagages sur le vélo et trouver où se loger pendant les cinq jours impartis.

  1 180 km / 19 500 m /  120 h  / GPS

Un truc de ouf comme on dit qui force l’admiration des cyclos du diamche comme moi.

Pour en savoir plus il suffit d’aller sur le site ici ici ici

Panneaux oubliés

Plaque dite de cocher en fonte fin du XIXeme siècle

Ce panneau avait attiré mon attention. Il est à Felon dans le Territoire de Belfort. Je le trouve beau et bien conservé. Il a échappé à la vague de destructions massives des panneaux anciens, notamment ceux en en béton avec surface émaillée comme les panneaux Michelin.

Les plaques de cocher peuvent être réchampies pour leur redonner du lustre.

Panneau en béton émaillé de mon village natal

En 2010, mon attention avait été attirée par cette borne Michelin encore préservée. (Hiboox 20/2/2010)

site Facebook consacré à la restauration des panneaux Michelin en Alsace

sites en relation

http://panotheque.free.fr

http://plaquedecocher.fr

plaque murale émaillée









De la photo à la camera

Le DH ou Downhill (descente) au lac Blanc est vraiment grisant

J’y songe toujours.

Depuis que j’ai essayé la camera Valio en 2014, je n’ai jamais poursuivi dans cette voie. Trop compliqué à faire des montages, des résultats pas encourageants,… Depuis, il semble que les choses sont devenues plus faciles…

la camera embarquée a t-elle fait des progrès?

Alors, j’y songe à nouveau et j’examine le marché. En 2014, je n’avais pas persévéré, déçu par le résultat.

Résumé du trimestre

Il y a eu plusieurs jours où j’aurais volontiers flemmardé.

Le premier trimestre de l’année 2021 est achevé. Je ne sais pas ce que va devenir le second trimestre avec les restrictions qui nous tombent à nouveau sur la tête. J’ai décidé cette année d’abandonner mes carnets de sorties vélos. Je fais confiance à Garmin pour agréger mes performances.

En matière de performances, pas de quoi pavoiser: dès lors que l’on n’est plus mû que par la balade, il est illusoire d’enregistrer des temps, des distances et des pentes.

Voici ce que me dit Garmin pour le premier trimestre 2021,

692 km de route, 418 km de VTT et 39 km de jogging

Même sans objectifs affichés, je me contente de ce score qui je dois l’avouer est le résultat d’une certaine constance depuis le début de l’année. Il y a eu plusieurs jours où j’aurais volontiers flemmardé. J’ai eu affaire à une entorse le 20 février et voici à présent que je souffre d’une rhinite que j’attribue aux pollens.

Vélo de route

DateTitreDistancefréquence cardiaque moyenneVitesse moyenneGain alt
30/03/2021 13:41Altkirch59,9411323,1330
23/03/2021 13:27Bollwiller57,6811523,6267
20/03/2021 13:46Schirm-Hundsruck52,9612520,2815
16/03/2021 13:46Sternenberg52,512321,1382
06/02/2021 13:32Wuenheim-Guewenheim59,122,9273
04/02/2021 09:28Masevaux50,6110722,1321
01/02/2021 18:53changé chaine Route0
28/01/2021 13:32Mulhouse53,3812420,5126
26/01/2021 13:47Sentheim-Gildwiller52,2511721,8365
23/01/2021 13:48Uffholtz Cyclisme44,6211921,7284
13/01/2021 13:46Schirm-Rougemont47,7612419,3692
11/01/2021 14:31Wittelsheim-Diefmatten51,9111822,6229
10/01/2021 16:17Dannemarie60,1422,5218
08/01/2021 13:16Ensisheim50,0311822,1205
total692,884507

VTT

DateTitreDistanceDuréeGain alt.
08:51:33Bunkers Burnhaupt34,9202:51:01155
08:52:20Knapphutte27,0103:10:35348
14:31:33Schweighouse-Thann Sans catégorie18,5501:35:37121
09:28:33Thann Roderen Michelbach20,4401:33:54249
08:47:03tour de Thann25,7103:26:05507
13:53:03Thann -Reiningue34,903:10:1972
09:27:00changé plaquettes av000:00:00
08:41:27RammersmattMichelbach26,4302:46:25323
09:49:27Thann-Reiningue42,4408:06:21177
13:53:33Erzenbach-Pyramides22,7202:37:23619
14:21:23Thann 18,8201:37:05159
08:49:03Thann 33,1502:45:2580
18:57:00changé chaine VTT000:00:00
08:55:50Ollwiller28,7802:13:44214
14:43:33Thann 18,501:57:08361
08:50:33Willer sur Thur19,6701:51:39263
15:28:33Thann 13,6301:16:2331
09:02:21Michelbach tour du lac18,5901:53:36108
16:12:01Cernay-Rangen14,5900:50:58118
total418,853905

Jogging…

Typed’activitéDateTitreDistance
Course29/03/202108:36:27Cernay Course6,34
Course27/03/202109:14:28Thann Course6,16
Course25/03/202117:30:32Thann Course3,64
Course18/03/202108:58:56Thann Course3,13
Course19/02/202110:16:57Vieux-Thann Course5,53
Course13/02/202111:04:59Thann centre Course5,32
Course11/02/202111:14:45Thann Rangen Course6,95
Course05/02/202111:36:58Thann Course1,82

Une nouvelle décennie

Cette semaine, j’entame une nouvelle décennie. Une décennie à hauts risques pour ceux qui comptent avec l’âge car nous ne sommes pas immortels, hélas.

Je vois défiler, l’un après l’autre, des contemporains des arts, des spectacles, du sport, dans les rubriques nécrologiques. Comme hier Patrick Juvet un de nos rois du disco des années 70.

Forcément ça interpelle, comme dit l’autre.

Je vous souhaite de bonnes fêtes de Pâques, confinés.

Assignés à rondonner

Ainsi nous voici de nouveau assignés à rondonner.

Un sacré poisson d’avril!

C’est à dire à tourner en rond avec nos vélos comme des hamsters dans une cage. C’est la quatrième fois que le gouvernement de Paris nous joue un tour de cochon. Une fois c’était un mini-rond de un kilomètre de rayon, puis un autre de cent kilomètres, puis un de vingt.

314 km2

Openrunner, le site de partage de circuits sportifs, a cette fois amélioré son dispositif: il nous livre des ronds à la demande sur son application mobile. Je soupçonne fortement Openrunner d’être à la solde du pouvoir d’en-haut.

L’application mobile d’Openrunner permet de choisir votre rond de confinement.

Encore une fois, nous voila plongés dans l’abime de perplexité alors que le beau temps s’installe et que nous avons la tête remplie de projets ici et là. Pour un mois nous dit-on…mais rien ne dit que la situation sera pour autant meilleure en mai au rythme lent des vaccinations.

La punition est moindre puisque nos sorties ne sont plus limitées dans le temps et assorties d’une attestation.

Essai pour voir

Je me suis mis à échafauder un parcours cycliste dans le rond de 10 km autour de chez moi. J’obtiens un itinéraire de 100 km et 1500 m de dénivelé (avec quelques écarts hors cercle)

Les potins du lundi

Une miniature (Buhl)

L’avant n’est plus

A quoi bon potiner puisque l’essentiel de mon avenir est connu. Un avenir distant à l’égard des autres et des choses. Les gens de mon âge qui ont déjà un vécu doivent se résigner à vivre dans ce nouveau monde jusqu’à « la fin » sans doute. Car le temps passant, on voit que cette année écoulée a profondément changé la donne de notre quotidien, nos faits et gestes et aussi les perspectives d’avenir.

L’avant n’est plus, il est derrière. L’avenir reste à inventer. Les gens de ma génération n’ont plus rien à proposer. Ce qu’ils avaient construit a été détruit. Un mode de vie, des relations familiales, des projets coopératifs…un certain art de vivre.

Je me suis installé en témoin de la déconfiture de notre État régalien qui sape un à un les derniers bastions de notre démocratie. On voit jour après jour que le Roi est nu mais il continue à gouverner comme bon lui semble. Trois cents morts quotidiens, c’est la bonne jauge avec laquelle il va falloir apprendre à vivre. Puis lorsque tout le monde aura été vacciné, il faudra recommencer pour les variants suivants exhumés de notre modèle planétaire libéral.

Oui, je sais c’est déprimant.

Vous avez dit gardons nos distances?

Même les cyclistes se font prendre par le virus. Notre célèbre Pascal Bride, Bridou pour les intimes en fait la mauvaise expérience actuellement. Il s’en explique longuement sur FB. Tout va bien et patatras! vous voila cloué au lit. Défense immunitaire ou pas, le virus frappe sans distinction alors qu’on ne s’y attend pas et qu’avec les beaux jours, on a déjà des projets en tête. Le virus vous a frappé sans prévenir et pas nécessairement en faisant du vélo avec les copains. Il peut venir de la famille ou en faisant des emplettes ou encore plus simplement au travail. Le plus angoissant, c’est le tour que peut prendre le développement de la maladie. On le sait tous, au bout de quelques jours on peut manquer d’oxygène et se retrouver malgré soi en réa. Sans compter les séquelles éventuelles parfois longues à traiter. C’est pourquoi je redouble de vigilance au quotidien. Touchons du bois!

J’ai eu à deux reprises ces derniers jours l’occasion de constater que les recommandations sanitaires de distanciation sont à géométrie variable. Sur la route de Staffelfelden, deux pelotons de cyclistes d’au moins 12 à 15 participants chacun. Compacts, bien serrés entre-eux, comme le code de la route le recommande mais contradiction avec le dispositif sanitaire.

Et par ailleurs, un autre jour, un groupe de marcheurs traversant sur la route de Guewenheim à Roderen, une quinzaine là-aussi.

La réglementation sanitaire existe pour le plein air sportif: c’est six membres et deux mètres de séparation. Pour des cyclistes et des marcheurs, c’est théorique et illusoire. « Des branquignols, nos gouvernants » a lancé un marcheur sur le net. Quant aux cyclistes, ils étaient déjà loin avant même que je puisse les entendre.

Tout ça pour dire que nos contaminateurs ne sont pas que les autres, ceux qu’on soupçonne de ne rien comprendre à l’épidémie; les contaminateurs sont aussi parmi nous, des gens comme vous et moi qui se jouent des gestes barrières et de la distanciation, seuls antidotes provisoires à la propagation. Martine Wonner, médecin et députée proche de LREM, a animé une réunion publique à Mulhouse, « que vous êtes beaux sans masques » a t-elle déclaré aux adeptes de la méthode Coué qui refusent toute discipline sanitaire. Et mon médecin de quartier a préféré se projeter…aux Comores! C’est son choix. Macron ne voulait-il pas servir l’Afrique en vaccins alors que nous en manquons!

On a connu en d’autres temps la délation et dans les pays communistes, chacun épiait l’autre. Faudra t-il en arriver là? Cette désobéissance civile qui va grandissant est la marque d’une défiance de la population en réponse à des injonctions gouvernementales infantilisantes. Dans les cercles de pouvoirs, le Français est perçu comme un imbécile qui ne comprend rien…et certains comportements semblent le démontrer, hélas!

