Comment transformer votre vieux vélo en Maserati. Attention, c’est du lourd!
Faut bien rire. Un peu.
Comment transformer votre vieux vélo en Maserati. Attention, c’est du lourd!
Faut bien rire. Un peu.

Je vous demande de vous arrêter, criait l’autre monté sur la table du meeting. C’est fait.
La France s’est arrêtée…et la veille du redémarrage n’est pas encore pour demain. Les réponses se font de plus en plus évasives. Deux semaines? deux mois?…on ne sait pas. Les épidémiologistes dont c’est le boulot aussi de prévoir l’expansion de la maladie sont de plus en plus dans le doute.
La France tourne encore par endroits mais au ralenti. Il ne reste que les grognards de la République pour monter au front. Et aussi ceux qui n’ont pas d’autres choix que de s’exécuter, les sans-grades qu’on envoie au charbon coûte que coûte .
La distanciation sociale, on connait. Ce n’est pas nouveau depuis que le communautarisme qu’on ne voulait pas voir s’est installé dans nos quartiers il y a belles lurettes.
Mais avant même cela, la distance a toujours existé entre le monde des beaux quartiers comme ces Parisiens qui ont fui le navire pour se réfugier en Nouvelle Aquitaine et les autres, ceux qui sont confinés à domicile sans pouvoir s’échapper de la nasse.

Oui nous sommes dans une nasse dans on resserre jour après jour un peu plus les mailles. Non la France n’est pas une et indivisible. Les mesures de confinement édictées dans les bourgs, les villages n’ont pas de sens. Mais c’est la ville qui fait loi car c’est là que se concentrent les foyers de réfractaires, d’insoumis pourrait-on dire.
Notre zone de confinement se rétrécit encore un peu plus ce matin, pas plus d’un kilomètre de chez soi et une heure par jour pour courir ou marcher.

Il ne faut pas se voiler la face, cette pandémie révèle au grand jour les failles immenses de notre système de santé, l’imprévoyance de l’Etat et aussi le désarroi des médecins qui se succèdent sur les plateaux de télé pour dire qu’ils ne sont pas tous d’accord entre-eux sur la façon de résoudre l’épidémie. Quel tableau apocalyptique!
Nous sommes au cœur d’un phénomène sanitaire mondial qui nous échappe. Alors on laisse faire le virus. Jusqu’à ce qu’il lâche prise.
Ma petite personne importe peu face aux souffrances des malades, face aux soignants dévoués, exténués, aux jeunes mères de famille qui vont travailler à l’hôpital la peur au ventre. Tout cela j’en suis conscient mais ça ne me plonge pas dans un océan de béatitude pour autant. Alors j’observe impuissant puisque nous sommes gens de rien.
Tout le monde n’est pas malade, pas encore, même si des prédictions alarmistes continuent d’affirmer qu’il faudra plus de la moitié du pays atteint par le virus avant d’observer une décroissance.
Le politique qui a largement fait preuve de son imprévoyance avec les masques trop peu nombreux, l’absence de tests de dépistage, le manque de soignants, le manque de lits, le manque de respirateurs, tente de se rattraper en rognant sur nos libertés publiques. Après avoir rogné dans les dépenses publiques, on s’attaque maintenant à notre droit d’aller et venir. A présent ce sont les maires, à moitié élus ou défaits, qui édictent des règles de circulation dans leur ville et qui vont même comme à Nice (Christian Estrosi) recommander aux médecins les bons médicaments à utiliser au CHU.
La polémique chloroquine est passée par là avec le professeur Raoult au look qui décoiffe. Aussitôt tous les réseaux conspirationnistes du net lui emboite le pas pour dire que le gouvernement ne veut pas de ce médicament jugé trop peu cher.
En l’absence de solutions face au virus, le traitement de la pandémie n’est plus qu’un champ clos d’interdits et d’arbitraires visant à restreindre les libertés publiques.
Un vrai terrain d’entraînement pour les apprentis dictateurs.
Les argousins de la pensée unique ne vont pas tarder à m’envoyer une volée de bois vert.
Ouille!

Après les nouvelles mesures de confinement imposées par le gouvernement ce soir sur TF1 par le premier ministre Philippe , les zones réservées au sport, tel le jogging ou la marche, ne peuvent plus excéder un rayon d’un kilomètre autour de son domicile et une heure de durée.
Bien assez pour faire mon bonheur!
Outre l’attestation de déplacement dérogatoire mentionnant votre heure de départ, votre carte d’identité, il est donc préférable d’avoir avec soi en plus sa zone d’action pour prouver que vous ne dépassez pas les limites admises en cas de contrôle, la « promenade » ne devant pas dépasser une heure par jour.
Une heure par jour, ça me convient, je peux presque faire le tour complet de 7 km.

C’est dérisoire d’illustrer son jogging. C’est pourtant le dernier espace de liberté individuelle qu’il nous reste, à nous les « inactifs ». J’entends les soignants qui s’en offusquent. Alors supprimons les déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle.
Un confinement plus strict semble une nécessité vient de dire Marisol Touraine, ancienne ministre. Elle relaie ainsi la position du Conseil d’État.
La plus haute juridiction administrative, saisie d’un référé-liberté, juge « trop large » l’autorisation de pratiques sportives individuelles, telles que le jogging et demande son réexamen.
Depuis que je me suis mis à la course à pied le 7 février en complément du vélo, j’ai parcouru 80 km. Une prouesse dont je me sentais bien incapable. Il est vraisemblable que demain ce dernier espace de liberté n’existera plus.
Encore une activité entre parenthèse!

Le virus a la peau dure.

Une semaine déjà.
Voila une semaine que nous sommes en résidence surveillée. Difficile pour un peuple libre! C’est pour notre bien ne cesse t-on de nous répéter. A ceux qui en doutent, on leur oppose les morts. Les médecins sont devenus les prescripteurs du confinement. Alors c’est qu’ils ont raison puisqu’eux seuls savent.
Bien sûr qu’il y a lieu d’être mécontents. Mais c’est pour notre bien si l’on est infantilisé au point de ne pouvoir émettre une quelconque objection à cet état de dépendance et à ces diverses restrictions qui se renforcent.
Relativisons car on nous dit que le pire est encore à venir. L’histoire ne nous a rien enseigné, elle est trop lointaine, elle date d’un siècle et la grippe d’alors avait causé des millions de morts. Un siècle plus tard, nos progrès scientifiques ne sont pas encore parvenus à trouver la parade à ce genre de pandémie.
On dit que c’est l’homme qui cause ces dérangements. Ce phénomène remonte au néolithique : chaque fois que l’homme a modifié les sols, a commencé à défricher les écosystèmes pour le développement de son agriculture, il s’est retrouvé exposé à de nouveaux micro-organismes qu’il n’avait jamais rencontrés auparavant. » lit-on dans Médiapart.
La science cherche; elle cherche avec fébrilité comment se débarrasser de ce virus planétaire en forme de couronne trouvé en l’année 2019, le Covid-19. Alors attendons! On ne peut rien faire d’autre que d’attendre les développements de la pandémie et constater les atermoiements de nos dirigeants qui peinent à conduire le pays dans la bonne direction. Président, ministre, soignants, un job pas vraiment enviable en la circonstance.

