Température d’à peine 2 degrés. Au bout de cinq cents mètres de jogging, je commence à me réchauffer.
Puis le feu tricolore d’Intermarché m’immobilise…
J’ai tenté de régler mon cardio qui oscille autour de 130. Mais un rien suffit à l’emballer. Je sais que je monte à 150 sans difficulté mais la montre-cardio me donne la trouille dès que j’accélère la cadence. Alors je modère. Je fais mes courses en même temps, la poste, la pharmacie et le boulanger pour finir. Avec ma baguette en main, j’ai l’impression de porter un témoin.
Le monsieur m’a fait signe de ne pas rester dans l’axe pour ne pas risquer de prendre une pierre sur la tête.
Puis il s’est assis sur la charrue et a fait signe à son aide de démarrer le treuil
Puis la charrue s’est mis en marche dans ce dédale de cailloux
Non je ne parlerai pas du Tour des Flandres. Mais les Flandres sont belles. Tous ces paysages « construits » me font penser que la France avec ses routes rapiécées, biscornues, ondulées, truffées de trous en formation devraient s’inspirer de ce que font nos voisins. Notre corps des Ponts et Chaussées devrait rougir de honte. Encore une administration qui laisse à désirer. La faute à qui?
Non je ne parlerai pas non plus de l’islamo-gauchiste.
Non je ne parlerai pas non plus des réunions en non-mixité de l’UNEF.
Des sujets trop scabreux pour moi.
Non je ne parlerai pas non plus de la subvention de Strasbourg à la mosquée. Un peu quand même…Des musulmans, j’en ai tout autour de moi avec qui je m’entends. Mais leurs prosélytes enragés et parachutés d’on ne sait où mériteraient tout simplement qu’on les foutent à la porte et qu’ils aillent faire leur mosquée ailleurs.
Quant à financer le clergé en Alsace avec mes propres deniers, je dis non.
Saint Ex, au secours!
Inhabituel dans cette rubrique, me voici dans l’obligation de pousser encore un coup de gueule tout de suite. La maire de Poitiers vient de retirer sa subvention à un aéro-club au motif que le sport motorisé ne doit plus faire rêver les jeunes générations.
Même les petits clubs d’aéromodélisme seraient interdits aux subventions municipales. Un vrai délire de vert.
C’est mon nouveau ronron, ma pâtée pour fermer ma gueule
A nouveau enfermés dans un rond!
A partir de demain, nous voici à nouveau inscrits dans un cercle de 10 km. Pour tracer ce cercle depuis votre domicile, il existe ce site
Allo! allo!…on me dit que le confinement a commencé samedi 3 avril à 19 heures. J’en connais qui ont eu tout faux.
Ce nouveau bazar est toutefois moins contraignant. Mais il faut avoir avec soi un justificatif de domicile. C’est aussi le moment d’en profiter pour vendre sa voiture ou pour ne pas en racheter une puisqu’on nous interdit de rouler. Pour faire 10 bornes un vélo suffira.
Nous les cyclistes avons cette fois l’avantage. Celui de pouvoir jouir d’une liberté, certes encadrée, mais tout à fait supérieure à celle de l’automobiliste ou même du marcheur qui sont l’un et l’autre contingentés dans des périmètres inhabituels. L’auto, oui c’est bien mais on ne va pas loin avec et la marche si on n’a pas d’auto pour changer de coin, on en est réduit à un périmètre exigu. Ou alors il faut être tantôt automobiliste et tantôt marcheur pour se projeter dans des théâtres de verdure différents.
J’écrivais « on peut faire du vélo autour de chez soi pour peu qu’on ne dépasse pas le rayon de un kilomètre. Si on habite la ville, on peut profiter du trafic réduit qui nous laisse beaucoup de place dans les rues. »
Depuis notre liberté d’aller est à nouveau entravée non plus sur 1 km mais sur 10 km.
Et maintenant?
Un an après, l’étau s’est desserré.
L’épidémie ne cesse de désorganiser notre vie publique. On ne sait pas combien de temps encore durera cette grave crise qui nous place entre les mains d’un pouvoir sanitaire qui ne dit pas son nom.
On pourrait parler d’une dictature sanitaire puisque nous n’avons ni choisi, ni élu cette troïka dont on nous cache les noms et les visages. Notre libre arbitre est sous-tendu au nombre de lits de réanimation dont dispose la nation et manifestement le pouvoir n’a rien fait pour renforcer nos besoins depuis un an.
