On aurait tendance à l’oublier, nous ne sommes qu’en liberté semi-conditionnelle, c’est à dire astreint à demeurer dans un rond de 100 kilomètres…même si on n’a plus besoin d’attestation et de chronomètre.
Je n’en fais pas un drame puisque, nous dit-on, l’avenir de l’épidémie dépend de notre obéissance. Ou pas! C’est donc à nous de choisir. Ce marché tacite passé avec la population ressemble à un marchandage avec le pouvoir et aussi une façon de masquer son incompétence depuis l’origine. Vous l’avez compris, je n’ai aucune complaisance avec ces gens qui nous gouvernent. Bref, je suis un rebelle.
J’imagine qu’ils sont nombreux les Français à ne pas goûter du tout cette forme de confinement élargi pendant le week-end, ceux qui partent habituellement voir leur famille, ou dans leur résidence secondaire, ou sur leur bateau, que sais-je…
Pour ma part, nul entêtement à franchir les limites d’un rond que je considère provisoire. Il en sera tout autrement si la punition se prolonge tout l’été. Aucune crainte, le confinement de l’élite parisienne autour de la capitale va rapidement faire craquer le dispositif quand l’heure des vacances d’été va sonner.
Comme le temps est à la pluie ce matin, je me suis glissé entre les gouttes pour faire un jogging. Et je suis rentré dégoulinant de sueur. Etonnant, en 50 minutes je perds 800 grammes de flotte. Mes pieds courent et mon esprit se démène avec cette merdasse d’iphone qui ne m’envoie pas les infos que j’attends au bracelet. Je fulmine pendant le premier kilomètre et sautant comme une gazelle dans la montée du Haut-Verger.
Puis je soupire enfin en descendant la rue Kléber.
Un ersatz de marché sous confinement (Thann)
Au marché, service d’ordre. L’agent de ville me suit du regard comme s’il s’attendait que je pénètre dans le labyrinthe de barrières qui conduit aux commerçants ambulants.
Mais non, je longe la place du Bungert et franchissant la Thur, je descends le long du Rangen.
Étrange atmosphère d’une population silencieuse qui se prête à toutes sortes de salamalecs pour faire comme si tout était comme avant.
J’avais émis cette idée en février dernier, faire le tour du Haut-Rhin à VTT en épousant les limites territoriales de mon département. C’était donc avant que le Covid ne vienne nous mettre des bâtons dans les roues.
On le tente quand même le 8 juillet prochain…en respectant les gestes-barrières!
Cinq étapes, au total 340 km, 7700 mètres. Rien d’impossible a priori avec un peu d’entraînement et déplacement en mode « bucolique ». Il n’y a donc aucune logique de compétition en jeu.
Le Tour du Haut-Rhin 340 km, 7000 mètres, 25 cols. Départ Masevaux
Pour l’heure nous sommes officiellement deux sur la ligne de départ le 8 juillet à Masevaux…fin du voyage le dimanche 12 juillet à…Masevaux.
Le Haut-Rhin, c’est tout plat. Non on ne passera pas là.
Le voyage est en mode autonomie, c’est à dire qu’on transporte ses bagages et chacun fait en sorte de réserver son hébergement aux étapes.
Les étapes en soirée sont:
col de Bussang
col du Bonhomme
Vogelgrün
Ferrette
Tous les cyclos intéressés peuvent se joindre cordialement à nous, même pour une partie du voyage, chacun étant considéré en excursion personnelle.
Les inconnues sont…
la levée du confinement 100 km pour les cyclos extérieurs à la zone, tout haut-rhinois étant libre de se déplacer dans son département, sauf en cas de « reconfinement » inattendu.
l’autorisation d’ouvrir pour les hébergements et restauration.
hébergements hôteliers possibles si réouverture « Covid »
Moto Hôtel Route du Col de Bussang, 88540 Bussang
Realis Vosges-Alsace1 Col du Bonhomme, 88230 Plainfaing
Auberge du col du Bonhomme 2 Col du Bonhomme, 88230 Plainfaing
Hotel le Caballin Île du Rhin, 68600 Vogelgrun
le Felseneck à 68480 Ferrette
Par expérience les sacoches sur VTT se prêtent mal aux sentiers. lire mon article
Il n’y a pas d’inscription mais il serait préférable de vous faire connaître si vous souhaitez vous joindre à nous contact vélomaxou
Trois jours dans les forêts vosgiennes. Ma visière FDJ se gondole déjà de rire
Trois jours de séjour VTT entre Abreschviller et Schirmeck aux confins des Vosges, de la Moselle et du Bas-Rhin.
Mon premier camp de base à Walscheid (Moselle)
Quelques cols à ratisser mais surtout le privilège de découvrir le terroir de randonnées de nos voisins. Non le Covid-19 n’a pas dissuadé cet irrépressible besoin des amoureux de nature de se rencontrer au cœur de l’immense massif de la forêt vosgienne.
