Chronique de pandémie

Pandémie: comme Drogo, on attend

Quel jour sommes-nous?

Nous sommes quel jour déjà?..Je ne sais plus, je ne compte plus. Hier, c’était notre deuxième jour de confinement. Logiquement nous entamons le troisième aujourd’hui. C’est curieux ce rapport au temps qui passe et qui m’étreint. Il me revient une anecdote tragique…

Ce jour là mes deux amis s’accrochent à vélo. Ils tombent lourdement. L’un d’eux est groggy. On l’appuie contre un panneau routier le temps qu’il revienne à lui…Et sa première question sera « quel jour sommes-nous? »

« Le désert des Tartares » est un peu en moi. On voudrait savoir, mais on ne sait pas. Combien de temps va durer cette mise en quarantaine qui ne dit pas son nom et que va t-il advenir?

Dino Buzzati n’avait pas la télévision, ni le commandant Drogo. Impossible de voir l’ennemi arriver. Nous, l’ennemi est là, il nous occupe, mais on ne le voit pas. Pendus aux chaines d’infos en continu, il ne nous reste qu’à jongler de l’une à l’autre pour obtenir des nouvelles du front.

La polémique enfle

Les ministres réunis en conclave permanent décident de l’état d’urgence sanitaire comme pour nous faire comprendre qu’on va accroitre les décisions de sauvegarde du corps social. Comme s’il existait encore des grades de restriction non utilisés. Mais les médecins généraux en chef, en première ligne du savoir, se succèdent devant les lucarnes digitales pour dire qu’ils ne savent pas ou pour dire qu’ils manquent de tout comme dans une économie de guerre où tout fatalement manque, les masques, les blouses, les charlottes, c’est joli charlotte, ça fait vieille France,..et les fameux respirateurs pour sauver les plus atteints. Alors pour impressionner, on transporte six malades dans un Airbus 330 de Mulhouse à Istres et quatre autres en hélico évacués dans le Grand Est. Vive l’armée! Vive la France!

La polémique à propos des masques enfle. C’est normal, les gens ont peur. Les masques manquent, alors on les réserve aux soignants. Le directeur de la santé persiste à dire que les masques sont inutiles pour se déplacer dans les magasins. Mais les caissières se supermarchés? les policiers chargés des contrôles dans la rue? La stratégie des coréens portant tous le masque est dans tous les esprits.

L’ignoble épisode Buzyn ou la politique de crottoir

Des craquements sinistres dans l’unanimité politique se font jour. Ceux qui étaient sûrs du maintien des élections municipales ne le sont plus. Ceux-là qui ont envoyés un électeur sur deux dans les bureaux de vote comprennent qu’ils ont perdu du temps dans des broutilles face à l’épidémie. L’ignoble épisode Buzyn vient achever se semer le trouble. Buzyn savait, Buzyn l’a dit dès janvier mais on n’aura pas réagi assez vite, l’épidémie est là.

Contents d’avoir rapatriés nos résidents chinois à Carry-le-Rouet, nous en sommes restés là pendant au moins quinze jours, oubliant de contrôler les militaires de la base militaire de Creil ayant participé au rapatriement, oubliant d’interdire les rites religieux confinés comme celui de « La Porte Ouverte » à Bourtzwiller devenu le cluster maléfique que l’on sait.

Et maintenant? Maintenant, on fait comme Charles, on attend. On a bien compris que les médecins sont démunis non seulement sur le plan des moyens mais aussi sur la marche à suivre. Attendre que le virus se dégonfle et rester cloîtrer. On teste des antidotes, y compris la chloroquine de Marseille qui na jamais dépassé le stade des éprouvettes, disait-on…

Allo, l’Europe?…

trafic aérien européen le 18 mars à 22h13, le virus voyage confortablement installé sans attestation de déplacement dérogatoire

Ce qui est encore plus grave, c’est de voir l’incapacité de l’Europe à s’entendre. Chacun pour soi, c’est le maître-mot. L’Allemagne peuplée de gens âgés tire mieux son épingle du jeu que la France. Tout le monde se demande pourquoi…L’Italie a totalisé 425 morts en une journée…et l’Angleterre laisse la pandémie s’installer sans rien faire!

Le confinement a ses limites dans un pays latin comme le nôtre. Les images à la télé de ces parisiens se promenant sur les quais de Seine sont cruelles alors que dans mon quartier la rue reste déserte et que tout le monde tente de respecter les consignes du mieux qu’il peut.

En ce troisième jour de confinement, beaucoup de questions apparaissent et le doute s’installe dans l’opinion. Sommes-nous à la hauteur de la gravité de la situation? faisons-nous les bons choix? ne payons-nous pas aujourd’hui l’abandon de nos services de santé? notre manque de soignants? notre manque de lits?

Une liste de courses probables traine sur un meuble. Nous n’irons pas. Il ne faut pas, la population est trop indisciplinée, il n’y a pas de filtrage dans le supermarché de quartier et les drive sont saturés. Je déconseille à mes enfants de sortir. Trop de risques et d’incertitudes pèsent.

Dans l’enveloppe de confinement

Je respecte la loi

Je respecte la loi. Je tourne dans le quartier à pied, mon attestation dans la poche. je n’entends que mes pas, la ville semble pétrifiée. Il faut qu’on évite d’ajouter un syndrome à notre enfermement. Pouvoir sortir seul sans en abuser me semble nécessaire. Au bout de quatre kilomètres, ça devient monotone. Alors j’arrête et je me sens bien.

Mon voisin Mannheim a tiré le rideau. On le comprend.

J’ai croisé deux cyclistes furtifs à VTT, un type qui toussait et qui a bifurqué en me voyant, un autre qui promenait son chien…et une voiture de gendarmerie qui ne m’a rien demandé.

Le parking de l’Intermarché ne comporte plus qu’une petite dizaine de voitures.

Il fait beau.

Je suis reconfiné.

Chronique de pandémie

Défense de jouer! mes petits-enfants aiment venir là en temps de paix

Non ce n’est pas une chronique de guerre, même si la pandémie est nommée ainsi par notre Président.

Ce matin, la ville dort encore. Des volets s’ouvrent. Apparait alors un homme qui porte son masque comme s’il était malade..

J’ai croisé mon porteur de journaux sur son vélo, cigarillo au bec. Il me fait un petit signe de la tête.

Muni de mon « laisser-passer » j’atteins la boulangerie Elles sont là, fidèles au poste. Pas de masques? non, on n’en a pas, juste des gants. Étrange! elles sont pourtant exposées toute la journée au va et vient des clients. L’infirmière des urgences est passée peu de temps avant moi, les larmes aux yeux, me dit la boulangère.

Pour le retour j’ai pris mon itinéraire « bis », histoire de me croire en balade. Deux petits kilomètres qui font du bien dans une quiétude sourde inhabituelle.

Bon maintenant je vais imprimer mon deuxième « laisser-passer » de la journée pour « tourner en rond » dans le quartier. Cas n°5, déplacements brefs à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle.

Économie de papier et d’encre, j’imprime 4 en 1

Le temps est redevenu beau, le confinement dès le deuxième jour me rend anxieux. Comment allons-nous tenir des semaines ainsi?

Confiné dans mon atelier

Je respecte les consignes de confinement comme beaucoup d’autres de nos concitoyens. C’est seulement le premier jour et il faut s’installer comme on peut dans un relatif immobilisme qui est appelé à durer.

J’avoue à présent redouter devoir faire des courses quand je vois comment nos semblables se comportent dans les magasins. Ce matin à l’Intermarché de mon quartier c’était la cohue aux caisses. J’ai eu peur de cette situation et je ne suis pas entré. Pourquoi ne pas avoir filtré les entrées comme le font les grandes surfaces?

J’ai cette chance de pouvoir m’occuper à autre chose qu’au vélo, la lecture, la peinture. J’ai de quoi faire…et pourtant il faut être motivé. Car on ne peut pas s’extraire mentalement facilement de cette pandémie qui bouleverse notre façon de vivre. J’imagine qu’être confiné doit être compliqué pour celui habitué à vivre à l’extérieur.

Mon univers de peintre amateur est confortable. Ma production commence à être envahissante

Cette année, j’avais décidé de bosser un peu l’acrylique, attiré par ce medium qui est à la fois à la mode et sympa à travailler.

Alors voila, je suis dans mon atelier, au milieu de mes tableaux. C’est mon univers réduit.

Des paysages, des villages, des essais,…

Aujourd’hui, j’ai repris mon tableau Michelbach qui n’était pas à mon goût.

Michelbach (acrylique sur toile 40×50)

Si vous faites du sport individuellement autour de chez vous, portez votre attestation sur vous (il faut la refaire à chaque fois!)

J’arrête le vélo pour cause de coronavirus

Chers amis cyclistes, faites une pause. Attendez des jours meilleurs. Ici dans le haut-Rhin nos soignants sont débordés par les malades. J’ai essayé ce masque FFP2 que j’avais dans l’atelier pour travailler avec la ponceuse.Il n’est pas facile à porter. Pour l’heure je ne suis pas malade, il est donc inutile de le porter.

Ce matin, j’arrête le vélo. Inutile de finasser avec les textes liés au coronavirus.

J’ai fait mon dernier tour hier à VTT.

Il faut bien comprendre que nous devons choisir le « nous » avant le « je », nous qui savons ce qu’est le bien collectif et ne pas mettre sa petite personne en avant au prétexte qu’on se sent libre.

Se déplacer autour du domicile pour entretenir sa forme physique, oui, c’est autorisé à la condition d’être porteur de son attestation de déplacement dérogatoire remplie sur l’honneur. (5eme cas de la déclaration à cocher)

télécharger l’attestation de déplacement dérogatoire

Comment est libellé le cas n°5 de l’attestation?

déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective, et aux besoins des animaux de compagnie.

Dans ces conditions, plus possible d’envisager le vélo qui vous « propulse » à des kilomètres de chez vous…ni de faire de la montagne à pied ou à VTT.

