Ce n’est pas la compétition, ce n’est pas le cyclotourisme, ce n’est pas le VTT. Alors c’est quoi? disons que c’est du vélo urbain, du vélo quotidien. Du vélo tout court. (tourné à Delft le 24 avril)
Auteur : velomaxou
Retour de Hollande
Précision: on doit parler des Pays-Bas et non de Hollande. Du fait de l’importance historique de celle-ci, le terme Hollande est aussi utilisé, par synecdoque, pour désigner l’ensemble des Pays-Bas (Wiki)
C’est l’heure de faire part de mon rapport d’étonnement.
De retour de Hollande, il faut bien que le cycliste que je suis tire ses impressions d’un pays considéré comme modèle en matière de deux roues non motorisés. Convenons-en, la Hollande et beaucoup d’autres pays plats voisins inspirent tous les militants de la cause du vélo. Parfois à un point tel qu’ils agacent! En Hollande, ils font comme çi et ils font comme ça, tandis que nous, on est nuls, archi-nuls.C’est le discours entendu dont on use parfois à l’excès.
Cette fois, je peux témoigner de visu.
Effectivement la Hollande pratique le vélo. Un autre vélo. Pas celui que l’on trouve dans nos vitrines Go-Sport, Culture Vélo ou dans les rayons de Décathlon. J’ai compris que la Hollande a une toute autre vision de l’usage consacré du vélo que la nôtre. D’abord, le vélo est urbain, pratiqué depuis des décennies avec des machines qui n’ont rien d’aérodynamique. Ce sont des machines roulantes. Un point, c’est tout! Des machines avec lesquelles la cohabitation en ville n’est pas toujours facile. A Amsterdam, le cycliste joue volontiers de sa sonnette pour dégager la voie encombrée de touristes.
Ensuite le vélo hollandais semble être l’incontournable d’une citoyenneté de bon aloi: on nait Hollandais, on est donc vélo du plus jeune âge jusqu’à un âge avancé! J’en veux pour preuve que les mères de famille trimballent leurs marmots non pas dans une voiture mais sur un vélo. Un, deux, voire trois enfants sur le vélo!..et le dimanche, toute la famille est à vélo.
Puis viennent les dispositions réglementaires en matière de voirie que l’on peut résumer ainsi: le vélo d’abord, le reste ensuite! Dans ces conditions, inutile de pleurnicher, même sur une voirie secondaire, la bagnole, le camion, ne font pas la loi, c’est toujours le vélo d’abord avec la chaussée à voie centrale banalisée (CVCB) celle codifiée chez nous par le décret PAMA du 2 juillet 2015 et que je n’ai encore jamais rencontrée en Alsace.
Le vélo-cargo chez nous semble être encore une curiosité insolite quand la Hollande en use sous toutes sortes de déclinaisons pour transporter des colis, des enfants,…
Il faut pourtant garder raison. La Hollande est un pays plat, hyper-plat où les « grimpeurs » se retrouvent dans la forêt dApeldoorn qui culmine à…96 mètres d’altitude. La place, parfois gagnée sur la mer grâce aux polders, permet de découper de larges avenues dans les agglomérations favorables au vélo. Avec 400 habitants au kilomètre carré (le double de l’Alsace) on n’imagine pas venir en voiture dans les centres-villes et l’on en est dissuadé partout. Y compris dans les villages où stationner est un problème, y compris le long des routes où les seules aires sont réservées pour les pannes.
Cela dit, si la Hollande se prête au cyclotourisme, la pratique du cyclisme sportif tel qu’on le conçoit dans les Vosges est illusoire. Inutile également d’envisager le VTT: tout est goudronné!
Et le casque? Une curiosité pour les locaux.
Amsterdam ville touristique
Je prends contact à pied avec Amsterdam.
Stupeur, je manque d’être renversé par un vélo en descendant de mon bus. Je comprendrai très rapidement que piétons et cyclistes sont en conflit d’usage permanent. Surtout avec les touristes à pied qui déambulent en ville. Au bout de deux heures j’ai réussi à comprendre là où je devais marcher, la plupart du temps sur d’étroites bandes dédiées. Puis viennent les scooters beaucoup plus rapides et autorisés à circuler sur les itinéraires cyclables. Curieusement les traversées piétons sont discrètes si bien qu’on traverse là où on peut entre tram, vélos et voitures.
Quand je considère tous ces tas de vélos empilés devant la gare, à Rokin, sur les ponts, je me demande où sont les cyclistes…dans la rue? au travail ? dans les magasins?
Indiscutablement le vélo prend tout son sens de vecteur de mobilité sans lequel aucun autre mode ne serait capable de rivaliser.
Après deux heures à parcourir la ville, j’ai le vertige.





























