
C’est ma sortie tôt. Et je m’arrête, fasciné devant la cathédrale industrielle. Vent froid vif qui descend la vallée et couche les fumées.

C’est ma sortie tôt. Et je m’arrête, fasciné devant la cathédrale industrielle. Vent froid vif qui descend la vallée et couche les fumées.

Aujourd’hui, tourisme à vélo. Je suis retourné dans mon ancien fief mulhousien.

A Soultz, j’ai pris Raedersheim, puis Reguisheim et je suis revenu vers la grande métropole du Haut-Rhin.

Le long du canal de Dannemarie toujours très prisé, j’ai obliqué vers Didenheim, Morschwiller, puis Burnhaupt.
J’en avais un peu marre à la fin.
Mon fils me le dit « pourquoi tu te fais mal? » La finalité du sport est-elle de se faire du mal? C’est un mal « gentil » si l’on s’y discipline. Et la sensation de bien-être vient après lorsque la fatigue vous rend stone devant l’écran.
C’était un jour de vélo facile. Presque tout plat sans vent rebutant. Il manquait juste le soleil.

J’ai hésité sur mon titre…j’ai déplacé la virgule. J’avais d’abord écrit « vivre, encore un peu » mais ça rappelait « encore un peu, monsieur le bourreau » alors j’ai écrit « vivre encore, un peu ».
Oui vivre encore puisqu’on ne peut se priver de tout avec cette épidémie qui enfle avec ses chiffres effrayants. En soixante dix ans, je n’en ai aucun autre souvenir. Sauf peut-être des trucs insidieux comme la légionellose. Le SRAS ne me dit plus rien. La grippe? je ne l’ai pas encore eue et je suis vacciné même si ce n’est pas infaillible.
A ma femme, je dis que le pire serait une guerre nucléaire ou bactériologique, intense, soudaine et terriblement dévastatrice et chaque matin on est encore là. Les embrassades sont-elles aussi à risque? bien sûr. Alors chaque matin, « m’as-tu donné le baiser empoisonné? »
Lorsque j’étais biffin on nous abritait sous l’escalier du dortoir pendant les exercices NBC. Maigre protection! L’inculture de nos contemporains en terme de risques me sidère chaque jour. Comment se protéger d’une catastrophe nucléaire? de l’effet de souffle? de l’irradiation? alors pour un virus en circulation, c’est pareil.
Je songe à l’après-virus. Je suis donc optimiste. Tous ces experts qui vont dresser des bilans de nos réussites, de nos erreurs, des conséquences sociales, politiques, économiques et de notre regard à la vie. Crise générationnelle, nos enfants seraient des réservoirs à virus et achèveraient les aïeux plus vite. C’est cruel comme raccourci. C’est ce qu’en disent les experts.
L’Europe a fait « pschitt »
Elle se referme sur ses frontières internes. Chacun chez soi! Veuillez rentrer vite fait chez vous. Ne riez-pas: devant les rayons vides de supermarchés, certains champenois vont jusqu’à évoquer les années quarante…
Quelle débilité, c’est pour quand l’exode, les Allemands arrivent bientôt, c’est pas possible je reviens de cora Saint Dizier pour simplement retirer un colis, impossible, une queue de 300 mètres au drive, des gens attendent depuis 16h, certains sortent avec des chariots énormes
Italien je suis
Le spectacle italien me désole. C’est un peuple que j’aime et leur désastre épidémique, plus de mille morts, préfigure ce qui peut nous arriver dans quelques jours si nous manquons de soignants et de matériels. Songer que c’est la Chine qui a ravitaillé les Italiens restera gravé dans nos mémoires d’européens pendant longtemps. L’idée européenne a pris une grande claque. J’espère qu’il n’est pas vrai qu’on a vendu nos masques au Chinois comme le colportent les réseaux sociaux. Je n’ai pas vérifié.
Les vieux espèrent encore vivre un peu, alors ils se terrent dans leur tanière. Les autres font comme ils veulent. Ils vaquent à leurs occupations habituelles, vont au bistrot, grattent un Keno, puis déambulent dans les rayons du supermarché.
Qu’on ne s’y trompe pas: traiter d’idiots tous ceux qui dévalisent les magasins n’est pas malin non plus. Car faire des provisions de bouche évite d’aller plus souvent au magasin. Après tout, ce qu’on nous prédit c’est que le virus peut atteindre jusqu’à 80% de la population…et donc on pourra côtoyer huit personnes sur dix infectées dans les allées.
A la recherche d’air pur
Hier l’air froid venu du col de Bramont descendait jusqu’à Wildenstein, puis glissait sans bruit sur le lac. Les promeneurs nombreux s’appliquaient à parcourir le tour du plan d’eau, enfant y compris puisqu’il faut bien occuper les scolaires en panne d’école.
Les chiens de traineaux sont enragés. Cette année ils n’ont pas eu de neige, alors les maîtres les promènent attachés à la ceinture ou à un vélo. Trois chiens comme ceux-là, si vous n’y prenez garde, ils vous trainent par terre si vous trébuchez sans avoir le temps de vous relever.
Une campagne éclipsée

J’ai cherché les panneaux. J’en ai trouvé un difficilement dans la cité. Les candidats se sont sûrement démenés avec l’énergie du désespoir. Des invitations à débattre clairsemées, du porte-à-porte risqué pour enfin aboutir à l’échéance incertaine.
On parlera des élus de l’épidémie. Plus tard. Des grognards de la démocratie locale.