Mieux vaut abandonner.

Reste la marche autour du quartier ou le jogging.

Ce qui n’est déjà pas si mal vu la situation.

La gestion du quotidien n’est déjà pas facile avec nos familles, chacun se terre chez lui de crainte de colporter la maladie.

Les potins du lundi

Cinque Terre (Italie), le séjour du Club des Cent Cols compromis

Au moins cinq vélos d’écart

Ce matin je toussote. Comme à l’accoutumée. Mais je me sens anormalement chaud; vite le thermomètre…36,2. On n’échappe pas à la crainte.

Je vais sortir le VTT en vitesse avant qu’on soit définitivement confiné à la maison. Car il en est question comme en Italie. Sortir à vélo est hautement pathogène dès qu’on est à plusieurs car les vagues de morve et de crachats qui volent sont une (sale) habitude des cyclistes sur route. A VTT, il faut garder les distances, au moins cinq vélos

C’est pas juste!

Les clubs commencent à allonger la liste des défections sur leur calendrier. Je ne parle pas du foot, je parle des clubs cyclos qui ont déjà retenu des dates pour y effectuer un séjour. Mon club local Etoile 78 de Vieux-Thann vient d’annuler ses trois jours de la Pentecôte dans le Doubs. Rien de trop grave. Pour mon autre club des Cent Cols, c’est le séjour d’une semaine en Italie à Cavi di Lavagna (Ligurie) 4 au 11 mai qui est compromis.

Nous sommes en discussion avec les hôtels pour voir les options possibles et les conditions, notamment financières, dans lesquelles ces options peuvent être mises en œuvre. Ce n’est pas simple, les enjeux sont très importants (un séjour comme celui là, c’est un enjeu de plus de 75 000€) et le CA va prendre des décisions au mieux des intérêts du Club et de ses membres dès que nous aurons tous les éléments nécessaires.

Ainsi pour rester dans un domaine secondaire comme celui du sport et des voyages d’agrément, on voit tout de suite concrètement jusqu’où conduisent les conséquences de l’épidémie de coronavirus.

Les conséquences ne sont pas pour les sportifs capables d’attendre des jours meilleurs, elles sont pour les entreprises hôtelières et de voyages.

Ce matin, la frontière allemande sera fermée avec pour conséquence qu’on ne devrait plus pouvoir aller pédaler coté allemand du Rhin ni faire ses courses à DM à Neuenburg.

Grande première de la saison cyclo dans le Haut-Rhin, les 100 km d’Urschenheim samedi 14 mars ont été maintenus mais pas de départs groupés comme à l’habitude…

Les 100 km d’Urschenheim en 2012

Cette année, les nouveautés et adaptations apportées nous permettent de maintenir notre manifestation et de respecter les précautions afin d’éviter la propagation du Covid-19.

En effet, la randonnée ne se fera pas sous la forme habituelle d’un peloton groupé et encadré mais sera un parcours fléché.

Du coté des Randonnées de Printemps du mois de mars à Mulhouse, le club de Sausheim s’est conformé aux consignes préfectorales: L’organisation du brevet de printemps du samedi 14 mars est annulée suite à l’arrêté préfectoral.

Edouard Philippe pique une colère

Le gouvernement a donc choisi de serrer de deux crans supplémentaires la ceinture des libertés publiques en fermant les commerces, après les écoles, en s’apprêtant à réduire l’offre de transports en commun et à limiter les déplacements personnels. C’est que les Français ont du mal à comprendre l’enjeu des restrictions imposées, il n’y a pas « suffisamment de prise de conscience par les Françaises et les Français de l’importance de leur rôle face au virus ».

Il est demandé à tous les Français de ne sortir de chez soi que pour faire des « courses essentielles » ou un « peu d’exercice ». Traduction: je peux encore aller à l’Aldi acheter du RonRon et faire du vélo ou du jogging. Cela ne préfigure en rien ce que pourrait devenir cette restriction de circuler si les autorités venaient à nous délivrer des « laisser-passer » comme en Italie. Irons-nous jusque là?

Ce matin j’ai trouvé dans ma boite à lettres une pub déposée dans la nuit

A emporter ou à la livraison, si vous craignez de sortir, la pizza livrée à domicile. Les pizzerias trouvent une porte de sortie pour remédier à la fermeture de leur restaurant.

Le mal est invisible

Il y a à la base le coté « fleur bleue » de ceux qui aiment braver les interdits comme avec les radars…et aussi l’invraisemblable inculture de la population en terme d’hygiène individuelle et collective.

Un de mes amis constatait que sur un marché, s’il observait un espace d’un mètre avec son prédécesseur devant un étal, aussitôt la place dans la file lui était prise. C’est bien la preuve qu’une partie de la population est insensible aux conseils donnés.

Il n’est pas facile d’établir un parallèle avec des restrictions analogues dans notre histoire contemporaine. Seuls les plus âgés pourraient se souvenir de la dernière guerre, de l’absence de carburant obligeant à monter des gazogènes sur les voitures, des cartes de rationnement, du couvre-feu…et du marché noir

Vingt litres de gasoil par semaine. Est-ce imaginable aujourd’hui?

Thann tôt

C’est ma sortie tôt. Et je m’arrête, fasciné devant la cathédrale industrielle. Vent froid vif qui descend la vallée et couche les fumées.

Vivre encore, un peu

la mini retenue de Kruth est en service. Je crois qu’il y a une passerelle en préparation. J’ai du mal à dire quelle est cette ferme auberge sur le plateau

J’ai hésité sur mon titre…j’ai déplacé la virgule. J’avais d’abord écrit « vivre, encore un peu » mais ça rappelait « encore un peu, monsieur le bourreau » alors j’ai écrit « vivre encore, un peu ».

Oui vivre encore puisqu’on ne peut se priver de tout avec cette épidémie qui enfle avec ses chiffres effrayants. En soixante dix ans, je n’en ai aucun autre souvenir. Sauf peut-être des trucs insidieux comme la légionellose. Le SRAS ne me dit plus rien. La grippe? je ne l’ai pas encore eue et je suis vacciné même si ce n’est pas infaillible.

A ma femme, je dis que le pire serait une guerre nucléaire ou bactériologique, intense, soudaine et terriblement dévastatrice et chaque matin on est encore là. Les embrassades sont-elles aussi à risque? bien sûr. Alors chaque matin, « m’as-tu donné le baiser empoisonné? »

Lorsque j’étais biffin on nous abritait sous l’escalier du dortoir pendant les exercices NBC. Maigre protection! L’inculture de nos contemporains en terme de risques me sidère chaque jour. Comment se protéger d’une catastrophe nucléaire? de l’effet de souffle? de l’irradiation? alors pour un virus en circulation, c’est pareil.

Je songe à l’après-virus. Je suis donc optimiste. Tous ces experts qui vont dresser des bilans de nos réussites, de nos erreurs, des conséquences sociales, politiques, économiques et de notre regard à la vie. Crise générationnelle, nos enfants seraient des réservoirs à virus et achèveraient les aïeux plus vite. C’est cruel comme raccourci. C’est ce qu’en disent les experts.

L’Europe a fait « pschitt »

Elle se referme sur ses frontières internes. Chacun chez soi! Veuillez rentrer vite fait chez vous. Ne riez-pas: devant les rayons vides de supermarchés, certains champenois vont jusqu’à évoquer les années quarante…

Quelle débilité, c’est pour quand l’exode, les Allemands arrivent bientôt, c’est pas possible je reviens de cora Saint Dizier pour simplement retirer un colis, impossible, une queue de 300 mètres au drive, des gens attendent depuis 16h, certains sortent avec des chariots énormes

Italien je suis

Le spectacle italien me désole. C’est un peuple que j’aime et leur désastre épidémique, plus de mille morts, préfigure ce qui peut nous arriver dans quelques jours si nous manquons de soignants et de matériels. Songer que c’est la Chine qui a ravitaillé les Italiens restera gravé dans nos mémoires d’européens pendant longtemps. L’idée européenne a pris une grande claque. J’espère qu’il n’est pas vrai qu’on a vendu nos masques au Chinois comme le colportent les réseaux sociaux. Je n’ai pas vérifié.

Les vieux espèrent encore vivre un peu, alors ils se terrent dans leur tanière. Les autres font comme ils veulent. Ils vaquent à leurs occupations habituelles, vont au bistrot, grattent un Keno, puis déambulent dans les rayons du supermarché.

Qu’on ne s’y trompe pas: traiter d’idiots tous ceux qui dévalisent les magasins n’est pas malin non plus. Car faire des provisions de bouche évite d’aller plus souvent au magasin. Après tout, ce qu’on nous prédit c’est que le virus peut atteindre jusqu’à 80% de la population…et donc on pourra côtoyer huit personnes sur dix infectées dans les allées.

A la recherche d’air pur

Hier l’air froid venu du col de Bramont descendait jusqu’à Wildenstein, puis glissait sans bruit sur le lac. Les promeneurs nombreux s’appliquaient à parcourir le tour du plan d’eau, enfant y compris puisqu’il faut bien occuper les scolaires en panne d’école.

Les Huskys, des chiens qui aiment la nature

Les chiens de traineaux sont enragés. Cette année ils n’ont pas eu de neige, alors les maîtres les promènent attachés à la ceinture ou à un vélo. Trois chiens comme ceux-là, si vous n’y prenez garde, ils vous trainent par terre si vous trébuchez sans avoir le temps de vous relever.

Une campagne éclipsée

Ils auront fait le job jusqu’au bout. Bravo les gars!

J’ai cherché les panneaux. J’en ai trouvé un difficilement dans la cité. Les candidats se sont sûrement démenés avec l’énergie du désespoir. Des invitations à débattre clairsemées, du porte-à-porte risqué pour enfin aboutir à l’échéance incertaine.

On parlera des élus de l’épidémie. Plus tard. Des grognards de la démocratie locale.