J’ai pris une semaine pour me faire au confinement avant de reprendre mes pinceaux.
J’avais tenté de faite un truc moi-même sans l’aide d’un tuto, mais le cœur n’y était pas. J’étais trop déstabilisé par la survenue de la pandémie. Je tente de (re)prendre mes marques chez moi. Je ne suis pas à plaindre, j’ai de l’espace et un univers confortable, loin du confinement étroit d’un appart de 35m2. Il reste à tenir sans défaillir…
Non nous ne sommes pas à plaindre face à cette souffrance qui frappe chaque jour soudainement, insidieusement des gens par dizaines, voire par centaines.
Ce château là, c’est la sous-préfecture de Saint-Dizier, coté du parc du Jard. Pas mal pour un fonctionnaire de la République d’habiter là!
Je me souviens même que notre préfet de région, Marx, qui vient de prendre sa retraite l’a occupé alors qu’il était jeune sous-préfet et qu’il faisait son jogging dans les rues de la ville. C’était il y a longtemps.
J’ai peint sur une chute de carton pour économiser mes toiles car je ne sais pas quand nous pourrons nous approvisionner.
Si château prend un accent circonflexe, c’est peut-être en souvenir des tours pointues, non?

J’ai trouvé un mini-parcours où faire du VTT sans risquer de contaminer quiconque, le rocher de Roquerols au centre de l’étang de Thau. Le dois l’avouer, la piste bétonnée n’est pas très longue, il faut donc la parcourir plusieurs fois dans chaque sens.



Il y a désormais deux France
Celle de ceux qu’on confine à la maison, et celle de ceux qui travaillent. Comment concilier deux attitudes qui font chaque jour s’interroger les gens.
D’un coté, le « restez chez vous » et de l’autre les ministres qui exhortent des professions entières à aller travailler. Ceux des « utilités » indispensables: soignants, pompiers, police, transporteurs, caissières, usines de fabrications alimentaires, producteurs de primeurs, agents de centrales électriques, agents de maintenance des informatiques, journalistes…
On sent que le pouvoir vacille
De plus en plus, on sent que le pouvoir vacille face à la complexité au fur et à mesure que l’ampleur de l’épidémie se développe. Des consignes brouillées par des cohortes de médecins qui défilent sur les plateaux de télé pour regretter que la France est loin d’être à la hauteur. La polémique des masques qui font défaut chez les soignants, dans les labos qui ne peuvent faire des prélèvements faute d’équipements, des respirateurs trop peu nombreux viennent révéler la pauvreté de notre hôpital public miné par des décennies de rigueur budgétaire.
Vers un confinement total. C’est ce que je pressens ce matin, l’annonce d’un confinement total et son corollaire: de quoi allons-nous vivre si on ne peut plus se ravitaillé? Les préfets édictent des restrictions à la hâte qui visent à restreindre encore le champ géographique de nos déplacements, les parcs, les jardins,…

Ainsi le cas 5 de déplacement dérogatoire pour des déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle est peu à peu vidé de son sens.
Où sont les cotons-tiges?
Les hommes se pressent avec fébrilité dans les rayons d’Intermarché. « Où sont les cotons-tiges? » murmure l’un d’eux, comme s’il ne voulait pas qu’on l’entende…Les rayons sont approvisionnés sauf les stocks de lingettes aux présentoirs vides. Au bout de plusieurs va-et-vient, j’ai réussi à collecter ma liste entière. Je me suis trompé une fois, des berlingots pour lave-linge au lieu de berlingots pour lave-vaisselle. Ben oui! c’est pourtant pas difficile, le lave-linge, c’est la rangée de droite et le lave-vaiselle, c’est la gauche. Je suis donc revenu au magasin avec mes berlingots et on me les a échangés sans mauvaise grâce.
Les caissières masquées sont stoïques. Elles sont dans la crainte. Je le vois. De grand panneaux transparents sont posés devant la caisse. Un toussotement! la file s’impatiente, le monsieur devant moi a oublié ses yaourts au bout du tapis, il n’a pas assez d’argent, il va au distributeur de billets,…les femmes viennent à deux pour remplir plus vite le caddie; elles son expertes, portent le masque et papotent entre-elles en contournant nos chariots abandonnés au milieu de l’allée.

Deuxième semaine de confinement , bonjour l’angoisse!
Comment allons-nous aborder cette deuxième semaine de confinement? la distanciation sociale minimale est portée de un à deux mètres ce qui revient à interdire de se croiser dans les rayons de supermarchés. Allons-nous avoir des sens de circulation dans les allées?
Sur les plateaux d’infos, les invités sont moins nombreux, les autres intervenants sont connectés à Skype; de l’image bas de gamme et supplétive qui montre les effets de la crise.
Il faut enfermer tout le monde
Les médecins sont unanimes: il faut enfermer tout le monde chez soi et ne laisser sortir personne. Comment mettre en œuvre une telle mesure en ignorant ceux qui travaillent comme avant? qui ne bénéficient d’aucune distance de sécurité sur les postes de travail? Enfermer tous les autres, sans pouvoir dire combien de temps a un effet terrible dans les esprits. Il y aura des suicides, sans doute.
Le spectacle de l’Italie est effrayant. Huit cents morts lors de la seule journée d’hier! des cercueils qu’on s’empresse d’emporter vers les incinérateurs sans obsèques. Est-ce vers cela que nous nous dirigeons d’ici quelques jours?
Mulhouse épicentre du tsunami
A Mulhouse, des tentes militaires sont dressées sur le parking de l’hôpital. Une capacité de trente malades quand la Chine édifiait jusqu’à mille lits en une semaine! Et un deuxième vol pour évacuer six malades vers Bordeaux. Mulhouse restera à jamais l’épicentre de ce tsunami qui nous frappe. Triste réputation!
Les garde-chiourme de la pensée unique chez les cyclistes aussi

Hier, j’ai fait cinq tours de quartier les plus resserrés qu’on puisse. Ce matin, je les regrette presque tellement les « promeneurs » ont été stigmatisés toute la journée sur les réseaux sociaux. La liste Facebook des Cent Cols est aussi atteinte. S’interroger sur le bien-fondé de l’interdiction du vélo à la campagne est devenu un sujet hautement subversif. Les garde-chiourme de la pensée unique se sont mis à aboyer pour nous faire taire comme si l’on n’avait pas le droit de douter de la justesse des mesures prises en haut-lieu pour juguler l’épidémie.
Aujourd’hui dimanche, je vais donc rester chez moi et choisir le meilleur endroit de mon univers privé où être confiné.

