Auteur : velomaxou
Francis Willmé, l’aérien

On ne présente plus Francis Willmé. C’est un restaurateur et collectionneur reconnu de véhicules anciens installé à Bourbach-le-Bas, rue de l’école.
Francis Willmé est un insatiable constructeur de mobiles animés par le vent. Mais il est aussi un ingénieux concepteur de mécanismes étonnants qui redonnent vie à des objets oubliés ou de récupération. Il construit actuellement une horloge à l’aide de vieilles chignoles, de chaînes de vélo, le tout sera animé par des poids, lesquels poids seront remontés par le vent produit sur une éolienne. Tout un programme savamment pensé et dosé!


Thann, le challenge des 10 mairies
Soyons ludique! Je vous propose le challenge des dix mairies.Un parcours touristique de 60 km autour de Thann qui évite les grandes montées mais qui parcourt les collines sous-vosgiennes (dénivelée totale 560m); c’est donc un peu physique. Une occasion de découvrir nos villages.
Si vous êtes perspicace, vous allez découvrir qu’en fait de dix mairies, vous allez passer devant beaucoup plus de mairies qui ne sont décomptées…cherchez lesquelles et combien.
Commençons au départ du lycée de Thann, avenue de Gubbio.

1/Thann-Bourbach-le-Bas en passant par Roderen. La montée au Taschel est un bon entraînement. Vous avez parcouru 9 km et 155m de dénivelée positive. Chercher la petite mairie près de l’église.

2/ Bourbach-le-Bas-Le Haut-Soultzbach. Le Haut-Soultzbach, c’est la nouvelle dénomination de la fusion de Soppe-le-Haut et Mortzwiller et pas de chance…il vous faut aller à la mairie la plus haute celle de Mortzwiller. Auparavant vous aurez traversé Sentheim où vous pourrez pousser jusqu’à sa mairie. Puis grimper à Haut-Soultzbach, deux routes au choix.km16/234m
3/Haut-Soultzbach-Burnhaupt-le-Haut. La descente de la vallée à vélo est agréable. C’est facile sauf qu’il faut quand même remonter à Guewenheim une fois arrivé à Soppe-le-Bas. S’arrêter à l’oratoire avec la vue sur le massif vosgien, puis prendre la piste cyclable de la Doller, vous verrez peut-être le petit train à vapeur.Traverser la D483 avec précaution au bout de la ZI. Aller jusqu’à la mairie près de l’église.km29/325m Vous êtes à mi-parcours.
4/Burnhaupt-le-Haut-Cernay. Impossible d’éviter le grand giratoire! Puis prendre la route de Schweighouse qui mène à Aspach-le-Bas…prendre ensuite l’itinéraire cyclable par le stade et sortir sur la D34, rejoindre l’institut Saint-André et passer sous la voie rapide en direction de Cernay. km41/368m
5/Cernay-Uffoltz. Uffholtz, la mairie est en haut du village, il faut grimper un peu et redescendre ensuite.km43/384m
6/Uffholtz-Wattwiller. Un effort important est à produire dans la montée d’Uffholtz, le long de la grande prairie. Cette pente vous donnera un avant-goût de la montée au camping une autre fois!km46/446m Pour l’heure demi-tour jusqu’à Uffholtz par les Grandes Sources.
7/Wattwiller-Steinbach. On n’est pas encore au bout de nos peines car il faut remonter en haut de Steinbach où se trouve la mairie toute neuve. Ne pas retourner à Cernay centre, prendre les jardins familiaux à la sortie d’Uffholtz.km51/508m
8/ Steinbach-Vieux-Thann. Enfin un peu de repos, plus de côtes! Attention à la traversée du pont de la Thur, c’est étroit et il faut quitter le trottoir avant. km56/533m
9/Vieux-Thann-Thann. Retour à Thann. Pour aller jusqu’à la mairie de Thann, mieux vaut prendre le pied des vignes du Rangen d’où l’on a un beau point de vue de la pente viticole.Une fois à la mairie rejoindre le lycée Scheurer-Kastner. km60/560m
parcours GPS
Postier d’un jour
Aujourd’hui dix lettres à poster. J’ai joué au postier d’un jour. Un challenge comme un autre qui m’a conduit à la boite à lettres de dix mairies pour y déposer le courrier de notre nouvelle association CADRES THUR-DOLLER. Pas de doute, le militantisme c’est aussi de la sueur.
Le ding-ding rend-il dingue?
J’en ai monté une ce matin sur le guidon. Discrète, elle ne rendra pas ringard ceux qui continuent de penser que cet objet (obligatoire) est superflu sur un vélo. Surtout sur les itinéraires cyclables peuplés de nos périphéries urbaines. A user avec modération car je sais que certains promeneurs se sentent importunés qu’on puisse oser les déranger chemin faisant.
J’avais déjà auparavant une sonnette plus conventionnelle dont la gâchette a rendu l’âme.
Fennematt à VTT
Je n’étais pas retourné par là depuis 2014. Comme le temps passe vite!
En ce temps là, je ratissais les cols avec mon VTT. Au col de Fennemat, j’avais obliqué vers le col du Chat. Aujourd’hui je vais rejoindre Fennematt et le Grand Langenberg. (Voir mon parcours de 2014 avec 4 cols au palmarès)
A Kirchberg, c’est facile, c’est tout droit, il suffit de grimper au lac de Lachtelweiher à 750 m d’altitude.
Puis je repars en direction de la ferme du Lochberg. Plus de goudron mais le large chemin est praticable
Mais j’ai trouvé une vidéo de Télé-Doller qui fera l’affaire
à la rosette et cornichons sur pain de mie complet classé ZeDiet 8/100
https://www.openrunner.com/r/9833124
30km/800m
Monpazier, préparation au voyage

