
J’ai planté le chevalet dans la neige du Thanner. Et pour alléger le sac, je n’ai emporté que du noir et du blanc.
Quel vanneur!

J’ai planté le chevalet dans la neige du Thanner. Et pour alléger le sac, je n’ai emporté que du noir et du blanc.
Quel vanneur!
L’entreprise trouvait normal d’obstruer la voie sans aménager un passage pour les usagers.
J’ai donc écrit à la mairie de Cernay qui me répond ce matin.
Une petite sensibilisation a été donnée.

Je l’ai appelée Ciara du nom de cette tempête qui s’est abattue sur le pays. Le dessin est élémentaire avec un avant-plan, un plan d’eau, une lisière d’arbres et des montagnes enneigées en arrière-plan.
Une fois le principe posé, il n’y a plus qu’à se débrouiller avec cette pâte qu’est l’acrylique.
Du bleu, du blanc, du noir, du rouge, du vert, du jaune, du gris de Payne, de la terre de Sienne. Et ce sera tout. Pinceaux et couteaux…et mes doigts quand ça va mieux. Quand on rate, l’avantage c’est qu’on peut repasser.
Au bout de deux heures, je suis naze comme si j’avais 50 kilomètres de vélo.
Avec de l’entraînement, de bons tubes (plus chers) et des pinceaux spécialisés, je devrais pouvoir faire des progrès. Pour l’heure j’ai de bons gros pinceaux ronds du rayon bricolage de Brico.
Les mecs ont la trouille.
Ceux qui exercent des responsabilités dans le domaine sportif sont particulièrement visés. Un vent de dénonciations d’abus sexuels et de viols envahit le paysage sportif. Heureusement les femmes et les jeunes à vélo sont peu nombreux dans les clubs.
Après le cinéma, c’est au tour du sport…en attendant que d’autres dévoiements de la nature humaine se révèlent dans les médias, la santé, la police, l’armée, la grande distribution.
Méditons avec Aragon.
L’avenir de l’homme est la femme. Elle est la couleur de son âme. Elle est sa rumeur et son bruit. Et sans elle, il n’est qu’un blasphème (Le fou d’Elsa)
Les Contamines contaminés
A Contamines, les vacanciers « inquiets » après l’annonce ce cinq cas de coronavirus 2019-nCoV dans la station de ski (France Info)
A la veille des vacances d’hiver, la station des Contamines est contaminée par le coronavirus. Ça fout un choc aux vacanciers qui pensaient se payer un bol d’air pur sur les cimes plutôt que rester enfermés en quarantaine dans une piaule de ferry-boat.
Le virus prospère insidieusement sur la planète sans qu’on sache ni comment l’arrêter ni comment s’en prémunir autrement qu’en portant un masque en papier crépon. Notre gouvernement conseille d’éviter d’aller en Chine, dès fois que l’idée nous viendrait d’aller voir là-bas manger une cuisse de chien.
Le danger du monde moderne, ce sont nos grandes métropoles mondialisées. Je les fuis. N’allons pas nous balader là où il n’est pas nécessaire d’aller.
Il reste que cette épidémie pose la question philosophique de notre devenir commun et aussi celui de notre disparition si la pandémie venait à bout de l’humanité entière.
Heureusement, nous n’en sommes pas là. Espérons que le modèle politique chinois ne nous cache pas une part de la vérité!

Il a réussi à se rendre tellement embarrassant qu’il est muté préfet dans les Bouches-du-Rhône.
Emmanuel Barbe portait bien son nom. Il avait le pouvoir d’emmerder la France profonde.
Bon vent!
J’ai préféré partir le matin en prévision de la tempête Ciara annoncée en Alsace.
D’abord la montée à Geishouse qui est vraiment casse-pattes entre le km2 et 3 avec ses 9-10%. C’est démoralisant. Quand on aperçoit le village, c’est réconfortant.

