Aujourd’hui dix lettres à poster. J’ai joué au postier d’un jour. Un challenge comme un autre qui m’a conduit à la boite à lettres de dix mairies pour y déposer le courrier de notre nouvelle association CADRES THUR-DOLLER. Pas de doute, le militantisme c’est aussi de la sueur.
Auteur : velomaxou
Le ding-ding rend-il dingue?
J’en ai monté une ce matin sur le guidon. Discrète, elle ne rendra pas ringard ceux qui continuent de penser que cet objet (obligatoire) est superflu sur un vélo. Surtout sur les itinéraires cyclables peuplés de nos périphéries urbaines. A user avec modération car je sais que certains promeneurs se sentent importunés qu’on puisse oser les déranger chemin faisant.
J’avais déjà auparavant une sonnette plus conventionnelle dont la gâchette a rendu l’âme.
Fennematt à VTT
Je n’étais pas retourné par là depuis 2014. Comme le temps passe vite!
En ce temps là, je ratissais les cols avec mon VTT. Au col de Fennemat, j’avais obliqué vers le col du Chat. Aujourd’hui je vais rejoindre Fennematt et le Grand Langenberg. (Voir mon parcours de 2014 avec 4 cols au palmarès)
A Kirchberg, c’est facile, c’est tout droit, il suffit de grimper au lac de Lachtelweiher à 750 m d’altitude.
Puis je repars en direction de la ferme du Lochberg. Plus de goudron mais le large chemin est praticable
Mais j’ai trouvé une vidéo de Télé-Doller qui fera l’affaire
à la rosette et cornichons sur pain de mie complet classé ZeDiet 8/100
https://www.openrunner.com/r/9833124
30km/800m
Monpazier, préparation au voyage

Jour de pluie. J’en profite pour me plonger dans mes prochains séjours à vélo.
Avec Les Amis du Randonneur, ce sera la Rencontre Nationale du 30 mai au 2 juin à Monpazier en Dordogne. Je suis méthodique, je parcours l’invitation, les circuits proposés. Peu à peu je découvre par anticipation cette belle région, les bastides, Monflanquin, Limeuil, Villeréal, la Dordogne, la Vézère, …
Mon hébergement sera à Monpazier (image ci-dessus), ancienne bastide du XIIIe siècle. Avec Google Map, on peut déjà circuler dans les rues et se rendre compte de la beauté des lieux.
A pinces autour de Kiffis
Sortie pédestre à Kiffis aux portes de la frontière suisse. Ce parcours fait l’objet d’un compte-rendu détaillé de mon confrère Pierre Brunner sur son blog LTD-Rando68
Au programme les cols de Blochmont, de Neuneich et quelques curiosités et ruines témoignages du passé, comme le Glaserberg, au cœur de cette belle région frontalière entre la Suisse et l’Alsace.
Les potins du lundi
Carte grise, permis vélo,…il ne manquera que l’assurance…et pourquoi pas le contrôle technique vu l’état d’épave de certains vélos!
Avec l’obligation du Bicycode sur les vélos neufs, l’imposition du port du casque pour les moins de douze ans, voici venir le permis vélo.
Autrement dit comment faire d’une chose simple comme le vélo quelque chose de compliqué. La dernière invention du gouvernement consistera à délivrer un permis vélo aux enfants d’âge scolaire après une formation dont le coût n’excédera pas 50 euros.
Une formation destinée aux enfants de 6 à 11 ans, afin de leur apprendre à circuler à bicyclette. 1 200 clubs ou associations devraient être habilités à dispenser cette formation. Si elle rencontre le succès, les écoles primaires pourront l’inscrire définitivement à leur programme. (Le Parisien)
Est-ce que cette disposition sera de nature à faire aimer le vélo aux jeunes dans notre jungle citadine? Il est permis d’en douter. Si les parents rechignent à envoyer leurs enfants à l’école à vélo c’est d’abord pour une question d’insécurité des infrastructures.