Le quotidien est rythmé de nouvelles toutes plus surprenantes les unes que les autres.
C’est l’actualité qui veut ça. D’abord mon maire m’écrit. C’est urgent car il fait distribuer son courrier par des vaguemestres plus rapides que la Poste.
Il en a gros sur la patate mon maire, apparemment. Je lis…

Blessé et meurtri par des attaques très personnelles, je suis resté debout.
Il a l’air un peu KO debout, mon maire. C’est pas juste et en même temps, il est solide le maire sortant, il est resté debout. Nous à vélo aussi on a la trouille quand un chien nous menace d’attraper notre mollet. L’essentiel, pour nous aussi, c’est de rester sur le vélo sans se prendre une gamelle.
Je ne sais pas si ces courriers d’escarmouches de campagne électorale apportent un supplément de voix dans la balance; car en même temps aussi, ceux qui détestent le maire sortant jubilent du tour pris par les évènements.
Moi, je reste neutre, je ne connais ni l’un, ni l’autre des belligérants. D’autant que je n’ai pas eu la chance d’être invité lors de mon installation dans la commune. Un loupé, certainement. Comme mon inscription sur les listes électorales qui est restée coincée dans une file informatique communale en 2017.
Les deux listes sont équivalentes, je l’ai déjà dit. Conservatrices bon teint et pas vélorutionnaires pour deux sous. Donc si je ne suis pas content, j’ai ka déménager.
Tout va très bien, Madame la marquise
Le PDG Macron a causé dans les lucarnes. Il a arrêté la France. Mais pas les élections. Gérard (Larcher) lui a bigophonné que s’il faisait ça, c’était encore un casus belli. Comme avec Benalla.
La France à l’arrêt. Les mômes en raffolent. Blanquer a dit « faut travailler à la maison! ».
Pas du tout disent les gamins, ma maison n’est pas une école. L’école est un sanctuaire, la maison non. D’abord les parents sont nombreux à comprendre que dalle au contenu des manuels (Macron).
Macron a d’abord dit « à tous les Français » de limiter « au strict nécessaire » leurs déplacements, en privilégiant le télétravail
Mais avec le télétravail, impossible de voter en ligne pour les Municipales. C’est trop moderne.
« Il est important en ce moment, en suivant l’avis des scientifiques comme nous venons de le faire, d’assurer la continuité de notre vie démocratique et de nos institutions » a t-il poursuivi.
Sous-entendu, il n’y aura pas de coronavirus dans les salles de vote.
Le test de Cooper
Je ne me laisse pas influencer ni par Macron, ni par mon maire sortant.

J’ai chaussé mes pompes de sept lieues et j’ai fait huit bornes (pas myriamétriques les bornes)
Le test de Cooper permet empiriquement de connaître votre VO2max, autrement dit la vitesse maximale à laquelle vous pouvez courir pendant douze minutes…sans mourir asphyxié. Sinon, c’est pas du jeu!
Bon alors? t’as fait combien Maxou?
Je dépouille…j’ai démarré le chronomètre au coin des transports Blondel à la ZI de Vieux-Thann et au bout de douze minutes, j’avais franchi le pont de la Thur au pied du Rangen…

soit 1700 mètres.
Je suis classé selon les sites « faible » ou « 16/100 » ou encore « moyen » pour me faire plaisir.

N’en parlons-plus!
Je suis tout de même content de ma performance du jour, j’ai réussi à parcourir 8 km en une heure, soit deux fois plus vite qu’à pied.

Ce n’est pas Joinville-le-Pont. C’est Joinville en Haute-Marne.

Terminé La Peste. Avec Camus, ça finit dans les retrouvailles oranaises. La fumée des trains, les étreintes, la foule qui se presse dans les rues et les estaminets.
Mon chat vieillissant m’a encore fait lever à quatre heures. Ses miaulements rauques illustrent une dépression, dit-on, dans les manuels savants. La déprime du chat! A moitié tiré du lit, j’ai envie de lui donner un coup de pelle sur la tronche. Puis je me ravise.
J’avais (re)survolé Le Hussard sur le toit de Giono.
Et maintenant?
France Info nous propose quinze bouquins pour faire attendre que le Haut-Rhin sorte de quarantaine.ici
Pandemia de Thilliez? 650 pages! je renonce. Il me faut du digest rapide. Je vais essayer L’aveuglement de Saramago. Commande Amazon pour ne pas aller traîner dans les rayons de Leclerc.
Vous le voyez, le Corona donne de mauvais réflexes qui font bondir mes amis.
Ce matin le Haut-Rhin continue de tenir la corde dans la course au coronavirus. Je n’en dors plus. J’ai vu l’hélico du SAMU ce matin à quatre heures qui revenait fissa à sa base chargé de masques, j’imagine.
J’affabule.
téléphonez avant de venir!
Les contaminés du rassemblement évangélique de la Porte Ouverte de Bourtzwiller continuent malgré eux de se révéler ici et là, à l’IUT, à Peugeot Mulhouse, à Kehl,… Ce n’est pas drôle. Mon médecin nous met en garde, sur sa porte, il a écrit « téléphonez avant de venir! »
On n’en sort pas de cette épidémie et d’aucuns prétendent que c’est pour durer. L’Italie ferme tous ses commerces sauf ceux de bouche. Et ce soir le PDG de la France va parler. Pourvu qu’il ne tombe pas malade notre leader maximo!
Tous les actifs gueulent d’être réduits à l’inactivité, je les comprends. Quand j’étais sur le pont, il fallait que « ça usine » tous les jours. Au bureau, je reprenais les points du jour non traités de la veille et je les ajoutais au programme pour n’en point rater.
N’affolons-pas! facile à dire. Pourtant, les hôpitaux rencontrent de nouveaux cas de coronavirus qui touchent un large spectre de la population. Pas seulement des seniors mais aussi des trentenaires avec des pathologies légères, surpoids, diabète, hypertension qui nécessitent des respirateurs extra-corporels tellement le virus bouffe les poumons. Des machines hautement sophistiquées et des personnels au top.
Bon, je prends ma bécane, mes gants et je vais voir si mon pharmacien est approvisionné en gel hydro-alcoolique…histoire de prendre l’air. Avec l’activité au ralenti, je respire moins de micro-particules.
Elle est pas belle la vie?