La marche, le vélo et…la bagnole

Les transporteurs en commun se désespèrent, ils n’ont plus la cote. La faute au virus qui fait fuir les clients. Les bus « Macron » viennent de différer leur reprise suite au nouveau confinement de l’Ile de France. Au palmarès des mobilités, la marche, le vélo et la sacro-sainte voiture et ses SUV gloutons pour la planète.

Pourtant les constructeurs d’autos se plaignent de voir leur marché contracté de 20% avec le virus. C’est à ne rien comprendre. L’autre paradoxe, c’est qu’un constructeur automobile ne sait gagner de l’argent qu’avec des voitures lourdes et rapides. En revanche pour le vélo, plus il est léger, plus il est cher! Comprenne qui pourra. Quand la 2CV est née, le cahier des charges prévoyait une auto économe, confortable, pour deux personnes et 50kg de patates!

Guebwiller et le vélo

Je me suis un peu éloigné des mouvements cyclistes urbains. Trop de tâtonnements, pas assez revendicatifs à mon goût. Les élus une fois en poste oublient très vite leurs promesses électorales et vertueuses. A Thann, tout est déjà oublié (voir ici), aucune traduction dans les faits d’un quelconque engagement de la nouvelle équipe élue. A Guebwiller, le mouvement pro-vélo se muscle et tente un sondage d’opinion parmi les usagers. C’est louable. En revanche ce qui est regrettable que Guebwiller reste aux prémisses du minimum requis pour rendre le vélo accessible voire sécurisé et agréable.

La plus petite bande cyclable de Guebwiller, rue Théodore Deck: 20 mètres! L’œuvre de rigolos sans doute qui se foutent des cyclistes.

J’ai remonté et descendu en touriste pendant vingt ans au moins cette infâme route Théodore Deck pour grimper ensuite le Bannstein sans y voir l’ombre d’une amélioration. Même avec cet ersatz de piste cyclable rue Schlumberger, le compte n’y est pas.

Pour un touriste à vélo aller chez Husser ou chez Helfter est cependant devenu agréable par l’avenue de la République depuis qu’elle a été rénovée et marquée zone de rencontre…et donc à double-sens cyclable.

Thann, ses bières et spiritueux

Le Madha, quinquina des Alsaciens-Lorrains fabriqué à Thann. Une affiche illustrée par Hansi et Zislin, deux dessinateurs humoristes pro-français. On reconnait une Alsacienne agitant son mouchoir aux troupes françaises défilant dans la vallée et à l’ombre d’un bois une silhouette d’espion allemand

Le monsieur a sonné à ma porte et m’a tendu son livre « Bières-vins-liqueurs-spiritueux » Thann.

(ISBN 2-9509779-0-1)

image DNA

Jean-Marie Bluntzer fait du porte à porte pour présenter son ouvrage écrit en 2015. A vrai dire, il n’y a pas beaucoup d’écrits mais surtout des images en témoignage de l’histoire des alcools produits à Thann dans le passé.

Si Thann est aujourd’hui encore connu pour son vignoble réputé du Rangen, la ville était au XIX siècle le siège de nombreuses brasseries, telles les brasseurs Altheimer, Humberger, Seitz, Schneider, Jaegger, Claer ou Dufour.

Mais Thann était aussi réputé pour ses distilleries parmi lesquelles La Grande Distillerie Thannoise installée rue des Généraux Ihler. Tenue par Henri Faller et Auguste Heysch, l’établissement sera ensuite repris par la famille Hanss.

Une autre distillerie appelée Grande Distillerie Alsacienne est fondée en 1865 par Charles Hahnart, 9 rue des Cerfs.

On picolait dur à l’époque et même le corps médical encourageait à la consommation…comme ici le docteur Stephan qui vante les bienfaits (pour les débiles et l’estomac) du Madha Quinquina à base de plantes importées de Madagascar.

L’ouvrage est disponible chez son auteur, Jean-Marie Bluntzer, 101, rue Kléber à Thann (03 89 37 03 50).

Vous aimerez peut-être aussi…

journee-du-patrimoine-a-thann

Les potins du lundi

Gardons nos distances! Vive le lift! Voici le moyen de ne plus croiser madame Michut dans l’escalier et de risquer d’attraper son Covid

La société (é)mouvante

Comme les sables, la société est mouvante: elle ondule, elle se conforme, elle se réforme, elle se déforme, elle se reforme, elle se répand ensuite, elle est devenue ductile. Mais elle s’interdit encore le tactile en ces temps de distanciation.

Toucher l’autre par convention est une infraction aux bonnes mœurs. On ne sait pas encore comment va faire la planète pour reproduire ses humains…

Il faudra le faire en douce puisque la proximité de l’autre est devenue à haut risque pandémique. Les thèses eugénistes ont de beaux jours devant elles. Déjà la natalité fléchit dans nos peuples de l’Occident. C’est plutôt « je t’aime moi non plus ». Elle régressait déjà avant la pandémie mais les experts prévoient encore une aggravation puisque nous sommes appelés à voir se développer les virus couronnés avec des épines pathogènes pour notre genre humain. « Aimez-vous les uns les autres » disait l’autre. Je voudrais l’y voir…

Alors c’est décidé, on va faire un monde de vieux.

Faire monde avec des vieux, c’est pas une vie. Surtout que ces vieilles badernes souffrent déjà d’un tas de comorbidités! Un monde de vieux ne décourage pas l’économie, il suffit d’adapter le marché à la nouvelle donne, celui du lift.

Assistance généralisée à bord des bagnoles, à bord des vélos et des trottinettes, assistance à domicile, assistance publique, la demande ne risque pas de fléchir. Heureusement on a là-bas un peuple docile de petits Chinois capables de nous dorer la pilule.

Le seul hic, c’est quand tous les vieux auront disparu. Il faudra donc tout reprendre à zéro mais les vieux s’en foutent comme de l’an quarante.

S’agissant des thèses eugénistes, qui consistent à sélectionner les individus, des philosophes accourent. L’épidémie réveille des consciences: pourquoi vacciner les vieux en premier au lieu des jeunes qui doivent suppléer à nos fragilités et qui prennent beaucoup de risques dans leur quotidien ? Hitler ne s’était pas embarrassé, il avait décidé de supprimer les Juifs, les handicapés, les homosexuels supposés déviants du genre humain. Il faut s’en souvenir et même le rappeler.

André Comte-Sponville: on ne peut pas sacrifier toute une économie simplement pour des raisons sanitaires.

C’est la thèse du philosophe André Comte-Sponville: « Nous sommes punis par là-même où nous n’avons pas péché. (…) Il est écrit dans la Bible ‘Croissez et multipliez-vous’. Aujourd’hui, la surpopulation aboutit à une catastrophe écologique annoncée. » déclarait-il sur France Inter le 13 janvier 2020. Depuis que le virus nous a frappé, ACS n’en démord pas « Il n’y a pas lieu de pleurer davantage sur les centaines de décès de la COVID par jour que sur les milliers d’autres morts » (France Info 10 novembre 2020).

Je vais me remettre à la lecture d’Aldous Huxley dans Le Meilleur des mondes.

Il est vrai que plus on vieillit, plus on s’expose à la mort, car la mort existe toujours, parait-il! Mourir en bonne santé, voila une idée qu’elle est bonne aurait dit Coluche. Alors je m’y attache du mieux que je peux même si un accident fatal est si vite arrivé.

S’agissant du vélo, on pourrait aussi se demander si paradoxalement son usage ne contient pas les germes d’un infertilité chronique comme le supposait le docteur Bouloumié: la pratique du vélo est-elle «congestionnante» ou « décongestionnante » , s’interroge le docteur en 1890?

Sommes-nous manipulés?

Cette probabilité revient sur le devant de la scène tout en épousant l’idée que nous sommes les victimes d’un complot. L’État(présupposé sous l’empire de puissances occultes) nous manipule pour mieux nous dominer et nous priver de liberté. Cette théorie qui trouve ses origines dans les bas-fonds de l’ésotérisme nous éloigne du monde moderne, rassurant et cartésien. Le virus ne serait qu’une invention destinée à mieux nous contrôler. Il faut dire que le traitement de l’épidémie par nos États démunis, les approximations, les décisions irrationnelles constituent des arguments de choix pour les opposants aux règles de confinement, de distanciation et de déconfinement confinés.

C’est marqué dessus comme le Port-Salut

Le Bicycode a vécu.

Un lobby de l’antivol s’est attaché à prévenir nos vols de vélos. Il y est parvenu en faisant immatriculer tous nos vélos neufs. Remarquez moi, je n’en ai rien à cirer du gravage de nos vélos; c’est pour les neufs et moi je n’ai que des vieux vélos. Je sais que le terme d’immatriculation fait jaser car notre plaque ne sera pas visible par les centaines de caméras de vidéosurveillance qui pullulent dans nos villes, mais pourtant, notre vélo sera bien inscrit dans un fichier comme celui des cartes grises des bagnoles.

accéder aux données de votre voiture est déjà possible

Pour comprendre de quoi il s’agit,

voir ici et aussi ici et aussi

Sur les 8 méthodes de marquage, 5 sont retenues.

Cela dit, les promoteurs de ce marquage en sont pour leurs frais, le Bicycode à l’origine du mouvement promu par la FUB qui consiste à graver un numéro dans la chair de nos cadres de vélo ne sera pas homologué: trop intrusif dans la matière de nos Ferrari de luxe en carbone ou en titane! Les machines à graver vont donc rejoindre les objets trouvés.

Isabelle et le vélo nous dit tout ici

Mes cols

Mon vélo commence à être suranné. Comme moi. Par la force des choses, j’ai du accepter qu’on appelle col le Petit Ballon. Mais je n’en suis toujours pas convaincu.

C’est vrai qu’écrire « mes cols » est présomptueux, un col ne nous appartient pas, il est à tout le monde. Cet abus de langage traduit cependant un besoin sentimental: on a fait corps un jour avec la nature de ce col. Plus ou moins long, plus ou moins haut, peu importe, le col nous a transporté d’un coté à l’autre de la pente, mon vélo et moi.

Liste de mes cols franchis…

Lister ses cols, une comptabilité notariale. Je dois en être à 1119 cols. Mais je ne m’attends plus à en franchir autant!
En fait dans la base de données du Club des Cent Cols (la référence) j’en ai très exactement franchis 1290 dont 99 à plus de 2000m

Confinement et vélo

Confiner les cyclistes pour freiner l’épidémie, voila qui ne va pas favoriser le vélo en montagne.

Pour connaître votre zone de confinement 1km/5km ou 10km, consulter ce site

Je ne peux pas m’empêcher de revenir sur cette bizarrerie qui consiste à édicter des règles de confinement différenciées suivant que la région ou la métropole ou le département subit des attaques épidémiques en forme de pic avec pour résultat de faire fuir encore plus vite les populations le prochain week-end.

Hier soir le gouvernement a choisi d’enfermer 20 millions de Français dans un rond de 10 km. En Île-de-France, dans les Hauts-de-France, mais aussi dans les Alpes-Maritimes, la Seine-Maritime et l’Eure

S’agit-il d’une distance ou d’une isodistance de 10km?