Après le col de Geishouse Höh, je dévale par Meerbaechel et à Saint-Amarin j’ai pris Kruth pour ne pas rentrer trop tôt.
Retour éclair par la nationale.
Je me suis glissé le long de la Thur sur une rive encore méconnue. Des perce-neige par milliers mais sans neige.
Bon je vais arrêter la pub pour cette appli Runkeeper qui ne la mérite vraiment pas, vu qu’on ne peut pas partager les parcours GPS et qu’on n’a même pas la courbe cardio.Sauf peut-être en s’abonnant pour 40€.
Bye-bye Runkeeper!
Je reste abonné à Openrunner, une valeur sûre. Et je ne vais pas sur Strava qui est un truc de compétiteur qui veulent se faire mousser.
J’entends déjà les récriminations arriver.
Merci beaucoup.

Outre le VTT, marcheur autour du lac je le suis aussi.
Ce matin j’ai tenté le footing. Le circuit mesure 4,400 km. Pour un amateur comme moi c’est bien assez. Je croise tellement de gens faisant leur footing que j’ai voulu essayer afin de comparer.
Ne pas se tromper: courir demande beaucoup d’énergie et de la méthode. Traîner un handicap de poids n’arrange rien!
En courant, on monte vite en température ce qui évite de prendre froid. J’ai tenté d’éviter le footing fractionné en adoptant une petite foulée.
Pas facile d’adapter son rythme. J’ai du marcher cinq fois sur le parcours. Enchaîner un footing de 4 km sans s’arrêter, je n’y arrive pas encore. Le tour du lac est sympa et on a droit à trois types de sols: du spongieux, du tarmac et du chemin caillouteux…je ne sais pas dire lequel est préférable.
Travailler ses foulées. C’est un vrai exercice corporel que de courir et j’avoue avoir le sentiment d’être un peu cagneux, de manquer de souplesse. J’admire peu le paysage, trop appliqué à conduire ma carcasse et à éviter de m’aplatir de tout mon long.
Le long de la digue, je courais sur l’ombre du mur, comptant les foulées entre deux créneaux.
J’avais dans mon Camelbag l’application Runkeeper qui parlait mais je ne distinguais les infos…il faudra que j’améliore le dispositif.
A l’arrivée, piètre satisfaction, 7 km/h. A peine le double qu’en marchant. Les coureurs préfèrent compter en min/km, ce qui me fait 8:34 au km
Et le cœur?
Avec un cardio moyen de 142, il est clair que l’exercice sollicite davantage le muscle cardiaque comparablement à un circuit route à vélo. On est plus proche à VTT.
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Oui, pourquoi s’arrêter?
Tout simplement pour prendre la photo, saisir l’instantané qui me plait à partir de l’ombre portée de Gildwiller.
Puis rentrer.
Le vélo manque parfois d’intermède. Je m’en fabrique.

Je n’ai rien contre Cernay contrairement ce qu’on pourrait croire. C’est une jolie petite ville florissante le long des bords de la Thur.
En revanche Cernay ignore le fait cycliste. Or les cyclistes ont des droits comme tout usager et notamment celui de jouir des ouvrages qui leurs sont dédiés comme la Voie Verte qui traverse la localité.
La Voie Verte n’est pas spécialement réservée aux cyclistes, elle l’est aussi aux piétons, aux rollers et même parfois aux cavaliers. Mais pas aux voitures.
Or il se trouve qu’aujourd’hui deux camionnettes affectées à des travaux sur le terrain de jeux communal barraient entièrement le passage. Aucun panneau de chantier, aucun arrêté de travaux affiché, bref à Cernay on fait comme on veut.
Que dit la loi?
Article R417-10
Modifié par DÉCRET n°2015-808 du 2 juillet 2015 – art. 11
I.-Tout véhicule à l’arrêt ou en stationnement doit être placé de manière à gêner le moins possible la circulation.
………..
10° Sur une voie publique spécialement désignée par arrêté de l’autorité investie du pouvoir de police municipale.
………..
IV.-Tout arrêt ou stationnement gênant prévu par le présent article est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe.
V.-Lorsque le conducteur ou le propriétaire du véhicule est absent ou refuse, malgré l’injonction des agents, de faire cesser le stationnement gênant, l’immobilisation et la mise en fourrière peuvent être prescrites dans les conditions prévues aux articles L. 325-1 à L. 325-3.
Je m’arrête…et je commence à expliquer aux employés qu’ils gênent le passage.
C’est la commune qui nous a dit de rester sur la voie verte (sous-entendu, comme le sol est meuble autour, ne pas faire d’ornières sur le terrain de jeux)
Mais je fais observer que les voitures sont en infraction et que la voie verte ne relève pas de la municipalité mais du conseil départemental…à quoi les braves employés me répondent « nous, on travaille monsieur » (deuxième sous-entendu, moi je m’amuse sur mon vélo et je n’ai qu’à me taire) et perfides, les employés d’ajouter « si vous continuez (!), on va mettre une banderole et couper la piste cyclable »
Et moi, je vais écrire au maire de Cernay pour lui dire tout le bien que je pense de cet état de fait.