La première semaine de confinement se termine. On nous dit que ce n’est pas assez strict et que les consignes ne sont pas respectées. Pas facile de dompter une population dont le champ de compréhension des enjeux est aussi diffus! Faire ses courses à deux dans la voiture? oui, mais avec deux attestations. Faire un barbecue dans le jardin? oui mais pas avec les voisins ni la famille venue exprès. Bien sûr, nous voyons des images à la télé autrement plus choquantes comme ces marchés où les gens se pressent sans précaution aucune.
Les autorités essaient de trouver leurs marques; comment discipliner une population qui n’est pas chinoise? Alors on verbalise un peu au pif. Les cyclistes sont des proies faciles pour la prune à 135 euros. Y compris loin de toute population sur la route des Cinq Châteaux.
Inutile de discuter, notre démocratie est centrale. C’est Paris qui commande et les préfets délèguent à la hiérarchie policière. Car le virus est d’abord affaire de contamination sauvage, donc on ne sait pas auprès de quel quidam il faut le pourchasser. C’est sûr, il nous manque des échelons démocratiques et populaires prenant en charge les spécificités.
Allez donc expliquer dans un marché de Saint-Ouen à la population exotique ce que veut dire le verbe confiner!
Ce matin, j’ai réduit le champ de mon jogging hygiénique. Cinq passages devant la gendarmerie, laisser-passer dans la poche.
Au bout de chez moi, un jardin isolé avec sa cabane. Le grand-père y vient tous les jours avec sa voiture, sa remorque, son motoculteur. Le confinement? il a du en entendre parler. Oui, il est confiné dans sa cabane, même s’il est hors des clous du cadre dérogatoire.
Ce matin, la Presse locale est nourrie de plusieurs pages de textes en lien avec l’épidémie. Mon maire (l’ancien) s’est fendu d’un communiqué pour dire qu’il allait réunir le Conseil d’installation, et puis non, et puis si et puis non, ce sera en mai. Notre maire est donc encore maire jusqu’en mai. Ouf! Nos autorités pédalent dans la choucroute comme on dit en Alsace.
La Presse va t-elle tenir encore longtemps avec toutes les pub qui lui échappent, celles des bagnoles notamment? celles des jardineries? Ce qui explique pourquoi le journal est si peu épais dans la boite à lettres.
Hier soir à 20 heures, sur le pas de la porte, j’ai voulu voir si ce mimétisme absurde qui consiste à applaudir les soignants allait se propager jusqu’à notre lotissement… Oui, il y a en avait un. Je l’ai applaudis. Je ne veux pas paraître rabat-joie mais je ne crois pas à ces gestes de solidarité, je dois avoir un déficit d’empathie. En revanche, je crois à une rémunération dérogatoire des personnels de santé identique à ces médecins intérimaires que le centre hospitalier recrute à tour de bras depuis des mois et payés 5000 euros par jour. Mille euros de prime par jour pour les infirmières, oui elles le méritent, les ambulanciers aussi.

J’ai tenté en vain le Drive. C’est un type qui fait vos courses pour vous dans les rayons et qui vous distance socialement conformément aux recommandations.
C’est fatal, ça ne marche pas, les serveurs sont surbookés du fait qu’à l’origine, le Drive, c’est fait pour les actifs pressés, pas pour les retraités. C’est dommage car l’enseigne qui a un Drive pourrait récupérer une nouvelle clientèle qui va dans les Intermarchés, les Lidl ou les Aldi et donc gagner des clients nouveaux et des ventes.
Après ce premier set de confinement, il ne reste plus qu’à attendre le décompte funeste de la maladie qui gagne inexorablement, jour après jour.

De nouveaux lanceurs LBD à destination des cyclistes ne respectant pas le confinement

Un conseil: arrêtez-vous si les forces de l’ordre vous demandent votre attestation.
Trois nouveaux motifs dérogatoires viennent d’être ajoutés. Y’a pas les vélos, désolé! mais ne désespérons-pas!

Le confinement qu’on impose pour lutter contre la pandémie est-il la bonne solution?
Poser la question est déjà un acte révolutionnaire, subversif diront même les plus disciplinés aux mesures prises dans l’urgence par le gouvernement pour étaler le pic épidémique. Pour en faire une courbe en bouse de vache dont les écarts-type s’écartent le plus de la moyenne diraient les mathématiciens.
Décidé en urgence, le confinement de toute la population n’est qu’un aveu d’impuissance face à la pandémie.
Le confinement est l’aveu d’un échec collectif, du système et de chacun d’entre nous, estime Thierry Crouzet sur son blog.
Je ne suis pas loin de penser la même chose. Lorsqu’on voit l’incapacité des pouvoirs publics à faire appliquer la mesure de distanciation sociale de façon indifférenciée selon les populations, force est d’admettre que la solution trouvée est une raquette trouée. Nombre de gens passent au travers des mailles du filet avec insouciance tandis que d’autres s’infligent une discipline sans faille. Voici venir le week-end et parions que les gares, les aéroports, les autoroutes vont retrouver un public insensible au mot d’ordre et qui va faire « comme avant ».
Finalement, le confinement n’est rien d’autre qu’une technique moyenâgeuse employée contre la peste ou la peste.
Peut-on faire confiance à ceux qui décident pour nous?
Les aveux de nos ministres sont sidérants. Depuis dix ans, personne n’a pensé à assurer la logistique des masques respiratoires qui nous font tant défaut! Pourvu qu’EDF n’ait pas oublié de contrôler ses tuyaux de centrales nucléaires!
Avec ces États modernes, on n’est plus sûrs de rien.
Nous nous dirigeons vers un confinement long dont aucun expert n’est capable de préciser le terme, vers une grave crise économique qu’il faudra payer pendant une décennie et qui nous déresponsabilise totalement.
Ne fallait pas au contraire édicter des règles différenciées selon les lieux, les situations, les caractéristiques d’habitats, de quartier et de population, les moments de la journée?
Trop compliqué!
Au fil des jours, la désobéissance civile va nécessairement enfler et l’on ne pourra plus empêcher les gens de bouger. Alors le renforcement des mesures de confinement est à craindre et l’échec final patent.
J’ai un kilomètre pour fuir
Nombre d’entre-nous, cyclistes des champs, pourrions prendre le maquis tôt le matin et nous réfugier dans le massif avec notre casse-croûte, puis rentrer à la nuit tombante. Aurions-nous causé un quelconque préjudice à quiconque quand d’autres se réfugient en famille à l’Ile de Ré?