Jour de pluie. J’en profite pour me plonger dans mes prochains séjours à vélo.
Avec Les Amis du Randonneur, ce sera la Rencontre Nationale du 30 mai au 2 juin à Monpazier en Dordogne. Je suis méthodique, je parcours l’invitation, les circuits proposés. Peu à peu je découvre par anticipation cette belle région, les bastides, Monflanquin, Limeuil, Villeréal, la Dordogne, la Vézère, …
Mon hébergement sera à Monpazier (image ci-dessus), ancienne bastide du XIIIe siècle. Avec Google Map, on peut déjà circuler dans les rues et se rendre compte de la beauté des lieux.
A pinces autour de Kiffis
Sortie pédestre à Kiffis aux portes de la frontière suisse. Ce parcours fait l’objet d’un compte-rendu détaillé de mon confrère Pierre Brunner sur son blog LTD-Rando68
Au programme les cols de Blochmont, de Neuneich et quelques curiosités et ruines témoignages du passé, comme le Glaserberg, au cœur de cette belle région frontalière entre la Suisse et l’Alsace.
Les potins du lundi
Carte grise, permis vélo,…il ne manquera que l’assurance…et pourquoi pas le contrôle technique vu l’état d’épave de certains vélos!
Avec l’obligation du Bicycode sur les vélos neufs, l’imposition du port du casque pour les moins de douze ans, voici venir le permis vélo.
Autrement dit comment faire d’une chose simple comme le vélo quelque chose de compliqué. La dernière invention du gouvernement consistera à délivrer un permis vélo aux enfants d’âge scolaire après une formation dont le coût n’excédera pas 50 euros.
Une formation destinée aux enfants de 6 à 11 ans, afin de leur apprendre à circuler à bicyclette. 1 200 clubs ou associations devraient être habilités à dispenser cette formation. Si elle rencontre le succès, les écoles primaires pourront l’inscrire définitivement à leur programme. (Le Parisien)
Est-ce que cette disposition sera de nature à faire aimer le vélo aux jeunes dans notre jungle citadine? Il est permis d’en douter. Si les parents rechignent à envoyer leurs enfants à l’école à vélo c’est d’abord pour une question d’insécurité des infrastructures.

