
Il est vaillant. Criblé par les projectiles, il semble attendre le prochain compétiteur de tir à l’arc.

Bien crotté, je rentre par le froid qui se fait de plus en plus vif.


Images et chroniques de balades.
Vosges, Alsace et Forêt Noire… et parfois ailleurs

Il est vaillant. Criblé par les projectiles, il semble attendre le prochain compétiteur de tir à l’arc.

Bien crotté, je rentre par le froid qui se fait de plus en plus vif.



Dites trente-trois!
Je l’ai dit. On a fait 33 kilomètres. Il fallait éviter les chemins trop boueux, mais en échange on eu un vent debout pénible au retour de notre balade sans haies pour s’abriter.




Oui c’est vrai, la route à vélo c’est routinier. C’est d’un conformisme qui n’a rien de révolutionnaire. En route, j’y songe. Qu’est-ce qui peut nous pousser sans cesse à renouveler nos sorties à vélo sur des itinéraires si peu variés? j’ai certainement maintes fois abordé la chose.
Le sport, l’activité physique peut à elle seule suffire à expliquer cette routine. Un peu comme un joggeur qui fait les tours de quartier ou celui qui est « abonné » à un itinéraire immuable. Ou pire! celui qui court sur un tapis roulant ou dans son garage sur un home-trainer.
Nous les routiers, on a en plus la route. Et les éléments qui vont avec. Je veux dire la météo pas toujours favorable et aussi une part d’insécurité avec les infrastructures rapiécées et la proximité d’usagers pas toujours prévenants à notre égard.
Pour moi, c’est sûr, le danger vient de l’arrière. Quand aurons-nous enfin une caméra embarquée avec un écran au guidon? Un rétroviseur en mieux, profilé, esthétique et intelligent qui nous préviendra de l’imminence du risque?
Aujourd’hui j’ai croisé de nombreux cyclistes. Des esseulés et des groupés. Les groupés croisés sont de la nouvelle génération, des grands types athlétiques qui fendent la bise. Les esseulés, comme moi, sont plus attentionnés, ils saluent de la main, de la voix, parfois des deux. C’est l’expression d’une complicité comme pourrait l’être celle des motards qui saluent du pied.
La bise revient. Je l’ai sentie et j’ai vu le thermomètre perdre deux degrés au cours de ma balade, prélude à un nouveau froid pour les jours prochains. Il faut de la pugnacité pour construire son itinéraire au fur et à mesure. Je ne prévois rien. Je pars. Je monte au nord, puis je redescends au sud…en évitant de tourner trop tôt. Je me joue parfois de mauvais tours: une fois le carrefour dépassé, il est trop tard, je dois aller à l’intersection suivante. C’est ma façon de m’imposer un surplus de courage.
Verbaliser sa balade à vélo, c’est aussi un exercice qui apaise après le retour.

Les cours d’eau d’Alsace coulent à gros bouillons mais ils reviennent peu à peu dans leur lit après s’être répandus dans les champs.
La neige sur le massif a disparu. Pas de chance pour les skieurs en herbe dont les vacances approchent.
Mais consolons-nous: les pistes cyclables sont dégagées. Partout des chantiers forestiers s’affairent pour dégager les voies encombrées. Ce matin la route Roderen-Guewenheim était barrée.


Sympa le parcours! Je présume que mon parcours a plu puisque tout le monde semblait content au retour. Même crottés jusqu’aux os!
Avec mon club Etoile 78 de Vieux-Thann que je vous encourage à rejoindre, nous avons parcouru un circuit d’hiver, c’est à dire pas trop pentu et pas trop boueux. Je l’avais déjà éprouvé en septembre 2020 ici.
A mi-parcours on une montée sur chemin pierreux