Chronique épidémique

Beau temps en Alsace. Je pars courir une heure.

Le quotidien est rythmé de nouvelles toutes plus surprenantes les unes que les autres.

C’est l’actualité qui veut ça. D’abord mon maire m’écrit. C’est urgent car il fait distribuer son courrier par des vaguemestres plus rapides que la Poste.

Il en a gros sur la patate mon maire, apparemment. Je lis…

Blessé et meurtri par des attaques très personnelles, je suis resté debout.

Il a l’air un peu KO debout, mon maire. C’est pas juste et en même temps, il est solide le maire sortant, il est resté debout. Nous à vélo aussi on a la trouille quand un chien nous menace d’attraper notre mollet. L’essentiel, pour nous aussi, c’est de rester sur le vélo sans se prendre une gamelle.

Je ne sais pas si ces courriers d’escarmouches de campagne électorale apportent un supplément de voix dans la balance; car en même temps aussi, ceux qui détestent le maire sortant jubilent du tour pris par les évènements.

Moi, je reste neutre, je ne connais ni l’un, ni l’autre des belligérants. D’autant que je n’ai pas eu la chance d’être invité lors de mon installation dans la commune. Un loupé, certainement. Comme mon inscription sur les listes électorales qui est restée coincée dans une file informatique communale en 2017.

Les deux listes sont équivalentes, je l’ai déjà dit. Conservatrices bon teint et pas vélorutionnaires pour deux sous. Donc si je ne suis pas content, j’ai ka déménager.

Tout va très bien, Madame la marquise

Le PDG Macron a causé dans les lucarnes. Il a arrêté la France. Mais pas les élections. Gérard (Larcher) lui a bigophonné que s’il faisait ça, c’était encore un casus belli. Comme avec Benalla.

La France à l’arrêt. Les mômes en raffolent. Blanquer a dit « faut travailler à la maison! ».

Pas du tout disent les gamins, ma maison n’est pas une école. L’école est un sanctuaire, la maison non. D’abord les parents sont nombreux à comprendre que dalle au contenu des manuels (Macron).

Macron a d’abord dit « à tous les Français » de limiter « au strict nécessaire » leurs déplacements, en privilégiant le télétravail

Mais avec le télétravail, impossible de voter en ligne pour les Municipales. C’est trop moderne.

« Il est important en ce moment, en suivant l’avis des scientifiques comme nous venons de le faire, d’assurer la continuité de notre vie démocratique et de nos institutions » a t-il poursuivi.

Sous-entendu, il n’y aura pas de coronavirus dans les salles de vote.

Le test de Cooper

Je ne me laisse pas influencer ni par Macron, ni par mon maire sortant.

Pas de miracle, pour aller plus vite, faut accélérer. C’est au prix d’un cardio qui grimpe trop. Je le sais.Je vais donc jouer sur le facteur poids pour rejoindre les standards de la spécialité

J’ai chaussé mes pompes de sept lieues et j’ai fait huit bornes (pas myriamétriques les bornes)

Le test de Cooper permet empiriquement de connaître votre VO2max, autrement dit la vitesse maximale à laquelle vous pouvez courir pendant douze minutes…sans mourir asphyxié. Sinon, c’est pas du jeu!

Bon alors? t’as fait combien Maxou?

Je dépouille…j’ai démarré le chronomètre au coin des transports Blondel à la ZI de Vieux-Thann et au bout de douze minutes, j’avais franchi le pont de la Thur au pied du Rangen…

1,700km en 12 minutes. Peut mieux faire!

soit 1700 mètres.

Je suis classé selon les sites « faible » ou « 16/100 » ou encore « moyen » pour me faire plaisir.

classé moyen chez les plus de 50 ans pour 1700m parcouru en 12 minutes

N’en parlons-plus!

Je suis tout de même content de ma performance du jour, j’ai réussi à parcourir 8 km en une heure, soit deux fois plus vite qu’à pied.

Je suis venu à bout de la peste

Nous ne sommes plus que l’ombre de nous-même avec cette épidémie fantasmagorique

Terminé La Peste. Avec Camus, ça finit dans les retrouvailles oranaises. La fumée des trains, les étreintes, la foule qui se presse dans les rues et les estaminets.

Mon chat vieillissant m’a encore fait lever à quatre heures. Ses miaulements rauques illustrent une dépression, dit-on, dans les manuels savants. La déprime du chat! A moitié tiré du lit, j’ai envie de lui donner un coup de pelle sur la tronche. Puis je me ravise.

J’avais (re)survolé Le Hussard sur le toit de Giono.

Et maintenant?

France Info nous propose quinze bouquins pour faire attendre que le Haut-Rhin sorte de quarantaine.ici

Pandemia de Thilliez? 650 pages! je renonce. Il me faut du digest rapide. Je vais essayer L’aveuglement de Saramago. Commande Amazon pour ne pas aller traîner dans les rayons de Leclerc.

Vous le voyez, le Corona donne de mauvais réflexes qui font bondir mes amis.

Ce matin le Haut-Rhin continue de tenir la corde dans la course au coronavirus. Je n’en dors plus. J’ai vu l’hélico du SAMU ce matin à quatre heures qui revenait fissa à sa base chargé de masques, j’imagine.

J’affabule.

téléphonez avant de venir!

Les contaminés du rassemblement évangélique de la Porte Ouverte de Bourtzwiller continuent malgré eux de se révéler ici et là, à l’IUT, à Peugeot Mulhouse, à Kehl,… Ce n’est pas drôle. Mon médecin nous met en garde, sur sa porte, il a écrit « téléphonez avant de venir! »

On n’en sort pas de cette épidémie et d’aucuns prétendent que c’est pour durer. L’Italie ferme tous ses commerces sauf ceux de bouche. Et ce soir le PDG de la France va parler. Pourvu qu’il ne tombe pas malade notre leader maximo!

Tous les actifs gueulent d’être réduits à l’inactivité, je les comprends. Quand j’étais sur le pont, il fallait que « ça usine » tous les jours. Au bureau, je reprenais les points du jour non traités de la veille et je les ajoutais au programme pour n’en point rater.

N’affolons-pas! facile à dire. Pourtant, les hôpitaux rencontrent de nouveaux cas de coronavirus qui touchent un large spectre de la population. Pas seulement des seniors mais aussi des trentenaires avec des pathologies légères, surpoids, diabète, hypertension qui nécessitent des respirateurs extra-corporels tellement le virus bouffe les poumons. Des machines hautement sophistiquées et des personnels au top.

Bon, je prends ma bécane, mes gants et je vais voir si mon pharmacien est approvisionné en gel hydro-alcoolique…histoire de prendre l’air. Avec l’activité au ralenti, je respire moins de micro-particules.

Elle est pas belle la vie?

Chronique ordinaire de la vie locale

Voter par procuration pendant le corona? la gendarmerie pas emballée

Non, je n’irai pas voter aux Municipales

Trop d’incertitudes pèsent encore avec le coronavirus. Cyclo-citoyen, oui, je le suis. Mais pas fou. Quand je vois la désinvolture de nos congénères à l’égard des mesures prophylactiques proposées pour lutter contre la maladie, il faut se méfier partout où l’on va. Surtout lorsqu’on est classé parmi les seniors!

Que va t-on faire des marmots! Je ne parle même pas de ceux qui font mine d’ignorer qu’un virus est là. De jeunes générations pour la plupart qui s’insurgent que la puissance d’État pèse ainsi sur leur quotidien.

Le petit père Duclos, député communiste, parlait avec sa verve truculente de « bonnet blanc, blanc bonnet » en 1969 pour évoquer le match présidentiel Pompidou-Poher

A Thann, les deux postulants sont issus du même bord et ont gouverné ensemble

Dans nombre de municipalités, ce sont des personnalités du même bord qui s’affrontent. Comme chez moi à Thann ou même à Cernay. L’électeur a donc l’illusion de faire un choix alors que tout sera comme avant, après.

A Thann, ce n’est pas grave si l’on ne va pas voter. Si vous n’êtes pas partie prenante de la guerre picrocholine qui oppose les deux listes sortantes, vous n’avez aucune raison d’aller voter puisque départager l’une ou l’autre ne présentera aucune différence sur le cours à venir des choses. C’est juste une affaire des egos à départager.

Ce qu’une liste Thann, pro-vélo pouvait promouvoir selon moi est décrit dans ce billet. Mais je suis réaliste, on ne fait pas une liste à Thann avec trois cyclistes!

Aller à pied dans sa ville révèle des certitudes: Thann est d’abord une ville pensée pour la voiture. Comme cette voirie récente où l’unique trottoir n’est là que pour permettre au fil d’eau de s’écouler.

En France, l’abstention est influencée par un sentiment de non-représentation politique, sur quatre points : (source wikipédia)

  • l’alternance politique semble assez inutile lorsqu’elle ne résout pas des problèmes majeurs comme le chômage.
  • la méfiance de la population française par rapport aux politiques en raison du nombre croissant de scandales et d’affaires financières.
  • le comportement des partis politiques éloigne les politiciens des problèmes réels de la société.
  • le désengagement des électeurs.

Pour moi, c’est le cas numéro trois qui me détourne du vote. Les élus se contre-foutent de ce que vous pensez une fois qu’ils sont élus.

Non je n’irai pas voter.

Des esprits chagrins voudraient voir le vote rendu obligatoire en France sous peine de sanctions. On comprend leur intention: cacher la misère de la démocratie locale qui fait qu’une fois élus, on n’entend plus parler de rien. Ni des voiries à l’abandon, ni des terrains de jeux délabrés et souillés, ni des restrictions à la pollution de l’air, ni des encombrements urbains ordinaires. Tout roule comme avant.

Alors Maxou court comme le furet?

Le tour des deux Thann ( juste 10 km) est un bon terrain d’entraînement sur macadam dès lors qu’on évite de prendre sa voiture et les chemins rongés par les pluies.

