Des Coronaminus

Ils ne respectent pas tout à fait la distance mes Coronaminus. Va falloir sévir dans les rangs.

Dans la série « reprisage », je fouille dans ma caisse en carton et je trouve « une drouille » transformable, mais transformable en quoi?

Jugez vous-même!

Juste un beau ciel et une vague dune de sable avec au loin ce qui pourrait être un Mont-Saint-Michel. Je me suis empressé de tout laver. Sauf le ciel.

Je ne savais pas trop quoi faire à la place…J’ai du la garder juste pour le ciel…

Finalement sur mon horizon, j’ai eu l’idée de mettre des vélos qui passent. J’ai toujours un p’tit vélo dans la tête en rab.

Et puis pour donner un peu de relief à l’ensemble, j’ai ajouté de la montagne en arrière plan.

Du VTT même confiné, c’est possible

Du VTT confiné dans un rond de 2km de diamètre, je dois avouer que ce n’est pas facile pour tout le monde selon son habitation.

J’étais un plus zen depuis que le Conseil d’État a dit que le vélo sport est autorisé dans ce diamètre.(lire Libération à ce sujet)

Du VTT confiné dans un rond de 2km de diamètre

Le Ministère de l’Intérieur continue de prétendre que…

dans la limite d’une heure et dans un rayon d’un kilomètre, ces restrictions «privent d’intérêt l’usage de la bicyclette pour la pratique d’une activité sportive, qui pourrait en outre conduire plus facilement à la commission d’infractions liées au dépassement de la distance autorisée»

Moi, je démontre que non. Dans un rond de 2 km de diamètre, je peux faire 16 km de VTT dans des rues très peu empruntées et même dans des chemins champêtres.

Au milieu de la vigne du Blosen, je m’arrête pour la photo souvenir. Le monsieur arrive avec ses bâtons « je croyais que c’était interdit, le vélo?… » et la dame avec son chien d’enchérir « oui, moi aussi!… »

Comme on le voit les interdits « hors décret » ont fait des dégâts dans les esprits…avec le concours, ne l’oublions-pas, des fédérations dites représentatives. Merci la FFC! merci la FFCT!

Explication donnée je suis reparti. Et j’ai enchaîné plusieurs fois la montée redoutable de la rue du Haut Verger, le bien-nommé.

Rue des Vergers, rue Kleber, Leimbach, etc…

J’ai surveillé mon chrono et je suis passé en zone d’attente rue des Bouleaux et dans le parc de la rue du Berry à Vieux-Thann.

Je commençais à être chaud. Dommage!

Bien sûr, avec un vélo de route difficile d’exploiter le terroir local confiné. Mais ne désespérons pas, le 11 mai approche…

Chronique de pandémie

Cette carte a un grand mérite, diviser pour mieux régner. Cette devise est attribuée à un certain Philippe (en 350 avant JC)

Va t-on enfin vers le bon coté de la balance?

Une certaine euphorie semble s’emparer de l’opinion. Reprendrait-elle confiance dans le lendemain?

Pas complètement encore. Les autorités tablent sur leur fameuse carte tricolore pour tempérer les ardeurs. Ce qui fait dire à Didier Rose ce matin dans les DNA…

Ce qui est reflété ici sans le dire, c’est un choc de doctrines. L’une pousse au déconfinement, et recrute ses partisans à l’Élysée ou à Bercy. L’autre, plutôt dans la trace de Matignon, cherche à tempérer les élans aventureux et à éviter les rechutes. Cette carte est la réponse graphique d’un camp craignant un relâchement sanitaire à un autre appelant à renvoyer la nation au travail.(Didier Rose DNA 02 mai)

On sent bien que l’exécutif hésite, tiraillé entre deux attitudes. Celle de la reprise généralisée et celle du freinage dans la zone rouge.

Mais je subodore qu’en plus le Ministère de l’Intérieur fier de son flicage généralisé de nos déplacements rêve de poursuivre l’expérience avec son attirail de pétrolettes tous terrains, ses drones et ses hélicos. Il ne manquerait plus que le Stop-Covid pour réhabiliter les enquêtes de moralité de la police des mœurs. Souvenons-nous que le Ministre Castaner a des relais convaincants parmi les épidémiologistes qui voient d’un très mauvais œil relâchés dans la nature des gens qu’on pourrait encore confiner, laisser moisir dans leur rond quotidien. Je veux parler de toute cette population inactive qui finalement ne sert à rien dans la reprise de l’économie du pays.

Cela dit, le confinement a des vertus.

Le télétravail n’a jamais aussi bien marché et les petits chefs habitués à régner sur leurs troupes ont perdu la partie. De 1.8 millions, la France en télétravail (parfois précaire sur la table de la cuisine) a bondi à 5 millions environ.

Plus anecdotique, les télépédaleurs qui gravissent la cimes alpines sur le home trainer dans le salon.

Madame se charge du ravito

Le coronavirus est favorable à toutes les merdouilles finissant en ique. J’en raffole.

Informatique, télématique,…monétique.

La distanciation humaine a pris une tournure inattendue là où nous aurions mis dix ans à promouvoir des techniques jusque là encore confidentielles.

Même mon boulanger qui rechignait à se faire payer la baguette avec un téléphone s’y est mis pour ne pas manipuler de la monnaie suspectée d’être contaminante.

Payer sans contact avec son téléphone est bien plus sûr qu’avec sa carte bleue. Inutile prendre le ticket, le montant s’incrémente dans une liste et aucun usage frauduleux possible sans votre empreinte digitale sur la touche de validation, aucune manipulation du clavier du commerçant

Reprise

Ma grand-mère reprisait les chaussettes trouées. Inimaginable aujourd’hui!

J’ai ressorti de la caisse carton mes ratures.

J’en ai pris une que j’ai lavé sous le robinet. Et j’ai repassé dessus.

C’est tout ce que j’ai pu faire pour lui donner une seconde vie. Il tarde qu’on sorte de notre enfermement.

Chien fou

Ce matin après mes digressions pandémiques, j’ai pris la route.

A pinces.

Je suis comme un chien fou qui part dans tous les sens dès qu’on le lâche. C’est sûrement le confinement qui me tourne la tête.

Je n’ai pas le pied assuré en chemin, je me sens très mal à l’aise, j’ai peur de l’entorse. Tout mon apprentissage reste à faire sur ce terrain là

Dans la côte de Leimbach, je suis pris dans les rafales du Blosen. Je zigzague en montant le chemin dans les ornières, je souffle, je rétrograde,…

bref « je décompense sec » en perdant tous mes paramètres, le cardio, le rythme, le souffle, la vitesse, je suis tout de guingois. Un peu comme ces cyclistes désemparés dans la montée du col.

…et en plus la dame est perdue au milieu de la route, elle me demande si le chemin à droite va à Thann. S’arrêter lorsque je cours est un effort supplémentaire physique et mental
Mon Himalaya du jour

Je me rétablis dans la descente. Puis je remonte la rue des Vergers et je repars dans l’autre sens. Au km 4 en bas de Leimbach, il faut que j’assure car je ne suis qu’à mi-parcours. Je vais traîner dans les rues de Vieux-Thann, la place Fellmann et je traverse le square tout proche.

J’aborde l’avenue de Gubbio au km 7. Je suis sauf.

Ouf! c’était difficile aujourd’hui. J’arrive à 58 minutes at Home et lessivé. L’âge certainement? 244 km depuis que je me suis mis au jogging. Pour moi, ce n’est jamais facile ce truc où il faut porter son poids; ça me fait 8000 pas et j’ai les genoux qui jouent les castagnettes. 74.5kg sur la balance ce matin. En avril j’ai l’impression d’avoir atteint un plancher de verre au niveau du poids. Impossible de passer sous les 74 kg! J’ai réduit la ration journalière de 200 kcal mais j’ai faim tout le temps. Alors je bois en attendant…

Moins 9 kg, je n’arrive pas à perdre plus. Je cherche…
On va en trouver de plus en plus souvent sur le bords des routes. Celui-là semblait encore en bon état. On pourrait les recycler sur le second marché de Facebook ou du Bon Coin

Oui, je suis un chien fou en ce 1er mai. Vous l’aurez compris.

Chronique de pandémie

Pas de rondes des muguets à Appenwihr cette année à cause du coronavirus

Premier mai confiné = défilés interdits

Ce n’est plus la fête du travail, c’est la fête du confiné. J’ai renoncé à aller chercher un brin de muguet dans la forêt derrière chez moi ou chez le fleuriste. L’un et l’autre sont interdits. Imaginons un peu les dégâts de tous ces horticulteurs avec leur muguet sans acheteurs…

Je suis désolé d’y revenir mais la FFVélo me fait pitié avec sa pub sponsorisée par Facebook. Imagine t-elle les dégâts qu’elle cause dans les esprits cyclistes en développant ce concept absurde de Vélo-Maison?

Alors oui, je suis d’accord, s’il s’agit de préserver ses derniers grognards d’une fracture du col du fémur en faisant du vélo, oui, restez à la maison.