Pas d’amélioration du temps cet après-midi, même si un rayon de soleil m’a encouragé à quitter la maison. Dix minutes plus tard, la pluie est revenue du fond de la vallée.
J’ai remonté le cours d’eau pour regarder les flots charriant boues et bois. A Bitschwiller, j’ai pris le Plan Diebold. J’ai regardé les bûcherons venus de Bussang mécanisés lourdement. La grande trouée dans les sapins va offrir une vue plongeante sur le village pendant quelques années, le temps que la forêt reprenne sa place.
Au Plan Diebold (68/600), j’ai pris la descente par le Steinby. Tous les cent mètres, des arbres couchés en travers de la route. J’ai joué à saute-mouton.
Voir toutes les images…


Une fois arrivé au chevalement de Wittenheim, je n’ai plus qu’a contourner la capitale. J’ai la mémoire des itinéraires secrets, ceux qui évitent les pièges de la circulation. Sauf le grand rond-point du Kaligone qu’il faut savoir négocier avec tact et confiance. Dans ces grands trucs là soit on a la chance de s’insérer sans s’arrêter soit on ne l’a pas, la chance. Dans ce cas il faut souquer ferme pour redémarrer et ne pas se faire cisailler par un sortant. Tout un art consommé!


Une fois sur les hauteurs de Sentheim, je m’arrête Et je contemple ce beau paysage de neige.



Température: 0/1°C




Pourquoi en mode survie?
Tout simplement parce que notre quotidien est fait d’incertitudes face au lendemain. On ne sait pas justement de quoi sera fait demain. Donc on bricole chacun dans son coin, on tâtonne, on entretient son régime minimum, celui du cœur et de l’esprit, sans faire de projets.
Le mode survie pour moi, c’est assurer un minimum vital qui consiste à trouver des ressorts pour se maintenir en santé. Le Covid a déjà tué nombre d’entre-nous au propre et au figuré. Alors il faut garder ses forces du mieux qu’on peut: sport, marche, lecture, musique, vidéo.
Maxou, le petit procureur
Nos grands sachants sont devenus imprécateurs: après la consultation de la Pythie, Castelux et Veranimus vont décréter bientôt la taille du rond dans lequel nous allons être à nouveau enfermés, masquant ainsi l’immense désarroi de l’incompétence qui gouverne.
C’est fondamental pour moi. Quand je sors à vélo, je dois boucler un itinéraire acceptable. Acceptable, cela veut dire que je ne suis pas sorti pour rien. Pour la saison, si pas d’intempéries, il me faut 50 km au moins. Mon compteur est mon juge de paix, une paix intérieure quand je rentre à la maison. Après le retour je me sens tout mou, il m’a manqué ma sieste qui compense mes insomnies. Mais je suis bien « dans ma tête ».
Le fonctionnement de l’être est compliqué. L’être, c’est le corps et l’âme et les deux sont indissociables. C’est ma philosophie à deux balles qui en vaut bien d’autres.
On va une fois encore devoir s’armer de courage avec les restrictions qui vont tomber sous peu.
La désobéissance civile serait une réponse à l’infantilisation des mesures gouvernementales.
Je vais classer cette sortie dans ma rubrique « Holala, c’est dangereux ». Pour me marrer, tant je sais que mes coups de gueule ne font peur à personne.
On n’a pas une grande expérience de la neige ici dans le Grand Est. Beaucoup de cyclistes renoncent à sortir. A VTT l’expérience est énergisante. Ou plutôt énergivore.
Ben oui, quoi, on n’a pas idée de vouloir faire du vélo l’hiver. On n’en est plus au Front Populaire. On a des bagnoles, des 4×4, des SUV qui font très bien l’affaire.