Je ne sais plus. Je ne compte plus. La monotonie s’installe. Quel jour sommes-nous? jedredi? saterdi? je trébuche, je ne dors pas.
Cela n’a plus d’importance puisque tous les jours se ressemblent, l’un après l’autre. Nos opérateurs s’engagent, ils nous écrivent même pour nous dire qu’ils font tout pour que les réseaux, les serveurs tiennent.
La France est connectée, les yeux rivés sur les écrans. Face Time, WhatsApp, Skype abolissent les distances inter-personnelles.
Mais le cœur n’y est pas. Toute la journée d’hier, le groupe Facebook de mes confrères Centcolistes a tenté de contourner l’obstacle, celui du vélo interdit par les pouvoirs publics. Las, les grandes fédés ont sonné le glas: non, le vélo c’est pas possible!
Alors tous les projets de conquêtes de sommets s’éloignent.
La Fédération des Usagers de la Bicyclette ne dit rien. Le vélo n’est plus considéré par le pouvoir autrement que comme un objet de loisir. On retombe dans nos travers qui font dire à certains « peut-être que je pourrais faire du VTT en allant chez mon boulanger? »
Même sortir dans une rue vide nous semble interdit, aller acheter à manger aussi.
L’épidémie fait son chemin dans les esprits, nous devons rester claquemurés. Les PV des réfractaires au rester chez soi pleuvent. 135 euros. Est-ce que tout s’est arrêté? on ne sait pas; seules quelques images de grands boulevards vides apparaissent sur les écrans et les journalistes de plateau disparaissent en douce contaminés par leurs invités. Sur BFM, Hélène Lecomte n’est plus là, elle a reçu le médecin Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des Médecins, lui aussi atteint après être venu demander sans succès des masques pour lui et ses confrères.
Où sont passés nos masques?
L’avenir judiciaire de cette pandémie est déjà en marche. Des professions entières spoliées vont se rebeller quand le beau temps reviendra. Il faudra solder les comptes de ces milliers de PME vaincues par la faillite et poursuivre aussi tous ceux qui assurent mal leur rôle au niveau politique et administratif. L’affaire des masques qui n’arrivent pas chez les soignants illustre notre impréparation et comment une grande nation peut sombrer dans le tragique. Notre Président visite des Ehpad, des hôpitaux, mais il ne sait pas pourvoir en masques les médecins.
L’impôt Covid en marche
Il est manifeste que des impôts et taxes en tous genres vont fleurir au lendemain de l’épidémie pour solder les comptes de la nation. On n’ose pas encore y penser. Les retraités qui auront résisté seront aux premières loges pour payer l’impôt Covid, n’en doutons-pas!
La rue est vide. Mais les ados jouent au foot pendant des heures entre-eux sans nulle protection ni retenue. Les parents n’ont pas compris. Ils ne comprendront jamais. Beaucoup de nos compatriotes sont de ceux-là, inaccessibles à la compréhension de l’enjeu face à la maladie. Si on ne peut plus rien faire, à quoi bon! pensent-ils.
Mulhouse est marqué à jamais par la pandémie.
Depuis que Mulhouse a provoqué l’explosion épidémique dans le Grand Est, et pas seulement, on nous montre du doigt. Nous sommes les fauteurs du trouble. Hier soir, les équipes de télévision ont consacré une émission sur la 2 aux Urgences de l’hôpital Émile Muller et montré cette détresse des malades et des soignants. On nous dit « le pic n’est pas atteint », il tarde et les morts s’accumulent. La région parisienne s’attend aussi à voir les cas de Covid-19 se renforcer, cruelle perspective après ces images abondamment montrées de joggeurs le long des quais de Seine!
Ma liste de courses est là. Le pic n’est pas atteint et mon épouse diffère, temporise et concocte des recettes nouvelles avec les moyens du bord de façon admirative.
Manger, on n’a plus que ça de bien.
Ne vous marrez-pas, je découvre ce qu’est le home-trainer sur cette vidéo. Oui, j’ai déjà vu des types pédaler sur un vélo dans la chambre, dans la cuisine, devant la télé au salon ou encore au garage.
Mais la simple idée qu’on puisse transformer son vélo en engin statique me semble être une hérésie. Ce n’est pas dans ma culture, je l’avoue. Cela dit le confinement s’annonce plus long que prévu initialement alors que de belles journées ensoleillées sont attendues.
Alors admettons: de nombreux confrères cyclo-sportifs pédalent pendant tout l’hiver sur ces engins. Ainsi dès les beaux jours, ils sortent déjà avec les mollets affutés. Soit!
Mais dans la période de confinement que nous vivons, le recours à ce genre d’exercice physique peut constituer une alternative, un dépannage.
J’ai parcouru le net…à part se faire livrer, impossible d’acheter ces matériels, l’attestation de déplacement dérogatoire ne le permet pas. (Décathlon est d’ailleurs fermé)

Mon confrère Xavier Lavenu est orfèvre en home-trainer. Il s’entraine devant un écran où défilent toutes sortes de circuits cyclistes plus ou moins pentus.
Je suis sur home-trainer, un des derniers interactifs, un abonnement 15 € /mois chez Zwift (cher pour ce que c’est mais bon ….), ça m’évite de pédaler en regardant un mur, ça m’a couté cher au départ, pas le H.T. mais un ordi gamer avec W10 un écran 19 pouces sur la sortie HDMI, un tapis pour recevoir la sueur, des cales pour machines à laver(sous le trainer : vibrations), une ceinture cardio, pas inutile car je peux la coupler avec le Dakota qui me suit dans mes voyages, il me faudra être prêt pour les 340 km en 3 jours de l’Ardéchoise, je me suis farci 2 montées à l’Alpe de zwift. Je serais mieux dehors à faire mon circuit de 80 km avec 2 raidards à 20% ou un 150 km aller-retour pour visiter le FR-89….
Bref, vous l’avez compris outre le vélo et le home-trainer, il faut ajouter tout un bazar pour grimper virtuellement le Tourmalet
L’application Zwift, je suis allé voir c’est quoi…je n’invente rien même les dames sont spécialistes du sujet. Voici Zwift expliqué par le site « elles font du vélo.com »
C’est un jeu d’entrainement connecté puissant et interactif, qui fonctionne comme un réseau social.
Si comme moi, vous êtes indifférente aux jeux vidéos (consoles ou en ligne), l’univers de Zwift vous surprendra, car il est radicalement différent de ces derniers. Certes c’est un univers virtuel, mais basé sur un environnement et des performances réalistes, où les cyclistes qui s’y retrouvent fournissent un effort physique réel.
Pour les marcheurs aussi
Mon ami Pierre qui piétine chez lui sera peut-être tenté par un tapis roulant de marche?

Existe aussi pour la course à pied

Et si vous n’avez pas de tunes?
Il vous reste la gym devant l’ordi avec cette vidéo. Et quand vous en aurez marre, arrêter-vous, et regardez les dames

