



La montagne prête à consommer
Le « Monsieur Motard » venu parlementer hier à la Schlucht chez les « anti-nuisances sonores » s’offusquait qu’on puisse mettre en danger l’économie des fermes-auberges en tentant de limiter les flux de véhicules sur la route des Crêtes. A quoi je lui ai répondu que les fermes-auberges, je m’en foutais. On peut très bien profiter de la montagne sans avoir besoin de venir s’y goinfrer d’un ragout de porc agrémenté de pomme de terre.
Finalement le Parc Naturel Régional des Ballons n’a plus rien de naturel. Nous sommes arrivés au bout du bout de la logique d’une authenticité frelatée. Le Parc, j’y étais encore hier pour participer à ce pique-nique protestataire contre les nuisances sonores et je me suis aperçu une nouvelle fois combien ce vocable de naturel était usurpé.
Oui, il y a tromperie sur la marchandise!
Beau dans le paysage!
Le massif vosgien est devenu certains jours un immense bazar où déferlent des foules avides de montagne prête à consommer. C’est triste de voir ces hordes de touristes venus à bord de leurs voitures pour finir empilées le long des crêtes à proximité des « fermes-auberges ». Des fermes-auberges devenues des entreprises commerciales de la bouffe à gogo. Car il faut l’admettre les fermes-auberges sont des alibis de la tradition, beaucoup d’auberge et peu de ferme. Au point qu’un cahier des charges strict impose un minima pour respecter le coté fermier de la chose…et bénéficier d’un statut fiscal avantageux. Une dizaine de vaches, cinq cochons…et le rateau-faneur attelé au tracteur qui trône au milieu du champ tout le week-end. Cette économie fermière, on le sait, est entièrement subventionnée pour faire beau dans le paysage.
Ce ne sont pas quelques trublions vociférants contre les nuisances sonores qui vont changer les choses, j’en suis conscient. Ce qui est en cause, c’est le modèle de gestion du Parc Régional et son insupportable inaction pour réguler les flux de visiteurs. Bien sûr, ce qui choque en premier, c’est l’esthétique des lieux envahis de voitures, ce ne sont pas les promeneurs qui surmarchent sur le chaume. Outre l’esthétique, sujet mineur, c’est la pollution sonore, le dérangement de la faune et la piétonisation à outrance des sentiers qui pose question. Au point qu’on en arrive à canaliser les randonneurs à l’aide de clôture électrique!
Malentendants
C’est donc ce matin que le port du masque obligatoire prend effet dans les lieux fermés publics. A quoi des malentendants trouvent le moyen de se faire préciser ce qu’est un lieu fermé public. Ça en dit long sur la connerie humaine.
Cela dit, l’imposition du port du masque n’est pas du goût de tout le monde puisque cet accessoire rentre peu à peu dans la norme vestimentaire en toutes occasions. Ne pas l’avoir sur soi et ne pas le porter pourra vous coûter jusqu’à 135 euros.
Il n’est pas du goût de ceux qui pensent que ça ne sert à rien de le porter puisque le contraire a été dit par les autorités lorsque le produit faisait défaut. Le malentendu est sérieux. Surtout dans une catégorie de la population, la plus jeune, pour laquelle les gestes-barrières ne concernent que les vieux puisque eux seuls sont vulnérables face à l’épidémie. Nos jeunes prennent délibérément le parti d’accepter la contamination puis de la colporter aux anciens à commencer par ceux de leur propre famille.
Reste une question non résolue: comment se comporter vis à vis des réfractaires? Allons-nous les interpeller au risque de se prendre une correction ou interpeller le commerçant derrière son comptoir ou tout simplement renoncer à aller faire ses courses? Il est manifeste qu’un conflit d’usage est en train de naître.
Une économie à la soviétique

Ha! ha!ha!
Quand j’écris ha!ha!ha! ça veut dire que je rigole. Alors oui, je rigole. C’est exceptionnel que je rigole. On n’est plus là pour rigoler m’a dit l’autre. Depuis que la gauche plurielle, devenue caviar, s’est noyée dans les limbes du capitalisme libéral, je ne ris plus. Si je ris encore, mais jaune. Comme un Kirghize de kolkhoze. Depuis ce jour, je vis en ermite dans un igloo où sont conservés les derniers anticapitalistes du monde moderne comme un spécimen de Cro-Magnon dans du formol. Alors fatalement ça ne me fait pas rire, le formol anesthésiant.
Figurez-vous que le Covid a des effets inattendus sur notre consommation domestique. J’en veux pour exemple que depuis que les magasins comptent leurs clients, il y en a moins à la fois. Pas plus de trois chez mon vélociste.
C’est une restriction qui contrarie gravement l’économie libérale.
Avec l’affichette « 3 clients à la fois » en vitrine, fatalement les petits commerces trinquent. Même Décathlon où le vigile compte les entrées et régule la file. Idem pour acheter un bouquin à coté chez Cultura.
Le constat est là: des files se forment au moment des pointes. Je vous rassure tout de suite, dès qu’une file apparaît, j’évite d’y entrer et « je me passe » de mon achat. Je commande chez Amazon en bon consumériste connecté. Mais les irréductibles restent. Il faut du lait, du beurre…ou de la bière. Coûte que coûte dirait Macron.
Alors dans la file, il faut (se) passer le temps. Heureusement il y a le smartphone. Et celui qui n’a pas de smartphone n’a plus qu’à écouter devant ou derrière ce qui se raconte d’intéressant.
Ces files auxquelles il va falloir s’habituer en rappellent d’autres. Celles de l’Union Soviétique. Qui dit queue dit produit rare, pas cher, ou intéressant. Alors autant prendre la queue diront ceux qui n’ont rien d’autre à faire!
En URSS, c’est la pénurie de produits qui générait les files d’attente. Parfois nuit et jour. Et même pendant plusieurs mois s’il s’agissait d’obtenir un billet de train pour Cracovie ou Budapest. En économie libérale, c’est le Covid qui provoque les queues, plus exactement la distanciation physique qui nous est imposée par le virus redoutable. Mais alors me direz-vous, participer à une file c’est aussi s’exposer à la contamination si l’on n’a pas le compas dans l’œil capable de mesurer un mètre ou si l’autre derrière vous colle au train comme au feu vert pour échapper à l’orange?
Loueur de queue
Je ne plaisante pas, si le Covid persévère, les loueurs de queue, ces indigents sans boulot pourront prendre la queue à votre place le temps que vous puissiez aller boire un coup. Un euro le quart d’heure de queue!
Les mécanismes capitalistes de gestion de l’offre et de la demande vont fonctionner à merveille au cours de cet épisode Covid qui pourrait durer. Raréfier les produits pour susciter le besoin est une veille ficelle du marketing. Alors attendons-nous à voir les files prospérer et les coupons promotionnels réapparaître une fois l’attente terminée. Pour être sûr que vous ne partez pas en cours de queue.
Alors pourquoi ne pas engager des orchestres de rue, des saltimbanques, des danseuses à plumes en manque de contrat?
On a vu une forme de soviétisation des attentes lors du Covid avec les personnels soignants gratifiés de passages réservés aux caisses de magasins comme pouvaient l’être les officiels eu URSS ou comme le sont en France, les handicapés ou les femmes enceintes.
Dans les moments d’exacerbation prostatique il faut s’absenter momentanément et urgemment. Et donc négocier un compromis pour retrouver sa place une fois revenu. Pas facile. C’est là que le remplaçant bénévole aura toute sa place, moyennant rétribution, cela va de soi.
On imagine que le marché noir aura de beaux jours devant lui si cette gestion des files dues à la pandémie devait perdurer…à moins de se doter d’un coupon numéroté comme à la coupe du fromage dans les grands magasins.
Pour en savoir davantage sur la gestion des files en Russie soviétique