Il ne devait pas pleuvoir cet après-midi. Mais à Rougemont, j’ai vu foncer sur moi un gros coronimbus qui m’a poursuivi jusqu’à Sentheim. On quitte pas le Haut-Rhin impunément.
https://www.openrunner.com/r/11113495
Éviter comme moi de vous embourber au km 15 avec des pneus fins! Par temps sec, c’est acceptable.

Non, je n’irai pas voter aux Municipales
Trop d’incertitudes pèsent encore avec le coronavirus. Cyclo-citoyen, oui, je le suis. Mais pas fou. Quand je vois la désinvolture de nos congénères à l’égard des mesures prophylactiques proposées pour lutter contre la maladie, il faut se méfier partout où l’on va. Surtout lorsqu’on est classé parmi les seniors!
Que va t-on faire des marmots! Je ne parle même pas de ceux qui font mine d’ignorer qu’un virus est là. De jeunes générations pour la plupart qui s’insurgent que la puissance d’État pèse ainsi sur leur quotidien.
Le petit père Duclos, député communiste, parlait avec sa verve truculente de « bonnet blanc, blanc bonnet » en 1969 pour évoquer le match présidentiel Pompidou-Poher

Dans nombre de municipalités, ce sont des personnalités du même bord qui s’affrontent. Comme chez moi à Thann ou même à Cernay. L’électeur a donc l’illusion de faire un choix alors que tout sera comme avant, après.
A Thann, ce n’est pas grave si l’on ne va pas voter. Si vous n’êtes pas partie prenante de la guerre picrocholine qui oppose les deux listes sortantes, vous n’avez aucune raison d’aller voter puisque départager l’une ou l’autre ne présentera aucune différence sur le cours à venir des choses. C’est juste une affaire des egos à départager.
Ce qu’une liste Thann, pro-vélo pouvait promouvoir selon moi est décrit dans ce billet. Mais je suis réaliste, on ne fait pas une liste à Thann avec trois cyclistes!

En France, l’abstention est influencée par un sentiment de non-représentation politique, sur quatre points : (source wikipédia)
Pour moi, c’est le cas numéro trois qui me détourne du vote. Les élus se contre-foutent de ce que vous pensez une fois qu’ils sont élus.
Non je n’irai pas voter.
Des esprits chagrins voudraient voir le vote rendu obligatoire en France sous peine de sanctions. On comprend leur intention: cacher la misère de la démocratie locale qui fait qu’une fois élus, on n’entend plus parler de rien. Ni des voiries à l’abandon, ni des terrains de jeux délabrés et souillés, ni des restrictions à la pollution de l’air, ni des encombrements urbains ordinaires. Tout roule comme avant.
Alors Maxou court comme le furet?

Oui, j’ai trouvé cette alternative au vélo lorsqu’il fait mauvais en cas de pluie fine. J’ai la flemme de sortir le vélo et aller à pied est une bonne solution pour prendre l’air. Oui, on n’est pas obligé de courir, on peut aussi marcher. Mais courir, je voulais savoir comment « ça faisait ». Courir je ne l’avais plus fait depuis…cinquante ans. Au moins!
Je suis un sportif décroissant: j’appuie de moins en moins fort sur les pédales. Mais courir, c’est autre chose. J’ai voulu comprendre ce qui pousse autant de gens à courir les rues et les chemins. Ne nous méprenons-pas: courir me semble plus difficile qu’aller à vélo. C’est un sport debout ou il faut porter, transporter, sa carcasse, y compris dans les descentes. A vélo, le sport est assis. On pédale de temps en temps et l’élan fait le reste pour simplifier.
Le corps que je nomme vulgairement carcasse est en fait un assemblage moléculaire qui pèse beaucoup dans nos civilisations modernes. On ne ressemble en rien au petit-homme des hauts-plateaux éthiopiens capable de courir 10 km en 30 minutes. On a trop de « choses » inutiles à emporter avec nous. D’abord du gras! Moi je traine 33 kg de gras que j’ai réussi à ramener à 26 kg en dix semaines. Mais je ne suis pas au bout de l’exercice.
J’ai vérifié: le record du monde du 10 km est tenu par…
| 26 min 24 s | Rhonex Kipruto | Kenya |
Alors j’ai essayé. J’ai maintenant un peu de recul. Cinquante kilomètres en dix sorties. Les chiffres sont là; je sais que je cours lentement. Parcourir 10 km en une heure trente ne mérite aucunement de figurer dans un classement. Pour y être il faudrait courir le 10 km en une heure. Je ne sais pas si je vais m’y atteler à mon âge…

