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Les potins du lundi

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La rumeur se colporte (Crispin et Scapin par Daumier)

Ce n’est hélas pas un conte de Noël.

La rumeur grandit.

Des femmes disparaissent dans des cabines d’essayage et on ne les retrouve jamais.

Les plus anciens se souviennent de cette rumeur colportée en 1969 de bouche à oreille puis reprise par la presse et appelée « la rumeur d’Orléans »

A cette époque là, point d’internet.

Aujourd’hui l’internet colporte les rumeurs à la vitesse de la lumière.

Parmi les rumeurs, il est difficile de discerner le vrai du faux; c’est un bruit qui court, une nouvelle sans garantie de certitude.

Les grandes énigmes policières ou politiques font l’objet de rumeurs nombreuses; parmi elles l’affaire Boulin, l’affaire Markovic, l’affaire Ben Barka, l’affaire du Pain Maudit, l’affaire Omar Raddad, l’affaire du Temple Solaire, l’affaire Godard, l’affaire Dupont de Ligonnès,…

On reproche beaucoup aux réseaux sociaux d’être en outre à l’origine de thèses complotistes pour mettre en doute la sincérité de décisions politiques.

Exemple dernier avec le Pacte de Marrakech ratifié par l’ONU et accusé de programmer une immigration massive. Une rumeur qui a été capable de faire exploser le gouvernement belge.

Entre-nous soit-dit, un pacte malvenu qu’on a précisé non contraignant alors que les peuples se sentent menacés à divers titres par l’immigration.

Parfois ce sont les médias qui alimentent la polémique et qui instaurent le doute. Il est souvent difficile de dire la vérité quand les thèses en présence manquent de preuves tangibles.

Longtemps on a accusé les adjuvants des vaccins de propager des maladies.

Même démentie, cette rumeur persiste et elle est peut-être à l’origine de cette défiance vaccinale propre à la France.

lire ici à propos des adjuvants

Certaines rumeurs sont alimentées parfois par les journalistes eux-mêmes, bien qu’ils s’en défendent, alors qu’ils dénoncent en même temps les fake-news (les fausses nouvelles) colportées par les réseaux sociaux.

Prenons un exemple.

Cette femme décédée aux urgences de l’hôpital Lariboisière, à Paris le 18 décembre.

Voici un drame incroyable tel qu’il est rapporté par la presse et qui pose un problème propre à alimenter la rumeur: on serait en danger à l’hôpital.

Cette personne amenée par les pompiers vers 18h45 a été retrouvée morte le lendemain matin à 6h20.

Où ça? comment? pourquoi?

Nous n’en saurons peut-être jamais rien.

Vous allez aux urgences pour un mal de tête, croyant y être en sécurité, et vous en ressortez les pieds devant.

Voila qui fout la trouille.

Que dit la presse?

Au bout de cinq heures d’attente, elle aurait été appelée pour voir un médecin, mais n’aurait pas donné de réponse (L’express.fr)

Aussitôt, ma compréhension des faits laisse penser qu’il y a quelque chose qu’on nous cache et qu’une rumeur est en train de naître.

Cette femme, visiblement, a été appelée, elle n’a pas répondu, on a considéré qu’elle était partie (L’express.fr)

Aucune procédure hospitalière bien écrite et respectée ne peut conduire à une telle conclusion.

En fait, la personne n’avait pas quitté les urgences, elle y était morte!

Et personne ne l’a vue mourir, ni parmi les patients qu’on dit nombreux, ni parmi le personnel.

Était-elle cachée dans un recoin des urgences? dans les toilettes? sous la couverture d’une civière?…

Dans ce cas précis, la presse en dit trop peu et manque à son devoir de transparence en n’étayant pas ses informations. Il semble qu’elle se contente de l’information officielle sans la vérifier.

Dans le communiqué de presse de l’AP-HP qui relate les faits, voici ce qu’on peut lire in fine en bas du texte…comme s’il s’agissait de relativiser ce drame…

L’AP-HP est un centre hospitalier universitaire à dimension européenne mondialement reconnu. Ses 39 hôpitaux accueillent chaque année 8,3 millions de personnes malades : en consultation, en urgence, lors d’hospitalisations programmées ou en hospitalisation à domicile. Elle assure un service public de santé pour tous, 24h/24, et c’est pour elle à la fois un devoir et une fierté. L’AP-HP est le premier employeur d’Ile de-France : 100 000 personnes – médecins, chercheurs, paramédicaux, personnels administratifs et ouvriers – y travaillent.

C’est un effectivement un devoir et une fierté de savoir comment cette personne prise en charge par l’AP-HP a pu échapper à la vigilance de ceux qui étaient chargés de s’en occuper et de lui donner les soins.

