Défense de jouer! mes petits-enfants aiment venir là en temps de paix
Non ce n’est pas une chronique de guerre, même si la pandémie est nommée ainsi par notre Président.
Ce matin, la ville dort encore. Des volets s’ouvrent. Apparait alors un homme qui porte son masque comme s’il était malade..
J’ai croisé mon porteur de journaux sur son vélo, cigarillo au bec. Il me fait un petit signe de la tête.
Muni de mon « laisser-passer » j’atteins la boulangerie Elles sont là, fidèles au poste. Pas de masques? non, on n’en a pas, juste des gants. Étrange! elles sont pourtant exposées toute la journée au va et vient des clients. L’infirmière des urgences est passée peu de temps avant moi, les larmes aux yeux, me dit la boulangère.
Pour le retour j’ai pris mon itinéraire « bis », histoire de me croire en balade. Deux petits kilomètres qui font du bien dans une quiétude sourde inhabituelle.
Bon maintenant je vais imprimer mon deuxième « laisser-passer » de la journée pour « tourner en rond » dans le quartier. Cas n°5, déplacements brefs à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle.
Économie de papier et d’encre, j’imprime 4 en 1
Le temps est redevenu beau, le confinement dès le deuxième jour me rend anxieux. Comment allons-nous tenir des semaines ainsi?
Je respecte les consignes de confinement comme beaucoup d’autres de nos concitoyens. C’est seulement le premier jour et il faut s’installer comme on peut dans un relatif immobilisme qui est appelé à durer.
J’avoue à présent redouter devoir faire des courses quand je vois comment nos semblables se comportent dans les magasins. Ce matin à l’Intermarché de mon quartier c’était la cohue aux caisses. J’ai eu peur de cette situation et je ne suis pas entré. Pourquoi ne pas avoir filtré les entrées comme le font les grandes surfaces?
J’ai cette chance de pouvoir m’occuper à autre chose qu’au vélo, la lecture, la peinture. J’ai de quoi faire…et pourtant il faut être motivé. Car on ne peut pas s’extraire mentalement facilement de cette pandémie qui bouleverse notre façon de vivre. J’imagine qu’être confiné doit être compliqué pour celui habitué à vivre à l’extérieur.
Mon univers de peintre amateur est confortable. Ma production commence à être envahissante
Cette année, j’avais décidé de bosser un peu l’acrylique, attiré par ce medium qui est à la fois à la mode et sympa à travailler.
Alors voila, je suis dans mon atelier, au milieu de mes tableaux. C’est mon univers réduit.
Des paysages, des villages, des essais,…
Aujourd’hui, j’ai repris mon tableau Michelbach qui n’était pas à mon goût.
Chers amis cyclistes, faites une pause. Attendez des jours meilleurs. Ici dans le haut-Rhin nos soignants sont débordés par les malades. J’ai essayé ce masque FFP2 que j’avais dans l’atelier pour travailler avec la ponceuse.Il n’est pas facile à porter. Pour l’heure je ne suis pas malade, il est donc inutile de le porter.
Ce matin, j’arrête le vélo. Inutile de finasser avec les textes liés au coronavirus.
J’ai fait mon dernier tour hier à VTT.
Il faut bien comprendre que nous devons choisir le « nous » avant le « je », nous qui savons ce qu’est le bien collectif et ne pas mettre sa petite personne en avant au prétexte qu’on se sent libre.
Se déplacer autour du domicile pour entretenir sa forme physique, oui, c’est autorisé à la condition d’être porteur de son attestation de déplacement dérogatoire remplie sur l’honneur. (5eme cas de la déclaration à cocher)
déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective, et aux besoins des animaux de compagnie.
Dans ces conditions, plus possible d’envisager le vélo qui vous « propulse » à des kilomètres de chez vous…ni de faire de la montagne à pied ou à VTT.
Mieux vaut abandonner.
Reste la marche autour du quartier ou le jogging.
Ce qui n’est déjà pas si mal vu la situation.
La gestion du quotidien n’est déjà pas facile avec nos familles, chacun se terre chez lui de crainte de colporter la maladie.
les berges de la Thur sont devenues peu sûres à la suite des intempéries
En douce ce matin, un tour de VTT. La stigmatisation des sorties en groupe commence à faire son effet. Oui sortir à pied ou à vélo à plusieurs n’est plus recommandé.
On ne sait d’ailleurs pas si demain on pourra encore sortir pour ses loisirs…Attendons d’en savoir plus. En rentrant de mon tour, plus de pain! la boulangerie a été vidée entretemps. C’est dire si la panique gagne la population qui commence à comprendre la profondeur du mal. A Mulhouse, les réanimations débordent de malades dont les poumons sont envahis par le virus.
De quoi vous tétaniser de peur. J’ai presque honte d’avoir autant profité de ma matinée en forêt. Tellement l’heure est grave et triste.
Cinque Terre (Italie), le séjour du Club des Cent Cols compromis
Au moins cinq vélos d’écart
Ce matin je toussote. Comme à l’accoutumée. Mais je me sens anormalement chaud; vite le thermomètre…36,2. On n’échappe pas à la crainte.
Je vais sortir le VTT en vitesse avant qu’on soit définitivement confiné à la maison. Car il en est question comme en Italie. Sortir à vélo est hautement pathogène dès qu’on est à plusieurs car les vagues de morve et de crachats qui volent sont une (sale) habitude des cyclistes sur route. A VTT, il faut garder les distances, au moins cinq vélos
C’est pas juste!
Les clubs commencent à allonger la liste des défections sur leur calendrier. Je ne parle pas du foot, je parle des clubs cyclos qui ont déjà retenu des dates pour y effectuer un séjour. Mon club local Etoile 78 de Vieux-Thann vient d’annuler ses trois jours de la Pentecôte dans le Doubs. Rien de trop grave. Pour mon autre club des Cent Cols, c’est le séjour d’une semaine en Italie à Cavi di Lavagna (Ligurie) 4 au 11 mai qui est compromis.