Oui, j’ai trouvé cette alternative au vélo lorsqu’il fait mauvais en cas de pluie fine. J’ai la flemme de sortir le vélo et aller à pied est une bonne solution pour prendre l’air. Oui, on n’est pas obligé de courir, on peut aussi marcher. Mais courir, je voulais savoir comment « ça faisait ». Courir je ne l’avais plus fait depuis…cinquante ans. Au moins!

Je suis un sportif décroissant: j’appuie de moins en moins fort sur les pédales. Mais courir, c’est autre chose. J’ai voulu comprendre ce qui pousse autant de gens à courir les rues et les chemins. Ne nous méprenons-pas: courir me semble plus difficile qu’aller à vélo. C’est un sport debout ou il faut porter, transporter, sa carcasse, y compris dans les descentes. A vélo, le sport est assis. On pédale de temps en temps et l’élan fait le reste pour simplifier.

Le corps que je nomme vulgairement carcasse est en fait un assemblage moléculaire qui pèse beaucoup dans nos civilisations modernes. On ne ressemble en rien au petit-homme des hauts-plateaux éthiopiens capable de courir 10 km en 30 minutes. On a trop de « choses » inutiles à emporter avec nous. D’abord du gras! Moi je traine 33 kg de gras que j’ai réussi à ramener à 26 kg en dix semaines. Mais je ne suis pas au bout de l’exercice.

J’ai vérifié: le record du monde du 10 km est tenu par…

26 min 24 sRhonex Kipruto Kenya
recordman du monde 10 km à pied. Tout le monde n’y parvient pas à vélo.

Alors j’ai essayé. J’ai maintenant un peu de recul. Cinquante kilomètres en dix sorties. Les chiffres sont là; je sais que je cours lentement. Parcourir 10 km en une heure trente ne mérite aucunement de figurer dans un classement. Pour y être il faudrait courir le 10 km en une heure. Je ne sais pas si je vais m’y atteler à mon âge…

Les potins du lundi

le parti du vélo va t-il l’emporter?

Élections? vous avez dit élections?

L’abstention massive est à craindre aux prochaines élections municipales. Le coronavirus sera passé par là.

Je n’irai pas voter, mon vélo non plus, car la crainte sera grande d’être contaminé, lui et moi. Certains porteurs sont asymptomatiques (peut-être moi-même?), ils sont atteints sans forcément le savoir. Je plains les assesseurs.

C’est l’intérêt supérieur de l’État qui est menacé. Réussir dans la maîtrise de l’épidémie est en effet une exigence majeure pour le gouvernement. En décidant de braquer tous les projecteurs de l’actualité sur l’épidémie de coronavirus, plus rien d’autre n’est plus important que la garantie de l’intégrité des citoyens…mais on continue de maintenir les élections. Difficile à expliquer.

les bubons, et qu’on en finisse!

Reconnaissons que le Haut-Rhin s’est particulièrement distingué ces derniers jours à la suite de l’assemblée évangélique de Bourtzwiller à partir de laquelle la contamination s’est propagée massivement. Jusqu’en Guyane et dans les rangs de l’Assemblée Nationale. Mulhouse s’est ainsi taillé une belle réputation dont elle aurait pu se passer et les promoteurs de cette manifestation ne semblaient pas désolés d’une telle publicité au lendemain de leur prestation. Ce n’était plus le partage de la bonne parole mais le partage du coronavirus.

« Après tout, on n’en fait pas tant pour la grippe saisonnière »

Les plus incrédules à la dangerosité du coronavirus commencent à se poser des questions. « Après tout, on n’en fait pas tant pour la grippe saisonnière! » ne suffit plus à convaincre qu’on en fait trop face au Covid-19

Alors la bonne nouvelle, elle est pour la République en Marche (LRM) qui n’a pas encore commis de faux-pas dans la gestion de la crise épidémique. Au moins le désastre de la réforme des retraites aura servi d’apprentissage et permis la mise sous le boisseau pour un temps de la calamiteuse loi sur les retraites. Pourvu que l’épidémie dure!

Méfions-nous cependant de cette mise au pas autoritaire et dérogatoire à l’état de droit (confinement, quarantaine) de la société au nom de son bien!

Dimanche prochain il restera à découvrir les effets de l’épidémie sur les élections.On peut s’attendre à des abstentions massives. Surtout de la part des vieux électeurs les plus fragiles au virus (dit-on) et aussi de la part des plus fidèles aux bureaux de vote et au conservatisme républicain.

Relativisons, dans nombre de communes comme la mienne, le résultat du vote ne changera en rien notre destinée quotidienne puisque les deux listes en présence sont issues de la précédente mandature et appliqueront les mêmes recettes. Il y a donc une forte similitude dans les programmes.

N’en voulons pas trop à l’Alsace, sa représentation politique est conforme à un conservatisme qui ne place pas en tête les enjeux sociétaux.

Le bien-être, l’environnement, le dynamisme,…trois thèmes fourre-tout qu’on décline à l’envi dans toutes les communes de France.

A Thann les deux listes protagonistes achèvent leurs campagnes à fleurets mouchetés à coups de tracts distribués dans les boites à lettres qui auront bien du mal à convaincre ceux qui ne s’intéressent pas à la vie municipale. Ne parlons même pas des communes où seule une liste est en présence, comme à Illzach! A quoi bon aller voter si une alternative un tant soit peu radicale n’est pas présente?

Demain nous partagerons les agitations puériles de la cité, l’air de rien.

La ville, la nuit

Thann « les chimiques »

La ville est à moi.

La nuit.

J’ai toute la voirie pour moi tout seul et je franchis tous les interdits sans crainte.

Au loin, les premières voitures ralentissent.

Un gilet jaune fluo, la nuit, ça interroge.

Comment perdre du poids?

Une pomme de 210gr, c’est 109 kcalories, 10 gr de glucides, 4 gr de protéines et…0 lipides

7 kg400!

C’est ma victoire rapide de ce matin. Depuis que le 2 janvier dernier dans un sursaut salutaire j’ai décidé de frapper un grand coup en direction de mon surpoids endémique, (c’est souvent au lendemain d’une période de fêtes qu’on prend conscience qu’il faut arrêter la bouffe). Voici que ce matin j’atteins le score honorable de moins sept kilos et 400 grammes. Un peu plus de deux mois pour réapprendre, jour après jour, à maîtriser le contenu de mon assiette. On pourra penser ce qu’on veut des régimes amaigrissants. Le mien n’est pas punitif: je mange « comme avant » mais en surveillant les calories avalées et un bon ratio glucides /protéines /lipides. Moi par exemple je suis plutôt « lipidique » et c’est sur ce chapitre que je suis le plus vigilant. Cependant ne pas pavoiser trop vite, mon IMC est encore à 26,5 et je suis toujours en surpoids. Pour ne plus l’être je dois atteindre un IMC de 25 soit perdre encore…4kg!

En 2018, j’avais déjà écrit un billet sur « comment maigrir? ». J’ai effectivement perdu du poids, mais je l’ai repris ensuite.

Pourquoi? tout simplement parce que j’ai perdu les bonnes habitudes prises.

En 2018, j’avais réussi à maigrir de 8,7 kg

Pas de miracle: la balance est notre juge de paix, vous pouvez faire 7000 à 8000 km de vélos par an et rester en surpoids. Les « maigres » se marrent toujours de voir dans quel marasme sont plongés « les gros ». Beaucoup d’entre-eux ont un métabolisme qui les rend imperméables au surpoids. Moi non!

Quand vous grignotez des chips, du chocolat, que vous vous habituez aux rasades de whisky, que vous reprenez deux fois du fromage et que vous sombrez dans un méga-couscous ou pire une choucroute au riesling, il est clair que vous allez rapidement faire exploser le compteur de la balance et zigzaguer pour grimper le Hundsrück.

On se demande parfois comment ils font ces beaux éphèbes bodybuildés qui vous narguent sur leur vélo. Certains sont naturellement destinés à rester maigres. D’autres moins mais ils se « surveillent », ils savent comment ne pas tomber dans le piège de la malbouffe ou tout simplement échapper à la sensation de faim permanente souvent liée à un mauvais état-d’être ce que d’autres nomment le stress. Pour ces sportifs là, on ne peut pas invoquer la sédentarité, la sédentarité qui conduit souvent à notre mal moderne, l’obésité.

J’ai passé l’âge d’être l’éphèbe boybuildé que je n’ai jamais été. Mais je me surveille sur la balance car notre surpoids est un ennemi du sport. Sur le vélo, au jogging et dans de nombreuses autres disciplines.

Je l’ai déjà écrit, faire du sport ne m’a jamais fait maigrir. En revanche, moins manger oui.

Si je dis moins manger, c’est aussi corrélativement mieux manger et éviter les cochonneries.

Quel est mon truc pour maigrir?

D’abord j’ai choisi une application qui s’appelle Yazio et qui se charge sur son smartphone. Yazio ne vous prescrit pas un régime, c’est un compteur de tout ce que vous ingurgitez au cours de la journée et qui vous permet de surveiller les limites à ne pas dépasser.

L’autre outil de mesure, c’est la balance. Chaque met est pesé et saisi dans l’application au cours du repas. C’est le coté fastidieux de l’exercice mais avec un plus: vous mangez moins vite et vous savourez d’autant plus ce qu’il y a dans votre assiette qu’il y en a moins.

J’adore la pizza

J’adore la pizza comme beaucoup d’entre-nous. Mais une pizza de 400 gr au fromage représente pas moins de 1180 kcalories! Autant dire que si vous avalez les 400gr de pizza vous avez crevé largement le plafond du repas.

Il existe des règles à s’assigner pour maigrir…

On trouve à présent dans le commerce des balances impédancemètriques d’un prix accessible qui vous calculent automatiquement votre Indice de Masse Corporelle, votre masse musculaire et votre masse grasse.

D’abord ne pas manger plus que votre corps ne l’exige. Un type comme moi de 77 kg ne doit pas avaler plus de 1645 kcal dans la journée surtout s’il reste planté devant son ordinateur et la répartition type glucide/protéine/ lipide est de 50%/20%/30%.