J’ai eu le coup de cœur pour cette pente enneigée photographiée par mon amie Mary. Je l’ai revisitée à ma manière avec mes pinceaux.
Une jeune famille vient d’y réouvrir l’auberge...et on pourra y lire l’histoire du Graber situé sur le ban de Dolleren, non loin du Schlumpf.

Troupes napoléoniennes à l’assaut des cimes enneigées. J’avais beaucoup de garance en trop.
Cette peinture a été détruite et remplacée par le Graber

Le pouring est un art abstrait qui consiste à une application de coulée aléatoire , d’accumulation de cellules, d’écailles colorées sans utiliser de pinceau .
Tout est dit. Aucun mérite. On peut faire ça au patronage en gardant les gamins.
J’ai essayé et voila le travail. Après, on peut doser le choix des couleurs. Ici j’ai utilisé une dominante de bleu.
Au séchage plus ou moins long, les cellules changent encore d’harmonie jusqu’au durcissement final.


L’œil en coin
C’est un réflexe conditionné. Tout cycliste arrivant face à vous a droit à un regard vers le bas. Je veux dire vers le pédalier. Est-il électrique ou pas? Même les marcheurs nous croisent d’un air soupçonneux!
Nous sommes encore en France devant un phénomène nouveau, celui de l’essor du vélo électrique, appelé communément VAE. En Allemagne, le VAE est complètement abouti et la plupart des cyclotouristes du troisième âge voyagent avec l’assistance embarquée.

Les « musculaires » ne seront bientôt plus qu’une minorité tant l’assistance est plébiscitée. Il faut en convenir, l’assistance électrique attire aussi un nouveau public pas forcément adepte du vélo « ordinaire » et qui y trouve un nouveau moyen de parcourir la campagne et ses côtes nombreuses le long des sous-collines vosgiennes.
Du coté des marchands, c’est l’euphorie. Mon vélociste est encore tout étonné de voir débarquer dans son échoppe des couples d’inconnus repartir chacun avec des VTT électriques de bon prix. De bons prix? et comment! un VVTAE se négocie au moins à trois mille euros et plutôt cinq mille pour peu que l’on souhaite de la qualité renforcée. Des retraités riches. Assurèment, l’Alsace n’en manque pas. Macron va s’en occuper.
Elections, pièges à cons?
Mon maire sortant se représente. Contre son premier adjoint qui a fait sécession. Pourquoi pas! Lorsqu’un couple se désunit, il divorce. A Thann, le divorce est donc consommé. Une question d’argent qui divise comme dans bien des ménages une fois que la vaisselle est en miettes.
Mon maire sortant se plaint amèrement dans sa dernière gazette www.thann-nouveauxhorizons.fr d’avoir découvert un déficit de fonctionnement de 50.000 euros plus un emprunt de 400.000 euros contractés en 2013 pour couvrir d’autres remboursements d’emprunts que nous devions solder dès 2014.(sic)
En cause l’ancienne municipalité qui aurait laissé une ardoise impayée…sans le dire. La ficelle est un peu grosse. On peut tout au plus y voir un coup de griffe en direction de l’équipe adverse déjà aux affaires en 2013.
Match nul, balle au centre! Thann a toujours 8 millions de dettes pour 8000 habitants; il n’y a donc rien à attendre de neuf lors de la prochaine mandature.
Attendons la suite du feuilleton électoral…
Nos maires sont-ils de droite?…ou de gauche?…ou de droite et de gauche?…
Le ministre Christophe Castaner avait trouvé un moyen commode de masquer la déconfiture annoncée de LREM aux Municipales en supprimant la couleur politique des listes dans les communes de moins de 9000 habitants. Retoqué par le Conseil Constitutionnel. Il faut dire que nombre de maires préfèrent ne pas afficher leur couleur politique, c’est plus facile pour ratisser les suffrages des uns et des autres.
Moi je reste attaché aux valeurs. Celles de gauche notamment. Les maires qui se camouflent avec des faux-fuyants du genre « Sans étiquette », je m’en méfie. On en voit bien le résultat avec LREM qui revendique n’être ni de gauche, ni de droite alors qu’elle assume jour après jour des positions de droite, pour ne pas dire franchement réactionnaires comme avec les retraites et les Gilets jaunes qui sont matraqués par une police politique à tout-va.
Honte à Aurore Bergé