Les cyclistes parisiens confinés (ici le rond de 20km d’Openrunner). Autant dire qu’avec 10 km, il ne restera pas grand chose

On a déjà connu le rond de 1km, celui de 20km et aussi celui de 100km. Il manquait donc le rond de 10km pour achever d’expérimenter une recette anti-épidémie qui peinera à convaincre comme toutes les autres.

Certains de mes confrères cyclistes endurcis et grands voyageurs découvrent éberlués qu’ils sont devenus des pestiférés et qu’on les enferme à nouveau dans un cadre très étroit. Faire du vélo dans un rond de 10 km en région parisienne ne va pas être facile.

Je pense notamment aux cyclistes d’Ile de France retraités qui se préparaient à profiter du printemps pour partir grimper quelques cols pyrénéens ou alpins et pourquoi pas vosgiens. Ceux-là devront attendre.

Il semblerait que le pouvoir peine à sortir de cette imbroglio qui consiste à chercher la martingale de ce jeu de hasard qui consiste à contourner l’épidémie autrement que selon des règles pourtant connues et éprouvées par les Chinois:

  • interdire aux gens de sortir de leur domicile pendant un mois
  • vacciner massivement

Malheureusement aucune de ces deux actions n’a été tentée et maintenant il est trop tard, nous sommes submergés par le virus.

A la campagne s’enfermer chez soi est facile. A la ville il en va tout autrement. L’épidémie est bien la conséquence du « trop de populations concentrées » et de « la bougeotte » planétaire.

Je sais, mes convictions sont très primaires, voire moyenâgeuses.

Les potins du lundi

Blosen’AIR, sa passion le cerf-volant

Écrire serait-il impudique?

ils sont nombreux autour de moi à ne rien dire, à ne rien écrire. Je me suis souvent demandé si le non-dit n’était pas implicite, une sorte d’accord tacite entre les individus pour n’avoir pas à se justifier ou à contester tel ou tel principe ou, pire, une façon de renfermer en soi ses rancœurs, ses regrets, sa colère, voire sa haine. Et aussi sa joie!

A la lumière des derniers évènements crapuleux qui mettent en scène des jeunes gens, je me demande si l’humain n’a pas perdu ses repères essentiels parmi lesquels ceux qui s’imposent au vivre-ensemble. On jette la copine de quatorze ans dans la Seine après l’avoir rouée de coups pour être sûr qu’elle n’en réchappera pas et après on rentre chez soi sans l’ombre d’un remord.

Je ne vais pas faire un amalgame douteux avec un geste criminel mais le silence dans lequel nous enferme la distanciation sociale ne porte t-il pas en germe un accélérateur de nos dérives comportementales?

Un an déjà!

Oui nous avons bouclé une première boucle de notre nouvelle vie, la vie distendue de nos interactions sociales liées au virus. Le gouvernement gouverne comme il peut, un coup à droite, un coup à gauche, pour tenter de maîtriser les embardées du carrosse républicain.

Ces ministres n’ont en vérité plus la main sur la destinée du pays depuis de longs mois. Ils se présentent périodiquement devant les lucarnes, à tour de rôle, l’air contrit, pour nous sommer de porter le masque et de nous laver les mains. Ce sont des agents de salubrité publique. Mais malgré tout nos hôpitaux continuent de craquer. Ce personnel politique a grillé toutes ses cartouches et il est manifestement au bout du rouleau.

Dans mon quartier du Blosen (blasen en allemand veut dire souffler) souffle un vent d’Armorique. On dit que le vent breton chasse le virus, alors je respire le bon vent comme lorsque les sanas de Davos étaient recommandés aux phtisiques. Les soubresauts de la maladie inquiètent de plus en plus ceux qui ont comme moi le temps d’observer. Qui sont ces gens qui se bousculent en réanimation? quels sont leurs vecteurs épidémiques?…le corps médical est secret, on n’en saura donc rien. A moins qu’il ne s’agisse de sociologie? J’ai la vague idée que ceux qui colportent le virus se foutent des recommandations de distanciation et des mesures d’hygiène. Aux cotés d’une population rétive par principe, je soupçonne aussi une grande inculture sociale faite de pauvreté. Mais relativiser le risque en se disant qu’après tout ceux-là l’ont bien cherché n’est-il pas porteur de danger et favorable à la transgression? Ne va t-on pas voir naître des mouvements #mytoo anti-vaccins ou d’autres #mytoo j’menfousdumasque? On voit des professions comme le spectacle vivant se rebeller faute de perspectives et l’on suppute que le mouvement d’insubordination va rapidement prendre de l’ampleur le beau temps venant. On avait parié sur la vaccination avant l’été, mais comme rien n’est simple dans nos sociétés libérales, alors il faudra attendre un peu plus longtemps avant de pouvoir se rassembler en toute quiétude. Pour l’heure les programmes, les projets de voyages de l’été sont compromis.

Le variant de la Promenade

Quoi?… qu’est-ce que j’apprends?…Paris-Nice arrive demain sur la Promenade?… Estrosi, le maire de Nice, s’est réveillé la veille de l’arrivée de Paris-Nice, la course cycliste. On lui a sans doute menti contre son plein gré. Après avoir convaincu les ministères qu’il fallait vider la Promenade de Nice des variants anglais, voila Paris-Nice qui risque à nouveau de remplir le bord de mer de touristes à variants.

Vite, édictons un interdit d’arrivée sur la plage pour la course Paris-Nice!

Il est difficile par les temps qui courent d’organiser une course cycliste.

Scolyte, l’image choc

Cette image a été prise le 9 mars 2020. Il s’agit du bois de Wuenheim en contrebas du Vieil Armand (coté Sicurani).

Tous ces résineux sont morts du fait des canicules et des attaques de scolytes. C’est effrayant!

voir mon article consacré au scolyte en 2019

Jusqu’au bout de la vie

Le Covid est venu siffler la fin de la partie: nous ne sommes pas immortels comme on aurait pu le croire et du jour au lendemain un virus peut nous faire passer de vie à trépas. Au même titre qu’un accident de vélo dans une mauvaise rencontre avec un véhicule ou un virage mal négocié en montagne qui vous propulse dans l’abîme.

C’est une belle réflexion philosophique que nous livre Jean-Pierre Le Goff dans son livre « La Société Malade » qui vient de paraître (les Essais Stock).

Avant 1914, une catastrophe mondiale ne troublait le quotidien qu’avec retard

Jean-Pierre Le Goff profite qu’il a été malade au tout début du Covid pour nous livrer sa vision de la société moderne et de la façon dont elle appréhende la pandémie.

Mourir en bonne santé, c’est tout ce dont nos contemporains souhaitent. Sans parler de ceux pour qui la mort est une chose surnaturelle!

Tourner en rond pendant le confinement:un enfermement moral que l’on paie encore

Le Goff en profite au passage pour tailler des croupières aux médias et sur la façon dont ils traitent en direct l’épidémie avec des flux de paroles et d’images anxiogènes …

Les potins du lundi

Le retraité donne dans l’associatif, le sport, la lecture, la peinture, les voyages…tout ce qui l’occupe est bienvenu. Je plains les désœuvrés

Faut pas croire ce qu’on dit, le retraité ne fait pas rien.

Comme beaucoup j’ai un emploi. Un emploi du temps à rallonge. Je suis tombé dans le domaine des inactifs actifs il y a déjà quelques années. De crainte que l’inaction ne gagne tout mon corps et mon esprit, j’ai mis les bouchées doubles. J’ai aussi donné dans l’associatif. Donné est le bon terme, car dans l’associatif le travail est gratuit, même si parfois il coûte. L’associatif est à l’arrêt quasi total avec les restrictions. Quand la reprise arrivera, si elle revient, il faudra retrouver ses repères.

Car la vie, on aime ça. Et parfois on en redemande. En même temps je pense à tous mes congénères qui n’ont pas ma chance, qui vivent péniblement sans moyens et parfois avec une maladie invalidante. Je suis donc parmi les « chanceux », il faut en être conscient pour mesurer la difficulté des autres qui le sont moins.

Tenez, prenons ces nouveaux malades dits du « Covid long » et qui dans la force de l’âge peinent encore un an après à retrouver leur corps et leur esprit. Monter sur un vélo? invraisemblable, leurs poumons ne suivraient pas! On aurait tord de croire que le vaccin va tout simplifier et les les épidémiologistes tirent déjà sur le frein de nos ardeurs car il va falloir continuer de se méfier de l’autre. L’autre, cette étrange relation avec l’autre qui demande de la distance.

Chez moi un grand complexe cinématographique est en construction à Cernay

Un grand complexe de loisir en préparation (Croisière Cernay). La Croisière Cernay fait son cinéma (parking assuré!). Il y a une erreur de casting manifeste puisqu’il faudra aller au cinéma en bagnole. Encore une fois rien de structurant pour amener le changement de mobilités. La commission qui a acté le projet a t-elle une aussi courte vue pour oublier le tram-train et le vélo? Encore une fois ce sont les générations à venir qui vont récupérer le dilemme. Oui mais c’est vrai d’ici là le cinéma aura déjà fait faillite.

A la Croisière, la croisière des chemins fera que les autos pourront converger en masse le soir pour aller au cinéma. Figurez-vous que j’habite à l’entrée d’une vallée alsacienne, la plus peuplée des vallées du haut-Rhin. On imagine donc les nouvelles allées et venues que ce complexe de l’entertainment va entraîner. En même temps les petits centres culturels de Thann et de Cernay font la gueule: leurs salles vont perdre de l’intérêt et leurs finances en prendre un coup vu que les Collectivités préfèrent mettre au pot du grand complexe en construction. Résultat: une pétition circule « non au financement par le public d’intérêts privés! »

Des financements publics en direction du privé, la France en regorge. A commencer par toutes ces usines dont les patrons ont mis la clé sous la porte une fois les subventions encaissées. Remarquez, qui ne tente rien n’a rien en matière de créations d’emplois.

Mais pour un complexe de cinéma? j’ai de sérieux doutes sur l’avenir de telles salles.Le devenir de la production audio-visuelle est en effet en pleine mutation et remplir des salles suppose que l’industrie du cinéma ne soit pas happée par Netflix et Cie.

Ps: j’attends toujours que nos élus locaux dans leur grande bonté décide de créer une piste cyclable pour aller au cinéma de Cernay, ça fera au moins une bagnole en moins le jour où me viendra l’idée d’y aller

Match Amazon/Alibaba

Vinted, c’est le Bon Coin mais version Geek. C’est le palais des pleurs, les acheteurs chinent en direct sur la toile pour gagner kat’sous au point qu’il faudra in fine leur donner l’objet vendu. J’y ai trouvé des godasses de VTT d’occasion encore bonnes à bon prix, des Gran Canion à présent difficiles à trouver. Ce sera ma troisième paire.

Oui, mais j’ai du acheter des cales SPD compatibles avec le système Shimano. Sur le marché, Shimano nous voit venir. Sous blister blindé ce genre de produits coûte bonbon.

Vendues 8.95 euros chez Alltricks…et 12 euros chez Décathlon

Et chez Amazon?

14.24 euros chez Amazon!!! (port gratuit)

Amazon m’a habitué à mieux au niveau prix.