Il faut savoir s’adapter à tous les sols neigeux ou en tous cas les anticiper. Pour chaque terrain neigeux, il y a une attitude à prendre.
On ne fait pas des kilomètres dans ces conditions. Dès que la terre ferme s’offre à nous, on la prend.
Je n’ai pas l’expérience de la neige. Mais j’ai tenté l’aventure prêt à faire demi-tour si c’était trop difficile.
J’ai commencé par prendre la route dégagée puis j’ai tenté la piste cyclable de Leimbach.
Pas facile du tout! je n’ai que deux empreintes de roues de tracteur qui me font tressauter comme sur une tôle ondulée. Un joggeur arrive face à moi sur ma trace. Je m’arrête et je change de coté. Parfois je suis dévié dans la poudreuse épaisse. Je plonge mon pied dedans. Puis je repars. Il faut mouliner « petit ».
A la ferme d’Aspach, c’est dégagé et c’est plus facile.
Sur la route de Michelbach, aucune difficulté. Une fois dans le village, c’est plus sportif avec les congères.
Je vais tente le tour du lac. Un cheminement de marcheurs existe et aussi une trace de skis de fond. Je progresse comme je peux, cahin-caha car la direction n’est pas facile à tenir. Une fois sous le bois, j’ai moins de neige et je rattrape le fondeur. On enjambe ensemble l’arbre couché. Une fois arrivé au barrage, le chasse-neige est passé. Tout va bien.
Je rentre par la route dégagée à Thann.
Ne pas s’aventurer sans un peu d’expérience. Porter le casque! Contrôler sa vitesse et ne jamais freiner de l’avant!


Aujourd’hui reconnaissance à pied dans le voisinage après les chutes de neige de la nuit.
Après la neige, les cyclistes scrutent l’évolution du réseau routier. Ici en Alsace, le réseau secondaire a été traité; on pourra donc envisager le VTT. Et avec des pneus fins? méfiance! Le VTT s’accommode de l’état de la route plus ou moins accessible mais le pneu fin supporte mal des restes de congères.
L’autre inconnue, ce sont les traversées de villages qui ne bénéficient pas du chasse-neige départemental sur les artères secondaires. On ne peut donc pas s’engager à la légère avec un vélo de route.














Il y a froid et froid.
Sans vent ou presque, la sensation de froid n’est augmentée que par l’effet de vent de son propre déplacement. Dans la dernière moitié du parcours, le capteur de température indiquait moins 4 degrés et mes gants commençaient à marquer leurs limites.
Bien habillé, on peut donc pédaler avec le seul handicap de la cagoule qui freine la respiration d’air frais à volonté…et qui peut masquer la visibilité latérale. Donc aborder les carrefours avec prudence et signaler ses changements de direction suffisamment tôt.
Route sèche donc pas de risque de verglas!



Du froid en hiver, quoi de plus normal. Zéro degré ce matin.
Avec le froid vif renforcé par le vent du nord, on est contraint de se hâter pour maintenir une chaleur corporelle. Je me contente d’une heure de VTT et c’est bien ainsi. Le VTT se prête très bien aux sorties courtes. Au loin le paysage de neige est tentant mais il faut prendre la voiture.Sinon que faire de son vélo une fois sur place?

Je vais réfléchir…


J’ai regardé d’où vient l’expression noyer le poisson. De la pêche tout simplement. Il s’agit d’épuiser le poisson pris à l’hameçon pour faciliter la prise. C’est cruel pour le poisson…et jouissif pour le pêcheur.
En politique, noyer le poisson, on sait le faire aussi; on a même des experts capables de vous noyer en deux temps, trois mouvements.
Pourtant la maman des poissons, elle est bien gentille dit Boby Lapointe.
Justement c’en est une, une maman. Le pêcheur qui me montre son brochet me dit que c’est une femelle. La femelle du brochet? c’est une brochette, j’imagine.
Bref il la remet à l’eau, et la maman brochette repart dans ses profondeurs jurant qu’on ne l’y prendrait plus.



Coté restitutions, Garmin Connect fournit un beau rapport avec
C’est bien suffisant pour moi. C’est même presque du luxe.


J’ai pris la route avec trois couches de vêtements confortables, des gants chauds et des sur-chaussures. La température a oscillé entre 0.5 et 1°C mais sans vent et sans intempéries. C’était donc supportable et, en cet après midi, peu de voitures.
C’était donc ma première sortie routière en 2021.

