Jour : 28 avril 2020

Chronique de pandémie

Évidemment c’est tentant…
Nos amis cyclistes italiens se réjouissent à l’idée de pouvoir remonter sur leurs vélos

28 avril-11 mai

Mai sera t-il notre ami?

J’ai longuement parcouru la presse locale comme chaque matin. Le sujet qui anime les colonnes, c’est le déconfinement. Oui, je sais déconfinement, c’est pas beau comme mot, même le correcteur orthographique n’en veut pas. Déconfinement c’est un peu comme une confiture ratée pas assez cuite ou qui manque de sucre. D’ailleurs le gouvernement n’aime pas ce mot qui sous-entend qu’on va revenir comme avant. Or d’avant, il semble qu’il n’y en aura plus. Pour toujours? on ne sait pas. On ne sait rien. Les deux présidents des conseils départementaux de l’Alsace montent au créneau pour préparer la population au discours de stratégie de sortie du confinement du premier ministre cet après-midi devant l’Assemblé Nationale.

L’Alsace se prépare à un déconfinement « soft »

La réalité sanitaire en Alsace?

Elle n’est pas bonne. Et je mettrais ma main au feu que des conditions draconiennes vont pleuvoir. Soyons réalistes, le plateau épidémique est très haut. Les personnels à bout de souffle, les jeunes soignantes terrifiées par tous ces morts torturés dans les lits de réa. Ma femme qui est « une ancienne » de la maison me le dit « une épidémie comme ça ne va pas encourager les jeunes à rejoindre la profession ».

Encore près de 1000 patients hospitalisés dans chaque département!

Pourquoi nos hôpitaux ne désemplissent pas malgré le confinement globalement respecté?

J’ai la réponse.

Elle est toute bête et c’est un expert en épidémiologie qui la donne…il s’agit tout simplement des contaminations venues des gens qui travaillent, qui ne sont donc pas confinés et qui contaminent toute la famille le soir rentrés ou de ceux qui, bien que confinés, ramènent le virus chez eux avec leurs courses.

On n’est pas sortis de l’auberge!

J’ai autour de moi des confrères qui piaffent d’impatience de retourner à leurs sports favoris. Certains ont même entamé sur leur page Facebook des comptes à rebours « comme les soldats qui attendaient la quille ». Chez les marcheurs, chez les cyclistes, c’est l’euphorie sur les réseaux.

Pierre Brunner a hâte de retrouver sa montagne vosgienne et ses chroniques de voyages sur son blog LTD Rando 68

Moi aussi j’ai la volonté de me réapproprier la nature et le vélo

80 parcours à VTT au tour de Thann nous attendent

Voici ma façon de voir les choses pour tenir compte des risques potentiels liés à mon âge. On sait en effet qu’un type de plus de 60 ans a énormément plus de chance « de passer l’arme à gauche » qu’un plus jeune s’il contracte la maladie…et j’ai la vague ambition de vivre encore un peu même en admettant qu’on devient encombrant. Parfois.

1/ je n’irai ni dans les magasins où il y aura beaucoup de monde à la fois et notamment une population qui ne comprend rien à la pandémie et qui ne respecte pas les gestes-barrières, ni dans les restaurants, ni chez mon coiffeur tout de suite, même si c’est un cyclo sympa. Trop dangereux! je continuerai donc à utiliser le Drive, juste pour manger.

2/ je ne ferai de vélo avec personne d’autre que moi-même. Trop dangereux aussi avec d’autres!

3/ je n’irai en vacances que là où il n’y a personne ou presque. On a en effet cette chance en France d’avoir de grandes landes encore vierges d’habitants.