Titre humoristique pour dire que même si vous n’êtes pas motards, on va faire aujourd’hui de la moto.
Je suis parti de Thann en direction de Wildenstein puis j’ai gravi le col de Bramont et son tapis d’enrobés tout neuf. Ensuite j’ai pris « la route des Américains » pour me hisser sur la route des Crêtes jusqu’au col de la Schlucht.
J’ai compté: onze motos en file m’ont dépassé sur ce tronçon pénible à 7% sur sa deuxième moitié. C’est pour cette raison que nous sommes nombreux à ne plus « faire » la montagne vosgienne le WE à vélo.
Dommage que le Parc n’arrive pas à promouvoir « les mobilités douces » comme cela se fait dans d’autres régions. Par exemple pourquoi ne pas réserver des petites routes comme la route forestière du col Amic depuis Wuenheim aux cyclistes?
D’autres s’étonnent que la navette en bus soit supprimée cette année et d’autres préconisent des solutions radicales comme interrompre la route des Crêtes au col du Haag et après la Schlucht avant la réserve naturelle de Tanet-Gazon du Faing.
Tous s’insurgent de la passivité de l’état et de l’absence de contrôles des autorités…alors que pendant le confinement on était capable d’arrêter un vététiste en montagne à l’aide d’un hélicoptère! Comme on dit « deux poids-deux mesures »
Au retour, j’ai repris la route des Crêtes jusqu’au col Amic où j’ai rejoint Thann ensuite.
De nombreux motards comme d’hab! mais pas seulement. Cet après-midi des centaines de voitures et de camping-cars stationnés le long de la route et à proximité des auberges…et des cyclistes venus nombreux des Pays-Bas qui adorent pédaler ici. Ceux qui montaient le Grand Ballon n’étaient pas tous en état d’affronter la pente dans son intégralité. Après l’auberge du Ballon, j’en ai vu s’arrêter et « méditer » la tête affaissée sur le guidon. Je compatis car je sais que le GB est redoutable surtout sous la chaleur.
La route des Crêtes vosgiennes est propice aux motos s’il fait beau et si c’est le week-end. Quoi de plus normal! Seulement les autres utilisateurs de la montagne ont en marre de ce bruit infernal.
Alors aujourd’hui ils l’ont dit.
Regroupés au col de la Schlucht, marcheurs, randonneurs et cyclistes s’étaient donnés rendez-vous pour un pique-nique protestataire sous l’égide du Collectif SOS Massif des Vosges (le collectif pour la quiétude et la sécurité dans le massif des Vosges)
Environ 200 personnes sont venues écouter les intervenants parmi lesquelles quelles personnalités politiques et élues et une représentation du groupe local Thur-Doller d’Alsace Nature.
Notamment…
Étrangement aucun représentant du Parc Naturel Régional des Ballons Vosgiens (PNRBV) et aucun représentant du Club Vosgien.
Le PNRBV fait la fine bouche, il propose une table ronde à laquelle le Collectif s’oppose estimant qu’on a trop tergiversé sur ce dossier des nuisances…et Le Club Vosgien préfère s’attaquer aux VTT semble t-il plutôt qu’aux nuisances sonores.
La maire d’Aubure est venue dire que sa commune voit passer jusqu’à 800 motos en une journée tandis que le maire de Bourbach-le-Haut demande plus de contrôles sur les émissions sonores des motos tout en annonçant une réduction de la vitesse à 30km/h dans la traversée de sa commune.
Un important service d’ordre encadrait cette manifestation pourtant bon-enfant, un dispositif qui a surpris les habitués de la Schlucht.
Puis j’ai repris ma route…
On peut encore signer la pétition en ligne contre les nuisances sonores ici
Les réseaux sociaux s’en font parfois l’écho: monter un pneu serait de plus en plus difficile. Je ne doute pas qu’avec l’avènement du VTT, on a affaire souvent à des pneus récalcitrants dès lors que les structures sont nerveuses et plutôt raides. Mais aussi sur certains pneus de route où les tolérances dimensionnelles du fabricant de jante et de pneu sont étroites.
Idem pour gonfler un pneu sans chambre, il faut un certain savoir-faire.
Ces deux vidéos pourront peut-être nous rafraîchir la mémoire.

C’est sur le blog d’Isabelle et le vélo qu’on apprend que les cyclistes vont pouvoir à nouveau atteindre le Mont Saint-Michel jusqu’au pied depuis qu’un arrêté scélérat les avait sommés de finir le trajet à bord d’une navette en laissant les vélos à 2 km de là.
Cette mesure d’interdiction est provisoirement levée. S’agit-il d’un effet Covid? on ne le sait pas. On peut lire toute l’histoire de cette affaire ténébreuse commencée en 2012 avec les travaux de désensablage du Mont sur le blog d’Isabelle.
A lire chez Isabelle et le vélo
A vélo, le Mont Saint-Michel et sa baie sont l’arrivée et l’étape de trois grands itinéraires vélo balisés :
– La Véloscénie, itinéraire grand spectacle : 450 km d’itinéraire vélo de Paris au Mont-Saint-Michel.– La Véloroute des plages du Débarquement au Mont Saint-Michel : sur les traces de l’Histoire et de la bataille de Normandie.
– La Vélomaritime® EuroVélo4 : environ 1 500 km de balade à vélo de la Manche à la Mer du Nord.
(source Office de Tourisme Mont Saint-Michel Normandie)

Cet après-midi je suis allé voir le Triban de Décathlon. Un vélo de route avec des pneus de 28 et des freins à disques. Incontournable cette mode des freins à disques. Le cadre alu est de géométrie sloping, c’est à dire à la mode tube supérieur incliné vers l’arrière, à mi-chemin entre le course et le VTT.
A part voir le vélo en live, la vendeuse consulte son iphone pour me renseigner comme je le ferais chez moi sur mon ordi.
Décathlon a supprimé son appli qui permet de comparer les vélos entre-eux. Pourquoi? c’était pourtant pratique pour comparer deux vélos identiques ou presque mais dont l’écart de prix est de 200 euros. A la place, on a une page qui peine à nous décrire les caractéristiques du vélo et qui préfère nous imposer de belles images.
Comparer le modèle 500 et le modèle 520?…Attendez faut k’j’regarde!…
De toute façon faut commander en ligne car en magasin, y’en a pas et pis on n’a pas vot’taille, on n’a que le grand exposé.
Et les pneus tubeless ready, c’est compris dans le prix?
Attendez je regarde…faut changer la valve, mettre une étanchéité, changer les pneus,…
Bref, j’en sais assez, je m’en vais.
A la maison, je commence à éplucher le site Décathlon et je vois que pour 650 euros on a le bas de gamme avec du dérailleur SORA en 9 vitesses et des freins plus lourds de 200 gr que la gamme 520.
Ce n’est pas grave, c’est pour voyager avec bagages et pour le prix on en a pour son argent, me dis-je… Ce qui est bien avec ce vélo, c’est qu’on peut monter des gros pneus et monter des garde-boues…avec en plus de nombreux points d’ancrage sur le cadre alu pour les bagages.
Mais gros problème lorsqu’on se penche sur les avis des acheteurs sur le site D4L…
1/ les chambres explosent en pleine nuit sans prévenir et un client qui dort à coté de son vélo (!) a manqué de perdre l’ouïe!
2/ impossible de remplacer les pneus sur la jante
3/ les dérailleurs se dérèglent pour un oui pour un non
4/ un client perd une manivelle et manque de se tuer
C’est une vraie litanie de clients dépités. Que fait Décathlon? rien! il compatit tout en se gardant de rappeler ses produits.
Alors méfiance avant d’acheter ce vélo Triban qui manifestement n’est pas au point. Relativisons, les acheteurs de ce vélo sont souvent des débutants qui n’y connaissent pas grand chose en vélo, incapables de régler un dérailleur eux-mêmes…et c’est bien normal.
En revanche un pneu immontable, on imagine pourquoi mais c’est fâcheux…parce que le fond de jante est trop gros et empêche « de gagner du diamètre » au montage. Pourquoi Décathlon ne corrige t-il pas le problème? mystère!
…et les chambres qui explosent? manifestement, il y a des bavures dans le fond de jante.
Reste la légendaire mise au point bâclée des vélos. Des roues voilées, des fourchettes de dérailleurs qui frottent, des pédales qui se barrent en route, des freins mal centrés…On le savait déjà.
Donc allons voir ailleurs!…en attendant que Décathlon mette son vélo au point. Ou arrête de le vendre.
La firme Pendix commercialise un kit d’adaptation VAE qui nécessite peu de transformations. Absence de rayonnage de la roue ou de changement de roue puisque le moteur est ajouté au pédalier.
Reconnaissons-le tout de suite, le résultat n’est pas beau.

Le kit Edrive 300 est vendu 1550€ et la batterie additionnelle …600 euros. Glups! L’autonomie est annoncée à 105 km…en mode ECO!
/https://www.velo-assistance-electrique.com/
Comment voyager autrement ? à vélo, bien sûr ! C’est décidé, vous avez pris la résolution de partir à vélo. Pas au bout de la rue. Pas pour toujours. Juste quelques jours cet été.
Si vous êtes déjà cycliste et que vous savez pédaler cinquante kilomètres en une journée pas de problème! car faire un premier saut de puce de 50 kilomètres va vous offrir tout de suite une dose d’exotisme.
Sinon entrainez-vous autour de chez vous en attendant de pouvoir franchir ce cap. On s’entraine sans les bagages, c’est moins difficile et on s’assure que le vélo est à sa taille et que la selle ne vous fait pas (ou plus) mal aux fesses.
Une selle qui fait mal continument doit vous interroger et signale souvent un vélo pas fait pour votre morphologie. Revoyez la question.
Mais l’autre question c’est évidemment celle du vélo. Quel vélo choisir pour voyager? Ne prenez pas l’exemple des baroudeurs au long cours qui transportent des bagages (jusqu’à 40 kg! )pour faire le tour du monde. C’est inutile.