Quand je rentre, je verbalise. C’est une forme de thérapie. D’autres font des étirements, boivent une bière, moi je récite mon histoire.
Je vois un coin de ciel bleu sur la Doller. Va pour la Doller. Je saute dans la vallée voisine du Soultzbach et je pousse jusqu’à la Seigneurie. Après je ne sais plus. Il faut que je regarde l’enregistrement.

Bréchaumont, Traubach, Diefmatten,…
A Aspach, le ciel bleu a disparu. Un crachin désagréable s’installe. Je pousse les feux.

J’ai attendu que le déluge passe. Peu avant 16 heures, la pluie s’est arrêtée et un mince rayon de soleil a percé les nuages.
Je suis sorti car cela me fait grand bien moralement d’être un peu au dehors. J’avais pris une bonne disposition: rester sur le sol dur pour ne pas encombrer la machine à laver. Vite oubliée!
D’abord j’ai pris un chemin de feuilles mortes en douceur du coté du parcours VITA. Puis j’ai traversé la ville pour aller voir en face le Rangen.
Au moment de ma photo, un type me sonne, je me gare. Puis je lui file le train. Il grimpait allègrement les dernières bosses, puis dans la descente je l’ai perdu de vue. Il n’y avait plus qu’une trace au sol.
Trop tard! j’étais repeint en kaki kaka.
Au passage à niveau de Vieux-Thann, il s’est faufilé entre les barrières pour aller encore plus vite, un rendez-vous urgent je présume. Au feu tricolore, il n’a pas osé le feu rouge. A sa hauteur, j’ai vu le gros cadre qui ne trompe pas.

Les salariés se sentent grugés. Un samedi férié, c’est un jour de repos volé penseront-ils. Les Alsaciens (et les Mosellans) ont un jour férié de plus le lendemain de Noël hérité de Guillaume II et conservé après 1905. L’avant-veille de Pâques, idem.
Mais les bonnes habitudes se perdent: les commerces habituellement fermés s’ouvrent un peu plus d’année en année; à Staffelfelden le boulanger était ouvert et l’on faisait la queue devant le bureau de tabac de Wittelsheim.
Je suis toujours atterré de voir combien le tabac continue de faire recette en dépit de la hausse des prix. Fumeurs, faites donc un peu de vélo, l’envie vous passera. Je me souviens d’un cyclo, il y a longtemps, qui avait pris l’habitude de s’offrir une Gitane (sans filtre) une fois en haut du col. C’était une sorte de récompense pour lui. J’imagine qu’avec l’argent du tabac on pourrait s’offrir un beau vélo. Je stoppe là, je deviens moraliste.
Il fallait que je sorte car je ne suis pas sûr que la météo prochaine sera favorable aux deux roues. J’ai choisi un parcours plat, basique, d’une quarantaine de kilomètres. Je m’en contenterai pour finir l’année si d’ici là plus aucune opportunité ne se présente.

Je suis parti tôt avant le lever du jour.
Route de Cernay à Vieux-Thann, j’ai sauté au moins une dizaine de brindilles à chaque platane. Puis ma roue a fait bzing-bzing-bzing…avec deux coups de frein, j’ai purgé les scories sans descendre.
A la faveur d’un vent puissant j’ai rejoint Berrwiller sans pédaler. J’ai regardé au retour ma vitesse max: 42 km/h sans pédaler! Ce dont je suis bien incapable en pédalant.
Mais au bout de la piste, je me suis trouvé prisonnier des nuages annonciateurs de pluie. A l’entrée du village, j’ai fait demi-tour vers Staffelfelden et je suis rentré dans les rafales. Tout penaud. Sur la passerelle, je me suis résolu à enfiler mon imper en plastique.
Retirer les gants mouillés, puis les remettre, une épreuve que tout le monde connait. A Cernay, seul le bas de la jambe droite du pantalon faisait « glou-glou ». L’effet de vent puissant sur ma droite.
J’ai quand même eu le courage de prendre une image de la Thur en colère. Parfois j’appuie sur le bouton de l’iphone avec ma langue, ça m’évite le tirage de gants. Mais il faut bien viser.
Donc Noël se prépare.
Il faut bien se raccrocher à quelques conventions citoyennes. Je ne sais pas comment les Musulmans, à présent nombreux dans le pays, considèrent la fête des Chrétiens. Avec patience et tolérance, je présume. Moi qui suis un laïc, tout cela m’indiffère. D’ailleurs le consumérisme forcené du modernisme libéral s’est chargé de purger fissa toutes valeurs religieuses en lien avec l’enfant Jésus.