Mais alors, à quoi bon mettre son vélo sur une home-trainer? il y a beaucoup plus simple…

Le vélo d’appartement, voila ce que préconise la FFVélo à ses adhérents

La stupeur des réseaux sociaux

Pas de presse aujourd’hui premier mai.

Alors les réseaux sociaux s’en donnent à cœur joie. Ne nous trompons pas: il n’y a pas que de la désinformation sur Facebook ou Tweeter. Le gouvernement, les ministères savent très bien s’en servir pour leur communication.

Prenons par exemple cette carte…qui a été dévoilée le 30 avril

Cette carte a été publiée sur Facebook par le Ministère des solidarités et de la santé. Elle fait beaucoup réagir ceux qui découvrent stupéfaits qu’ils sont dans un département classé rouge, comme la Haute-Marne ou le Lot ou l’Aube

La plupart de ceux qui s’intéressent peu à la chose s’interrogent en donnant lieu à des réactions cocasses…

C’est carrément marrant de suivre les réactions des gens incrédules sur le net.

  • Ils auraient pu mettre des numéros sur les départements, je ne retrouve pas le mien
  • Et pourquoi y a t-il des départements jaune?
  • Chez moi à Cahors on a eu qu’un mort, c’est pas juste. Et en plus c’était une Parisienne
  • C’est des nuls au gouvernement, il n’y avait que le Grand Est et l’Ile de France en rouge et voila qu’on est maintenant dans les 35 départements en rouge
  • N’importe quoi!!! L’Auvergne orange!!!! Alors qu’il y a très peu de cas, on touche de fond de la connerie!!!!

Pour de nombreux internautes, cette carte est vraiment de la désinformation, ils ne veulent pas y croire.

  • Je vois que je suis pas la seul a rien comprendre a leur saletés de carte.
  • Sue BFM il y a 5 mn il n’y avait que rouge et vert qui c’est qui s’occupe du coloriage6

…et il y a ceux qui préfèrent rester zen…

  • Où que vs soyez ,mettez vos masques et gardez vos distances, lavezzzzz vs les mains et tt ira bien .😉😉😉restons positif .😉😉😉

Il est vrai que la méthode de colorisation qui partitionne la France en deux n’est pas du meilleur effet car ceux qui pensaient être dans le vert sont mécontents d’être en rouge et ceux qui s’attendaient à être dans le rouge sont plutôt confortés de voir qu’ils ne sont plus seuls.

Voila de quoi rassurer les Haut-Rhinois, la pandémie s’étend au-delà de leurs limites!

Couper la France en deux provoque comme on pouvait s’y attendre de l’incompréhension sur les critères choisis (le degré d’activation du virus et le taux d’occupation des lits de réanimation). Le degré d’activation du virus, c’est un peu « au doigt mouillé » puisque la France n’a pas de tests massifs pour l’heure. Et le taux d’occupation des lits? si le Lot n’a qu’un lit de réa, forcément il passe au rouge.

Là où ça se corse comme on dit à Bastia (qui est en rouge alors qu’on attendait Ajaccio), c’est que toute cette France colorée va varier au fil des jours et que les « jaunes » ne savent encore de quel coté ils basculeront.

Et au final? quelle est la différence? on ne sait pas. A part les parcs et jardins qui resteront fermés en zone rouge, on ne nous dit pas le reste. On n’ose pas nous dire le reste.

Pour les écoles, c’est clair: depuis que les parents viennent de découvrir cette carte, plus personne ne veut envoyer son môme en classe puisqu’on est zone rouge. Et pour les verts? attendons de voir.

En Alsace, le président du Bas-Rhin a statué: pas d’ouvertures d’écoles.

Le désastre n’est plus annoncé: il est là!

Le décrochage économique est abyssal: nous enregistrons la plus forte chute de la consommation depuis 40 ans. « les dépenses de consommation des ménages ont chuté de 17,9% en mars par rapport à février en raison du confinement, soit la plus forte baisse mensuelle enregistrée depuis 40 ans que cet indicateur est mesuré » (RTL info)

A cela le Ministre de l’Économie Le Maire prend peur et tente de relancer la machine « il faut qu’un maximum de Français reprennent le travail », alors que le chômage a connu une envolée historique en mars (+7,1%).

C’est un peu tard car de plus en plus de gens ont la trouille depuis qu’ils ont vu qu’un tiers de la France est en zone rouge.

Finalement, cette carte bicolore était-elle utile? je me le demande… vu que son contenu sera évolutif et laissé à la discrétion des préfets en fonction de l’évolution des critères épidémiques.

Et mes vacances à Phuket?

Ce qui taraude nombre de Français, c’est la perspective que leurs vacances se cantonnent à un rayon de 100 km autour de chez eux. Car juillet approche…et même aout si le cours du temps ne s’arrête pas!

Pour les Parisiens et l’Ile de France, les 100 km ne permettront plus d’atteindre l’Ile de Ré et pas même les plages du débarquement. Il restera la vallée de Chevreuse ou Marne la Vallée…

Et du coté alsacien?

Du coté alsacien on aura droit à un gros demi-rond amputé de l’Allemagne qui garde ses frontières pour l’instant dans la crainte du rebond de l’épidémie.

Je suis prêt à parier que les vacances vosgiennes vont faire un tabac cette année et que les fermes-auberges seront pleines.

Après ce quart d’heure désopilant, il va falloir meubler son 1er mai.

L’épidémie demeure alors qu’on est confinés depuis 6 semaines et on peine à distinguer où mène le pilotage gouvernemental dans cet océan d’incertitudes.

Je suis de moins en moins convaincu que le 11 mai beaucoup de choses changeront.

C’est du lourd en déconfiné

200 vient de paraître. Avril, mai, juin, trois mois seront juste assez pour venir à bout de ce numéro 24 de 200.

C’est toujours un plaisir de feuilleter ce gros magazine de 130 pages. Rien que pour le velouté des pages et la beauté des photos.

J’ai vu des trucs pour baroudeurs, des électriques à la Race de Chilkoot, du Vietto à l’orteil cassé, du Love Tour 2020 qui passe dans les brasseries artisanales, un focus du Brompton, faire son 200 km en HT, …et des vélos, des vélos, des vélos.

Pour qui sonne le glas?

Le port du masque va t-il s’imposer à vélo? Voila une nouvelle donne qui risque de sonner le glas du vélo dans les clubs

Le coronavirus et sa contagion potentielle très élevée, bien supérieure à la grippe, est en train de faire vaciller nombre d’habitudes collectives dans le sport. Et aussi dans la vie tout court, les réunions familiales, professionnelles sont en question tant que nous n’aurons pas dompté la vaccination.

Personnellement je n’irai pas me frotter à un groupe cycliste avec toutes les aérosols que projettent les organismes. Même à dix mètres de distance!

Ceux qui me connaissent le savent très bien, quand je m’écarte du peloton, ça craint derrière car je purge mon nez. C’est dégueulasse, oui je sais. Mais c’est ça un peloton cyclo sur route. Je ne parle même pas de ceux qui pisse sans descendre!…

Il est sûr que dans ces conditions, on va devoir porter des masques a minima pour rouler à plusieurs. Sinon pourquoi imposer le masque dans la vie courante et pas dans le sport co?

Exit les concentrations! exit les voyages de clubs! exit les montagnardes! l’Ardéchoise! la semaine fédérale! Tous ces rassemblements seront pendant longtemps encore des nids à contamination.

Vous imaginez à l’avenir une Semaine Fédérale peuplée d’octogénaires alertes, mais octogénaires quand même, se réunir à dix mille dans des atmosphères surchauffées et des campings bondés?

Imaginez-vous que la semaine fédérale puisse encore se tenir ces prochaines années?

Bonjour les dégâts aux urgences covid!

Les organisations de tous poils vont prendre de graves responsabilités lorsqu’elles pourront réunir des centaines de cyclos venus de toutes parts sans connaître leur statut sérologique.

Va t-il falloir un certificat médical « non covid » pour prendre sa licence en club?

Car c’est la vraie question à se poser. Sinon huit jours après après la sortie dominicale, certains risquent de se demander pourquoi ils ont les jambes en coton et le souffle court.

Ne nous précipitons pas à rouler à plusieurs, même à dix mètres, je crois que c’est le mieux qu’on puisse faire.

Clubs et Covid-19

Comment les clubs cyclos vivent le confinement?

J’ai fait le tour des sites internet des clubs cyclos du sud Haut-Rhin pour mesurer l’incidence du confinement sur l’activité.

Je veux parler de ceux qui ont un site internet…

  • CCK Kingersheim
  • Audax Illzach
  • CCS Sausheim (ex ACRM)
  • ACTF Guebwiller
  • LRV Rixheim
  • CLR Richwiller

J’en ai certainement oublié…

Le confinement est passé par là, les cyclos ne roulent plus, ils n’ont donc pas grand chose à raconter puisque le calendrier des sorties est tombé à l’eau.

N’accablons pas les clubs, certains sont devenus « des astres morts » avant même que les fédérations ne viennent les dissuader de prendre leurs vélos à l’annonce du confinement.

