Août se termine déjà. Et depuis bientôt deux semaines, j’ai mis mon blog en sommeil. Il est vrai qu’au fil du temps, après des printemps pluvieux, les étés brûlants me terrassent.
Ils me le disent là-bas, « tu es du nord ». Sachant que pour un sudiste il n’existe que deux points cardinaux, le sud et le nord.
Le sud, c’est le soleil, le beau temps naturellement, une forme de fatalisme à tout…et le nord, après Montélimar, est assimilé à un bagne où l’on expédie les reclus. Comme à « Bienvenue chez les Ch’tis ».
Je chasse l’ombre dès le matin et je m’y installe en attendant d’y être délogé.
Peindre le camping
Oui je peins. Le peintre aussi aime les ombres portées qui apportent du relief et des contrastes à son modèle. Mais il faut peindre vite. Je prends un cliché et je poursuis mon travail sous un platane.
Ah, vous peignez!
la gérante du camping propose un sujet, son camping. Les peintures sur commande sont ma hantise, surtout s’il s’agit de mettre en scène des caravanes et des tentes. Je décline poliment l’offre.
Vélo à tout faire
Mon vélo « à tout faire » m’accompagne. Il est mon porteur universel. La peinture, les courses, les chemins caillouteux, les encombrements urbains, il répond à toutes les situations, une fois débarrassé de ses sacoches. C’est un VTT amélioré qu’on n’oserait pas proposer à la clientèle. D’autant qu’il n’a pas de moteur.
La ville à vélo
grimper le boulevard du Jeu de Paume jusqu’à l’Arc de Triomphe, une épreuve presque olympique pour moi
Je choisis la ville à vélo
Depuis cinquante ans, je suis le client de l’épicier Albert. Albert a donné son nom à la postérité depuis que ses successeurs ont pris la direction de la boutique. Pecorino, harissa, mortadelle, Marsala,…tout loge dans ma sacoche. Puis je flâne sur l’esplanade. Un couple de jazz entame Moon River, alors je m’assois tandis que les enfants attendent que le jet d’eau se ranime. J’ai au fond de ma poche une pièce pour le béret, toujours trop peu généreuse.
Puis je rejoins la mer
L’insouciance de tout vous gagne. Il suffit de regarder le paysage défiler. C’est le but du jeu estival, ne pas penser aux lendemains qui pourraient déchanter.
Un sport imprenable par l’Ethiopie et ses hauts plateaux
Je l’avais prédit. Nous serions convoqués aux JO. De gré ou de force. Nous avons été comblés.
Voici donc le décompte des médailles qui prend fin. Avec une discipline que mon inculture sportive me ferait dire qu’elle est confidentielle. A quoi les spécialistes de la chose me répondront que quand on n’y connaît rien, on peut la fermer.
Enfin force est de considérer que dans le domaine sportif le CIO embrasse tout ce qui passe parmi les disciplines les plus baroques. Baroque, oui c’est bien ça, nos JO sont baroques à l’image de notre époque qui ne craint aucune incursion dans l’histoire ancienne pourvu qu’elle fasse oublier son abîme culturel du temps présent.
Donc le BMX, le breakdance, le mur d’escalades sont aussi hissés au rang de sports olympiques.
L’hippisme aussi depuis longtemps sans qu’on demande en quoi le cheval est un sportif. Pourquoi pas aussi des courses de lévriers? De lièvre et de tortue? Et aussi de chiens? j’oublie les sports mécaniques et les compétitions d’échecs parmi les sports intellectuels.
Comme on pouvait s’y attendre les JO se terminent par un décompte purement comptable. Combien?
Imaginons la Chine avec ses 1,5 milliard d’habitants qui totalise 39 médailles d’or. Seulement ? Si la Chine voulait réellement se prêter à ces jeux là elle raflerait bien davantage. Magnanime elle reste mesurée pour ne pas nous déstabiliser.
Savez-vous que la Chine dispose sur son sol de seize millions de pianistes ? Le quart de la population française ! Messieurs Steinway, Bosendorfer et même Yamaha sont donc assurés de pouvoir perdurer dans leur commerce de pianos tant que la Chine n’aura pas investi dans un transfert de savoir-faire et de technologie comme elle le fait si bien pour une grande part de la production mondiale.
Compter des médailles. Tout ça pour ça. Attendons encore un peu pour reprendre nos mécomptes des dernières législatives et préparer le prochain budget du Pays. Un budget en équilibre instable comme d’hab.
Je me laisse un peu aller au farniente en ce mois de juillet. Normal en cette saison où l’on s’abandonne aux vacances familiales. Cependant tout est relatif car le farniente pour moi est fait de beaucoup de choses comme par exemple encadrer mes tableaux.
Finalement je vais et je viens à mon gré en alternant comme je peux, marche, course et vélo. Les journées chaudes que nous connaissons réduisent les créneaux horaires admissibles aux seniors.
3 sorties route
8 courses à pied
2 VTT
c’est la course à pied qui me sauve le mois
Ce matin je suis parti à 6h45 de telle sorte de pouvoir échapper aux rayons ardents.
A Gildwiller, j’ai choisi de remonter la vallée du Soultzbach, puis j’ai pris la direction de la Seigneurie et Rougemont.
Excusons-nous de cet adjectif archaïque: « les cyclistes d’hier » préfèrent encore rouler « à la fraîche » car à partir de onze heures on commence à frire sur nos bécanes. Je n’ai que mes jambes et un bidon.
Et encore! je lève le pied souvent pour ne pas me mettre « dans le rouge » avec ma moyenne de 21.5.
L’après-midi sera plutôt consacrée à admirer le monde mutant du Tour de France auquel plus personne ne trouve rien à redire depuis les affaires comme si par un étrange phénomène le cyclisme professionnel était devenu vierge de toute dérive.