Trottiner: marcher à petits pas et rapidement dit le dictionnaire. A Mulhouse, les trottinettes électriques s’installent. Pas sur les trottoirs, sur la route. Elles sont pilotées par de grands adultes « bon chic, bon genre ». Ce sont les nouveaux hipster de la trottinette, les geek du déplacement furtif. Ces engins là taillent la route sans qu’on les voit arriver. Un type qui survient à un carrefour sans marcher, sans pédaler, ça ne peut que surprendre l’usager en voiture. On va donc assister rapidement à des mesures radicales pour éviter un carnage. Déjà tous les corps constitués se raidissent face à ce déferlement urbain d’un genre nouveau.
…un million de trottinettes mécaniques et 232.749 trottinettes électrique se sont vendues en France en 2018. (Slate)
Le succès de la trottinette, je l’imagine, tient surtout au fait qu’elle n’est pas « meublante » comme peut l’être un vélo. Ce n’est même pas une chose puisqu’elle n’est pas identifiable au rayon des moyens de transport. Pas de cadre, des roues microscopiques, un semblant de guidon au bout d’un tube, rien qui puisse faire obstacle au déplacement multi-combiné de l’engin dans l’espace urbain, bus, train, escalator, ascenseur…et coffre de voiture.
Voici donc un nouveau venu parmi les usagers de la rue avec la trottinette. Les automobilistes commencent à grogner, les piétons aussi, les mairies…il ne reste plus que les cyclistes qui compatissent plus ou moins en attendant de voir quel statut va être affecté à la trottinette électrique. Il est suggéré qu’on l’assimile au vélo et donc qu’on la dirige vers les pistes cyclables déjà fortement encombrées par des usagers indus, piétons, rollers, chiens et autos-motos. Là où ça se corse, c’est que ces ETNI, Engins Terrestres Non Identifiés, ne sont tenus à rien et en particulier à aucun respect de vitesse. Ainsi on parle de trottinettes pouvant dépasser les 50 km/h!
Vieux-Thann, du vélo avec l’Etoile 78
L’Etoile 78, c’est le club cyclo de Vieux-Thann. Pourquoi Etoile? parce que dans les années 20, un club de coureurs cyclistes baptisé Etoile y était installé. Pourquoi 78? parce qu’en 1978, un club de cyclotouristes a relancé la discipline vélo.
Après quarante ans, le club Etoile 78 brille toujours de ses éclats et relance son activité 2019 en comptant bien rallier de nouveaux membres et notamment des jeunes intéressés par la discipline VTT. Vélomaxou est membre de l’Etoile 78 depuis ce matin.

Route

Route et pluie glacée pour finir.
3D
Avouez Carlos Goshn!
Voici une prison représentative du traitement de Carlos Goshn.
Ce n’est pas vraiment l’idée que je me faisais du pays du Soleil Levant, avec ses pommiers en fleurs. Nul doute que notre capitaine d’industrie Carlos Goshn doit trouver le traitement sévère. Il est sûr qu’au delà des conditions carcérales de l’ex-président de Renault-Nissan, le Japon s’engage dans une campagne d’image mondiale désastreuse pour sa réputation. Il en a vraisemblablement conscience en mettant en scène le jeu de ses procédures judiciaires qui rappellent celles de l’Inquisition et du Moyen Age.
Le Japon est la troisième puissance économique mondiale mais c’est un nain militaire depuis que les US ont mis fin à son expansionnisme, à ses horreurs guerrières, après les attaques nucléaires de Hiroshima et Nagasaki. Autour de lui, le Japon n’a pas que des amis et sa gestion de la catastrophe de Fukushima a laissé des traces de son incompétence à gérer des situations de crise.
Le Japon, c’est aussi un pays qui sur le plan démographique est appelé à disparaître du fait de sa natalité en berne…comme l’Allemagne, à défaut d’une immigration forte.
Avant d’acheter une Nissan ou une Toyota (fabriquée à Denain) je vais y réfléchir à deux fois. Je regrette déjà l’achat il y a deux ans de ma tondeuse à gazon Honda.
Avouez Carlos Goshn! puisque vous êtes coupable avant même d’être jugé.
Haut-Koenigsbourg