CCK, grand calme

Le plus étonnant est l’effondrement du site CCK qui affichait fièrement il y a quelques années, et à juste titre, plusieurs centaines de membres et dont le site internet est tombé en désuétude comme par exemple sa section tandem qui est restée bloquée à 2015 ou la section « jeunes » arrêtée à 2014 (attention le site CCK est annoncé non sécurisé)

La page d’accueil du site CCK dont certaines rubriques sont restées en l’état depuis 2017. Même l’AG est restée bloquée à février 2019. De nombreux liens ne fonctionnent plus ce qui semble indiquer que le webmestre a quitté les lieux

Du coté du forum pourtant si animé dans le passé, c’est morne plaine. Tout juste si l’ami Bridou vient y afficher ses état d’âme de temps en temps. Sans en obtenir d’échos en retour à son grand désarroi.

Audax Illzach

J’ai toujours de l’estime pour les Audax. Mais force est de reconnaître que la formule Audax a fait pschitt depuis longtemps. Les membres encore là tentent d’assurer la permanence sur leur page internet. Mais ils n’ont plus de vélos sur la photo, ils sont à pied! L’info-club n°100 de mai-juin vient de paraître…

Dès que nous saurons à quelle décision nous allons être confrontés, une
information vous sera communiquée pour une éventuelle reprise.
Nous avons également annulé notre brevet de L’ILLZACHOSE du samedi 16 mai
2020 sur instruction gouvernementale et fédérale.
Notre séjour à ST CYR SUR MER est annulé également par arrêté
gouvernemental. Un courrier sera adressé aux personnes concernées.
Egalement annulé le séjour à RIMINI ; à voir avec Paul WINNLEN pour les
modalités

C’est triste car on ne voit aucune perspective pour cet été alors que le vélo pourrait reprendre en restant distants.

CCS Sausheim

Successeur de l’ACRM, le CCS n’affiche plus d’activité sur son site. Les photos se sont arrêtées à 2016. Difficile d’en savoir plus. C’est l’ACRM qui m’avait accueilli en 1998 lors de mon installation en Alsace. Les 100 km de Mulhouse étaient alors un rendez-vous apprécié des cyclos de la région où nous étions plusieurs centaines à participer.

100 km de Mulhouse (2013)

ACTF Guebwiller

Le site de l’ACTF Guebwiller donne tout de suite l’image d’un club actif. C’est rare. On voit que c’est tenu au niveau informatique par des pros avec des renvois sur une page Facebook, Whatshapp, Strava, un comité à jour en 2020, une revue de presse où l’on parle du Randonneur, de Carfree (!), de Frédéric Héran, de Didier Tronchet, et…un lien pour tracer son rond de confinement de 1 km!

…et un journal du confinement tenu par mario (JDC6) dans le bandeau d’accueil

Calligraphie ciselée, rédaction impeccable…on y passerait l’après-midi! A la réflexion, je me dis que c’est peut-être trop bien. Le cyclo qui bosse sur le site doit y passer des heures. Comme moi!

Pas de doute, si vous cherchez un club, c’est l’ACTF Guebwiller qui fait le plus sérieux

Abbaye de Murbach

LRV Rixheim

Un site bien tenu, clair et agréable.

Le bandeau du club LRV avec un cyclo à l’extrême droite que je reconnais

« Les beaux jours arrivent, … mais le vélo est en « stand by » à LRV, … cause COVID-19

Le club est réaliste, on ne peut plus faire de vélos en club. Alors on attend. La randonnée dans les Cévennes est tombée à l’eau et reportée en 2021.

Gérard fait la pub de la FFCT avec VéloMaison sur le forum.

On voit que l’activité est restreinte mais le site est à jour avec le Comité élu en 2020 avec mon ami Bernard comme président.

CLR Richwiller

Le CLR Richwiller de notre ami Nussbaumer est d’un abord agréable, bien tenu.

L’onglet 2019 indique les activités 2020 avec les 8eme randonnées en pays de Thann le 20 septembre. En plus le club donne une image familiale bon enfant réconfortante. On doit se sentir bien dans le club.

En résumé, il faut en convenir, les clubs de cyclotourisme vieillissent et peinent à renouveler leurs effectifs. Avec ou sans Covid-19, le constat est là. Certains se maintiennent mieux que d’autres. Mais que peut-on faire pour renouveler un modèle de cyclisme qui ne suscite plus l’adhésion?

Il est clair que le Covid-19 ne va pas arranger les choses puisque rouler équipes, en groupes, à plusieurs va être interdit un certain temps. Seuls peut-être les vététistes pourront respecter les espacements demandés sur les chemins. (10 mètres nous dit-on)

Je n’ai choisi arbitrairement que quelques clubs. Voici la liste des clubs cyclistes recensés autour de Mulhouse en 2011

Cinquante euros

L’État va offrir un forfait de 50 euros destiné à la remise en état d’un vélo (changement de chaine, frein, pneu, dérailleur…) au sein d’un réseau référencé de réparateurs, qui seront répertoriés sur le site internet de la FUB et une plateforme dédiée. (Le Figaro)

«L’objectif est que les Français qui le souhaitent puissent en avoir un en état de fonctionnement dès le 11 mai», explique Virgile Caillet, délégué général de l’Union sport &cycle.

C’est toujours bon à prendre. Cette soudaine fougue gouvernementale pour le vélo ne fera pas oublier la bourde qui a consisté à:

1 fermer les pistes cyclables

2 interdire le vélo-loisir

3 pourchasser les cyclistes isolés en hélicoptère dans les cols vosgiens

Comme on dit « il y a deux poids-deux mesures » vis à vis du vélo. Mais c’est vrai le pouvoir nous a habitué à tout et n’importe quoi depuis cette épidémie.

Chronique de pandémie

Hier j’ai pris mon VTT pour contempler les hauteurs. Une forme de renaissance (Leimbach)

« le plus comme avant »

D’ici le 11 mai, jour de fin du confinement, il reste encore des précisions à obtenir sur la façon d’aborder la prochaine phase du « plus comme avant ». Ce sont nos gouvernants qui le disent « le plus comme avant » résonne comme un slogan de parti écolo qui aurait décidé de mettre au panier toutes nos habitudes de vie. Les bonnes et les moins bonnes.

Parquer les bagnoles à la périphérie des villes, mettre trois-quart des zincs à la casse et réapprendre à maîtriser notre outil de production en consommant d’abord nos produits locaux.

Réinventons notre modèle de vie

Ainsi on pourrait voir les constructeurs de vélos se réapproprier les fabrications importées de Taïwan ou de Chine, les manufactures de chaussures se réimplanter sur le territoire…et j’en passe beaucoup d’autres dans des domaines plus pointus.

Ne plus dépendre d’un marché mondial, c’est quasiment comme réapprendre à maîtriser des valeurs communes qui nous ont échappées au fil du temps. Saurons-nous tirer les enseignements de tous nos manquements et prendre en mains notre avenir sur une autre mode que celui de ces démocraties molles qui ont tout bradé de nos savoirs, de nos savoir-faire?

Les villes retrouvent subitement de l’intérêt pour le vélo. Comme c’est étrange!

Sans parler de communisme dont on a vu les ravages derrière le rideau de fer, il faudrait à tout le moins reprendre le pouvoir sur nos marchés et ne pas les déléguer à un mondialisme économique qui depuis des décennies pille la planète et dérègle ses équilibres.

Il faut non seulement rester à l’écoute mais prendre les affaires en mains plutôt que de les déléguer.

J’entends ceux qui parlent par ignorance ou par facilité de cette bêtise française, de son incohérence continuelle ou encore ceux qui pensent qu’on joue sur les peurs.

Je ne suis pas de ceux là. Va t-il falloir faire un ménage salutaire parmi nos politiques ? c’est sûr. Se débarrasser de tous ceux qui ont failli, menti, trahi? oui c’est nécessaire. Mais aussi réapprendre des choses simples du « vivre ensemble » que trop de nos congénères ne respectent pas, ne respectent plus.

D’ici le 11 mai, on ne sait pas si la vie va reprendre « comme avant ». J’ai des doutes. Vouloir qu’il en soit ainsi risquerait d’être dramatique car on n’a pas tué le virus. On en est peut-être encore loin.

Personnellement, je vais continuer mon propre confinement car je sais que je suis au rang de ceux qui présentent « des fragilités ». Il est donc inutile que je m’avance là où il y a du monde. Peu m’importe, ma campagne me suffit. Même si je ne méconnais pas les problèmes de proximité auxquels vont être confrontées nos générations actives ces jours prochains.

Du vélo de confinement?

Appelons-le comme on veut, le vélo de confinement, le vélo pendant le confinement, oui c’est possible.

Longtemps un doute a plané. Stigmatisés de tous bords par les pouvoirs publics, avec le relais des fédérations sportives, il fallait faire le gros dos. D’autant qu’on nous a culpabilisés en prétendant qu’on allait encombrer les services d’urgence.

Il était content

Mais non, le vélo de loisir n’a jamais été vraiment interdit.Comble de l’ironie, c’est une fédération d’usagers cyclistes, la FUB, qui a donné un tour judiciaire à l’affaire et fait dire au Ministère de l’Intérieur que non, le vélo dans un rayon de 1km pendant une heure n’était pas interdit. (voir mon billet « vélo et confinement »)

Moi aussi, j’ai adopté un profil bas et je me suis rabattu sur le jogging en attendant que l’orage passe…j’ai même fait plus de 200 km à pinces autour du quartier!