Depuis un an, les choses n’ont pas bougé; le pouvoir politique n’a pas pris les bonnes mesures: pas de formation accélérée pour les personnels hospitaliers, pas de lits en nombre suffisant, pas d’identification des vecteurs de l’épidémie. On ne sait pas, on ne sait plus s’il faut rester chez nous ou rester dehors. Et pire! on est incapables d’organiser un plan de vaccination à la hauteur de l’enjeu, pas plus que d’approvisionner les vaccins.
J’ai tenté le rendez-vous en ligne sur Doctolib… et ça a marché
Pour voir, j’ai tenté le rendez-vous en ligne sur Doctolib… et ça a marché . Bonne occasion d’aller jusqu’à Mulhouse à vélo!…avec mon sandwich dans la poche
L’Europe qu’on disait grande a failli.
Ce revers de fortune va laisser un goût amer à ceux qui ont cru qu’à plusieurs, nos potentialités seraient plus grandes. Or l’on constate que de petits pays ont bien davantage de forces de manœuvre que nous.
Les « enfermistes », les « rassuristes » et les béats
C’est le procureur Philippe Bilger sur son blog qui tente de qualifier les attitudes des uns et des autres vis à vis de la pandémie. Les « enfermistes » seraient les partisans d’enfermer tout le monde pour arrêter la circulation du virus. Une utopie. les « rassuristes » seraient les plus optimistes, on va s’en sortir…et les « béats » représentent ceux qui restent dans la sidération depuis le début face à un défi inimaginable. Je suis toujours en difficulté face aux réflexes de mes semblables, je ne les comprends toujours pas. D’autant moins que comme moi ils ne verbalisent pas leur ressenti vis à vis de cette crise autrement que par des silences. Des silences accusateurs? des silences réprobateurs? ou des silences d’acquiescement?
On ne le sait pas.
Oui, il y a ceux qui ont rejoint depuis le début le camp de la conspiration: tout ceci est inventé de A à Z et pour eux il est clair que nous sommes victimes d’un complot international. Dans quel but? par qui? ceux-là sont bien en peine d’apporter une quelconque preuve de ce qu’ils avancent autrement que par des montages intellectuels farfelus.
Il y a ceux qui ne disent mot. Tout en consentant, en se taisant. Ceux-là tentent un exercice de rationalité sur la base de leur propre savoir et s’aident au besoin de la littérature abondante.
Qui n’a pas eu encore son Covid?
Et il y a les autres. Ceux qui font preuve d’un détachement à l’égard d’un sujet qui pourtant mobilise toute la planète. Ne pas se sentir concerné, c’est leur attitude. Ils veulent faire comme avant. Ils font donc comme si et tentent de contourner les obstacles. Lorsqu’on nous confine, vite barrons-nous pour ne pas se retrouver pris dans la nasse. Ou allons au resto en douce!
Et qu’est ce qui dit, le cycliste?
Malade, moi? mais non, le Covid est une plaisanterie. La preuve, je suis encore capable de faire du vélo avec mon Covid. Le plaisir de respirer enfin l’air pur dans une tranquillité tellement belle… loin de tous les bêtises actuelles de notre société.(C’est un credo lu sur Facebook de la part d’un cycliste.)
L’armée a été déployée au lac pour contrôler le freinage de l’épidémie et disperser les rassemblements A force de zig et de zag, j’ai fait trente bornes en mixant plusieurs itinéraires.
J’ai choisi d’être à l’abri du vent vif de nord, ici Bourbach-le-BasLa prise d’eau du réservoir sur la Doller à Sentheim et la passe à poissonshttps://www.openrunner.com/r/12789204
Vendredi saint et férié en Alsace-Moselle. Tout le monde en profite, croyants et pas croyants. Ma mère qui a connu 40 me dit que les boches font tout pour nous récupérer. Autre temps, autre croyance.
J’ai essayé pour voir si j’éternuais sur le VTT. Non. Alors j’ai fait un tour normal comme un mec normal.
A force de zig et de zag, j’ai fait trente bornes en mixant plusieurs itinéraires. Il est sympa, vous pouvez le tenter. Je grimpe en marchant en face du camping de Guewenheim, mais tout le reste roule.
Il y a eu plusieurs jours où j’aurais volontiers flemmardé.