Nous sommes en discussion avec les hôtels pour voir les options possibles et les conditions, notamment financières, dans lesquelles ces options peuvent être mises en œuvre. Ce n’est pas simple, les enjeux sont très importants (un séjour comme celui là, c’est un enjeu de plus de 75 000€) et le CA va prendre des décisions au mieux des intérêts du Club et de ses membres dès que nous aurons tous les éléments nécessaires.
Ainsi pour rester dans un domaine secondaire comme celui du sport et des voyages d’agrément, on voit tout de suite concrètement jusqu’où conduisent les conséquences de l’épidémie de coronavirus.
Les conséquences ne sont pas pour les sportifs capables d’attendre des jours meilleurs, elles sont pour les entreprises hôtelières et de voyages.
Ce matin, la frontière allemande sera fermée avec pour conséquence qu’on ne devrait plus pouvoir aller pédaler coté allemand du Rhin ni faire ses courses à DM à Neuenburg.
Grande première de la saison cyclo dans le Haut-Rhin, les 100 km d’Urschenheim samedi 14 mars ont été maintenus mais pas de départs groupés comme à l’habitude…
Les 100 km d’Urschenheim en 2012
Cette année, les nouveautés et adaptations apportées nous permettent de maintenir notre manifestation et de respecter les précautions afin d’éviter la propagation du Covid-19.
En effet, la randonnée ne se fera pas sous la forme habituelle d’un peloton groupé et encadré mais sera un parcours fléché.
Du coté des Randonnées de Printemps du mois de mars à Mulhouse, le club de Sausheim s’est conformé aux consignes préfectorales: L’organisation du brevet de printemps du samedi 14 mars est annulée suite à l’arrêté préfectoral.
Edouard Philippe pique une colère
Le gouvernement a donc choisi de serrer de deux crans supplémentaires la ceinture des libertés publiques en fermant les commerces, après les écoles, en s’apprêtant à réduire l’offre de transports en commun et à limiter les déplacements personnels. C’est que les Français ont du mal à comprendre l’enjeu des restrictions imposées, il n’y a pas « suffisamment de prise de conscience par les Françaises et les Français de l’importance de leur rôle face au virus ».
Il est demandé à tous les Français de ne sortir de chez soi que pour faire des « courses essentielles » ou un « peu d’exercice ». Traduction: je peux encore aller à l’Aldi acheter du RonRon et faire du vélo ou du jogging. Cela ne préfigure en rien ce que pourrait devenir cette restriction de circuler si les autorités venaient à nous délivrer des « laisser-passer » comme en Italie. Irons-nous jusque là?
Ce matin j’ai trouvé dans ma boite à lettres une pub déposée dans la nuit
A emporter ou à la livraison, si vous craignez de sortir, la pizza livrée à domicile. Les pizzerias trouvent une porte de sortie pour remédier à la fermeture de leur restaurant.
Le mal est invisible
Il y a à la base le coté « fleur bleue » de ceux qui aiment braver les interdits comme avec les radars…et aussi l’invraisemblable inculture de la population en terme d’hygiène individuelle et collective.
Un de mes amis constatait que sur un marché, s’il observait un espace d’un mètre avec son prédécesseur devant un étal, aussitôt la place dans la file lui était prise. C’est bien la preuve qu’une partie de la population est insensible aux conseils donnés.
Il n’est pas facile d’établir un parallèle avec des restrictions analogues dans notre histoire contemporaine. Seuls les plus âgés pourraient se souvenir de la dernière guerre, de l’absence de carburant obligeant à monter des gazogènes sur les voitures, des cartes de rationnement, du couvre-feu…et du marché noir
Vingt litres de gasoil par semaine. Est-ce imaginable aujourd’hui?
Aujourd’hui, tourisme à vélo. Je suis retourné dans mon ancien fief mulhousien.
Insolite, une robe de mariée pendue au bout d’une fourche (Battenheim) j’ai pas tout compris, pour en savoir plus c’est là
A Soultz, j’ai pris Raedersheim, puis Reguisheim et je suis revenu vers la grande métropole du Haut-Rhin.
La patatoïde du jour
Le long du canal de Dannemarie toujours très prisé, j’ai obliqué vers Didenheim, Morschwiller, puis Burnhaupt.
J’en avais un peu marre à la fin.
Mon fils me le dit « pourquoi tu te fais mal? » La finalité du sport est-elle de se faire du mal? C’est un mal « gentil » si l’on s’y discipline. Et la sensation de bien-être vient après lorsque la fatigue vous rend stone devant l’écran.
C’était un jour de vélo facile. Presque tout plat sans vent rebutant. Il manquait juste le soleil.
la mini retenue de Kruth est en service. Je crois qu’il y a une passerelle en préparation. J’ai du mal à dire quelle est cette ferme auberge sur le plateau
J’ai hésité sur mon titre…j’ai déplacé la virgule. J’avais d’abord écrit « vivre, encore un peu » mais ça rappelait « encore un peu, monsieur le bourreau » alors j’ai écrit « vivre encore, un peu ».
Oui vivre encore puisqu’on ne peut se priver de tout avec cette épidémie qui enfle avec ses chiffres effrayants. En soixante dix ans, je n’en ai aucun autre souvenir. Sauf peut-être des trucs insidieux comme la légionellose. Le SRAS ne me dit plus rien. La grippe? je ne l’ai pas encore eue et je suis vacciné même si ce n’est pas infaillible.
A ma femme, je dis que le pire serait une guerre nucléaire ou bactériologique, intense, soudaine et terriblement dévastatrice et chaque matin on est encore là. Les embrassades sont-elles aussi à risque? bien sûr. Alors chaque matin, « m’as-tu donné le baiser empoisonné? »
Lorsque j’étais biffin on nous abritait sous l’escalier du dortoir pendant les exercices NBC. Maigre protection! L’inculture de nos contemporains en terme de risques me sidère chaque jour. Comment se protéger d’une catastrophe nucléaire? de l’effet de souffle? de l’irradiation? alors pour un virus en circulation, c’est pareil.