Tenue civile pour tromper l’ennemi

Ce soir, j’ai craqué. J’ai mis une tenue civile et je suis parti sur mon destrier à pédales tout surpris de voir la lumière du jour.

Depuis le 16 mars, on n’avait plus mis le nez dehors ensemble.

On s’est bien régalés, lui et moi, dans le Mittere Blosen à l’ouest de la ville. Si j’ai mordu sur le cercle? à peine! C’était tellement sympa que je suis repassé plusieurs fois au même endroit.

https://www.openrunner.com/r/11243105

Chronique de pandémie

En chemin pour le musée Kröller Müller (Pays-Bas), un havre de paix

La nuit j’échafaude toutes sortes de plans

Des plans pour l’avenir. Des plans pour sortir? pas seulement. Des plans pour continuer à vivre. Surtout que nous, les « seniors », on n’a pas trop bonne presse face au corona!

On pense à la guerre mais nos contemporains n’en ont pas l’expérience. Sauf ceux qui ont livré les dernières batailles coloniales en Afrique du Nord et qui en sont sortis brisés par le racisme, le racisme ordinaire qu’on traine partout dans notre quotidien encore soixante après.

Le virus a déjà gagné la guerre puisqu’il occupe durablement notre quotidien, nos normes de vie, nos codes, celui de pouvoir nous déplacer à notre guise, d’aller au concert, boire un coup, aller au restaurant, ou tout simplement nous promener dans les parcs.

Comme le dit très bien ce matin le philosophe thannois Laurent Delabesse dans les DNA (29/04)

Notre espèce a un corps fait pour marcher 20 kilomètres par jour. Face au stress, notre corps est biologiquement programmé à déclencher des hormones pour combattre ou fuir. C’est une réaction archaïque : devant le danger notre organisme est fait pour courir.

Oui le confinement nous rend triste. Combien même nous disposons d’artifices à la maison, la musique, la lecture, la peinture, l’internet … quand d’autres n’ont rien que le désœuvrement, hélas.

Tout se complique à outrance

Notre grand timonier en second, Philippe, nous a concocté une sortie de crise qui ne convainc pas. Car tout se complique. « Je le dis aux Français, si les indicateurs ne sont pas au rendez-vous, nous ne déconfinerons pas le 11 mai, ou nous le ferons plus strictement » a t-il déclaré le 28 avril devant l’Assemblée Nationale.

Le Haut-Rhin sortira t-il du confinement le 11 mai? le rayon de 100 km toléré ne va t-il pas se réduire aux contours départementaux?

Des brigades de recherche à la place de StopCovid

C’est une France à plusieurs vitesses qui s’installe, loin des principes constitutionnel. Une France du pistage des « pestiférés » et la création de « brigades » dans chaque département pour identifier ces contacts chargées de reconstruire vos traces…mais aussi une France où les libertés ne seront pas les mêmes d’un territoire à l’autre et les déplacements subordonnés à des règles très encadrées.

Le Haut-Rhin, on s’en doute, ne sera pas parmi les premiers à bénéficier du dispositif de désencerclement. Les fameux 100 kilomètres risquent de rétrécir comme une peau de chagrin et de se limiter aux contours du département.

Alors oui, il faut en convenir, le virus a gagné. Il faut se rendre à l’évidence: des pans entiers de notre mode de vie vont s’effondrer en instaurant de la distance interpersonnelle partout.

Quand pourrons-nous à nouveau nous approcher les uns des autres, nous toucher ? Jusqu’à quand ces « gestes barrières » nous empêcheront-ils de faire monde ? (Laurent Delabesse)

On ne sait pas. On ne sait pas si cette méfiance à l’égard de l’autre est appelée à s’estomper. Des métiers vont disparaître, d’autres naîtront. Tous les métiers du spectacle vivants sont d’ores et déjà impactés par la crise, les métiers de bouche, les métiers du loisir, du tourisme. Jusqu’à quand? on ne sait pas.

La classe politique se cache

Ironie de l’histoire, les métiers de la couture font florès autour des masques qui nous manquent. Se présenter masquer, c’est perdre son identité, rendre le monde anonyme. Ces pertes de repères culturels, cette distanciation sanitaire nous ramènent à des réflexes primaires et archaïques. L’impuissance de la science est stupéfiante, davantage que l’impréparation de notre organisation politique. L’avez-vous remarqué? ne se succèdent dans les lucarnes que des professeurs unanimes dans leurs désaccords tandis que la classe politique a disparu depuis des semaines. La classe politique se cache. Elle a peur de ses lendemains.

La DGA en ligne de mire chez les couturières

La DGA (la Direction Générale de l’Armement) a déjà prévenu: les tissus employés doivent obtenir son agrément préalable. On tombe des nues!

Les petites couturières sont dans l’illégalité avec leur tissu non validé DGA

Chronique de pandémie

Évidemment c’est tentant…
Nos amis cyclistes italiens se réjouissent à l’idée de pouvoir remonter sur leurs vélos

28 avril-11 mai

Mai sera t-il notre ami?

J’ai longuement parcouru la presse locale comme chaque matin. Le sujet qui anime les colonnes, c’est le déconfinement. Oui, je sais déconfinement, c’est pas beau comme mot, même le correcteur orthographique n’en veut pas. Déconfinement c’est un peu comme une confiture ratée pas assez cuite ou qui manque de sucre. D’ailleurs le gouvernement n’aime pas ce mot qui sous-entend qu’on va revenir comme avant. Or d’avant, il semble qu’il n’y en aura plus. Pour toujours? on ne sait pas. On ne sait rien. Les deux présidents des conseils départementaux de l’Alsace montent au créneau pour préparer la population au discours de stratégie de sortie du confinement du premier ministre cet après-midi devant l’Assemblé Nationale.

L’Alsace se prépare à un déconfinement « soft »

La réalité sanitaire en Alsace?

Elle n’est pas bonne. Et je mettrais ma main au feu que des conditions draconiennes vont pleuvoir. Soyons réalistes, le plateau épidémique est très haut. Les personnels à bout de souffle, les jeunes soignantes terrifiées par tous ces morts torturés dans les lits de réa. Ma femme qui est « une ancienne » de la maison me le dit « une épidémie comme ça ne va pas encourager les jeunes à rejoindre la profession ».

Encore près de 1000 patients hospitalisés dans chaque département!

Pourquoi nos hôpitaux ne désemplissent pas malgré le confinement globalement respecté?

J’ai la réponse.

Elle est toute bête et c’est un expert en épidémiologie qui la donne…il s’agit tout simplement des contaminations venues des gens qui travaillent, qui ne sont donc pas confinés et qui contaminent toute la famille le soir rentrés ou de ceux qui, bien que confinés, ramènent le virus chez eux avec leurs courses.

On n’est pas sortis de l’auberge!

J’ai autour de moi des confrères qui piaffent d’impatience de retourner à leurs sports favoris. Certains ont même entamé sur leur page Facebook des comptes à rebours « comme les soldats qui attendaient la quille ». Chez les marcheurs, chez les cyclistes, c’est l’euphorie sur les réseaux.

Pierre Brunner a hâte de retrouver sa montagne vosgienne et ses chroniques de voyages sur son blog LTD Rando 68

Moi aussi j’ai la volonté de me réapproprier la nature et le vélo

80 parcours à VTT au tour de Thann nous attendent

Voici ma façon de voir les choses pour tenir compte des risques potentiels liés à mon âge. On sait en effet qu’un type de plus de 60 ans a énormément plus de chance « de passer l’arme à gauche » qu’un plus jeune s’il contracte la maladie…et j’ai la vague ambition de vivre encore un peu même en admettant qu’on devient encombrant. Parfois.

1/ je n’irai ni dans les magasins où il y aura beaucoup de monde à la fois et notamment une population qui ne comprend rien à la pandémie et qui ne respecte pas les gestes-barrières, ni dans les restaurants, ni chez mon coiffeur tout de suite, même si c’est un cyclo sympa. Trop dangereux! je continuerai donc à utiliser le Drive, juste pour manger.

2/ je ne ferai de vélo avec personne d’autre que moi-même. Trop dangereux aussi avec d’autres!

3/ je n’irai en vacances que là où il n’y a personne ou presque. On a en effet cette chance en France d’avoir de grandes landes encore vierges d’habitants.

Suisse, litige autour du vélo

Les officines ne peuvent vendre des vélos pendant le confinement. Mais elles peuvent les réparer.

C’est sans compter sur Jumbo, la chaine de bricolage suisse, qui vend des vélos dans ses rayons.

Les vélocistes se rebiffent car ils perdent des ventes cruciales en cette période.

A lire dans 2 minutes tout de suite

Au fait chez Leclerc, peut-on acheter un vélo?

Jogging et masque?

Masques tissus Beaugency.fr

C’est la ruée dans les pharmacies pour obtenir son masque en tissu. On l’appelle le masque alternatif ou encore grand public.

C’est un masque anti-projections qui ne remplace pas un masque dit chirurgical ou un masque FFP2.