Trottiner: marcher à petits pas et rapidement dit le dictionnaire. A Mulhouse, les trottinettes électriques s’installent. Pas sur les trottoirs, sur la route. Elles sont pilotées par de grands adultes « bon chic, bon genre ». Ce sont les nouveaux hipster de la trottinette, les geek du déplacement furtif. Ces engins là taillent la route sans qu’on les voit arriver. Un type qui survient à un carrefour sans marcher, sans pédaler, ça ne peut que surprendre l’usager en voiture. On va donc assister rapidement à des mesures radicales pour éviter un carnage. Déjà tous les corps constitués se raidissent face à ce déferlement urbain d’un genre nouveau.
…un million de trottinettes mécaniques et 232.749 trottinettes électrique se sont vendues en France en 2018. (Slate)
Le succès de la trottinette, je l’imagine, tient surtout au fait qu’elle n’est pas « meublante » comme peut l’être un vélo. Ce n’est même pas une chose puisqu’elle n’est pas identifiable au rayon des moyens de transport. Pas de cadre, des roues microscopiques, un semblant de guidon au bout d’un tube, rien qui puisse faire obstacle au déplacement multi-combiné de l’engin dans l’espace urbain, bus, train, escalator, ascenseur…et coffre de voiture.
Voici donc un nouveau venu parmi les usagers de la rue avec la trottinette. Les automobilistes commencent à grogner, les piétons aussi, les mairies…il ne reste plus que les cyclistes qui compatissent plus ou moins en attendant de voir quel statut va être affecté à la trottinette électrique. Il est suggéré qu’on l’assimile au vélo et donc qu’on la dirige vers les pistes cyclables déjà fortement encombrées par des usagers indus, piétons, rollers, chiens et autos-motos. Là où ça se corse, c’est que ces ETNI, Engins Terrestres Non Identifiés, ne sont tenus à rien et en particulier à aucun respect de vitesse. Ainsi on parle de trottinettes pouvant dépasser les 50 km/h!
Vieux-Thann, du vélo avec l’Etoile 78
L’Etoile 78, c’est le club cyclo de Vieux-Thann. Pourquoi Etoile? parce que dans les années 20, un club de coureurs cyclistes baptisé Etoile y était installé. Pourquoi 78? parce qu’en 1978, un club de cyclotouristes a relancé la discipline vélo.
Après quarante ans, le club Etoile 78 brille toujours de ses éclats et relance son activité 2019 en comptant bien rallier de nouveaux membres et notamment des jeunes intéressés par la discipline VTT. Vélomaxou est membre de l’Etoile 78 depuis ce matin.

Route

Route et pluie glacée pour finir.
3D
Avouez Carlos Goshn!
Voici une prison représentative du traitement de Carlos Goshn.
Ce n’est pas vraiment l’idée que je me faisais du pays du Soleil Levant, avec ses pommiers en fleurs. Nul doute que notre capitaine d’industrie Carlos Goshn doit trouver le traitement sévère. Il est sûr qu’au delà des conditions carcérales de l’ex-président de Renault-Nissan, le Japon s’engage dans une campagne d’image mondiale désastreuse pour sa réputation. Il en a vraisemblablement conscience en mettant en scène le jeu de ses procédures judiciaires qui rappellent celles de l’Inquisition et du Moyen Age.
Le Japon est la troisième puissance économique mondiale mais c’est un nain militaire depuis que les US ont mis fin à son expansionnisme, à ses horreurs guerrières, après les attaques nucléaires de Hiroshima et Nagasaki. Autour de lui, le Japon n’a pas que des amis et sa gestion de la catastrophe de Fukushima a laissé des traces de son incompétence à gérer des situations de crise.
Le Japon, c’est aussi un pays qui sur le plan démographique est appelé à disparaître du fait de sa natalité en berne…comme l’Allemagne, à défaut d’une immigration forte.
Avant d’acheter une Nissan ou une Toyota (fabriquée à Denain) je vais y réfléchir à deux fois. Je regrette déjà l’achat il y a deux ans de ma tondeuse à gazon Honda.
Avouez Carlos Goshn! puisque vous êtes coupable avant même d’être jugé.
Haut-Koenigsbourg