Je songe à l’après-virus. Je suis donc optimiste. Tous ces experts qui vont dresser des bilans de nos réussites, de nos erreurs, des conséquences sociales, politiques, économiques et de notre regard à la vie. Crise générationnelle, nos enfants seraient des réservoirs à virus et achèveraient les aïeux plus vite. C’est cruel comme raccourci. C’est ce qu’en disent les experts.
L’Europe a fait « pschitt »
Elle se referme sur ses frontières internes. Chacun chez soi! Veuillez rentrer vite fait chez vous. Ne riez-pas: devant les rayons vides de supermarchés, certains champenois vont jusqu’à évoquer les années quarante…
Quelle débilité, c’est pour quand l’exode, les Allemands arrivent bientôt, c’est pas possible je reviens de cora Saint Dizier pour simplement retirer un colis, impossible, une queue de 300 mètres au drive, des gens attendent depuis 16h, certains sortent avec des chariots énormes
Italien je suis
Le spectacle italien me désole. C’est un peuple que j’aime et leur désastre épidémique, plus de mille morts, préfigure ce qui peut nous arriver dans quelques jours si nous manquons de soignants et de matériels. Songer que c’est la Chine qui a ravitaillé les Italiens restera gravé dans nos mémoires d’européens pendant longtemps. L’idée européenne a pris une grande claque. J’espère qu’il n’est pas vrai qu’on a vendu nos masques au Chinois comme le colportent les réseaux sociaux. Je n’ai pas vérifié.
Les vieux espèrent encore vivre un peu, alors ils se terrent dans leur tanière. Les autres font comme ils veulent. Ils vaquent à leurs occupations habituelles, vont au bistrot, grattent un Keno, puis déambulent dans les rayons du supermarché.
Qu’on ne s’y trompe pas: traiter d’idiots tous ceux qui dévalisent les magasins n’est pas malin non plus. Car faire des provisions de bouche évite d’aller plus souvent au magasin. Après tout, ce qu’on nous prédit c’est que le virus peut atteindre jusqu’à 80% de la population…et donc on pourra côtoyer huit personnes sur dix infectées dans les allées.
A la recherche d’air pur
Hier l’air froid venu du col de Bramont descendait jusqu’à Wildenstein, puis glissait sans bruit sur le lac. Les promeneurs nombreux s’appliquaient à parcourir le tour du plan d’eau, enfant y compris puisqu’il faut bien occuper les scolaires en panne d’école.
Les Huskys, des chiens qui aiment la nature
Les chiens de traineaux sont enragés. Cette année ils n’ont pas eu de neige, alors les maîtres les promènent attachés à la ceinture ou à un vélo. Trois chiens comme ceux-là, si vous n’y prenez garde, ils vous trainent par terre si vous trébuchez sans avoir le temps de vous relever.
Une campagne éclipsée
Ils auront fait le job jusqu’au bout. Bravo les gars!
J’ai cherché les panneaux. J’en ai trouvé un difficilement dans la cité. Les candidats se sont sûrement démenés avec l’énergie du désespoir. Des invitations à débattre clairsemées, du porte-à-porte risqué pour enfin aboutir à l’échéance incertaine.
On parlera des élus de l’épidémie. Plus tard. Des grognards de la démocratie locale.
Le quotidien est rythmé de nouvelles toutes plus surprenantes les unes que les autres.
C’est l’actualité qui veut ça. D’abord mon maire m’écrit. C’est urgent car il fait distribuer son courrier par des vaguemestres plus rapides que la Poste.
Il en a gros sur la patate mon maire, apparemment. Je lis…
Blessé et meurtri par des attaques très personnelles, je suis resté debout.
Il a l’air un peu KO debout, mon maire. C’est pas juste et en même temps, il est solide le maire sortant, il est resté debout. Nous à vélo aussi on a la trouille quand un chien nous menace d’attraper notre mollet. L’essentiel, pour nous aussi, c’est de rester sur le vélo sans se prendre une gamelle.
Je ne sais pas si ces courriers d’escarmouches de campagne électorale apportent un supplément de voix dans la balance; car en même temps aussi, ceux qui détestent le maire sortant jubilent du tour pris par les évènements.
Moi, je reste neutre, je ne connais ni l’un, ni l’autre des belligérants. D’autant que je n’ai pas eu la chance d’être invité lors de mon installation dans la commune. Un loupé, certainement. Comme mon inscription sur les listes électorales qui est restée coincée dans une file informatique communale en 2017.
Les deux listes sont équivalentes, je l’ai déjà dit. Conservatrices bon teint et pas vélorutionnaires pour deux sous. Donc si je ne suis pas content, j’ai ka déménager.
Tout va très bien, Madame la marquise
Le PDG Macron a causé dans les lucarnes. Il a arrêté la France. Mais pas les élections. Gérard (Larcher) lui a bigophonné que s’il faisait ça, c’était encore un casus belli. Comme avec Benalla.
La France à l’arrêt. Les mômes en raffolent. Blanquer a dit « faut travailler à la maison! ».
Pas du tout disent les gamins, ma maison n’est pas une école. L’école est un sanctuaire, la maison non. D’abord les parents sont nombreux à comprendre que dalle au contenu des manuels (Macron).
Macron a d’abord dit « à tous les Français » de limiter « au strict nécessaire » leurs déplacements, en privilégiant le télétravail
Mais avec le télétravail, impossible de voter en ligne pour les Municipales. C’est trop moderne.
« Il est important en ce moment, en suivant l’avis des scientifiques comme nous venons de le faire, d’assurer la continuité de notre vie démocratique et de nos institutions » a t-il poursuivi.
Sous-entendu, il n’y aura pas de coronavirus dans les salles de vote.