J’ai vécu là pendant quelques années. A l’aide de cartes postales noir et blanc, je revisite les lieux et j’imagine les couleurs. En fait les pierres sont blanches là-bas. Un calcaire crayeux. Je ne respecte donc pas la vérité historique.
C’est l’Aube, affluent de la Seine, qui y coule.
Autour d’Arcis, une immense plaine betteravière.

Élections? vous avez dit élections?
L’abstention massive est à craindre aux prochaines élections municipales. Le coronavirus sera passé par là.
Je n’irai pas voter, mon vélo non plus, car la crainte sera grande d’être contaminé, lui et moi. Certains porteurs sont asymptomatiques (peut-être moi-même?), ils sont atteints sans forcément le savoir. Je plains les assesseurs.
C’est l’intérêt supérieur de l’État qui est menacé. Réussir dans la maîtrise de l’épidémie est en effet une exigence majeure pour le gouvernement. En décidant de braquer tous les projecteurs de l’actualité sur l’épidémie de coronavirus, plus rien d’autre n’est plus important que la garantie de l’intégrité des citoyens…mais on continue de maintenir les élections. Difficile à expliquer.
les bubons, et qu’on en finisse!
Reconnaissons que le Haut-Rhin s’est particulièrement distingué ces derniers jours à la suite de l’assemblée évangélique de Bourtzwiller à partir de laquelle la contamination s’est propagée massivement. Jusqu’en Guyane et dans les rangs de l’Assemblée Nationale. Mulhouse s’est ainsi taillé une belle réputation dont elle aurait pu se passer et les promoteurs de cette manifestation ne semblaient pas désolés d’une telle publicité au lendemain de leur prestation. Ce n’était plus le partage de la bonne parole mais le partage du coronavirus.
« Après tout, on n’en fait pas tant pour la grippe saisonnière »
Les plus incrédules à la dangerosité du coronavirus commencent à se poser des questions. « Après tout, on n’en fait pas tant pour la grippe saisonnière! » ne suffit plus à convaincre qu’on en fait trop face au Covid-19
Alors la bonne nouvelle, elle est pour la République en Marche (LRM) qui n’a pas encore commis de faux-pas dans la gestion de la crise épidémique. Au moins le désastre de la réforme des retraites aura servi d’apprentissage et permis la mise sous le boisseau pour un temps de la calamiteuse loi sur les retraites. Pourvu que l’épidémie dure!
Méfions-nous cependant de cette mise au pas autoritaire et dérogatoire à l’état de droit (confinement, quarantaine) de la société au nom de son bien!
Dimanche prochain il restera à découvrir les effets de l’épidémie sur les élections.On peut s’attendre à des abstentions massives. Surtout de la part des vieux électeurs les plus fragiles au virus (dit-on) et aussi de la part des plus fidèles aux bureaux de vote et au conservatisme républicain.
Relativisons, dans nombre de communes comme la mienne, le résultat du vote ne changera en rien notre destinée quotidienne puisque les deux listes en présence sont issues de la précédente mandature et appliqueront les mêmes recettes. Il y a donc une forte similitude dans les programmes.
N’en voulons pas trop à l’Alsace, sa représentation politique est conforme à un conservatisme qui ne place pas en tête les enjeux sociétaux.
Le bien-être, l’environnement, le dynamisme,…trois thèmes fourre-tout qu’on décline à l’envi dans toutes les communes de France.
A Thann les deux listes protagonistes achèvent leurs campagnes à fleurets mouchetés à coups de tracts distribués dans les boites à lettres qui auront bien du mal à convaincre ceux qui ne s’intéressent pas à la vie municipale. Ne parlons même pas des communes où seule une liste est en présence, comme à Illzach! A quoi bon aller voter si une alternative un tant soit peu radicale n’est pas présente?
Demain nous partagerons les agitations puériles de la cité, l’air de rien.