Quelques voyageurs à vélo font des raids puis, une fois sur place, visitent les lieux. Dès lors certains préfèrent le train, puis une fois rendus prennent le vélo. Pourquoi pas! Mais sachez qu’en France, un vélo dans le train c’est très mal vu…et souvent on vous en dissuade.
D’autres, comme moi, veulent tout faire à vélo sans pour autant le soir ramper à quatre pattes sous la tente et sortir le réchaud. Songer que ce genre de voyage qu’on appelle cyclo-camping s’adresse avant tout à des amateurs de vélo ET de camping.(aller sur le site de cyclo-camping)

Je n’ai pas une âme de campeur alors je dors à l’hôtel et je mange, au besoin, sur le pouce à midi.
Attention, une journée de cyclo-voyageur peut coûter entre 70 et 100 euros!
Si c’est ce voyage là que vous recherchez, alors il vous faut un vélo ni de course, ni un VTT…ni de ville. Le vélo doit être à mi-chemin sans être Tous Chemins. Prenez donc un vélo bien chaussé avec des pneus confortables de 35C en diamètre 650 ou 700… et assurez-vous que les haubans et la fourche sont équipés de fixations pour les sacoches.

Choisissez vos sacoches vous-mêmes!
J’ai fait le test des sacoches et du bike-paching. Les deux sont bien mais le bike-packing s’adresse plutôt à celui qui veut aller vite et loin et qui n’emporte pas son smoking pour des soirées huppées.

En revanche les sacoches vous permettent d’emporter davantage de choses…et donc des vêtements. Car ce sont d’abord les vêtements qui sont les plus utiles si l’on veut voyager en restant propre sur soi.
Itinéraires: méfiance! étudiez avant de partir votre itinéraire et évitez les grands axes!
Les itinéraires qu’on vous vend en France sont souvent imparfaits, encombrés, en tronçons disjoints, jonchés d’intersections non prioritaires. Sans parler des piétons, des pêcheurs, des rollers…et des chiens qui divaguent. Si vous aimez tout ça, prenez les véloroutes! Mais en retour ne vous attendez pas à faire une moyenne sur des itinéraires de transit. C’est à vous de voir…
c’est un réseau de sympathisants du vélo qui vous accueillent pour vous laver et éventuellement pour vous loger
Si vous allez à l’hôtel, réservez au plus tard la veille! A vélo ne pas trouver d’hôtel peut vous conduire à dormir sous un pont car vous n’aurez pas le temps de prospecter autour de vous…et n’oubliez pas de demander un abri sûr pour votre monture. J’ai déjà monté mon vélo dans l’ascenseur jusqu’à ma chambre avec l’assentiment de l’hôtelier! Dormir avec son vélo, le rêve!
Tous les hôtels ne permettent pas de laver son linge. Ayez de la lessive en berlingot et empressez-vous de le faire sécher à la fenêtre si le soleil est encore là, puis au-dessus de la douche la nuit. On aussi s’aider du sèche-cheveux ou du sèche-serviette.
Le gîte est aussi un bon plan. Rester deux ou trois jours est apprécié.
Le voyage à VTT
Voyager à VTT, c’est possible. Dans ce cas il faut avoir l’âme d’un baroudeur qui utilise les chemins muletiers ou de grande randonnée. Priorité aux marcheurs!
Si vous souhaitez préparer un voyage à VTT, article en relation

Il est arrivé dans ma boite justement le jour où il pleut.
Voila de quoi me reconfiner!
Je ne vous en dis pas davantage.

Je déambule dans la rue des Vignerons. Les façades sont crados, rongées par la pollution ambiante. On voit que Turkheim ne respire pas la santé. Aucun touriste ne vient se hasarder par là en ce 14 juillet, jour de fête nationale.
Voila trois fois que l’affiche A4 collée sur les poteaux de la ville attire mon regard. Un chat noir perdu le 2 juillet.
Justement, j’entreprends de redescendre la Grand’rue. Déserte. Un chat noir le long d’un mur qui semble craintif et qui se réfugie sous une voiture à l’arrêt dès que je m’approche de lui. Je le prends en photo et je retourne à l’affiche la plus proche.
J’envoie un SMS au numéro indiqué avec la photo du chat…
Des chats noirs avec des yeux jaunes, il en existe des milliers, mais sait-on jamais? Aucune réponse, aucun remerciement.
A Guebwiller, la ville est à l’arrêt. Les terrasses sont peuplées de quelques riverains venus là en observateurs. C’est le marasme. Les poubelles urbaines débordent le long des rives de la Lauch qu’on aimerait agréables et paisibles. Manifestement, nous n’avons pas les moyens ou la volonté d’organiser un service de ramassage adapté de tous ces déchets. Toutes ces villes de nos vallées vosgiennes sont en déshérence touristique. L’effet Covid est-il passé par là? Pas seulement! l’état catastrophique de notre patrimoine foncier est à faire fuir. Au fond de nous, on se rend compte de notre pauvreté chronique et de notre incapacité à entretenir ces architectures qui sombrent sous la crasse de notre civilisation.
Je vais vous faire une confidence tout à fait insignifiante et personnelle. Mon ophtalmo prend sa retraite. Oui, quoi de plus banal! Le problème est qu’il lâche dans la nature ses patients, aucun repreneur ne veut de son cabinet, pas assez grand? trop cher? je ne sais pas. C’est donc le fameux « demerden-sie sich » auxquels nous sommes conviés. Je serais tenté de laisser tomber ces gouttes quotidiennes dans l’œil qui protègent mon nerf optique du glaucome. C’est ce que feront immanquablement tous ceux qui n’ont pas les moyens de chercher un successeur à leur ophtalmo.
Au bout du quatorzième coup de fil, j’ai abandonné la tournée des ophtalmos de la place mulhousienne.
C’est le quinzième ophtalmo qui m’a trouvé un créneau inespéré en avril 2021, une place s’étant libérée (un patient décédé sans doute?).
Donc en 2021, mon ophtalmo sera belfortain.
Sur le même thème, la chasse au chirurgien-dentiste n’est pas mieux. A Thann tout est verrouillé. D’abord un répondeur impersonnel, puis envoyer un mail et prière de ne pas se déplacer pour prendre rendez-vous. Vous l’avez compris, le système dissuade en priorité les plus démunis.
Écrire un mail dicté au téléphone ainsi libellé: cabinetdentaire.sillonheinrich@orange.fr ne garantit pas que vous réussissiez du premier coup…mais la réponse est instananée
Bonjour, Nous sommes malheureusement contraints de vous dire que nous ne pouvons plus accepter de nouveaux patients. Merci de vous retourner vers un confrère.
Encore de nos jours, voir un chat noir est considéré par certains comme un mauvais présage. Cette croyance, bien qu’anecdotique au vingt-et-unième siècle, repose sur une longue histoire de superstition qui remonte à d’anciens temps et particulièrement au Moyen Age, époque de la « chasse aux sorcières ». (source)
Et alors?
Alors, ces signes démontrent l’incroyable déclin de cette France dont on nous vante encore la place de super-puissance.

C’est l’été, ce sont les vacances. On pourrait dire les vacances anti-Covid tellement l’impact économique de l’épidémie retentit partout. Surtout dans le secteur du tourisme.
Le malheur des uns fera le bonheur des autres. Les grands tour-operators font grise mine tandis que les promoteurs de voyages alternatifs se frottent les mains. Le tourisme français risque d’être le grand gagnant du « restez chez vous! » et le vélo aussi a tout à y gagner.
Des vacances à vélo dans l’hexagone, voila une idée toute simple pour rester confiné en voyage. Il suffit d’avoir son masque pour faire quelques emplettes de bouche et le tour est joué.
Ma consœur blogueuse Isabelle et le vélo fait le point sur les guides vélo.
Les bons et les moins bons. Ceux qui se glissent dans la pochette du guidon et les autres. Ceux qui font du baratin et ceux qui vous disent où passer sans se retrouver sur la rocade, ceux qui vous disent où trouver un vélociste ouvert l’été et ceux qui vous envoient chez Midas.
On ne s’en doute pas toujours, mais aller dans un hôtel bien situé en zone touristique peut nous permettre de constater que le voyage à vélo se démocratise. Surtout chez les CSP+ à la retraite avec vélo électrique qui font des bonds de quarante kilomètres de ville à ville, histoire d’abandonner bagnole, avion et ferry.
Retrouver ses racines autour de chez soi, après les avoir perdues pendant plusieurs décennies, quoi de plus tonifiant!
Reste les bourlingueurs, les rebelles à la norme, ceux qui comme moi préfèrent jouer les robocops à vélo, franchir les frontières les plus impénétrables à la recherche de contrées inconnues et improbables.
L’été est encore là, mieux vaut voyager loin du tohu-bohu frénétique qui ravivera l’épidémie.
A nous de choisir!

