La grimpée à Meerbeachle par Saint-Amarin a pour moi un avantage, c’est que je vais tellement lentement que j’ai le temp d’admirer le paysage bucolique.
Le Grand Ballon depuis Geishouse
J’avais prévu d’aller au lac de Kruth mais à Saint-Amarin, les premières gouttes de pluie m’ont fait renoncer.
Mais Meerbaechle, c’est bien aussi.
du km 12.35 à 16.28 presque 4 km de St-Amarin à Höhe (de 447m à 760m)La Thur tempétueuse à Bitschwiller-les-Thann
Je cours la nuit une fois la pluie terminée. En ville je profite des lampes de rue mais sur la piste cyclable je n’ai que les lumières des voitures pour éclairer le sol. C’est un peu minimaliste sans frontale.
Un exercice inhabituel. Je ne suis pas pour autant furtif car j’ai le gilet rétroréfléchissant qui est très sécurisant lors des traversées piétons.
Le vélo est devenu un auxiliaire de délinquance. Il est devenu complice des feux rouges grillés et dès stop glissés. Celui-ci a été pris la main dans le sac. La maréchaussée l’a donc menotté
la prochaine norme Euro7 prévoit des peintures de couleurs différentes sur nos véhicules selon le niveau de pollution
Les possesseurs de voitures ne sont pas au bout de leurs peines. Le parlement européen vient de voter la nouvelle norme Euro 7. Tellement contraignante que les constructeurs envisagent d’ores et déjà la fermeture de quatre usines.
La nouvelle Norme Euro 7 prévoit de prendre en compte les émissions qui ne sont pas liées au moteur : elle impose une diminution de 27% des émissions de particules fines dues au freinage. La pollution aux microplastiques engendrée par les pneumatiques est également considérée par cette norme. Du côté des voitures électriques, la Norme Euro 7 prévoit de contrôler la durée de vie des batteries.
Les véhicules répondant à la prochaine Norme Euro 7 devront être dotés d’aspirateurs à micro-particules sur chacune des roues pour recueillir les résidus de pneumatiques et ceux dus au freinage.
L’agitateur Frandroit sur la toile est orfèvre en sujets polémiques qui font causer.
Elle est pour demain. Et même pour aujourd’hui.
Vous avez vu les réseaux sociaux? ils ne parlent plus que de ça, la bagnole électrique va envahir nos villes et nos routes. C’est une blague évidemment.
Avec 1.25% des voitures en circulation, l’électrique nous assomme de pubs ventant les mérites d’un engin qui n’a rien de comparable avec la voiture thermique à essence ou à gasoil. D’abord l’électrique s’il a l’apparence du thermique est une escroquerie qui à terme va priver les plus pauvres de leurs voitures: l’électrique est chère, est incapable de vous conduire à plus de 300 km de chez vous sans s’arrêter faire le plein et en outre on nous attend au coin du bois avec le prix du kwh que personne ne sait plus maîtriser depuis qu’on a supprimé l’EDF. Ne parlons pas du coût écologique de la voiture, c’est la pire des solutions sur le plan environnemental en extraction des terres rares et en recyclage des batteries.
Pas d’emballement! Pour l’heure elle ne concerne que deux catégories de clientèle
celle qui fait la navette pour aller au boulot et qui habite des zones rurales
celle fortunée et qui veut se faire plaisir
Pour tous les autres, comme moi, « gilets jaunes », retraités de la France profonde, smicards, on continue comme avant avec nos vieilles guimbardes qui puent et qui polluent.
Cette stigmatisation du Français qui ne suit pas le mouvement devient presque suspecte car elle insinue que nous sommes de mauvais patriotes rétrogrades alors qu’une intelligentsia a décidé pour nous sans nous consulter qu’il était urgent de sauver la planète et qu’en conséquence il fallait sur le champ supprimer toutes nos chaudières à gaz et au fioul au profit du must, la pompe à chaleur et aussi supprimer toutes nos bagnoles à gasoil qui nous servent juste à aller faire les courses à l’Aldi et l’été en vacances.
La Pub VanMoof a été retirée en France jugée trop stigmatisante pour les automobilistes
Mais plus extraordinaire et paradoxal, voila qu’on nous bourre le crane avec les vélos électriques alors qu’il suffit de pédaler pour avancer sur son vélo. C’est la mode à l’envers.
Qui n’a pas son vélo électrique aujourd’hui est un vieux crincrin qui ne croit pas au progrès.
J’avoue en avoir un peu marre de tous ces diktats qui visent à m’enjoindre de faire des choix supposés bénéficier au bien-être de la planète.
La France dans ce domaine fait preuve d’une ambition démesurée face aux quatre milliards d’hommes de la planète. Apanage des riches, comme toujours.
J’ai abordé dans le passé ce sujet des radars de recul qui vous avertissent de l’arrivée d’un véhicule derrière vous. Garmin avec son Varia a été un précurseur dès 2015.
L’idée est de vous avertir sur votre terminal (compteur ou smartphone) plutôt que d’avoir à tourner la tête ou à se servir d’un rétroviseur peu efficace. J’en ai essayé plusieurs, aucun ne donne satisfaction.