L’affaire sera-elle étouffée? mise sur le compte de la pression due au manque d’effectifs?

On attend de savoir puisqu’on nous assure que nos services publics sont parmi les plus chers et les meilleurs.

Sinon la rumeur qu’on nous cache quelque chose risque d’enfler.

Les Français ont le droit de savoir, dit l’autre

 

 

 

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Les potins du lundi

IMG_4486Noël approche.

Je redoute tous les ans cette perspective des fêtes de fin d’année qui sont un prétexte à toutes sortes de joies programmées et de débordements divers comme les poubelles et voitures brûlées.

Pourtant, vous le savez, le 2 janvier de l’an nouveau, tout redeviendra pareil qu’avant.

Alors Noël, parlons-en.

Figurez-vous que quatre-vingt dix pour cent des jouets de Noël achetés en occident proviennent de…Chine.

L’occident mérite bien son nom: l’objet qui tombe.

La Chine, un continent à  lui-seul, qui pendant des millénaires est resté pétri de culture extrême-orientale très éloignée de la Révélation Divine chrétienne.

Le tour de magie industrielle des Chinois provient de la formidable épopée menée au pas de charge par la dictature communiste qui depuis quelques décennies s’est drapée du dogme capitaliste.

Les petits Chinois auront-ils des jouets à Noël? je ne le sais pas.

C’est peu vraisemblable vu que leurs parents qui triment sur les chaînes de fabrication des usines gagnent à peine 500 euros, un demi-smic quand même.

Coluche victime de son succès

330px-Coluche_(cropped)J’ai postulé.

Il faut bien que les bataillons d’improductifs se rendent utiles à quelque chose.

La société moderne est ainsi faite, une fois l’entreprise quittée, vous n’êtes plus rien.

J’ai donc postulé en ligne aux Restos du Cœur comme on le ferait pour une entreprise.

C’est des pros aux Restos.

Normal, leurs cadres marketing sortent tout droit des mêmes écoles qui forment ceux des grands groupes.

Tout est dans le questionnaire.

Nom, prénom, âge, adresse, téléphone, permis de conduire, caces, saisie informatisée de vos disponibilités heure par heure, compétences, motivations,…

Vient l’heure où on vous appelle.

Présentez-vous au responsable de Thann entre 9h et 11h le mardi ou le jeudi.

Une fois dans la cour des Restos, un attroupement de bonshommes tous dans la soixantaine, soixante-dizaine, et plus si affinités,…ils attendent un camion de surplus alimentaire à décharger.

Mon entretien fut bref.

On est complet, on n’a besoin de personne.

Manifestement, on n’est pas attendu.

Ça rappelle un peu les quais maritimes et les manouvriers journaliers.

C’est à peine si on m’a dit merci de ma sollicitude.

Je ne postulerai plus dans le caritatif, j’ai compris que ceux qui tiennent la place ne voient pas arriver d’un très bon œil les nouveaux postulants.

Finalement l’humanitaire obéit aux mêmes règles que le reste de l’économie; les demandes d’emploi y sont surabondantes. C’est du boulot gratis et malgré tout pas facile à obtenir.

En cette fin 2018, la plupart des associations constatent une baisse des dons, même en Alsace, championne de la générosité. En cause : la fin de l’impôt sur la fortune, l’approche du prélèvement à la source, sans oublier les manifestations des gilets jaunes (journal l’Alsace 16 décembre 2018)

Il y a dix ans, les dons représentaient 1.7 milliard d’euros et les principaux collecteurs étaient le Secours catholique, les restos du cour, médecins du monde, médecins sans frontières, Emmaüs, ou encore Action contre la faim.

Cette année le Téléthon a souffert des Gilets jaunes, dit-on. Mais n’oublions pas une autre raison de la baisse des dons: celle des riches qui bénéficient à présent de la suppression de l’ISF et qui n’ont plus besoin de niches fiscales pour défiscaliser leur pognon.

300 à 400 millions en moins!

Gilets jaunes et ISF, même combat!

Même ce cynisme là, j’en suis capable.

Si vous exécrez comme moi les fêtes de fin d’année, voici de la lecture en attendant que ça passe…

https://velomaxou.com/2011/12/19/je-deteste-noel/

https://velomaxou.com/2013/12/25/pere-noel-donnez-nous-notre-pain-quotidien/

https://velomaxou.com/2015/12/24/dr-wiehnachtsbauim/

Un dernier potin pour revenir sur cet extravagant feuilleton des « Gilets jaunes » qui me tient à cœur après avoir observé de près leurs pratiques sur les ronds-points du coin

Autrefois, on prenait la Bastille, aujourd’hui des ronds-points.