On me le demande parfois: peignez-vous le Haut-Koenigsbourg?
Je n’y suis jamais allé. Alors je me suis inspiré d’une image.Picturalement, c’est très tarabiscoté. Je plains les architectes de l’empereur Guillaume II. Il faut maîtriser toutes ces obliques qui fuient dans tous les sens et tenter de l’asseoir sur quelque chose de consistant.
J’ai tout « peigné » à l’eau à la fin, histoire de le flouter un peu.
Fait-on le poids?
Heureux les maigres! C’est reparti. Me voila les yeux rivés sur la balance. De deux choses l’une: 1/vous êtes vigilant toute l’année 2/vous vous goinfrez et à la fin vous le payez cash sur la balance.
Pour moi, c’est la solution 2.
Sur un vélo, comme à pied, la loi de la gravité ne pardonne pas. Plus on est lourd, plus on souffre. Les articulations, le système cardio-vasculaire et aussi l’image de soi. On aimerait parfois être plume. Sauf dans les descentes! Je ne rentre pas dans un discours moraliste, on peut être naturellement en surcharge pondérale…sans le faire exprès et s’y trouver à l’aise.
Bon alors j’ai repris mon programme Yazio comme en mai 2018. Je n’ai aucune attache avec cette entreprise Yazio et j’ai presque honte de ne pas acheter sa version Premium à 22.49 €/an.
Sans programme Yazio, ça marche aussi: il suffit de manger moins tout simplement. Juste assez pour tenir les jours de dépenses physiques. Yazio est là pour tenir la comptabilité…et des conseils nutritionnels avec sa version payante.
Pour moi c’est 2000 kcal à dépenser chaque jour et à répartir.
Bon, je suis à mi-chemin, ça valait le coup de faire le point pour prendre date.
Flûte! la flotte
Je grimpe à Rammersmatt dans la grisaille.
L’angle mort

L’angle mort porte un nom prédestiné pour celui qui se hasarde dans la zone cachée le long d’un camion. lire l’article du Parisien
Franchir l’interdit
680 000 conducteurs roulent aujourd’hui sans permis, alors qu’ils étaient 300 000 il y a 10 ans, affirme RTL ce lundi, d’après les informations de selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). (L’Alsace du 9 avril 2019)

Le nombre surprend par l’ampleur. On ne sait d’ailleurs pas comment l’ONISR parvient à l’obtenir. L’approche doit être un peu « pifomètrée » et les contrevenants non identifiés. Sinon l’individu, comme dit la police, serait déjà arrêté. On arrête bien facilement un piéton qui déambule sur les Champs, mais un automobiliste…c’est plus difficile. Surtout que ceux-là se confondent facilement dans la masse de bagnoles.

J’imagine le mec au volant sans permis; il doit se tenir bien pénard dans les files sans se faire remarquer. Finalement c’est peut-être un type bien qui s’est vu retirer tous ses points au fil de l’eau, je veux dire au fil de la route. Il y a aussi les « p’tits jeunes » qu’ont pas de thunes pour le passer le permis. Alors ceux-là se croient tout permis, doubler par la droite, déboiter dans les files sans crier gare et changer de file au feu rouge pour passer plus vite. Avec ceux-là, ne pas chercher des noises sinon ils vont vous mettre et un grand coup de frein et vous en serez pour votre poche. Pas de permis donc pas d’assurance.