Quel jour sommes-nous?
Nous sommes quel jour déjà?..Je ne sais plus, je ne compte plus. Hier, c’était notre deuxième jour de confinement. Logiquement nous entamons le troisième aujourd’hui. C’est curieux ce rapport au temps qui passe et qui m’étreint. Il me revient une anecdote tragique…
Ce jour là mes deux amis s’accrochent à vélo. Ils tombent lourdement. L’un d’eux est groggy. On l’appuie contre un panneau routier le temps qu’il revienne à lui…Et sa première question sera « quel jour sommes-nous? »
« Le désert des Tartares » est un peu en moi. On voudrait savoir, mais on ne sait pas. Combien de temps va durer cette mise en quarantaine qui ne dit pas son nom et que va t-il advenir?
Dino Buzzati n’avait pas la télévision, ni le commandant Drogo. Impossible de voir l’ennemi arriver. Nous, l’ennemi est là, il nous occupe, mais on ne le voit pas. Pendus aux chaines d’infos en continu, il ne nous reste qu’à jongler de l’une à l’autre pour obtenir des nouvelles du front.
La polémique enfle
Les ministres réunis en conclave permanent décident de l’état d’urgence sanitaire comme pour nous faire comprendre qu’on va accroitre les décisions de sauvegarde du corps social. Comme s’il existait encore des grades de restriction non utilisés. Mais les médecins généraux en chef, en première ligne du savoir, se succèdent devant les lucarnes digitales pour dire qu’ils ne savent pas ou pour dire qu’ils manquent de tout comme dans une économie de guerre où tout fatalement manque, les masques, les blouses, les charlottes, c’est joli charlotte, ça fait vieille France,..et les fameux respirateurs pour sauver les plus atteints. Alors pour impressionner, on transporte six malades dans un Airbus 330 de Mulhouse à Istres et quatre autres en hélico évacués dans le Grand Est. Vive l’armée! Vive la France!
La polémique à propos des masques enfle. C’est normal, les gens ont peur. Les masques manquent, alors on les réserve aux soignants. Le directeur de la santé persiste à dire que les masques sont inutiles pour se déplacer dans les magasins. Mais les caissières se supermarchés? les policiers chargés des contrôles dans la rue? La stratégie des coréens portant tous le masque est dans tous les esprits.
L’ignoble épisode Buzyn ou la politique de crottoir
Des craquements sinistres dans l’unanimité politique se font jour. Ceux qui étaient sûrs du maintien des élections municipales ne le sont plus. Ceux-là qui ont envoyés un électeur sur deux dans les bureaux de vote comprennent qu’ils ont perdu du temps dans des broutilles face à l’épidémie. L’ignoble épisode Buzyn vient achever se semer le trouble. Buzyn savait, Buzyn l’a dit dès janvier mais on n’aura pas réagi assez vite, l’épidémie est là.
Contents d’avoir rapatriés nos résidents chinois à Carry-le-Rouet, nous en sommes restés là pendant au moins quinze jours, oubliant de contrôler les militaires de la base militaire de Creil ayant participé au rapatriement, oubliant d’interdire les rites religieux confinés comme celui de « La Porte Ouverte » à Bourtzwiller devenu le cluster maléfique que l’on sait.
Et maintenant? Maintenant, on fait comme Charles, on attend. On a bien compris que les médecins sont démunis non seulement sur le plan des moyens mais aussi sur la marche à suivre. Attendre que le virus se dégonfle et rester cloîtrer. On teste des antidotes, y compris la chloroquine de Marseille qui na jamais dépassé le stade des éprouvettes, disait-on…
Allo, l’Europe?…

Ce qui est encore plus grave, c’est de voir l’incapacité de l’Europe à s’entendre. Chacun pour soi, c’est le maître-mot. L’Allemagne peuplée de gens âgés tire mieux son épingle du jeu que la France. Tout le monde se demande pourquoi…L’Italie a totalisé 425 morts en une journée…et l’Angleterre laisse la pandémie s’installer sans rien faire!
Le confinement a ses limites dans un pays latin comme le nôtre. Les images à la télé de ces parisiens se promenant sur les quais de Seine sont cruelles alors que dans mon quartier la rue reste déserte et que tout le monde tente de respecter les consignes du mieux qu’il peut.
En ce troisième jour de confinement, beaucoup de questions apparaissent et le doute s’installe dans l’opinion. Sommes-nous à la hauteur de la gravité de la situation? faisons-nous les bons choix? ne payons-nous pas aujourd’hui l’abandon de nos services de santé? notre manque de soignants? notre manque de lits?
Une liste de courses probables traine sur un meuble. Nous n’irons pas. Il ne faut pas, la population est trop indisciplinée, il n’y a pas de filtrage dans le supermarché de quartier et les drive sont saturés. Je déconseille à mes enfants de sortir. Trop de risques et d’incertitudes pèsent.

Je respecte la loi. Je tourne dans le quartier à pied, mon attestation dans la poche. je n’entends que mes pas, la ville semble pétrifiée. Il faut qu’on évite d’ajouter un syndrome à notre enfermement. Pouvoir sortir seul sans en abuser me semble nécessaire. Au bout de quatre kilomètres, ça devient monotone. Alors j’arrête et je me sens bien.
Mon voisin Mannheim a tiré le rideau. On le comprend.
J’ai croisé deux cyclistes furtifs à VTT, un type qui toussait et qui a bifurqué en me voyant, un autre qui promenait son chien…et une voiture de gendarmerie qui ne m’a rien demandé.
Le parking de l’Intermarché ne comporte plus qu’une petite dizaine de voitures.
Il fait beau.
Je suis reconfiné.

Non ce n’est pas une chronique de guerre, même si la pandémie est nommée ainsi par notre Président.
Ce matin, la ville dort encore. Des volets s’ouvrent. Apparait alors un homme qui porte son masque comme s’il était malade..
J’ai croisé mon porteur de journaux sur son vélo, cigarillo au bec. Il me fait un petit signe de la tête.
Muni de mon « laisser-passer » j’atteins la boulangerie Elles sont là, fidèles au poste. Pas de masques? non, on n’en a pas, juste des gants. Étrange! elles sont pourtant exposées toute la journée au va et vient des clients. L’infirmière des urgences est passée peu de temps avant moi, les larmes aux yeux, me dit la boulangère.
Pour le retour j’ai pris mon itinéraire « bis », histoire de me croire en balade. Deux petits kilomètres qui font du bien dans une quiétude sourde inhabituelle.
Bon maintenant je vais imprimer mon deuxième « laisser-passer » de la journée pour « tourner en rond » dans le quartier. Cas n°5, déplacements brefs à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle.

Le temps est redevenu beau, le confinement dès le deuxième jour me rend anxieux. Comment allons-nous tenir des semaines ainsi?
Je respecte les consignes de confinement comme beaucoup d’autres de nos concitoyens. C’est seulement le premier jour et il faut s’installer comme on peut dans un relatif immobilisme qui est appelé à durer.
J’avoue à présent redouter devoir faire des courses quand je vois comment nos semblables se comportent dans les magasins. Ce matin à l’Intermarché de mon quartier c’était la cohue aux caisses. J’ai eu peur de cette situation et je ne suis pas entré. Pourquoi ne pas avoir filtré les entrées comme le font les grandes surfaces?
J’ai cette chance de pouvoir m’occuper à autre chose qu’au vélo, la lecture, la peinture. J’ai de quoi faire…et pourtant il faut être motivé. Car on ne peut pas s’extraire mentalement facilement de cette pandémie qui bouleverse notre façon de vivre. J’imagine qu’être confiné doit être compliqué pour celui habitué à vivre à l’extérieur.

Cette année, j’avais décidé de bosser un peu l’acrylique, attiré par ce medium qui est à la fois à la mode et sympa à travailler.
Alors voila, je suis dans mon atelier, au milieu de mes tableaux. C’est mon univers réduit.
Des paysages, des villages, des essais,…
Aujourd’hui, j’ai repris mon tableau Michelbach qui n’était pas à mon goût.

Si vous faites du sport individuellement autour de chez vous, portez votre attestation sur vous (il faut la refaire à chaque fois!)

Ce matin, j’arrête le vélo. Inutile de finasser avec les textes liés au coronavirus.
J’ai fait mon dernier tour hier à VTT.
Il faut bien comprendre que nous devons choisir le « nous » avant le « je », nous qui savons ce qu’est le bien collectif et ne pas mettre sa petite personne en avant au prétexte qu’on se sent libre.
Se déplacer autour du domicile pour entretenir sa forme physique, oui, c’est autorisé à la condition d’être porteur de son attestation de déplacement dérogatoire remplie sur l’honneur. (5eme cas de la déclaration à cocher)
télécharger l’attestation de déplacement dérogatoire
Comment est libellé le cas n°5 de l’attestation?
déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective, et aux besoins des animaux de compagnie.
Dans ces conditions, plus possible d’envisager le vélo qui vous « propulse » à des kilomètres de chez vous…ni de faire de la montagne à pied ou à VTT.
Mieux vaut abandonner.
Reste la marche autour du quartier ou le jogging.
Ce qui n’est déjà pas si mal vu la situation.
La gestion du quotidien n’est déjà pas facile avec nos familles, chacun se terre chez lui de crainte de colporter la maladie.