La ville est à moi.
La nuit.
J’ai toute la voirie pour moi tout seul et je franchis tous les interdits sans crainte.
Au loin, les premières voitures ralentissent.
Un gilet jaune fluo, la nuit, ça interroge.
Mon accompagnateur était Jérémy du Club Etoile 78 de Vieux-Thann

Le parcours du jour a été dévié plusieurs fois du fait des chemins transformés en ruisseau.
A la chapelle Maria auf dem Rain de Roderen, impossible de prendre le GR rond bleu qui mène à Bourbach. Alors on montera par la route jusqu’à Rammersmatt. Puis le sentier botanique.
A Bourbach-le-Bas, on monte au terrain de sport et on s’enfile dans le chemin de Knapphutte.Je parle des mines de Knapphutte ici…
Après la chapelle des Mineurs, descente à Lauw…le chemin est un ruisseau. On vise comme on peut les endroits les moins profonds…tout en évitant les cailloux.
A Lauw, on longe la Doller jusqu’à la chapelle Ste-Anne. C’est notre troisième chapelle! On renonce à aller jusqu’à la chapelle des Bouleaux à Guewenheim. On préférera longer la Doller jusqu’au camping de Guewenheim.
Puis on rentre par la route. Couverts de boue. C’est un peu le but du jeu, non?
34km et 470m

7 kg400!
C’est ma victoire rapide de ce matin. Depuis que le 2 janvier dernier dans un sursaut salutaire j’ai décidé de frapper un grand coup en direction de mon surpoids endémique, (c’est souvent au lendemain d’une période de fêtes qu’on prend conscience qu’il faut arrêter la bouffe). Voici que ce matin j’atteins le score honorable de moins sept kilos et 400 grammes. Un peu plus de deux mois pour réapprendre, jour après jour, à maîtriser le contenu de mon assiette. On pourra penser ce qu’on veut des régimes amaigrissants. Le mien n’est pas punitif: je mange « comme avant » mais en surveillant les calories avalées et un bon ratio glucides /protéines /lipides. Moi par exemple je suis plutôt « lipidique » et c’est sur ce chapitre que je suis le plus vigilant. Cependant ne pas pavoiser trop vite, mon IMC est encore à 26,5 et je suis toujours en surpoids. Pour ne plus l’être je dois atteindre un IMC de 25 soit perdre encore…4kg!
En 2018, j’avais déjà écrit un billet sur « comment maigrir? ». J’ai effectivement perdu du poids, mais je l’ai repris ensuite.
Pourquoi? tout simplement parce que j’ai perdu les bonnes habitudes prises.

Pas de miracle: la balance est notre juge de paix, vous pouvez faire 7000 à 8000 km de vélos par an et rester en surpoids. Les « maigres » se marrent toujours de voir dans quel marasme sont plongés « les gros ». Beaucoup d’entre-eux ont un métabolisme qui les rend imperméables au surpoids. Moi non!
Quand vous grignotez des chips, du chocolat, que vous vous habituez aux rasades de whisky, que vous reprenez deux fois du fromage et que vous sombrez dans un méga-couscous ou pire une choucroute au riesling, il est clair que vous allez rapidement faire exploser le compteur de la balance et zigzaguer pour grimper le Hundsrück.
On se demande parfois comment ils font ces beaux éphèbes bodybuildés qui vous narguent sur leur vélo. Certains sont naturellement destinés à rester maigres. D’autres moins mais ils se « surveillent », ils savent comment ne pas tomber dans le piège de la malbouffe ou tout simplement échapper à la sensation de faim permanente souvent liée à un mauvais état-d’être ce que d’autres nomment le stress. Pour ces sportifs là, on ne peut pas invoquer la sédentarité, la sédentarité qui conduit souvent à notre mal moderne, l’obésité.
J’ai passé l’âge d’être l’éphèbe boybuildé que je n’ai jamais été. Mais je me surveille sur la balance car notre surpoids est un ennemi du sport. Sur le vélo, au jogging et dans de nombreuses autres disciplines.
Je l’ai déjà écrit, faire du sport ne m’a jamais fait maigrir. En revanche, moins manger oui.
Si je dis moins manger, c’est aussi corrélativement mieux manger et éviter les cochonneries.
Quel est mon truc pour maigrir?
D’abord j’ai choisi une application qui s’appelle Yazio et qui se charge sur son smartphone. Yazio ne vous prescrit pas un régime, c’est un compteur de tout ce que vous ingurgitez au cours de la journée et qui vous permet de surveiller les limites à ne pas dépasser.
L’autre outil de mesure, c’est la balance. Chaque met est pesé et saisi dans l’application au cours du repas. C’est le coté fastidieux de l’exercice mais avec un plus: vous mangez moins vite et vous savourez d’autant plus ce qu’il y a dans votre assiette qu’il y en a moins.
J’adore la pizza
J’adore la pizza comme beaucoup d’entre-nous. Mais une pizza de 400 gr au fromage représente pas moins de 1180 kcalories! Autant dire que si vous avalez les 400gr de pizza vous avez crevé largement le plafond du repas.
Il existe des règles à s’assigner pour maigrir…

D’abord ne pas manger plus que votre corps ne l’exige. Un type comme moi de 77 kg ne doit pas avaler plus de 1645 kcal dans la journée surtout s’il reste planté devant son ordinateur et la répartition type glucide/protéine/ lipide est de 50%/20%/30%.
Vous l’avez compris, pas question de s’empiffrer avec un Cochonou ou un Munster, même fermier!
50/20/30, c’est traduit en kilocalories pour mes 77 kg: 820 kcal de glucides, 330 kcal de protéines et 490 kcal de lipides.
Entendons-nous bien: il ne faut pas entreprendre de régime drastique si l’on est porteur d’une pathologie sans l’avis d’un médecin.

Les cyclos rejoignant Mulhouse, descendant la vallée, apprécient s’arrêter là au bord de la rivière. Le patron d’antan était un homme sympa, disparu trop tôt. Depuis que j’habite Thann, je ne sais plus.