Un point de vue mérite une pause (au-dessus de Walscheid)
Des marcheurs, des cyclistes, mais aussi des motards avec lesquels il faut composer. Comme toujours. La sociologie du motard est à part et en même temps elle incarne une passion pour le sport motorisé dépourvue de toute considération écologique. Évidemment ça fait tache dans le paysage. On se rassemble au col au tour d’un barbecue géant et l’on fait bombance. Les motards me rappellent un peu sous certains aspects les chasseurs.
Passons!
La traversée du gué est parfois incontournable. Agir méthodiquement et prendre appui sur son vélo comme avec une canne. D’abord envoyer son vélo en éclaireur sur le fond du ru et ensuite assurer son pas sur la roche qui affleure et ainsi de suite…
Il faut que j’en vienne à ma comptabilité notariale, celle des cols. Car comme vous le savez, au Club des Cent Cols, on compte ses nouveaux cols franchis à vélo.
A VTT il faut compter avec les impondérables, des arbres couchés mais parfois des chemins roulants heureusementla fameuse maison forestière du Jaegerhof où Mitterrand rencontra Kohl en 1983
J’ai commencé en 2009 grâce à des amis mulhousiens (que je remercie) à compter mes cols, à rassembler sur une liste 103 cols dont cinq à plus de 2000 mètres. Pour postuler au club, il faut présenter une liste de 100 cols au moins dont 5 à plus de 2000 mètres d’altitude.
Les selfies devant les panneaux de cols, à la longue, c’est lassant. N’en abusons pas trop!
Et après?
Après on se pique au jeu qui est d’une absurdité maléfique puisque chaque année on veut faire mieux. Le problème, c’est que quand vous avez ratissé tous les cols autour de chez vous, il vous faut ratisser de plus en plus large, organiser des raids toujours plus loin avec des moyens motorisés plus guère dans l’air du temps. Aller faire des cols sur la Cordillère des Andes, non! Je sais qu’il y en a qui se prête à ce jeu…
L’heure de la pause. Je n’emporte avec moi que 300 à 400 kcalories de quoi tenir jusqu’au retour. Des parcours de 40 km sont faisables en une demi-journée dès lors qu’on n’a pas à porter son vélo…sauf incident ou imprévu. La boulangère n’avait pas de sandwich, à la place elle me propose un pâté lorrain. Un vrai délice Un imprévu comme ici où je dois enjamber une enfilade d’arbres couchés
En 2019, dix ans plus tard, j’affiche 1216 cols dont 99 à plus de 2000 mètres.
Comme ce sacré virus Covid-19 a gravement compromis nos projets, il faut se contenter pour l’heure des cols vosgiens. Il m’en reste au nord. J’en ai gravi 22 au cours de ces trois derniers jours.
J’aborde le col du Hohwalsch. Des motards rassemblés. ça sent bon et l’atmosphère est déjà chaude.La distanciation? connait pas!
Je voyage seul pour cette fois sur mes circuits et j’en profite pour découvrir tous ces vestiges historiques de la Grande Guerre et même une Voie Romaine datant de 2000 ans.
La Voie Romaine de Langres à Strasbourg. Je ne peux m’empêcher de penser à cette civilisation lointaine qui commerçait le sel avec des charriots attelés et dont les roues ont usé le grès le grès vosgien creusé par les roues
J’ai coutume de la dire: franchir des cols à vélo est un alibi pour voir des paysages sans cesse renouvelés puisque le but du jeu est d’aller là où nous ne sommes pas encore allés.
j’ai galéré après la voie romaine pour atteindre ce col des Nids d’Oiseaux. Ce n’était pas un bon plan de l’ajouter à l’itinéraire in fine. Mon cheval en a marre et moi aussi
Quel régal d’aborder une clairière à la croisée des chemin et ce joli refuge équipé de plaques photovoltaïques! (Abri de la Charaille 705m)
Voici le détail de mes parcours. Faire attention à ce que parfois mon itinéraire n’est pas le meilleur car tous les chemins ne se valent pas dans la forêt; certains sont en mauvais état du fait des débardages (la seule gamelle que je me suis pris, c’est justement en tentant de franchir une ornière d’engin, je tombe presque à l’arrêt quand le vélo butte et que je n’ai pas assez de peps pour passer en force, ça fait boum quand on tombe sur le coté. On se demande si tout remarche et on galère pour se relever le pied pendu dans la cale). D’autres chemins sont difficilement praticables car abandonnés,…attention dans les descentes caillouteuses aux pierres qui peuvent se trouver sur votre trajectoire. Pensez aussi à bien négocier les rigoles transversales. Si vous coincez une roue dans la rigole, l’éjection brutale est assurée et peut-être dramatique si vous cognez avec la face. Seul il faut toujours redoubler de précaution! C’est le prix de la solitude.
Au pied du col Haut de Chaumont, cette sépulture allemande abandonnée.Je redresse avec précaution la petite croix. Ihr ruht Karl Bader skieur au 84 Lundw. de Stuttgart (14/11/1915).