Précision: le rond-point a été inventé pour les bagnoles afin de rendre les intersections plus fluides et moins accidentogènes.

Vu du cycliste, le rond-point est devenu beaucoup plus problèmatique puisqu’il équivaut à mettre le cycliste en danger. Passons.

Les Gj se déclarent apolitiques et tiennent à le rester

Il est pourtant facile dans ce salmigondis d’y voir l’empreinte d’un populisme inavoué.

Si la fin des Gj se termine en jus de boudin, on en tirera cependant quelques enseignements. Mais je me trompe peut-être puisque eux-mêmes affirment continuer leur action le temps qu’il faudra.

A force de faire les ronds-points comme d’autres les Carrefours, les Gj nous donnent le tournis et le pouvoir d’en face, requinqué par la relative baisse des manifestants, commence à s’insurger de cette occupation non patentée du domaine public depuis un mois.

Macron va t-il pousser le luxe jusqu’à percevoir une redevance d’occupation de ses giratoires par les Gilets jaunes?

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les Gilets jaunes ont porté sur la place publique des sujets d’ampleur planétaire comme la taxe carbone

Certains usagers perdent de plus en plus patience et ont tendance à rouler un peu trop facilement sur les pieds des protestataires qui comptent déjà six morts.

Revenons sur le mouvement.

C’est celui d’une classe devenue invisible, un magma protéiforme sans aucune consistance politique (la conscience politique est pourtant clé de l’émancipation des peuples dont les Gj se disent être les représentants). Une classe invisible qui s’est habillée en jaune pour qu’on la reconnaisse, et qui a été capable de secouer un pouvoir arrogant imbu de ses certitudes néolibérales.

En matière d’apolitisme, moi qui suis un peu au fait de notre histoire ouvrière, j’ai rarement vu une génération aussi crasse que celle des Gilets jaunes sur des sujets majeurs que sont l’histoire contemporaine, la géographie humaine et l’économie qu’elle soit libérale ou marxiste. Nos vieux staliniens de l’après-guerre doivent se retourner dans leur tombe. Eux, au moins, savaient faire la différence entre un oppresseur et un opprimé. Ce qui n’est pas le cas des Gj qui ne revendiquent aucunement de prendre le pouvoir d’en face qui les asservit.

Je suis stupéfait par les niaiseries colportées par les Gilets jaunes devant les micros qu’on leur tend complaisamment. Les journalistes, friands de sensationnel, devront plus tard se demander s’ils n’ont pas surjoué les Gilets jaunes au nom de l’audimat…

En même temps, reconnaissons-le, les Gilets jaunes ont porté sur la place publique des sujets d’ampleur planétaire comme la taxe carbone, mais aussi mis l’accent sur l’incroyable niveau des prélèvements obligatoires de la France en regard de services publics de plus en plus imparfaits (école, santé, retraites, transports, infrastructures).

De qui les Gilets jaunes sont-ils les héritiers?

Ils sont les héritiers des Trente Glorieuses, c’est à dire d’une classe moyenne en déclin où l’ascenseur social s’est arrêté.

Subitement.

Il sont devenus de parfaits petits soldats d’un consumérisme avilissant, sans autre idéal social que voiture, maison, boulot, sans aucun repère politique.

Dans le bréviaire revendicatif glané sur les ronds-points, tout y passe; la baisse des taxes sur les carburants, l’interdiction des classes de plus de 25 élèves et aussi « que des emplois soient créés pour les chômeurs ».

Autrement dit, réinstaurons la dictature du prolétariat!

Je me rappelle le PCF appelant à interdire les licenciements dans les années 70 lors de la disparition de l’industrie lourde du Pays.

Finalement, le Gilet jaune d’aujourd’hui, c’est Gérard Nicoud dans la peau de Georges Marchais.

On est loin de 1789!

Si vous voulez vous rendre compte de l’étendue de ce catalogue à la Prévert des Gilets jaunes, c’est ici

Tout le monde devrait y trouver chaussure à son pied!

Derrière cet emballement de propositions s’exprime cependant une crainte légitime,  celle d’être réduit socialement au rang des Chinois, déjà maîtres du monde, parqués dans des cages à lapins au-dessus de leurs usines.

Les Gilets jaunes l’ont compris, leurs boulots sont promis à disparaître dans la société 3.0 qu’on leur destine. Ils ne serviront plus à rien dans l’économie mondialisée puisqu’il n’y aura plus d’emplois intermédiaires et subalternes à occuper.

Plus besoin de bagnoles diesel ou électriques pour aller bosser!