Le test de Cooper
Je ne me laisse pas influencer ni par Macron, ni par mon maire sortant.
Pas de miracle, pour aller plus vite, faut accélérer. C’est au prix d’un cardio qui grimpe trop. Je le sais.Je vais donc jouer sur le facteur poids pour rejoindre les standards de la spécialité
J’ai chaussé mes pompes de sept lieues et j’ai fait huit bornes (pas myriamétriques les bornes)
Le test de Cooper permet empiriquement de connaître votre VO2max, autrement dit la vitesse maximale à laquelle vous pouvez courir pendant douze minutes…sans mourir asphyxié. Sinon, c’est pas du jeu!
Bon alors? t’as fait combien Maxou?
Je dépouille…j’ai démarré le chronomètre au coin des transports Blondel à la ZI de Vieux-Thann et au bout de douze minutes, j’avais franchi le pont de la Thur au pied du Rangen…
1,700km en 12 minutes. Peut mieux faire!
soit 1700 mètres.
Je suis classé selon les sites « faible » ou « 16/100 » ou encore « moyen » pour me faire plaisir.
classé moyen chez les plus de 50 ans pour 1700m parcouru en 12 minutes
N’en parlons-plus!
Je suis tout de même content de ma performance du jour, j’ai réussi à parcourir 8 km en une heure, soit deux fois plus vite qu’à pied.
Nous ne sommes plus que l’ombre de nous-même avec cette épidémie fantasmagorique
Terminé La Peste. Avec Camus, ça finit dans les retrouvailles oranaises. La fumée des trains, les étreintes, la foule qui se presse dans les rues et les estaminets.
Mon chat vieillissant m’a encore fait lever à quatre heures. Ses miaulements rauques illustrent une dépression, dit-on, dans les manuels savants. La déprime du chat! A moitié tiré du lit, j’ai envie de lui donner un coup de pelle sur la tronche. Puis je me ravise.
J’avais (re)survolé Le Hussard sur le toit de Giono.
Et maintenant?
France Info nous propose quinze bouquins pour faire attendre que le Haut-Rhin sorte de quarantaine.ici
Pandemia de Thilliez? 650 pages! je renonce. Il me faut du digest rapide. Je vais essayer L’aveuglement de Saramago. Commande Amazon pour ne pas aller traîner dans les rayons de Leclerc.
Vous le voyez, le Corona donne de mauvais réflexes qui font bondir mes amis.
Ce matin le Haut-Rhin continue de tenir la corde dans la course au coronavirus. Je n’en dors plus. J’ai vu l’hélico du SAMU ce matin à quatre heures qui revenait fissa à sa base chargé de masques, j’imagine.
J’affabule.
téléphonez avant de venir!
Les contaminés du rassemblement évangélique de la Porte Ouverte de Bourtzwiller continuent malgré eux de se révéler ici et là, à l’IUT, à Peugeot Mulhouse, à Kehl,… Ce n’est pas drôle. Mon médecin nous met en garde, sur sa porte, il a écrit « téléphonez avant de venir! »
On n’en sort pas de cette épidémie et d’aucuns prétendent que c’est pour durer. L’Italie ferme tous ses commerces sauf ceux de bouche. Et ce soir le PDG de la France va parler. Pourvu qu’il ne tombe pas malade notre leader maximo!
Tous les actifs gueulent d’être réduits à l’inactivité, je les comprends. Quand j’étais sur le pont, il fallait que « ça usine » tous les jours. Au bureau, je reprenais les points du jour non traités de la veille et je les ajoutais au programme pour n’en point rater.
N’affolons-pas! facile à dire. Pourtant, les hôpitaux rencontrent de nouveaux cas de coronavirus qui touchent un large spectre de la population. Pas seulement des seniors mais aussi des trentenaires avec des pathologies légères, surpoids, diabète, hypertension qui nécessitent des respirateurs extra-corporels tellement le virus bouffe les poumons. Des machines hautement sophistiquées et des personnels au top.
Bon, je prends ma bécane, mes gants et je vais voir si mon pharmacien est approvisionné en gel hydro-alcoolique…histoire de prendre l’air. Avec l’activité au ralenti, je respire moins de micro-particules.
Il ne devait pas pleuvoir cet après-midi. Mais à Rougemont, j’ai vu foncer sur moi un gros coronimbus qui m’a poursuivi jusqu’à Sentheim. On quitte pas le Haut-Rhin impunément.
Voter par procuration pendant le corona? la gendarmerie pas emballée
Non, je n’irai pas voter aux Municipales
Trop d’incertitudes pèsent encore avec le coronavirus. Cyclo-citoyen, oui, je le suis. Mais pas fou. Quand je vois la désinvolture de nos congénères à l’égard des mesures prophylactiques proposées pour lutter contre la maladie, il faut se méfier partout où l’on va. Surtout lorsqu’on est classé parmi les seniors!
Que va t-on faire des marmots! Je ne parle même pas de ceux qui font mine d’ignorer qu’un virus est là. De jeunes générations pour la plupart qui s’insurgent que la puissance d’État pèse ainsi sur leur quotidien.
Le petit père Duclos, député communiste, parlait avec sa verve truculente de « bonnet blanc, blanc bonnet » en 1969 pour évoquer le match présidentiel Pompidou-Poher
A Thann, les deux postulants sont issus du même bord et ont gouverné ensemble
Dans nombre de municipalités, ce sont des personnalités du même bord qui s’affrontent. Comme chez moi à Thann ou même à Cernay. L’électeur a donc l’illusion de faire un choix alors que tout sera comme avant, après.
A Thann, ce n’est pas grave si l’on ne va pas voter. Si vous n’êtes pas partie prenante de la guerre picrocholine qui oppose les deux listes sortantes, vous n’avez aucune raison d’aller voter puisque départager l’une ou l’autre ne présentera aucune différence sur le cours à venir des choses. C’est juste une affaire des egos à départager.