Un post-confinement à vélo
L’idée avait germé à la suite du confinement lié au Covid-19. Puisqu’il fallait nous inscrire dans une limite administrative arbitraire de 100 km ou à celle de son département afin de ne pas colporter le virus, pourquoi ne pas appliquer cette contrainte à nos circuits à vélo!
Ce faisant, j’ai pris une carte du Haut-Rhin et j’en ai tracé les contours d’un itinéraire vélo.
A VTT car le terrain de nos frontières est accidenté. Vicissitudes de notre histoire géologique, de notre histoire politique et militaire, le Haut-Rhin se compose au sud de l’Alsace d’une plaine installée dans le sillon rhénan et de contreforts de montagnes usées, à l’Ouest avec le massif vosgien, au sud le Sundgau, zones de collines ayant échappées à l’effondrement du fossé rhénan.
Un VTT s’imposait donc pour épouser finement les contours de notre département du Haut-Rhin.
En 1871, la France perd la guerre qu’elle a déclenchée le 19 juillet 1870 contre le royaume de Prusse. La perte de l’Alsace-Lorraine est consacrée et une nouvelle frontière franco-allemande est établie le long des crêtes vosgiennes.
Les bornes-frontière sont toujours présentes sur les cimes vosgiennes. On les suivra du mieux qu’on pourra.
Le programme du parcours étant établi, il reste l’évidence: de nombreux passages le long de cette ligne frontière ne sont praticables qu’à pied. Avec un vélo et des bagages, c’est un défi difficile à certains endroits surtout dans les zones rocheuses accidentées où il faut pousser ou porter son vélo.
Je ne chercherai pas une « labellisation » d’un tel parcours car je sais que de nombreux obstacles s’y opposeraient. D’abord l’hostilité des marcheurs qui exercent une sorte d’exclusivité sur l’usage des sentiers de randonnée, ensuite des autorités diverses qui posent des interdits un peu partout à coups de panneau B0 (rond blanc à liseré rouge) ou d’article 331.3 du code forestier.
Enfin, cette sorte d’auto-censure de la société vis à vis des sports à risques, une forme d’hygiénisme moral qu’on voudrait nous imposer dans le cadre d’une optimisation des coûts sociaux ne prêchent pas en faveur de ce genre de raids à vélo. Le Covid-19 a en ce sens constitué un véritable frein à nos libertés individuelles et collectives en désignant du soupçon tous ceux franchissant les limites d’une ligne jaune infranchissable.
Cela dit, roulons et manifestons notre droit de rouler!
Les parcours
Au total le Tour du Haut-Rhin à VTT mesure 330 km et 6300 m de dénivelés positifs. Décomposés en 5 parcours, nous n’en effectuerons que les trois premiers sur abandon à la suite d’une chute.
En mai 2021 nous pourrons terminer notre tour qui aura pris au total cinq jours et la fin du parcours est mentionnée en bout de cet article.



Les deux dernières étapes (Vogelgrün-Ferrette et Ferrette- Sentheim) n’ont pas été réalisées
Les cols
Le Haut-Rhin dans sa partie vosgienne comporte de nombreux cols. On en franchira 37. Les chasseurs de cols que nous sommes seront donc comblés.
Le vélo
J’utilise un vélo tout suspendu (un amortisseur avant et arrière) qui présente l’avantage de mieux absorber les zones caillouteuses et ajoute de la motricité tout en préservant le dos et les bagages des tressautements. Pneus de 26/2.25 Maxxis sans chambre insensibles aux épines, débordant préservant les jantes des « coups de cailloux ». La surlargeur du pneu, malgré le surpoids, est un atout pour le contrôle de la trace sur sol encombré.
Les bagages
J’ai expérimenté le bike-packing, c’est à dire un sac de selle de 17 litres de marque Zéfal. La fabrication semble être de qualité. La paroi intérieure est thermosoudée et l’ensemble pèse seulement 620gr.
Ce dispositif fixé sur le tube de selle et sous la selle présente l’avantage d’être profilé et de pouvoir passer plus facilement aux tourniquets de parc et sur les passerelles « anti-vaches ».
Mais il faut savoir ranger ses affaires à l’intérieur où un seul compartiment est disponible avec une longueur modulable jusqu’à 60 cm de long. J’ai opté pour un rangement des vêtements par sacs plastique, les plus petits dans la pointe du bag à l’avant, les plus volumineux à l’arrière avec en dernier l’imperméable. J’ai renoncé à utiliser le filet extérieur car en passant sous des branchages, on risque de perdre l’imper (ce qui m’est arrivé, heureusement je m’en suis aperçu). Ensuite, il faut savoir que le bag inévitablement fait balourd au pédalage, c’est à dire qu’il balance. C’est surtout dérangeant sur route. Pas en chemin. Enfin par rapport à des sacoches, le bag est supérieur au poussage dans les montées car il vous libère le coté latéral du vélo et il ne se décentre pas.
Point important: si vous partez avec un bag droit (horizontal) il va rapidement s’affaisser et finir par frotter sur le pneu. Il faut donc le contraindre avec les sangles latérales à prendre une courbure vers le haut et il conservera cette forme jusqu’à l’arrivée.
Quand vous déballez, il faut évidemment tout sortir pour accéder au fond du sac, mais avec de la méthode on y arrive
Après expérimentation, je constate que pour cinq jours j’ai emporté trois jours de fringues pour optimiser le poids en comptant laver deux fois…et en priant pour que ça sèche la nuit.
Les hébergements, les gestes-barrières
Nous ne sommes pas campeurs. Transporter son couchage sur les cimes, nous n’y sommes pas préparés et on ne dort pas n’importe où dans le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges (PNRBV).
Covid oblige, les établissements hôteliers ont du se plier à un ensemble de règles destinées à éviter la contamination de se disséminer parmi les clients et le personnel. Plutôt bien appliquées dans l’ensemble. Pour entrer, il faut un masque, du gel est placé aux endroits de passage, un sens de circulation établi lorsque la place le permet. Pas plus de deux personnes à la fois à l’accueil…
Ça coûte combien?
Ne pas se voiler la face: voyager à vélo n’est pas gratuit. Surtout si on pratique un vélo « dynamique »…
| Auberge du Ballon | 20.00 |
| Moto-Hôtel | 81.25 |
| Auberge Firstmiss La Bresse | 19.60 |
| Auberge du col Bonhomme Plainfaing | 79.65 |
| Marche Château Saint-Hippolyte | 16.20 |
| Hôtel Caballin Vogelgrün | 80.38 |
| Total trois jours | 297.08 |
Nous avons fréquenté trois hôtels-restaurants au col de Bussang le Moto-Hôtel, à l’auberge du col du Bonhomme, au Caballin à Vogelgrün aussi appelé Ranch du Rhin, et à l’heure méridienne l’auberge du Ballon d’Alsace (cne Urbès), l’auberge Firstmiss route des Crêtes (cne La Bresse), le Marché Château à Saint-Hippolyte.
Focus sur les hôtels
Moto-Hôtel de Bussang: je recommande!
On arrive par le col des Allemands, on traverse la nationale en faisant attention au trafic routier et on est à demeure. Inutile de descendre à Bussang car le le lendemain il faudra grimper au Drumont. Terrible à froid!
Il n’est pas banal de voir des cyclistes dans l’antre des motards du Moto-Hôtel du col de Bussang. L’hôtel est situé dans l’ancienne douane à l’entrée de l’ancien tunnel. Le patron hollandais nous attend et nous connait déjà à notre arrivée en nous appelant par notre prénom. On est surpris! Il a sa clientèle d’habitués, une trentaine de motards venus d’Allemagne, de Grande-Bretagne, de Suisse, d’Autriche…de Hollande. Les motos sont toutes abritées par quatre, toutes de prix, bichonnées le soir jusqu’au repas par les voyageurs. Et nos vélos dormiront à la cave. Belle ambiance rétro au restaurant, petit parc au pied de la RN66 (ça ne s’invente pas!) et si l’on a de la chance, dans l’abrupt rocheux on aperçoit les chamois, une mère et ses deux petits. Après vingt ans d’exploitation, l’hôtel est en vente, la patron et sa femme veulent se retirer aux Canaries.
Auberge du col du Bonhomme: à la rigueur!
Il y a un problème au Bonhomme. Le commerce ne repart pas. C’est une misère. Deux clients, nous! L’établissement est bien tenu, les gestes-barrières en place. Un menu sur ardoise, des patrons accueillants, chambre et sanitaires propres.Certes l’ambiance est loin d’être celle de Bussang
Le Caballin Vogelgrün: oui sans hésiter!
Lorsqu’on choisit son point de chute à vélo, il ne faut pas se tromper et ne pas devoir faire des kilomètres en plus. Donc à Vogelgrün, ce sera Caballin. Cet hôtel trois étoiles est situé sur l’Ile du Rhin entre Vieux et Neuf Brisach. Tout le personnel est bilingue, normal puisque les Allemands y sont nombreux. On sera logés près de notre garage à vélos (une dizaine de vélos) au sous-sol mais avec accès au plan d’eau. Une clientèle locale et familiale vient se restaurer le soir, la terrasse sera pleine. J’ose demander si on peut laver son linge…la directrice me dit non, il n’y a de machine à laver le linge ni de sèche linge…« mais si vous voulez, apportez moins un sac, je laverai votre linge chez moi et vous l’aurez sec demain matin ». Le lendemain matin, un sac de linge à ma porte. Propre. Il y a un atout commercial majeur pour les hôteliers de proposer ce service à la clientèle cycliste. Le Caballin a eu le bon réflexe. Malgré le luxe de l’établissement, les prix sont comparables avec les auberges de montagne.
Les images
Sentheim-Bussang
Bussang-Bonhomme
Bonhomme-Vogelgrün