Bon je vais m’atteler à l’ouverture des huitres. J’ai déjà regardé une bonne demi-douzaine de tutos sur YouTube et j’ai le numéro des urgences tout près ou tout prêt, si l’on préfère.
Cette année j’ai fait un saut technologique dans l’ouverture de l’huitre: hocher l’huitre avec la main qui tient, pas avec le couteau et verser l’eau de mer pour retirer les débris. J’ai même vu un chef qui rince l’huitre dans de l’eau de mer refabriquée, un litre d’eau et 35 gr de sel!
On n’arrête pas le progrès.
J’ai roulé quelques fois sous la pluie pendant plusieurs heures. Pour y trouver un confort minimum, mieux vaut être équipé en conséquence. Le haut du corps est facile à protéger avec des éléments imperméables. Mais le bas!…
Des pantalons et des chaussures étanches qui résistent à la pression de l’eau projetée, ce n’est pas facile à trouver. Je me souviens dans les années 70 (1900, pas 1800!) avoir traversé la Belgique d’est en ouest sous la pluie avec des équipements très peu techniques. Pédaler avec les pieds dans des éponges n’est pas agréable du tout. Mais le pire, ce sont les voitures qui vous aspergent tout le corps.
Aujourd’hui, je n’ai pas prolongé outre-mesure ma rando sous la pluie qui était accompagnée de rafales de vent; je suis monté à Rammersmatt à VTT par la route. Mais il a suffi de prendre ensuite le sentier botanique en direction de Bourbach, puis les chemins qui mènent au lac pour me couvrir de boue.
A la longue, on s’épuise car le corps se refroidit vite une fois que l’eau finit par traverser toutes les couches.



La nuit, je rencontre un monde interlope. Des trompe-la-mort qui voyagent clandestinement sans lumière. Fatalement ils sont éblouis et presque effrayés comme des chouettes. Des promeneurs avec chiens, des cyclistes, des runners, des couples avec landau. On trouve de tout dans le noir.
Le couvre-feu nuit, si j’ose.
Après le Val du Pâtre, j’ai rejoint Rouffach puis Meyenheim avant de longer la Thur depuis Ensisheim.
Une belle balade.

Geishouse, les cyclistes connaissent. Le village est perché entre 650m et 780m, appuyé sur les contreforts du Grand Ballon.
On y accède soit par Moosch soit par Saint-Amarin. Dans les deux cas, la grimpée est difficile. Puis les plus courageux peuvent persévérer jusqu’au col du Haag sur la route des Crêtes Vosgiennes.
Les randonneurs à pied apprécient aussi le paysage. Le départ préconisé se situe après le cimetière sur la route du Haag.
Nous empruntons le circuit balisé par un capricorne vert qui fait le tour du village soit 6km. On n’a donc pas à se poser de question sur son itinéraire car le fléchage est de qualité.
Cinq parcours sont proposés au départ:

Camping sur place.