Il ne dispense pas non plus de respecter les distances entre les individus, les fameux gestes-barrières, qui doivent toujours être observées. Au moins un mètre pour se croiser et pour dépasser…à pied. Dans certains pays la distance est portée à deux mètres.

A vélo je ne sais encore pas. Il est vraisemblable qu’on va commencer à rouler seuls. Les rejets pulmonaires d’un sportif en action sont décuplés, il faut s’en souvenir. Si vous roulez dans un club sans connaître le statut sérologique de tous les participants, méfiance!

Le masque n’est plus efficace et doit être changé dès qu’il se retrouve « imbibé » de trop nombreuses sécrétions orales et nasales, ce qui arrive très vite quand on court. « Cela ne sert strictement à rien » professeur Stahl

Quand je suis en jogging, j’émets un nuage d’aérosols bien plus loin qu’à un mètre, peut-être jusqu’à dix mètres étant donné que l’on rejette 80 à 150 litres d’air par minute au lieu de 6 à 8 au repos. Il ne viendrait donc pas à l’idée de courir en groupe. C’est pourquoi, chaque fois que je dépasse quelqu’un ou que je croise quelqu’un, je change de trottoir en ville en m’assurant que je peux le faire sans me faire renverser. Sinon, je m’arrête. C’est la grande erreur d’avoir confiné les gens en ville plutôt que les avoir laissés courir dans de grands espaces dégagés.

L’important, c’est de ne pas envoyer des gouttelettes sur celui qu’on va aborder. Le masque alternatif est un masque anti-projections. Il vous empêche donc d’envoyer le nuage d’aérosols sur les autres…et il vous protège aussi si quelqu’un postillonne face à vous.

Même s’il n’est pas beau, votre masque artisanal peut être efficace. La densité minimale du tissu doit être de 120 fils pour 100 mm. Evidemment ce masque en coton devient vite une éponge si je le garde pendant une heure sur le nez et complique les efforts pulmonaires comme si vous grimpiez le Tourmalet. Ne vous aventurez-pas à commencer le jogging avec un masque sur le nez!

Fabriqué par vous-même, vous avez cousu un masque qui va limiter la transmission de vos postillons et améliorer vos gestes barrières en diminuant la transmission par contact main-bouche! Un masque en tissu c’est donc mieux que rien ! lire le dossier de Bérangère, ingénieure textile

Pensez-y en retirant le masque! Si vous avez croisé quelqu’un, il a pu infecter votre masque. Après avoir retiré le masque par les élastiques, il faut le mettre à laver à 60°C et se laver les mains avec du savon. Si vous retirez le masque pendant votre jogging, ayez une solution hydro-alcoolique avec vous pour vous frictionner les mains avant de vous toucher le visage, vous éponger, vous moucher.

A quoi bon, puisque je ne suis pas malade?

Vous pouvez être porteur du virus contagieux sans le savoir, sans symptômes et donc asymptomatique.

Un masque manufacturé selon la norme AFNOR par vous-même est valable. A la condition qu’en soufflant à travers le masque, vous ne puissiez pas éteindre la flamme d’un briquet.

J’ai fait le test avec mon masque en coton deux couches découpé dans un tee-shirt en coton.

En zone périurbaine, j’enfile le masque lorsque j’approche d’une personne et je le retire ensuite car sinon le masque en tissu va s’humidifier rapidement et perdre ses qualités respiratoires. En outre respirer avec un masque nécessite un effort pulmonaire plus important.

Si vous voulez donner à votre masque une qualité chirurgicale qui filtre dans les deux sens le virus, il faut ajouter une troisième couche entre les deux couches de coton en aménageant une poche dans laquelle glisser une lingette dépoussiérante antistatique 100% polyester qui constitue la plupart des masques chirurgicaux.

Culture physique

Je préfère courir autour de chez moi plutôt que de pédaler sur un home-trainer.

Je ne sais pas si le terme de culture physique est toujours en usage dans les établissements scolaires. Culture physique ça faisait sérieux, on se disait qu’on devenait plus intelligent en courant, en grimpant à la corde et en faisant des triples sauts.

Le problème avec la culture physique au collège, c’était lorsqu’on commençait la matinée avec; on était moins disponibles pour les autres disciplines à cause de la fatigue.

Aujourd’hui, je ne me pose plus ce genre de question, j’adapte mon emploi du temps. J’ai encore la force de composer devant mon écran après l’exercice physique.

Dès le km 4 ce matin, j’ai senti la fatigue…et je me suis demandé comment j’allais pouvoir continuer alors que j’étais à mi-parcours. Alors « j’ai travaillé » ma cadence, assoupli mon pas, visé des segments plus appliqués. Lorsque le km 6 a retenti au vibreur de mon bracelet, j’ai préparé mon itinéraire d’approche, comme ces pilotes de ligne qui affichent les paramètres de la descente. Au km 7, j’ai allongé ma dernière boucle pour être à 500 mètres de chez moi.

Top! à 7km500, j’ai entamé la dernière ligne droite après un virage sous deux alphas comme en aéronautique. Au km 8, j’étais devant chez moi. C’est la première fois que je descends au-dessous de 7minutes le kilomètre. J’ai donc l’impression que je progresse sans vraiment le chercher.

Je ne sais pas comment les runners « travaillent » leur mental mais j’imagine qu’une grande part de leur réussite est dans la tête.

Les potins du lundi de pandémie

La distanciation sociale accélère la différenciation sociale

La défiance envers l’Etat est à son maximum en France. C’est un chercheur qui le dit, si la France doute autant de son personnel politique, c’est à cause des classes sociales. L’Union de la Gauche ne serait donc pas morte, pas complètement. L’anticapitalisme continuerait de fracturer la société civile, sans le dire. On ne sait pas qui tire les ficelles. Peut-être des Insoumis rêvant d’un Grand Soir devenu chimère? ou des Gilets jaunes en mal de ronds-points?

Ainsi donc l’énorme classe moyenne enflée comme une grenouille renfermerait des émules de Georges Marchais, des gauchos héritiers d’Arlette, et aussi à l’autre bout de l’échiquier des nostalgiques du Petit-Clamart. Au milieu resterait un magma déculturé élevé au biberon du consumérisme béat.

C’est très réducteur.

En France, le confinement a été plutôt bien appliqué mais mal accepté contrairement à d’autres pays. Simplement parce que l’Etat parle à ses citoyens comme à des enfants ignares. Il est vrai qu’on souffre aussi depuis cinquante ans d’une population exogène qui peine à rejoindre nos standards. Terrain scabreux!

Si nos politiques trinquent, c’est tout simplement parce qu’ils sont mauvais. Et ce n’est pas l’épisode corona qui va redorer leur blason.

La France qu’on ne cesse de nous présenter comme une grande nation a, hélas, montré ses fragilités dans bien des domaines. Notamment l’inadaptation de son administration centralisée à conduire le dispositif de crise. Le confinement généralisé, les milliards de pertes de notre économie resteront les témoins douloureux des erreurs commises. Oui, on ne va manquer de se comparer à d’autres pour dire qu’on a fait au moins aussi bien. Mais on se gardera d’admettre que notre voisin allemand a fait beaucoup mieux.

En Alsace, pas de pic, un plateau haut. Je n’arrive pas à imaginer 1000 lits de malades dans le Haut-Rhin et …571 agents hospitaliers en arrêt maladie mercredi 22 avril

En Alsace, on flirte toujours avec deux mille hospitalisés « corona ». C’est dire qu’on n’arrive pas à faire baisser « le plateau » de la contamination. On n’empêchera pas le doute de s’installer chez les confinés. Comment est-ce possible qu’il existe encore autant de gens atteints par la maladie alors que nous sommes confinés?

Faudra t-il une commission d’enquête pour lever le doute? pour savoir pourquoi on peut devenir malade malgré les gestes-barrières? les solutions hydro-alcooliques? le lavage de mains? les masques artisanaux? l’obligation de restez chez soi? les attestations de déplacement dérogatoire?

« Six baguettes et la caisse, vite fait! »

Vélomaxou, on t’a reconnu

Oui, on risque fort le 11 mai d’être en Alsace les dindons de la farce, c’est à dire de faire l’objet d’une surveillance renforcée et d’un déconfinement partiel quand d’autres régions seront libres.

Quand je rentre chez mon boulanger avec un masque sur le nez, on me regarde bizarrement comme si j’allais commettre un hold-up, « Six baguettes et la caisse, vite fait! » et je repartirais en trombe en faisant crisser les pneus de mon vélo.

Le masque qu’on va nous recommander ces jours prochains risque de faire un flop. Car son usage sera mal compris outre qu’il est malcommode à porter. Et en outre, on risque d’en retrouver un peu partout éparpillés dans la rue et les commerces. Bonjour la contamination!

Je n’ai que les symptômes des vieux agriculteurs

Les médecins qui ont depuis longtemps régulé l’accès de leur patientèle avec la prise de rendez-vous obligatoire et refusé d’accepter de nouveaux patients se plaignent à présent de ne plus voir leurs habitués.