On me le demande parfois: peignez-vous le Haut-Koenigsbourg?
Je n’y suis jamais allé. Alors je me suis inspiré d’une image.Picturalement, c’est très tarabiscoté. Je plains les architectes de l’empereur Guillaume II. Il faut maîtriser toutes ces obliques qui fuient dans tous les sens et tenter de l’asseoir sur quelque chose de consistant.
J’ai tout « peigné » à l’eau à la fin, histoire de le flouter un peu.
Fait-on le poids?
Heureux les maigres! C’est reparti. Me voila les yeux rivés sur la balance. De deux choses l’une: 1/vous êtes vigilant toute l’année 2/vous vous goinfrez et à la fin vous le payez cash sur la balance.
Pour moi, c’est la solution 2.
Sur un vélo, comme à pied, la loi de la gravité ne pardonne pas. Plus on est lourd, plus on souffre. Les articulations, le système cardio-vasculaire et aussi l’image de soi. On aimerait parfois être plume. Sauf dans les descentes! Je ne rentre pas dans un discours moraliste, on peut être naturellement en surcharge pondérale…sans le faire exprès et s’y trouver à l’aise.
Bon alors j’ai repris mon programme Yazio comme en mai 2018. Je n’ai aucune attache avec cette entreprise Yazio et j’ai presque honte de ne pas acheter sa version Premium à 22.49 €/an.
Sans programme Yazio, ça marche aussi: il suffit de manger moins tout simplement. Juste assez pour tenir les jours de dépenses physiques. Yazio est là pour tenir la comptabilité…et des conseils nutritionnels avec sa version payante.
Pour moi c’est 2000 kcal à dépenser chaque jour et à répartir.
Bon, je suis à mi-chemin, ça valait le coup de faire le point pour prendre date.
Flûte! la flotte
Je grimpe à Rammersmatt dans la grisaille.
L’angle mort

L’angle mort porte un nom prédestiné pour celui qui se hasarde dans la zone cachée le long d’un camion. lire l’article du Parisien
Franchir l’interdit
680 000 conducteurs roulent aujourd’hui sans permis, alors qu’ils étaient 300 000 il y a 10 ans, affirme RTL ce lundi, d’après les informations de selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). (L’Alsace du 9 avril 2019)

Le nombre surprend par l’ampleur. On ne sait d’ailleurs pas comment l’ONISR parvient à l’obtenir. L’approche doit être un peu « pifomètrée » et les contrevenants non identifiés. Sinon l’individu, comme dit la police, serait déjà arrêté. On arrête bien facilement un piéton qui déambule sur les Champs, mais un automobiliste…c’est plus difficile. Surtout que ceux-là se confondent facilement dans la masse de bagnoles.

J’imagine le mec au volant sans permis; il doit se tenir bien pénard dans les files sans se faire remarquer. Finalement c’est peut-être un type bien qui s’est vu retirer tous ses points au fil de l’eau, je veux dire au fil de la route. Il y a aussi les « p’tits jeunes » qu’ont pas de thunes pour le passer le permis. Alors ceux-là se croient tout permis, doubler par la droite, déboiter dans les files sans crier gare et changer de file au feu rouge pour passer plus vite. Avec ceux-là, ne pas chercher des noises sinon ils vont vous mettre et un grand coup de frein et vous en serez pour votre poche. Pas de permis donc pas d’assurance.