Je ne résiste pas à parcourir le site cyclisme-dopage.com à propos du fameux Pogacar et les déclarations du soigneur Antoine Vayer, ancien de Festina…
Quand j’étais dans l’équipe Festina, un coureur non dopé développait 400 watts dans les cols. Et les dopés, de 420 à 430 watts. Armstrong quand il faisait ses cures de dopage, il augmentait de 10 % de puissance supplémentaire en watts. On passe alors de 400 à 440 watts, ce que j’appelle la zone miraculeuse. Pogacar, lui, a augmenté de 8 % ce seuil, on est passé à 470 watts lors des ascensions et il bat tous les records.
Pour l’ancien entraîneur de l’équipe Festina, l’omerta est encore de mise dans le peloton professionnel. Encore plus aujourd’hui, parce que les cyclistes ont des salaires qui ne se comparent même plus avec ceux du passé.
J’ai reçu, ce matin, un coup de téléphone d’un coureur français de mes amis qui est sur le Tour. Il est loin au classement général, mais il gagne quand même 250 000 euros par an. Il m’a dit : « Antoine, je ne dis rien, car je me paye un appartement par an et après 10 ans je compte en avoir 10 et être tranquille. » Donc les coureurs ne vont pas parler. Personne n’a intérêt à parler. C’est un milieu qui fonctionne comme autrefois, sur l’omerta.
Avant, il y avait la catégorie des surhommes. Aujourd’hui, on a inventé la catégorie des aliens.
Le cycliste est là, sa roue en huit à la main. Il vient d’être renversé au pont Gustave Eiffel à Cernay.
Il allait chercher son dossard pour le GFNY de demain. son engagement va être perdu. Je lui propose de lui prêter ma roue demain. Pas possible, il a une cassette 11 vitesses.
La signalisation est confuse. Au stop de la Voie Verte, la municipalité a ajouté un « pied à terre » (en octobre 2019).
Je lui fait observer le panneau, il ne l’avait pas interprété comme moi.
Selon moi deux hypothèses:
soit l’on descend de son vélo et on traverse à pied, dans ce cas l’on devient piéton et on bénéficie d’une priorité totale
soit l’on marque le stop avec un pied à terre pour laisser passer les véhicules et on redémarre sur son vélo. Notre responsabilité peut être engagée.
Dans la réalité, beaucoup d’automobilistes s’arrêtent en nous apercevant au stop. Pour moi, les gendarmes s’arrêtent et me laissent passer. Merci. Ils viennent de constater l’accident
Que faut-il comprendre?
Cette signalisation est discutable car le stop est un panneau routier qui s’applique aux véhicules, pas aux piétons. En revanche le « pied à terre » n’est pas réglementaire.
La vraie signalisation serait celle-là:
La morale de l’histoire
Cernay, on le sait, n’a pas de politique de mobilités douces réfléchies puisqu’il fait n’importe quoi en ce domaine. Des ouvrages pharaoniques là où c’est inutile. Comme ici l’avenue Charles de Gaulle qui ne conduit nulle part
Et des investissements pro-bagnoles comme ce pont Gustave Eiffel où l’on a tronçonné la Voie Verte en deux…au lieu de conserver un passage inférieur sous le pont
A l’origine la Voie Verte longeait la Thur là où se trouve l’escalier
Je sors d’une période délicate qui a duré cinq jours. Une éternité pour moi sans pouvoir courir ou faire du vélo.
Bref, ce matin j’ai repris timidement pour marquer le coup, comme on dit.
Je suis atteint de reflux gastrique très dérangeant, brûlures toux, éructations. J’ai rechigné à prendre les inhibiteurs de pompe à protons prescrits qui limitent le flux d’acide gastrique. Puis j’ai eu en même temps une déchirure musculaire au thorax au retour de mon jogging qui m’a fait souffrir énormément m’empêchant de dormir et de respirer sans douleur. Antalgique.
Ce matin tout semble ok. Mais je prends ce nouveau médicament qui vient s’ajouter à l’inhibiteur calcique qui empêche la calcification des vaisseaux. et l’hypertension artérielle.
Ca commence à faire beaucoup toute cette pharmacopée liée je crois à l’âge. Heureux ceux qui échappent à tous ces stigmates que l’on cache comme on peut.
Indéniablement, la décroissance est en marche forcée.
C’est le plus vieux quartier de Thann, celui du Kattenbach. Mais direz-vous tout est vieux à Thann. Même moi!
J’ai manqué d’écrire encore un article vachelard comme de coutume, puis je me suis ravisé en reprenant tous mes angles de vue sur cette ville que j’habite depuis cinq ans.
On ne pourra pas me dire que la critique est facile lorsqu’on ne fait rien. Car cette municipalité a des semelles de plomb avec la RD 1066, son trafic routier, qui la traverse et obère toute évolution.
Enfin, je ne sais comment une vague d’embellissement des façades a été obtenue, tandis que le centre historique tombe en ruine. Seule la Collégiale à grand coups (coûts?) de subventions échappe à la décrépitude.
rue Curiale, l’une des architectures les plus remarquables à l’état de ruine.
Hier au soir, je me promenais à vélo dans les rues de la ville. Les grands parkings déserts. En plein juillet, trois camping-cars seulement à l’aire d’accueil place du Bungert là où d’habitude on se dispute les places en cette période.
L’aire de service, face à Match, qui permet d’accueillir le complément de visiteurs est vide. Incompréhensible!
La Voie Verte passe par là avec ses méandres, sa chaussée défoncée et sa signalisation trébuchante. Mais il faut faire avec depuis que la France doit assumer son déclin territorial et rembourser ses dettes abyssales.
Ca me mine d’en être arrivé là après quarante ans au service du Pays. J’ai l’impression d’être un loser qui s’est fait dévaliser par sa banque.
Mais je ne saurais être juste si je me limitais aux façades lézardées.
Thann a des potentialités mais elle peine à les réhabiliter.
Cela dit, ne le répétez pas, l’impôt foncier y est moitié moindre que dans l’agglomération mulhousienne. Ceci explique peut-être cela.