Kroller Muller, le musée
Comment ne pas passer par là et ne pas s’arrêter au musée et jardin des sculptures Kroller Muller d’Otterlo (Hollande)!
La collection Van Gogh est la deuxième du monde avec 90 peintures et 180 dessins.
Sans oublier Claude Monet, Picasso, Seurat, Pissarro,..






Pour l’anecdote, le musée est au cœur d’un parc de 25 hectares. On est invités à parcourir le chemin d’accès à l’aide de vélos blancs fournis gracieusement.
Vélo-bébé
C’est culturel. On n’y peut donc rien à court terme. En France, bébé voyage dans une voiture. En Hollande, le bébé dès un an voyage à vélo. En place avant, derrière un paravent transparent.
En matière de tandem, on trouve des engins étudiés pour la famille avec place basse à l’avant.
mais le pilote conserve l’usage du guidon à l’arrière.
Giethoorn
Giethoorn, cité lacustre hollandaise. Impossible d’y faire du vélo : normal on accède aux maisons par des canaux et les seuls accès non liquides sont pour les piétons. L’histoire est cruelle: Giethoorn a été attribuée à des colons italiens refusant le catholicisme. On leur a donné des terres spongieuses inhabitables. Ils y ont creusé des canaux pour assécher les terres et , miracle! Ils y ont extrait de la tourbe, engrais et combustible. Cette région est hors d’eau grâce à ces canaux creusés ça et là au fil du temps.
Je prends mon VTC et je pars. L’étrangeté de la Hollande, c’est que les itinéraires cyclables sont une grosse toile d’araignée ou l’on ne sait par où aller. Plat, le pays est plat ; où que l’on se tourne, c’est plat. Le vent du nord me fouette le visage. Alors je pédale comme un dératé. Mon gps trace des segments et j’organise mon itinéraire qui rayonne autour de Giethoorn. De grands segments routiers sans âme.
Heureusement je tombe sur un parcours de santé herbeux au milieu des tourbières. Je le parcours pendant 5km. Puis je rentre à Giethoorn au milieu des touristes qui filment, qui filment…et qui ne voient rien.
Le vélo hollandais d’antan
Il a gardé son architecture traditionnelle. Le vélo d’antan est exposé en maints endroits du musée d’Enkhuizen.
Honneur aux dames, voici le vélo de 1915. Peu de changement aujourd’hui, il est d’abord pratique et la cycliste est haut perchée.
Le vélo d’homme dispose d’un porte bagage généreux et d’un carter de chaîne et de rayons, la selle bien suspendue.
A noter le levier de frein arrière situé devant la selle. Doté de cran, le levier permet d’immobiliser la machine.
le vélo-cargo n’est pas une nouveauté. En ce triporteur est adapté aux métiers.
Ici un baquet généreux. Pas d’assistance musculaire en ce temps là, ni dérailleur.
Le triporteur de la Poste hollandaise prenait soin du courrier derrière un abri imperméable.
Vélos d’Hoorn
Jour du roi en Hollande. La population fait la fête avec grand bruit dans les rues de la ville. Manifestement la veille a été aussi festive car les rues d’habitude si propres sont jonchées de gobelets en plastique. Pas très écologique ! La fête c’est aussi l’occasion d’une foire aux puces bon enfant. On arrive avec son vélo chargé d’objets. Comme des torrents de décibels envahissent le centre historique, on se réfugie au vieux port avec ses gréements de légende.



Cargo-vélo, lequel préférer ?