Dans une société qui se délite, franchir l’interdit est devenu une banalité puisque les codes ne veulent plus rien dire. Le code de la route et tous les autres. Prenez par exemple le code des impôts, combien de quidams s’assoient dessus? même des ministres!…et le code des marchés publics?…Ceux qui sont là pour faire la police seraient bien inspirés de commencer à balayer devant leur porte. Je ne sais plus qui a parlé un jour de République exemplaire.
Aspach Gare
J’ai toujours de la tendresse pour cette jolie petite gare d’Aspach. Grâce à mon VTT, il m’arrive de flâner par là. Son revêtement en tôle bleutée commence à rouiller par endroit. Mais elle reste charmante.
Le boom du VAE

Les fabricants et marchands de bicyclettes se frottent les mains : le marché du deux-roues prend de la vitesse. En 2018, il s’est écoulé 2,7 millions de vélos, un boyau de moins qu’en 2017, mais ils rapportent gros, très gros…
…La raison: L’engouement pour le vélo à assistance électrique (VAE), un deux-roues cinq fois plus cher à l’achat (1 535 euros en moyenne) qu’un vélo standard. L’an dernier, la commercialisation de VAE a progressé de 21 %, avec 338 000 unités vendues. « Ce marché consolide sa croissance, représentant désormais 40 % du chiffre d’affaires des ventes totales de vélos », indiquedans le dossier de presse Jérôme Valentin, le directeur général de Cycleurope (Peugeot Cycles, Gitane, etc.) et coprésident de l’Union sport et cycle… la Manufacture française du cycle en Vendée, Decathlon à Mons-en-Barœul près de Lille ou Moustache Bikes dans les Vosges retrouvent de l’activité. (Le Monde.fr)
Tant mieux!
Hartmannswiller
Les tours avec leurs meurtrières évoquent l’histoire tourmentée des villages au Moyen-Age. Ces fortifications (XVeme) devaient permettre aux villageois de se protéger des attaques. A Hartmannswiller, on protégeait aussi les morts du cimetière. Peu-être de crainte que l’attaquant ne détourne les âmes de l’au-delà?…je ne sais pas.
Les potins du lundi
Cet homme là était possédé par le vélo. Comme d’autres le sont par le démon. Régine Deforges avait su immortaliser le vélo avec La Bicyclette bleue. Mais ici rien à voir avec le récit imaginaire ou romanesque. Quand à seize heures, deux neurochirurgiens se présentent enfin dans la salle de presse de l’hôpital universitaire revêtus de leur tenue blanche, tous les journalistes retiennent leur souffle, on allait enfin savoir. On allait de quoi souffrait le grand champion cycliste hospitalisé depuis bientôt plus de trois semaines dans ce service de haute technologie médicale.
Alors un des chirurgiens sortit de sa poche une petite chose de couleur bleue qu’on a d’abord eu du mal à distinguer du fond de la salle. Quand les feux des cameras se dirigèrent vers l’objet tenu entre le pouce et l’index du médecin, alors on a su. On a su que le champion cycliste souffrait d’une maladie jusque là inconnue, une bicycloïte aigüe du cerveau.