Vogelgrün-Ferrette
Bernard est tombé en traversant un ralentisseur de vitesse métallique. On appellera une ambulance. Notre Tour du Haut-Rhin à VTT s’achève ici. C’était une belle expérience. Bernard a fait soigner son doigt abimé à Mulhouse. J’ai repris ma route à vélo et je suis rentré chez moi directement. Un peu triste.
La fin (provisoire) de l’histoire
Notre histoire a une fin…mais ce n’est pas un terme final puisqu’une chute a du nous conduire à l’interrompre.
Nous avons longé le Rhin sauvage coté français pendant 26 kilomètres jusqu’à Chalampé où une chute malencontreuse a mis fin à notre Tour du Haut-Rhin à VTT comme je viens de l’expliquer.
J’hésite encore sur le statut de cette Ile du Rhin. On me dit qu’elle est interdite à la circulation. Il est vrai qu’un panneau B0 est positionné sans autre interdit explicite aux vélos et randonneurs à pied.
La fin de l’histoire et du tour du Haut-Rhin à VTT
Mon collègue une fois remis de sa chute a souhaité reprendre la fin de notre tour du Haut-Rhin à VTT en 2021. Il nous restait donc à parcourir la partie méridionale du département.
Longer le Rhin, traverser le Sundgau, puis longer le Territoire de Belfort jusqu’à Masevaux d’où nous étions partis en 2020.

Nous devions encore rapporter de belles images aujourd’hui et demain. Mais l’essentiel était déjà fait au cours des trois journées précédentes.
Aujourd’hui, nous longions le Rhin sauvage, tranquillement, depuis Vogelgrün jusqu’à la frontière suisse. Puis il était prévu de rejoindre Ferrette dans le Sundgau.
trace du parcours prévu aujourd’hui
Et demain, il restait un petit parcours bucolique entre Ferrette et Masevaux pour achever le Tour du Haut-Rhin à VTT.

Hélas au km 26 à 500m du pont de Chalampé, mon ami est tombé. Bêtement, comme on dit, sans qu’on s’y attende, tout simplement sur un « gendarme couché », ralentisseur de vitesse, sur la petite route qui conduit au Golf du Rhin. Il a voulu le contourner pour éviter le tressautement des sacoches en mordant le bas-coté, puis le vélo est sorti en travers sur la chaussée en macadam et patatras, c’est la chute. Brutale!
Moi qui suivait derrière à quelques mètres, j’ai suivi pour contourner aussi le ralentisseur comme on le fait souvent en pareil cas et voyant la chute, je suis sorti lentement de l’ornière.
Il existe deux ralentisseurs successifs sur cette route étroite empruntée par les golfeurs avec de nombreux refuges car la largeur ne permet pas aux voitures de se croiser. Ces ralentisseurs occupent toute la largeur sans sas pour les vélos. Dommage!
Mon collègue debout tout de suite. Je ramasse son vélo, les sacoches qui frottent la roue, le support GPS cassé…et mon collègue qui s’écrie « j’ai le pouce cassé! »
Le 112 me répond en allemand, le 15 ou le 17 numéro inconnu du relais allemand et pourtant je suis à Chalampé en France!
Les habitants des immeubles de VNF arrivent à appeler les pompiers…une ambulance arrivera trois quarts d’heure plus tard.
Bernard a ramené lui-même son vélo aux habitations. Il dit ne pas souffrir. Il est très courageux et fait le diagnostic lui-même devant les ambulanciers, médusés.
Notre Tour du Haut-Rhin à VTT est terminé.
Je rentre à Thann sur mon vélo, je n’ai pas le cœur à poursuivre seul. Je raconterai notre voyage plus tard. Nous avons tellement « galéré » là-haut sur les cimes que c’est triste de terminer ainsi alors que nous avons traversé des endroits bien plus périlleux.
Bernard m’a donné de ses nouvelles. Son pouce va être opéré.

Le troisième jour du tour est accompli . Mi montagne,mi plaine d’Alsace. Terminés les cols Vosgiens. Nous sommes sur les bords du Rhin. À Vogelgrun tout près de Neuf-Brisach,
Hier nous avons parcouru 94 km et 1200m. Aujourd’hui nous longeons le Rhin jusqu’à la frontière suisse puis on prendra le Sundgau au sud avec trois cols programmés avant d’arriver à Ferrette. 100km,
Deuxième journée beaucoup plus roulante que la veille. Montée au Drumont puis Chaume de Ventron, puis Col d’Oderen, puis aller au col de Bramont, montée aux tourbières de Machais, rejoindre la route des Américains et Accéder à la route des Crêtes. On fait tous les cols de la crête. À la Schlucht on prend la direction du col du Calvaire et on descend au col du Bonhomme.60km et 1600m. Vitesse commerciale : 10,6 km/h

Épreuve difficile pour ce premier jour. De très beaux paysages. Point d’orgue: le Ballon d’Alsace. Le parcours est très accidenté et demande de l’entraînement.

Au total aujourd’hui 52 km et 1800m. Vitesse moyenne 7km/h!!!on a galèré toute la journée dans des dédales de pierres et de roches





Ce jour là, la route était absente. Pour traverser Monesi, nous avons pris nos vélos à bras le corps.
Ils n’ont rien dit.
Le premier de cordée a tâté le terrain, puis les autres ont suivi parmi le village dévasté. Un village coupé en deux, ça surprend. Les autorités italiennes sont parfois impuissantes devant les éléments. Les crédits venus de la capitale sont loin à acheminer. Tout ça je l’imagine.
revoir ce récit de septembre 2018…

Lorsque nous arrivons à Dom Barbera, il est déjà tard et la brume tombe sur le massif.
Le refuge est là dans ce creux frontalier, le col du Seigneur à 2108m. Ce que je n’ai pas raconté, c’est la vie au refuge. Plus précisément la nuit. Dans un refuge de haute-montagne, il faut se plier à l’austérité des lieux. On repart plus ou moins crasseux le lendemain faute d’eau pour se laver. La pompe du puits est en panne, faute de carburant, le groupe électrogène ne fonctionne pas, pas de réseau téléphonique, laisser ses pompes dehors et frugal souper. Chambre commune pour une dizaine et pas de lumière la nuit.
Nos vélos ont dormi avec les chevaux.
Je ne crois pas que nous sommes arrivés le jour le plus favorable.


Avoir un tour d’avance, ça motive. Alors même que je n’ai pas encore commencé mon tour du Haut-Rhin à VTT (départ demain), l’idée germe en moi de faire le tour des départements voisins.

A commencer par celui des Vosges. Un grand département dont le périmètre représente près de 350 km. Les Vosges, c’est le massif à l’est mais c’est aussi la plaine à l’ouest
Ce tour là, je le ferais volontiers avec un vélo de route. L’idée n’est pas de le faire au galop mais de visiter les sites traversés.

J’ai un faible pour Neufchâteau puisque j’y suis né.
Ne pas s’enfermer dans un jeu de frontières limitrophes trop étroites. Ne pas s’interdire des écarts.
Gérardmer, Saint-Dié, Vittel, Epinal et Remiremont ne sont pas à exclure

C’est Gérard qui m’écrit.
sauf si je l’ai loupé, je n’ai pas vu de billet sur la pétition
en cours de sos-massifdesvosges.fr ici :
http://www.sos-massifdesvosges.fr/?p=1015
Cela me semble pourtant une cause à défendre; samedi j’ai fait le
Platzerwazel puis la route des crêtes jusqu’au Grand Ballon et retour
par le HWK : c’était affolant toutes ces motos !
Je ne peux évidemment pas me défiler. Ce Collectif auquel je viens d’adhérer vise à protester contre les nuisances des motards sur le massif vosgien.
J’ai consacré des dizaines d’articles à ce sujet sur mon blog.
Voila un thème qui revient en débat épisodiquement quand les beaux jours arrivent. Ne pas s’emballer trop vite, le 19 avril 2012 j’écrivais sur mon blog « la routes des Crêtes va être limitée à 70km/h sous l’impulsion de deux conseillers généraux, Jean-Jacques Weber (Saint-Amarin) et Alain Grappe (Guebwiller)(web l’Alsace 19/04). » (voir l’article)
Le 22 janvier 2013, on évoque à nouveau les motards dans le journal DNA. Le but serait de limiter l’usage des motocyclettes dans les cols vosgiens . Plus particulièrement les samedis et les dimanches dans les cols haut-rhinois du massif, à l’exception de trois passages importants : les cols de Sainte-Marie-aux-Mines, du Bonhomme et de Bussang (RN 66) (DNA 22 janvier).
En 2013 toujours, on sentait poindre à nouveau la montée du mécontentement et j’écrivais « la question revient sur la place publique aujourd’hui avec une pétition visant à demander que dès le printemps 2013, un dimanche de chaque mois, d’avril à novembre, soit exempt de tout véhicule à moteur sur la Route des Crêtes.« (voir l’article du 25/2/2013)

La limitation de la vitesse à 70 km/h aurait pu constituer une alternative acceptable au tout interdit. Oui mais voila depuis bientôt huit ans que la mesure est prise, aucun motard ne la respecte et les verbalisations sont rares. Installer des radars fixes sur la route des Crêtes? on sait ce qu’il en adviendrait…
Alors, soit pour un pique-nique à la Schlucht le 19 juillet!
Et comment on y va à la Schlucht? A vélo bien sûr!
J’organise un départ depuis Thann. Départ 8h30 heures école maternelle du Kattenbach au bout de la piste cyclable du Rangen . Repas tiré du sac. Possibilité de prendre le circuit en cours de route à…
On longe la Thur jusqu’à Kruth, puis col de Bramont (avec enrobés tout neuf), puis La Bresse, puis col des Feignes, col de la Schlucht soit 45 km et 1100 m
accéder à la trace du parcours

Si c’est pour se retrouver avec un océan de bagnoles garées sur des kilomètres le long de la route, qu’on ne compte pas sur moi pour venir aggraver le problème.