La Fub rappelle que le vélo favorise l’inclusion sociale et que, parmi nos concitoyens, « 75 % souhaitent utiliser des alternatives à la voiture individuelle et 53 % utiliseraient davantage le vélo si les conditions étaient plus favorables. » Elle précise :
Les propositions portées par l’extrême-droite, en France comme en Italie ou en Autriche, s’opposent à cette vision en s’attaquant aux protections offertes par le code de la route aux plus vulnérables, en affaiblissant les contrôles de vitesse et en s’opposant aux mesures d’apaisement et de convivialité dans nos communes. Fub
On sait que le RN ne dit rien sur les questions environnementales, et en particulier sur le vélo et la défense de sa part modale en ville.
Normal, le RN préconise d’oublier tous les carcans qui visent à réduire l’empreinte écologique de la voiture en ville et sur la route. Baisse du prix des carburants, levée des interdictions de vitesse et de la fin des moteurs thermiques en 2035.
C’est pourquoi, nos voix doivent privilégier au deuxième tour les candidats qui refusent le recul du vélo dans la sphère urbaine.
Avant de de commencer ma balade du jour, je vais faire un peu de pub
Bonjour, c’est moi!
Quand on voit l’homme, ne vous attendez pas à trouver des parcours de ouf sur ce blog!
J’ai un peu de métier (depuis 2006 sur ce blog) mais je ne suis pas un superman. Si vous avez une âme et un physique de compétiteur à vélo, vous risquez d’être déçu par mes parcours. A propos de moi pour en savoir plus
En revanche, si vous aimez faire du vélo « relax Max », alors vous êtes à la bonne adresse. Méfiez-vous quand même car ces circuits ne sont pas adaptés à des familles avec enfants…et il faut savoir un peu pédaler évidemment.
Bon maintenant commençons la balade du jour à VTT qui fait 28km et 285 de D+
Je suis toujours admiratif devant le charme anglais de ces maisons camouflées dans la verdure
Du vélo sous bois, c’est la clé pour lutter contre la chaleur. Alors je sélectionne parmi mes parcours ceux qui m’abriteront le mieux car mon organisme de retraité à l’âge avancé souffre de plus en plus chaque année. Et je n’oublie pas d’emporter avec moi un peu d’eau pour cette rando courte mais dont les petits raidards assoiffent le palais.
Au loin le ciel semble annoncer une menace. Mais non, ce n’est qu’une fausse alerte
Je vais contourner Roderen
Le fléchage impeccable suggère la suite du parcours tout ne me laissant dans l’embarras car je ne veux pas m’embarquer trop loinJe me demande si ces fleurs nombreuses dans les champs de céréales sont des plantes opportunistes ou si elles sont semées là volontairement.
C’est un sujet amusant à la veille d’une élection. Savoir si le vélo est l’instrument d’une politique en faveur d’une noble cause tournée vers la défense environnementale et ancrée dans une alternative à notre mode de vie?
Les voix des cyclistes ne comptent pas.
Dans une France avérée en déclin, les premiers à morfler sont les chômeurs, les pauvres et …les cyclistes sacrifiés sur l’autel de la rigueur budgétaire.
On l’aura deviné: le monde politique, au-delà de ses déclarations enflammées, dans son ensemble, se fout des cyclistes. Il suffit de constater l’état d’abandon des Voies Vertes alsaciennes (image ci-dessus) pour comprendre qu’en Alsace, le cycliste ne compte pas. Même dans les urnes.
Alors lors de ces prochaines législatives, ne boudons pas notre plaisir, vengeons-nous!
Surtout ne pas voter pour ceux qui n’ont rien fait pour le vélo depuis plusieurs années dans leur circonscription. J’en connais.
J’ai arrêté de m’interroger. Dans le spectre du monde cycliste on trouve de tout. De l’écolo-bobo au réac du volant toute la semaine qui sort son vélo tout carbone le dimanche matin revêtu de son cuissard d’élasthanne.
Pour le reste, l’avènement des politiques cyclables en mode urbain et péri-urbain, on peine encore à y voir clair. Ici en Alsace profonde, loin de Strasbourg, le vélo peine toujours à convaincre devant l’absence de sérieux de la classe politique régionale. Il suffit pour s’en convaincre d’observer le saupoudrage des moyens dédiés au vélo et l’état d’abandon des ouvrages structurants, la relégation en division trois des politiques vélo dès lors que les arbitrages sont toujours favorables au tout automobile.
Ce n’est pas ici que la polémique commence, devant ce plan d’eau où j’adore me promener. C’est après.
J’aime bien les polémiques. A un point tel qu’on pense que je suis un sale con (ce qui n’est pas faux dans certains cas). Passer pour un sale con est devenu un langage admis depuis que nos journaleux et nos politiques emploient tour à tour des formules dont la vulgarité honore les discours de comptoir.
Par exemple se complaire à comparer LFI (La France Insoumise) à ceux qui foutent le bordel à l’Assemblée. La politique achève tout doucement de se dissoudre jusqu’à vendre ses idées et ses grimaces sur Tiktok, le réseau chinois.
On se souviendra longtemps de ce terrorisme verbal de la doxa libérale qui tente d’imposer son vocabulaire à LFI. Je vais vous dire ce que j’en pense: Israël n’a aucune légitimité à occuper le monde arabe (elle l’occupe illégalement) et à se comporter en colonisateur en détruisant la Palestine. La tolérance de la France à l’égard d’Israël et de ses agents doubles apparait plus que suspecte et problématique.
quelles sont les libertés restantes?
Interdire d’abord, les libertés ensuite.
Tiens un exemple: chaque fois que je passe devant ce panneau sur la Voie Verte à Cernay, je pense que la ville de Cernay a une mentalité réac et qu’elle ne vise qu’à interdire tout sur sa voie publique. C’est typiquement la mentalité des villes de droite, voire extrême.