En haut le modèle à coque préformée en polystyrène, en bas le modèle classique à coque CTP marine. Ce qui est bluffant ici en Hollande c’est d’en voir à tous les coins de rue avec des enfants ravis de voyager à bord d’un baquet dans leur quartier.
Pluie hollandaise
Après le marché aux fleurs d’Amsterdam, pluie l’après-midi. Devant les moulins de Grootschermer, je me suis abrité et j’ai sorti les pinceaux sous le ciel gris.
Le pays du vélo
Ce matin, Delft. J’ai eu la chance de voir cette ferveur cycliste urbaine. Des vélos par centaines. Et puis ces ouvrages étonnants, les chaussées à une seule voie auto. Quand elle veulent se croiser, elles se garent derrière les cyclistes et attendent que la voie soit libre. Le vélo hollandais vous fait « homme debout », personne ne se penche sur son vélo, sauf moi sur mon VTC. Je dénote. Étonnamment le Hollandais tire un braquet d’enfer. Je ne sais pas pourquoi il s’escrime ainsi…Puis j’ai parcouru la campagne sablonneuse des Tulipes à Lisse. Trente bornes à slalomer parmi ces randonneuses hollandaises à cadre en col de cygne. Faut-il le dire: ici le cycliste dispose à part entière de ses propres infrastructures où tout est pensé et codifié. Attention à ne pas commettre d’erreurs aux carrefours !

Venise du nord
C’est Bruges que l’on appelle la Venise du nord.Aujourd’hui j’ai d’abord visité la ville. Magnifique ! Beaucoup de monde en ce lundi de Pâques et grand soleil. Puis après 10 km de marche, j’ai pris mon VTC.25 km autour de Bruges sur des itinéraires cyclables impeccablement fléchés dont certains pavés.
Les potins du lundi

Lundi de Pâques. Je ne suis plus très sûr de la chose mais, enfant, j’ai le souvenir que les cloches devaient revenir…
On a dit longtemps aux enfants qu’elles revenaient chargées de friandises qu’elles déversaient dans les jardins et les prés, sur les balcons des appartements.
Dans l’est de la France, pour remplacer les cloches « parties à Rome » pendant la Semaine Sainte, les enfants faisaient sonner leurs crécelles dans les rues, pour annoncer les offices. La crécelle remplaçait la sonnette de l’autel dans les paroisses et les monastères. (source)
Cette fête religieuse de Pâques est cette année particulièrement inhabituelle puisque Notre Dame s’est enflammée mettant croyants et civils en émoi. Il est vrai que notre autorité suprême de la République a su y mettre les formes pour que la communauté se rabiboche le temps du week-end prolongé de Pâques.
Mais demain, on imagine que les hostilités vont reprendre de plus belle.
Les grands experts vont se pencher sur le sinistre de Notre Dame. Peut-on réparer en cinq ans la vieille dame d’au moins huit cents ans? Surtout pas! trop d’eau partout. Les pompiers ont fait des progrès face à la puissance du feu, ils ont la puissance de l’eau. L’eau éteint l’incendie mais achève le désastre. C’est paradoxal. Va t-on refaire la flèche à l’identique ou pas? va t-on construire une charpente en béton? en acier? en carbone?
La France se sent redevenue bâtisseuse. L’argent? aucun problème! S’il le faut on se servira dans les tonnes d’or de la Banque de France. Au diable l’avarice puisqu’il s’agit de faire plaisir à Dieu!
C’est beau l’Alsace!
Francis Willmé, l’aérien

On ne présente plus Francis Willmé. C’est un restaurateur et collectionneur reconnu de véhicules anciens installé à Bourbach-le-Bas, rue de l’école.
Francis Willmé est un insatiable constructeur de mobiles animés par le vent. Mais il est aussi un ingénieux concepteur de mécanismes étonnants qui redonnent vie à des objets oubliés ou de récupération. Il construit actuellement une horloge à l’aide de vieilles chignoles, de chaînes de vélo, le tout sera animé par des poids, lesquels poids seront remontés par le vent produit sur une éolienne. Tout un programme savamment pensé et dosé!


Thann, le challenge des 10 mairies
Soyons ludique! Je vous propose le challenge des dix mairies.Un parcours touristique de 60 km autour de Thann qui évite les grandes montées mais qui parcourt les collines sous-vosgiennes (dénivelée totale 560m); c’est donc un peu physique. Une occasion de découvrir nos villages.
Si vous êtes perspicace, vous allez découvrir qu’en fait de dix mairies, vous allez passer devant beaucoup plus de mairies qui ne sont décomptées…cherchez lesquelles et combien.
Commençons au départ du lycée de Thann, avenue de Gubbio.