Dans une société qui se délite, franchir l’interdit est devenu une banalité puisque les codes ne veulent plus rien dire. Le code de la route et tous les autres. Prenez par exemple le code des impôts, combien de quidams s’assoient dessus? même des ministres!…et le code des marchés publics?…Ceux qui sont là pour faire la police seraient bien inspirés de commencer à balayer devant leur porte. Je ne sais plus qui a parlé un jour de République exemplaire.
Aspach Gare
J’ai toujours de la tendresse pour cette jolie petite gare d’Aspach. Grâce à mon VTT, il m’arrive de flâner par là. Son revêtement en tôle bleutée commence à rouiller par endroit. Mais elle reste charmante.
Le boom du VAE

Les fabricants et marchands de bicyclettes se frottent les mains : le marché du deux-roues prend de la vitesse. En 2018, il s’est écoulé 2,7 millions de vélos, un boyau de moins qu’en 2017, mais ils rapportent gros, très gros…
…La raison: L’engouement pour le vélo à assistance électrique (VAE), un deux-roues cinq fois plus cher à l’achat (1 535 euros en moyenne) qu’un vélo standard. L’an dernier, la commercialisation de VAE a progressé de 21 %, avec 338 000 unités vendues. « Ce marché consolide sa croissance, représentant désormais 40 % du chiffre d’affaires des ventes totales de vélos », indiquedans le dossier de presse Jérôme Valentin, le directeur général de Cycleurope (Peugeot Cycles, Gitane, etc.) et coprésident de l’Union sport et cycle… la Manufacture française du cycle en Vendée, Decathlon à Mons-en-Barœul près de Lille ou Moustache Bikes dans les Vosges retrouvent de l’activité. (Le Monde.fr)
Tant mieux!
Hartmannswiller
Les tours avec leurs meurtrières évoquent l’histoire tourmentée des villages au Moyen-Age. Ces fortifications (XVeme) devaient permettre aux villageois de se protéger des attaques. A Hartmannswiller, on protégeait aussi les morts du cimetière. Peu-être de crainte que l’attaquant ne détourne les âmes de l’au-delà?…je ne sais pas.
Les potins du lundi
Cet homme là était possédé par le vélo. Comme d’autres le sont par le démon. Régine Deforges avait su immortaliser le vélo avec La Bicyclette bleue. Mais ici rien à voir avec le récit imaginaire ou romanesque. Quand à seize heures, deux neurochirurgiens se présentent enfin dans la salle de presse de l’hôpital universitaire revêtus de leur tenue blanche, tous les journalistes retiennent leur souffle, on allait enfin savoir. On allait de quoi souffrait le grand champion cycliste hospitalisé depuis bientôt plus de trois semaines dans ce service de haute technologie médicale.
Alors un des chirurgiens sortit de sa poche une petite chose de couleur bleue qu’on a d’abord eu du mal à distinguer du fond de la salle. Quand les feux des cameras se dirigèrent vers l’objet tenu entre le pouce et l’index du médecin, alors on a su. On a su que le champion cycliste souffrait d’une maladie jusque là inconnue, une bicycloïte aigüe du cerveau.