Le Covid s’est-il envolé?
Sans nous en rendre compte, nous sommes entrés à pas feutrés en vacances après des semaines d’inactions forcées pour beaucoup. Je veux dire en période de vacances, comme si le Covid s’était envolé. Non le Covid ne s’est pas envolé, il fait du sur-place. Et les corps constitués, destitués provisoirement le temps de changer de gouvernement, vont avoir fort à faire pour assurer la police sanitaire sur les plages et partout où le vacancier s’abandonne à l’oisiveté rapprochée avec ses semblables.
Des corps professionnels entiers continuent de vivre dans la crainte non pas du Covid mais du chômage. Les soignants qui s’attendent à une réactivation de l’épidémie et aussi tous ceux qui sont interdits d’exercer. Je pense notamment au spectacle vivant privé de tout cet été et pour lequel le chômage forcé se prolonge. Pas de bals populaires, pas de fêtes de rues, pas de théâtres, pas de concerts,…
La distanciation à l’épreuve
Roulez à trois, quatre, …dix mètres l’un de l’autre, c’est possible à vélo.
Mercredi, je pars donc pour de petites vacances à vélo. En compagnie d’un ami. Un voyage autour de chez moi qui ne sera pas étranger à cet apprentissage du confinement que nous avons connu au cours des dernières semaines. La distanciation, nous gens de montagne et de vélo solitaire, nous la pratiquons déjà! Oui, là-bas, au fond du chaume sur les crêtes du massif, nous verrons des silhouettes à l’approche face à nous, peut-être davantage en cette saison d’été où nos grands impérators vainqueurs de la pandémie ont recommandé de restez chez soi plutôt que de choisir Phuket ou Agadir. Un peu comme ces médecins démunis du siècle passé qui écrivaient sur la prescription « garder la chambre! »

Quelle est la bonne distance? Je ne sais pas. On me dit qu’il faut lire « le Château » de Kafka pour mieux aborder le corpus de la distance. Soit! (gratuit sur Kindle)
Alors oui, je vais garder mes distances inter-personnelles du mieux que je pourrai le long de ma frontière haut-rhinoise. Je n’aurai pas de regret: je laisse toutes les plages du littoral, les campings bondés et les contrées exotiques aux inconditionnels du tohu-bohu estival.
Du Havre à Prades
J’ai bien noté. Le nouveau premier ministre s’appelle Castex. Un nom bien de là-bas et l’accent chantant du terroir pyrénéen. A part ça, on ne s’explique pas vraiment en quoi ce nouveau serviteur de l’Etat va changer quoi que ce soit à la donne. Passer du Havre à Prades, est-ce une garantie supérieure d’authenticité patriotique? Ce que les Français demandent, nous dit-on, ce sont des gens d’en-haut en lien avec les territorialités. Alors va pour Castex! Castex, c’est une consonance qui en rappelle d’autres comme Rolex, Solex, latex,…on imagine déjà toutes les confusions que ne vont pas manquer d’habiles plaisantins tentés de chambrer le nouveau premier ministre pour peu qu’il s’avise d’exhumer des dossiers laissés opportunément en jachère. En même temps, j’ai une méfiance naturelle pour les « gens du sud » et qui s’en revendiquent. Ça commence mal.
L’orage va t-il gronder à nouveau à la rentrée? c’est à craindre puisque tous les commentateurs annoncent de grandes difficultés en cascades sur le plan économique et social. La crise sanitaire est passée par là, juste après celles des Gilets jaunes et des retraites.
On va donc attendre de voir comment la nouvelle task-force gouvernementale va prendre les choses en mains cette semaine. Ministre? pas spécialement un poste enviable par les temps qui courent.
Des villes à la campagne?
Bien sûr, on ne peut pas passer sous silence l’incroyable percée des écologistes dans les grandes villes, roues dans roues derrière leur précurseur Eric Piolle à Grenoble. Le vélo en sortira donc gagnant puisqu’il est devenu le symbole « fourre-tout » du changement environnemental en ville. Contre le gré souvent d’une majorité silencieuse qui constate désabusée la disparition des facilités accordées aux voitures, de larges avenues amputées d’une ou deux voies, des parkings rationnés et la fin des tolérances en tous genres pour grappiller des espaces sur le terrain des piétons, des cyclistes et des espaces verts.
Pour ceux-là, les adeptes du tout voiture, il faudra donc battre en retraite face à des municipalités vertes qui choisissent parfois d’imposer brutalement des interdits sans concessions pour parvenir à leur but: redonner du bien-être à la ville.
Ce qui est manifeste, c’est que l’effet Covid a facilité les victoires écologistes, les électeurs s’étant rendus compte que la ville était porteuse de la pandémie, on aimerait adopter un mode vie plus rural qui nous dispense des transports en commun et de la promiscuité. Pas facile! La France est donc devant une grande complexité territoriale: des villageois qui veulent toutes les commodités de la ville et des urbains qui veulent des champs à la place des grands boulevards.

Chaque jour en passant devant sa dépouille, je me recueille.
Mon petit-fils a tâté la roue. « Elle est encore dure, papy », me dit-il. C’était un vélo. Abandonné, il a fini entre les mains des gamins du quartier.
C’est fou ce qu’un vélo est susceptible d’encaisser comme coups, comme mauvais coups. Je ne sais pas pourquoi cette graine de violence se déchaîne ainsi sur une chose aussi ordinaire qu’un vélo Micmo. Peut-être parce qu’elle n’est pas capable de se défendre? je ne sais pas. Le vandalisme sur un vélo me révulse. S’acharner ainsi doit certainement répondre à une nécessité de faire le mal. Le mal pour le mal. Le mal gratuit. Et chaque jour qui passe, il faut lui enlever encore une raison d’espérer, de ressusciter entre les mains de celui qui l’a perdu ou abandonné entre des mains vengeresses.
Chaque jour, il subit de nouveaux coups. Et pour qu’il ne s’échappe pas, on l’a attaché à un pieu. Un pieu, comme ces condamnés qu’on exhibe après leur condamnation, leurs meurtrissures, le temps qu’ils expient je ne sais quelle faute.
J’imagine qu’il existe une sociologie du vandalisme, peut-être une explication freudienne qui pourrait nous dire pourquoi un tel acharnement à détruire. Ou plus simplement s’agit-il d’un rite expiatoire en réparation d’une infortune? ou des joies qu’auraient pu apporter ce vélo à son propriétaire?
Que l’on m’aide à comprendre!

Juste de quoi essayer la mécanique et les réglages.
Mercredi je pars pour cinq jours faire mon tour du Haut-Rhin, je dois donc mettre toutes mes chances de mon coté pour réussir. Je sais que je vais avoir du poids à transporter, des bagages, de l’eau et l’on annonce de la chaleur. Donc fatalement chaque pente sera difficile et je m’attends à pousser souvent l’ensemble.
Mon premier but sera d’atteindre la fin du troisième jour à Vogelgrün, j’aurais quitté la montagne avant de retrouver le Sundgau à la fin du quatrième jour.
Le quatrième jour est long car il y a 100 km. Je ne l’ai pas fait à VTT depuis longtemps. Depuis ma Traversée des Vosges à VTT en 2013 où le premier jour on avait eu 94km et 2200m entre Wissembourg et la Petite Pierre.
Rappel de mes étapes du Tour du Haut-Rhin…
https://velomaxou.com/2020/05/22/tour-du-haut-rhin-a-vtt/

Faut pas croire, on n’est pas devenus tous amis parce qu’on est sur Facebook.
Le réseau Facebook qu’on dit social est facilement irritant pour peu qu’on y trouve des thèses à l’exact contraire de celles que vous défendez. Et en plus, je ne parle même pas de ceux qui colportent n’importe quelle nouvelle bidonnée pourvu que ça amuse la toile. L’ortografe nivo maternelle supérieure? faut faire avec. Quand mon mental correcteur plante, je zappe.
C’est pourquoi de temps à autre…
Ce qui fait dire à une de mes petites nièces que j’adore « tu râles tout le temps ».
Comme elle a raison!
Les plus paranos parmi les groupes, ce sont les groupes de vigilance du quartier de Tartempion. Ceux-là se sont constitués en milice Facebook et ça flippe dur toutes les nuits dès qu’un chien aboie. Ceux-là aussi, je les quitte.
Bon ça c’est fait.