Mais il existe un handicap de taille avec ces radars de détection: le prix.
Le dernier modèle de Garmin, le RCT715 inclut une caméra qui enregistre des clips consultables chez soi (ou à l’hôpital?) si vous avez été accroché par un véhicule. Coût 350 euros.
Bryton Gar
Mais d’autres fabricants se sont attelés à produire des radars moins chers et compatibles avec de technologies communicantes Bluetooth et protocole Ant+.
C’est le cas du Bryton Gardia R300L qui n’enregistre pas d’images mais qui envoie des flashs de lumière plus ou moins intenses en fonction de la vitesse du véhicule arrivant derrière vous.
Très réaliste la reproduction du biplan avec des bidons d’huile et des nervures en fer à béton.
La route à vélo est parfois monotone. Je m’applique à bien rouler à droite et j’écoute ce qui arrive par l’arrière. Mes itinéraires évitent les grands axes autant que possible car l’on est toujours à la merci d’un automobiliste qui voudra passer en nous frôlant quoi qu’il en coûte même si c’est étroit.
Ce qui illustre mon propos c’est d’être dépassé par trois voitures à la suite
l’une qui ne dépasse pas l’axe médian et qui me laisse peu de place (pour tomber)
une autre qui dépasse à cheval sur l’axe
et cet autre qui dépasse carrément sur la voie de gauche (c’est trop bien comme disent les jeunes)
La distance de sécurité est donc à géométrie variable et c’est vrai que la règle d’un mètre cinquante pour dépasser une vélo n’est pas facile à évaluer lorsqu’on est au volant
Beau temps et de nombreux cyclistes qui anticipent, j’imagine, le mauvais temps annoncé.
Pour descendre vite il suffit d’appuyer plus fort sur les pédales, banane, aurait dit Coluche.
Comment descendre vite à vélo?
Réponse évidente, direz-vous. Réponse pas si évidente pourtant car la pente est parfois tellement prononcée qu’on n’a même pas besoin de pédaler. Par exemple la descente du Hundsrück vers le Plan Diebold est tellement vertigineuse qu’on n’a pas le temps de pédaler. Surtout qu’il y a des virages serrés à négocier!
Cela dit réfléchissons. Une pente incurvée en forme de toboggan est-elle plus rapide qu’une pente en ligne droite?
C’est Bernoulli, célèbre physicien, qui au XVIIIème siècle a trouvé la solution. C’est une courbe particulière appelée cycloïde ou encore brachistochrone ou encore tautochrone qui sera la plus rapide pour vous faire descendre le col.
Evidemment Bernoulli n’a pas été consulté pour dessiner les routes de nos cols. Il faut donc prendre les itinéraires tracés par nos ancêtres à l’aide de pioches et de mulets même s’ils ne sont pas aussi rapides que souhaités.
Je vous invite donc à regarder cette vidéo Youtube de Pascal Bourdeau qui vous démontre quelle est la courbe « magique » la plus rapide, la fameuse cycloïde, pour rejoindre le point B en partant du point A dans une descente.
Si vous êtes pressé, allez tout de suite à la minute 8 découvrir pourquoi vos rayons tournent moins vite en bas plutôt qu’en haut!
Sur ce point là, je reste dubitatif car pour moi la vitesse angulaire est la même sur toute la roue…Bref, mes connaissances sont imparfaites.
Si vous êtes très pressé, aller tout de suite à la minute 10 pour assister au test
NB: le terme cycloïde est déjà connu des cyclistes avec les plateaux de pédalier qui adoptent cette forme de courbe qui permet en principe de rendre le couple de pédalage homogène sur toute la circonférence
Ce matin un tour de running du coté du barreau de Vieux-Thann ouvert depuis hier à la circulation.
DNA 7/11
On ne sait pas encore comment les flux de véhicules vont se distribuer sur cette nouvelle voie. On sait en revanche que créer une nouvelle voie, c’est créer un appel d’air pour faciliter le développement du trafic routier.
Coté Alba, la traversée piétons et cyclistes n’est pas suffisamment signalée au sol, à mon avis. Elle n’est peut-être même pas réglementaire car il y manque au moins les lignes de passage piétons
La continuité du barreau
En direction de Leimbach, la continuité du barreau se poursuit.
Un ouvrage hydraulique de 24 mètres de long est en construction pour assurer le transit du ruisseau de Leimbach vers Aspach
En général , je ne dis rien. Mais à 18h30 rue d’Aspach à Vieux-Thann alors qu’il fait nuit m’obliger à quitter la bande cyclable, c’est me mettre en danger.
Je dois m’arrêter et attendre de pouvoir quitter le trottoir pour aller sur la chaussée et contourner la voiture.
Cet automobiliste a t-il conscience des conséquences de son infraction si je viens à être accidenté?
Bluffé par mon premier essai d’image créée par une intelligence artificielle, je tente une autre création.
Je demande à Image Creator de me produire une image intitulée « cyclistes sous la pluie ».
Et voici le résultat. On sent le petit coté asiatique de l’image d’une rue parcourue par une mousson d’été. Les deux cyclistes dans le genre baroudeur avec leur casque en forme d’égouttoir ont belle allure.