En douce ce matin, un tour de VTT. La stigmatisation des sorties en groupe commence à faire son effet. Oui sortir à pied ou à vélo à plusieurs n’est plus recommandé.
On ne sait d’ailleurs pas si demain on pourra encore sortir pour ses loisirs…Attendons d’en savoir plus. En rentrant de mon tour, plus de pain! la boulangerie a été vidée entretemps. C’est dire si la panique gagne la population qui commence à comprendre la profondeur du mal. A Mulhouse, les réanimations débordent de malades dont les poumons sont envahis par le virus.
De quoi vous tétaniser de peur. J’ai presque honte d’avoir autant profité de ma matinée en forêt. Tellement l’heure est grave et triste.



Au moins cinq vélos d’écart
Ce matin je toussote. Comme à l’accoutumée. Mais je me sens anormalement chaud; vite le thermomètre…36,2. On n’échappe pas à la crainte.
Je vais sortir le VTT en vitesse avant qu’on soit définitivement confiné à la maison. Car il en est question comme en Italie. Sortir à vélo est hautement pathogène dès qu’on est à plusieurs car les vagues de morve et de crachats qui volent sont une (sale) habitude des cyclistes sur route. A VTT, il faut garder les distances, au moins cinq vélos
C’est pas juste!
Les clubs commencent à allonger la liste des défections sur leur calendrier. Je ne parle pas du foot, je parle des clubs cyclos qui ont déjà retenu des dates pour y effectuer un séjour. Mon club local Etoile 78 de Vieux-Thann vient d’annuler ses trois jours de la Pentecôte dans le Doubs. Rien de trop grave. Pour mon autre club des Cent Cols, c’est le séjour d’une semaine en Italie à Cavi di Lavagna (Ligurie) 4 au 11 mai qui est compromis.
Nous sommes en discussion avec les hôtels pour voir les options possibles et les conditions, notamment financières, dans lesquelles ces options peuvent être mises en œuvre. Ce n’est pas simple, les enjeux sont très importants (un séjour comme celui là, c’est un enjeu de plus de 75 000€) et le CA va prendre des décisions au mieux des intérêts du Club et de ses membres dès que nous aurons tous les éléments nécessaires.
Ainsi pour rester dans un domaine secondaire comme celui du sport et des voyages d’agrément, on voit tout de suite concrètement jusqu’où conduisent les conséquences de l’épidémie de coronavirus.
Les conséquences ne sont pas pour les sportifs capables d’attendre des jours meilleurs, elles sont pour les entreprises hôtelières et de voyages.
Ce matin, la frontière allemande sera fermée avec pour conséquence qu’on ne devrait plus pouvoir aller pédaler coté allemand du Rhin ni faire ses courses à DM à Neuenburg.
Grande première de la saison cyclo dans le Haut-Rhin, les 100 km d’Urschenheim samedi 14 mars ont été maintenus mais pas de départs groupés comme à l’habitude…
Cette année, les nouveautés et adaptations apportées nous permettent de maintenir notre manifestation et de respecter les précautions afin d’éviter la propagation du Covid-19.
En effet, la randonnée ne se fera pas sous la forme habituelle d’un peloton groupé et encadré mais sera un parcours fléché.
Du coté des Randonnées de Printemps du mois de mars à Mulhouse, le club de Sausheim s’est conformé aux consignes préfectorales: L’organisation du brevet de printemps du samedi 14 mars est annulée suite à l’arrêté préfectoral.
Le gouvernement a donc choisi de serrer de deux crans supplémentaires la ceinture des libertés publiques en fermant les commerces, après les écoles, en s’apprêtant à réduire l’offre de transports en commun et à limiter les déplacements personnels. C’est que les Français ont du mal à comprendre l’enjeu des restrictions imposées, il n’y a pas « suffisamment de prise de conscience par les Françaises et les Français de l’importance de leur rôle face au virus ».
Il est demandé à tous les Français de ne sortir de chez soi que pour faire des « courses essentielles » ou un « peu d’exercice ». Traduction: je peux encore aller à l’Aldi acheter du RonRon et faire du vélo ou du jogging. Cela ne préfigure en rien ce que pourrait devenir cette restriction de circuler si les autorités venaient à nous délivrer des « laisser-passer » comme en Italie. Irons-nous jusque là?
Ce matin j’ai trouvé dans ma boite à lettres une pub déposée dans la nuit

Le mal est invisible
Il y a à la base le coté « fleur bleue » de ceux qui aiment braver les interdits comme avec les radars…et aussi l’invraisemblable inculture de la population en terme d’hygiène individuelle et collective.
Un de mes amis constatait que sur un marché, s’il observait un espace d’un mètre avec son prédécesseur devant un étal, aussitôt la place dans la file lui était prise. C’est bien la preuve qu’une partie de la population est insensible aux conseils donnés.
Il n’est pas facile d’établir un parallèle avec des restrictions analogues dans notre histoire contemporaine. Seuls les plus âgés pourraient se souvenir de la dernière guerre, de l’absence de carburant obligeant à monter des gazogènes sur les voitures, des cartes de rationnement, du couvre-feu…et du marché noir


C’est ma sortie tôt. Et je m’arrête, fasciné devant la cathédrale industrielle. Vent froid vif qui descend la vallée et couche les fumées.

Aujourd’hui, tourisme à vélo. Je suis retourné dans mon ancien fief mulhousien.

A Soultz, j’ai pris Raedersheim, puis Reguisheim et je suis revenu vers la grande métropole du Haut-Rhin.

Le long du canal de Dannemarie toujours très prisé, j’ai obliqué vers Didenheim, Morschwiller, puis Burnhaupt.
J’en avais un peu marre à la fin.
Mon fils me le dit « pourquoi tu te fais mal? » La finalité du sport est-elle de se faire du mal? C’est un mal « gentil » si l’on s’y discipline. Et la sensation de bien-être vient après lorsque la fatigue vous rend stone devant l’écran.
C’était un jour de vélo facile. Presque tout plat sans vent rebutant. Il manquait juste le soleil.