Le premier trimestre de l’année 2021 est achevé. Je ne sais pas ce que va devenir le second trimestre avec les restrictions qui nous tombent à nouveau sur la tête. J’ai décidé cette année d’abandonner mes carnets de sorties vélos. Je fais confiance à Garmin pour agréger mes performances.
En matière de performances, pas de quoi pavoiser: dès lors que l’on n’est plus mû que par la balade, il est illusoire d’enregistrer des temps, des distances et des pentes.
Voici ce que me dit Garmin pour le premier trimestre 2021,
692 km de route, 418 km de VTT et 39 km de jogging
Même sans objectifs affichés, je me contente de ce score qui je dois l’avouer est le résultat d’une certaine constance depuis le début de l’année. Il y a eu plusieurs jours où j’aurais volontiers flemmardé. J’ai eu affaire à une entorse le 20 février et voici à présent que je souffre d’une rhinite que j’attribue aux pollens.
Cette semaine, j’entame une nouvelle décennie. Une décennie à hauts risques pour ceux qui comptent avec l’âge car nous ne sommes pas immortels, hélas.
Je vois défiler, l’un après l’autre, des contemporains des arts, des spectacles, du sport, dans les rubriques nécrologiques. Comme hier Patrick Juvet un de nos rois du disco des années 70.
Forcément ça interpelle, comme dit l’autre.
Je vous souhaite de bonnes fêtes de Pâques, confinés.
Non je ne dirai pas du mal de ce VTT vendu moins de 100 euros chez Leclerc. Il a un cadre, deux roues, deux freins, une selle, un guidon et 18 vitesses.
Quoi demander de plus!
Je ne vais pas me lancer dans une diatribe contre les prix bas ni contre la quincaillerie bon marché de ce vélo, non.
Il existe tant d’autres raisons de se plaindre du prix d’un vélo haut de gamme, de la surenchère autour de la mobilité électrique des vélos et des bagnoles que je ne dirai pas du mal de ce vélo. C’est un peu comme si l’on voulait comparer une 2CV et une Ferrari.
Un dimanche confiné, profiter d’un tel vélo pour se remettre en selle et tourner autour de chez soi, tenter de grimper quelques côtes et aller pique-niquer, voila un bon plan pour celui qui a peu de moyens.
Oui, bien sûr, ne pas tenter avec une telle machine de faire de l’enduro, il n’est pas prévu pour cela…
C’est à dire à tourner en rond avec nos vélos comme des hamsters dans une cage. C’est la quatrième fois que le gouvernement de Paris nous joue un tour de cochon. Une fois c’était un mini-rond de un kilomètre de rayon, puis un autre de cent kilomètres, puis un de vingt.
Openrunner, le site de partage de circuits sportifs, a cette fois amélioré son dispositif: il nous livre des ronds à la demande sur son application mobile. Je soupçonne fortement Openrunner d’être à la solde du pouvoir d’en-haut.
L’application mobile d’Openrunner permet de choisir votre rond de confinement.
Encore une fois, nous voila plongés dans l’abime de perplexité alors que le beau temps s’installe et que nous avons la tête remplie de projets ici et là. Pour un mois nous dit-on…mais rien ne dit que la situation sera pour autant meilleure en mai au rythme lent des vaccinations.
La punition est moindre puisque nos sorties ne sont plus limitées dans le temps et assorties d’une attestation.
Essai pour voir
Je me suis mis à échafauder un parcours cycliste dans le rond de 10 km autour de chez moi. J’obtiens un itinéraire de 100 km et 1500 m de dénivelé (avec quelques écarts hors cercle)
Ce numéro rend un hommage appuyé à Abel LEQUIEN, fondateur de la revue, disparu le 27 novembre 2020. Je n’ai pas connu Abel, je ne peux donc que me référer aux abondants éloges rendus. Abel était le représentant d’une ligne noble du cyclotourisme tel qu’on pouvait le concevoir dans les années 70.
En 2005, sa revue est critiquée par la FFCT qui lui reproche d’utiliser en sous-titre de sa revue « la revue des cyclotouristes », appellation exclusive et déposée de la Fédération.
Le Randonneur deviendra donc la revue du « Tourisme à bicyclette ».
Que ces choses là semblent aujourd’hui dérisoires et dépassées lorsqu’on voit le marasme dans lequel se trouve la FFVélo!