Je suis dubitatif. Est-ce que cette intelligence artificielle de l’image est capable de construire une image locale?
Par exemple, je lui demande « un vélo qui fait ses courses devant la Collégiale de Thann »
Je me doute que l’intelligence va attraper la migraine…Perdu!
En moins d’une minute Image Creator me pond quatre images de Thann, un peu enjolivées
A l’étang de Lehwald, demi-tour. Je m’étais déjà abrité à l’aller le long des vignes d’Uffholtz sous une casemate.
Il est vain d’insister, le temps n’est pas de la partie. Arrivé au collège de Cernay je suis obligé de me garer pour fermer toutes les écoutilles et ranger le téléphone qui me sert pour les photos. Oui je ne prends plus mon Olympus car l’Iphone fait d’aussi belles photos avec géolocalisation, ce qui est très commode pour retrouver où on a pris son cliché.
Au début de la pluie (celle qui mouille avec les rafales) les points faibles sont ceux qui prennent l’eau en premier. Les mollets et les cuisses copieusement arrosés par la rotation. Mais si l’on s’applique à pédaler, quoi qu’il en coûte, on s’accommode avec cette fraîcheur. Les pieds? non, aucun problème, j’ai des chaussures hautes Canyon Northwave qui me donne satisfaction.
Moi qui suis un vieux crincrin du vélo, j’approuve.
Descente de police à Strasbourg vendredi soir.
Objectif recadrer les vélos qui sont sans lumières. Une opération de com orchestrée puisque la presse était conviée et destinée à faire peur en frappant au porte-monnaie
Un VTC seconde main comme neuf, savoir dénicher la perle rare
Le seconde main est à la mode aussi dans le monde du vélo.
Choisir son vélo d’occasion est souvent une aubaine pour se remettre en selle sans trop se ruiner…mais aussi parfois sources de déconvenues si on « n’y connait pas grand chose » pour juger de la qualité de son achat.
D’abord faire attention avec les vendeurs incompétents. On en trouve beaucoup parmi par les particuliers pressés de vendre mais étonnamment aussi chez les professionnels.
Alors avant de faire le mauvais choix, posez-vous les bonnes questions.
Quoi? De quel vélo ai-je besoin?
pour la ville et faire quelques courses: avec porte-bagage, garde-boues et dispositif d’éclairage fixe et de qualité, une béquille, un antivol de roue
pour la balade sur les chemins: c qu’on appelle un VTC, vélo tout chemin, convient, doté souvent d’une fourche télescopique et de pneus confortables
pour voyager: une randonneuse légère mais prévue pour recevoir des sacoches
Je laisse de coté le VTT car à 80%, c’est ce que vous allez acheter alors que ce n’est pas adapté à votre usage. Dans le domaine du VTT, vous allez trouver de tout du pire au meilleur. Si vous voulez vraiment un VTT « pour faire d’jeun » allez au supermarché et achetez un neuf.J’ai moi-même un VTT et je ne l’utilise que dans certains types de terrains dans le massif vosgien.
Où acheter son vélo seconde main?
Décathlon s’est lancé dans « le seconde main » avec réussite. J’ai acheté un VTC très propre à un prix compétitif avec lequel j’ai déjà parcouru plusieurs centaines de kilomètres tout en l’ayant adapté à mes besoins. Décathlon présente des vélos révisés avec garantie. Vous avez les meilleures chances d’être bien guidés si le vendeur est qualifié, ce qui n’est pas toujours le cas.
Chez Easy-Cash ou équivalent (avec garantie), mais il faut s’y connaître car il n’y a pas de spécialistes dans ces enseignes et les vélos sont souvent vendus « dans leur jus »
Sur Le Bon Coin: des milliers de vélos en vente. Commencez par ne retenir que les vélos visibles sur place pour éviter les mauvaises surprises. Méfiez-vous des vélos encore neufs qui semblent bradés: vous pourriez devenir recéleur d’un vélo volé.
ce vélo vendu 50€ sur LBC a tout d’un vélo à l’origine frauduleuse
Comment tester le vélo?
T comme taille
Première chose: la taille du vélo (autrement dit le cadre) doit correspondre à votre taille. Parfois notée sur le vélo « M » comme taille moyenne pour les personnes de 170/180 cm ou taille « S » pour 160/170cm, taille »L » pour 180/185cm. Ensuite rouler avec pour vous assurer que vos genoux ne touchent pas le guidon, que vos jambes se déplient correctement lorsque la pédale est en position basse.
A comme aspect
L’aspect général vous donne une première impression, soit bonne, soit douteuse. Un vélo qui est manifestement bricolé est à éviter car c’est vous qui allez devoir payer la remise en état. Fuyez notamment les cadres fendus, tordus ou fissurés au niveau des soudures.
R comme roues
Les roues: non voilées, les faire tourner, sans rayons cassés ou manquants, les jantes non creusées sur les flasques sans traces d’écrasement sur le pourtour, sans jeu dans le moyeu
les pneus: si la toile apparait ou si le pneu présente des craquelures, il faudra déjà envisager le remplacement et donc une dépense, pneu crevé également.