Et où croyez-vous que je les ai trouvées mes cales SPD? Chez Alibaba, le grand magasin chinois

3.05 euros chez Alibaba!!! (port en sus 3.03€)

Jach Ma, l’ex pdg d’Alibaba a construit un empire financier au pays du soleil levant. Mao Tsé Tung souffre énormément dans son mausolée car Jack Ma est aussi membre du parti communiste chinois. Comme quoi on peut être petit par la taille et savoir aussi faire le grand écart.
cales SPD Shimano vendues 12 euros chez Décathlon

Mon mari est fâché avec!

« La circulation du virus a continué de progresser [ces derniers jours] mais à une vitesse moindre que ce que nous pouvions craindre » (Jean Castex premier ministre). Tragi-comédie du pouvoir affolé par son incapacité à réduire la crise épidémique

Tout va bien, on est sous contrôle!

Cette duplicité des langages, tout le monde la ressent. Tout est sous contrôle, donc rien n’est sous contrôle. Le gouvernement continue sa valse d’interdits pour boucher les trous de l’hémorragie de Covid qui s’abat ça et là. Un couvre-feu ici, un supermarché fermé, un confinement le week-end, des berges fermées,…

C’est un peu la tonalité empruntée par les médias et les politiques. Avec le printemps qui vient, un grand vent euphorique s’est emparé de l’opinion. Oui, le variant anglais est moins méchant que prévu, oui on a bien passé les vacances sans trop de clusters. Il y a un hic du coté de Cherbourg, de la Moselle et de Nice, mais sinon on va bientôt pouvoir retourner picoler après 18 heures.

Le taux d’incidence Covid le 4 mars 2021

Assoiffer le marché du vaccin pour susciter le besoin, c’est une vieille ficelle du marketing. De quoi froisser les opposants!

Du coté des vaccins, ça marche fort vu qu’on récupère tous les invendus dont ne veulent pas les soignants (entre-nous, la défiance des soignants vis à vis des vaccins en dit long sur l’inculture crasse des gens qui sont appelés à nous guérir, il est vrai qu’à force de déqualifier le personnel médical, on se retrouve fatalement avec des gens moins formés, il suffit de constater le nombre de fumeurs dans ces professions pour comprendre que le tabac est un exutoire à un mal-être). Les centres d’appels sont débordés. La dame qui bavardait hier devant chez mon boulanger disait « on appelle, on appelle, on appelle…mais personne ne décroche… » faut essayer avec internet » lui dit l’autre, « oui mais l’internet, mon mari est fâché avec ».

Les potins du lundi

La reprise de la saison cycliste en 2021 avec un Covid persistant

L’épidémie va t-elle tuer aussi les clubs cyclistes?

Un grand club mulhousien de cyclotouristes (CCK) affiche sa reprise ainsi…

Dimanche ce sera la reprise officielle de la saison avec en plus
une météo agréable en prévision.
Par contre, covid oblige nous ne pourrons pas offrir l’apéro au retour.
Vous trouverez ci-contre les parcours ainsi que les gestes barrières à respecter.

Le séjour de Cinque Terre des Cent Cols annulé pour la seconde fois

Au Club des Cent Cols le séjour italien du club de mai 2020, reporté en 2021 est de nouveau annulé.

Aujourd’hui les clubs font profil bas: ils n’affichent rien dans leur programme, les assemblées se sont déroulées à la sauvette et les groupes de discussion sont désertés sur le net.

Potins basiques ce matin puisque je vais aborder des questions simples que tout cycliste habitué de voyages et de rencontres est amené à se poser. Si l’on a les questions, on n’a pas encore les réponses tant la crise épidémique semble insaisissable dans notre Europe empêtrée dans ses dogmes et ses valeurs. La France est frivole, on ne la brusque pas, on préfère vivre avec une épidémie qui frise les 300 morts journaliers plutôt que de garder ses distances. Garder ses distances, c’est notre problème de monde moderne et de ses cités peuplées. On devrait tous pouvoir s’acheter une ile.

Quand les rencontres cyclos pourront-elles reprendre?

Il est censé être l’alpha et l’oméga de la sortie de crise épidémique, le vaccin anti-Covid.

Par exemple après avoir été vacciné, on pourrait imaginer pouvoir à nouveau faire du vélo en groupe, participer à des rencontres cyclistes sans craindre de se contaminer.

Ce serait fabuleux, alors on n’attend plus qu’une chose: pouvoir être vacciné…

Cette solution qui semble simpliste tant elle résout l’ensemble du problème n’est pourtant pas envisageable à brève échéance puisque, on le constate chaque jour, les chiffres de gens vaccinés avancent à un train de sénateurs. C’est à dire très peu vite au point qu’il faut s’attendre à passer encore cet été avec un régime de semi-liberté.

Le gouvernement qui a la main sur les libertés publiques va t-il pouvoir débloquer les vannes qui interdisent de se réunir comme bon nous semble?

Jusqu’alors j’ai milité contre le certificat médical imposé pour participer en club vélo. Il s’agissait alors de vérifier qu’on était apte à faire du vélo. Pour moi qui fait du vélo comme je marche cela devenait une intrusion insupportable dans mon modus vivendi et non pas une question de santé publique. J’ai donc choisi de quitter les instances sportives qui s’étaient couchées devant cette injonction. Je dois avouer que j’ai accepté contre mon gré de quitter une organisation cycliste (la FFVélo) avec laquelle j’avais noué des relations amicales et réalisé plusieurs projets au cours des décennies écoulées.

Mais avec la Covid, il en va tout autrement puisque, potentiellement, c’est en contact avec d’autres qu’on prend le risque de se contaminer. Imaginons que la vaccination soit libre…alors lors de la sortie dominicale d’une dizaine de participants, on aura les vaccinés et les non-vaccinés ensemble. Du coté des vaccinés, pas de risque en principe si on est protégés contre tous les variants. Mais du coté des non-vaccinés, il suffira qu’un seul des dix participants (vaccinés ou pas) soit porteur de la maladie pour qu’il infecte tous les non-vaccinés…et nous créons un mini cluster. On connait dorénavant le mécanisme de contamination auquel je le constate nombre d’entre-nous ne prennent pas garde.

Alors je sursois, c’est à dire que je ne rejoindrai un groupe de cyclistes qu’avec un certain nombre de garanties…sinon, je resterai tout seul

Oui au certificat de vaccination anti-Covid

Le certificat vaccinal que l’on a tendance à baptiser « passeport » serait la solution. Vous vous inscrivez à la Randonnée des Trois Ballons Vosgiens mais à une condition, être vacciné, puisque c’est le seul moyen de faire barrage à la propagation du virus. Je ne vois pas comment les organisations sportives non professionnelles vont pouvoir à nouveau fonctionner sans prendre le risque de propager le virus.

Seulement voilà: deux obstacles de taille s’opposent à ce doux rêve de l’altruisme, se vacciner pour se protéger et protéger l’autre

  • d’une part vacciner prend du temps, des mois voire des années, et on n’imagine pas que tous les interdits d’accès ou de réunions puissent être levés sans garantie sanitaire
  • d’autre part c’est sans compter sur l’immense opposition que suscite cette obligation vaccinale parmi les anti-vaccins au nom de toutes sortes de principe dont celui de la liberté individuelle qui serait supérieure à la liberté collective de vivre en société.

On risque donc encore d’attendre longtemps avant de pouvoir reprendre le vélo collectif en toute confiance. J’observe sur les réseaux sociaux un silence: celui des clubs sportifs. Les administrateurs semblent tétanisés par l’interdit qui les frappe: aucun n’est en mesure d’avancer une solution pour empêcher que le club ne périclite. Faire du vélo à six, pas plus et c’est tout. Tout l’été risque de ressembler à cette injonction si entre-temps le virus ne prospère pas davantage.

En attendant je fais du vélo tout seul.

Clubs vélos et Covid

Il n’est plus possible d’organiser ce type d’excursion avec les mesures anti-Covid

Des dispositions particulières sont prises pour les clubs de vélos en relation avec la Covid.

Elles reposent sur des obligations de distanciation portées à deux mètres entre vélos et sur un nombre de participants limité à six lors des sorties.

En outre, il faut disposer avec soi d’un masque et d’un gel alcoolique.

L’ensemble des précautions à prendre sont rappelées dans le document de la FFVélo

Drogo attend Godot

Toutes nos activités sportives de l’été sont suspendues aux décisions sanitaires

La situation sanitaire m’amène à une comparaison littéraire. L’attente de Godot (En attendant Godot de Samuel Beckett) et l’attente de Drogo (le Désert des Tartares de Dino Buzzati)

Nous attendons tous une figure transcendante et tutélaire qui n’en finit pas d’arriver et qui pourrait nous sauver de nos échecs et de nos rendez-vous ratés. A présent, on le sait: on a eu faux sur toute la ligne dans le traitement de la crise sanitaire. De notre crise sanitaire!

Blâmer nos politiques? Pas facile car les prétendants fiables ne se bousculent pas pour remplacer ce curieux équipage brinquebalant qui cherche à hue et à dia la martingale du succès.

Le dernier exemple en date est celui de la vaccination faite d’errements et d’atermoiements. Là où nos voisins pragmatiques ont développé des centres de vaccination, nous préférons un clientélisme servile auprès des officines de médecins.

Désormais, des voix s’élèvent partout dans l’hexagone pour dénoncer les incohérences de ceux qui sont censés conduire les affaires de l’Etat et de nous dire la vérité: nous sommes incapables de juguler l’épidémie et au bout d’une année, la Covid enregistre toujours trois cents morts quotidiennement sans que rien des privations diverses n’inverse la tendance.

Vingt mille nouveaux cas de Covid chaque jour! Nous en sommes là, un an plus tard.

Le plus grave dans l’histoire c’est que notre gouvernement ne cesse de brûler chaque jour ses dernières cartouches: inonder de subsides l’économie à l’arrêt et décréter ça et là des confinements là où l’épidémie prend des tours plus aigus.

Dès lors, les épidémiologistes ne parlent plus de recul avant septembre prochain, mettant ainsi un terme aux projets estivaux des uns et des autres.Dans ces conditions, on voit mal comment la vie normale pourrait reprendre.

Cruelle désillusion pour nous tous.

Notre pouvoir semble devenu fantoche tellement il incarne le désespoir dans le Pays. Il ne reste donc plus qu’à attendre. Attendre les jours meilleurs avec le concours de cette Europe si peu engageante qu’elle peine à obtenir les vaccins.

Les potins du lundi

La Lettre Suivie est-elle infaillible?

Je le regrette: la Poste n’est plus ce qu’elle était.

L’augmentation du prix des timbres, soit! Il faut accepter que le service rendu soit devenu plus cher puisqu’il y a de moins en moins de lettres qui circulent.

Mais la qualité du service est aussi devenu un sujet de préoccupation. J’en veux pour preuve que la méfiance s’est installée sur la fiabilité de la transmission des courriers.

La Poste achemine t-elle tous nos plis?