Vous l’avez compris, pas question de s’empiffrer avec un Cochonou ou un Munster, même fermier!

50/20/30, c’est traduit en kilocalories pour mes 77 kg: 820 kcal de glucides, 330 kcal de protéines et 490 kcal de lipides.

  • glucides, c’est pâtes, pommes de terre, fruits, légumes, sucre, coca-cola, vins, bières (glucides lent et rapide confondus)
  • protéines, c’est la viande principalement et les laitages
  • lipides, c’est les graisses, l’huile, le beurre et toutes les graisses contenues dans les viandes et les fromages, viennoiseries, gâteaux, tartes

Entendons-nous bien: il ne faut pas entreprendre de régime drastique si l’on est porteur d’une pathologie sans l’avis d’un médecin.

Autorisé ou pas?

Les rassemblements cyclistes vont-ils être interdits?

Pour l’heure, le coronavirus dont beaucoup se préoccupent peu continue son chemin. Mulhouse est frappé de façon retentissante puisque des prêcheurs (la porte-ouverte) ont trouvé la bonne idée de réunir un bon millier de pèlerins venus de tous les endroits. J’ignorais que les Églises néo-évangéliques souvent installées dans des friches de supermarchés attiraient tant.

On sait la suite. Un virus trainait dans l’assistance et a fait son œuvre.

Ce matin, la queue s’allonge à Aldi. Et les clients bavardent et se font la bise comme si rien n’était…jusqu’à ce vieil homme qui se mouche dans ses mains sur le parking.

Toutes ces effusions m’écœurent.

Venant-en à nos manifestations cyclistes. Faut-il les abandonner? les différer? On commence à prendre peur et à se poser les bonnes questions. Les cyclotouristes sont en général bien portants et d’âge moyen, je veux dire dans la soixantaine pour certains. Atteints, ils se défendront plutôt moins bien.

Moi, je sursois. C’est à dire que j’évite les rassemblements de façon raisonnée…et aussi les magasins…et aussi de toucher les produits. Mon « sans contact » ne marchait pas ce matin, j’ai du taper mon code sur un clavier qui est potentiellement couvert de microbes.

En conséquence j’évite les risques contenus dans nos gestes quotidiens en attendant le pic viral. Et j’use du savon quinze fois, vingt fois par jour.

Parano?

Peut-être!

Coronavirus, la pétoche

Il avait examiné le vieux et maintenant il était assis au milieu de cette salle à manger misérable. Oui, il avait peur. Il savait que dans les faubourgs même une dizaine de malades l’attendraient, le lendemain matin, courbés sur leurs bubons. Dans deux ou trois cas seulement, l’incision des bubons avait amené un mieux. Mais pour la plupart, ce serait l’hôpital et il savait ce que l’hôpital voulait dire pour les pauvres. « je ne veux pas qu’il serve à leurs expériences », lui avait dit la femme d’un des malades. Il ne servirait pas leurs expériences, il mourrait et c’était tout. Les mesures arrêtées étaient insuffisantes, cela était bien clair . (La peste Albert Camus, Le Livre de Poche)

Si le Coronavirus vous fout la pétoche, relisez « la peste » de Camus.

Fin janvier, la version de poche Folio a ainsi culminé avec 1.700 exemplaires vendus en une semaine. Fin février, le boom des ventes se poursuivait, mais de façon moins spectaculaire, avec plus de 800 exemplaires écoulés en une semaine.(FranceInfo)

Le coronavélo est-il à craindre?

Dessin de Carelman

Ce matin, surprise dans mon garage, mon vélo fait la gueule.

Je soupçonne un coronavélo, un virus inédit qui risque de se propager. Je vais appeler docteur vélo pour lui soumettre le cas…

Les potins du lundi

Le Covid-19 ressemble beaucoup à ça à condition de l’agrandir. La nature est une merveille avec tout ses petits champignons qui gravitent autour d’un noyau

Comment ne pas évoquer le Coronavirus!

La gravité de la situation est telle que le gouvernement entreprend de mettre en question nos habitudes de vie. Notre droit d’aller et venir n’est pas remis en question, pas encore, mais on comprend qu’il faut éviter de se déplacer « pour rien » et là où ce n’est pas nécessaire. Les manifestations artistiques, sportives qui sont pour la plupart annulées ou les déplacements professionnels qu’on peut différer.

Il faut raison garder

Éviter de serrer la main à quiconque, faire preuve d’attention dans les magasins, les transports et se laver les mains plusieurs fois par jour, ce n’est pas compliqué.

On oublie la peur de la grippe. Et pourtant bien qu’on dispose d’un vaccin, on atteint parfois mille morts par semaine! Personne ne semble s’en émouvoir davantage.

Demain peut-être le Coronavirus m’aura t-il attrapé sans que je sache comment…c’est un risque que nous courons tous. Ne prenons donc pas de risques inutiles.

La nuit du 29 janvier

C’est en s’abritant derrière ce paravent viral du coronavirus que le 49.3 a été décrété pour nous faire avaler de force une réforme indigeste des retraites.

Contre la démocratie et avec un coup de force constitutionnel hérité en 58, vieux de plus d’un demi-siècle.

Dès lors comprenons que plus rien ne s’opposera au pouvoir de la rue.

Municipales

Elles approchent sans grande passion. Le métier, c’en est un, ne passionne plus. Nombre de communes peinent à rassembler une liste. Être maire revient aujourd’hui à assumer des affaires courantes mais souvent contradictoires. On se demande s’il ne faudrait pas tout simplement nommer des fonctionnaires à la tête des communes chargés d’appliquer les règles des extra-communalités mieux équipées pour piloter de façon rationnelle le fonctionnement et les investissements.

Si on se penchait sur la réalité des coûts de fonctionnement, on serait effarés d’y voir le gaspillage accumulé et le manque de conduite des équipages qui virevoltent le jour durant on se sait où au frais du contribuable.

Vu du quidam de base, la commune apparaît bien peu performante. Je me trompe. Sûrement. Mais alors je demande à voir.

Courir

C’est un verbe du troisième groupe qui me rebute. Les potaches non plus, ils préfèrent runner et sont plus à l’aise.

D’abord « je cours ». Avec un « s » alors que je suis tout seul. Ensuite j’ai mal au dos. Pas vous? Encore eût-il fallu que vous eussiez couru pour connaître le mal de dos! Reviendra le temps où je courrai à nouveau, quand je pourrai prendre les chemins moins durs que le tarmac. Pour l’heure trop de gadoue, je vais saloper mes Hoka toutes neuves.

Hier, j’ai interviewé (au RG, y disent interrogé) un joggeur une fois arrivé à sa hauteur.

  • « Vous roulez à combien?
  • !!!
  • « J’ai voulu dire combien vous consommez au mille?
  • !!!
  • « Encore tout faux! »
  • Je veux dire « quel temps mettez-vous au mille mètres? »
  • Je débute…six minutes…

Moi je suis à 8minutes 30. La vieillesse. Sans doute!

Lomoberet me l’a cent fois répété:

Si tu ne réussis pas à courir en aisance respiratoire plus de 20 minutes, alors, le mieux est de passer à la marche rapide.
Le rythme cardiaque monte aussi très haut en marche athlétique, mais il est plus facile de ralentir pour le faire redescendre (ou le garder à un niveau prédéfini) sans pour autant passer un mode « déshonorant ».

Puis en marchant autour du lac, un autre joggeur m’a dépassé. Je lui ai emboité le pas pour en savoir un peu plus…

  • Alors, vous faites combien au cent?…je veux dire au mille?
  • !!! jamais entendu parler de ça! pourtant je cours (avec un seul r) depuis trente ans… (avec deux r, j’aurais pas pu le suivre)

…alors, j’ai poursuivi à son coté jusqu’à bout du lac, engoncé dans ma parka et mes merdouilles électroniques qui faisaient bling-bling comme Sarko…

  • finalement, vous ne vous débrouillez pas mal pour un débutant.

J’étais rasséréné. Comme Albert Schweitzer ou quelque chose comme ça.

Pour un vrai réseau cyclable à Thann

On a bien le droit de rêver.

A quelques jours des élections municipales, il est de bon ton de rappeler que nous sommes loin du but en matière de mobilités douces. Les élections auront lieu le 15 mars (sauf Coronavirus). Il n’y aura qu’un tour.

A Thann, deux listes s’affrontent

  • Thann Nouveaux Horizons, conduite par le maire sortant Romain Luttringer
  • Thann Demain avec Vous, conduite par le premier adjoint sortant Gilbert Stoeckel

Ces deux listes se gardent bien de revenir sur leur passé lorsqu’elles étaient aux affaires et préfèrent nous faire de nouvelles promesses. C’est commode.

Entre nous, que les deux premiers sortants s’opposent est déjà un signe de désaveu sur la bonne conduite des affaires passées. Le constat est là: la plupart des artères de la ville sont en miettes…et rien n’a été fait pour promouvoir de façon concrète les déplacements doux.

Inutile de dire que se déplacer à vélo dans Thann est une gageure. Aucun axe de la ville n’est en état d’accueillir les cyclistes de façon sécurisée. Et aucune traversée n’est aménagée pour franchir la route nationale qui partage la ville en deux.

Force est d’admettre qu’en dépit des graves problèmes d’environnement de la vallée, le Thannois n’est pas spécialement revendicatif…et on y voit peu de cyclistes se hasarder à faire ses courses à vélo dans le centre-ville. Et pour cause!

Les candidats ne se précipitent pas sur le sujet, on les comprend.

Pour le maire sortant, on nous promet le programme minimum…

Avec Romain Lutringer, on peine à sortir de la théorie…

le programme de Thann Nouveaux Horizons se cantonne à de vagues promesses sans consistance

Pour la liste du premier adjoint Gilbert Stoeckel, on a un peu bossé la question…ça fait plus pros!