De son coté, le Randonneur continue son chemin. Un chemin étroit où les bonnes volontés se font rares vis à vis d’une pratique du tourisme à vélo devenue multiforme.
Aujourd’hui le numéro 76 parait et perpétue une qualité et une rigueur éditoriale de bon aloi.
L’avenir de la revue (trois numéros annuels) dépendra de sa capacité à aborder les nouvelles formes de voyages à vélo, comme celui des raids à VTT, des raids avec bikepacking auxquels s’adonnent les jeunes générations et en se tournant résolument vers l’avenir.
Je suis membre des Amis du Randonneur et à ce titre j’organiserai deux journées régionales (les 25 et 26 septembre) de randonnées au départ de Guebwiller, si les conditions épidémiques le permettent.
Au programme, le vignoble du coté de Soultzmatt, le Val du Pâtre, Rouffach, Eguisheim, Thierenbach, le musée des caves du Vieil Armand…
Dans le passé, j’empruntais fréquemment cet itinéraire de retour vers Mulhouse. En haut de la bosse, on se regroupait et Tagolsheim apparaissait sous son meilleur jour.
Une crise de rhinite impromptue sur le vélo. De quoi gâcher la rando. Un torrent d’éternuements et de larmes. A Tagolsheim j’avais hâte de rentrer car mon paquet de mouchoirs avait vécu.
J’inaugure aujourd’hui une nouvelle rubrique intitulée « Tranches de vie ». Une rubrique consacrée à mes souvenirs cyclistes.
Ici une Randonnée de Printemps de mars 2011. Modeste témoignage mais qui permettra de se rappeler cette période où deux clubs mulhousiens, l’ACRM et la Concorde, ouvraient la saison cyclotouristiques pendant les quatre week-end de mars.
Rue de la Thur, un no mans land oublié pour cyclistes et piétons
Puisque personne ne s’y intéresse, je m’y colle. Le bout de la rue de la Thur à Vieux-Thann est dans un état lamentable. Il s’agit d’un passage piétons et vélos qui permet la jonction entre la ville et la ZI. Très pratique pour aller à l’arrêt de tram et pour permettre aux travailleurs de rejoindre la ZI à vélo, cet itinéraire est aussi le moyen pour les cyclistes d’éviter en partie la route de Cernay.
Alors je me suis fendu d’un mot gentil sur la page Facebook de Vieux-Thann en espérant que nous serons entendus.
Seuls ceux qui passent là savent de quoi je parle: une barrière au niveau du poste gaz dont un seul coté est accessible, de la tôle ondulée en guise de revêtement, un dépôt de branches de sapins de la dernière tempête et pas de lumière à la nuit tombante. Bref un no mans land oublié de la commune!
Je me fais déposer à Cernay et je fais un simple retour dans l’autre sens. Au début il ne fait pas chaud puis on s’échauffe tout seul aidé par le soleil levant dans son dos.
Un itinéraire piéton qui ne demande aucune infrastructure. Franchement le runner ne coûte rien à la Collectivité.
A quoi bon potiner puisque l’essentiel de mon avenir est connu. Un avenir distant à l’égard des autres et des choses. Les gens de mon âge qui ont déjà un vécu doivent se résigner à vivre dans ce nouveau monde jusqu’à « la fin » sans doute. Car le temps passant, on voit que cette année écoulée a profondément changé la donne de notre quotidien, nos faits et gestes et aussi les perspectives d’avenir.
L’avant n’est plus, il est derrière. L’avenir reste à inventer. Les gens de ma génération n’ont plus rien à proposer. Ce qu’ils avaient construit a été détruit. Un mode de vie, des relations familiales, des projets coopératifs…un certain art de vivre.
Je me suis installé en témoin de la déconfiture de notre État régalien qui sape un à un les derniers bastions de notre démocratie. On voit jour après jour que le Roi est nu mais il continue à gouverner comme bon lui semble. Trois cents morts quotidiens, c’est la bonne jauge avec laquelle il va falloir apprendre à vivre. Puis lorsque tout le monde aura été vacciné, il faudra recommencer pour les variants suivants exhumés de notre modèle planétaire libéral.
Oui, je sais c’est déprimant.
Vous avez dit gardons nos distances?