T comme transmissions
la chaine: vérifier son allongement sur le plateau, vous ne devez pas pouvoir l’écarter d’une hauteur de denture
les pédales, non grippées, manivelles non tordues et solidaires du pédalier
les dérailleurs: les essayer en roulant. Toutes les vitesses doivent passer sans craquement une fois en position
S comme sécurité
les freins, patins usure ne dépassant pas la limite signalée soit par un trait soit par un crantage, câbles non rompus, poignées en bon état
la sonnette: obligatoire
la selle doit être solidaire du cadre
vérifier la présence de l’éclairage et son fonctionnement, la présence des catadioptres, sur chaque roue, sur les pédales, à l’avant (blanc), à l’arrière (rouge)
P comme prix
Si vous achetez à un particulier, ayez une attitude honnête, n’essayez pas de profiter de sa méconnaissance du marché et a contrario ne vous laissez pas berner par ceux qui prétendent vous vendre « une affaire »
Pour un vélo de ville en bon état compter entre 100 et 200 euros
vélo de ville vendu 200 euros
voire plus pour un VTC. Ce qui fait le prix, c’est d’abord l’état général, la marque, les composants.
VTC 190 euros tout à fait correct
Avoir toujours en tête que les composants de marques connues comme Shimano, Mavic, …sont des gages de qualité mais que ces marques possèdent aussi de l’entrée de gamme et du haut de gamme.
Vélo à assistance: méfiance! essayer de savoir pourquoi il est vendu. C’est souvent parce que la batterie est défaillante. Une batterie neuve va parfois doubler le prix de votre achat.
La pluie en courant n’est pas un problème car je suis moins longtemps dehors qu’avec mon vélo.
Je ne peux pas me résoudre à laisser filer les jours sans sport. Déjà hier, j’ai manqué la sortie vélo. Le sport pour moi est un antidote, je le crois toujours même si j’ai des raisons de me plaindre d’un mal-être permanent.
D’autant que lorsque les jours sombres adviennent, on dit qu’ils sont le prélude à la mélancolie.
Entre Vieux-Thann et Staffelfelden, cinq décideurs
Il ne faut pas s’y tromper, une Voie Verte n’a rien à voir avec une Départementale. Il y cohabite une multitude de décideurs et d’intervenants capables de faire « la pluie et le beau temps » sur le devenir des fameuses voies qu’on nous vante tant pour aider à la décarbonation de la planète.
Prenons l’exemple de la Voie Verte « Rives de la Thur », encore pompeusement appelée EV5 ou Via Romea-Francigena de Cernay à Ensisheim sur le site de l’association AF3V.
C’est sûr qu’avec un nom comme celui-là, ça fait impression.
Un décideur public tous les trois kilomètres en moyenne!
Mais si on gratte un peu sur le terrain, on s’aperçoit que la fameuse Voie Verte qui se prolonge tout le long de la Thur jusqu’à Kruth est en piteux état et que ceux qui s’y hasardent à vélo risquent l’insécurité permanente.
Figurez-vous que rien que sur 15 km en Vieux-Thann et Bollwiller (Ecomusée), la Vois Verte relève de pas moins de cinq autorités sans compter celles qui ne savent pas trop comme Staffelfelden et Mulhouse Alsace Agglomération (M2A).
communes de Vieux-Thann, Cernay, Staffelfelden
M2A
CeA
Circulez, y’a rien à voir!
Je ne vais pas vous abreuver d’un long discours: il est vain d’attendre une amélioration à court terme de la situation de cette Voie Verte. Je préfère vous joindre les annotations du député à ma missive. Vous comprendrez vite pourquoi c’est tellement compliqué de gérer une Voie Verte en France.
La réponse du député du Haut-Rhin, Raphaël Schellenberger, après avoir interrogé les services de CeA (Communauté européenne d’Alsace)
Je reviens vers vous après avoir pris l’attache de les équipes techniques de la CeA sur les portions cyclables dont vous me parlez dans votre mail ci-dessous. Je vous réponds directement avec des annotations en rouge :
– le segment Cernay/ Staffelfelden dont les nombreuses racines d’arbres émergent du sol auxquelles s’ajoutent les mouvements d’engins agricoles qui traversent le gué de la rivière et salissent le revêtement :
-géré par la commune de Staffelfelden et/ou M2A
– un effondrement de chaussée derrière la station d’épuration de Cernay :
géré par la commune de Cernay
– un rebouchage récent au sortir d’un transformateur avec du béton et malfaçonné :
endroit non localisé ?
– la traversée de Vieux-Thann où les cyclistes sont dirigés successivement sur la chaussée et le trottoir particulièrement à hauteur de l’établissement Bloom :
géré par la commune de Vieux-Thann
– il est à observer par ailleurs que rue de Thann à Cernay, la circulation sur trottoir n’est pas délimitée en continuité de la rue de Cernay à Vieux-Thann obligeant les cyclistes à quitter le trottoir partagé sans aucun aménagement ni signalisation de protection :
il y a effectivement une problématique de discontinuité qui a fait l’objet de concertation entre les différentes parties prenantes (communes, comcom, CeA et association cycliste). Pour information, vous trouverez ci-joint le relevé de décisions.