L’opération relevait de l’exploit. Personne, pas même les plus grandes sommités du monde cycliste, ne sont encore en mesure d’établir comment ce minuscule objet ressemblant à un vélo de la taille d’un porte-clé a pu venir se loger dans le cerveau de notre champion toutes catégories du vélo.
Les exégètes de la chose cycliste ne peuvent s’empêcher de penser à une forme de calcification du cerveau modelant jour après jour ce mini-vélo mieux qu’une imprimante 3D sans attirer l’attention de quiconque. Alfred Jarry, notre précurseur à tous parmi les bicyclistes, considérait le vélo comme « un prolongement minéral de son système osseux ». Sans conteste, nous étions là en face d’une forme d’endomorphisme qui va longtemps préoccuper la science. Comment un homme sain de corps et d’esprit, dans la plénitude de l’âge, a t-il pu secréter un petit vélo Kinder dans ses lobes cérébraux? Peut-être va t-on découvrir un ADN du cycliste comme il existe un ADN du tueur…Alors on comprendra pourquoi brutalement à trois heures du matin, je saute sur l’ordi pour décrire le songe qui me tient éveillé!
Le monde journalistique est en émoi. Leur crédibilité est mise en question à tous propos. Normal, puisqu’ils s’affichent ouvertement en symbiose avec les pouvoirs de l’ordolibéralisme! Depuis que Facebook est devenu le premier média de la planète (2.1 milliards d’inscrits) , les gazettes font grise mine. Elles se vendent moins et celles fidèles à leur dogme peine à convaincre. C’est ainsi que le journal l’Humanité est en quasi faillite en dépit des perfusions de l’État. Alors le nouveau défi des médias officiels qui tentent de reconquérir le cœur de leurs lecteurs consiste à débusquer ce qu’ils appellent les fake-news, les fausses nouvelles qui envahissent la planète. Un lecteur de vélomaxou le faisait justement remarquer: avec les fake-news, c’est tous les jours le 1avril. Relativisons! Si Facebook est un grand propagateur de fausses nouvelles, c’est aussi parce que le monde politique a de tous temps contribué à berner ses électeurs en leur faisant miroiter de fausses promesses comme à ces pauvres Britanniques englués dans le Brexit. On va encore en avoir la démonstration avec la campagne européenne qui s’annonce.
Archers
Ce matin rencontre d’archers à Thann. Ils ont investi le vignoble du Rangen pour se mesurer sur des cibles d’animaux. Disséminés le long des chemins viticoles, ils devaient accomplir un parcours par équipes et réaliser leur scores.
L’arc à poulie qui permet de multiplier la puissance est assez sophistiqué. Il comporte un dispositif de visée très élaboré.
Puis j’ai poursuivi ma route sur les hauteurs du vignoble de Thann
J’ai longé ensuite la Thur par son sentier sauvage. Au camping de Cernay, les préparatifs du carnaval
Hilsen
On va au Hilsen comme en pèlerinage. On y grimpe une fois chaque année et puis on est débarrassé de l’épreuve. C’en est une, une épreuve. 4,3 kilomètres et 450 mètres de dénivelé(e). Les croyants peuvent dire une dernière prière à la sortie de Linthal, là où une madone nous attend au tournant.
J’ai jeté un œil sur le compteur: 14% après le franchissement du ruisseau!
Ne pas se décourager. Avec mon 33×32, je gère comme je peux d’une boucle à l’autre. Ce n’est pas monotone, il y a des habitations tous les 200 mètres, des gens qui doivent aimer habiter là sans aucun terrain plat.
Je m’offre un Elsass Cola et je redescends debout sur les freins tout en grelottant
https://www.openrunner.com/r/9783373
Le VAE cache-misère de la politique vélo?
Je me marre. Dans les DNA de ce matin (5 avril), un article à la page de Wittenheim (communauté urbaine de Muhouse) intitulé « Les joies, risques et périls du vélo… »
Manifestement le journaliste est pro-cycliste et s’est bien défoulé alors qu’il était censé illustrer l’engagement des élus pour le vélo à assistance électrique. Figurez-vous que deux vélos à assistance électrique (VAE) viennent d’être mis à la disposition des agents et élus municipaux…
Aussitôt on convoque la Presse pour immortaliser l’évènement. A quelques mois des élections, ça peut toujours servir.