Même les cyclistes se font prendre par le virus. Notre célèbre Pascal Bride, Bridou pour les intimes en fait la mauvaise expérience actuellement. Il s’en explique longuement sur FB. Tout va bien et patatras! vous voila cloué au lit. Défense immunitaire ou pas, le virus frappe sans distinction alors qu’on ne s’y attend pas et qu’avec les beaux jours, on a déjà des projets en tête. Le virus vous a frappé sans prévenir et pas nécessairement en faisant du vélo avec les copains. Il peut venir de la famille ou en faisant des emplettes ou encore plus simplement au travail. Le plus angoissant, c’est le tour que peut prendre le développement de la maladie. On le sait tous, au bout de quelques jours on peut manquer d’oxygène et se retrouver malgré soi en réa. Sans compter les séquelles éventuelles parfois longues à traiter. C’est pourquoi je redouble de vigilance au quotidien. Touchons du bois!
J’ai eu à deux reprises ces derniers jours l’occasion de constater que les recommandations sanitaires de distanciation sont à géométrie variable. Sur la route de Staffelfelden, deux pelotons de cyclistes d’au moins 12 à 15 participants chacun. Compacts, bien serrés entre-eux, comme le code de la route le recommande mais contradiction avec le dispositif sanitaire.
Et par ailleurs, un autre jour, un groupe de marcheurs traversant sur la route de Guewenheim à Roderen, une quinzaine là-aussi.
La réglementation sanitaire existe pour le plein air sportif: c’est six membres et deux mètres de séparation. Pour des cyclistes et des marcheurs, c’est théorique et illusoire. « Des branquignols, nos gouvernants » a lancé un marcheur sur le net. Quant aux cyclistes, ils étaient déjà loin avant même que je puisse les entendre.
Tout ça pour dire que nos contaminateurs ne sont pas que les autres, ceux qu’on soupçonne de ne rien comprendre à l’épidémie; les contaminateurs sont aussi parmi nous, des gens comme vous et moi qui se jouent des gestes barrières et de la distanciation, seuls antidotes provisoires à la propagation. Martine Wonner, médecin et députée proche de LREM, a animé une réunion publique à Mulhouse, « que vous êtes beaux sans masques » a t-elle déclaré aux adeptes de la méthode Coué qui refusent toute discipline sanitaire. Et mon médecin de quartier a préféré se projeter…aux Comores! C’est son choix. Macron ne voulait-il pas servir l’Afrique en vaccins alors que nous en manquons!
On a connu en d’autres temps la délation et dans les pays communistes, chacun épiait l’autre. Faudra t-il en arriver là? Cette désobéissance civile qui va grandissant est la marque d’une défiance de la population en réponse à des injonctions gouvernementales infantilisantes. Dans les cercles de pouvoirs, le Français est perçu comme un imbécile qui ne comprend rien…et certains comportements semblent le démontrer, hélas!
La marche, le vélo et…la bagnole
Les transporteurs en commun se désespèrent, ils n’ont plus la cote. La faute au virus qui fait fuir les clients. Les bus « Macron » viennent de différer leur reprise suite au nouveau confinement de l’Ile de France. Au palmarès des mobilités, la marche, le vélo et la sacro-sainte voiture et ses SUV gloutons pour la planète.
Pourtant les constructeurs d’autos se plaignent de voir leur marché contracté de 20% avec le virus. C’est à ne rien comprendre. L’autre paradoxe, c’est qu’un constructeur automobile ne sait gagner de l’argent qu’avec des voitures lourdes et rapides. En revanche pour le vélo, plus il est léger, plus il est cher! Comprenne qui pourra. Quand la 2CV est née, le cahier des charges prévoyait une auto économe, confortable, pour deux personnes et 50kg de patates!
Guebwiller et le vélo
Je me suis un peu éloigné des mouvements cyclistes urbains. Trop de tâtonnements, pas assez revendicatifs à mon goût. Les élus une fois en poste oublient très vite leurs promesses électorales et vertueuses. A Thann, tout est déjà oublié (voir ici), aucune traduction dans les faits d’un quelconque engagement de la nouvelle équipe élue. A Guebwiller, le mouvement pro-vélo se muscle et tente un sondage d’opinion parmi les usagers. C’est louable. En revanche ce qui est regrettable que Guebwiller reste aux prémisses du minimum requis pour rendre le vélo accessible voire sécurisé et agréable.
La plus petite bande cyclable de Guebwiller, rue Théodore Deck: 20 mètres! L’œuvre de rigolos sans doute qui se foutent des cyclistes.