La politique d’En Marche, le mouvement élitiste (le fameux premier de cordée) d’Emmanuel Macron, c’est justement celle-là, celle qui est chargée de passer par pertes et profits quelques millions de nos concitoyens.

Sans le dire.

En ce sens, les Gilets jaunes préfigurent le futur lumpenprolétariat de demain.

Pas de conscience de classe, incapacité à s’organiser, manque d’éducation, violence larvée.

Les Gj refusent même le principe élémentaire d’une coordination qui aurait pu préfigurer l’ébauche d’une organisation représentative comme a su le faire En Marche.

Tant pis pour eux!

Et peut-être tant mieux pour nous…

La démocratie Facebook!

Maintenant, on peut s’attendre à voir prospérer dans les urnes un populisme bien franchouillard aux prochaines élections, un populisme comparable à celui de nos voisins.

Les Gilets jaunes iront-ils voter en masse?

Rien n’est moins sûr, car ils sont plutôt adeptes d’une démocratie directe et expéditive le smartphone à la main, ce que nous pourrions appeler la démocratie Facebook.

Le bulletin de vote du Gj, c’est le like

En attendant, il reste un os à ronger pour les Gilets jaunes: le RIC, le Référendum d’Initiative Citoyenne sorti d’on ne sait (z)où, un machin qui ne verra jamais le jour autrement que sous une forme édulcorée.

Un cadeau empoisonné que Macron a refilé aux maires pour Noël.

On en reparle l’année prochaine après la trêve des confiseurs.

 

 

 

 

Les potins du lundi

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librairie Bisey Mulhouse

Balade à vélo.

Le libraire a réuni tous ses ouvrages de randonnées à vélo.

C’est une bonne initiative, les beaux jours arrivant, de suggérer qu’une balade à pied ou à vélo, c’est toujours mieux qu’en voiture.

Beaucoup s’arrêteront aux titres et à l’évocation qu’ils suscitent

  • L’Alsace à vélo
  • Bodensee
  • Bretagne, 40 belles balades
  • Schwarzwald

Combien de rêves inaccessibles pour tous ceux qui n’osent plus se remettre en selle, et même pour ceux qui n’imaginent pas voyager avec leur vélo au-delà de la sortie dominicale!

C’est que le vélo est un art de vivre qui se mérite: il est exigeant sur le plan des principes.

Des principes de vie hors des modes du temps présent, hors de la vitesse, hors du prêt à consommer.

Imaginer d’autres choix pour l’été, c’est encore possible.

Il suffit de prendre son vélo à deux mains de l’enfourcher et de s’entraîner à bien le dompter.

Les potins du lundi

Pour ceux qui veulent s’entraîner à Paris-Roubaix. Montée de Westhalten-Osenbach. Sinon Gueberschwihr c’est bien aussi, c’est plat

Paris-Roubaix

Réflexion entendue de la part du commentateur de la 3…à 20 km de l’arrivée…

Comment fait-il Peter Sagan? oui, comment fait-il Peter Sagan pour distancer neuf durs à sa poursuite?

On n’a pas eu la réponse.

Toutes les suppositions sont permises.

C’est ça qui plait: ne pas avoir de réponse aux questions posées par la compétition cycliste.

Je change de sujet

Le monsieur entre, sa bécane à la main.

D’un air décidé, d’un ton réprobateur, « il a plus de puissance!… »

L’impuissance, c’est le nouveau mal qui frappe la vélocipédie. Poursuivre la lecture de « Les potins du lundi »

Les potins du lundi

Froid plus pollution, un cocktail détonnant

Les cyclistes sont en vacances forcées.

Sauf ceux pour qui le vélo est l’instrument de travail, voire de transport.

La météo si clémente en ce début d’année s’est soudain souvenue que la fin de l’hiver approchait et qu’il fallait réagir. Poursuivre la lecture de « Les potins du lundi »

Les potins du lundi

des équipements de sécurité souvent absents

Cata…strophe!

C’est dans le quotidien 20 minutes de vendredi 10 novembre que l’on apprend que la police a mené un contrôle technique des vélos à Strasbourg.

Au programme, la liste de tous les équipements de sécurité des vélos qui circulent en ville. Poursuivre la lecture de « Les potins du lundi »

Les potins du lundi

Ce sujet du lundi nous éloigne du vélo et de la randonnée.

C’est mon marronnier du jour.

Il n’est même pas politique puisque nos pouvoirs publics de gauche comme de droite, de droite comme de droite ajouterais-je perfidement, sont habitués à piquer dans nos poches sans vergogne.

Allez vite!

Ce pourrait être le slogan fougueux de notre président quadra. Poursuivre la lecture de « Les potins du lundi »