Multiplier les garages à vélos sécurisés

Mieux signaler la priorité aux piétons et cyclistes dans les zones 20 et 30

Instaurer des samedis « piétons »

Faciliter les déplacements en mode doux à pied ou à vélo, pour accéder au centre-ville, aux commerces, aux services publics

Matérialiser des itinéraires cyclables visibles

Multiplier les animations avec les écoles et tous les citoyens désireux de s’engager pour des déplacements plus doux et une ville plus respectueuse des cyclistes et des piétons

Le 16 janvier, j’écrivais un billet intitulé Thann pour le vélo?

Voici selon moi les principales actions à mener à Thann pour promouvoir le vélo…

  • d’abord faire respecter la zone 20 au centre-ville dont les automobilistes se contre-foutent (beaucoup ignorent ce qu’est une zone 20)
  • généraliser les double-sens cyclables qui facilitent les déplacements aux vélos
  • définir des axes prioritaires cyclables et protégés
  • sécuriser les abords de la route nationale 66 et ses traversées face au lycée professionnel, face à la Poste notamment.
  • jalonner les itinéraires cyclables et notamment la Voie Verte le long de la Thur

Pour un vrai réseau cyclable à Thann

Pour un vrai réseau cyclable à Thann selon Vélomaxou

A Thann l’artère commerciale qui subsiste devrait être piétonne depuis longtemps. Or elle ne l’est pas. Pourquoi? Rien ne le justifie.

La rue Humberger le long de la ligne de chemin de fer doit être réservée aux riverains et cyclistes c’est une voie parallèle à la RN qui ne peut en aucun cas servir de voie de délestage.

Les accès à la gare centrale, à la Poste avec traversée de la RN doivent être aménagés jusqu’à la route d’Aspach

Le faubourg des Vosges est à l’abandon pour les vélos, il faut le réhabiliter

La Voie Verte est complètement délabrée et donne une image détestable aux cyclotouristes de passage.

La rue de la Paix, la rue Jean de Flory doivent être sécurisées aux carrefours nombreux

Étrangement la rue Moschenross qui mène au lycée et au collège est interdite à la circulation des vélos. Pourquoi?

Tout cela donne un goût d’à peu-près qui montre qu’on n’a pas de vrais cyclistes à la ville et aux services techniques.

Tour du Haut-Rhin à VTT (THRVTT), les étapes

J’ai révisé les cinq étapes de mon prochain tour du Haut-Rhin à VTT (THRVTT) pour tenir compte des kilométrages, des dénivelés et rendre chaque journée plus homogène.

DépartArrivéekmD
MasevauxCol de Bussang361350
Col de BussangCol du Bonhomme

total
19
35
54
893
772
1665
Col du BonhommeVogelgrun841344
VogelgrunFerrette97928
FerretteMasevaux621002
  333 km6289 mètres

Etape 1: Masevaux-col de Bussang 36km/1350m

De Masevaux à col de Bussang

Etape 2: col de Bussang – col du Bonhomme 54km/1665m

De col de Bussang à Grand Ventron
de Grand Ventron à col du Bonhomme

Etape 3: col du Bonhomme – Vogelgrün 84km/1344m

de col du Bonhomme à col de Schlingoutte
De col de Schlingoutte à Vogelgrun

Etape 4: De Vogelgrun à Ferrette 97km/928m (l’arrivée à Kiffis a été déplacée à Ferrette)

De Vogelgrun à Kiffis

Etape 5: de Ferrette à Masevaux – 62km/1002m (le départ à Kiffis a été déplacé à Ferrette)

De Kiffis à Masevaux

Il me reste à parcourir l’itinéraire sur Google Earth afin de débusquer finement les difficultés rencontrées…

…en attendant voici les parcours Openrunner qui ont été révisés le 3 juillet 2020

  • Masevaux-Col de Bussang

https://www.openrunner.com/r/11600002

  • Col de Bussang-col du Bonhomme
  • partie 1

https://www.openrunner.com/r/11600317

  • partie 2

https://www.openrunner.com/r/11600066

  • Col du Bonhomme-Vogelgrun

https://www.openrunner.com/r/11600304

  • Vogelgrun-Ferrette

https://www.openrunner.com/r/11600074

  • Ferrette-Masevaux

https://www.openrunner.com/r/11600083

Pour revoir l’article de présentation de ce tour du Haut-Rhin à VTT (cliquer ici)

Le prochain tour du Haut-Rhin à VTT

Le Tour du Haut-Rhin à VTT réserve t-il des surprises?

J’ai commencé à réfléchir à ce challenge en septembre dernier: le tour du Haut-Rhin à VTT en épousant au plus près les limites départementales, le Rhin et la Suisse.

Au total, il faut compter 350km et 8000 mètres de dénivelé positif.

Les vététistes qui souhaitent m’accompagner à une allure bucolique (10 km/h en montagne /20 km/h sur route) peuvent s’adresser à Vélomaxou. (VAE exclus étant entendu qu’on se meeeeeuuuuut uniquement à la force musculaire et qu’on pousse le vélo quand c’est trop dur)

A faire plutôt en juillet, août étant souvent orageux sur le massif.

J’ai repris mon étude. Il s’agit de voyager avec un bagage léger (sac à dos/bikepacking) tout en faisant des haltes en auberge ça et là. Pique-nique à midi.

Connaitre en partie les lieux est un avantage.

Coté Vosges, la montagne…coté plaine, le Rhin historique, les bateaux, les ouvrages hydroélectriques…au sud, le Sundgau voisin de la Suisse. Rien n’est encore ni figé, ni entièrement abouti. Pour la partie plaine, on pourra rouler facilement sur route tout en longeant le Rhin quand ce sera possible. Pour la montagne, il est clair que ce sera plus physique. Pour se rendre compte des difficultés rencontrées, on peut se référer à la Traversée des Vosges à VTT…

Les amateurs de cols seront gâtés avec 24 à 25 cols au programme

De beaux paysages en perspective…(Danigoutte la colo)
château de Morimont
longer le Rhin

Les amateurs sont invités à se faire connaitre. J’affinerai les parcours par la suite en fonction des hébergements.

pourquoi pas en tandem!

La segmentation n’est pas encore définitivement établie. Je compte 6 jours.

Le départ est fixé à Masevaux et on tourne dans le sens horaire.

Voici le détail des parcours.

Première étape

Ballon d’Alsace
  • monter au Baerenkopf
  • longer le Territoire de Belfort
  • col du Hirtzelach
  • Ballon d’Alsace
  • col de Ronde Tête
  • col de Morteville
  • col des Charbonniers
  • Rouge Gazon

Deuxième étape

Table d’orientation du Drumont (1200m)
  • Col des Mineurs
  • Kiosque des Sotré
  • col des Allemands
  • col de Bussang
  • montée au Drumont
  • col d’Oderen
  • chaume du Grand Ventron
  • col du Bochloch
  • col de la vierge

Troisième étape

Les hauts-lieux mythiques des Hautes-Vosges
  • col du Bramont
  • col de l’Etang
  • route des Américains
  • route des Crêtes
  • Le Hohneck
  • col de Falimont
  • La Schlucht

Quatrième étape

La pause s’impose
  • col de Louschbach
  • col du Bonhomme
  • col du Pré de Raves
  • col de Sainte Marie
  • col de Ralaine
  • col de la Hingrie
  • col de Schlingoutte
  • col de Noirceux
  • col de Fouchy
  • La Vancelle

Cinquième étape

les centrales du Rhin
  • Lièpvre
  • Bois l’Abbesse
  • Haut-Koenigsbourg
  • Saint-Hippolyte
  • Illhaeusern
  • Vogelgrün
  • Ottmarsheim
  • Saint-Louis

Sixième étape

Kiffis, paysage du Sundgau
  • Neuwiller
  • Leymen
  • Kiffis
  • Lucelle
  • Pfetterhouse
  • Dannemarie
  • Diefmatten
  • Mortzwiller
  • Masevaux

Pour voir les étapes détaillées cliquer sur ce lien

Joindre Vélomaxou

Les potins du lundi

Vélo à la con. On pourrait lancer un concours d’objets à la con

Je pourrais intituler ce billet « les conneries du lundi ».

Le con, c’est toujours l’autre. Et jamais soi. Sauf lorsqu’on s’impute, sans le dire, à soi-même le qualificatif .

Quel con je suis! se dit-on après avoir commis une faute impardonnable.

Exemples appliqués aux cyclistes:

– remonter la chambre trouée

– oublier de décaler la chaussure à l’arrêt (con à moitié pour en avoir été victime plusieurs fois)

– freiner dans les montées ( profondément con, je vous l’accorde )

– oublier son téléphone en haut du col après un selfie (j’en connais)

– je vous laisse le soin de trouver d’autres conneries « à la con »

Si je parle des cons ce matin, c’est tout simplement parce que Philippe Bilger sur son blog m’en donne l’idée.

Cette dérision de l’être est tout à fait en concordance avec l’air du temps. Il suffit de se coller à l’actualité quotidienne pour se convaincre que, oui, la valeur connerie est en hausse dans tous les registres sociaux, économiques et politiques.

Il faut admettre que sur ce chapitre des cons, on pourrait écrire non pas un mais plusieurs livres tellement notre monde moderne inspire la connerie. Les députés décomplexés ne sont pas en reste puisque dernièrement l’un d’eux, Meyer Habib, a traité ses consœurs de « petites connes ».

Je ne connais pas le député Meyer Habib, mais je crois deviner une consonance alsacienne dans son patronyme, ce qui ne l’excuse nullement.

Comme on le voit, notre représentation politique n’hésite plus à voler très bas…comme notre cher Griveaux qui a su joindre le geste à la parole.

Je me demande si l’on ne pourrait pas suggérer d’instituer une confrérie des cons. On pourrait ratisser large parmi les prétendants. Dans toutes les professions. Et tenir des assemblées de cons annuelles afin d’élire les meilleurs représentants.