J’ai hésité sur mon titre…j’ai déplacé la virgule. J’avais d’abord écrit « vivre, encore un peu » mais ça rappelait « encore un peu, monsieur le bourreau » alors j’ai écrit « vivre encore, un peu ».
Oui vivre encore puisqu’on ne peut se priver de tout avec cette épidémie qui enfle avec ses chiffres effrayants. En soixante dix ans, je n’en ai aucun autre souvenir. Sauf peut-être des trucs insidieux comme la légionellose. Le SRAS ne me dit plus rien. La grippe? je ne l’ai pas encore eue et je suis vacciné même si ce n’est pas infaillible.
A ma femme, je dis que le pire serait une guerre nucléaire ou bactériologique, intense, soudaine et terriblement dévastatrice et chaque matin on est encore là. Les embrassades sont-elles aussi à risque? bien sûr. Alors chaque matin, « m’as-tu donné le baiser empoisonné? »
Lorsque j’étais biffin on nous abritait sous l’escalier du dortoir pendant les exercices NBC. Maigre protection! L’inculture de nos contemporains en terme de risques me sidère chaque jour. Comment se protéger d’une catastrophe nucléaire? de l’effet de souffle? de l’irradiation? alors pour un virus en circulation, c’est pareil.
Je songe à l’après-virus. Je suis donc optimiste. Tous ces experts qui vont dresser des bilans de nos réussites, de nos erreurs, des conséquences sociales, politiques, économiques et de notre regard à la vie. Crise générationnelle, nos enfants seraient des réservoirs à virus et achèveraient les aïeux plus vite. C’est cruel comme raccourci. C’est ce qu’en disent les experts.
L’Europe a fait « pschitt »
Elle se referme sur ses frontières internes. Chacun chez soi! Veuillez rentrer vite fait chez vous. Ne riez-pas: devant les rayons vides de supermarchés, certains champenois vont jusqu’à évoquer les années quarante…
Quelle débilité, c’est pour quand l’exode, les Allemands arrivent bientôt, c’est pas possible je reviens de cora Saint Dizier pour simplement retirer un colis, impossible, une queue de 300 mètres au drive, des gens attendent depuis 16h, certains sortent avec des chariots énormes
Italien je suis
Le spectacle italien me désole. C’est un peuple que j’aime et leur désastre épidémique, plus de mille morts, préfigure ce qui peut nous arriver dans quelques jours si nous manquons de soignants et de matériels. Songer que c’est la Chine qui a ravitaillé les Italiens restera gravé dans nos mémoires d’européens pendant longtemps. L’idée européenne a pris une grande claque. J’espère qu’il n’est pas vrai qu’on a vendu nos masques au Chinois comme le colportent les réseaux sociaux. Je n’ai pas vérifié.
Les vieux espèrent encore vivre un peu, alors ils se terrent dans leur tanière. Les autres font comme ils veulent. Ils vaquent à leurs occupations habituelles, vont au bistrot, grattent un Keno, puis déambulent dans les rayons du supermarché.
Qu’on ne s’y trompe pas: traiter d’idiots tous ceux qui dévalisent les magasins n’est pas malin non plus. Car faire des provisions de bouche évite d’aller plus souvent au magasin. Après tout, ce qu’on nous prédit c’est que le virus peut atteindre jusqu’à 80% de la population…et donc on pourra côtoyer huit personnes sur dix infectées dans les allées.
A la recherche d’air pur
Hier l’air froid venu du col de Bramont descendait jusqu’à Wildenstein, puis glissait sans bruit sur le lac. Les promeneurs nombreux s’appliquaient à parcourir le tour du plan d’eau, enfant y compris puisqu’il faut bien occuper les scolaires en panne d’école.
Les chiens de traineaux sont enragés. Cette année ils n’ont pas eu de neige, alors les maîtres les promènent attachés à la ceinture ou à un vélo. Trois chiens comme ceux-là, si vous n’y prenez garde, ils vous trainent par terre si vous trébuchez sans avoir le temps de vous relever.
Une campagne éclipsée

J’ai cherché les panneaux. J’en ai trouvé un difficilement dans la cité. Les candidats se sont sûrement démenés avec l’énergie du désespoir. Des invitations à débattre clairsemées, du porte-à-porte risqué pour enfin aboutir à l’échéance incertaine.
On parlera des élus de l’épidémie. Plus tard. Des grognards de la démocratie locale.

Le quotidien est rythmé de nouvelles toutes plus surprenantes les unes que les autres.
C’est l’actualité qui veut ça. D’abord mon maire m’écrit. C’est urgent car il fait distribuer son courrier par des vaguemestres plus rapides que la Poste.
Il en a gros sur la patate mon maire, apparemment. Je lis…

Blessé et meurtri par des attaques très personnelles, je suis resté debout.
Il a l’air un peu KO debout, mon maire. C’est pas juste et en même temps, il est solide le maire sortant, il est resté debout. Nous à vélo aussi on a la trouille quand un chien nous menace d’attraper notre mollet. L’essentiel, pour nous aussi, c’est de rester sur le vélo sans se prendre une gamelle.
Je ne sais pas si ces courriers d’escarmouches de campagne électorale apportent un supplément de voix dans la balance; car en même temps aussi, ceux qui détestent le maire sortant jubilent du tour pris par les évènements.
Moi, je reste neutre, je ne connais ni l’un, ni l’autre des belligérants. D’autant que je n’ai pas eu la chance d’être invité lors de mon installation dans la commune. Un loupé, certainement. Comme mon inscription sur les listes électorales qui est restée coincée dans une file informatique communale en 2017.
Les deux listes sont équivalentes, je l’ai déjà dit. Conservatrices bon teint et pas vélorutionnaires pour deux sous. Donc si je ne suis pas content, j’ai ka déménager.
Tout va très bien, Madame la marquise
Le PDG Macron a causé dans les lucarnes. Il a arrêté la France. Mais pas les élections. Gérard (Larcher) lui a bigophonné que s’il faisait ça, c’était encore un casus belli. Comme avec Benalla.
La France à l’arrêt. Les mômes en raffolent. Blanquer a dit « faut travailler à la maison! ».
Pas du tout disent les gamins, ma maison n’est pas une école. L’école est un sanctuaire, la maison non. D’abord les parents sont nombreux à comprendre que dalle au contenu des manuels (Macron).
Macron a d’abord dit « à tous les Français » de limiter « au strict nécessaire » leurs déplacements, en privilégiant le télétravail
Mais avec le télétravail, impossible de voter en ligne pour les Municipales. C’est trop moderne.
« Il est important en ce moment, en suivant l’avis des scientifiques comme nous venons de le faire, d’assurer la continuité de notre vie démocratique et de nos institutions » a t-il poursuivi.
Sous-entendu, il n’y aura pas de coronavirus dans les salles de vote.
Le test de Cooper
Je ne me laisse pas influencer ni par Macron, ni par mon maire sortant.

J’ai chaussé mes pompes de sept lieues et j’ai fait huit bornes (pas myriamétriques les bornes)
Le test de Cooper permet empiriquement de connaître votre VO2max, autrement dit la vitesse maximale à laquelle vous pouvez courir pendant douze minutes…sans mourir asphyxié. Sinon, c’est pas du jeu!
Bon alors? t’as fait combien Maxou?
Je dépouille…j’ai démarré le chronomètre au coin des transports Blondel à la ZI de Vieux-Thann et au bout de douze minutes, j’avais franchi le pont de la Thur au pied du Rangen…

soit 1700 mètres.
Je suis classé selon les sites « faible » ou « 16/100 » ou encore « moyen » pour me faire plaisir.

N’en parlons-plus!
Je suis tout de même content de ma performance du jour, j’ai réussi à parcourir 8 km en une heure, soit deux fois plus vite qu’à pied.

Ce n’est pas Joinville-le-Pont. C’est Joinville en Haute-Marne.