Certains en rêvent déjà, immatriculer les vélos, voila une mesure qui refait surface dans les journaux.Témoin le journal « Le Parisien » qui reprend l’idée d’un lecteur bien inspiré afin de pouvoir verbaliser tous ceux qui se comportent mal sur leur vélo, feux rouges grillés, utilisation des trottoirs, stop non respectés…
La FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette) qui milite pour le marquage des vélos avec son Bicycode censé éviter les vols de vélos se défend d’avoir inspiré l’idée d’une immatriculation à l’aide d’une plaque visible comme sur les motos et scooters. Rappelons que tout vélo neuf doit déjà être marqué lors de la vente et son propriétaire identifié dans une base de données.

Certains lecteurs me demandent parfois mon avis. Vis à vis de ces marquages de vélos, j’ai toujours considéré que cela ne dissuadera pas les voleurs et qu’on attend toujours de voir si un vélo volé ET marqué se retrouve plus facilement qu’un autre…En revanche je suis contre l’immatriculation avec plaque qui viserait à me verbaliser car j’ai l’habitude de rouler où je peux et où je veux dans les encombrements. Oui je suis un désobéissant civil. En somme un anarchiste du vélo qui tient à voyager incognito.

En France, le giratoire est trop souvent le carrefour de l’angoisse à vélo.
Jeanne à vélo se penche sur les giratoires…néerlandais. Pour bien comprendre l’enjeu du giratoire dans les problématiques vélo, Jeanne à vélo nous convie à un article « pointu » très bien rédigé et illustré sur les giratoires aux Pays-Bas.

C’est pour les spécialistes de la chose. En France nos infrastructures vélo-auto sont balbutiantes. En « Hollandie », le vélo est pris au sérieux. Il est prioritaire sur son anneau circulaire aux intersections, contrairement à la France. Mais, mais…les Pays-Bas peinent à se mettre d’accord sur cette règle, certains ronds-points excluent la priorité des cyclos.
Dilemme!
En France le giratoire est un vrai handicap pour le vélo en ville ou dans son agglomération. Soit on a un rond extérieur qui nous oblige à arrêter aux intersections et à redémarrer la peur au ventre…soit on est dans le rond et il faut être sportif pour assurer sa sécurité.
Bref lisez cet article de Jeanne à vélo si le giratoire vous passionne

Pour l’heure, le coronavirus dont beaucoup se préoccupent peu continue son chemin. Mulhouse est frappé de façon retentissante puisque des prêcheurs (la porte-ouverte) ont trouvé la bonne idée de réunir un bon millier de pèlerins venus de tous les endroits. J’ignorais que les Églises néo-évangéliques souvent installées dans des friches de supermarchés attiraient tant.
On sait la suite. Un virus trainait dans l’assistance et a fait son œuvre.
Ce matin, la queue s’allonge à Aldi. Et les clients bavardent et se font la bise comme si rien n’était…jusqu’à ce vieil homme qui se mouche dans ses mains sur le parking.
Toutes ces effusions m’écœurent.
Venant-en à nos manifestations cyclistes. Faut-il les abandonner? les différer? On commence à prendre peur et à se poser les bonnes questions. Les cyclotouristes sont en général bien portants et d’âge moyen, je veux dire dans la soixantaine pour certains. Atteints, ils se défendront plutôt moins bien.
Moi, je sursois. C’est à dire que j’évite les rassemblements de façon raisonnée…et aussi les magasins…et aussi de toucher les produits. Mon « sans contact » ne marchait pas ce matin, j’ai du taper mon code sur un clavier qui est potentiellement couvert de microbes.
En conséquence j’évite les risques contenus dans nos gestes quotidiens en attendant le pic viral. Et j’use du savon quinze fois, vingt fois par jour.
Parano?
Peut-être!

Il avait examiné le vieux et maintenant il était assis au milieu de cette salle à manger misérable. Oui, il avait peur. Il savait que dans les faubourgs même une dizaine de malades l’attendraient, le lendemain matin, courbés sur leurs bubons. Dans deux ou trois cas seulement, l’incision des bubons avait amené un mieux. Mais pour la plupart, ce serait l’hôpital et il savait ce que l’hôpital voulait dire pour les pauvres. « je ne veux pas qu’il serve à leurs expériences », lui avait dit la femme d’un des malades. Il ne servirait pas leurs expériences, il mourrait et c’était tout. Les mesures arrêtées étaient insuffisantes, cela était bien clair . (La peste Albert Camus, Le Livre de Poche)
Si le Coronavirus vous fout la pétoche, relisez « la peste » de Camus.
Fin janvier, la version de poche Folio a ainsi culminé avec 1.700 exemplaires vendus en une semaine. Fin février, le boom des ventes se poursuivait, mais de façon moins spectaculaire, avec plus de 800 exemplaires écoulés en une semaine.(FranceInfo)

En remontant la vallée de la Thur, j’ai vu la neige de part et d’autre.


https://www.openrunner.com/r/11082537

Ce matin, surprise dans mon garage, mon vélo fait la gueule.
Je soupçonne un coronavélo, un virus inédit qui risque de se propager. Je vais appeler docteur vélo pour lui soumettre le cas…

C’est la saison des amours. Chez les batraciens.
Dring! dring! coâ! je suis là dit le vélo-grenouille en forme de « qui m’aime me suive… »
Mais personne ne suit.
Cette illustration est extraite du livre « les vélodingues » de Andrée Clair et Carelman paru chez La Farandole en 1978.