J’imagine que la ville de Cernay est loin de se douter que des centaines de touristes découvrent ce panneau lors de randonnées pédestres ou cyclables et qu’ils emportent avec eux l’image d’une ville refermée sur elle-même.
Cela dit, j’ai fait ce matin un joli tour de VTT, paisible. Ce qui ne me dissuade pas d’ouvrir ma gueule au retour.
C’est un privilège, je le sais, que de pouvoir combler le temps qui passe avec d’autres activités que le sport. En prenant de l’âge, il faut persévérer et se maintenir en équilibre sur un fil ténu entre « faire » et « ne rien faire ».
J’ai peur des abimes, ceux qui nous guettent, ceux où l’on s’abandonne à l’oisiveté et qui pourraient nous déconnecter à jamais de l’actualité de la vie.
Car il faut continuer à tenir sa place dans la société, celle où un vent de jeunisme serait tenté de nous marginaliser.
Le vieux est facilement bousculé dans sa légitimité, on l’entend, on le voit chaque jour dans les réactions des automobilistes sur les réseaux (a)sociaux
Encore un vieux à vélo qui nous fait chier!
N’y a t-il pas aussi ceux qui misent sur la disparition du vieux plus vite pour avaler la magot? bouffer nos retraites? et nous priver du droit de vote?
Après les douches d’avril et de mai, juin va t-il être enfin un mois agréable? En ce 4 juin, le temps continue de rester gris, voire pluvieux. Les jardiniers voient les limaces dévorer les jeunes plantations.
Et les cyclistes?
Les cyclistes imaginent. Ils songent à l’adaptation de leur train de vie à vélo. Aller moins loin ou pédaler dans le garage.
J’ai bien en tête une randonnée de cyclo-camping sans pour autant savoir ni où, ni quand. Mon vélo attend son chargement. Il ne manque que la destination et le beau temps.
Heureusement j’ai plusieurs chevaux de bataille, comme la course à pied ou la peinture.
Le VTT?
J’abandonne provisoirement tellement les chemins sont impraticables autour de chez nous.
Mai se termine comme avril. Avec de la pluie et de la fraîcheur. Les sportifs « de l’extérieur » ont slalomé entre les gouttes.
Course à pied, le joker, avec 6 sorties
La course à pied, c’est mon joker qui me permet de faire un peu de sport par mauvais temps car ça dure moins longtemps. 6 sorties avec un semi marathon de 21 km le 4 mai. Un truc que je ne referai peut-être plus. 54 km dans le mois
Le mur n’est pas assez long, attention en traversant les voitures roulent vite! J’imagine qu’à droite ce sera la gauche, radicale pour finir écrabouillé.
Les ventes de contreplaqué ont explosé au Brico.
Je m’arrête pour compter.
38 panneaux pour la venue du Circus Européen.
Les panneaux sont prêts, il ne reste plus qu’à afficher sa bobine et le baratin habituel.
C’est une démocratie de bazar conduite par des défenseurs d’une Europe proprette pourtant en pleine déconfiture.
Mais la soupe est bonne; alors sûr qu’on va se précipiter pour élire d’illustres inconnus qui réussiront à se faufiler sur une liste en loucedé.
Ils me font pitié les vieux. Surtout avec l’espérance de vie qui s’allonge. Fatalement ils vont se faire chier plus longtemps. (Blanche Gardin, humoriste)
Je l’aime bien Blanche car elle dit les choses crument avec un humour décalé qui contrevient à nos valeurs humanistes parfois surannées.
Même la médecine ne s’embarrasse plus de circonvolutions de langage pour nous dire « vous avez un cancer ». Le médecin est plus qu’avant tout un technicien incapable d’une prise en charge émotionnelle, il n’est plus là pour ça. Il s’est éloigné du moi.
Lorsque l’âge arrive, c’est vrai que beaucoup d’entre nous s’interrogent. J’ai coutume de dire que le « grand bout de vie est derrière » et que le reste est plus ou moins long et son terme inconnu. La société moderne nous le rappelle chaque jour; « encore un vieux au volant, à la caisse du supermarché, qui prend la place d’un jeune, qui est plein de thune,… » et j’en passe.
La philosophie de la vie dans nos sociétés modernes est parfois réduite à sa plus simple expression. On ne se préoccupe pas du lendemain, on vit au jour le jour. C’est souvent les bien-portants qui se comportent ainsi. ils ne souffrent pas de raideurs ni de grincements musculosquelettiques et disposent « de toute leur tête » tout en grimpant les marches de l’étage deux par deux.
Mais tous les autres?
On les voit partir, petit à petit, ceux de notre génération que l’on a connus, qui ont fait le chemin avec nous de loin ou de près, avec ces souvenirs si proches et si lointains qui font dire aux plus jeunes qu’ils n’étaient pas encore nés.
Les autres, eux, prennent de la distance. C’est le cas à vélo, on voit les jeunes quadras s’enfuir devant soi dans les ascensions, sans espoir de tenir tête, sans volonté non plus. Mais on s’en fout un peu, on arrivera encore cette fois çi au sommet. C’est le principal.
Prendre de la distance, c’est un peu comme prendre du recul
Contempler le chemin parcouru, s’attarder au détour d’un chemin pour admirer le paysage et humer l’air, reprendre son souffle. Je suis horrifié.
Chez soi aussi, il faut se préparer à ralentir. Mettre ses affaires en ordre et ne rien laisser en désordre. Comme ces gens qui partent en vacances mais qui tiennent à retrouver un logement propre au retour, le linge lavé et rangé, la vaisselle nettoyée…et le frigo vidé de ses restes.