J’en suis un modeste représentant car j’ai la trouille de cette médecine expéditive. Je suis revenu aux années 50 où l’on allait au bistrot du village téléphoner pour faire venir le médecin dans sa Traction Citroën. Dès que je voyais sortir de la sacoche les grandes boites en alu qui contenaient les aiguilles hypodermiques, j’avais envie de sauter par la fenêtre du jardin. C’est à dire qu’on ne va plus chez son médecin pour un oui pour un non. On préfère attendre. Surtout moi, avec mes maladies imaginaires dont aucune, pour l’heure, ne montre d’intérêt pour la science. Accéder au statut de malade, personne ne le souhaite. Je n’ai que les symptômes des vieux agriculteurs perclus de rhumatismes à l’aube de leurs soixante-ans. J’imagine que je paie des décennies de VTT, je veux dire de Vélo Tout Temps ou du Vélo Tout l’Temps si vous préférez. La mécanique articulaire du corps, c’est comme ces bielles dont la régule coule par suite d’un mauvais lubrifiant.

Arrêter d’aller à Phuket?

Reprendre goût aux restos, aux coiffeurs ne va pas être simple. Encore moins pour les foir’fouilles, les manifestations sportives et culturelles. Tous ces endroits où par principe il y a du monde risquent de perdre ceux qui craignent la contamination.

Et l’avion? il me semble inimaginable d’envisager un vol sans prendre un risque maximum. L’Etat est devant un dilemme avec Air France. Injecter des milliards dans les compagnies pour les sauver de la faillite, c’est tout ce qu’on a trouvé en attendant.

Paton Beach Thaïlande

En attendant quoi? soit qu’on trouve un vaccin salvateur soit qu’on change de modèle de développement et qu’on arrête d’aller à Phuket passer ses vacances. Utopique? sans doute.

Vélo et confinement

Tweet de la FUB

Devant la pluie de PV dressés arbitrairement contre des cyclistes pendant le confinement, la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette) a déposé un référé-liberté devant la juridiction administrative.

un référé liberté est utilisé en cas d’urgence si une décision administrative porte une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale

Le Ministère de l’Intérieur vient d’y répondre dans un mémoire-défense.

Dans un tweet, Olivier Schneider, le président de la FUB résume la position de la place Beauvau. (ci-dessus).

Voici le courrier du Ministère au juge des Référés du Conseil d’Etat…un peu alambiqué mais qui reconnait que le vélo ne peut être interdit à titre d’activité physique dans un rayon d’un km et pendant un maximum d’une heure…

On ne peut que féliciter la FUB qui contrairement aux autres fédérations défend clairement et efficacement les cyclistes.

Balade matutinale

Je ne sais pas combien de temps encore nous allons devoir accepter cette mise en demeure. Nous verrons approcher le 11 mai avec appréhension car il n’est pas certain que les oisifs que nous sommes échapperont à quelques recommandations supplémentaires de ne pas se promener là où bon nous semble.

Nous sommes devenus la variable d’ajustement, ceux qu’on pourra continuer à confiner. Par précaution si les calculs des experts s’avèrent erronés.

Je lis ce matin qu’il est possible qu’on déconfine, qu’on reconfine, qu’on redéconfine au fil du temps…jusqu’à la découverte d’un vaccin.

Les rétifs à la vaccination feront alors grise mine.

Finalement s’il s’agit de vivre en mode alternatif, un certain nombre préfèreront choisir de mettre un point final à l’expérimentation.

Voie verte
Barrière
Route

Chronique de pandémie

J’ai sorti des cartons ma petite Genuis et j’ai cousu un masque.

En France, on nous ment. On nous félicite, on nous enguirlande, on nous gronde, on nous récompense, à l’instar de Macron dans ses interventions ; ou l’on nous tance ou nous insulte, comme le déplorable préfet de police de Paris, Didier Lallement.(L’historien Johann Chapoutot-Médiapart 24 avril)

Le pouvoir politique en France est faible, fragile, composé d’une génération jeune sans expérience et concentré sur la démolition de nos régimes de retraite quand soudain l’épidémie arrive…On connait la suite. L’affolement de nos élites et la découverte qu’on n’a rien pour faire face à la pandémie qui s’est installée.

Alors on confine à tout va!

Non je n’ai pas abandonné ma chronique aujourd’hui, mais je suis d’abord allé faire mon jogging.

Lorsque je reviens à la maison, je suis dans de meilleures dispositions mentales. Le confinement nous use. C’est un véritable démoralisateur de la population. Le pouvoir le sait mais il n’a rien d’autre à proposer à la place.

Je voudrais ce matin vous parler de notre privation de liberté et de la façon dont l’Etat en abuse.

Face à l’épidémie, on pouvait faire autrement. Mais on ne l’a pas fait. Les gens de la campagne paient un confinement qui n’est adapté qu’à la ville. Puisque l’état n’a ni masque, ni test, ni la capacité d’isoler les gens contagieux, alors on isole tout le monde depuis des semaines. Sauf quelques soldats de première ligne comme les soignants, les ambulanciers et les caissières de supermarchés.

Combien de temps ça va durer?

Un certain temps répondait l’adjudant!

Car le 11 mai, on imagine mal en quoi on pourrait trouver une issue à nos interdits d’aller et venir.

Pas très beau mais efficace. Quand j’arrive chez mon boulanger, je le porte à l’intérieur du magasin

J’ai sorti la machine à coudre Genius de son carton et je me suis remis aux masques. Cette fois je me suis inspiré du modèle AFNOR. Dans un vieux tee-shirt en coton, j’ai découpé deux carrés de 20×20 et j’ai commencé à coudre entre-elles les deux épaisseurs. J’ai cassé le fil cinq fois sur la machine alors j’ai terminé avec une aiguille et un dé à coudre pour pousser à travers les couches. Le petit fil de fer pour attacher les tomates fait un excellent pince-nez. Je l’ai cousu à l’intérieur pour qu’il ne bouge pas. Et j’ai trouvé dans la boite à couture, ô luxe suprême! un élastique revêtu de fil doré! Ce matin j’ai emporté le masque dans ma poche pour mon jogging. Quand j’apercevais un promeneur face à moi, j’enfilais la camisole faciale.

Il existe de dizaines de tutos sur YouTube pour fabriquer son masque anti-projections. Ce masque évite que vous projetiez des gouttelettes sur les gens que vous croisez. Il faut le laver (60°C-30minutes) au moins toutes les quatre heures et bien sûr avant s’il est mouillé par la transpiration.

Trois-Epis : la nature derrière les barrières

Une habitante, appréciant la course à pied, vit le confinement comme une « punition », d’autant que les chemins d’accès aux forêts sont barrés…(DNA 25 avril)

Alors la dame franchit la barrière et fait comme avant. Pour ceux qui ne connaissent pas les Trois-Epis nichés au-dessus de Turckeim, il s’agit d’un hameau situé à 700m d’altitude où l’on ne trouve que quelques habitants et un centre de soins de la MGEN…et une boulangerie appréciée des cyclos de passage.

Que répond le préfet à cette interdit absurde?

Que penseraient les habitants d’Ammerschwihr si on estimait qu’à quelques kilomètres du centre de leur village l’application de l’arrêté serait différente ? Et surtout comment appliqueraient-ils ce texte ? Le confinement représente pour l’instant le seul moyen d’éviter la propagation du virus.

Il s’agit donc d’une brimade, on confine même là où ce n’est pas nécessaire.

Comment dès lors aborder un déconfinement territoire par territoire comme le suggèrent certains élus locaux? On se dirige vers des débats sans fin pour savoir qui, quand et où demain le citoyen sera capable d’aller.

Attendez-vous à voir au cours des prochaines semaines d’âpres marchandages entre les tenants du tout répressif en haut de l’Etat et ceux qui sur le terrain veulent assouplir les règles.

Le train-train du rond-rond

Faut faire avec le confinement. Le train-train du rond-rond est parfois monotone. Je ne sais pas combien de temps on va devoir encore supporter ce manège.

Je n’ai jamais contrevenu à la règle du 1km/1 heure. Sauf si je suis déjà sorti plusieurs fois le même jour, ce qui est une entorse j’en conviens.

Mais le vélo, non! Je prends le vélo de ville et la trottinette pour rejoindre la boulangerie de temps à autre.

Ce matin j’ai croisé lors de mon jogging deux cyclistes sur route. Deux cyclotouristes camouflés équipés avec sacoches, j’en ai le sentiment. Mais pourquoi pas? Imaginez que vous habitez Leimbach ou Rammersmatt où il n’y a pas de commerces, rien ne vous interdit d’aller faire vos courses à vélo à Thann et d’en revenir ensuite. Si le confinement dure, on devrait tous aller habiter la campagne.

Cycliste entrant dans Vieux-Thann route de Roderen

Evidemment c’est tentant, mais il faut être suffisamment persuasif pour éviter une prune de 135 euros car ce matin les voitures de gendarmerie sont sur le pied de guerre pour chasser le touriste.

Chronique de pandémie

Masque pour cycliste en vente chez AliExpress

Entrevoir le déconfinement. C’est le sujet qui préoccupe tout le monde.