Comment ne pas évoquer le Coronavirus!
La gravité de la situation est telle que le gouvernement entreprend de mettre en question nos habitudes de vie. Notre droit d’aller et venir n’est pas remis en question, pas encore, mais on comprend qu’il faut éviter de se déplacer « pour rien » et là où ce n’est pas nécessaire. Les manifestations artistiques, sportives qui sont pour la plupart annulées ou les déplacements professionnels qu’on peut différer.
Il faut raison garder
Éviter de serrer la main à quiconque, faire preuve d’attention dans les magasins, les transports et se laver les mains plusieurs fois par jour, ce n’est pas compliqué.
On oublie la peur de la grippe. Et pourtant bien qu’on dispose d’un vaccin, on atteint parfois mille morts par semaine! Personne ne semble s’en émouvoir davantage.
Demain peut-être le Coronavirus m’aura t-il attrapé sans que je sache comment…c’est un risque que nous courons tous. Ne prenons donc pas de risques inutiles.
La nuit du 29 janvier
C’est en s’abritant derrière ce paravent viral du coronavirus que le 49.3 a été décrété pour nous faire avaler de force une réforme indigeste des retraites.
Contre la démocratie et avec un coup de force constitutionnel hérité en 58, vieux de plus d’un demi-siècle.
Dès lors comprenons que plus rien ne s’opposera au pouvoir de la rue.
Municipales
Elles approchent sans grande passion. Le métier, c’en est un, ne passionne plus. Nombre de communes peinent à rassembler une liste. Être maire revient aujourd’hui à assumer des affaires courantes mais souvent contradictoires. On se demande s’il ne faudrait pas tout simplement nommer des fonctionnaires à la tête des communes chargés d’appliquer les règles des extra-communalités mieux équipées pour piloter de façon rationnelle le fonctionnement et les investissements.
Si on se penchait sur la réalité des coûts de fonctionnement, on serait effarés d’y voir le gaspillage accumulé et le manque de conduite des équipages qui virevoltent le jour durant on se sait où au frais du contribuable.
Vu du quidam de base, la commune apparaît bien peu performante. Je me trompe. Sûrement. Mais alors je demande à voir.
Courir
C’est un verbe du troisième groupe qui me rebute. Les potaches non plus, ils préfèrent runner et sont plus à l’aise.
D’abord « je cours ». Avec un « s » alors que je suis tout seul. Ensuite j’ai mal au dos. Pas vous? Encore eût-il fallu que vous eussiez couru pour connaître le mal de dos! Reviendra le temps où je courrai à nouveau, quand je pourrai prendre les chemins moins durs que le tarmac. Pour l’heure trop de gadoue, je vais saloper mes Hoka toutes neuves.
Hier, j’ai interviewé (au RG, y disent interrogé) un joggeur une fois arrivé à sa hauteur.
Moi je suis à 8minutes 30. La vieillesse. Sans doute!
Lomoberet me l’a cent fois répété:
Si tu ne réussis pas à courir en aisance respiratoire plus de 20 minutes, alors, le mieux est de passer à la marche rapide.
Le rythme cardiaque monte aussi très haut en marche athlétique, mais il est plus facile de ralentir pour le faire redescendre (ou le garder à un niveau prédéfini) sans pour autant passer un mode « déshonorant ».
Puis en marchant autour du lac, un autre joggeur m’a dépassé. Je lui ai emboité le pas pour en savoir un peu plus…
…alors, j’ai poursuivi à son coté jusqu’à bout du lac, engoncé dans ma parka et mes merdouilles électroniques qui faisaient bling-bling comme Sarko…
J’étais rasséréné. Comme Albert Schweitzer ou quelque chose comme ça.
Petit tour ce matin. Temps incertain, je ne m’éloigne pas.
Le petit tour de Thann se prolongera un peu au-delà des limites communales. Puis le jet d’eau salutaire pour débarrasser le vélo de sa boue.


Je regardais la vague arriver.
Elle ne m’a pas raté.

J’ai sauté sur la bécane fissa quand j’ai appris qu’on allait devoir affronter une nouvelle fois une tempête de vent cet après-midi.
Je n’étais pas seul, j’ai croisé des cyclos par dizaines qui ne voulaient pas sacrifier la sortie dominicale.
Dix-sept degrés au compteur!
« y’a plus d’saisons mon bon monsieur! »
Je n’avais rien à raconter sur un itinéraire ô combien conventionnel. Alors je me suis arrêté à Notre Dame du Chêne, ce lieu de piété entre Burnhaupt et Heimsbrunn aussi dénommé le Ramahaye.
Le 6 juin 1982, des vandales volent la statue. Elle ne sera jamais retrouvée. L’actuelle statue date de 1983. Elle est due au sculpteur André Bosshart.
Les ex-voto à coté de la chapelle sont émouvants. Moi qui suis incroyant, je les respecte car ils témoignent de parcours spirituels faisant suite souvent à des moments douloureux de la vie de ceux qui laissent un témoignage de grâce ou de remerciement.
Puis j’ai repris ma route.