Aurore Bergé, cette députée LREM que j’exècre lorsqu’elle se trémousse sur les plateaux de télé a voté contre le congé de douze jours aux parents d’enfants morts.

Il fait décidemment mauvais en Alsace ce week-end. J’en profite pour m’exercer à l’acrylique. Cette petite chapelle qui surplombe la Voie Verte le long de la Thur, les vététistes et les promeneurs la connaissent. Elle jouxte le sentier viticole du Rangen et sa célèbre vigne.

Le marquage de nos vélos, c’est la parade trouvée pour endiguer les nombreux vols qui dissuadent de plus en plus d’acheter de bons vélos tout en dévalorisant ce mode de déplacement en ville.
On parle de 400.000 vélos volés chaque année sans qu’on sache d’où ces chiffres sont tirés.
Actuellement, c’est le système Bicycode qui tient la corde en matière de marquage. Préconisé par la FUB, le Bicycode est le plus répandu, d’autant que le Ministère de l’Intérieur pense s’impliquer dans le suivi de sa base de données.

Cependant, le Bicycode présente deux inconvénients de taille:
1/ il nécessite une machine de gravage onéreuse pour les commerçants
2/ il est inadapté aux vélos en alliages légers et fragiles ou en carbone.
Outre le gravage Bicycode (10€), il existe deux autres produits de marquage:

Le site Velook vous explique tout ici
Cela dit, les sceptiques (dont je suis) pensent que ces procédés ne seront pas suffisamment dissuasifs pour retrouver votre vélo volé. Surtout s’il a été balancé au fond d’un canal! Je reste partisan d’un bon antivol en U homologué.

Pas de regrets aujourd’hui, une pluie drue s’est installée dès 13h30.
J’ai essayé la neige à l’acrylique. Et des sales gosses se sont amusés à faire de la luge dans la pente.
J’arrête de plaisanter.
L’acrylique est pâteuse et ça aide à faire le rendu. Pour le reste mon éducation est à parfaire. Je me mets passable car la tenue du couteau demande un vrai apprentissage.
En plus je travaille avec de l’entrée de gamme en couleur. Peut-être qu’en mettant plus cher, ça rendrait mieux…
J’ai réussi à bricoler une plate-forme pour avoir ma peinture à proximité. Tout est donc artisanal. Au bout de deux heures, je suis aussi fatigué qu’à vélo.
C’est dire!

L’offre cyclotouriste 2020 d’Alsace vient de paraître.
De quoi ravir les amoureux de vélo de route et de VTT. En plus de la marche offerte en début de saison.
Premier rendez-vous du Haut-Rhin, la traditionnelle randonnée des Perce-Neige le 29 février proposée par le CC Kingersheim (CCK).
Disponible chez votre détaillant en cycles.