Aujourd’hui jogging. Quel vilain mot!

J’ai fait dix bornes après avoir mijoté une bonne partie de la journée. Vélo? rien? VTT? rien?…ce sera un jogging. Brutal: déshabillé en 10 secondes, en tenue en 20 secondes. Pas le temps de changer d’avis.
Et run!
Au bout de cinq bornes, je rallonge. Le métronome interne fait dong-dong-dong. Je le respecte dans les montées en faisant patiner l’embrayage comme si j’appuyais sur la pédale…et je débraie dans les descentes.
Le jogging pour les vieux, une ringardise à la mode
C’est clair, je fais grand-père avec mon score. Les mômes se marrent dès que je les ai croisés.
Je me prépare à un voyage de cinq jours à VTT, le tour du Haut-Rhin en épousant les limites territoriales. J’espère y arriver en dépit du fait que les contraintes physiques seront éprouvantes.
Avant de partir, j’aime savoir combien pèsent mes bagages. C’est pour moi une préparation « mentale » qui me fera comprendre pourquoi c’est plus difficile de grimper une bosse ou un col ou franchir un tourniquet de parc sur le chaume vosgien avec mon VTT. Je serai donc indulgent avec moi-même.
En mai 2018, j’avais entrepris un voyage routier à Valjoly
Ni train, ni camping et neuf jours de vélo.
Le voyage routier est moins lourd qu’à VTT. J’avais 19.500 kg seulement au total à traîner. Sans l’eau.

Bilan de la pesée
| Vélo | 13100 gr |
| Bikepacking | 2850 gr |
| Sac à dos | 3040 gr |
| Electronique embarquée | 1165 gr |
| Trousse de toilette | 360 gr |
| Camelbak (max 3000) | 1000 gr |
| Bidon | 800 gr |
| Total | 22315 gr |
J’ai une faible expérience du voyage à VTT avec bagages autour de Tende en 2018


https://www.openrunner.com/r/11588139
Vous aimerez peut-être aussi
https://velomaxou.com/2014/12/02/le-quartier-plessier-a-altkirch

Pour les cyclistes habitués des lieux, la centrale nucléaire de Fessenheim n’était rien d’autre qu’un grand bâtiment blanc qui brillait dans le lointain, depuis les hauteurs du Blauen allemand ou encore depuis la terrasse de Notre-Dame de Schauenberg à Pfaffenheim.
Pour les écologistes, purs et durs, c’est une victoire assumée. Avoir pu abattre cette carapace de béton radioactif après des années de protestations alors même que le nucléaire est devenu aujourd’hui un argument pour lutter contre le réchauffement climatique rend cette victoire beaucoup moins évidente.
C’est presque une victoire triste.
Car aux 1800 MW dont se prive la France, il faudra bien trouver une alternative un jour quand la croissance en berne voudra redémarrer. Les Allemands en font la cruelle expérience. En choisissant de fermer toutes leurs centrales nucléaires, ils peinent à desservir leur complexe industriel à l’aide de centrales au lignite qui dévorent le paysage et polluent gravement l’air et la santé.
La perte de quelque six-cents emplois à Fessenheim n’est qu’un épiphénomène des conséquences de la fermeture de la centrale. Dans l’océan des pertes d’emplois annoncés après l’épidémie de Covid, ces chômeurs ne seront qu’une goutte d’eau vite oubliée.
Les vraies conséquences de cette fermeture se feront sentir lorsqu’on aura besoin de mobiliser tout notre outil industriel pour faire repartir l’économie.
Finalement si Fessenheim ferme aujourd’hui, c’est parce qu’il fallait l’immoler au nom d’une idéologie qui est encore loin de convaincre. Le silence des écologistes nouvellement élus aux Municipales, tous fervents adeptes de la sortie nucléaire, est assourdissant. Comme un lendemain de victoire avec la gueule de bois.

Révision avant le départ
Les pneus, les plaquettes de freins, la chaine…
Si vos pneus sont usés à plus de 75%, changez les avant d’aborder un grand voyage. Les miens ont 4500 km, je les change bien que j’aurais pu les garder encore un peu « en local ».
La chaine Shimano a une particularité, il n’y a pas d’attache rapide mais une goupille à la place.
Ne pas « se rater » avec cette chaine Shimano Deore car il n’y a qu’une goupille dans la boite et non deux comme dans la boite Shimano Ultegra.
Ma chaine VTT a mangé du sable pendant les trois jours des Vosges du nord, elle est bonne à changer. Comment le savoir? avec la jauge

Si vous montez une attache rapide à la place, il faut l’acheter en plus. La vidéo de Décathlon qui montre le montage avec attache rapide ne convient pour cette chaine.


Il faut se référer à cette vidéo canadienne.
Quand vous coupez votre chaine alignez là à coté de la chaine démontée et vous serez sûr qu’elle est à la bonne longueur.
Pression des amortisseurs

Autopsie du contenu de votre sac à dos
De temps à autre, surtout quand vous partez plusieurs jours, penser à vérifier le contenu de votre sac

Le contenu de mon sac…
Penser à recharger toutes vos batteries, lampes vélo, frontale et GPS. Pour l’iphone, j’emporte une batterie solaire. Pour le GPS, j’emporte 10 batteries AA assez pour tenir 5 jours.
Je suis en ordre de marche. Je peux partir tranquille mais j’essayerai quand même la machine en local avant de partir.
Il reste à peaufiner le contenu du bikepacking pour les vêtements…c’est un autre sujet

Articles en relation…
https://velomaxou.com/2013/10/17/vtt-jemporte-quoi/
https://velomaxou.com/2020/05/28/bikepacking-a-vtt/
https://velomaxou.com/2012/12/21/gps-je-ne-sais-rien-mais-je-dirai-tout/
Le Grand Ballon sous tension
La clôture électrique décidée au Grand Ballon pour obliger les touristes à suivre les itinéraires est une honte.
Qui plus est cette clôture habituellement réservée aux bovins n’est nullement destinée à un tel usage: dissuader les badauds, comme des baudets, d’aller là où bon leur semble!
Qu’on en arrive à une telle extrémité est pour le moins révélatrice d’une fracture entre les représentants des parcs régionaux et les usagers de la montagne. Nous prend-on pour des animaux? des ânes? au point de nous destiner des itinéraires sous haute-tension (4000 volts) sur les chaumes des ballons dès qu’on vient à s’en écarter? Sans doute la mesure sera t-elle retoquée pour des motifs de sécurité publique et rapidement mise en échec par des vandales éclairés, mais ce qui est plus grave c’est que l’imagination des administrateurs du Parc puisse s’inspirer de celle du monde carcéral. On sent partout poindre dans le monde patenté des défenseurs de la montagne des tentatives d’interdits diverses qui s’apparentent à un monde réac-écolos comme par exemple Alsace Nature qui s’offusque qu’on projette un Bike-Park au Markstein. Avant de s’attaquer aux descendeurs de montagne à vélo, Alsace Nature n’a t-il pas autre chose à faire au niveau de ceux qui prennent la route des Crêtes pour un circuit de vitesse?
Non la montagne n’est pas une prison!
Mieux vaut en rire…
les clôtures électriques mal entretenues ou mal conçues peuvent sérieusement blesser voir tuer les animaux comme les Hommes.(lire l’article qui devrait faire réfléchir le PNBV avant de mettre sa clôture en service)
De la distance sociale
Oui, peu à peu la distanciation sociale s’installe. Mais ce n’est pas vraiment celle à laquelle s’attendait les pouvoirs publics.
En fait cette fameuse distance sociale devenue distance physique ne s’applique que de façon différenciée. Je veux parler de toutes ces habitudes communautaires qui reprennent ça et là. Les restaurants, les rassemblements sportifs improvisés, les fêtes de quartier, les fêtes familiales…et les entreprises dont les back-office sont comme avant: des habitudes de travail inchangées, des pauses à la machine à café ou cigarettes sans restrictions.
Alors si je comprends bien les gestes barrières tant recommandés sont déjà oubliés et dans de nombreuse situations on fait comme avant.
A bas bruit, je sens le virus revenir. Sans qu’on le dise. Le cluster est devenu un terme passe-partout commode pour désigner ce qui n’est rien d’autre qu’une résurgence de la maladie dans des milieux où les gestes barrières sont absents. La contamination qui guette chacun d’entre-nous risque donc à nouveau de se propager et la période de relâchement des vacances d’été n’est pas de bon augure.
Du vélo à gogo
Pascal Bride, fameux baroudeur à vélo, et non moins violoniste alto à l’Orchestre Symphonique de Mulhouse ne cesse de nous rendre admiratif. A la condition de concevoir le vélo en mode +++, c’est à dire comme une succession de défis permanents. C’est son truc à Pascal Bride, se lancer le défi qu’il est cap de le faire. Pourquoi pas, si c’est son art de vivre!
Sur son fil Facebook il écrit…
4 jours en mode sacoches » Ultra Dénivelé « .
😜 1014 km / 21 000 m…découpé comme ceci :
jour 1 / 374 km .8000 m
jour 2 / 217 km .4500 m
jour 3 / 184 km. 3200 m
jour 4 / 239 km. 5000 m
1014 kilomètres de vélo en quatre jours!…et 21000 mètres de dénivelés! soit 21 fois la montée du Grand Ballon.
Chapeau l’artiste!
Pascal Bride organise du 6 au 12 juillet « La route du diable », une épreuve en autonomie totale qui comporte deux niveaux de performances soit 739 km soit 1424 km à réaliser dans des temps impartis.