https://www.openrunner.com/r/11069724
Autre article en relation…

On a bien le droit de rêver.
A quelques jours des élections municipales, il est de bon ton de rappeler que nous sommes loin du but en matière de mobilités douces. Les élections auront lieu le 15 mars (sauf Coronavirus). Il n’y aura qu’un tour.
A Thann, deux listes s’affrontent
Ces deux listes se gardent bien de revenir sur leur passé lorsqu’elles étaient aux affaires et préfèrent nous faire de nouvelles promesses. C’est commode.
Entre nous, que les deux premiers sortants s’opposent est déjà un signe de désaveu sur la bonne conduite des affaires passées. Le constat est là: la plupart des artères de la ville sont en miettes…et rien n’a été fait pour promouvoir de façon concrète les déplacements doux.
Inutile de dire que se déplacer à vélo dans Thann est une gageure. Aucun axe de la ville n’est en état d’accueillir les cyclistes de façon sécurisée. Et aucune traversée n’est aménagée pour franchir la route nationale qui partage la ville en deux.
Force est d’admettre qu’en dépit des graves problèmes d’environnement de la vallée, le Thannois n’est pas spécialement revendicatif…et on y voit peu de cyclistes se hasarder à faire ses courses à vélo dans le centre-ville. Et pour cause!
Les candidats ne se précipitent pas sur le sujet, on les comprend.
Pour le maire sortant, on nous promet le programme minimum…
Avec Romain Lutringer, on peine à sortir de la théorie…
Pour la liste du premier adjoint Gilbert Stoeckel, on a un peu bossé la question…ça fait plus pros!
Multiplier les garages à vélos sécurisés
Mieux signaler la priorité aux piétons et cyclistes dans les zones 20 et 30
Instaurer des samedis « piétons »
Faciliter les déplacements en mode doux à pied ou à vélo, pour accéder au centre-ville, aux commerces, aux services publics
Matérialiser des itinéraires cyclables visibles
Multiplier les animations avec les écoles et tous les citoyens désireux de s’engager pour des déplacements plus doux et une ville plus respectueuse des cyclistes et des piétons
Le 16 janvier, j’écrivais un billet intitulé Thann pour le vélo?
Voici selon moi les principales actions à mener à Thann pour promouvoir le vélo…
Pour un vrai réseau cyclable à Thann
A Thann l’artère commerciale qui subsiste devrait être piétonne depuis longtemps. Or elle ne l’est pas. Pourquoi? Rien ne le justifie.
La rue Humberger le long de la ligne de chemin de fer doit être réservée aux riverains et cyclistes c’est une voie parallèle à la RN qui ne peut en aucun cas servir de voie de délestage.
Les accès à la gare centrale, à la Poste avec traversée de la RN doivent être aménagés jusqu’à la route d’Aspach
Le faubourg des Vosges est à l’abandon pour les vélos, il faut le réhabiliter
La Voie Verte est complètement délabrée et donne une image détestable aux cyclotouristes de passage.
La rue de la Paix, la rue Jean de Flory doivent être sécurisées aux carrefours nombreux
Étrangement la rue Moschenross qui mène au lycée et au collège est interdite à la circulation des vélos. Pourquoi?
Tout cela donne un goût d’à peu-près qui montre qu’on n’a pas de vrais cyclistes à la ville et aux services techniques.

Je me suis hasardé à peindre un paysage du cru. Vu ce matin avec de la neige sur le Rossberg.
J’ai révisé les cinq étapes de mon prochain tour du Haut-Rhin à VTT (THRVTT) pour tenir compte des kilométrages, des dénivelés et rendre chaque journée plus homogène.
| Départ | Arrivée | km | D |
| Masevaux | Col de Bussang | 36 | 1350 |
| Col de Bussang | Col du Bonhomme total | 19 35 54 | 893 772 1665 |
| Col du Bonhomme | Vogelgrun | 84 | 1344 |
| Vogelgrun | Ferrette | 97 | 928 |
| Ferrette | Masevaux | 62 | 1002 |
| 333 km | 6289 mètres |
Etape 1: Masevaux-col de Bussang 36km/1350m

Etape 2: col de Bussang – col du Bonhomme 54km/1665m


Etape 3: col du Bonhomme – Vogelgrün 84km/1344m


Etape 4: De Vogelgrun à Ferrette 97km/928m (l’arrivée à Kiffis a été déplacée à Ferrette)

Etape 5: de Ferrette à Masevaux – 62km/1002m (le départ à Kiffis a été déplacé à Ferrette)

Il me reste à parcourir l’itinéraire sur Google Earth afin de débusquer finement les difficultés rencontrées…
…en attendant voici les parcours Openrunner qui ont été révisés le 3 juillet 2020
https://www.openrunner.com/r/11600002
https://www.openrunner.com/r/11600317
https://www.openrunner.com/r/11600066
https://www.openrunner.com/r/11600304
https://www.openrunner.com/r/11600074
https://www.openrunner.com/r/11600083
Pour revoir l’article de présentation de ce tour du Haut-Rhin à VTT (cliquer ici)