– A Staffelfelden, le passage sous la D430 n’est qu’à une voie unidirectionnelle sans indication de rétrécissement et dans la pénombre :
géré par M2A
– Au débouché de la Voie avec la rue de Guebwiller (coté Ecomusée D429) à Bollwiller, un tas de gravas empêche le passage des cyclistes en direction de Pulversheim :
géré par la CeA qui envoie une équipe sur place dans les prochains jours.
Parcours atypique. 25 km de ville, 30 km de Gravel et 25 km de route de Notre- Dame-de- Londres à Montpellier
Je commence par quitter la ville qui ne comporte pas d’itinéraire fléché pour cycliste. Alors je cherche les sorties possibles parmi les autochtones à vélo qui vont au boulot et se déjouent de tous les traquenards.
ancienne route dont les cyclistes ont hérité
Puis je me retrouve sur une voie verte. VTC minimum. Après avoir perdu la trace deux fois j’arrive à St Mathieu de Tréviers .
Il ne reste plus qu’à grimper le Pic par la route.
A St Martin de Londres rien à boire au bistrot, la dame ne prend pas le « sans contact ».
Il faut que je perfectionne mon paquetage. Avec la peinture à l’huile, la question urgente se pose à la fin: comment ramener son tableau pas sec?
Aujourd’hui j’ai glissé le format 30×40 dans la sacoche. Parfait! Pour les plus grands formats, je vais devoir inventer un truc.
Je commence à déambuler dans les rues avec mon bardas qui cliquette. Soleil dans le dos. Je m’installe dans les contre-allées du Peyrou. Bruit infernal du trafic en contrebas et bourrasque de vent encore frais.
Puis j’esquisse.
Runners et chiens toute la matinée.
J’ébauche le Pic St-Loup dans le lointain et mon clocher. Un platane en appui à gauche.
Deux heures pour passer le temps et je retraverse la ville au pas jusqu’à la Comédie.
Mon vélo convient très bien à la découverte de la ville
Découvrir une ville à vélo, c’est aussi une autre façon de voir la ville, de la connaître, de la sentir et de la parcourir dans toutes ses perspectives.
Je flâne au marché aux puces
Pouvoir s’arrêter, retourner sur ses pas, reprendre sa route, quitter un grand axe pour s’aventurer dans des artères étroites ou dans le cœur historique où la voiture ne passe pas, puis fuir vers les périphéries derrière un routier qui, seul, connait les astuces pour quitter la ville au plus vite. Les sorties de ville et les destinations inter-quartiers n’existent pas à Montpellier.
J’avise un chemin caillouteux et étroit, et me voici derrière l’hôtel départemental tout seul avec ce joli plan d’eau
Une fois l’itinéraire appris, je reviens sur mes pas et je reprends mes découvertes. Je m’arrête pour photographier, regarder les gens attablés aux terrasses qui profitent du farniente. Finalement je m’attable aussi.
Comme c’est bizarre cette saucisse sur une chambre à airexplorer les ruelles étroitesle tram, l’autre moyen de visiter la villeici le tram ne vient pas, mon vélo si!est-il un vrai ou un faux?21 km en ville. La ville a beaucoup fait pour le vélo, toutes les artères comportent des voies cyclables double-sens. Méfiance aux carrefours!
Le vélo dit utilitaire est un moyen de transport qui est considéré comme l’une des alternatives cohérentes pour la mobilité de charges en centre urbain.(Bing)
En gros il se démarque du vélo sportif ou touristique dont la finalité est tout aussi louable mais seulement attachée au monde des loisirs.
J’ai beaucoup d’amis pour qui le vélo n’est qu’un sport et qui n’en feront jamais un moyen de transport. Question de goût mais aussi blocage culturel à la base.
Pour le reste, voyager en ville sur un vélo semble une incongruité à laquelle il est impossible d’accéder. On évoque aussi souvent le facteur temps pour justifier sa voiture et aussi bien entendu le poids et le volume transporté. On ne va pas faire ses courses au supermarché avec son vélo.
113 grammes-40 kilomètres
Pourtant, moi qui ai le temps, il m’arrive d’aller « à la ville » faire des petits achats. Comme aujourd’hui où je suis allé à vélo chez Cultura acheter des pinceaux et de la peinture.
40 km à vélo! Vous me direz que ça fait beaucoup et que tout le monde n’a pas la ressource pour faire une course de 40 km. Franchement j’aurais eu honte de les faire en voiture. Ma seule alternative, c’était Amazon. Avec Amazon, je n’ai à parcourir que le dernier kilomètre pour réceptionner ma livraison mais je ne fais pas travailler le commerce local m’objectera t-on.
Comment peut-on avoir besoin d’un vélo électrique pour parcourir seulement 1000 km dans l’année?
20 km par semaine?
Et par jour?…
Oui, je comprends. C’est une envie et non pas un besoin. Satisfaire ses envies, et puis abandonner son vélo dans un coin. La batterie foutue au moment de partir à force d’oublier de la recharger.