L’angoisse de l’immortalité
Je souhaite mourir très tard et très vite. Très tard, parce que j’aime la vie et que je voudrais en profiter le plus longtemps possible ; mais très vite, car je redoute les agonies interminables et les handicaps. En revanche, je n’ai jamais eu aussi peu peur de la mort. (André Comte-Sponville philosophe)
Lorsqu’on a ses parents appareillés de partout au fond d’un lit, on ressent presque comme une insulte ceux qui professent la prochaine immortalité de l’être. Faut-il ainsi s’acharner à repousser la mort? ou plutôt la suggérer comme la loi hésite à le dire?
La génération du tout, tout de suite, a contrario du tout religieux mais pas tout de suite nous a conduit là.
A la croisée du chemin, on doit s’organiser dans l’urgence pour faire face à l’absence de l’au-delà qui permettrait de voir venir le temps d’une âme céleste et pourquoi pas une réincarnation.
Le transhumanisme effrayant
Le transhumanisme est un mouvement culturel et intellectuel international prônant l’usage des sciences et des techniques afin d’améliorer la condition humaine par l’augmentation des capacités physiques et mentales des êtres humains et de supprimer le vieillissement et la mort (et quelques maladies)
L’idée qu’on puisse vivre plus d’un siècle m’angoisse. Si la science génère le progrès, elle peut aussi conduire à des dérives telles qu’on ne saura plus en mesure de comprendre le monde tant les adaptations seront insurmontables. Je me demande comment nos disparus plongés dans un monde nouveau résisteraient à la folie s’ils devaient vivre avec notre modernisme ambiant, la télévision, l’informatique, le téléphone et l’intelligence artificielle.
A l’opposé pensons à nos ancêtres qui vivaient si peu longtemps. Au Moyen-Age, l’âge moyen était de 20 ans, il est à présent en 2024 de 42 ans. Il a plus que doublé. (Rien à voir avec notre âge moyen européen des pays riches). Cette distanciation du temps humain semble pourtant sans égal avec la vitesse du temps sociétal et de ses progrès.
L’exosquelette
L’exosquelette, c’est l’homme augmenté. On lui prête des forces, un équilibre perdu et run!
Se maintenir en forme, oui, c’est un choix de vie qui, dit-on, nous fera mieux vivre en évitant les affres de la maladie. Mais on connait tous aussi des gens qui vivent longtemps sans aucune préoccupation de cet ordre.
Pour autant ne pas chercher à falsifier une vérité, l’âge avance et rien ne l’arrête. Pas même ces vélos transgressifs qu’on équipe discrètement de batteries pour faire comme si.
A l’heure du numérique tracer un parcours, un itinéraire pour aller du point A au point B est devenu une facilité. Inutile d’aller sur place avant le jour J, la cartographie informatique permet de connaître le terrain avec des détails comparables à une carte IGN au 1/25000eme.
J’emprunte à Thierry Crouzet, fan de VTT et d’outils informatiques sa façon de considérer l’usage intensif du GPS…
Pour commencer, je suis écrivain et ingénieur, et je crois que mes deux compétences se marient à merveille avec la pratique du vélo moderne, qui s’appuie en particulier sur l’usage intensif des GPS, qu’ils soient autonomes comme chez Garmin, ou utilisés depuis les applications mobiles. Les GPS ont changé ma manière de faire du vélo, de m’approprier les paysages, de voyager… Ils m’aident à découvrir des recoins insoupçonnés, mais aussi à imaginer des parcours qui se transforment en aventures mémorables pour ceux qui les empruntent.
Tracer une carte sur son ordi ou sur son smartphone, une simplicité biblique
Je vais traduire à ma façon mon usage du GPS pour mes voyages à vélo routier, à VTT ou en course à pied. Certainement plus simplement que Thierry Crouzet.
Bien sûr on n’a pas besoin de traces, ni de GPS pour faire du vélo ou de la marche autour de chez soi dans des endroits hyper connus de vous. Cependant j’ai déjà rencontré des randonneurs en espadrilles perdus et sans carte ni boussole qui me demandaient où ils se trouvaient alors que le soir tombait.
Les applications de traçage de circuits ou d’itinéraires sont nombreuses. Pour ma part j’utilise Openrunner ou Base Camp de Garmin.
image satellite de mon parcours de ce matin sur les hauteurs de Mulhouse
Une fois le traçage réalisé, on peut le partager avec les utilisateurs de l’application choisie. Partager cela veut dire qu’un autre pourra télécharger la trace et effectuer voire modifier le parcours à son gré. Garmin permet d’échanger ses traces entre ses GPS.
Mieux vaut tout de même tester son traçage avant de le partager car la nature des lieux peut avoir changé, un chemin barré par des travaux, une modification des sols ou tout simplement la disparition d’un sentier dans la broussaille ou un champ labouré le rendant inaccessible. J’attire votre attention sur votre responsabilité si vous délivrez des traces dangereuses comme le passage de gués, de terrains militaires, de propriétés privées, de zones escarpées présentant des risques de chutes.
Utiliser un trace
Il existe des millions de traces disponibles et en télé partages selon l’usage recherché. Route, VTT, marche, course à pied,…
Si vous souhaitez suivre une trace, deux solutions:
soit sur smartphone: démarrer la trace choisie et suivez votre avancement quasiment pas à pas. Lorsque le chemin est simple, ranger votre appareil et ne le sortir que lorsque vous doutez à un carrefour. Openrunner vous avertit dès que vous vous éloignez du traçage. Facile pour se remettre dans le droit chemin.
soit sur GPS: téléchargez votre trace et démarrez après l’avoir sélectionnée dans le fichier des téléchargements
suivre une trace sur GPS, un jeu d’enfant (image ci-contre). Ce GPS (MAP de Garmin) est spécialement conçu pour la rando pédestre ou à VTT. Il est solide et les batteries sont interchangeables. Il est muni d’une dragonne pour l’arrimer et éviter sa perte.
des traçages selon les activités les plus diverses
Le Global Positioning System (GPS) (en français : « Système mondial de positionnement » [littéralement] ou « Géo-positionnement par satellite »), originellement connu sous le nom de Navstar GPS, est un système de positionnement par satellites appartenant au gouvernement fédéral des États-Unis. (Wikipedia)
La plupart des smartphones modernes sont à présent équipés de GPS permettant de suivre une trace ou d’enregistrer préalablement un trace avant le départ, il est donc inutile de s’équiper d’un GPS obligatoirement.
