Jour : 5 avril 2020

Dubaï-Londres sans confinement

Il est passé au-dessus de moi à 15 heures pendant ma balade K5

Je me demande parfois qui peut encore voler à bord d’un Airbus 380 en Dubaï et Londres en plein confinement. Ma naïveté est sans limites.

Comment sortir discrètement?

Si vous sortez à VTT pendant le confinement, éviter de vous faire repérer avec un gilet jaune!

Tout prisonnier est animé d’un sentiment de liberté. S’il ne l’est pas, c’est qu’il a perdu toute dignité.

Imaginons donc une fiction.

Ainsi on ne viendrait pas reprocher à un fuyard d’échapper à la justice des hommes ou à la justice divine dès lors qu’il cherche la liberté.

Dans la période de confinement généralisé que nous vivons, il est donc logique que nous cherchions à en sortir. Sauf ceux qui sont intimement persuadés que cet enfermement est nécessaire à notre bien, à notre salut.

Que ceux-là ne bougent surtout pas de chez eux!

Ils sont dans l’incapacité de comprendre que ce confinement est un artifice monté de toute pièce par le pouvoir en place pour masquer son incompétence et son impréparation depuis le début. En Allemagne et en Suisse, le vélo loisir-balade est autorisé.

La thèse du pouvoir est la suivante: confinons pour que ceux qui ne respectent pas les confinement deviennent les boucs-émissaires de l’épidémie. C’est la thèse du préfet Lallement qu’aucune loi ne vérifie.

« Ceux qui sont aujourd’hui hospitalisés, ceux qu’on trouve dans les réanimations, ce sont ceux qui, au début du confinement, ne l’ont pas respecté »

Comment sortir discrètement du confinement?

Evitez de faire le kéké avec votre VTT sur les chaumes des Hautes-Vosges, un hélico pourrait vous repérer

La solution voiture+marche à pied

  • je prends ma bagnole et je fonce jusqu’au bout de la ville, je la gare discrètement avec les autres voitures du quartier…puis je pars à pied dans les sentiers balisés du Club Vosgien. Qui allez-vous rencontrer? personne! ou d’autres fraudeurs comme vous qui n’auront aucun intérêt à vous dénoncer. Au premier refuge, sortir l’apéro, les cacahouètes, puis les saucisses-merguez et faire la sieste jusqu’au soir.

La solution VTT

Une fois dans les rochers, surveillez les alentours
Pour quitter la ville, ayez un alibi: prendre une attestation « achat de première nécessité » et achetez votre sandwich au dernier boulanger trouvé

je prends le VTT et je fonce à travers champs. Impossible de me rattraper, je connais tous les coins et recoins de mon itinéraire! J’ai le sac à dos et le casse-croûte. Prendre tous les bois et les tranches isolées pour mieux se camoufler.

pour le casse-croûte, préférer un chalet-refuge bien paumé où vous ne risquez pas d’être importuné

Pour les pros de la rando inter-frontalière: finalement vous allez arriver à un tunnel. Vous le franchissez, vous êtes en Allemagne. La vie est belle, le vélo autorisé.

La liberté est au bout du tunnel
Une fois la frontière traversée, filez vers la Forêt Noire

Une fois dans le vignoble, profitez de la vie!

Chronique de pandémie

Le filtre Mélitta, valeur en hausse. Faites des masques plutôt que du café!

Ce matin, logique floue avec la pandémie.

On semble sortir lentement du trop plein de malades comme s’en étonne presque le responsable des urgences mulhousiennes hier à la TV.

Il faut se garder de toute certitude avec l’épidémie: ce qui était vrai hier est faux aujourd’hui. C’est le cas bien sûr avec le port du masque par le grand public, inutile jusqu’alors et peut-être utile à présent selon l’Académie de Médecine.

Patrick Pelloux, urgentiste ou homme de télé?

On a vu défiler dans les lucarnes depuis des semaines une telle quantité d’experts qu’on ne sait plus trop lequel croire. Des experts es épidémiologie, es réanimation, on n’imaginait pas en avoir tant qui puissent consacrer tout ce temps à défiler sur les plateaux de télé en plus de leur temps à l’hôpital. Comme le professeur Karine Lacombe dont les médias raffolent…ou le professeur Raoult qui présentent tous deux l’immense avantage d’être télégéniques.

Donc nous entrons à partir d’aujourd’hui dans la logique floue. Il ne faut donc plus chercher à comprendre ce que nos doctes experts ne comprennent pas eux-mêmes

Le pic?

On ne sait plus trop s’il va être pointu comme le Mont Blanc ou rond comme le Grand Ballon. Il est même possible de s’attendre à un rebond si par malheur on lâche le confinement trop vite.

Vivre confiné, oui, mais à la longue ça lasse.

On va donc relâcher au coup par coup. D’abord ceux qui trépignent d’impatience derrière la porte, j’en connais!

Ensuite tous les autres qui oseront mettre le nez dehors bardés de certitudes, passeport en poche, masque sur le nez et qui feront quelques pas de convalescence dans le quartier pour voir si rien n’a bougé.

La biopolitique en vue…

Un nouveau concept va voir le jour dans la façon de régler nos modes vie, la biopolitique. L’Etat va prendre les commandes de notre vie privée pour mieux nous surveiller au nom de notre bien-être collectif. Il a déjà commencé dans un certain nombre de pays dictatoriaux comme la Chine avec les drones de surveillances et la géolocalisation en fonction de votre état sanitaire. La France est tentée aussi de proposer les applis smartphone pour nous sortir à titre conditionnel du confinement. Si vous êtes guéris, vous sortez, si vous êtes malades vous êtes confinés. C’est simpliste car la prise de contrôle du citoyen pourrait être sans limites avec les progrès de la cybersurveillance, bien supérieure aux traitements réservés dans l’Antiquité aux lépreux ou plus près de nous aux théories de l’eugénisme qui visaient à éliminer les malades et les déficients.

Le plus dur sera pour ceux qu’on va réveiller de réa à Dresde ou à Karlsruhe dans la langue de Goethe. On imagine qu’ils vont tout de suite aller à la case psychiatrie…

Se déshabituer à la crainte de la contamination ne va pas être simple non plus car le virus est insidieux, il peut être là au coin de la rue sans qu’on le sache ou dans les rayons des supermarchés.

En tous cas le virus nous aura mené la vie dure.

Remettre toute la société de guingois en marche promet des semaines, des mois? d’hésitations et de fausses-routes.

Les Hauts-Rhinois seront aux premières loges, eux qui ont payés le plus lourd tribut (458 morts le 4 avril) et qui vont devoir en plus vivre avec l’image de pestiférés qui ont contaminé toute la France.