Il était 16h15, ce mardi, quand l’accident a eu lieu. Selon la gendarmerie, la conductrice, une femme de 27 ans, circulait sur D35B, route du Chêne à Rupt-sur-Moselle. Elle a percuté le cycliste qui traversait la voie, à l’intersection avec la piste cyclable. La victime, un Néerlandais de 60 ans, a été projetée au sol. Il a été transporté au CHU de Nancy avec de multiples lésions et une suspition (suspicion, je présume) de blessures aux cervicales.(Vosges TV)
piste cyclable à Alsmeer (Pays-Bas) le cycliste est prioritaire comme les piétons aux traversées
Aux Pays-Bas, les cyclistes sont prioritaires aux intersections, ce qui n’est pas le cas de la France.
J’ai emprunté cette voie qui relie Bussang à Remiremont cette semaine. Cette ancienne voie de chemin de fer où le train était forcément prioritaire ne l’est plus pour les cyclistes.
Pourquoi?
Pourquoi ne pas donner la priorité aux vélos nombreux sur cet itinéraire alors que certaines intersections sont peu empruntées par les voitures?
NB: certains chemins de champ sont à l’avantage des cyclistes, c’est l’engin agricole qui doit laisser le passage
Maintenant ce sont les cyclistes qui doivent s’arrêter afin de laisser les voitures passer. On imagine que la création de cette Voie Verte a dû faire l’objet d’âpres négociations avec les localités afin de ne pas obérer la libre circulation des autos. Cette inversion des priorités est au détriment des cyclistes puisqu’ils doivent s’arrêter pour laisser passer les véhicules et a minima ralentir pour franchir des chicanes de chaque coté de l’intersection.
Une chicane tous les 300 mètres
J’ai compté 55 intersections entre Remiremont et Bussang sur une distance de 30 kilomètres. Soit une chicane tous les 300 mètres en moyenne
Avantage voitures
On l’aura compris, ce dispositif vise non pas à protéger les cyclistes mais à déresponsabiliser les usagers adverses s’ils viennent à renverser un vélo.
Ne l’oublions pas, ralentir un cycliste sur la voie, c’est l’obliger de facto à traverser lentement, surtout chargé de bagages, tout en le rendant plus vulnérable.
On trouve toutes sortes de vélos équipés pour le camping. Je me rends compte que les grands raids de plusieurs mois impliquent des chargements autrement plus étudiés.
C’est quoi la Moselle?
J’ai déjà dans le passé longé la Moselle à vélo. Son accès est facilité par la présence d’une Voie Verte qui la parcourt le long de la partie française, ce qui fait la joie des cyclistes et notamment des touristes allemands et luxembourgeois.
une première halte à la source de la Moselle au col de Bussang
La voie est dans l’ensemble en bon état et roulante. Exception faite du tronçon Epinal-Remiremont où la piste n’existe pas et où l’on doit prendre la route par Arches et Eloyes.
La signalisation est bonne avec des bornes indiquant les distances restant à parcourir. Entre Bussang et Remiremont il faut franchir de nombreuses chicanes aux intersections ce qui nécessite une dépense physique supplémentaire et un « bon compas dans l’œil! ». Surtout avec des bagages sur la bicyclette.
passage au Théâtre du Peuple à Bussang. On a joué Cyrano tout l’été
Longue de 560 km, la Moselle prend sa source au col de Bussang et se jette dans le Rhin à Coblence. En France son cours mesure 314 km et traverse 10 communes vosgiennes, 10 communes de Meurthe-et-Moselle et 16 communes de Moselle.
Vue de la Moselle depuis Eloyes
La Moselle est canalisée Grand Gabarit à partir de Neuves-Maisons où siègent des tréfileries de renom.
En amont de Toul jusqu’à Epinal (83km), on trouve le canal des Vosges (122km) à faible tirant d’eau (1.80m) en travaux actuellement sur de nombreux tronçons en mauvais état. Fréquenté par la navigation de plaisance majoritairement.
En 2018, j’avais parcouru la Moselle entre Metz et Thionville
Au-delà de Gripport je ne connaissais pas encore l’aval du fleuve. Cette fois j’ai poursuivi sur la Voie Verte jusqu’à Toul.
Attention à la sortie d’Epinal, c’est compliqué, on s’y perd facilement. En plus on trouve une épingle à cheveux suivi d’une rampe qui oblige à descendre lors qu’on est chargé. Passages mal pavés et sablonneux
Mon voyage a duré trois jours. J’ai d’abord rejoint Charmes depuis Thann le premier jour. Puis j’ai poursuivi jusqu’à Toul toujours en longeant la Moselle. La Moselle passe à Toul et non pas à Nancy traversé par la Meurthe.
Au camping de Charmes, les cyclistes sont les bienvenus et l’accès est facile
Il aurait pu être plus long mais malencontreusement, je me suis tordu la cheville en traversant à pied à un passage piéton à l’entrée de Neuves-Maisons. Le comble pour un cycliste!