Aujourd’hui trois fois rien. A la faveur d’un léger rayon de soleil, je remonte la vallée. J’ai cette rigueur imbécile de contrôler mon kilométrage. C’est mon coté légaliste à n’en pas douter. Dommage, je n’atteindrai pas le lac. A 19,800 km je ne suis qu’à Kruth. Alors demi-tour!
J’imagine l’autorité qui m’interpellerait: d’où venez-vous? à quelle distance? à quelle heure?
Quelle parano!
Bref tout cela va disparaître. Demain la punition infantilisante sera levée. Mais ne va t-on pas rééditer ces interdits plus tard?
Trois fois rien d’autre à dire: toutes mes photos sur l’iphone se sont envolées et mon enregistrement Openrunner aussi. Un bug incompréhensible. J’ai relancé la machinerie de l’iphone, mais trop tard!
J’ai poussé jusqu’à Cernay avant de rentrer pour avoir un total honorable. Devant la future piscine, j’ai traversé la route en travaux, puis le souterrain de la gare. En sortant j’ai déraillé, la chaîne est sortie du plateau. J’adore! les gants noirs, c’est bon car on ne voit pas le cambouis. Je quitte le trottoir et je manque de m’étaler sur le caniveau glissant.
Ouf!

Ce n’est pas très beau mais c’est confortable. La capuche sur casque protège du froid et de la pluie tout en laissant une lame d’air circuler.


Autonomie de ma lampe Shenkey…
La notice dit « Strong light use time:2-4h » En régime strobo, elle a clignoté au bout de 1h30+0h30+2h soit 4 heures. J’en déduis qu’à pleine puissance, elle tiendra 2 heures
When the light is power off, you can be use an external power supply.

Yes!

Il faut parfois se faire violence pour sortir son vélo.
J’ai fait 40 kilomètres ce matin avec un petit deux degrés. C’était supportable car il n’y avait pas de vent. Après Soppe, j’ai rejoins Gildwiller, puis j’ai pris le retour. J’en ai profité pour frimer avec ma lampe à flash.

Manque de chance pour ce premier jour d’élargissement de notre K6 à 20 km, il a fait moche.
Un brouillard tenace sur l’Alsace et seulement 2 degrés. Finalement, après m’être bien habillé de pied en cap, j’ai tourné court tout en faisant bonne figure pour ce 28 novembre.



Comment optimiser votre journée sportive pendant le confinement?
Gardons-nous de tenter de déroger à la règle. Il s’agit de rester dans les limites du toléré. D’ailleurs quoi qu’on en pense, je suis toujours resté légaliste. Ancien garde assermenté, j’aurais du mal à expliquer pourquoi je ne respecte pas la règle…même si nous sommes souvent tentés de contester cet arbitraire qui veut qu’un type dans les vignes sur son vélo serait plus contaminant à trois kilomètres qu’à un kilomètre de chez lui.
Je vous encourage à signer la pétition pour ouvrir notre champ à cinq kilomètres ici
Donc reprenons: ce matin VTT plus jogging. Tout à fait légal.

Je rédige successivement
J’affiche mon cercle de rayon 1km sur le GPS du VTT et run!
C’est très marrant parce qu’on se prend au jeu d’essayer toutes sortes de chemins tangents à la limite. Il m’arrive de faire demi-tour (pour la forme) car déborder un peu ne serait pas grave.

En même temps je surveille le chronomètre car je « consomme » mon temps imparti plus vite qu’à mon goût.
Je commence par monter derrière chez moi. J’ai de la chance, je suis tout de suite dans les vignes de Leimbach et je circonvole autour de la chapelle Notre-Dame Auf der Heiden
Je redescends en ville mais c’est moins bien car les virages de rue sont délicats avec le sol mouillé.
Et pour finir je vais tester le bois des Bouleaux à Vieux-Thann. Planté dans les orties et les ronces
Au bout de 14 km, retour à la maison.
Changement de pompes, sac à dos, rédaction attestation cas 2 achat de première nécessité, je repars
Arrivé en ville, achat de ron-ron.

Au total deux heures de sport individuel