Terminé La Peste. Avec Camus, ça finit dans les retrouvailles oranaises. La fumée des trains, les étreintes, la foule qui se presse dans les rues et les estaminets.
Mon chat vieillissant m’a encore fait lever à quatre heures. Ses miaulements rauques illustrent une dépression, dit-on, dans les manuels savants. La déprime du chat! A moitié tiré du lit, j’ai envie de lui donner un coup de pelle sur la tronche. Puis je me ravise.
J’avais (re)survolé Le Hussard sur le toit de Giono.
Et maintenant?
France Info nous propose quinze bouquins pour faire attendre que le Haut-Rhin sorte de quarantaine.ici
Pandemia de Thilliez? 650 pages! je renonce. Il me faut du digest rapide. Je vais essayer L’aveuglement de Saramago. Commande Amazon pour ne pas aller traîner dans les rayons de Leclerc.
Vous le voyez, le Corona donne de mauvais réflexes qui font bondir mes amis.
Ce matin le Haut-Rhin continue de tenir la corde dans la course au coronavirus. Je n’en dors plus. J’ai vu l’hélico du SAMU ce matin à quatre heures qui revenait fissa à sa base chargé de masques, j’imagine.
J’affabule.
téléphonez avant de venir!
Les contaminés du rassemblement évangélique de la Porte Ouverte de Bourtzwiller continuent malgré eux de se révéler ici et là, à l’IUT, à Peugeot Mulhouse, à Kehl,… Ce n’est pas drôle. Mon médecin nous met en garde, sur sa porte, il a écrit « téléphonez avant de venir! »
On n’en sort pas de cette épidémie et d’aucuns prétendent que c’est pour durer. L’Italie ferme tous ses commerces sauf ceux de bouche. Et ce soir le PDG de la France va parler. Pourvu qu’il ne tombe pas malade notre leader maximo!
Tous les actifs gueulent d’être réduits à l’inactivité, je les comprends. Quand j’étais sur le pont, il fallait que « ça usine » tous les jours. Au bureau, je reprenais les points du jour non traités de la veille et je les ajoutais au programme pour n’en point rater.
N’affolons-pas! facile à dire. Pourtant, les hôpitaux rencontrent de nouveaux cas de coronavirus qui touchent un large spectre de la population. Pas seulement des seniors mais aussi des trentenaires avec des pathologies légères, surpoids, diabète, hypertension qui nécessitent des respirateurs extra-corporels tellement le virus bouffe les poumons. Des machines hautement sophistiquées et des personnels au top.
Bon, je prends ma bécane, mes gants et je vais voir si mon pharmacien est approvisionné en gel hydro-alcoolique…histoire de prendre l’air. Avec l’activité au ralenti, je respire moins de micro-particules.
Elle est pas belle la vie?

Il ne devait pas pleuvoir cet après-midi. Mais à Rougemont, j’ai vu foncer sur moi un gros coronimbus qui m’a poursuivi jusqu’à Sentheim. On quitte pas le Haut-Rhin impunément.
https://www.openrunner.com/r/11113495
Éviter comme moi de vous embourber au km 15 avec des pneus fins! Par temps sec, c’est acceptable.

Non, je n’irai pas voter aux Municipales
Trop d’incertitudes pèsent encore avec le coronavirus. Cyclo-citoyen, oui, je le suis. Mais pas fou. Quand je vois la désinvolture de nos congénères à l’égard des mesures prophylactiques proposées pour lutter contre la maladie, il faut se méfier partout où l’on va. Surtout lorsqu’on est classé parmi les seniors!
Que va t-on faire des marmots! Je ne parle même pas de ceux qui font mine d’ignorer qu’un virus est là. De jeunes générations pour la plupart qui s’insurgent que la puissance d’État pèse ainsi sur leur quotidien.
Le petit père Duclos, député communiste, parlait avec sa verve truculente de « bonnet blanc, blanc bonnet » en 1969 pour évoquer le match présidentiel Pompidou-Poher

Dans nombre de municipalités, ce sont des personnalités du même bord qui s’affrontent. Comme chez moi à Thann ou même à Cernay. L’électeur a donc l’illusion de faire un choix alors que tout sera comme avant, après.
A Thann, ce n’est pas grave si l’on ne va pas voter. Si vous n’êtes pas partie prenante de la guerre picrocholine qui oppose les deux listes sortantes, vous n’avez aucune raison d’aller voter puisque départager l’une ou l’autre ne présentera aucune différence sur le cours à venir des choses. C’est juste une affaire des egos à départager.
Ce qu’une liste Thann, pro-vélo pouvait promouvoir selon moi est décrit dans ce billet. Mais je suis réaliste, on ne fait pas une liste à Thann avec trois cyclistes!

En France, l’abstention est influencée par un sentiment de non-représentation politique, sur quatre points : (source wikipédia)
Pour moi, c’est le cas numéro trois qui me détourne du vote. Les élus se contre-foutent de ce que vous pensez une fois qu’ils sont élus.
Non je n’irai pas voter.
Des esprits chagrins voudraient voir le vote rendu obligatoire en France sous peine de sanctions. On comprend leur intention: cacher la misère de la démocratie locale qui fait qu’une fois élus, on n’entend plus parler de rien. Ni des voiries à l’abandon, ni des terrains de jeux délabrés et souillés, ni des restrictions à la pollution de l’air, ni des encombrements urbains ordinaires. Tout roule comme avant.
Alors Maxou court comme le furet?

Oui, j’ai trouvé cette alternative au vélo lorsqu’il fait mauvais en cas de pluie fine. J’ai la flemme de sortir le vélo et aller à pied est une bonne solution pour prendre l’air. Oui, on n’est pas obligé de courir, on peut aussi marcher. Mais courir, je voulais savoir comment « ça faisait ». Courir je ne l’avais plus fait depuis…cinquante ans. Au moins!
Je suis un sportif décroissant: j’appuie de moins en moins fort sur les pédales. Mais courir, c’est autre chose. J’ai voulu comprendre ce qui pousse autant de gens à courir les rues et les chemins. Ne nous méprenons-pas: courir me semble plus difficile qu’aller à vélo. C’est un sport debout ou il faut porter, transporter, sa carcasse, y compris dans les descentes. A vélo, le sport est assis. On pédale de temps en temps et l’élan fait le reste pour simplifier.
Le corps que je nomme vulgairement carcasse est en fait un assemblage moléculaire qui pèse beaucoup dans nos civilisations modernes. On ne ressemble en rien au petit-homme des hauts-plateaux éthiopiens capable de courir 10 km en 30 minutes. On a trop de « choses » inutiles à emporter avec nous. D’abord du gras! Moi je traine 33 kg de gras que j’ai réussi à ramener à 26 kg en dix semaines. Mais je ne suis pas au bout de l’exercice.
J’ai vérifié: le record du monde du 10 km est tenu par…
| 26 min 24 s | Rhonex Kipruto | Kenya |
Alors j’ai essayé. J’ai maintenant un peu de recul. Cinquante kilomètres en dix sorties. Les chiffres sont là; je sais que je cours lentement. Parcourir 10 km en une heure trente ne mérite aucunement de figurer dans un classement. Pour y être il faudrait courir le 10 km en une heure. Je ne sais pas si je vais m’y atteler à mon âge…