1/Thann-Bourbach-le-Bas en passant par Roderen. La montée au Taschel est un bon entraînement. Vous avez parcouru 9 km et 155m de dénivelée positive. Chercher la petite mairie près de l’église.

2/ Bourbach-le-Bas-Le Haut-Soultzbach. Le Haut-Soultzbach, c’est la nouvelle dénomination de la fusion de Soppe-le-Haut et Mortzwiller et pas de chance…il vous faut aller à la mairie la plus haute celle de Mortzwiller. Auparavant vous aurez traversé Sentheim où vous pourrez pousser jusqu’à sa mairie. Puis grimper à Haut-Soultzbach, deux routes au choix.km16/234m
3/Haut-Soultzbach-Burnhaupt-le-Haut. La descente de la vallée à vélo est agréable. C’est facile sauf qu’il faut quand même remonter à Guewenheim une fois arrivé à Soppe-le-Bas. S’arrêter à l’oratoire avec la vue sur le massif vosgien, puis prendre la piste cyclable de la Doller, vous verrez peut-être le petit train à vapeur.Traverser la D483 avec précaution au bout de la ZI. Aller jusqu’à la mairie près de l’église.km29/325m Vous êtes à mi-parcours.
4/Burnhaupt-le-Haut-Cernay. Impossible d’éviter le grand giratoire! Puis prendre la route de Schweighouse qui mène à Aspach-le-Bas…prendre ensuite l’itinéraire cyclable par le stade et sortir sur la D34, rejoindre l’institut Saint-André et passer sous la voie rapide en direction de Cernay. km41/368m
5/Cernay-Uffoltz. Uffholtz, la mairie est en haut du village, il faut grimper un peu et redescendre ensuite.km43/384m
6/Uffholtz-Wattwiller. Un effort important est à produire dans la montée d’Uffholtz, le long de la grande prairie. Cette pente vous donnera un avant-goût de la montée au camping une autre fois!km46/446m Pour l’heure demi-tour jusqu’à Uffholtz par les Grandes Sources.
7/Wattwiller-Steinbach. On n’est pas encore au bout de nos peines car il faut remonter en haut de Steinbach où se trouve la mairie toute neuve. Ne pas retourner à Cernay centre, prendre les jardins familiaux à la sortie d’Uffholtz.km51/508m
8/ Steinbach-Vieux-Thann. Enfin un peu de repos, plus de côtes! Attention à la traversée du pont de la Thur, c’est étroit et il faut quitter le trottoir avant. km56/533m
9/Vieux-Thann-Thann. Retour à Thann. Pour aller jusqu’à la mairie de Thann, mieux vaut prendre le pied des vignes du Rangen d’où l’on a un beau point de vue de la pente viticole.Une fois à la mairie rejoindre le lycée Scheurer-Kastner. km60/560m
parcours GPS
Postier d’un jour
Aujourd’hui dix lettres à poster. J’ai joué au postier d’un jour. Un challenge comme un autre qui m’a conduit à la boite à lettres de dix mairies pour y déposer le courrier de notre nouvelle association CADRES THUR-DOLLER. Pas de doute, le militantisme c’est aussi de la sueur.
Le ding-ding rend-il dingue?
J’en ai monté une ce matin sur le guidon. Discrète, elle ne rendra pas ringard ceux qui continuent de penser que cet objet (obligatoire) est superflu sur un vélo. Surtout sur les itinéraires cyclables peuplés de nos périphéries urbaines. A user avec modération car je sais que certains promeneurs se sentent importunés qu’on puisse oser les déranger chemin faisant.
J’avais déjà auparavant une sonnette plus conventionnelle dont la gâchette a rendu l’âme.
Fennematt à VTT
Je n’étais pas retourné par là depuis 2014. Comme le temps passe vite!
En ce temps là, je ratissais les cols avec mon VTT. Au col de Fennemat, j’avais obliqué vers le col du Chat. Aujourd’hui je vais rejoindre Fennematt et le Grand Langenberg. (Voir mon parcours de 2014 avec 4 cols au palmarès)
A Kirchberg, c’est facile, c’est tout droit, il suffit de grimper au lac de Lachtelweiher à 750 m d’altitude.
Puis je repars en direction de la ferme du Lochberg. Plus de goudron mais le large chemin est praticable
Mais j’ai trouvé une vidéo de Télé-Doller qui fera l’affaire
à la rosette et cornichons sur pain de mie complet classé ZeDiet 8/100
https://www.openrunner.com/r/9833124
30km/800m
Monpazier, préparation au voyage