L’opération relevait de l’exploit. Personne, pas même les plus grandes sommités du monde cycliste, ne sont encore en mesure d’établir comment ce minuscule objet ressemblant à un vélo de la taille d’un porte-clé a pu venir se loger dans le cerveau de notre champion toutes catégories du vélo.
Les exégètes de la chose cycliste ne peuvent s’empêcher de penser à une forme de calcification du cerveau modelant jour après jour ce mini-vélo mieux qu’une imprimante 3D sans attirer l’attention de quiconque. Alfred Jarry, notre précurseur à tous parmi les bicyclistes, considérait le vélo comme « un prolongement minéral de son système osseux ». Sans conteste, nous étions là en face d’une forme d’endomorphisme qui va longtemps préoccuper la science. Comment un homme sain de corps et d’esprit, dans la plénitude de l’âge, a t-il pu secréter un petit vélo Kinder dans ses lobes cérébraux? Peut-être va t-on découvrir un ADN du cycliste comme il existe un ADN du tueur…Alors on comprendra pourquoi brutalement à trois heures du matin, je saute sur l’ordi pour décrire le songe qui me tient éveillé!
Le monde journalistique est en émoi. Leur crédibilité est mise en question à tous propos. Normal, puisqu’ils s’affichent ouvertement en symbiose avec les pouvoirs de l’ordolibéralisme! Depuis que Facebook est devenu le premier média de la planète (2.1 milliards d’inscrits) , les gazettes font grise mine. Elles se vendent moins et celles fidèles à leur dogme peine à convaincre. C’est ainsi que le journal l’Humanité est en quasi faillite en dépit des perfusions de l’État. Alors le nouveau défi des médias officiels qui tentent de reconquérir le cœur de leurs lecteurs consiste à débusquer ce qu’ils appellent les fake-news, les fausses nouvelles qui envahissent la planète. Un lecteur de vélomaxou le faisait justement remarquer: avec les fake-news, c’est tous les jours le 1avril. Relativisons! Si Facebook est un grand propagateur de fausses nouvelles, c’est aussi parce que le monde politique a de tous temps contribué à berner ses électeurs en leur faisant miroiter de fausses promesses comme à ces pauvres Britanniques englués dans le Brexit. On va encore en avoir la démonstration avec la campagne européenne qui s’annonce.
Archers
Ce matin rencontre d’archers à Thann. Ils ont investi le vignoble du Rangen pour se mesurer sur des cibles d’animaux. Disséminés le long des chemins viticoles, ils devaient accomplir un parcours par équipes et réaliser leur scores.
L’arc à poulie qui permet de multiplier la puissance est assez sophistiqué. Il comporte un dispositif de visée très élaboré.
Puis j’ai poursuivi ma route sur les hauteurs du vignoble de Thann
J’ai longé ensuite la Thur par son sentier sauvage. Au camping de Cernay, les préparatifs du carnaval
Hilsen
On va au Hilsen comme en pèlerinage. On y grimpe une fois chaque année et puis on est débarrassé de l’épreuve. C’en est une, une épreuve. 4,3 kilomètres et 450 mètres de dénivelé(e). Les croyants peuvent dire une dernière prière à la sortie de Linthal, là où une madone nous attend au tournant.
J’ai jeté un œil sur le compteur: 14% après le franchissement du ruisseau!
Ne pas se décourager. Avec mon 33×32, je gère comme je peux d’une boucle à l’autre. Ce n’est pas monotone, il y a des habitations tous les 200 mètres, des gens qui doivent aimer habiter là sans aucun terrain plat.
Je m’offre un Elsass Cola et je redescends debout sur les freins tout en grelottant
https://www.openrunner.com/r/9783373
Le VAE cache-misère de la politique vélo?
Je me marre. Dans les DNA de ce matin (5 avril), un article à la page de Wittenheim (communauté urbaine de Muhouse) intitulé « Les joies, risques et périls du vélo… »
Manifestement le journaliste est pro-cycliste et s’est bien défoulé alors qu’il était censé illustrer l’engagement des élus pour le vélo à assistance électrique. Figurez-vous que deux vélos à assistance électrique (VAE) viennent d’être mis à la disposition des agents et élus municipaux…
Aussitôt on convoque la Presse pour immortaliser l’évènement. A quelques mois des élections, ça peut toujours servir.

Le plus marrant dans l’histoire, c’est que le journaliste a voulu tester le réseau cyclable de Wittenheim et on n’est pas déçu du résultat…
Pédaler dans la capitale du bassin potassique relève du parcours du combattant. Quelquefois pire, on joue quasiment à la roulette russe alors qu’il s’agit d’emprunter la rue de Kingersheim, (en particulier de la Halle au Coton à la place Thiers). Récemment la municipalité a modifié le plan de circulation au centre-ville.
Pour le cycliste, c’est un cauchemar. A l’évidence si la bagnole reste reine, pour la petite reine on repassera… pas la moindre piste cyclable, pas le moindre couloir réservé à la bicyclette. Le cycliste trompe-la-mort, inconscient ou téméraire, n’aura plus qu’à slalomer au milieu du flux des voitures, une cohabitation souvent hasardeuse. Soit dit en passant, de quoi encourager davantage encore leur usage, ces mêmes voitures ont toujours plus de places de stationnement à leur disposition.
En 2014, j’avais testé l’ensemble de la communauté mulhousienne. Wittenheim recevait 11 points sur un total de 40 reléguant la commune à la 21eme place sur 33.(voir le palmarès)
Après un tel bilan, le maire Antoine Homé répète comme un leitmotiv « la municipalité a la ferme volonté de promouvoir les mobilités locales écologiquement responsables… » On aimerait le croire, mais depuis cinq ans apparemment rien n’a changé.
Bretten
Bretten est à part. A l’entrée de Bellemagny, je tourne à droite et j’y suis. 178 âmes. La dame dans sa grande maison à colombages m’observe prendre la photo. Les chiens aboient et le cycliste passe. L’un d’eux me poursuit derrière sa clôture et je me demande toujours s’il va freiner avant de s’écraser le nez contre un pilier.
Même un cycliste qui passe suffit à déclencher un tohu-bohu dans la « calmitude ».
Il neige
La mort des sas annoncée?