J’ai rebroussé chemin et refait dans l’autre sens la Moselle. Ce n’est pas dans les habitudes de revenir sur mes pas. Hier, j’ai donc quitté mon camping de Villey-le -Sec (à coté de Toul) et rebroussé chemin. – à ne pas confondre avec Villers-le-Sec en Haute-Saône et Villiers-le-Sec en Haute-Marne. Tous les villages en « sec » sont arides et sans cours d’eau.Pédaler avec une attelle à la cheville je ne savais pas comment j’allais le supporter. En fait « ça marche », il faut juste bien serrer l’attelle pour ne pas qu’elle frotte contre la manivelle du pédalier.
C’est en traversant là à Neuves-Maisons que je me suis foulé la cheville. Faut reconnaitre que c’est merdique
L’urgentiste a été sympa, il m’a prescrit une attelle Aircast Airsport avec un serrage à cliquet du genre godasse de skis. Un grand merci aux urgences de Toul pour avoir garé mon vélo dans le garage du SAMU. En partant, l’infirmier m’a dit « si vous ne trouvez pas de camping, revenez, je vous hébergerai dans mon jardin et vous prêterai ma douche« , puis il m’a indiqué le chemin à prendre pour trouver une pharmacie.
Les urgences hospitalières tant décriées dans les médias font ce qu’elles peuvent d’après ce que j’ai pu voir; le personnel m’est apparu bienveillant et attentionné. Ce qui peut déconcerter c’est le séquençage de la prise en charge des malades, une forme procédurale que j’imagine nécessaire, souvent mal comprise ou admise et qui, à mon avis, relève de la technicité du métier.J’ai eu le sentiment de n’avoir rien à faire là mais l’accueil du cabinet médical voisin n’avait aucune place pour me recevoir et m’a adressé là, aux urgences.Nul doute que mon parcours (de soin) eût été encore plus long si on m’avait envoyé pour une radio alors que les urgences ont pu me la faire sur place.
Autre moment inoubliable: je quitte les urgences, sur le trottoir une dame tombe, elle s’accroche à un banc mais n’arrive pas à se relever. J’appelle de l’aide autour de moi, des automobilistes s’arrêtent…nous n’arrivons pas à la relever. La médecin urgentiste a du tout voir depuis sa fenêtre, elle est déjà là. Je hausse les épaules comme pour lui dire que je suis désolé d’être encore acteur impromptu de cette mauvaise scène. J’avais sorti mon sac de couchage pour servir d’oreiller. Une ambulance passe par là. La dame est transportée.
Si Villey-le-Sec est parcouru en contrebas par les boucles de la Moselle il est néanmoins perché sur un plateau. J’en sais quelque chose car pour aller de Toul à Villey-le-Sec après mon passage aux urgences, j’ai pris la route et sa succession de bosses interminables.
Le camping à vélo
on chemine souvent entre canal et fleuve
J’arrive au camping: Complet! En général le moral en prend un coup car on s’imagine déjà dormir au bord de la Voie Verte. Mais non, l’hôtesse me dit « pour les vélos, on a toujours de la place… ». Voyant mon attelle: « ah ben vous avez de la chance, ce matin au camping une crise cardiaque et un autre on ne sait pas! »
pont-canal à Flavigny-sur-Moselle en maintenance
J’ai quand même quelque réticences à m’installer, les campings de nos jours sont des entreprises à touristes où tout est codifié, les places numérotées et électrifiées avec des restaurants presque étoilés…et les locataires sont souvent installés là pour une ou plusieurs semaines, disposent de caravanes ou de camping-cars tout confort.
Et moi avec ma petite tente de deux mètres carré, on me regarde dans ma grande prairie dédiée aux campeurs comme un singe au jardin d’acclimatation.
Ramper à quatre pattes pour se déshabiller, ou s’habiller, surveiller son smartphone en charge sur la lampe du lavabo, poser son réchaud dans l’herbe, se mettre vite au lit dès que la nuit tombe…le campeur de base doit savoir se remettre en question car son confort est restreint.
La nuit, j’écoute les chouettes qui se répondent.
l’orage de la veille a fait des dégâts sur la piste. Je porte mes trente kilos difficilement
Le camping de Villey-le-Sec est immense. Soixante-dix-huit places. Service de bus pour se rendre à Toul, épicerie, restaurant, bungalows. Essentiellement occupés par des Néerlandais. C’est fou ce qu’ils aiment la France les Néerlandais. Le camping est bord de la Moselle, on peut y pêcher. Ce soir, un attroupement. On sort un silure de l’eau. Chacun cherche son meilleur angle de prise de vues. Moi mon iphone est justement en charge au-dessus du lavabo. Raté! Finalement le pêcheur, après avoir fatigué la bête, s’apprête à la sortir de l’eau. C’est tellement long, un silure, que je crois en voir deux. Nulle question de se servir de l’épuisette. Le pêcheur s’approche de l’eau, puis saisi la bête par une ouïe et la tire sur le rivage, lentement. Un silure c’est presque comme un serpent mais la gueule est énorme comme un gros entonnoir. Le public est médusé et semble reculer.
Je m’en vais voir si mon téléphone est toujours là.
le complexe sidérurgique de Neuves-Maisons
S’agissant des charges d’appareils électriques, le camping met à disposition des coffres dotés de prises (2 euros/24h) mais l’hôtesse m’a tout bonnement proposé la prise du lavabo. C’est gratuit mais ça craint!