Jour de pluie. J’en profite pour me plonger dans mes prochains séjours à vélo.
Avec Les Amis du Randonneur, ce sera la Rencontre Nationale du 30 mai au 2 juin à Monpazier en Dordogne. Je suis méthodique, je parcours l’invitation, les circuits proposés. Peu à peu je découvre par anticipation cette belle région, les bastides, Monflanquin, Limeuil, Villeréal, la Dordogne, la Vézère, …
Mon hébergement sera à Monpazier (image ci-dessus), ancienne bastide du XIIIe siècle. Avec Google Map, on peut déjà circuler dans les rues et se rendre compte de la beauté des lieux.
A pinces autour de Kiffis
Sortie pédestre à Kiffis aux portes de la frontière suisse. Ce parcours fait l’objet d’un compte-rendu détaillé de mon confrère Pierre Brunner sur son blog LTD-Rando68
Au programme les cols de Blochmont, de Neuneich et quelques curiosités et ruines témoignages du passé, comme le Glaserberg, au cœur de cette belle région frontalière entre la Suisse et l’Alsace.
Les potins du lundi
Carte grise, permis vélo,…il ne manquera que l’assurance…et pourquoi pas le contrôle technique vu l’état d’épave de certains vélos!
Avec l’obligation du Bicycode sur les vélos neufs, l’imposition du port du casque pour les moins de douze ans, voici venir le permis vélo.
Autrement dit comment faire d’une chose simple comme le vélo quelque chose de compliqué. La dernière invention du gouvernement consistera à délivrer un permis vélo aux enfants d’âge scolaire après une formation dont le coût n’excédera pas 50 euros.
Une formation destinée aux enfants de 6 à 11 ans, afin de leur apprendre à circuler à bicyclette. 1 200 clubs ou associations devraient être habilités à dispenser cette formation. Si elle rencontre le succès, les écoles primaires pourront l’inscrire définitivement à leur programme. (Le Parisien)
Est-ce que cette disposition sera de nature à faire aimer le vélo aux jeunes dans notre jungle citadine? Il est permis d’en douter. Si les parents rechignent à envoyer leurs enfants à l’école à vélo c’est d’abord pour une question d’insécurité des infrastructures.

Trottiner: marcher à petits pas et rapidement dit le dictionnaire. A Mulhouse, les trottinettes électriques s’installent. Pas sur les trottoirs, sur la route. Elles sont pilotées par de grands adultes « bon chic, bon genre ». Ce sont les nouveaux hipster de la trottinette, les geek du déplacement furtif. Ces engins là taillent la route sans qu’on les voit arriver. Un type qui survient à un carrefour sans marcher, sans pédaler, ça ne peut que surprendre l’usager en voiture. On va donc assister rapidement à des mesures radicales pour éviter un carnage. Déjà tous les corps constitués se raidissent face à ce déferlement urbain d’un genre nouveau.
…un million de trottinettes mécaniques et 232.749 trottinettes électrique se sont vendues en France en 2018. (Slate)
Le succès de la trottinette, je l’imagine, tient surtout au fait qu’elle n’est pas « meublante » comme peut l’être un vélo. Ce n’est même pas une chose puisqu’elle n’est pas identifiable au rayon des moyens de transport. Pas de cadre, des roues microscopiques, un semblant de guidon au bout d’un tube, rien qui puisse faire obstacle au déplacement multi-combiné de l’engin dans l’espace urbain, bus, train, escalator, ascenseur…et coffre de voiture.
Voici donc un nouveau venu parmi les usagers de la rue avec la trottinette. Les automobilistes commencent à grogner, les piétons aussi, les mairies…il ne reste plus que les cyclistes qui compatissent plus ou moins en attendant de voir quel statut va être affecté à la trottinette électrique. Il est suggéré qu’on l’assimile au vélo et donc qu’on la dirige vers les pistes cyclables déjà fortement encombrées par des usagers indus, piétons, rollers, chiens et autos-motos. Là où ça se corse, c’est que ces ETNI, Engins Terrestres Non Identifiés, ne sont tenus à rien et en particulier à aucun respect de vitesse. Ainsi on parle de trottinettes pouvant dépasser les 50 km/h!
Vieux-Thann, du vélo avec l’Etoile 78
L’Etoile 78, c’est le club cyclo de Vieux-Thann. Pourquoi Etoile? parce que dans les années 20, un club de coureurs cyclistes baptisé Etoile y était installé. Pourquoi 78? parce qu’en 1978, un club de cyclotouristes a relancé la discipline vélo.
Après quarante ans, le club Etoile 78 brille toujours de ses éclats et relance son activité 2019 en comptant bien rallier de nouveaux membres et notamment des jeunes intéressés par la discipline VTT. Vélomaxou est membre de l’Etoile 78 depuis ce matin.