Ce qu’une liste Thann, pro-vélo pouvait promouvoir selon moi est décrit dans ce billet. Mais je suis réaliste, on ne fait pas une liste à Thann avec trois cyclistes!
Aller à pied dans sa ville révèle des certitudes: Thann est d’abord une ville pensée pour la voiture. Comme cette voirie récente où l’unique trottoir n’est là que pour permettre au fil d’eau de s’écouler.
En France, l’abstention est influencée par un sentiment de non-représentation politique, sur quatre points : (source wikipédia)
l’alternance politique semble assez inutile lorsqu’elle ne résout pas des problèmes majeurs comme le chômage.
la méfiance de la population française par rapport aux politiques en raison du nombre croissant de scandales et d’affaires financières.
le comportement des partis politiques éloigne les politiciens des problèmes réels de la société.
le désengagement des électeurs.
Pour moi, c’est le cas numéro trois qui me détourne du vote. Les élus se contre-foutent de ce que vous pensez une fois qu’ils sont élus.
Non je n’irai pas voter.
Des esprits chagrins voudraient voir le vote rendu obligatoire en France sous peine de sanctions. On comprend leur intention: cacher la misère de la démocratie locale qui fait qu’une fois élus, on n’entend plus parler de rien. Ni des voiries à l’abandon, ni des terrains de jeux délabrés et souillés, ni des restrictions à la pollution de l’air, ni des encombrements urbains ordinaires. Tout roule comme avant.
Alors Maxou court comme le furet?
Le tour des deux Thann ( juste 10 km) est un bon terrain d’entraînement sur macadam dès lors qu’on évite de prendre sa voiture et les chemins rongés par les pluies.
Oui, j’ai trouvé cette alternative au vélo lorsqu’il fait mauvais en cas de pluie fine. J’ai la flemme de sortir le vélo et aller à pied est une bonne solution pour prendre l’air. Oui, on n’est pas obligé de courir, on peut aussi marcher. Mais courir, je voulais savoir comment « ça faisait ». Courir je ne l’avais plus fait depuis…cinquante ans. Au moins!
Je suis un sportif décroissant: j’appuie de moins en moins fort sur les pédales. Mais courir, c’est autre chose. J’ai voulu comprendre ce qui pousse autant de gens à courir les rues et les chemins. Ne nous méprenons-pas: courir me semble plus difficile qu’aller à vélo. C’est un sport debout ou il faut porter, transporter, sa carcasse, y compris dans les descentes. A vélo, le sport est assis. On pédale de temps en temps et l’élan fait le reste pour simplifier.
Le corps que je nomme vulgairement carcasse est en fait un assemblage moléculaire qui pèse beaucoup dans nos civilisations modernes. On ne ressemble en rien au petit-homme des hauts-plateaux éthiopiens capable de courir 10 km en 30 minutes. On a trop de « choses » inutiles à emporter avec nous. D’abord du gras! Moi je traine 33 kg de gras que j’ai réussi à ramener à 26 kg en dix semaines. Mais je ne suis pas au bout de l’exercice.
J’ai vérifié: le record du monde du 10 km est tenu par…
recordman du monde 10 km à pied. Tout le monde n’y parvient pas à vélo.
Alors j’ai essayé. J’ai maintenant un peu de recul. Cinquante kilomètres en dix sorties. Les chiffres sont là; je sais que je cours lentement. Parcourir 10 km en une heure trente ne mérite aucunement de figurer dans un classement. Pour y être il faudrait courir le 10 km en une heure. Je ne sais pas si je vais m’y atteler à mon âge…
J’ai vécu là pendant quelques années. A l’aide de cartes postales noir et blanc, je revisite les lieux et j’imagine les couleurs. En fait les pierres sont blanches là-bas. Un calcaire crayeux. Je ne respecte donc pas la vérité historique.
L’abstention massive est à craindre aux prochaines élections municipales. Le coronavirus sera passé par là.
Je n’irai pas voter, mon vélo non plus, car la crainte sera grande d’être contaminé, lui et moi. Certains porteurs sont asymptomatiques (peut-être moi-même?), ils sont atteints sans forcément le savoir. Je plains les assesseurs.
C’est l’intérêt supérieur de l’État qui est menacé. Réussir dans la maîtrise de l’épidémie est en effet une exigence majeure pour le gouvernement. En décidant de braquer tous les projecteurs de l’actualité sur l’épidémie de coronavirus, plus rien d’autre n’est plus important que la garantie de l’intégrité des citoyens…mais on continue de maintenir les élections. Difficile à expliquer.
les bubons, et qu’on en finisse!
Reconnaissons que le Haut-Rhin s’est particulièrement distingué ces derniers jours à la suite de l’assemblée évangélique de Bourtzwiller à partir de laquelle la contamination s’est propagée massivement. Jusqu’en Guyane et dans les rangs de l’Assemblée Nationale. Mulhouse s’est ainsi taillé une belle réputation dont elle aurait pu se passer et les promoteurs de cette manifestation ne semblaient pas désolés d’une telle publicité au lendemain de leur prestation. Ce n’était plus le partage de la bonne parole mais le partage du coronavirus.
« Après tout, on n’en fait pas tant pour la grippe saisonnière »
Les plus incrédules à la dangerosité du coronavirus commencent à se poser des questions. « Après tout, on n’en fait pas tant pour la grippe saisonnière! » ne suffit plus à convaincre qu’on en fait trop face au Covid-19
Alors la bonne nouvelle, elle est pour la République en Marche (LRM) qui n’a pas encore commis de faux-pas dans la gestion de la crise épidémique. Au moins le désastre de la réforme des retraites aura servi d’apprentissage et permis la mise sous le boisseau pour un temps de la calamiteuse loi sur les retraites. Pourvu que l’épidémie dure!
Méfions-nous cependant de cette mise au pas autoritaire et dérogatoire à l’état de droit (confinement, quarantaine) de la société au nom de son bien!