Une chaîne, une cassette. C’était l’heure de passer à la caisse ce matin.
Depuis le 22 février 2019, je n’avais pas encore changé ma chaîne. Un terme assez éloigné par rapport aux années précédentes. Normal, je roule moins.
3750 km, c’est dans la moyenne. La cassette? pas changée depuis le 27 avril 2018 commencer à grogner.
Bon, je n’ai pas tergiversé.
Au moment de reprendre ma bécane, Jacques me dit « tes jantes feront encore deux mois, pas plus… » Je ne discute pas, le creusement est prononcé. C’est la montagne et c’est aussi toutes les scories que je traîne sous les patins les jours de pluie.

Roue arrière changée le 14 mars 2013. Il y a prescription, rien à redire! Bon allons-y pour deux roues. Des Aksium me suffiront amplement, les Mavic coûtent deux fois plus.
T’as vu ton pneu arrière?…une entaille sur le flanc…Mon Conti 5000 n’a pas fait un an, je suis déçu. Entre-nous, le Conti 5000, c’est de la d….., n’achetez-pas! restez avec vos quatre saisons!
Bon, allons-y pour deux pneus!
Tes patins? t’as-vu, ils sont raides…quatre patins. Ton frein avant, il est grippé, faut tout démonter…je ne réponds pas, je suis tout penaud.
Finalement ma matinée s’est terminée par une ardoise plutôt salée.

Relire Giono quand Angelo parcourt la campagne aixoise…
Il y sévissait une variété d’épidémie de caractère effrayant.Les malades étaient d’abord attaqués d’une sorte d’ivresse pendant laquelle ils se mettaient à courir de tous les cotés en titubant et en poussant d’horribles cris. Ils avaient les yeux brillants, la voie rauque et semblaient atteints de la rage. Les amis fuyaient les amis. On avait vue une mère poursuivie par son fils, une fille poursuivie par sa mère, de jeunes époux qui se donnaient la chasse; la ville n’était plus qu’un champ de meutes et de gibier. On venait, parait-il, de se décider à assommer les malades, et au lieu d’infirmiers c’étaient des sortes de chiapacan armés de gourdins et de lassos qui se promenaient dans les rues. (Le hussard sur le toit- Jean Giono)

Dès mon retour de ma sortie VTT hier soir, une rhinite me prend. Éternuements, yeux brillants, nez bouchés,…j’ai tous les symptômes. Pas de doute, c’est viral.
Cet affolement qui s’empare de la planète mérite le respect car au fond de nos mémoires, les épidémies laissent des images de terreur.
Les grandes épidémies du Moyen-Age ont été contenues là où les populations vivaient recluses au fond des vallées. Aujourd’hui, point de salut possible, tout le monde voyage au bout du monde et rapporte avec lui les contaminations, à son insu.
On assiste à des situations ubuesques comme ce navire de 7000 voyageurs bloqués à Civitavecchia en Italie, coronavirus suspecté à bord…et aussi ces habitants de Carry le Rouet inquiets de voir s’installer nos rapatriés de Chine placés en quarantaine tout près de chez eux. Nos nouveaux pestiférés ne sont pas mieux admis que les délinquants en maison de correction. Triste spectacle.
Imaginer la fin du monde pour nos contemporains, c’est insupportable. En même temps, voila qui va mettre en question notre modèle de développement planétaire et ses incontournables aléas. Et c’est salutaire.

Je grimpe au Hundsrück par le Steinby. Plus qu’une formalité pour moi. Je renâcle jusqu’à la première courbe en quittant Thann où c’est du 8-10%, puis il faudra encore grimper cette pente en forme de toboggan après le Plan Diebold.