Je ne me vois pas recevoir des gens venant de loin, de la région parisienne ou du Grand Est, déclare un gérant de camping breton sur Franceinfo ce matin

Tout est dit.

Préférer l’Auvergne au Grand Est

Avant de partir en voyage, mieux vaut recouvrir cette partie de votre plaque d’immatriculation.
Préférer l’Auvergne au Grand Est

Nous entrons dans un climat de méfiance généralisée les uns vis à vis des autres. Les Alsaciens seront perçus comme des pestiférés demain dès qu’ils sortiront de leur champ géographique. Exporter l’épidémie loin de chez soi en profitant de la période estivale, c’est potentiellement un risque de faire naitre une deuxième vague de contamination.

Comme toutes les pandémies moyenâgeuses, le coronavirus entraine les mêmes réflexes de protection: se détourner de l’autre. C’est vrai pour les états qui ont fermé leurs frontières, ce sera vrai demain aussi pour les régions, pour les communes qui ne voudront pas recevoir chez elles des visiteurs suspectés d’être porteurs d’une maladie hautement contagieuse et parfois mortelle.

Vos papiers!

La distanciation sociale a instauré de nouvelles règles au vivre ensemble. Elles vont nous servir encore longtemps et modifier en profondeur notre rapport à l’autre. Pas seulement dans les couples qui pourront se suspecter de ramener à la maison un virus non désiré, c’est déjà le cas avec les soignants, mais aussi dans les réunions professionnelles, culturelles, cultuelles et sportives.

Belgique, le prince Philippe dans une famille musulmane il y a trois ans

Le Ramadan qui commence aujourd’hui 24 avril sera un test.

Dès lors on pourra imaginer que sortir de sa zone nécessiterait un certificat de non-contagiosité…en attendant une vaccination jusqu’alors improbable à court terme.

Le vaccin Covid-19 sera t-il obligatoire pour voyager?

Présenter son certificat de vaccination va devenir un sésame incontournable à l’avenir dès lors qu’on souhaitera s’inscrire à une manifestation sportive, à un voyage touristique, à un séjour en camping ou hôtelier.

Avant même d’envisager voyager, il faudra d’abord faire l’apprentissage de nouveaux protocoles de distanciation sociale avec des masques en toute circonstance dans l’espace public. Pas simple de vivre au quotidien avec un tel accessoire. Surtout à vélo.

En vente chez les buralistes dans les prochains jours, nous dit-on.

Merci la FFCT!

Martine Cano, la Présidente de la FFVélo (FFCT), avoue que sa fédération a relayé les décisions gouvernementales d’abandonner toute pratique du vélo loisir et de randonnée. Oubliant au passage tous ses licenciés individuels habitués à rouler seuls.

Pour la FFCT, c’est la Bérézina. Cette vidéo qui parait un mois après son mot d’ordre d’arrêter toute activité cycliste semble l’aveu que la boulette a fait des dégâts dans le clubs…et que les départs doivent être nombreux.

À vélo tout est plus beau ! dit la FFCT… surtout en pédalant derrière la porte du garage.

le calendrier de la FFCT en miettes, y compris la semaine fédérale de Valognes au mois d’août

Elle a mis du temps, Martine, pour dire qu’on lui avait fait avaler son casque en plastoque de présidente de la FFCT.

« Nous sommes fédération délégataire et il est normal qu’on relaie les décisions gouvernementales » déclare t-elle dans une vidéo le 22 avril.

Elle vient même d’écrire, mais un peu tard, à « la ministre des sports le 21 avril: la Fédération française de cyclotourisme a écrit à madame la Ministre des Sports, à messieurs les Ministres de la Santé et de l’Intérieur ainsi qu’au CNOSF et au conseiller sports auprès du Premier Ministre afin de plaider en faveur d’une reprise progressive et raisonnée de nos activités. »

Voila comment la FFCT a défendu le vélo et ses 120.000 adhérents. Sans combattre. Sans négocier le moindre espace de liberté afin de pouvoir rouler seul loin de la ville.

A la place, la FFCT a proposé un tout autre programme à ses membres:

« Vélomaison » pour continuer à pédaler, même dans la tête! dit la FFCT

Tous les cyclos à la maison avec E.T., c’est ce que préconise la FFCT

La Fédération française de cyclotourisme vous propose le programme Vélomaison pour continuer de pédaler, même dans la tête !

  • Des séances sur home trainer ou vélo d’appartement.
  • Des exercices de renforcement musculaire et d’étirement pour garder la forme avant de reprendre votre pratique dans quelques semaines, ou tout simplement pour lutter contre la sédentarité !
  • Des jeux sécurité à faire seul ou en famille avec les enfants.

Je ne regrette pas d’avoir quitté cette organisation qui s’est fait hara-kiri le 23 mars sans penser aux milliers de cyclistes qui sont plongés dans le désarroi.

Merci la FFCT!

Chronique de pandémie

Comme ces fourmis agitées devant leur fourmilière fracassée, la France bricole

La France bricole. Pas seulement ses masques!

Pas toute la France, non. Celle de la petite bourgeoisie des classes moyennes assignées à résidence.

L’autre France, celle des « utilités » turbine à cent à l’heure. C’est un peu celle qu’on appelait la France « d’en bas », celle que Macron canardait à coups de LBD et qu’il remercie chaque jour pour leur dévouement à la cause publique. Cette France là, on en a besoin encore un peu. Alors on la congratule. La politique est une grande arnaque, je n’en ai jamais douté.

La France qui bricole s’est installée dans une indolence provoquée par le confinement. Les files des « drive » s’allongent avec les berlines des CSP+, ces retraités aisés, ces mères contraintes au foyer toutes masquées tandis qu’un employé charge les coffres généreux de victuailles et de produits d’entretien.

Au pied des collines sous-vosgiennes, le vignoble travaille. Au petit matin, les fourgons grimpent dans les chemins escarpés du Rangen. Si la vigne va, c’est que tout va bien, pense t-on! Devant la vigne, les fumées de l’usine Cristal, immuables, témoignent que la planète tourne encore.

Pourtant, il semble que la France s’est arrêtée. Tout mon voisinage est là depuis des semaines. Ici des enseignants, là un chimiste, et là-bas un pilote de ligne. On entreprend les travaux de la maison, ceux du jardin, habituels en cette saison et d’autres moins urgents comme le rangement des garages et des buanderies maintes fois reportés.

Les enseignants enseignent-ils? on me dit que oui. Par internet interposé. Fini l’enseignement magistral en haut de l’estrade, c’est une messagerie électronique qui y supplée et les parents qui s’y collent.

Le pilote va t-il reprendre son avion de ligne? se pose t-il la question de son devenir? pas facile avec la distanciation imposée d’embarquer des passagers confinés comme des sardines dans une atmosphère pressurisée d’Airbus! L’état, en faillite depuis Fillon, envisage de racheter Air France…comment va t-il payer? Avec de la monnaie de singe, pardi!

Les malades s’empilent par centaines

On ne sait pas. On ne sait rien d’autre que ce que les pros de l’information veulent bien nous dire. Ici à vingt kilomètres de l’épicentre de l’épidémie, très peu de choses filtrent. Mulhouse est un peu devenu le Wuhan français malgré lui. C’est une inconnue sur laquelle se penche le CNRS. Attribuer la cause de tous nos maux à un Rassemblement Évangélique, c’est un procès en sorcellerie commode dont beaucoup se contenteraient. On sait juste que les malades s’empilent par centaines. Impossible de se rendre compte du ballet des ambulances… et des corbillards, l’accès à la zone nous est interdit puisque nous n’avons pas de raison d’y être. Sauf si l’on tombe malade!

Le gouvernement gouverne t-il?

Je m’interroge. Les agences de presse distillent des infos toutes contradictoires sur ce que pourrait être l’après-confinement. Le mot déconfinement fait peur au pouvoir, il ne veut plus l’employer de crainte de voir exploser le virus que les épidémiologistes désemparés appellent saloperie.

Un bateau ivre qui ne sait pas trop quoi faire de sa cargaison épidémique

Le gouvernement gouverne t-il? Il est un peu comme ces marins qui tentent dans le brouillard d’entendre une corne de brume capable de les détourner d’un écueil fatal. Impossible de naviguer à vue, le virus est trop indomptable, alors on navigue à l’estime. Le bateau France est comme ces grands paquebots de croisières repoussés de port en port, un bateau ivre qui ne sait pas trop quoi faire de sa cargaison épidémique. Alors on ère.

La conduite à tenir est terrible pour nos gouvernants dont les vents contraires et soudains le font aller aller à hue et à dia. Le capitaine dont on mesure l’émoi, projeté si jeune en pleine tempête, n’a pas près de lui un vieux capitaine Haddock capable de l’aider aux gouvernes pour déjouer les récifs qui menacent.

Dans le haut-parleur de l’Etat, une speakerine nous délivre un verbatim fastidieux qui ne convainc pas. Comme pour nous faire attendre des jours meilleurs.

Pendant que la France bricole, elle n’a pas le temps d’avoir peur. Quand le monde d’après viendra après la tempête, il sera temps de panser les plaies béantes de l’épidémie et de reconstruire l’édifice. Comme ces fourmis agitées devant leur fourmilière fracassée.