Vous en voyez beaucoup des cyclistes dans les sas?
Moi pas. Et pour cause, peu sont ceux à savoir à quoi ils servent et ceux qui le savent, comme moi, se gardent d’aller y mettre leurs roues.(lire pourquoi je n’ai pas confiance dans les sas)
En revanche les motards ont trouvé une place idéale pour démarrer en trombe aux feux tricolores.(lire l’article du Parisien).
Enfin, je ne me battrais pas pour inciter les cyclos urbains à les utiliser de crainte que l’un d’eux me reproche de s’être fait bousculer par un irascible du volant.
En attendant, il semble qu’à Paris les prunes tombent sur les motards depuis que la vidéo-verbalisation prend son essor. 18 000 PV ont été dressés pour non-respect de ces sas à vélo en deux mois!
Freundstein

La pluie a au moins sa raison d’être, je reprends mes pinceaux.
A quoi bon?
C’est vrai que parfois je me demande à quoi bon? A quoi bon décrire une sortie qu’on accomplit pour la nième fois. Chacun connait ça, chacun sait le faire, avec des variantes. On tâte le terrain plus exactement le vent comme un navigateur à voile.
Quand j’ai vu Cernay arriver aussi vite sans encore avoir commencé mon pédalage, j’ai changé de parcours, j’ai pris un cap sud-ouest face au vent jusqu’à Bellemagny. Une succession de bosses où je profite des creux pour m’abriter du vent puissant.
A Bretten, j’ai rejoint Rougemont, puis j’ai pu mettre les pieds sur le guidon.
Le Schirm se monte avec réflexion dès lors qu’on n’a pas beaucoup de ressources comme c’est mon cas. On part de la cote 400 et on arrive à 600m au col en 3,5km à peine 6%. D’abord la ligne droite jusqu’à Houppach où l’on prend ses marques. Ne pas s’affoler, ça ne sert à rien. Dans Houppach, on respire et une fois à hauteur du garagiste, il faut négocier quatre courbes et des tronçons à pente variable jusqu’à l’embranchement de la colonie de vacances; une fois là, c’est gagné, il faut prendre un rythme de croisière pour les deux dernières rampes à pente régulière. Quand on voit le portique électrique, on est sauvé.
https://www.openrunner.com/r/9765452
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Ça chauffe pour nous, les cyclistes…
Je commence par les choses sérieuses, celles qui bassinent le plus mon lectorat fidèle qui doit subir mon verbiage. Vélomaxou trempe dans son idéologie jusqu’au cou, alors je dois bien m’en débarrasser un peu pour ne pas me noyer. Une métaphore foireuse, je vous l’accorde.
Le réchauffement climatique et la gigantesque pollution planétaire qui en est la source vont-ils enfin faire prendre conscience que notre mode de vie, notre mode développement est incompatible avec notre survie?
Ecologie par çi, écologie par là. Tout le monde est écolo. Le grave handicap de l’écologie, c’est que tout le monde peut se l’approprier et se verdir le temps d’une campagne politique. Nous les cyclos, l’écologie on connait, on en fait tous les jours. Vous allez voir aux Européennes, tous les candidats vont vous parler défense de la planète. Même En Marche qui a réussi à débaucher un écolo-bobo pour faire bien. Vous avez vu comment la presse s’empare des questions de micro-particules partout dans nos villes? (celles en particulier que je dénonce depuis des années dans la plaine d’Alsace), comment les pesticides dispersés dans les campagnes mettent en cause la santé des populations et des enfants dans les écoles? comment nos plastiques se retrouvent au fond des mers et dans les estomacs des mammifères marins? Mais du coté des pouvoirs politiques, nous obtenons en réponse des mesurettes. A Mulhouse où l’autoroute jouxte la ville, on maintient le 110 et on ajoute des voies qui garantissent l’accroissement des flux de camions et de voitures faisant retomber sur l’agglo un nuage d’oxydes et de particules nocives.