Une trace enregistrée sur smartphone (exemple ci-contre) suffit amplement à suivre un parcours sans avoir besoin d’une carte papier.
Enregistrer son parcours
Enregistrer son voyage, pourquoi pas! Non seulement il sera un souvenir pour vous mais il vous fournira un état précis de la distance parcourue, de la dénivellation et aussi de votre temps de parcours. Les applications collaboratives comme Strava regorgent de vos exploits. (y compris l’armée française au Mali!)
L’application Openrunner vous permet d’un simple clic d’enregistrer votre parcours dès votre départ. Autant ne pas s’en priver si je dois rebrousser chemin à la nuit tombante où si je dois donner mes coordonnées à des secours.
Dans le massif vosgien, l’absence de signal GPS je ne l’ai jamais rencontré autrement que de façon transitoire dans une forêt dense car le principe de fonctionnement du GPS repose sur la trilatération de signaux électromagnétiques synchronisés émis par les satellites.
Vous l’aurez compris, les JO qui se préparent vont être une vaste foire d’empoigne policière.
Un mauvais film se prépare
Pourvu qu’un drone malfaisant ne vienne pas amputer la Tour Eiffel de deux étages!
Une raison de plus pour se tenir à l’écart du dispositif qui pourrait une fois de plus nous enfermer dans un giratoire infernal d’où l’on ne pourrait plus sortir.
On a déjà donné pour la Covid.
Dans l’ère de la menace
Analogie entre les JO 2024 et l’épidémie de Covid;, on s’attend au même déploiement de restrictions publiques tellement les soupçons de menaces pèsent sur ces Jeux. Menaces terroristes, menaces de grèves, menaces de manifestations, menaces de pollution des eaux de la Seine, menaces de catastrophe climatique, menaces de cyber-attaques. Nous vivons dans l’ère de la menace. Curieuse ambiance en effet pour des JO dont rêvent les athlètes.
Rétrospectivement quand j’y repense je n’ai jamais vu dans une démocratie comme la France un peuple aussi servile qu’il l’a été pendant la Covid en matière de restrictions des libertés publiques.
Méfiance avec les parapluies!
Dès lors les Parisiens vont devoir se déplacer comme pendant la Covid avec les fameux K mais dans une version améliorée sous forme d’un QR code en guise de laisser-passer. Un raffinement en matière de surveillance individuelle auquel on ajoutera des cameras capables de détecter nos gestes suspects comme l’ouverture d’un parapluie. On se souviendra des parapluies bulgares 1978.
Je ne parle pas de la Chine qui enfermait ses sujets sans pouvoir quitter leurs immeubles pendant des semaines.
mon rond covid en novembre 2020
Pour le reste, les épreuves olympiques, je me rends compte que le dispositif policier qui s’installe nous laisse penser que la fête va prendre un goût amer.
Je suis friand des réseaux sociaux mais cependant je viens d’annuler mon compte sur TikTok, le réseau chinois.
Je suis évidemment adepte de Facebook, d’Instagram, et moins de X (anciennement Twitter) car je n’y comprends rien, c’est trop intello pour moi.
Facebook, les blogueurs tentent de l’utiliser pour mieux se mettre en évidence, mais clairement pour être en tête de gondole, il faut y consacrer un pognon de dingues. Mais Facebook reste assez inter-générationel et bienveillant.
Avec Insta faut avoir une âme d’influenceur, je dirais même d’influenceuse pour tenir la route. Cette âme, je ne l’ai pas et je ne m’en sers que pour présenter mes peintures.
Avec TikTok, je m’y suis essayé et je me suis brûlé les ailes.
C’est un véritable panier de crabes où tous les coups bas sont permis. A coté de la lie de la société, des analphabètes patentés, on y trouve la fachosphère qui défend pied à pied sa stratégie du pourrissement de la société. Malheur à vous si votre commentaire est en contradiction, il est aussitôt bombardé d’injures, de sous-entendus malveillants du genre « c’est clair, tu n’a pas la lumière à tous les étages ».
Il est reproché à son algorithme de flux de favoriser l’« exposition sélective » et l’homophilie[réf. souhaitée], de susciter une forte addiction de l’usager, d’être un « puissant moteur de polarisation de groupe, très susceptible de conduire à la formation de chambres d’écho » (Wikipedia)
J’ai donc choisi de quitter TikTok auquel je consacrais souvent au moins une heure chaque jour à faire défiler les sujets.
TikTok est dans la ligne de mire des Etats et en particulier des US.
une heure quarante-sept minutes par jour sur TikTok, à zapper de vidéos suggérées en vidéos suggérées. Si TikTok (comme tous les géants du Net) garde le secret de son très efficace algorithme de recommandation, le réseau social expliquait, dans une communication en 2020, qu’il se basait classiquement sur les interactions des utilisateurs (les likes, les partages, les messages, etc.) et les métadonnées de la vidéo comme les légendes, les hashtags et les chansons utilisées (Le Monde)
Surprise ce matin, je ne résiste pas à réveiller mes potins du lundi
Les pubs qui polluent les DNA sur le net sont occupées par GEOX, la marque célèbre de pompes qui a voulu en découdre avec Fatoumata, la non moins célèbre influenceuse de niqab ou hijab qui prétendait travailler dans le magasin GEOX de Strasbourg revêtue de son voile.
J’ai bien tenté de m’instiller dans les repaires de la fachosphère de TikTok mais très vite on m’a fait comprendre que mes arguments à deux balles prouvaient que je n’avais pas la lumière à tous les étages (sic).