Il est déjà quatre heures. Je vais tenter de dormir un peu.

Sausheim

Acrylique sur papier 24×32. Ces petites maisons alsaciennes sont les seules que possède Sausheim. Elles sont amoureusement entretenues par les propriétaires.

Reprendre ses pinceaux n’est pas facile. Voila dix jours que je n’y ai pas réussi. Il faut de la motivation. Comme pour le vélo.

J’ai habité près de vingt ans à Sausheim (Haut-Rhin) périphérie de Mulhouse.

J’ai emporté avec moi une malle en carton contenant toutes mes aquarelles indignes. Je veux dire les ratées, celles qu’on déchire, celles qu’on lave sous le robinet d’eau.

J’en ai extrait quelques unes avec tristesse car elles avaient ce petit manque de supplément d’âme permettant de les réhabiliter.

Alors j’ai commencé à en « reprendre » une à l’acrylique. L’acrylique c’est le cache sexe de l’aquarelle ratée.

Quand l’acrylique est aussi ratée, il n’y a plus d’espoir, c’est le traitement de la dernière chance.

Chronique de pandémie

Le confinement profite au marché du Home-Trainer et à Amazon

Je doute, tu doutes, il ou elle doute.

Nous sommes entrés en zone d’attente. L’attente de la sortie. Un peu comme ces prisonniers en fin de peine qui attendent de voir les portes du pénitencier s’ouvrir en grand.

Se faire des illusions n’est pas de circonstance car on sent que le pouvoir, les pouvoirs hésitent. Ils se concertent en douce, sans le dire, et doutent aussi sur les mesures à prendre. La France, son centralisme, a démontré son incapacité à circonstancier ses décisions. On a vu les dégâts d’une politique du tout ou rien. Tout s’est arrêté et fatalement plus rien ne marche. Les commerces, les coiffeurs, les jardineries, les écoles, les usines, les déchetteries, les transports aériens,…sans parler du monde des loisirs et du sport.

Car ils doutent eux-aussi sur la conduite à tenir pour sortir la France du marasme total dans lequel nous sommes plongés.

Le tiraillement, le déchirement entre les injonctions sanitaires et économiques est tel que tout le monde n’y comprend plus rien face à un Covid-19 invisible et saisissable.

André Comte-Sponville, le philosophe, s’insurge « Il n’est pas question que l’on nous enferme indéfiniment pour une maladie » et demande de « prendre davantage en compte la souffrance des gens confinés »(source)

Vu des médecins, l’argumentation philosophique n’est pas recevable, il faut arrêter la pandémie d’abord. A tout prix.

On va donc assouplir la contrainte puisqu’il faut l’admettre: le confinement a un effet limité difficile à démontrer. Éviter les rassemblements? oui! Maintenir la distanciation sociale? oui! Mettre des masques? oui, bien sûr…et continuer à se laver les mains.

La difficulté de la France est démographique. On a confiné sans aucun discernement des zones rurales immenses qui ne le méritaient pas . On a mis à genoux toute notre économie et notre chômage difficilement contenu va à présent exploser. Voila pour le bilan économique.

Le bilan sanitaire est celui que l’on sait: un désastre! Inutile d’y revenir. Il reste une inconnue: celle que l’opinion acceptera d’inscrire au passif de nos politiciens qui se sont succédé depuis 30 ou 40 ans et qui ont mis l’hôpital en grande difficulté.

Je suis assailli de promotions sur Facebook pour acheter un Home-Trainer. Ils doivent savoir là-haut que je suis un acheteur potentiel. Je résiste. A qui bon transformer un engin de mobilité, de liberté en outil statique et d’enfermement? C’est absurde.

Les masques arrivent…on les attend!

Un milliard de masques à récupérer en fin de vie, un beau challenge pour le marché de l’environnement

Je crains le pire. A t-on au moins prévu une filière de récupération et de décontamination des masques usagers suffisamment contraignante pour ne pas les retrouver au bord des routes ou dans les squares?

Chronique de pandémie

L’intubation, le seul moyen de tenter de sauver les malades en détresse respiratoire

Appuyer là où ça fait mal, c’est un réflexe masochiste.

Je vais pourtant le faire vis à vis des chiffres de l’épidémie publiés ce matin en Alsace.

Il apparaît clairement que le virus est plus « méchant » dans le Haut-Rhin qu’ailleurs puisque c’est là qu’on en meurt le plus

le 20 avril (sources Santé Publique France)Bas-RhinHaut-Rhin
patients hospitalisés1021976
décès à l’hôpital435639
Une mortalité bien supérieure dans le Haut-Rhin par rapport au Bas-Rhin qu’il faudra nous expliquer. Plus tard.

Les masques arrivent…

L’imbroglio des masques qui arrivent est une véritable saga. Certes on voit de gros avions Antonov russes remplis de millions de masques arriver sur le tarmac des aéroports, mais on se demande ce qu’ils deviennent ensuite.

Selon Médiapart, il y a une embrouille sur les livraisons de masques…

Depuis l’atterrissage du premier avion du « pont aérien » le 30 mars, la France a importé 178 millions de masques, avec une progression impressionnante : 34 millions la première semaine, puis 63 et 81 millions les semaines suivantes.

Au total, sur trois semaines, Édouard Philippe annonce 178 millions de masques importés, alors que les Antonov du « pont aérien » n’en ont livré qu’environ 90 millions à l’État.
Avant les livraisons, cette stratégie mêlant embrouille et opacité était déjà à l’œuvre au niveau des commandes de masques. Elles seraient passées, entre le 21 mars et le 8 avril, de 250 millions à « pas loin des deux milliards », selon Olivier Véran.
Où sont allés les masques livrés à Vatry par l’Antonov 225? Mystère…

On se souvient qu’à Bâle-Mulhouse, le préfet de région avait préempté des masques à destination de Bourgogne-Franche-Comté dès l’atterrissage de l’avion venant de Chine.

Les masques sont devenus une marchandise rare réclamée par le monde entier et les Etats peu rompus au rôle d’importateur avec le Chine ont énormément de mal à trouver des fournisseurs fiables et à éviter les arnaques de producteurs indélicats.

J’ai trouvé un moyen simple pour entrer dans les commerces: un mouchoir grand format!

Assigné à résidence mobile

Je me suis souvent demandé comment font les SDF pour vivre confinés.

Dans leur immense majorité, les familles de voyageurs ont anticipé le confinement, en se rendant sur des terrains privés qui leur appartiennent, ou en se postant sur des aires d’accueil, avant même la demande des autorités. (source)

Notre route 66

Quel lecteur perspicace saura reconnaître les lieux?

Elle va devenir mythique, notre route 66, si elle ne l’est pas encore

Une fois passé le col de Bussang, nous voici dans le département des Vosges

C’est par là que l’exode devrait avoir lieu. Puisque fuir l’occupant a été déjà testé dans le passé, pourquoi ne pas récidiver face à l’ennemi invisible qui persiste à nous décimer.

Il ne faut pas croire à la décroissance du virus. Le jeune médecin et pasteur Jonathan Peterschmitt, membre de la Porte Ouverte, cette communauté évangélique qui a défrayé la chronique refuse qu’on stigmatise à outrance sa réunion évangélique…et indique que de nombreux enfants souffraient alors « d’une épidémie « grippale » inhabituelle [qui] circulait dans les milieux scolaires du secteur, augmentant l’absentéisme de manière très nette »

Puis en comparant la situation avec notre voisin allemand, le médecin s’étonne…

« Nous avons sensiblement le même niveau de contamination mais une mortalité 4 fois plus élevée. La différence se trouve peut-être, au moins en en partie, dans la différence de prise en charge des malades. La médecine de terrain est sinistrée, j’exerce dans un désert médical selon les critères de l’ARS et pourtant je ne suis qu’à 15 minutes de Mulhouse »(DNA 20 avril)





La RN 66 y mène

Oui, c’est par la RN66 que nous allons partir dès que l’occasion nous en sera donnée.

Le docteur Dominique Petit est venu de Cagnes-sur-Mer renforcer les soignants et que déclare t-il dans les DNA de ce matin? que la situation est désastreuse…

Cette route nationale 66 n’est pas difficile à vélo.

Avant le déclassement de 1972, elle possédait également un tronçon de Bar-le-Duc à Épinal ; de plus, certaines cartes du XIXe siècle attestent que le tronçon de l’actuelle route nationale 57 d’Épinal à Remiremont a appartenu un temps à la route nationale 66. (Wiki)

Je l’accommoderai à ma sauce. A partir d’Epinal elle devient la D166 jusqu’à Neufchâteau, puis la D966 jusqu’à Ligny-en-Barrois. 256km jusqu’à Bar-le-Duc.

Gondrecourt-le-Château

Le parcours est pittoresque et passe par Contrexéville, Neuchâteau, Domrémy-la-Pucelle. Les « Vouthon » sont des grimpées gratinées. Puis après Gondrecourt-le-Château, c’est relax le long de la vallée de l’Ornain jusqu’à Bar-le-Duc.

Ce matin j’ai donc préparé ma fuite par la RN66 déserte

Vieux-Thann RN66