Ne rêvons pas! Ce n’est pas l’usage du vélo qui va résoudre tout cela. Mais dans nos villes il peut contribuer à réduire la place de l’auto avec l’aide des transports combinés (transport en commun, vélo et marche à pied).
Faut-il pactiser avec Amazon?…
Ma consœur hésite. Doit-elle accepter de livrer les colis Amazon avec sa flotte de vélos-cargos? ou renoncer, pour ne pas déplaire à ses donneurs d’ordre locaux? Moi je choisirais le dernier kilomètre de mon colis à vélo d’où qu’il provienne plutôt qu’avec un fourgon Mercedes diesel conduit par un abruti du volant qu’aucune police ne verbalise. Il faut apprendre à composer avec Amazon, avec Google et Apple en considérant les tenants et les aboutissants.
La cuisse de Jupiter…
On comprend alors pourquoi le Gilet jaune (et pas seulement lui) est perdu dans cet océan de contradictions et pourquoi il n’a plus confiance en personne. Le Gilet jaune est devenu le poil à gratter de nos politiques depuis que le parti communiste a disparu. Avec le PC de Georges Marchais et la bonne vieille dictature stalinienne du prolétariat, l’ouvrier se sentait citoyen et représenté dans sa condition sociale jusqu’au parlement et même au gouvernement où Mitterrand avait nommé des ministres communistes avec le programme commun de la gauche. Aujourd’hui la classe laborieuse est orpheline. Le prolo n’est plus people. Alors elle manifeste comme elle peut, la classe des oubliés du mercantilisme planétaire…et nos jeunes députés sortis de la cuisse de Jupiter ne savent plus à quel Saint se vouer lorsqu’ils découvrent, effarés, ces curieux hominidés repeints en jaune venus de la périphérie fracasser les vitrines. Je n’ai pas de mépris à l’égard des Gilets jaunes. Ni de regard condescendant. Je ne comprends pas leur inorganisation, leur entêtement à se détacher de toute conscience politique. L’absence de maturité politique est pour eux un grave handicap pour conduire à des choix réfléchis. Alors il ne leur reste qu’à grandir et à faire des choix. On pourra cent fois s’interroger sur les ratés de notre éducation citoyenne lorsqu’on découvre aux ronds-points des citoyens sans conscience de classe qui peinent à expliciter les rapports de domination et la division sociale auxquels ils sont confrontés autrement que par des slogans expéditifs comme Macron démission.
Reste la question énergétique de la planète. Produire des véhicules propres est loin d’être résolu. L’électrique est un mirage puisqu’il revient à piller des ressources rares pour les batteries et à construire des usines électriques atomiques ou à charbon comme en Chine.
Nos gouvernants ne semblent pas mesurer l’ampleur de l’enjeu. En cause la survie d’une idéologie de croissance et de libre-échange mondial organisant le dumping social des travailleurs et le pillage de la planète.
L’Europe de demain s’apprête à amplifier sa trajectoire dans la mauvaise direction en nouant toujours plus d’accords commerciaux comme avec la Chine ou le Canada. C’est une façon d’encourager des échanges inter-planétaires très polluants plutôt que d’encourager notre production et notre consommation locale. Il faut y prêter garde.
La marotte du cyclo…