Pascal Bride est entouré d’un groupe de zélotes fanatiques de l’exploit. Ils se définissent volontiers comme des fous furieux de vélo. Soyons donc fous avec eux: qu’ils réussissent encore une dernière fois à vivre le vélo qu’ils aiment.
Les grandes villes en Vert
Le mouvement écolo continue de séduire dans les grandes villes au lendemain des Municipales. Avec de nombreuses poussées de la couleur verte, EELV le parti de Jadot fait la nique à la droite, à LREM et…à la gauche.
Derrière cette votation d’une population CSP+ attachée au bien-vivre urbain, on comprend que le Covid 19 a laissé des traces dans les esprits. Beaucoup de citadins ont compris que la ville est devenue outre ses problèmes endémiques d’environnement, un repaire à clusters dans nombre de situations. Alors il faut vite mettre les bouchées doubles pour changer la ville. S’attaquer aux pollutions diverses, aux bouchons, à la malbouffe, au mal-être,…que sais-je encore! La ville pour les Verts a toujours été un terrain d’expérimentations diverses pas toujours convaincantes.
Hélas, à Mulhouse malgré un bon score de son jeune écologiste Loïc Minery (ex Modem), c’est la remplaçante de Jean Rottner, Michèle Lutz, qui garde le pouvoir. Il ne faudra donc pas s’attendre à de grands changements en matière de pollution et de mobilités urbaines.
Idem à Colmar où Straumann prend le fauteuil laissé vacant par le maire sortant. A noter le bon score du Vert Frédéric Hilbert (cycliste affirmé et membre du Cadres Colmar) avec 36% des voix.
Il existe soixante-dix cols au nord d’Haguenau. Je les ai comptés. C’est normal de compter lorsqu’on est membre des Cent Cols. Le but du jeu c’est donc d’être chasseur de cols à vélo et l’animal est un col, un minéral que l’on chasse à tour de rôle, sans jamais le tuer.
Au nord d’Haguenau, l’immense forêt des Vosges du nord qui est aussi un parc, le Parc Naturel des Vosges du Nord (PNVN).
J’ai déjà sillonné les lieux avec mes amis randonneurs et routiers. Il me reste les cols dits muletiers, ceux qu’il est préférable d’aller « chercher » avec un VTT ou à la rigueur un Gravel pour sacrifier à la mode du temps.
Pour moi, je reste un inconditionnel du VTT tout suspendu. Je ne vais pas mettre cette fois mes traces GPS à disposition. Trop de choses intolérables à beaucoup de mes confrères et dangereuses pour un habitué convenu du vélo, c’est à dire quelqu’un qui ne conçoit pas le vélo en mode marcheur. Moi je me définis comme un marcheur à vélo. C’est pourquoi je dénie à quiconque du Club Vosgien de m’interdire ses sentiers dès lors que je pousse ou que je porte mon vélo et que je respecte de bons principes: laisser la priorité aux marcheurs et descendre de mon vélo quand la place manque.

Je fais par ailleurs des choses condamnables.Une sorte de transhumance courte à travers des futaies quand le chemin des marcheurs a disparu dans le vent de l’histoire.
Pour en revenir à mes cols du nord vosgien, j’en ai donc ajouté 22 au cours de ces trois derniers jours. Si mes comptes sont bons, il m’en restera 19.
Au départ de Climbach

Au départ de Philippsbourg


Au départ de Zinswiller

Je commence par le col du Pigeonnier déjà franchi en 2010…et qui ne compte donc pas selon la règle « 100 cols » mais qui me permet d’accéder au col du Birkenthal non loin de là.
Les cols franchis
Les noms donnés aux cols sont souvent évocateurs d’une mythologie des lieux, les anges, font référence à des animaux, des loups, des ours, des chevaux,…ou le haut de village
| FR-67-0472 | Stiefelsberg |
| FR-67-0502a | Luchsenkopf |
| FR-67-0431 | Birkenthal |
| FR-67-0473 | Hohenbourg |
| FR-67-0374 | Hohmarkstein |
| FR-67-0440 | Riegelsberg |
| FR-57-0292 | Kachler |
| FR-57-0330 | Sandkopf |
| FR-57-0352 | Wolfs |
| FR-57-0349 | Pfalz |
| FR-57-0372 | Rondelle |
| FR-57-0362 | Molloch |
| FR-67-0406 | Angelsberg |
| FR-67-0461 | Borneberg |
| FR-67-0466 | Wolfenthal |
| FR-67-0304 | Buchwalderkopf |
| FR-67-0339a | Kachler |
| FR-67-0385 | Hochfirst |
| FR-67-0317a | Langkirschbaum |
| FR-57-0291 | Grand Dunkelthal |
| FR-57-0380 | Grand Hirschthal |
| FR-57-0296 | Schlangenthal |
La ligne Maginot
La verrerie

Je contournerai…
Après le col du Hohwart, je tombe sur le hameau Disteldorf (S’Disteldàrf). Complètement détruit…et en reconstruction. Habités par des charbonniers dès 1651. 12 maisons en 1831. 100 habitants, ce qui suppose des familles nombreuses…en 1939, les Allemands bombardent le hameau.
Qui dit sable dit quartz. Qui dit quartz dit verre. Comment faire fondre du quartz? On saura tout dans cette vidéo
Deuxème journée Philippsbourg (Moselle)
Le riverain s’enquit de savoir où je comptais me rendre avec mon VTT…Faire les cols autour du village…Il sembla peu connaisseur de la chose, mais spontanément, il me cita l’étang de Honau. Je compris que l’étang de Honau était une référence touristique locale.


Zinswiller, troisième journée
C’est mon troisième jour de pédalage et la fatigue s’accumule.
Les Vosges du nord sont un paysage attachant qui recèle de nombreuses possibilités de visites touristiques pour ceux qui aiment la nature. Et en plus, on a de l’ombre pour se protéger des jours de canicule!
Un dernier mot si l’aventure vous tente:
Si vous êtes tenté par la balade à VTT, ne vous embarquez pas sans dire où vous allez si vous partez seul. Ayez de l’eau en quantité au moins deux litres et des provisions de bouche car vous pouvez être retardé, avoir une panne, ne pas trouver votre chemin…et pire ne plus savoir où vous êtes. Ne comptez pas sur les autres! Vous pourrez faire des kilomètres en forêt sans voir personne. Ayez de quoi réparer, une chaine cassée, un pneu crevé, un dérailleur déréglé,…attachez correctement votre sac à dos, attachez tout les objets perdables, appareils photos, GPS. Ayez des dispositifs électroniques redondants si vous voyagez sans carte (ce qui est mon cas). En plus du GPS au guidon, j’ai un iphone qui fait également GPS où je peux retrouver mes parcours hébergés, des photos de mes traces, une liste des cols à rejoindre dans l’ordre du parcours. N’oubliez pas qu’en de nombreux endroits, il n’y a pas de réseau sur votre portable. Portez toujours votre casque bien ajusté. Il n’y a pas de honte à rebrousser son chemin, la trace du GPS vous y aidera.
Enfin savoir déjouer les pièges à VTT: les branches au sol en travers, les cailloux, les branches basses, les zones de marécage, les ornières.
Avoir une torche avec soi telle que lampe de casque peut vous aider à rentrer dans la pénombre. Sachez vous servir de votre lampe d’iphone ou d’appareil photo.
Le numéro d’appel international est le 112, il passe même là où le réseau est faible. Ne bloquez pas la géolocalisation de votre iphone, les secours pourront vous trouver facilement.

Pour vous localiser, sur le GPS Garmin, vous avez la touche « mark »…et si vous devez vous préparer à passer la nuit dehors, ayez une couverture de survie.
Si vous aimez ce challenge des cols à vélo, adhérez à l’association du Club des Cent Cols
Vélomaxou Cent Cols 6785
C’est comme Bach qui aimait revenir dans sa Saxe natale au nord du pays, je pars faire un come back à Wissembourg au nord de l’Alsace. Bon ok, vanne foireuse.
Je vais me mettre au vert. La forêt y est protectrice, elle nous protège du soleil dardant annoncé.

J’ai prévu des mini-circuits de cols à grimper que je mettrai bout à bout au gré de mes ambitions.
Pour l’heure, mes circuits se résument à des post-it griffonnés.