Oui bien sûr Fatoumata (prénom imaginaire) de la jeune influenceuse était prémédité pour faire le buzz sur la toile et faire causer ipso facto (comme disaient les Romains) les rageux de la réac. d’extrême droite.
Comment? une voilée pour nous enfiler les pompes chez GEOX?
La Fatoumata a tout compris, son ramdam a réussi.
Reste que le gérant de GEOX est une belle buse qui a marché à fond dans ses pompes GEOX devant l’Iphone de Fatoumata sans se rendre compte de l’image incertaine dans laquelle il allait entraîner la marque. J’espère pour lui que sa licence ne sera pas dénoncée, à moins qu’il ne soit qu’un simple salarié manager… Toujours est-il que le marchand GEOX a dorénavant devant chez lui une surveillance policière qui va en dissuader plus d’un de rentrer dans son magasin.
A quand les chaussures GEOX à clous?
Se mettre la communauté islamique à dos dans un pays qui compte au bas mot quatre millions d’habitants n’est pas de bon augure.
D’autant qu’il faut aussi miser sur de bons rageux comme Jean Messiha (qui a lancé une cagnotte en ligne pour le gérant) afin de savonner la planche à GEOX et susciter la haine de l’autre.
Au passage à niveau, une clé de voiture à terre. Je la ramasse et demi-tour je la dépose au commissariat de police.
J’avais pris soin de laisser un petit message sur la page Facebook de la Festivale de Thann estimant que c’était peut-être celle d’un coureur à pied qui se rendait au départ.
Bingo!
Je reçois ce matin dans Messenger
Bonsoir Je suis le propriétaire des clés que vous avez retrouvées Je tenais à vous remercier, j’avais fait la course de 5km dans les vignes hier, et malgré avoir refait le parcours une seconde fois je n’ai plus réussis à les retrouver Pourriez-vous m’indiquer l’endroit où vous les avez trouvées svp ? En tout cas, encore un grand merci pour votre action qui m’évite beaucoup de tracas, je vous en suis très reconnaissant En vous souhaitant une belle soirée, Cordialement,
L….
Il est vrai que lorsqu’on part courir à pied, on s’encombre de peu d’objets sur soi, d’autant que les poches sont peu nombreuses et étriquées lorsqu’elles existent. Mais le minimum, c’est la clé de voiture lorsqu’on est venu de loin. J’ai le souvenir d’une coureuse à pied au lac de Vouzey (Epinal) qui, devant sa voiture, cherchait en vain ses clés tombées on ne sait où dans le parcours forestier.
J’en ai terminé avec Le Grand Monde de Pierre Lemaitre.
Beaucoup de vraisemblance dans ce qui est aussi un roman qui s’appuie sur des faits avérés relatifs à la guerre d’Indochine. Ce style me plaît car je n’aime pas les fictions trop détachées d’un contexte vécu.
Mais c’est avant tout un roman que je qualifierai de policier que nous propose Pierre Lemaitre dans Le Grand Monde (Calmann Levy- ISBN 9782702180815). Partagée entre Beyrouth, Paris et Saïgon, une fratrie assume son apprentissage de la vie avec des aléas à rebondissements tout au long du récit.
Près de 600 pages, avalées petit à petit avec avidité. Les chapitres sont étroits, ils me conviennent. Lemaitre excelle dans ce style littéraire qui consiste à jongler avec les trois unités de lieux de son narratif. Je ne sais pas si ce découpage spatio-temporel porte un nom. Il oblige le lecteur à se déplacer d’un cadre à un autre tout au long du récit. C’est une gymnastique mentale.
Lemaitre dit lui-même rendre hommage à Lucien Bodard, L’Indochine (Grasset, 1997) pour la véracité de son écriture. J’ai le souvenir du flot de paroles du grand reporter qu’était Bodard à la télé avec son sourcil broussailleux.
J’ai terminé sa lecture hier. Et je sens ma tête vide.
Je ne regarde pas trop loin derrière moi. Juste le mois écoulé.
A quoi bon?
Je ne suis plus dans une logique du « toujours plus ». L’essentiel c’est aller de l’avant. Finalement j’ai réalisé 16 activités pendant le mois de mars soit un jour sur deux. De quoi me satisfaire. Oui, c’est sûr que j’use moins de chaines et de pneus sur mes vélos. Je l’assume. De même que mon dressing n’a plus besoin d’être renouvelé aussi vite. C’est vrai les vieux roulent parfois avec de l’élimé. Comme si l’habit ne faisait plus le cycliste.
Les habits d’hiver servent de moins en moins.
8 sorties jogging en mars
La chance de profiter d’un joli paysage lors de ses randonnées (Thann)8 sorties vélos
On raconte beaucoup de choses sur les VSL (véhicules sanitaires légers) et notamment que ça coûte cher à la sécu. Plusieurs milliards.
C’est parait-il un business juteux pour les entreprises. On a vu des des VSL refuser une prise en charge parce que la course était trop courte et pas assez rémunératrice. Et aussi des malades déplacés dans leur fauteuil au bout de la rue, pourquoi pas, mais avec facturation d’un véhicule.
J’avoue ne rien y connaître. Donc je n’en dis pas plus.
Dans les années 50, pas d’ambulance au village. Mon père a conduit le maçon de l’entreprise tombé de l’échafaudage à l’hôpital avec sa voiture, une 5cv Citroën. Une chose à ne pas faire car l’issue fut funeste.
Lorsque je me suis foulé la cheville à Pont-Saint-Vincent cet été dernier, j’ai rejoint l’hôpital à vélo car je m’en sentais capable bien entendu. Et j’ai eu affaire à un infirmier bon samaritain et cycliste lui-même qui m’a garé mon vélo et mes bagages dans le garage du SAMU. Mon vélo était donc sous bonne garde.
je n’ai pas eu cette analyse en mains, je n’ai eu que ma liseuse
J’ai le souvenir de Jean-Paul Sartre intervenant à la télévision au coté de sa compagne Simone de Beauvoir. Je me souviens d’un homme intègre et sentencieux qui défendait avec conviction ses engagements politiques contre la guerre, pour la défense des minorités et son rapprochement du PCF.