Les réseaux sociaux nous abreuvent de gens mécontents qui ne s’expliquent pas pourquoi un avis est déposé dans leur boite alors qu’ils sont présents chez eux, pourquoi une lettre met huit jours pour rejoindre un quartier de la ville, pourquoi on vous dérange trois fois de suite pour vous adresser un pli recommandé dont le destinataire n’habite pas à l’adresse,…

Alors le client fait le gros dos, il évite de mettre un chèque dans sa lettre car rien n’indique que le destinataire va le recevoir dans les délais ou qu’il va être tout simplement égaré…et que vous n’allez pas risquer la coupure d’eau ou d’EDF. (je sais que le chèque est devenu un moyen de paiement obsolète mais on n’a parfois que ce choix là)

Dernière épreuve en date, la Lettre Suivie

La formule miracle avec laquelle La Poste va nous réconcilier, c’est la Lettre Suivie. Vous payez beaucoup cher plus pour voir à l’ordi votre pli voyager et obtenir une preuve que le service est correctement accompli. A la condition que votre lettre ne reste pas coincée au bureau de poste où vous l’avez déposée entre les mains du guichetier. C’est ce qui vient de m’arriver. J’avais constaté que dans mon bureau de poste, on invitait les usagers à déposer leurs plis non pas dans une boite fermée et inaccessible au public mais dans une corbeille en plastique posée à terre sans surveillance et donc accessible à chacun. N’importe qui pouvait donc vous piquer votre courrier une fois parti. Idem pour La Lettre Suivie, si vous la déposez dans la corbeille sans être flashée, rien n’indique qu’elle a été prise en compte par la Poste. Par mesure de précaution, je fais donc flasher par un agent en ma présence. C’est une faille qu’il faut connaître et savoir éviter…et c’est aussi étonnant que le personnel de la Poste ne soit tenu de pratiquer ainsi.

dimanche 21 février, ma lettre suivie déposée jeudi n’a pas encore quitté le bureau de poste si l’on se réfère au site de la Poste

J’en veux pour preuve que ma lettre suivi de jeudi n’a toujours pas quitté son bureau de poste depuis quatre jours. Pour le constater il suffit de consulter le site la Poste suivre un envoi

A tou.tes!

Je voulais vous parler d’écriture inclusive. Je ne sais pas si ce sont des féministes qui tirent les ficelles, des féministes intello.e.s cela va de soi, mais ce projet d’écriture inclusive est une connerie sans nom.

Je vais essayer de vous trouver des exemples…

Merci à tou·tes d’être à nos côtés.

Imaginez-vous lire un bouquin entier comme ça!

C’est un exemple de la complexité qui consiste à utiliser des points à l’intérieur d’un mot pour le rendre à la fois masculin et féminin.

La Disparition est un roman en lipogramme écrit par Georges Perec en 1968 et publié en 1969. Son originalité est que, sur ses 300 pages (variable selon les éditions), il ne comporte pas une seule fois la lettre e, pourtant la plus utilisée d’une manière générale dans la langue française.

Les petits Français sont fâchés avec l’orthographe, voila qui ne va pas leur faciliter la tâche.

Perec avait pressenti en 68 cette révolution féministe, il a écrit tout son bouquin sans utiliser la lettre e. Bien fait pour les nanas!

«grâce aux agriculteur·rice·s, aux artisan·e·s et aux commerçant·e·s, la Gaule était un pays riche».

Mais ce n’est pas tout, il convient aussi de féminiser nombre de noms jusque là masculin comme auteur qui deviendrait autrice. Pourquoi pas? on a déjà facteur et factrice, aviateur et aviatrice, acteur et actrice.

Mais pour Madame le Maire, comment va t-on dire? madame la Mairesse? Je m’y perds.

Le but est de battre en brèche une règle grammaticale pourtant simple qui veut que le masculin l’emporte sur le féminin.

Lever le pied

pas de doute, c’est le droit qui a morflé

Samedi, fin de la balade à VTT. A un kilomètre de chez moi, derrière le centre de tri (encore la Poste!) un arbre couché à la suite des intempéries. Un exercice facile. Je passe mon vélo de l’autre coté, puis j’enjambe le tronc. Je saute.

Crac! la cheville.

J’ai entendu le craquement. Pourtant j’ai des grosses godasses montantes, mes Gran Canion GTX Northwave

Je pédale quand même pour rentrer.

Mais pas de doute, c’est une entorse ou une foulure, je ne suis pas spécialiste de la chose. J’ai cette fragilité du maintien latéral des pieds qui se tordent facilement.

Je vais donc lever le pied quelque temps. Marcher est douloureux, mais pédaler non. Alors…

Êtes-vous en zone dangereuse?

La route dite des Américains

Les adeptes de compétition connaissent leurs zones par cœur. Normal puisqu’il est question de …zones cardiaques.

Les touristes à vélo s’en foutent un peu. Pourtant on aurait tort d’ignorer ce que l’on inflige à son système cardio-vasculaire, surtout en prenant de l’âge.

Une surveillance médicale est nécessaire avant d’entreprendre tout effort physique inhabituel.

Si je prends mon cas, l’ami Garmin m’alerte quand je fais mon jogging en zone 5 d’un bout à l’autre de la balade. La zone 5, c’est celle où le cœur est le plus sollicité, à plus de 90% de sa capacité max. Pour moi, c’est toute fréquence au-dessus de 141 puls/mn. A ce stade là, on voit qu’on est en zone rouge et qu’il ne faut pas trop exagérer.

Pour déterminer cette zone rouge maximum, il faut connaître son pouls maximum. A la louche, tout le monde sait qu’empiriquement, c’est 220 pulsations moins son âge et donc à 50 ans, 170 pulsations…et à 70 ans, 150 seulement. Il est donc illusoire de vouloir grimper un col aussi vite que vingt ans auparavant!

L’autre manière de connaître son pouls maximum, c’est lors du test d’épreuve sur un banc de pédalage avec un médecin. Pour moi c’est actuellement 157. C’est donc voisin de la méthode empirique, juste un peu au-dessus.

Et concrètement qu’est ce que ça donne?

Si je considère ma sortie VTT d’hier 17 février où nous avons grimpé jusqu’au Camp des Pyramides en-dessous du Molkenrain, voici comment Garmin reconstitue mon travail cardiaque…

Mon travail cardiaque par zones de la sortie VTT d’hier.40 minutes en zone 5, c’est déjà beaucoup. C’est pourquoi j’ai toujours mon affichage de cardiofréquencemètre devant moi au guidon afin de pouvoir mettre pied à terre…à temps.

A quoi correspondent ces zones?

Une activité en zone verte ou jaune est à privilégier dès lors que nous ne sommes pas compétiteur

Selon Garmin qui est une référence dans le monde en matière d’outils sportifs tels que GPS et montres connectées, ces cinq zones mesurent l’impact d’une activité physique sur votre capacité cardio-respiratoire.

correspondance en zones et effort cardiaque de la zone 1 à la zone 5 (en bas). Ainsi le seul fait de « travailler » en zone 2 est suffisant pour entretenir sa capacité respiratoire

Comment savoir comment sont calculées les zones?

elles dépendent de votre fréquence cardiaque maximale

exemple d’un enregistrement de fréquence cardiaque fourni par mon GPSMap 62S lors de ma sortie VTT du 17 février.

Difficile d’y voir clair dans ce mouvement de yoyo infligé à son cœur lors d’une sortie VTT.

Superposé au relief, on voit que le travail cardiaque est maximum en ascension…

Le travail cardiaque superposé au relief (en vert)

Mais le travail cardiaque remonte aussi sur le plat vers le km 18, pourquoi? tout simplement parce que sur la piste cyclable, on a mis les booster pour rouler plus vite (courbe bleue) derrière un type qui voulait en découdre. Je sais c’est typiquement macho.

Les potins du lundi

Il est parti trop tôt

Ma mère me l’a dit, tu rentres dans la zone dangereuse avec tes soixante-dix piges à l’approche. Elle a un peu raison, je vois autour de moi filer tout droit des connaissances que la Grande Faucheuse n’épargne pas. Je m’accroche aux branches comme je peux pour ne pas être emporté tout de suite par cet ouragan qui vise des septuagénaires pourtant encore valides.

Forcément, elle a l’expérience ma mère! Elle n’encourage pas son gamin avec ses courses de joguinje et ses promenades dans les bois. Les bois c’est dangereux, c’est pas fait pour s’y promener, c’est d’abord pour les bûcherons et les chasseurs. Cette irruption du monde des loisirs dans la nature c’est comme une invention contre nature pour ceux qui ont connu les populations agraires.

Je ne note rien. Ou si peu. Quand la page blanche arrive le dimanche, alors je me hâte de pondre quelque chose qui puisse m’occuper l’esprit et aussi intéresser mes lecteurs assidus.

Voila plusieurs jours que je muris cette question: est-ce que ce sera pareil après?

C’est une question quasi philosophique qui en sous-tend d’autres.Savoir si après sera comme avant serait confortable car nous n’aurions qu’une seule chose à faire: reprendre le cours de nos habitudes passées.

Les politiques, en peine d’idées, seraient les premiers satisfaits, ils pourraient reprendre leurs combats d’hier et les affûter. Les grands thèmes de droite, à ma droite, les grands thèmes de gauche…à ma gauche. Cette conséquence simpliste de la fin de l’épidémie pourrait convenir au moins à rétablir les grands schismes qui opposent la planète.

Les nostalgiques du cinéma « de chez nous » seront comblés avec cette chaîne YouTube

Mais, pour l’heure, nous sommes au présent épidémique et l’on voit au loin se profiler de mauvais présages qui feront que rien ne pourrait être « comme avant » pendant longtemps. Ce réflexe du retour en arrière est confortable car rien de nos certitudes du passé ne serait abandonné.

Nos relations sociologiques, notre rapport à l’autre, nos projets de vie, nos habitudes culturelles, nos envies de découvertes d’horizons lointains, nos fêtes familiales, de quartiers, républicaines, religieuses,…, nos pratiques sportives. Toutes ces habitudes du passé redeviendront-elles comme avant?

La perspective que oui tout va revenir n’est pas assurée car au fil du temps qui passe, ce sont de nouveaux écueils qui apparaissent.Ceux purement simples des fameux virus variants qui troublent les chances de la vaccination et qui s’affichent être de redoutables adversaires. Et ceux de l’empreinte des mesures barrières qui va laisser des traces indélébiles dans nos us et coutumes. Je baisse la tête en abordant l’autre sur le trottoir et je bloque ma respiration. Si un bonjour s’applique aux randonneurs, il s’échappe du bout des lèvres. Tout les usagers des territoires, cette France périphérique du terroir, courbent l’échine. Surtout les plus enclins à figurer parmi la liste des pestiférés en puissance, les moins jeunes, les comorbides avertis.

Pour les habitués du bougisme métropolitain, la cause est déjà entendue: nulle question de se priver! On part en vacances, coûte que coûte, puisque bouger est un dogme moderne auquel on ne saurait déroger. Quelle drôle de vie mène nos contemporains des villes obligés de se barrer à chaque week-end tellement la vie des villes semble invivable. Oui, nous retournerons à Phuket l’été prochain. Sans aucun doute. Sous le soleil des tropiques, la vie les attendra. Ces constructions de notre idéal touristique ne sont-elles pas à l’origine de nos derniers maux?

Serai-je captivé?