Strava et compagnie…
Ces graphiques là, le cyclo ne les montre pas à la cantonade. C’est son jardin secret. Ou alors, il s’expose dans Strava et se tire la bourre par internet interposé. Moi aussi je suis sur Strava dès lors qu’il suffit d’un clic pour se plier aux convenances; en revanche je m’interdis à entrer dans la compétition. Le « j’aime » de Strava, c’est semble t-il le « kudos »…alors je remercie mes amis qui m’envoient ces « kudos » de mes victoires sur moi-même.
C’est Christophe qui me l’a dit …
C’est Christophe qui me l’a dit, il est certainement plus fin connaisseur que moi d’Excel, il fait des comparaisons de ses scores cyclistes « en année glissante ». Les années glissantes ne sont pas spécialement verglacées. J’ai perdu la main avec le tableur depuis que mon patron m’a poussé dehors. Alors je potasse la formule « décaler » pour tenter de reconstruire mon palmarès en année glissante, histoire de bien me mettre la pression chaque soir quand je rentre lessivé de ma sortie vélo. On est tous pareils!
Le buzz du VAE…
Le VAE fait le buzz. On en voit à tous les carrefours cherchant leurs routes. Un jour ces machins là vont disposer d’un pilote automatique qui vous ramènera le soir à la maison frais comme un gardon. Les constructeurs s’ingénient à mettre en œuvre des machines qui ont tout du vélo, des roues, un guidon, une selle,…et même des pédales. Mais ce n’est plus tout à fait du vélo. La différence? le vélo vous transporte en moins de deux en haut de sommets mythiques le dimanche matin aussi vite que Cancellara. C’est comme du doping mais du doping propre.
Pas de scrupules, Look avec son E765 ne semble pas effarouché en proposant un cadre protubérant pour la batterie. A la place des grosses cuisses, on a à présent le gros cadre entre les cuisses. A chacun son truc!
Je suis d’accord, on me dit oui c’est pas beau mais avec les freins à disque on n’use plus les jantes…je veux bien accepter l’argument surtout avec une jante en carbone! Mais avant d’user une jante, il faut quand même du temps! Je passe sur le bilan poids/efficacité et sur le prix. Mais des beaux Campa, y’a rien de mieux.
Les véloroutes bientôt concédées?

Chacun sait que le budget de l’Etat peine à remplir sa mission d’entretien des routes nationales.Le problème n’est pas nouveau, souvenons-nous: le 1er janvier 2006, 18 000 kilomètres de routes nationales étaient déjà devenues de « simples » départementales dans le cadre des lois de décentralisation. Aujourd’hui, le gouvernement réfléchit à une nouvelle façon de se débarrasser des voies de communication dont il a la charge. Comment? tout simplement en se dessaisissant de certaines voies rapides qui deviendraient concédées et donc à péage. Selon la Dépêche.fr Gérald Darmanin, ministre chargé du Budget, et Elisabeth Borne, ministre des Transports, ont d’ailleurs mis en place un groupe de travail sur « l’évolution de la gestion » du réseau routier national non concédé. Ce rapport devrait être rendu d’ici l’été 2019. Le président de l’ASFA, Arnaud Hary, interrogé par Radio France ne dit pas autre chose : « Chaque fois que l’État décidera d’aménager son réseau de routes nationales et de le transformer en autoroutes concédées, les sociétés d’autoroutes répondront présent, » et d’ajouter « les véloroutes pourraient constituer pour nos sociétés un nouvel axe de développement riche en perspectives compte tenu de la demande croissante d’une nouvelle clientèle adepte de tourisme vert. »
Le Crédit Mutuel pense au vélo

Ne nous enflammons pas trop vite, les banques préfèrent toujours vous endetter avec l’achat d’une voiture.
Mais le Crédit Mutuel innove avec son offre MOOV pour l’achat d’un vélo électrique. Pourquoi seulement l’électrique? et pas tous les vélos?

Le vélo-sarcleur

Recycler votre vieux vélo en houe maraîchère, pourquoi pas! Ce n’est pas un poisson d’avril. Il ne reste plus qu’à trouver le bon cheval à la maison…