Aligner sur la droite me dit la base d’administration du blog. Alors j’ai mis le bouquin de coté comme pour me servir d’inspiration. Je suis comme les potaches intimidés devant leur feuille blanche. Je ne vais pas paraître prétentieux car rien n’est difficile à lire dans ce roman fictionnel de Sartre qui a fait sa célébrité.
Faire son résumé à la fin d’une lecture, c’est pour moi un travail de synthèse personnelle. Je me sens redevable vis à vis de l’auteur. L’ai-je compris? qui était-il? qu’en a pensé la critique? ai-je passé un bon ou un mauvais moment?
C’est à soixante-dix ans passé que je lis ce bouquin. J’ai un retard culturel phénoménal d’au moins cinquante ans. Au lycée ces lectures étaient réservées à une intelligentsia, celle des élèves appelés à évoluer. Des lectures frappées peut-être aussi d’une censure morale?
On pourrait s’arrêter à la lecture et au climat des années trente qui sent la montée des états identitaires comme aujourd’hui.
Donc Sartre a fait naître sa pensée philosophique dans ce bouquin. L’existentialisme. La rencontre inopinée des choses comme une racine d’arbre qui émerge sous un banc dans le parc de Bouville. C’est un peu comme « je suis donc j’existe » de Descartes. Le hasard de choses sans importance l’interroge.
Vélo, course et marche à pied, ne rien s’interdire
S’y prépare t-on, à sa fin de vie cycliste?
C’est au cours de mes nombreuses nuits d’insomniaque que j’y songe. Les cyclistes de tous poils imaginent-ils un jour arrêter le vélo et comment y parvenir.
Alors j’échafaude des hypothèses. La plus radicale est évidemment celle d’une collision qui sera définitive. Celle-là, je l’exclue, elle est trop triste.
Arrêter de monter sur son vélo est-il fatalement triste?
Je songe à ceux qui, rompus par la crainte de tomber ou par la peur de se faire renverser, vont décider de mettre au clou leur bécane. C’est souvent pour eux une sage décision qui leur permettra de se dire qu’ils ont tourné la page avec panache et avec raison. Tout en leur fendant le cœur. Il existe donc une ambivalence dans notre prise de décision.
ne pas s’interdire les pratiques douces
Mais il y a tous les autres cyclistes dont je suis certainement. Ceux là ont des hauts et des bas. Un jour j’arrête, le lendemain je reprends. Quinquas soyez rassurés, ce n’est qu’à partir de soixante-dix ans qu’on commence à se poser des questions.
La crainte du « qu’en dira t-on « si par malheur on chute dans un nid de poule mal négocié qui se termine aux urgences et dans la presse avec un article stigmatisant du style « un septuagénaire tombe de son vélo »
Une chute comme celle-là est souvent le fait déclencheur qui va vous faire peur ainsi qu’à votre entourage.
Il existe d’autres raisons plus insidieuses qui font arrêter le vélo, celles qu’on n’ose pas évoquer.
tricycle médicalisé Tonicross
une pathologie cardio-respiratoire ou musculosquelettique
une crainte d’affronter le trafic routier
la peur de tomber à VTT
l’amenuisement des ressources physiques tout simplement
Pourtant au total, la sécu et notre médecin devraient nous encourager car il est démontré que l’activité physique est un antidote à la survenue de maladies liées à l’âge.
Il faut aussi en convenir, l’image que nous renvoie le cycliste âgé n’est pas valorisante. Chaque jour je croise en ville de pauvres hères qui zigzaguent le cabas au guidon à la limite de la vitesse d’équilibre. Sur la route, la surcharge pondérale, la vitesse de pédalage sont des critères qui ne trompent pas. Et pourtant ceux-là ont souvent pratiqué toute une vie.
Ne nous laissons pas gagner par la morosité. Notre statut de cycliste vieillissant reste enviable tant qu’on peut encore pédaler. Les plus enthousiastes auront toujours le moyen de durer avec l’artefact du vélo électrique.
Personnellement, j’ai plusieurs dadas. C’est une chance qui me permet d’alterner et d’arbitrer entre l’un ou l’autre selon ma motivation.
Encore une arnaque destinée à me soutirer mes coordonnées bancaires!
Ce matin je reçois un SMS de la Poste à 7h30.
Je pars courir.
En chemin, une postière qui fait sa tournée, je lui montre mon SMS. Sûre d’elle, elle me dit c’est une arnaque.
Une fois rentré à la maison mon nouveau permis format carte de visite (8.5 x 5.2) m’attendait.
mon nouveau permis informatisé est gratuit; il reprend au verso les dates de l’ancien obtenu en …1969. J’ai bien conservé la mention 79 motorhome / autocaravane dont le PTAC > 3 500 kg. Mais il n’est valable que jusqu’en 2039. Je pourrai donc l’emporter dans ma tombe.
Pour obtenir son nouveau permis, il faut être un peu doué en informatique, aller faire une photo d’identité au Photomaton (8 euros), qui enverra le cliché au centre de traitement, il faut donc dans la cabine photo bien entrer vos coordonnées. Ensuite passer à l’ordi une fois chez vous…et cetera
Je me demande parfois si les natifs du 29 février vieillissent quatre fois moins vite et s’ils fêtent quatre anniversaires en même temps. C’est aussi l’occasion de se souvenir que la terre qui tourne autour du…soleil effectue imparfaitement sa révolution en 365 jours plus un quart…et qu’on ajoute un jour à l’année tous les quatre ans.
J’ai l’impression d’enfoncer des portes ouvertes et pourtant selon les « platistes », la terre ne serait pas ronde mais aurait la forme d’un disque. Un disque avec des jours et des nuits? comprends pas comment ça marche.