Je n’en obtiendrai pas la réponse, je n’en ai plus l’âge, mais j’ai comme la vague intuition que notre mal épidémique n’est qu’une conséquence de notre mondialisme en tout, celui des échanges du productivisme, du commerce qui va de pair et aussi de nos échanges culturels et ethniques. On ne me fera jamais manger du singe ou des insectes, ni même supporter des modes de vie en usage depuis des millénaires à l’autre bout de la planète. D’autres le tentent pourtant, on en voit les effets. J’ai connu les grands blocs, celui de l’ouest et celui de l’est. Chacun restait chez soi et se tenait sur ses gardes. Khrouchtchev tapait sur le bureau de l’ONU avec sa chaussure et la France agitait ses Mirages IV en signe d’épouvantail. Avec la détente, on s’est cru tout permis. Jusqu’à accepter des vaccins russes! La détente a parfois de bons cotés lorsqu’il s’agit de sauver la mise de l’autre.

J’ai circonscrit mes dernières lectures au Pays de Caux. C’est là que Michel Bussi m’a emmené avec son « code Lupin »…sur les traces d’Arsène Lupin. J’ai été plutôt déçu par cet ésotérisme dont on cherche en vain la conclusion. Mais j’avoue que le paysage du coté de la Seine et des falaises d’Étretat serait tentant à vélo. Me voici de nouveau dans le roman ésotérique avec le Pendule de Foucault. Il me reste à être convaincu par ce pavé de six-cents pages.

Circuler par temps de neige

La neige est revenue en Alsace. Ce n’est pas la même qu’en janvier. Celle-ci est plus fine, moins collante.

La question qui se pose tout de suite: est-ce que je prends mon vélo pour aller en course? Je ne suis pas un jusqu’auboutiste. Je tâte d’abord le terrain, je veux voir comment est l’état de la route avant de partir?

A huit heures, le déneigement

A propos de l’état de la route, à dix heures on peut rouler suite au salage récent, mais avec le froid de moins six degrés comme actuellement, le gel peut beaucoup changer le contexte de la chaussée deux heures après. En conclusion ce qui est vrai à 10 heures ne l’est plus forcément à 14 heures.

Ensuite je change de machine: un vélo de ville comme le mien ne va pas faire l’affaire, je préfère prendre le VTT et un sac à dos. Gants et casque indispensables car si je tombe, la tête et les doigts sont fragiles.

Je ne vais pas faire un cours. Je prends les axes traités quand bien même ils rallongent le trajet et je me cale sur une trace. Souvent c’est au centre de la chaussée. Ne pas hésiter à la prendre et à la garder car celui qui arrivera en face avec sa voiture va fatalement se serrer, c’est en changeant de trajectoire que vous allez risquer la chute. Le carrefour arrive, je passe en petits pas et sans frein. Le stop est glissé et ça repart. D’une rue à l’autre, le traitement n’est pas le même, il faut s’adapter. La moindre pente descendante demande plus d’attention car le mouvement s’auto-entretient même en arrêtant de pédaler. Pas de cale-pieds!

Pas de mauvaise blague non plus: devant chez le commerçant, on ne se vautre pas en sautant le trottoir, on s’arrête sur la route pour descendre de la machine. Idem en arrivant chez soi.

Ce matin ça pique bien les oreilles.

Les potins du lundi

C’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule.

Ce sont mes deux cent vingt quatrième potins. Depuis que je m’y suis mis, je n’arrive plus à m’arrêter. Cette excroissance de mes chroniques cyclistes m’est apparue un jour sans prévenir. J’imagine qu’alors le champ de mon domaine s’est senti trop exigu pour devoir en sortir. Comme si le cycliste moyen devait se cantonner à un devoir de réserve naturel excluant par principe tous les sujets qu’il rencontre au gré de ses pérégrinations. Comme si le cycliste était un citoyen de seconde zone où seule subsisterait l’amour de la pédale, une sorte de pédale et tais-toi!

Après tout ce plaidoyer n’est pas nécessaire, il est un juste une façon de m’échauffer dans l’exercice du jour. Je me rappelle qu’à l’école élémentaire, le maître disait « prenez le cahier du jour! », puis commençait le travail difficile pendant que les neurones étaient encore en éveil. Oui, se tenir en éveil, ce devrait être le lot de chacun de nous, surtout dans ces jours troubles où l’exécutif gouvernemental a pris l’habitude de se comporter en régime de dictature, d’urgence sanitaire, quoiqu’il s’en défende, un régime qui consiste à obtenir des sujets un blanc-seing pour maintenir l’épidémie en-dessous du seuil critique de réanimations. Car nous sommes depuis une année sans solutions et au surplus dépendant du bon vouloir de sociétés pharmaceutiques dont la philanthropie n’est pas leur credo.

Il est à présent manifeste que cette pandémie occupera une large page de notre histoire contemporaine. Ceux qui comme moi sont nés après guerre n’auront connu que la pandémie comme marqueur d’un phénomène cataclysmique pour le genre humain. Et encore! ne rien exagérer: les moyens sanitaires et les mesures de protection sont bien supérieurs à ceux de la grippe espagnole de 1919.

Les questions qui se posent à présent sont quand allons-nous en sortir pour le court terme et allons-nous changer de modèle politique, économique et planétaire pour les prochaines décennies?

Pour le court terme, on sait que la recherche va nous permettre avec le vaccin de passer au travers de l’orage épidémique. Même si les turbulences sont fortes au niveau des États, on arrivera à éradiquer le virus. On peut hélas regretter de voir notre Europe économique reléguée pour incompétence crasse et se faire doubler dans la course aux vaccins. C’est un constat qui pourrait peser lourd dans la balance lorsqu’on viendra nous dire qu’à vingt-six nous sommes plus forts que tout seul. Ne parlons pas de la France qui a démontré une fois encore qu’elle était devenue une nation d’arrière plan comme elle l’est déjà pour son école, sa justice, sa police, ses hôpitaux, sa recherche,…son industrie pharmaceutique et même pour sa démocratie jugée « défaillante » par The Economist.

Il est vrai que notre système politique n’est plus vraiment au goût du jour. La défiance du peuple à l’égard de sa classe politique a conduit à confier notre exécutif à une troïka brinquebalante (composante de droite, du centre et de gauche) et à générer une représentation de députés godillots sans expérience. Pour l’heure nous en sommes là. Jusqu’à quand?

Samedi, 14 heures, rond-point de la Croisière à Cernay

Samedi, 14 heures, rond-point de la Croisière à Cernay, des agents de ville font la circulation. En cause la gestion des bouchons du centre commercial tout proche. Ne me contredisez-pas: une grande partie de nos congénères n’ont rien compris à la propagation de l’épidémie. L’épidémie?… où ça ?… Ce qui revient à constater que loin de régler les flux de population, le couvre-feu à 18h a au contraire aggravé la situation. Le consumérisme dans nos sociétés modernes a pris le pouvoir, rien ne peut l’arrêter. Normal, puisqu’on a fermé toutes les autres attractions sportives et culturelles, le bon peuple se rabat vers ce qui reste: les centres Leclerc encore ouverts et ses appendices.

Demain, notre modèle de développement, sauf cataclysme ravageur sur l’humain, va engendrer une successions de déconvenues comme l’apparition des virus et des pandémies, le tout agrémenté des effets extraordinaires du changement climatiques dont on voit déjà les prémisses. Des tempêtes de vent, des inondations catastrophiques, des hivers raccourcis, des canicules à répétition qui mettent à bas l’équilibre forestier de nos régions septentrionales comme celles qui frappent le massif vosgien.

Il est déjà trop tard, mais on ne le dit pas assez car le moteur de la croissance débridée est le seul moteur qui nous parle à nous les terriens d’en bas.

Air et mer, à lire par mauvais temps

Parmi mes dernières lectures: la mer et l’air.

Des aventures de mer signées Victor Hugo

Dit comme ça, c’est hermétique. J’ai d’abord commencé par « Un Victor Hugo »: Les travailleurs de la mer. Ecrit à Guernesey, là où il vivait en exil, le roman de Victor Hugo me réconcilie avec un classique du XIXeme siècle. J’ai cherché en vain une quelconque accroche avec ma croisière aux îles anglo-normandes de 1986. Non rien! Juste un vague souvenir avec la maison de l’écrivain à Hauteville House. Mais le droit de mouillage de notre voilier de 11 mètres dans le port de Guernesey nous a fait déguerpir en vitesse avant d’avoir eu le temps de visiter l’ile.

En revanche j’ai bien profité de Sark grâce à la bienveillance de son seigneur.

Un roman moral et technique avec le premier bateau à vapeur qui fait la navette entre les îles et Saint-Malo. J’étais dans une belle continuité de lecture après « mes » Mémoires d’outre tombe de Chateaubriand (dont je ne suis pas venu encore à bout).

C’est en l’air que ça commence avec un curieux vol Air France. Voici que tombe le Goncourt 2020 avec L’anomalie de Hervé Le Tellier. Je chavire. Fernand Raynaud aurait dit « y’a comme un défaut ». C’est du polar? de la science-fiction?… je ne sais pas mais ça se passe en 2021 et Trump, page 206, doit appeler Macron « passez moi ce petit connard arrogant ». J’ai mis du temps à comprendre où on allait en venir. Si vous voulez savoir, c’est un peu Le retour de Martin Guerre multiplié par deux cents.

Bon je vais retourner à ma liste de lectures. Et j’espère ne pas y rencontrer mon double.

J’ai deux pavés qui m’attendent, un petit et un gros. Un Bussi avec Code Lupin et un Eco avec le pendule de Foucault.

Les potins du lundi

Ceux qu’on rencontre inopinément au bout d’un chemin

Il faut faire comme si rien n’avait changé ou apprendre à vivre avec. C’est un peu en substance ce que disent les cyclistes. Ceux qu’on rencontre inopinément au bout d’un chemin…et aussi ceux avec lesquels j’accomplis quelques kilomètres le dimanche matin.

Chacun en prend son parti. La nouvelle génération vit masquée, le masque étant devenu un attribut vestimentaire. Sur nos vélos où le masque est impossible, on évite de cracher à proximité de l’autre puisque le vélo du dimanche est une activité qui met en œuvre nos ressources physiques et pulmonaires.

Les marcheurs semblent moins concernés par ces exutoires peu civils. Ils marquent la pause et vont chercher le mouchoir salvateur au fond de la poche. Tout simplement. Ils sont plus civilisés

Ces considérations peu plaisantes et triviales doivent pourtant nous rappeler que le virus vient se loger là, dans nos narines en premier lieu, et qu’il faut se garder de tout rapprochement potentiel avec l’épidémie. Les gestes barrières sont hélas encore les seules protections élémentaires faute de mieux.

Didier Rose dans son édito de dimanche dans les DNA faisait observer que  » l’État n’est plus ici à la recherche du temps perdu. Il est en quête d’instants gagnés. Personne n’ira croire que boucler des centres commerciaux ou imposer des dépistages à la douane inversera de sitôt la courbe des hospitalisations dues au Covid.« 

Les citoyens aussi ne recherchent plus le temps perdu: ils l’utilisent à bras le corps, croquant la vie à pleins poumons pendant qu’il est encore temps.

Van Der Poel, champion du monde de cyclo-cross, de quoi se divertir et être admiratif

Encore temps?