J’ai remonté et descendu en touriste pendant vingt ans au moins cette infâme route Théodore Deck pour grimper ensuite le Bannstein sans y voir l’ombre d’une amélioration. Même avec cet ersatz de piste cyclable rue Schlumberger, le compte n’y est pas.
Pour un touriste à vélo aller chez Husser ou chez Helfter est cependant devenu agréable par l’avenue de la République depuis qu’elle a été rénovée et marquée zone de rencontre…et donc à double-sens cyclable.
la photo désormais convenue que tout Thannois est fier de montrer. La tour des sorcières est une ancienne tour de rempart qui date du XVe siècle. Au fil des siècles, elle a servi de prison aux malheureuses victimes accusées de sorcellerie…et à l’arrière plan notre Thannerhubel encore enneigé
C’est presque un pâté de maisons ma ville. Avec huit mille habitants, j’ai vite fait le tour. Du macadam après une nuit pluvieuse permet de rentrer les pieds propres. Courir et ne pas trop en demander, c’est le but de mon jogging. D’une certaine façon je resquille car j’en ai plus pour moins pourrais-je dire: un exercice physique soutenu en moins longtemps qu’avec un vélo.
Mon tour du pâté de maisons, de quoi aller au centre et en revenir. Je m’astreins à ne pas me mettre dans le rouge et je stabilise mon cardio à 130 ce qui donne le km à 7’30 ». Ouarf, ouarf, ouarf! de quoi s’esclaffer! Quand je dépasse un piéton, je me retourne pour voir s’il ne me rattrape pas. Un ami m’a dit tu devrais essayer la marche rapide. Je vais demander des conseils à Yohann Diniz
Je ne suis pas expert, alors je fais selon mon goût. Au départ je fais un fond, puis j’esquisse un bouquet. La finition est parfois trop longue et ç’est là qu’on rate. Mieux vaut s’en tenir à la première impression.
Le Madha, quinquina des Alsaciens-Lorrains fabriqué à Thann. Une affiche illustrée par Hansi et Zislin, deux dessinateurs humoristes pro-français. On reconnait une Alsacienne agitant son mouchoir aux troupes françaises défilant dans la vallée et à l’ombre d’un bois une silhouette d’espion allemand
Le monsieur a sonné à ma porte et m’a tendu son livre « Bières-vins-liqueurs-spiritueux » Thann.
(ISBN 2-9509779-0-1)
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Jean-Marie Bluntzer fait du porte à porte pour présenter son ouvrage écrit en 2015. A vrai dire, il n’y a pas beaucoup d’écrits mais surtout des images en témoignage de l’histoire des alcools produits à Thann dans le passé.
Si Thann est aujourd’hui encore connu pour son vignoble réputé du Rangen, la ville était au XIX siècle le siège de nombreuses brasseries, telles les brasseurs Altheimer, Humberger, Seitz, Schneider, Jaegger, Claer ou Dufour.
Mais Thann était aussi réputé pour ses distilleries parmi lesquelles La Grande Distillerie Thannoise installée rue des Généraux Ihler. Tenue par Henri Faller et Auguste Heysch, l’établissement sera ensuite repris par la famille Hanss.
Une autre distillerie appelée Grande Distillerie Alsacienne est fondée en 1865 par Charles Hahnart, 9 rue des Cerfs.
On picolait dur à l’époque et même le corps médical encourageait à la consommation…comme ici le docteur Stephan qui vante les bienfaits (pour les débiles et l’estomac) du Madha Quinquina à base de plantes importées de Madagascar.
L’ouvrage est disponible chez son auteur, Jean-Marie Bluntzer, 101, rue Kléber à Thann (03 89 37 03 50).
Gardons nos distances! Vive le lift! Voici le moyen de ne plus croiser madame Michut dans l’escalier et de risquer d’attraper son Covid
La société (é)mouvante
Comme les sables, la société est mouvante: elle ondule, elle se conforme, elle se réforme, elle se déforme, elle se reforme, elle se répand ensuite, elle est devenue ductile. Mais elle s’interdit encore le tactile en ces temps de distanciation.