Après le monument, je descends par le chalet du Hochburg jusqu’à Rammersmatt, puis je rejoins le lac de Michelbach

La pauvritude du cycliste. Voila une formule que Ségolène Royal pourrait revendiquer. Mais Ségolène ne fait pas de vélo.
Cela dit, alors qu’à la veille des Municipales tous les activistes de la cause du vélo s’agitent dans les villes pour demander des améliorations susceptibles d’encourager le vélo, il faut se résoudre à constater que rien n’avance là où il est urgent d’agir.
Les points névralgiques, ceux qui rendent le vélo dangereux, ceux qui dissuadent les gens de changer de mobilités, sont toujours là, immuables et personne ne semble s’en préoccuper.
Un vrai cycliste, au fait des chausse-trapes qu’il rencontre dans sa ville, pourrait en dresser des catalogues entiers. Des catalogues à la Prèvert.
Des bordures par centaines qu’aucun corps public ne se résout à faire disparaître, des balises de priorité sans cesse à l’avantage de la voiture, des trottoirs partagés hors normes, des itinéraires morcelés, …et en 2020? en 2020, il y a fort à parier que rien ne changera.
La cause, je la connais: elle est d’abord culturelle. La France n’est pas un pays de cyclistes. Seulement le dimanche…et les jours de grèves des transports publics! Ensuite, et c’est plus problématique, les corps publics ne comprennent pas les exigences basiques du vélo: des itinéraires directs, protégés où l’on peut rouler sans devoir s’arrêter à chaque intersection. Comprendre cela, c’est accepter d’inverser des priorités qui privilégient systématiquement la voiture.
Dès lors, militants de la cause cycliste, contentons-nous de notre anarchie joyeuse. En attendant mieux.

Visiter la ville à vélo, c’est bien aussi. Il suffit de savoir s’extraire du trafic automobile. Rien de tel que les ruelles, les espaces protégés ou interdits au trafic lorsqu’ils existent.
Thierry Crouzet vous propose de visiter Sète…avec en prime le Mont Saint-Clair…qu’on pourra monter à pied car il est sévère si vous n’avez pas d’entraînement.
Visiter Mulhouse à vélo…
…Accéder ici au détail de la visite de Mulhouse

A Mulhouse aussi, on peut visiter la ville à vélo. En 2014, j’ai publié un Tour de Mulhouse sans quitter la ville. Ce tour fait 40 km, vous pouvez prendre la journée et vous arrêter là où bon vous semble. Vous allez découvrir des coins sympas souvent méconnus. Prendre un antivol si vous délaissez votre vélo!
Pour visiter la campagne à VTT autour de Mulhouse Des grands tours de VTT autour de Mulhouse

En grimpant le col Amic par Soultz, je m’arrête souvent au Rote Rain. Et de là, je contemple le vignoble et Jungholtz dans le creux. Puis je repars, encouragé.
Je n’y suis jamais allé. Mais ça m’inspire. Peindre c’est un peu voyager.

La phrase du jour
« On ne remet pas sans cesse en cause l’élection d’Emmanuel Macron mais sa faible représentativité par rapport aux votants comme aux inscrits aurait dû naturellement conduire ce dernier vers une politique qui, plutôt que de cliver, aurait rassemblé.(Ph Bilger).
Le discrédit est tel dans l’opinion qu’il semble que l’usage du mot LREM est proscrit dans les tracts des prochaines Municipales.
Histoires autoroutières
Rentrant du sud vendredi, je me suis trouvé sur une autoroute remplie de camions et de voitures. Vitesse réduite de 20 km/h sur toute la vallée du Rhône et même au-delà sur l’A40. En cause la pollution. Les micro-particules du diesel qui se combinent parfois avec le sable venu du Sahara.