Oui, encore temps de cavaler dans la campagne. Même si on a très bien compris que les risques ne sont pas là mais plutôt là où la population se rassemble, dans les métropoles. Le conflit générationnel n’est plus très loin: la population active en a marre d’être stigmatisée alors qu’elle sait pouvoir passer sans trop d’encombres au travers du virus alors que les plus anciens sont à la peine.

Face au virus, nous sommes dans une SARL, une société à responsabilité limitée.

Pourtant des territoires très peu peuplés comme la Haute-Marne avec 28 habitants au km2 rencontrent une tension hospitalière de plus de 100%, c’est dire que leurs moyens en réanimation sont dépassés (Haute-Marne 138%, Vosges 138%) . Alors non, on ne peut pas dire que le Covid soit seulement une maladie des métropoles puisqu’il sévit aussi dans nos zones rurales.

Si à la fin de la semaine, nous devons encore être enfermés, ce sera par la faute des statistiques qui épousent les vagues épidémiques sans savoir ce qu’on ferme ou ce qu’on ouvre pour peser sur le cours des choses. Bref sans savoir dans quel périmètre de liberté nous serons autorisés à vivre et au-delà duquel il sera interdit de dépasser les limites. Des restos ont tentés la désobéissance, des supporters de foot, des fêtards clandestins. Sans grand succès. Mais demain, ne risque t-on pas de voir émerger de plus grands mouvements de protestation comme ceux des Pays-Bas, ou d’Italie, ou d’Espagne?

Manifestement, chacun sent que le pouvoir sur la maladie est limité. Je ne sais qui disait « on a tout essayé », mais l’impuissance de l’Etat semble avérée. Nous sommes dans une SARL, une société à responsabilité limitée.

Les potins du lundi

Les voleurs de vélo seront-ils intimidés?

Coté vélo de ville, et pas que, l’immatriculation (pour le neuf) est donc devenue obligatoire depuis le 1er janvier. L’immatriculation n’est pas la bonne formulation mais elle a l’avantage de parler aux cyclistes. Indirectement, votre vélo sera attaché à un fichier administratif au moyen d’un marquage renvoyant à votre identité. Il est donc inutile de tourner autour du pot: le marquage vous identifie bien. Et pas seulement, il y a aura aussi votre adresse, le prix du vélo,…

Cela dit est-ce une bonne mesure pour éviter le vol de votre vélo? je n’en sais fichtre rien. Mais mon p’tit doigt me dit qu’un voleur ne sera pas plus dissuadé qu’avant. Isabelle et le vélo espère que le marché du vélo volé va s’éteindre sur les sites d’annonces « ainsi pourra-t-on détecter au premier coup d’œil les vélos volés en vente sur les sites spécialisés » écrit-elle sur son blog

rechercher mon vélo dans cette jungle n’est pas simple (gare Amsterdam)

Va t-on plus facilement retrouver votre vélo volé? je réfléchis…imaginez le nombre de types qui circulent en ville sur des vélos à la provenance douteuse…croyez-vous qu’une task-force va être dédiée au contrôle des Digicodes Bicycodes? pour avoir la réponse, il suffit de se poser la question avec les voitures volées et vous aurez la réponse.

Garage à vélo sur domaine public (Bruges)

Le phénomène du vol de vélo est d’abord celui des métropoles et de l’absence de dispositif pour sécuriser son vélo en ville pendant que vous stationnez. Le site Le Bon Coin est réputé pour le recyclage de vélo volé (la rédaction des annonces ne trompe pas sur les auteurs et l’origine des vélos mis en vente…et pourtant on apprend rarement qu’un réseau est démantelé). Pour qu’un vélo volé se négocie, il faut aussi des acheteurs peu regardants et le marquage les fera peut-être réfléchir avant d’acheter.

Pas de méprise, c’est la FUB qui a poussé à ce marquage des vélos car le problème est purement citadin. Les cyclos vont bosser à vélo, font leurs courses et ne retrouvent plus leurs bécanes en revenant. Du coté des cyclistes sportifs ou de loisir, le marquage n’était pas franchement attendu. Se faire piquer son vélo de course ou son VTT revient à faire une croix dessus, marqué ou pas. D’ailleurs nos bécanes sont surtout volées dans nos caves, pas lorsqu’on sort car on les surveille en permanence. Se faire piquer un vélo de plusieurs milliers d’euros relève d’un autre genre de crapule souvent elle-même un(e) cycliste qui a flairé la bonne affaire pendant que vous signez votre engagement à une cyclosportive. J’ai toujours imaginé que la meilleure parade lorsqu’on a un vélo de prix, c’est de ne pas le quitter des yeux et d’y installer un traceur discret puisqu’on ne se balade pas avec un antivol en U de trois kilos dans son sac à dos!

27.5 et des pouces

26, 27.5, 29 pouces

Sébastien me l’a demandé et je n’ai pas su répondre à ce qui semble être un coup de commerce. Quelle est la différence entre un 26 pouces et un 27.5?

Je ne sais pas lui dire autre chose que la roue est plus grande, donc plus lourde (y compris la fourche) et sur le plan cinétique moins maniable. N’importe quel mécanicien saurait dire cela mieux que moi.

Renouveler le stock de 26 pouces, c’est le but du jeu, on ne me fera pas changer d’avis.

Mais des vendeurs zélés vont vous démontrer par A plus B que tout ce que je dis est faux et que le 27.5 pouces, c’est le Graal, l’objet qu’on attendait tous.

Tous, vraiment? non! seulement une génération plus jeune et plus grande. Car la taille d’un vélo dépend de votre propre taille. Vouloir faire monter un type d’1,70m sur un vélo de 27.5 pouces revient à casser l’harmonie de l’ensemble. Je n’en démordrai pas jusqu’à ma mort puisqu’il est entendu qu’en vieillissant on rapetisse.

Il y a peut-être une façon de nous amener au 27.5, nous les tenants du 26: en construisant des vélos avec une roue de 27.5 à l’avant et de 26 à l’arrière! C’est vachement pratique lorsqu’on crève, il faut avoir deux chambres avec soi! (voir mon article de 2014)

Le Covid m’a tué

Je m’sens tout mou ce matin

Je ne suis pas encore mort et pourtant je le suis.

C’est un paradoxe. A force de nous désocialiser, la pandémie nous tue à petit feu. Ce qui n’est pas mieux qu’une mort brutale puisqu’en plus on a droit à la torture.

Je ne vais pas faire la liste morbide des enterrements. Ceux qu’on fait à la sauvette chaque jour, masques sur le nez avec une famille réduite.

On sait que le compteur grimpe chaque jour en France de trois cents morts supplémentaires en moyenne. Mais ce qu’on ne sait pas encore mesurer pleinement c’est le coût économique de l’effondrement du modèle de développement de nos sociétés. Il sera terrible. On le subodore en voyant des pans entiers de nos activités à l’arrêt depuis des mois et sans perspective de reprise.

L’autre effondrement, il est moral. L’explosion des relations de l’être humain, du vivre ensemble est là. Concrètement on sait d’ores et déjà que le calendrier des rendez-vous 2021 des colloques, des spectacles, des associations est caduc. Rien n’est affiché, rien ne s’affichera. Et la prochaine étape à laquelle on nous prépare sera un nouveau confinement.

Le rond de l’internement sera t-il du kilomètre ou sera t-il circonscrit au domicile?

Peu importe, je suis déjà mort. On peut pester, se dire que c’est pas de notre faute ou se culpabiliser d’aller trop dans les magasins de bricolage pour meubler ses journées d’hiver, mais rien n’y fait. La pandémie avance et nous ronge petit à petit jusque dans nos retranchements. La perspective d’un retour à la normale s’éloigne jour après jour avec la survenue de nouveaux variants du virus tous aussi menaçants les uns que les autres. Si la maladie frappe le genre humain, j’ai compris qu’elle était directement liée à nos sociétés, ses métropoles, ses échanges mondiaux. Remettre en cause un tel modèle prendra plusieurs décennies, à n’en pas douter.

Les potins du lundi

On avait déjà le virus. Et en plus la neige!

Et ton masque? tu as pensé à le prendre, ton masque?…

Ce matin les rues sont transformées en patinoire.

Toute la journée d’hier, les engins de déneigement se sont attelés à racler le plus gros de la couche. Sur les artères secondaires, en revanche, rien! Alors la neige a été tassée et transformée en glace. J’irai à pied jusque chez mon boulanger. Pour une fois je dérogerai à la règle en délaissant mon vélo.

Je vide mes poches…non, le masque noir n’est pas là. Pourtant je jurerais que je l’ai pris. Je rentre chez moi avec un pain congelé prélevé au distributeur extérieur.

Un Zorro à vélo

Vient alors l’inventaire. L’inventaire des masques. Le beau gris pour les cérémonies, le beau noir velouté…et le blanc, le blanc linceul.

masque pour sortir, l’été

Je n’en trouve aucun. Ni celui qui devait être dans ma poche, ni celui dans la pochette droite de mon sac de guidon, ni celui au pommeau du changement de vitesse de la voiture.

Les masques commencent à me faite tourner en bourrique.

Ma dernière petite-fille ne connait qu’un grand-père masqué. Elle est de l’année écoulée. Drôle de bobine que ce bonhomme masqué, un mec louche, qu’elle étudie à la loupe chaque fois que je m’en approche prête à se réfugier dans les bras de sa mère. Je suis le Zorro à vélo.

Le variant du virus

Ce machin Covid s’est installé durablement dans notre quotidien. A un point tel que les plus anciens, comorbides par définition, se disent qu’à défaut de l’attraper et d’en sombrer, ils vont vivre jusqu’à la fin de leurs jours avec le truc sur le nez.

C’est vrai qu’on nous amuse avec Germaine, Noémie, et Gertrude qui chaque jour ont les honneurs de la presse: elles ont reçu le vaccin! Hourra!

Mais au rythme où l’on nous vaccine, j’ai calculé qu’il faudra plusieurs années avant d’y avoir droit, au vaccin…et qu’un autre variant du virus sera déjà opérationnel entretemps. Un japonais, ou un ougandais, ou un absurdistanais!

Si les Etats n’y parviennent pas, il faudra se résoudre à laisser le marché diriger le monde aussi pour la seringue et son contenu. Eux ont réussi: les Israéliens ont vacciné à tour de bras. Assoiffé de vie et de cohésion, ce peuple se souvient en tous temps de son histoire.

Le virus du vélo

Un certain nombre d’entre-nous piaffent d’impatience: ils veulent retrouver le vélo d’antan, celui d’avant Covid, celui des grandes tablées et des apérobikes. Ce sont des trompe-la-mort pour la plupart, n’en doutons-pas! Alors face aux fans les clubs font le gros dos, ils temporisent. Et moi aussi.

Non, le séjour de 2020 reporté en 2021 n’est pas encore ouvert aux inscriptions. Et pour cause, les auberges n’ont pas le droit d’ouvrir.

Un repas en collectivité restera hautement pathogène si tout le monde n’est pas vacciné (CCC Corse 2016)

Dans cette ambiance morose , faire des projets ou simplement reprendre ceux de l’année dernière est certainement un bon moyen de garder le moral. Nous avons l’espoir, mais seulement l’espoir, de participer à quelques belles randonnées cette année, écrit le Président des Cent Cols

Non, je n’irai pas en séjour collectif en 2021 et le sujet est d’ores et déjà clos. Je l’ai dit, les risques de former un foyer épidémique seront grands si nous nous réunissons pendant huit jours durant à une table collective matin midi et soir.