Dimanche prochain il restera à découvrir les effets de l’épidémie sur les élections.On peut s’attendre à des abstentions massives. Surtout de la part des vieux électeurs les plus fragiles au virus (dit-on) et aussi de la part des plus fidèles aux bureaux de vote et au conservatisme républicain.
Relativisons, dans nombre de communes comme la mienne, le résultat du vote ne changera en rien notre destinée quotidienne puisque les deux listes en présence sont issues de la précédente mandature et appliqueront les mêmes recettes. Il y a donc une forte similitude dans les programmes.
N’en voulons pas trop à l’Alsace, sa représentation politique est conforme à un conservatisme qui ne place pas en tête les enjeux sociétaux.
Le bien-être, l’environnement, le dynamisme,…trois thèmes fourre-tout qu’on décline à l’envi dans toutes les communes de France.
A Thann les deux listes protagonistes achèvent leurs campagnes à fleurets mouchetés à coups de tracts distribués dans les boites à lettres qui auront bien du mal à convaincre ceux qui ne s’intéressent pas à la vie municipale. Ne parlons même pas des communes où seule une liste est en présence, comme à Illzach! A quoi bon aller voter si une alternative un tant soit peu radicale n’est pas présente?
Demain nous partagerons les agitations puériles de la cité, l’air de rien.
Le parcours du jour a été dévié plusieurs fois du fait des chemins transformés en ruisseau.
A la chapelle Maria auf dem Rain de Roderen, impossible de prendre le GR rond bleu qui mène à Bourbach. Alors on montera par la route jusqu’à Rammersmatt. Puis le sentier botanique.
montée à Rammersmattsentier botanique de Rammersmatt-Bourbach
montée sévère au parcours sportif de Bourbach-le-Bas
Après la chapelle des Mineurs, descente à Lauw…le chemin est un ruisseau. On vise comme on peut les endroits les moins profonds…tout en évitant les cailloux.
chapelle des Mineurs à Knapphutte
A Lauw, on longe la Doller jusqu’à la chapelle Ste-Anne. C’est notre troisième chapelle! On renonce à aller jusqu’à la chapelle des Bouleaux à Guewenheim. On préférera longer la Doller jusqu’au camping de Guewenheim.
Descente à Lauwchapelle Ste-Anne de Sentheim
Puis on rentre par la route. Couverts de boue. C’est un peu le but du jeu, non?
Une pomme de 210gr, c’est 109 kcalories, 10 gr de glucides, 4 gr de protéines et…0 lipides
7 kg400!
C’est ma victoire rapide de ce matin. Depuis que le 2 janvier dernier dans un sursaut salutaire j’ai décidé de frapper un grand coup en direction de mon surpoids endémique, (c’est souvent au lendemain d’une période de fêtes qu’on prend conscience qu’il faut arrêter la bouffe). Voici que ce matin j’atteins le score honorable de moins sept kilos et 400 grammes. Un peu plus de deux mois pour réapprendre, jour après jour, à maîtriser le contenu de mon assiette. On pourra penser ce qu’on veut des régimes amaigrissants. Le mien n’est pas punitif: je mange « comme avant » mais en surveillant les calories avalées et un bon ratio glucides /protéines /lipides. Moi par exemple je suis plutôt « lipidique » et c’est sur ce chapitre que je suis le plus vigilant. Cependant ne pas pavoiser trop vite, mon IMC est encore à 26,5 et je suis toujours en surpoids. Pour ne plus l’être je dois atteindre un IMC de 25 soit perdre encore…4kg!
En 2018, j’avais déjà écrit un billet sur « comment maigrir? ». J’ai effectivement perdu du poids, mais je l’ai repris ensuite.
Pourquoi? tout simplement parce que j’ai perdu les bonnes habitudes prises.
En 2018, j’avais réussi à maigrir de 8,7 kg
Pas de miracle: la balance est notre juge de paix, vous pouvez faire 7000 à 8000 km de vélos par an et rester en surpoids. Les « maigres » se marrent toujours de voir dans quel marasme sont plongés « les gros ». Beaucoup d’entre-eux ont un métabolisme qui les rend imperméables au surpoids. Moi non!
Quand vous grignotez des chips, du chocolat, que vous vous habituez aux rasades de whisky, que vous reprenez deux fois du fromage et que vous sombrez dans un méga-couscous ou pire une choucroute au riesling, il est clair que vous allez rapidement faire exploser le compteur de la balance et zigzaguer pour grimper le Hundsrück.
On se demande parfois comment ils font ces beaux éphèbes bodybuildés qui vous narguent sur leur vélo. Certains sont naturellement destinés à rester maigres. D’autres moins mais ils se « surveillent », ils savent comment ne pas tomber dans le piège de la malbouffe ou tout simplement échapper à la sensation de faim permanente souvent liée à un mauvais état-d’être ce que d’autres nomment le stress. Pour ces sportifs là, on ne peut pas invoquer la sédentarité, la sédentarité qui conduit souvent à notre mal moderne, l’obésité.
J’ai passé l’âge d’être l’éphèbe boybuildé que je n’ai jamais été. Mais je me surveille sur la balance car notre surpoids est un ennemi du sport. Sur le vélo, au jogging et dans de nombreuses autres disciplines.
Je l’ai déjà écrit, faire du sport ne m’a jamais fait maigrir. En revanche, moins manger oui.
Si je dis moins manger, c’est aussi corrélativement mieux manger et éviter les cochonneries.
Quel est mon truc pour maigrir?
D’abord j’ai choisi une application qui s’appelle Yazio et qui se charge sur son smartphone. Yazio ne vous prescrit pas un régime, c’est un compteur de tout ce que vous ingurgitez au cours de la journée et qui vous permet de surveiller les limites à ne pas dépasser.