Modestement, je suis obligé de reconnaitre que dans ma sphère de blogueur, la connerie est bien représentée, mais c’est une connerie un peu ampoulée, patentée. Ce qui rassure, c’est qu’on est con sans le savoir.

Je ne parle pas des réseaux sociaux comme Tweeter ou Facebook: ici les freins sont lâchés, on peut y trouver toute la connerie humaine réunie. C’est même fâcheux car autant de connerie fait peur à tous ceux qui ne maîtrisent pas les rudiments de la connerie élémentaire. On devrait afin de postuler préparer un brevet de connerie sanctionné par l’État.

En haut-lieu, les maitres ès connerie se précipiteront pour donner corps à ce nouveau sésame dans un domaine où ils excellent pour la plupart.

Nuclear nein Danke

La proximité de l’Allemagne a beaucoup pesé dans la balance

Avoir la peau de Fessenheim, c’est une victoire pour ceux qui, coûte que coûte, ne veulent plus entendre parler du nucléaire.

Finalement c’est ce soir qu’un des deux réacteurs de Fessenheim devrait s’arrêter définitivement. Même si quelques réfractaires à l’arrêt refusent de tourner les manettes.

C’est un baroud d’honneur.

Les cyclistes du lieu avaient l’habitude de passer le long de la centrale et depuis le vignoble allemand on aperçoit encore pour longtemps l’imposant édifice.

Je me souviens de l’opposition des Verts d’alors à la construction de cette centrale dans les années 70 et de Radio Verte Fessenheim qui militait contre le nucléaire.

Fessenheim, pour ceux qui se souviennent, a été dans la lignée de combats populaires comme ceux des Lip, du Larzac, de Creys-Malville. Aujourd’hui le mouvement anti-nucléaire est en berne et les opposants peu actifs.

Mais la donne a changé. Avec la baisse de l’activité économique en Europe, EDF est capable de se priver d’un réacteur de 900 MW qui témoigne que la situation énergétique est moins tendue. Il faut aussi admettre que l’Allemagne toute proche et sa population pointilleuse sur les questions d’environnement ont grandement pesé sur la décision.

L’Allemagne n’est pourtant pas aussi vertueuse puisqu’après avoir abandonné ses centrales nucléaires, elle relance le charbon, un lignite très polluant.

Oui, avoir la peau de Fessenheim, c’est une victoire pour ceux qui, coûte que coûte, ne veulent plus entendre parler du nucléaire. Le débat démocratique sur l’avenir énergétique? il n’a pas eu lieu. Comme en 73 quand le programme nucléaire a été décrété.

Agriculture moderne

labour mécanisé à Ensisheim

Le traditionnel salon de l’agriculture va ouvrir à Paris.

C’est parfois la dernière solution pour le monde agricole de rappeler à la France urbaine qu’il existe.

Fort contestée sous certains aspects, notamment pour sa productivité intensive pas toujours respectueuse, l’agriculture s’efforce pourtant de tenir compte de nouvelles contraintes environnementales pas faciles à assumer avec la concurrence internationale.

Les conditions d’élevage, le bien-être animal, les intrants, le bio, les pesticides,…force est de reconnaître que la profession assume de nombreux enjeux parfois contradictoires.

S’y ajoute une grave crise sociale chez les petits exploitants et des revenus en berne…en dépit de la PAC, la politique agricole commune.

labour à cheval à Bourbach-le-Haut

En Alsace la viticulture est relativement préservée du marasme même si elle doit se garder de dérives néfastes à son image dans les traitements de la vigne

traitement de la vigne à Orschwhir
domaine Wolfberger à Thann
le sorgho, alternative au maïs? (Battenheim)
la race vosgienne détrônée? (frais de coiffure à prévoir)
bergère et ses moutons au col de Vars, l’économie de subsistance (2012)

Les potins du lundi

J’en ai pour deux minutes (image d’illustration) Nulle question ici dans la dénomination « vie
privée » d’une plaque d’immatriculation d’un véhicule photographié
dans la rue sans son conducteur au volant.

Hormis les services de l’État, nul ne peut
donc identifier qui est le propriétaire du véhicule immatriculé
5792 ZF 68 et porter atteinte à sa vie privée à travers ce
blog
.

Il n’y a rien de plus exaspérant pour un cycliste qu’un automobiliste qui se gare sur une piste cyclable.

D’autant que les conducteurs sont les premiers à pester contre les cyclistes qui n’utilisent pas les fameuses pistes souvent très mal entretenues.

Samedi, justement une voiture garée sur la piste à Merxheim. La dame attend à bord, le monsieur avait un besoin urgent. Bien stationné au beau milieu de la piste, je longe la voiture tout en faisant « boum-boum » de la main sur la carrosserie. Aussitôt, monsieur reprend le volant en klaxonnant, pas content. Il faut s’attendre au pire…je m’y attends. Je sais que si je dois affronter des vociférations, j’y répondrai, des coups? je me défendrai proportionnellement. Ce genre de situation, il faut la prévoir avant. Finalement l’auto me dépasse. Tout en klaxonnant rageusement j’ai droit à un doigt d’honneur. Puis plus rien. L’auto disparaît. Il ne faut pas jouer les Rambo car cela peut très mal finir. Je le sais. Le problème c’est l’impunité face aux incivilités qui rongent la citoyenneté. Stationner sur une piste cyclable c’est en principe135 euros.

Ici en Alsace, on peut prendre du recul, de la distance face à la vie politique parisienne.

Un certain Griveaux, celui qu’un Gilet jaune avait tenté de déloger en défonçant le portail de l’entrée de l’hôtel de Rothelin-Charolais avec un chariot élévateur, est aux prises avec un olibrius russe du nom de Piotr Pavlenski qui s’était cloué les testicules sur les pavés de la place Rouge pour protester contre le régime Poutine. On dit que chez ses amis politiques, d’autres se sont aussi « amusés » à colporter l’affaire.

En 2013, Piotr Pavlenski s’est cloué le scrotum devant le mausolée de Lénine sur la place Rouge. Cette action constitue une « métaphore de l’apathie, de l’indifférence et du fatalisme politique dans la société contemporaine, habituée à rester le cul assis devant la télé », explique l’artiste

L’affaire est croustillante et permet de relancer une campagne municipale qu’on pouvait trouver bien atone. Dommage pour le candidat LREM, il a préférer jeter l’éponge. Le problème avec les Municipales, c’est que les postulants ne savent pas quoi inventer pour épater la galerie. Alors ils brodent comme en annonçant le déménagement de la gare de l’Est en cas d’élection gagnante.

A Strasbourg, Mathieu Cahn, candidat lui-aussi, a du battre en retraite après les révélations sur un passé « gênant » : des photos érotiques.

Comme on s’en doute, le gotha du journalisme bien pensant , BFM et LCI en tête, tire à boulets rouges sur les réseaux sociaux qui se chargent de la publicité d’affaires que le bas monde n’aurait pas du connaître.

Réseaux sociaux et presse de caniveau sont un peu en concurrence dès qu’il s’agit d’exhumer des affaires peu reluisantes. Les politiques le savent et ne privent pas d’en jouer.

Il ne faudrait pas confondre vie publique et vie privée disent en cœur ceux qui pensent que la politique est un champ clos…ajoutant que la morale n’a rien à voir avec la vie politique. Comme les costumes de François Fillon par exemple…ou comme Mitterrand avec Mazarine…ou comme Giscard à l’heure du laitier.

Chacun appréciera et s’interrogera pour savoir si on peut en même temps briguer les suffrages des Parisiens et filmer son zizi en érection sans aucune conséquence sur son avenir politique.

Nos politiques tombent toujours un peu plus bas à un tel point qu’ils ont rejoint le caniveau. Les caniveaux, les cyclistes les connaissent… ainsi que toutes les scories qui y gisent.

Les potins du lundi

Royer Voyages. Huit jours en Chine 1499 euros, virus compris. Profitez-en!

Les mecs ont la trouille.

Ceux qui exercent des responsabilités dans le domaine sportif sont particulièrement visés. Un vent de dénonciations d’abus sexuels et de viols envahit le paysage sportif. Heureusement les femmes et les jeunes à vélo sont peu nombreux dans les clubs.

Après le cinéma, c’est au tour du sport…en attendant que d’autres dévoiements de la nature humaine se révèlent dans les médias, la santé, la police, l’armée, la grande distribution.

Méditons avec Aragon.

L’avenir de l’homme est la femme. Elle est la couleur de son âme. Elle est sa rumeur et son bruit. Et sans elle, il n’est qu’un blasphème (Le fou d’Elsa)

Les Contamines contaminés

A Contamines, les vacanciers « inquiets » après l’annonce ce cinq cas de coronavirus 2019-nCoV dans la station de ski (France Info)

A la veille des vacances d’hiver, la station des Contamines est contaminée par le coronavirus. Ça fout un choc aux vacanciers qui pensaient se payer un bol d’air pur sur les cimes plutôt que rester enfermés en quarantaine dans une piaule de ferry-boat.

Le virus prospère insidieusement sur la planète sans qu’on sache ni comment l’arrêter ni comment s’en prémunir autrement qu’en portant un masque en papier crépon. Notre gouvernement conseille d’éviter d’aller en Chine, dès fois que l’idée nous viendrait d’aller voir là-bas manger une cuisse de chien.

Le danger du monde moderne, ce sont nos grandes métropoles mondialisées. Je les fuis. N’allons pas nous balader là où il n’est pas nécessaire d’aller.

Il reste que cette épidémie pose la question philosophique de notre devenir commun et aussi celui de notre disparition si la pandémie venait à bout de l’humanité entière.

Heureusement, nous n’en sommes pas là. Espérons que le modèle politique chinois ne nous cache pas une part de la vérité!

Footing

Footing autour du lac

Outre le VTT, marcheur autour du lac je le suis aussi.

Ce matin j’ai tenté le footing. Le circuit mesure 4,400 km. Pour un amateur comme moi c’est bien assez. Je croise tellement de gens faisant leur footing que j’ai voulu essayer afin de comparer.