Pas de punition pour les camions, ils peuvent continuer à rouler sans être limités et donc inquiétés. Ils pollueraient 10 fois moins que les voitures! (source). Méfions-nous donc des idées reçues. En bon citoyen, j’ai adapté ma vitesse. Tant est si bien que j’étais coincé derrière un train de camions la plupart du temps. Incapable de doubler tant la restriction de vitesse est inobservée par ceux qui se constituent en file de gauche permanente.
Il faut en conclure que les mesures de limitations sur route ne sont pas respectées dès lors qu’on invoque la pollution. Pourtant les panneaux lumineux mentionnent que des contrôles radar ont lieu. Sans effet sur les comportements.
Observons que les automobiliste se sentent très peu concernés par les questions de pollution dès lors qu’ils ne sont pas contraints autrement que par des alertes peu dissuasives. La conscience écologique a ses limites.
L’autre slogan des sociétés autoroutières qui ne manque pas d’à propos, c’est cet affichage « grèves: pensez covoiturage »

Martinez et la CGT seraient donc de précieux alliés du covoiturage dès lors qu’ils bloquent les transports en commun. On imagine alors d’autres formules tout aussi briseuses de grèves…
Contre la CGT, covoiturez!
Martinez, non! covoiturage, oui!
Je vous laisse en deviner d’autres.
Derrière les sociétés d’autoroute, on devine la patte du gouvernement qui tente de contourner la gène des manifestations. Piètre manœuvre!
Une prune à 10 euros
Ils sont sympas les Allemands. Ils m’ont gratifié le jour de l’An d’une prune de 10 euros Schützenalletunnel à Freiburg au motif que je roulais au-dessus de 50 km/h. Vitesse retenue: 57.
C’est involontaire de ma part car en principe j’ai l’œil rivé sur les panneaux.
Chez les Allemands, les limitations sont parfois diaboliques aussi, on passe de 120 à 50 sans toujours s’en rendre compte…et la traversée de Freiburg est désormais entièrement à…30km/h et truffée de radars.
Il est pressé

Le monsieur est pressé. Il arrive derrière moi, me double par la droite et se positionne pour doubler un train de cinq camions…un véhicule est en train lui aussi de doubler devant moi…pas de problème! il prend la bande d’arrêt d’urgence et double les cinq camions. Ces nouveaux comportements font de la route une jungle.
A la bretelle de Burnhaupt, la voiture est sortie puis, hésitante, a repris l’autoroute vers Belfort. Peut-être avait-il oublié sa belle-mère à une station?…
J’ai retrouvé un peu de froidure en rentrant en Alsace. VTT suffisant pour cette repise de contact. Les terrains sont gras et mes pneus en fin de vie. Je me suis tenu sur une crête d’ornière dans la forêt. Puis la roue est tombée dedans et moi par terre.

Ma première interrogation est « m’a t-on vu? ». Le randonneur à pied que je viens de dépasser n’a rien vu, il n’a pas encore franchi la courbe forestière. J’ai mal mais l’honneur est sauf. Je suis tout crotté mais je repars avec un tibia douloureux. C’est un gros bleu qui réchauffe.
J’ai tellement bataillé dans la glaise que je sens la fatigue au retour. Au loin une épaisse fumée au-dessus de Thann.
J’approche…c’est le cours de tennis couvert de la route du Steinby qui flambe.

Malgrè le temps médiocre, je réussis à faire un tour de mer. Inhabituellement agitée, je profite du beau spectacle.


Je quitte Montpellier par le Lez. Le plus simple pour éviter la route, c’est de suivre le cours d’eau bien équipé pour les cyclistes le long des berges.

Le longe la côte jusqu’à Carnon, puis je contourne l’étang




Étonnante miniature avec freins et briquet intégré dans la roue. Je n’en sais pas plus

Finalement, l’hiver n’est pas venu. Viendra t-il? Ici dans le Grand Est, manquer d’hiver est inhabituel. Pour nous cyclistes, les sorties s’accumulent comme si l’automne et le printemps disposaient d’une passerelle pour sauter le fossé hivernal.
Je lis sur les réseaux sociaux que les avaleurs de bitume totalisent 400, 500 km, voire plus depuis le début de l’année nouvelle. Réjouissons-nous!
Cependant, tout le monde ne voit pas les choses avec enthousiasme dès lors qu’on imagine que ce dérèglement du climat est aussi la confirmation que la planète va mal. Ne feignons-pas de l’ignorer
Il reste encore deux mois à l’hiver pour nous ressaisir….