Route

Route et pluie glacée pour finir.
3D
Avouez Carlos Goshn!
Voici une prison représentative du traitement de Carlos Goshn.
Ce n’est pas vraiment l’idée que je me faisais du pays du Soleil Levant, avec ses pommiers en fleurs. Nul doute que notre capitaine d’industrie Carlos Goshn doit trouver le traitement sévère. Il est sûr qu’au delà des conditions carcérales de l’ex-président de Renault-Nissan, le Japon s’engage dans une campagne d’image mondiale désastreuse pour sa réputation. Il en a vraisemblablement conscience en mettant en scène le jeu de ses procédures judiciaires qui rappellent celles de l’Inquisition et du Moyen Age.
Le Japon est la troisième puissance économique mondiale mais c’est un nain militaire depuis que les US ont mis fin à son expansionnisme, à ses horreurs guerrières, après les attaques nucléaires de Hiroshima et Nagasaki. Autour de lui, le Japon n’a pas que des amis et sa gestion de la catastrophe de Fukushima a laissé des traces de son incompétence à gérer des situations de crise.
Le Japon, c’est aussi un pays qui sur le plan démographique est appelé à disparaître du fait de sa natalité en berne…comme l’Allemagne, à défaut d’une immigration forte.
Avant d’acheter une Nissan ou une Toyota (fabriquée à Denain) je vais y réfléchir à deux fois. Je regrette déjà l’achat il y a deux ans de ma tondeuse à gazon Honda.
Avouez Carlos Goshn! puisque vous êtes coupable avant même d’être jugé.
Haut-Koenigsbourg

On me le demande parfois: peignez-vous le Haut-Koenigsbourg?
Je n’y suis jamais allé. Alors je me suis inspiré d’une image.Picturalement, c’est très tarabiscoté. Je plains les architectes de l’empereur Guillaume II. Il faut maîtriser toutes ces obliques qui fuient dans tous les sens et tenter de l’asseoir sur quelque chose de consistant.
J’ai tout « peigné » à l’eau à la fin, histoire de le flouter un peu.
Fait-on le poids?
Heureux les maigres! C’est reparti. Me voila les yeux rivés sur la balance. De deux choses l’une: 1/vous êtes vigilant toute l’année 2/vous vous goinfrez et à la fin vous le payez cash sur la balance.
Pour moi, c’est la solution 2.
Sur un vélo, comme à pied, la loi de la gravité ne pardonne pas. Plus on est lourd, plus on souffre. Les articulations, le système cardio-vasculaire et aussi l’image de soi. On aimerait parfois être plume. Sauf dans les descentes! Je ne rentre pas dans un discours moraliste, on peut être naturellement en surcharge pondérale…sans le faire exprès et s’y trouver à l’aise.
Bon alors j’ai repris mon programme Yazio comme en mai 2018. Je n’ai aucune attache avec cette entreprise Yazio et j’ai presque honte de ne pas acheter sa version Premium à 22.49 €/an.
Sans programme Yazio, ça marche aussi: il suffit de manger moins tout simplement. Juste assez pour tenir les jours de dépenses physiques. Yazio est là pour tenir la comptabilité…et des conseils nutritionnels avec sa version payante.
Pour moi c’est 2000 kcal à dépenser chaque jour et à répartir.
Bon, je suis à mi-chemin, ça valait le coup de faire le point pour prendre date.
Flûte! la flotte
Je grimpe à Rammersmatt dans la grisaille.
L’angle mort

L’angle mort porte un nom prédestiné pour celui qui se hasarde dans la zone cachée le long d’un camion. lire l’article du Parisien