L’hôtesse parle un néerlandais que je juge confirmé avec des roulements de r étonnants. Je vois que les vacanciers sont à l’aise d’avoir en face d’eux une personne de leur cru.
Quand mon tour d’inscription arrive, je suis pris d’un doute. Vais-je être bien compris? J’ai gardé mon casque sur la tête dès fois que ça l’aide à comprendre ma situation…
« Vous semblez parler le néerlandais avec aisance…vous êtes de là-bas? »
« détrompez-vous j’habite Masevaux, plus exactement Niederbrück!… » me répond l’hôtesse dans un parfait français.
Au camping de l’ile au mille Charmes à…Charmes
Le gérant vient de s’installer à Charmes
Questionnaire d’identité. Comme d’hab.
Vous habitez quel code postal?…
68800
Thann, Vieux-Thann, ou Leimbach?…
Thann
Ah, comme c’est drôle on a habité la même rue jusqu’en mars dernier
En bref
Mes parcours
Mardi matinée Thann-Epinal: 92km/785m
moy 16.2
Mardi après-midi Epinal-Charmes 30km
mot 18.1
Mercredi Charmes-Toul matinée 62km/156m
moy 16.4
Jeudi Villey-le-Sec-Thann 173km/972m
moy 16.4Ma seule image de Toul, la cathédraleJe mange devant la cathédrale, mais entretemps ma cheville a gonflé
Si mon voyage a été un peu écourté, il n’en a pas été pour le moins agréable. Parcourir un itinéraire dans les deux sens vous révèle de nouvelles perspectives, de nouveaux angles de lumière, des détails insoupçonnés.
Sortie des urgences, je vais pédaler avec çales campeurs à vélo disposent parfois de places de choix au milieu des camping-carsperdu dans un océan de véhiculesle grand barrage de Villey-le-Sec sur la Moselle canalisée à grand gabaritje quitte mon camping sur l’autre rive (Villey)ancienne écluse abandonnée à MaronL’entreprise Mourlon à Pierre-la-Treiche a longtemps construit des péniches dont l’acier de la coque était courbé à la massue!je repasse sur les lieux de mon entorsepas de regrets, c’était merdique de manœuvrer là avec un vélo à sacoches. les décideurs publics sont confrontés aux nombreux camions qui tournent à ce carrefourdu fil en bobinesle canal des Vosges est parfois en très mauvais étatcoin-coin, je passe sans les déranger pendant la siestec’est à Vincey.une vie de château à l’usinela seule station équipée d’outils, d’un gonfleur et d’eau, c’est à Châtel-sur-Moselleme voici arrivé dans mes Hautes-Vosges, il est 18h50, c’est à Ferdrupt
Ce qu’il ne faut pas faire
Une fois à Bussang, il fallait se rendre l’évidence, j’allais devoir grimper le col puis le descendre, et parcourir la vallée de la Thur de nuit.
Un imperméable à bandes rétroréfléchissantes mais un éclairage bien trop insuffisant.
Un feu rouge arrière et seulement deux leds de position à l’avant. Je peux vous garantir que ça craint dans les virages de la descente du col. Soit vous êtes éblouis par les camions, soit dans le noir total vous tentez d’apprécier la bordure blanche.
Évidemment je n’avais pas prévu de rouler de nuit. Mais mon camping du Thillot étant fermé j’ai du poursuivre.
A la pesée ce soir, mon vélo chargé fait 30,200kg. Même configuration qu’au voyage précédent. Gourde remplie! Je ne sais pas si je vais faire partie de la catégorie des poids welter ou super-welter.
Je récidive en espérant un temps meilleur et une accalmie sur le plan chaleur. Mon vélo est toujours le même, chargé de la même façon. Avec tente, matelas et sac de couchage. Une tenue de vélo de rechange et une tenue « civile ».
Au titre des améliorations, quelques bricoles:
cornes de guidon toutes neuves pour m’apporter du confort
un réchaud à gaz
une popote
des aliments à cuire
du café
un nouvel antivol pour remplacer celui que j’ai cassé à Contrexéville
une pochette étanche pour l’iphone
un nouveau pantalon de pluie
des claquettes (genre Tong) hyper légères
un bonnet de nuit car j’ai à présent la tête rasée
un blouson molletonné qui peut servir en plus du sac du couchage
trois feux rouges
deux feux blancs
imper jaune logé sur le porte-bagage (pour être vu de loin)
casque jaune (pour être vu de loin)
J’ai gonflé à 4.5 bars à l’arrière et 4 à l’avant , pneus 700/38C
Au niveau navigation, je laisse enregistrer le parcours par le GPS Edge Garmin Veloce et je navigue avec Openrunner sur l‘iphone. Je ne le sollicite qu’au carrefour douteux pour économiser l’énergie. Avec Op, je peux recalculer des variantes d’itinéraires à tous moments.
Coté énergie, je pars avec une batterie de 10.000 mAh et deux chargeurs de voyage avec prise multiple pour le camping.
Il me manque une béquille, j’hésite à charger encore la bête. On verra plus tard
Je pars encore vers l’ouest. Mes itinéraires ne sont pas finalisés, j’y travaille encore ce soir.