L’autre outil de mesure, c’est la balance. Chaque met est pesé et saisi dans l’application au cours du repas. C’est le coté fastidieux de l’exercice mais avec un plus: vous mangez moins vite et vous savourez d’autant plus ce qu’il y a dans votre assiette qu’il y en a moins.
J’adore la pizza
J’adore la pizza comme beaucoup d’entre-nous. Mais une pizza de 400 gr au fromage représente pas moins de 1180 kcalories! Autant dire que si vous avalez les 400gr de pizza vous avez crevé largement le plafond du repas.
Il existe des règles à s’assigner pour maigrir…
On trouve à présent dans le commerce des balances impédancemètriques d’un prix accessible qui vous calculent automatiquement votre Indice de Masse Corporelle, votre masse musculaire et votre masse grasse.
D’abord ne pas manger plus que votre corps ne l’exige. Un type comme moi de 77 kg ne doit pas avaler plus de 1645 kcal dans la journée surtout s’il reste planté devant son ordinateur et la répartition type glucide/protéine/ lipide est de 50%/20%/30%.
Vous l’avez compris, pas question de s’empiffrer avec un Cochonou ou un Munster, même fermier!
50/20/30, c’est traduit en kilocalories pour mes 77 kg: 820 kcal de glucides, 330 kcal de protéines et 490 kcal de lipides.
glucides, c’est pâtes, pommes de terre, fruits, légumes, sucre, coca-cola, vins, bières (glucides lent et rapide confondus)
protéines, c’est la viande principalement et les laitages
lipides, c’est les graisses, l’huile, le beurre et toutes les graisses contenues dans les viandes et les fromages, viennoiseries, gâteaux, tartes
Entendons-nous bien: il ne faut pas entreprendre de régime drastique si l’on est porteur d’une pathologie sans l’avis d’un médecin.
Les cyclos rejoignant Mulhouse, descendant la vallée, apprécient s’arrêter là au bord de la rivière. Le patron d’antan était un homme sympa, disparu trop tôt. Depuis que j’habite Thann, je ne sais plus.
plusieurs pays réfléchissent à l’immatriculation des vélos
Certains en rêvent déjà, immatriculer les vélos, voila une mesure qui refait surface dans les journaux.Témoin le journal « Le Parisien » qui reprend l’idée d’un lecteur bien inspiré afin de pouvoir verbaliser tous ceux qui se comportent mal sur leur vélo, feux rouges grillés, utilisation des trottoirs, stop non respectés…
La FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette) qui milite pour le marquage des vélos avec son Bicycode censé éviter les vols de vélos se défend d’avoir inspiré l’idée d’une immatriculation à l’aide d’une plaque visible comme sur les motos et scooters. Rappelons que tout vélo neuf doit déjà être marqué lors de la vente et son propriétaire identifié dans une base de données.
le marquage des vélos neufs est déjà rendu obligatoire
Certains lecteurs me demandent parfois mon avis. Vis à vis de ces marquages de vélos, j’ai toujours considéré que cela ne dissuadera pas les voleurs et qu’on attend toujours de voir si un vélo volé ET marqué se retrouve plus facilement qu’un autre…En revanche je suis contre l’immatriculation avec plaque qui viserait à me verbaliser car j’ai l’habitude de rouler où je peux et où je veux dans les encombrements. Oui je suis un désobéissant civil. En somme un anarchiste du vélo qui tient à voyager incognito.
Un giratoire néerlandais où le cycliste est protégé et prioritaire sur son anneau (document NL Cycling)
En France, le giratoire est trop souvent le carrefour de l’angoisse à vélo.
Jeanne à vélo se penche sur les giratoires…néerlandais. Pour bien comprendre l’enjeu du giratoire dans les problématiques vélo, Jeanne à vélo nous convie à un article « pointu » très bien rédigé et illustré sur les giratoires aux Pays-Bas.
giratoire pour cycliste (Remiremont)
C’est pour les spécialistes de la chose. En France nos infrastructures vélo-auto sont balbutiantes. En « Hollandie », le vélo est pris au sérieux. Il est prioritaire sur son anneau circulaire aux intersections, contrairement à la France. Mais, mais…les Pays-Bas peinent à se mettre d’accord sur cette règle, certains ronds-points excluent la priorité des cyclos.
Dilemme!
Giratoire d’Illzach. La déco d’abord, les vélos après…
En France le giratoire est un vrai handicap pour le vélo en ville ou dans son agglomération. Soit on a un rond extérieur qui nous oblige à arrêter aux intersections et à redémarrer la peur au ventre…soit on est dans le rond et il faut être sportif pour assurer sa sécurité.
Les rassemblements cyclistes vont-ils être interdits?
Pour l’heure, le coronavirus dont beaucoup se préoccupent peu continue son chemin. Mulhouse est frappé de façon retentissante puisque des prêcheurs (la porte-ouverte) ont trouvé la bonne idée de réunir un bon millier de pèlerins venus de tous les endroits. J’ignorais que les Églises néo-évangéliques souvent installées dans des friches de supermarchés attiraient tant.
On sait la suite. Un virus trainait dans l’assistance et a fait son œuvre.
Ce matin, la queue s’allonge à Aldi. Et les clients bavardent et se font la bise comme si rien n’était…jusqu’à ce vieil homme qui se mouche dans ses mains sur le parking.
Toutes ces effusions m’écœurent.
Venant-en à nos manifestations cyclistes. Faut-il les abandonner? les différer? On commence à prendre peur et à se poser les bonnes questions. Les cyclotouristes sont en général bien portants et d’âge moyen, je veux dire dans la soixantaine pour certains. Atteints, ils se défendront plutôt moins bien.
Moi, je sursois. C’est à dire que j’évite les rassemblements de façon raisonnée…et aussi les magasins…et aussi de toucher les produits. Mon « sans contact » ne marchait pas ce matin, j’ai du taper mon code sur un clavier qui est potentiellement couvert de microbes.
En conséquence j’évite les risques contenus dans nos gestes quotidiens en attendant le pic viral. Et j’use du savon quinze fois, vingt fois par jour.