Toucher l’autre par convention est une infraction aux bonnes mœurs. On ne sait pas encore comment va faire la planète pour reproduire ses humains…
Il faudra le faire en douce puisque la proximité de l’autre est devenue à haut risque pandémique. Les thèses eugénistes ont de beaux jours devant elles. Déjà la natalité fléchit dans nos peuples de l’Occident. C’est plutôt « je t’aime moi non plus ». Elle régressait déjà avant la pandémie mais les experts prévoient encore une aggravation puisque nous sommes appelés à voir se développer les virus couronnés avec des épines pathogènes pour notre genre humain. « Aimez-vous les uns les autres » disait l’autre. Je voudrais l’y voir…
Alors c’est décidé, on va faire un monde de vieux.
Faire monde avec des vieux, c’est pas une vie. Surtout que ces vieilles badernes souffrent déjà d’un tas de comorbidités! Un monde de vieux ne décourage pas l’économie, il suffit d’adapter le marché à la nouvelle donne, celui du lift.
Assistance généralisée à bord des bagnoles, à bord des vélos et des trottinettes, assistance à domicile, assistance publique, la demande ne risque pas de fléchir. Heureusement on a là-bas un peuple docile de petits Chinois capables de nous dorer la pilule.
Le seul hic, c’est quand tous les vieux auront disparu. Il faudra donc tout reprendre à zéro mais les vieux s’en foutent comme de l’an quarante.
S’agissant des thèses eugénistes, qui consistent à sélectionner les individus, des philosophes accourent. L’épidémie réveille des consciences: pourquoi vacciner les vieux en premier au lieu des jeunes qui doivent suppléer à nos fragilités et qui prennent beaucoup de risques dans leur quotidien ? Hitler ne s’était pas embarrassé, il avait décidé de supprimer les Juifs, les handicapés, les homosexuels supposés déviants du genre humain. Il faut s’en souvenir et même le rappeler.
André Comte-Sponville: on ne peut pas sacrifier toute une économie simplement pour des raisons sanitaires.
C’est la thèse du philosophe André Comte-Sponville: « Nous sommes punis par là-même où nous n’avons pas péché. (…) Il est écrit dans la Bible ‘Croissez et multipliez-vous’. Aujourd’hui, la surpopulation aboutit à une catastrophe écologique annoncée. » déclarait-il sur France Inter le 13 janvier 2020. Depuis que le virus nous a frappé, ACS n’en démord pas « Il n’y a pas lieu de pleurer davantage sur les centaines de décès de la COVID par jour que sur les milliers d’autres morts » (France Info 10 novembre 2020).
Je vais me remettre à la lecture d’Aldous Huxley dans Le Meilleur des mondes.
Il est vrai que plus on vieillit, plus on s’expose à la mort, car la mort existe toujours, parait-il! Mourir en bonne santé, voila une idée qu’elle est bonne aurait dit Coluche. Alors je m’y attache du mieux que je peux même si un accident fatal est si vite arrivé.
Cette probabilité revient sur le devant de la scène tout en épousant l’idée que nous sommes les victimes d’un complot. L’État(présupposé sous l’empire de puissances occultes) nous manipule pour mieux nous dominer et nous priver de liberté. Cette théorie qui trouve ses origines dans les bas-fonds de l’ésotérisme nous éloigne du monde moderne, rassurant et cartésien. Le virus ne serait qu’une invention destinée à mieux nous contrôler. Il faut dire que le traitement de l’épidémie par nos États démunis, les approximations, les décisions irrationnelles constituent des arguments de choix pour les opposants aux règles de confinement, de distanciation et de déconfinement confinés.
C’est marqué dessus comme le Port-Salut
Le Bicycode a vécu.
Un lobby de l’antivol s’est attaché à prévenir nos vols de vélos. Il y est parvenu en faisant immatriculer tous nos vélos neufs. Remarquez moi, je n’en ai rien à cirer du gravage de nos vélos; c’est pour les neufs et moi je n’ai que des vieux vélos. Je sais que le terme d’immatriculation fait jaser car notre plaque ne sera pas visible par les centaines de caméras de vidéosurveillance qui pullulent dans nos villes, mais pourtant, notre vélo sera bien inscrit dans un fichier comme celui des cartes grises des bagnoles.
Cela dit, les promoteurs de ce marquage en sont pour leurs frais, le Bicycode à l’origine du mouvement promu par la FUB qui consiste à graver un numéro dans la chair de nos cadres de vélo ne sera pas homologué: trop intrusif dans la matière de nos Ferrari de luxe en carbone ou en titane! Les machines à graver vont donc rejoindre les objets trouvés.