Ne pas se tromper: courir demande beaucoup d’énergie et de la méthode. Traîner un handicap de poids n’arrange rien!

Runkeeper, l’appli enregistre votre trace et vos performances

En courant, on monte vite en température ce qui évite de prendre froid. J’ai tenté d’éviter le footing fractionné en adoptant une petite foulée.

Pas facile d’adapter son rythme. J’ai du marcher cinq fois sur le parcours. Enchaîner un footing de 4 km sans s’arrêter, je n’y arrive pas encore. Le tour du lac est sympa et on a droit à trois types de sols: du spongieux, du tarmac et du chemin caillouteux…je ne sais pas dire lequel est préférable.

Travailler ses foulées. C’est un vrai exercice corporel que de courir et j’avoue avoir le sentiment d’être un peu cagneux, de manquer de souplesse. J’admire peu le paysage, trop appliqué à conduire ma carcasse et à éviter de m’aplatir de tout mon long.

Le long de la digue, je courais sur l’ombre du mur, comptant les foulées entre deux créneaux.

J’avais dans mon Camelbag l’application Runkeeper qui parlait mais je ne distinguais les infos…il faudra que j’améliore le dispositif.

A l’arrivée, piètre satisfaction, 7 km/h. A peine le double qu’en marchant. Les coureurs préfèrent compter en min/km, ce qui me fait 8:34 au km

Et le cœur?

Avec un cardio moyen de 142, il est clair que l’exercice sollicite davantage le muscle cardiaque comparablement à un circuit route à vélo. On est plus proche à VTT.

Autres billets en relation…

https://velomaxou.com/2019/01/27/courir/

https://velomaxou.com/2019/01/27/jessaie-le-footing/

Les potins du lundi

Hiver pluvieux pour le vélo

L’œil en coin

C’est un réflexe conditionné. Tout cycliste arrivant face à vous a droit à un regard vers le bas. Je veux dire vers le pédalier. Est-il électrique ou pas? Même les marcheurs nous croisent d’un air soupçonneux!

Nous sommes encore en France devant un phénomène nouveau, celui de l’essor du vélo électrique, appelé communément VAE. En Allemagne, le VAE est complètement abouti et la plupart des cyclotouristes du troisième âge voyagent avec l’assistance embarquée.

Pousser sur le bouton lumineux et sélectionner la puissance mise à disposition sur votre vélo. Le vélo électrique révolutionne le rapport de l’humain à la machine

Les « musculaires » ne seront bientôt plus qu’une minorité tant l’assistance est plébiscitée. Il faut en convenir, l’assistance électrique attire aussi un nouveau public pas forcément adepte du vélo « ordinaire » et qui y trouve un nouveau moyen de parcourir la campagne et ses côtes nombreuses le long des sous-collines vosgiennes.

Du coté des marchands, c’est l’euphorie. Mon vélociste est encore tout étonné de voir débarquer dans son échoppe des couples d’inconnus repartir chacun avec des VTT électriques de bon prix. De bons prix? et comment! un VVTAE se négocie au moins à trois mille euros et plutôt cinq mille pour peu que l’on souhaite de la qualité renforcée. Des retraités riches. Assurèment, l’Alsace n’en manque pas. Macron va s’en occuper.

Elections, pièges à cons?

Mon maire sortant se représente. Contre son premier adjoint qui a fait sécession. Pourquoi pas! Lorsqu’un couple se désunit, il divorce. A Thann, le divorce est donc consommé. Une question d’argent qui divise comme dans bien des ménages une fois que la vaisselle est en miettes.

Mon maire sortant se plaint amèrement dans sa dernière gazette www.thann-nouveauxhorizons.fr d’avoir découvert un déficit de fonctionnement de 50.000 euros plus un emprunt de 400.000 euros contractés en 2013 pour couvrir d’autres remboursements d’emprunts que nous devions solder dès 2014.(sic)

En cause l’ancienne municipalité qui aurait laissé une ardoise impayée…sans le dire. La ficelle est un peu grosse. On peut tout au plus y voir un coup de griffe en direction de l’équipe adverse déjà aux affaires en 2013.

Match nul, balle au centre! Thann a toujours 8 millions de dettes pour 8000 habitants; il n’y a donc rien à attendre de neuf lors de la prochaine mandature.

Attendons la suite du feuilleton électoral…

Nos maires sont-ils de droite?…ou de gauche?…ou de droite et de gauche?…

Le ministre Christophe Castaner avait trouvé un moyen commode de masquer la déconfiture annoncée de LREM aux Municipales en supprimant la couleur politique des listes dans les communes de moins de 9000 habitants. Retoqué par le Conseil Constitutionnel. Il faut dire que nombre de maires préfèrent ne pas afficher leur couleur politique, c’est plus facile pour ratisser les suffrages des uns et des autres.

Moi je reste attaché aux valeurs. Celles de gauche notamment. Les maires qui se camouflent avec des faux-fuyants du genre « Sans étiquette », je m’en méfie. On en voit bien le résultat avec LREM qui revendique n’être ni de gauche, ni de droite alors qu’elle assume jour après jour des positions de droite, pour ne pas dire franchement réactionnaires comme avec les retraites et les Gilets jaunes qui sont matraqués par une police politique à tout-va.

Honte à Aurore Bergé

Aurore Bergé, l’archétype du Macronisme en Marche
les députés LREM qui ont voté contre le congé de 12 jours

Aurore Bergé, cette députée LREM que j’exècre lorsqu’elle se trémousse sur les plateaux de télé a voté contre le congé de douze jours aux parents d’enfants morts.

Au travail!

Lapierre se met à faire du vélo électrique avec moteur dans le moyeu et batterie dans le tube. Une façon comme une autre de séduire la clientèle en perte de ressources physiques. Je résiste.

Une chaîne, une cassette. C’était l’heure de passer à la caisse ce matin.

Depuis le 22 février 2019, je n’avais pas encore changé ma chaîne. Un terme assez éloigné par rapport aux années précédentes. Normal, je roule moins.

3750 km, c’est dans la moyenne. La cassette? pas changée depuis le 27 avril 2018 commencer à grogner.

Bon, je n’ai pas tergiversé.

Au moment de reprendre ma bécane, Jacques me dit « tes jantes feront encore deux mois, pas plus… » Je ne discute pas, le creusement est prononcé. C’est la montagne et c’est aussi toutes les scories que je traîne sous les patins les jours de pluie.

Roue Aksium, 70 gr de plus que la Mavic. La qualité Mavic à un prix accessible. Grâce à ses jantes élargies et ses moyeux résistants, l’Aksium est un excellent choix pour des sorties quotidiennes sur route.

Roue arrière changée le 14 mars 2013. Il y a prescription, rien à redire! Bon allons-y pour deux roues. Des Aksium me suffiront amplement, les Mavic coûtent deux fois plus.

T’as vu ton pneu arrière?…une entaille sur le flanc…Mon Conti 5000 n’a pas fait un an, je suis déçu. Entre-nous, le Conti 5000, c’est de la d….., n’achetez-pas! restez avec vos quatre saisons!

Bon, allons-y pour deux pneus!

Tes patins? t’as-vu, ils sont raides…quatre patins. Ton frein avant, il est grippé, faut tout démonter…je ne réponds pas, je suis tout penaud.

Finalement ma matinée s’est terminée par une ardoise plutôt salée.

Coronaviral

Jusqu’au XIXe siècle, les croisades étaient tenues responsables de l’introduction de la lèpre en Europe.La transmission de Mycobacterium leprae est mal connue, elle remonte souvent à l’enfance par inhalation de « postillons » d’un lépreux contagieux.
Par Pierre Arents — Pierre Arents printed the photographs for Leloir’s monograph on leprosy titled, Traité pratique et théorique de la lèpre, published in 1886. This image is Plate VIII from that atlas. Vide: http://www.artandmedicine.com/biblio/authors/french/Leloir.html, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=325260

Relire Giono quand Angelo parcourt la campagne aixoise…

Il y sévissait une variété d’épidémie de caractère effrayant.Les malades étaient d’abord attaqués d’une sorte d’ivresse pendant laquelle ils se mettaient à courir de tous les cotés en titubant et en poussant d’horribles cris. Ils avaient les yeux brillants, la voie rauque et semblaient atteints de la rage. Les amis fuyaient les amis. On avait vue une mère poursuivie par son fils, une fille poursuivie par sa mère, de jeunes époux qui se donnaient la chasse; la ville n’était plus qu’un champ de meutes et de gibier. On venait, parait-il, de se décider à assommer les malades, et au lieu d’infirmiers c’étaient des sortes de chiapacan armés de gourdins et de lassos qui se promenaient dans les rues. (Le hussard sur le toit- Jean Giono)

les zones touchées

Dès mon retour de ma sortie VTT hier soir, une rhinite me prend. Éternuements, yeux brillants, nez bouchés,…j’ai tous les symptômes. Pas de doute, c’est viral.

Cet affolement qui s’empare de la planète mérite le respect car au fond de nos mémoires, les épidémies laissent des images de terreur.

Les grandes épidémies du Moyen-Age ont été contenues là où les populations vivaient recluses au fond des vallées. Aujourd’hui, point de salut possible, tout le monde voyage au bout du monde et rapporte avec lui les contaminations, à son insu.

On assiste à des situations ubuesques comme ce navire de 7000 voyageurs bloqués à Civitavecchia en Italie, coronavirus suspecté à bord…et aussi ces habitants de Carry le Rouet inquiets de voir s’installer nos rapatriés de Chine placés en quarantaine tout près de chez eux. Nos nouveaux pestiférés ne sont pas mieux admis que les délinquants en maison de correction. Triste spectacle.

Imaginer la fin du monde pour nos contemporains, c’est insupportable. En même temps, voila qui va mettre en question notre modèle de développement planétaire et ses incontournables aléas. Et c’est salutaire.