Il avait examiné le vieux et maintenant il était assis au milieu de cette salle à manger misérable. Oui, il avait peur. Il savait que dans les faubourgs même une dizaine de malades l’attendraient, le lendemain matin, courbés sur leurs bubons. Dans deux ou trois cas seulement, l’incision des bubons avait amené un mieux. Mais pour la plupart, ce serait l’hôpital et il savait ce que l’hôpital voulait dire pour les pauvres. « je ne veux pas qu’il serve à leurs expériences », lui avait dit la femme d’un des malades. Il ne servirait pas leurs expériences, il mourrait et c’était tout. Les mesures arrêtées étaient insuffisantes, cela était bien clair . (La peste Albert Camus, Le Livre de Poche)
Si le Coronavirus vous fout la pétoche, relisez « la peste » de Camus.
Fin janvier, la version de poche Folio a ainsi culminé avec 1.700 exemplaires vendus en une semaine. Fin février, le boom des ventes se poursuivait, mais de façon moins spectaculaire, avec plus de 800 exemplaires écoulés en une semaine.(FranceInfo)
Le Covid-19 ressemble beaucoup à ça à condition de l’agrandir. La nature est une merveille avec tout ses petits champignons qui gravitent autour d’un noyau
Comment ne pas évoquer le Coronavirus!
La gravité de la situation est telle que le gouvernement entreprend de mettre en question nos habitudes de vie. Notre droit d’aller et venir n’est pas remis en question, pas encore, mais on comprend qu’il faut éviter de se déplacer « pour rien » et là où ce n’est pas nécessaire. Les manifestations artistiques, sportives qui sont pour la plupart annulées ou les déplacements professionnels qu’on peut différer.
Il faut raison garder
Éviter de serrer la main à quiconque, faire preuve d’attention dans les magasins, les transports et se laver les mains plusieurs fois par jour, ce n’est pas compliqué.
On oublie la peur de la grippe. Et pourtant bien qu’on dispose d’un vaccin, on atteint parfois mille morts par semaine! Personne ne semble s’en émouvoir davantage.
Demain peut-être le Coronavirus m’aura t-il attrapé sans que je sache comment…c’est un risque que nous courons tous. Ne prenons donc pas de risques inutiles.
La nuit du 29 janvier
C’est en s’abritant derrière ce paravent viral du coronavirus que le 49.3 a été décrété pour nous faire avaler de force une réforme indigeste des retraites.
Contre la démocratie et avec un coup de force constitutionnel hérité en 58, vieux de plus d’un demi-siècle.
Dès lors comprenons que plus rien ne s’opposera au pouvoir de la rue.
Municipales
Elles approchent sans grande passion. Le métier, c’en est un, ne passionne plus. Nombre de communes peinent à rassembler une liste. Être maire revient aujourd’hui à assumer des affaires courantes mais souvent contradictoires. On se demande s’il ne faudrait pas tout simplement nommer des fonctionnaires à la tête des communes chargés d’appliquer les règles des extra-communalités mieux équipées pour piloter de façon rationnelle le fonctionnement et les investissements.
Si on se penchait sur la réalité des coûts de fonctionnement, on serait effarés d’y voir le gaspillage accumulé et le manque de conduite des équipages qui virevoltent le jour durant on se sait où au frais du contribuable.
Vu du quidam de base, la commune apparaît bien peu performante. Je me trompe. Sûrement. Mais alors je demande à voir.
Courir
C’est un verbe du troisième groupe qui me rebute. Les potaches non plus, ils préfèrent runner et sont plus à l’aise.
D’abord « je cours ». Avec un « s » alors que je suis tout seul. Ensuite j’ai mal au dos. Pas vous? Encore eût-il fallu que vous eussiez couru pour connaître le mal de dos! Reviendra le temps où je courrai à nouveau, quand je pourrai prendre les chemins moins durs que le tarmac. Pour l’heure trop de gadoue, je vais saloper mes Hoka toutes neuves.
Hier, j’ai interviewé (au RG, y disent interrogé) un joggeur une fois arrivé à sa hauteur.
« Vous roulez à combien?
!!!
« J’ai voulu dire combien vous consommez au mille?
!!!
« Encore tout faux! »
Je veux dire « quel temps mettez-vous au mille mètres? »
Je débute…six minutes…
Moi je suis à 8minutes 30. La vieillesse. Sans doute!
Lomoberet me l’a cent fois répété:
Si tu ne réussis pas à courir en aisance respiratoire plus de 20 minutes, alors, le mieux est de passer à la marche rapide. Le rythme cardiaque monte aussi très haut en marche athlétique, mais il est plus facile de ralentir pour le faire redescendre (ou le garder à un niveau prédéfini) sans pour autant passer un mode « déshonorant ».
Puis en marchant autour du lac, un autre joggeur m’a dépassé. Je lui ai emboité le pas pour en savoir un peu plus…
Alors, vous faites combien au cent?…je veux dire au mille?
!!! jamais entendu parler de ça! pourtant je cours (avec un seul r) depuis trente ans… (avec deux r, j’aurais pas pu le suivre)
…alors, j’ai poursuivi à son coté jusqu’à bout du lac, engoncé dans ma parka et mes merdouilles électroniques qui faisaient bling-bling comme Sarko…
finalement, vous ne vous débrouillez pas mal pour un débutant.
J’étais rasséréné. Comme Albert Schweitzer ou quelque chose comme ça.
Petit tour ce matin. Temps incertain, je ne m’éloigne pas.
Le tennis-club du Steinby après l’incendie. On dirait l’HindenburgLa symbolique du genre.L’homme est fait pour le vélo…et la femme pour courir derrière.Est-ce ce qu’il faut comprendre? C’est mielleux mon histoire
Le petit tour de Thann se prolongera un peu au-delà des limites communales. Puis le jet d’eau salutaire pour débarrasser le vélo de sa boue.