Le plus marrant dans l’histoire, c’est que le journaliste a voulu tester le réseau cyclable de Wittenheim et on n’est pas déçu du résultat…
Pédaler dans la capitale du bassin potassique relève du parcours du combattant. Quelquefois pire, on joue quasiment à la roulette russe alors qu’il s’agit d’emprunter la rue de Kingersheim, (en particulier de la Halle au Coton à la place Thiers). Récemment la municipalité a modifié le plan de circulation au centre-ville.
Pour le cycliste, c’est un cauchemar. A l’évidence si la bagnole reste reine, pour la petite reine on repassera… pas la moindre piste cyclable, pas le moindre couloir réservé à la bicyclette. Le cycliste trompe-la-mort, inconscient ou téméraire, n’aura plus qu’à slalomer au milieu du flux des voitures, une cohabitation souvent hasardeuse. Soit dit en passant, de quoi encourager davantage encore leur usage, ces mêmes voitures ont toujours plus de places de stationnement à leur disposition.
En 2014, j’avais testé l’ensemble de la communauté mulhousienne. Wittenheim recevait 11 points sur un total de 40 reléguant la commune à la 21eme place sur 33.(voir le palmarès)
Après un tel bilan, le maire Antoine Homé répète comme un leitmotiv « la municipalité a la ferme volonté de promouvoir les mobilités locales écologiquement responsables… » On aimerait le croire, mais depuis cinq ans apparemment rien n’a changé.
Bretten
Bretten est à part. A l’entrée de Bellemagny, je tourne à droite et j’y suis. 178 âmes. La dame dans sa grande maison à colombages m’observe prendre la photo. Les chiens aboient et le cycliste passe. L’un d’eux me poursuit derrière sa clôture et je me demande toujours s’il va freiner avant de s’écraser le nez contre un pilier.
Même un cycliste qui passe suffit à déclencher un tohu-bohu dans la « calmitude ».
Il neige
La mort des sas annoncée?

Vous en voyez beaucoup des cyclistes dans les sas?
Moi pas. Et pour cause, peu sont ceux à savoir à quoi ils servent et ceux qui le savent, comme moi, se gardent d’aller y mettre leurs roues.(lire pourquoi je n’ai pas confiance dans les sas)
En revanche les motards ont trouvé une place idéale pour démarrer en trombe aux feux tricolores.(lire l’article du Parisien).
Enfin, je ne me battrais pas pour inciter les cyclos urbains à les utiliser de crainte que l’un d’eux me reproche de s’être fait bousculer par un irascible du volant.
En attendant, il semble qu’à Paris les prunes tombent sur les motards depuis que la vidéo-verbalisation prend son essor. 18 000 PV ont été dressés pour non-respect de ces sas à vélo en deux mois!
Freundstein

La pluie a au moins sa raison d’être, je reprends mes pinceaux.
A quoi bon?
C’est vrai que parfois je me demande à quoi bon? A quoi bon décrire une sortie qu’on accomplit pour la nième fois. Chacun connait ça, chacun sait le faire, avec des variantes. On tâte le terrain plus exactement le vent comme un navigateur à voile.
Quand j’ai vu Cernay arriver aussi vite sans encore avoir commencé mon pédalage, j’ai changé de parcours, j’ai pris un cap sud-ouest face au vent jusqu’à Bellemagny. Une succession de bosses où je profite des creux pour m’abriter du vent puissant.
A Bretten, j’ai rejoint Rougemont, puis j’ai pu mettre les pieds sur le guidon.
Le Schirm se monte avec réflexion dès lors qu’on n’a pas beaucoup de ressources comme c’est mon cas. On part de la cote 400 et on arrive à 600m au col en 3,5km à peine 6%. D’abord la ligne droite jusqu’à Houppach où l’on prend ses marques. Ne pas s’affoler, ça ne sert à rien. Dans Houppach, on respire et une fois à hauteur du garagiste, il faut négocier quatre courbes et des tronçons à pente variable jusqu’à l’embranchement de la colonie de vacances; une fois là, c’est gagné, il faut prendre un rythme de croisière pour les deux dernières rampes à pente régulière. Quand on voit le portique électrique, on est sauvé.
https://www.openrunner.com/r/9765452
https://www.openrunner.com/route/9765452/embed/fr/34474d377050755751565a78463064324b7766674b695341475042764d6f76466877397a794a7a713858343d3a3ac1f9d62b79e404eb66f1f8c03722ff07