Je n’irai pas et je le déconseille même.

Un restaurateur pourra t-il ouvrir à une association sans garanties que les pensionnaires sont indemnes de contagiosité? c’est la question qui va se poser quand la profession réussira à ouvrir ses portes et quand la vaccination aura pris son rythme industriel. Dès lors les pouvoirs publics n’auront qu’une solution: imposer que les participants soient tous vaccinés.

Pour l’heure, au vu des difficultés à posséder le vaccin, à le dispenser, on pourra attendre encore toute l’année 2021 en France avant d’envisager une reprise normale du cours des choses.

Neige + courses à vélo, huit conseils

Préférer la neige fraîche et éviter les traces déjà compactées. J’arrête de filmer, j’entends une voiture arriver derrière moi, mieux vaut contrôler sa trajectoire des deux mains!

Il ne faut pas se mentir: faire du vélo sous la neige est hautement périlleux.

Cela dit, j’en fais quand même. En sachant que la chute si elle se produit est instantanée, brutale et douloureuse. Et qu’on risque une fracture du poignet ou de la hanche.

Une fois qu’on sait tout ça, étudions les différentes facettes de la course à vélo. Voici quelques leçons à retenir:

1/ On va au train de l’escargot, c’est à dire 10 km/h, soit quand même au moins deux fois plus vite qu’à pied. Casque et gants recommandés.

2/ On pédale à plat: tout votre itinéraire doit être constitué de segments de droite. Ne jamais se pencher

3/ On tient bien sa place au milieu de la demi-chaussée. Vous avez compris: pas question d’abandonner la neige fraîche et de vous pousser dans la bande de roulement des véhicules à droite.

4/ Pas de freinage! vous aller délibérément vous priver de frein et donc pas d’arrêt autrement qu’en roue libre. Si l’arrêt rapide est nécessaire, quitter votre assise et tout de suite les deux pieds en « patins » de chaque coté du vélo tout en contrôlant la verticalité de la machine en cramponnant le guidon

5/ Changement de direction: à un carrefour, faire un tournant « en table de bistrot », c’est à dire ligne droite, arrêt, 90 degrés, je repars. Si c’est à gauche, s’installer au milieu après avoir tendu le bras, positionner le vélo dans l’axe de l’itinéraire et préparer le départ…

6/ Se souvenir des rigoles, des bordures de votre itinéraire car sous la neige on ne les voit plus. Attention aux gendarmes couchés, bien prendre les pavés berlinois par le milieu ou alors aller dans la rigole en s’aidant du pied droit sur la bordure de trottoir.

7/Arrêt: on ne saute pas sur le trottoir, c’est le meilleur moyen de se « viander » devant tout le monde. On s’arrête sur la route, on prend le trottoir à pied

8/ Quand l’itinéraire devient compliqué, beaucoup de trafic, nombreuses congères, descendre du vélo et devenir piéton.

Les potins du lundi

Tout, tout, tout, nous faisons tout pour le toutou

Un fois, de temps à autre, je me penche sur le cas « chien ». C’est l’ami de l’homme et j’observe dans notre pays un grand engouement pour cet animal domestique aux nombreuses caractéristiques. Petit ou gros, alerte ou enrobé…et j’ajouterai affectueux ou méchant selon les cas rencontrés. Les experts en chien s’offusqueront à juste titre de ce classement purement arbitraire et réducteur. Le chien est étroitement lié aussi et indirectement à notre activité cycliste puisque c’est là, le long des infrastructures cyclables, qu’on le rencontre le plus. Avec ou sans son maître qui a choisi de lui octroyer toute la liberté à laquelle il aspire. Évidemment l’approche est parfois compliquée par le fait que des maîtres s’abstiennent de tenir leur(s) chien(s) en laisse courte. Ce qui ne facilite pas notre passage à vélo. Alors je reste prudent et prévenant à l’approche. Je connais toutes les conjonctures, des plus favorables aux plus inattendues. Du chien dressé et bien sage, au « tout fou » qui va où bon lui semble de part et d’autre de nos itinéraires, au « vicelard » qui guette notre approche avant de tenter de nous ôter un morceau de mollet. Malheur à nous si l’on se blesse avec l’animal, le maître se précipitera. Non pas pour nous relever, mais pour constater les dégâts causés à leur animal.

Mais dans un tout autre registre, les groupes sociaux (Facebook notamment) évoquent de plus en plus fréquemment l’incivisme des « maîtres chiens » lorsqu’il s’agit des déjections sur nos trottoirs citadins. En France on aime le chien mais on revanche on glisse un peu sur le coté rebutant de la bête: il fait caca! On devrait inventer des chiens synthétiques dépourvus de système digestif ou qui mangent leurs propres déjections. C’est dégeu, je sais.

Personne n’apprécie qu’on fasse ce genre de cadeau nuitamment devant sa porte

Alors la ruelle, le trottoir, l’espace vert, le candélabre, le massif floral, le mur mitoyen, tout est un jour souillé par le chien. Si le geste citoyen consiste à ramasser la chose grâce aux efforts des municipalités qui délivrent les sacs aux endroits judicieux, force est de constater que d’autres oublient qu’ils vivent en collectivité. Personne en vue? alors on laisse en place la chose. La sortie nocturne est aussi favorable à l’oubli. Pas vu, pas pris!

Songeons que selon une enquête de 2014, on estime la population de chiens à 7,3 millions d’individus! (source)

Rapportée à une petite ville comme la mienne de 8000 habitants, on arrive à….1000 chiens qui doivent chaque jour effectuer leurs besoins. Sachant qu’un chien produit 70 kg d’excréments par an, on arrive tout simplement à un chiffre conséquent et d’ampleur sanitaire puisqu’il faut évacuer pas moins de 70 tonnes de crottes canines.

Ceci étant dit, je vais surprendre en précisant que j’aime les chiens et j’en ai eu plusieurs dans mon adolescence...et j’ajouterai que je possède un certain savoir sur la psychologie du chien comme mon lecteur peut le constater.

L’obligation vaccinale en ligne de mire

La pandémie continue à faire ses ravages sur la planète. A un point tel que les commentateurs s’essoufflent. On aimerait pouvoir passer à autre chose. Mais 2021 n’en prend pas le chemin. Alors on attend le vaccin en se protégeant plus ou moins bien et en regrettant l’indiscipline de concitoyens pour qui l’épidémie n’est pas majeure dans leur quotidien. Les gestes barrières, le lavage des mains, le port du masque, les concentrations dans des ambiances fermées, tout cela n’est pas respecté avec rigueur et même parfois ignoré! La population jeune a compris qu’elle peut s’exonérer de prudence puisque le risque de gravité pour elle est mineur. Comme nous n’avons pas à notre disposition un état policier comme celui des Chinois, alors fatalement notre gouvernement lance des interdits à la cantonade plus ou moins sévères (et plus ou moins respectés) en fonction des aléas épidémiques. Donc ce matin nous voila confrontés dans le Haut-Rhin, un département cité en exemple pour sa contagiosité, à un couvre-feu renforcé à partir de 18 heures le soir. Le couvre-feu c’est ni plus ni moins qu’un confinement temporel à la place du confinement spatial de l’année écoulée avec son fameux rond d’un kilomètre de rayon. Dans un cas comme dans l’autre, c’est une privation de liberté que d’aucuns vivent avec plus ou moins de renâclement et d’acceptation.

Face à la défiance du vaccin, un « passeport sanitaire » sera-t-il nécessaire pour aller au restaurant, au théâtre ou au travail ?

La catastrophe économique est là. Les métiers du tourisme, de bouche, du spectacle sont à présent sinistrés. Et viendra l’heure où l’on reprendra timidement le cours normal des choses quand nous serons assez nombreux à pouvoir montrer notre passeport vaccinal pour aller au restaurant, au spectacle, prendre un avion, participer à un voyage d’agrément ou professionnel. Ce sera une sorte de « laisser passer » capable de rassurer.

En ce qui me concerne, je vais attendre. Je vais attendre, non pas pour me faire vacciner, mais pour voir si les organisateurs de séjours cyclistes, comme mon Club des Cent Cols, imposeront une preuve de vaccination avant de réunir leurs membres…

Pour être inscrits à l’école, les enfants doivent ainsi être vaccinés contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. De même, la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour se rendre ou pour vivre en Guyane. L’exercice de certaines professions médicales est également soumis à une obligation vaccinale pour l’hépatite B, la typhoïde, la diphtérie, le tétanos ou la poliomyélite. (source)

Le professeur Sicard, ancien président du Comité consultatif national d’éthique (1999 -2008) considère pour sa part que nous ne ferons pas faire l’économie de l’obligation vaccinale pour sortir de cette pandémie: « se vacciner, c’est un geste citoyen » déclarait-il la semaine dernière sur LCI…et il ajoutait qu’il fallait éloigner les soignants réfractaires au vaccin du fait qu’ils sont des vecteurs importants de la maladie pour les malades.

Des soignants réfractaires à la vaccination? oui, il en existe beaucoup dit-on des personnels qui refusent de se vacciner. Alors aller à l’hôpital ou en maison de retraite ne serait finalement pas sans risques.

Notre société a besoin d’éducation et aussi d’un ordre moral qui semble lui faire défaut de plus en plus.

L’obligation vaccinale s’imposera naturellement aux États dès lors que les opposants aux vaccins vont empêcher la fin de l’épidémie et la reprise normale de nos activités. Le projet de loi « instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires », a été enregistré le 21 décembre à l’Assemblée nationale.

Mais cela va prendre du temps, beaucoup de temps. A raison d’un million de personnes par mois, il faudrait donc 30 mois pour vacciner la moitié du Pays…et attendre que l’autre moitié opposée au vaccin prenne le temps de changer d’avis. La reprise de notre vie sociale et économique est donc fortement corrélée à l’attitude de ceux qui refusent le principe même de la vaccination.

La fin des trumpitudes

En avons-nous terminé avec Trump et ses turpitudes de mauvais garçon? Mélania est à plaindre, elle qui est l’otage d’une famille. Peu importe, c’est de la romance. Il reste à peine deux semaines durant lesquelles le trublion Trump est encore capable du pire, comme déclencher une guerre nucléaire. Alors Nancy Pelosi a fait en sorte de lui confisquer les clés de la bombe. Ouf!

T’chao l’autiste

Des fascistes ont réussi à infiltrer le Sénat américain. On vient de le voir aux States où l’on a découvert comment une grande démocratie a réussi à se vautrer pendant quatre années avec Trump dans ce qui ressemble à une forme de dictature bananière. Des voyous de bas étages? Non des fascistes ont opéré au Capitole à Washington. Il faut nommer les choses par leur nom.

L’Amérique se révèle être loin du rêve qu’elle a incarné: divisée, inégalitaire, brutale, empêtrée dans son système électoral…et confrontée à une épidémie galopante qu’elle peine à contenir.

Ce qui reste à craindre à présent, ce sont les effets mimétiques de l’Amérique sur l’Europe.