Le soir, retirer les tiques qui ont pu s’accrocher à vous (jambes, bras et cou). Elles ont parfois la taille d’une tête d’épingle.
Roc d’Asson. J’ai refait le col d’Asson déjà fait en 2019. Dommage, il ne compte qu’une fois dans le règlementEssayer de regarder devant soi, une rencontre inattendue est toujours possible Le parcours pédagogique sur la forêt au col du Donon me donne l’occasion d’une courte balade à pied. Au loin l’immense antenne qui domine le Donon. Au premier plan la nécropoleAutre temps, autre mœurs, la référence aux transistors nous renvoie quelques années en arrièreBon je vous quitte là. J’espère vous avoir donné goût au voyage à VTT. Je vous propose ci-après mes parcours exécutés sur trois journées.
Mon cheval est de bonne humeur alors je fais un effort
Je suis parti tôt à 7h30. Je veux éviter la chaleur annoncée. Au programme les cols autour de la localité qui se trouve au pied du Donon.
Mon pense-bête est prêt. Mon parcours programmé du Openrunner, donc tout doit bien aller
La montée à Roule Bacon est goudronnée, j’ai de la chance. Après la voie romaine je me suis un peu perdu dans la broussaille. Tout ça pour aller jusqu’au col Nid d’Oiseaux hors itinéraire…
La voie romaine Langres-Strasbourg vieille de 2000 ans.
Après ça roule et j’enchaîne les Collinets.
Col de Taurupt et son abri avec électricité
Pour rejoindre mes deux derniers cols, je dois traverser la vallée pour aller en face au col d’Asson. 300m de dénivelé. Puis je me trompe pour aller au col de Pourrio et la punition est immédiate, je grimpe dans une sente jonchée de branches. À pied bien sûr.
Rocher d’Asson remarquable Grosse frayeur le roc déboule devant moi sans prévenir. Quel vanneur ce Maxou!
Je mettrai mon parcours GPS en ligne plus tard car mon Garmin n’a pas le wifi. inadmissible, il faut que je remédie à la situation…
Journée agréable à VTT. Parti de Walscheid (Moselle) tôt pour éviter la chaleur. Huit à neuf cols au programme. Ces Petites Vosges sont agréables avec chemins et vicinales goudronnées qui alternent.
En fait j’ai fait 10 cols et le Salzleckkopf m’en a fait baver car il était loin, avec un chemin défoncé et où j’ai fait un arrêt brutal sur une ornière On évolue en forêt uniquement et c’est bien agréable La maison forestière du Jeagerhof où Mitterrand et Kohl se sont rencontrés en 83Excellent abri pour le casse-croûte
C’est vrai, vouloir s’astreindre à un seul hobby présente des contraintes. Il fait de vous un inconditionnel obtus et fermé à toute autre forme d’activité, de passe-temps. Il faut donc conserver en soi une grandeur d’âme capable de vous intéresser à ce qui peut paraître futile, dénué d’intérêt ou encore trop cador pour ses petits neurones.
D’abord, nous les blogueurs, on est mal placés pour parler d’ouverture d’esprit. Voici ce qu’on dit de nous sur Wikipédia …
Bien que la plupart des blogueurs hésitent à donner une définition claire de leurs intentions, les blogs servent principalement à l’auto-représentation, se formant alors autour des affects et des idées propres à leur(s) auteur(s). Utiliser un blog représente en effet un moyen de définir son identité, particulièrement une identité en ligne. C’est pour cette raison que la presse et l’opinion populaires sont parfois amenées à fustiger ce qu’elles considèrent comme l’égocentrisme des blogs.
Égocentrique le blogueur? Pour sûr puisqu’on ramène « notre science » depuis des années sur la toile. J’en ai presque honte. Mais dans notre corporation des communicants en ligne, on passe un peu pour des has-been car des influenceurs en lien avec le marché beaucoup plus in nous dépassent de loin et aussi des youtubeurs virtuoses qui excellent sur leurs chaines.
Pourquoi dire cela en préambule à mes potins du lundi? Parce que j’ai beaucoup appris de ce confinement sur la vie de nos contemporains qui se sont souvent réfugiés dans une forme d’ascèse, de privations du corps et de l’esprit. Comme une punition, cet enfermement nous a permis de vivre autrement et de réfléchir sur le monde.
Plus de temps pour reprendre des lectures abandonnées et plus de temps pour se réapproprier des espaces « come-back »: ranger des images, inventorier des peintures délaissées, construire des albums de voyages,…en panne de lectures, j’ai franchi un nouveau cap de la merdouille électronique. J’ai acheté une liseuse et pire! une kindle de chez Amazon. Moi quand je veux un bouquin, c’est tout de suite, alors je me suis affranchi des livreurs. Qui peut me le reprocher? et avec quels arguments? les libraires?…complètement dépassés par le virus, pris à la gorge. C’est triste pour eux mais ce n’est pas moi qui vais aller à Mulhouse, le cluster, pour trouver un livre qu’on devra commander. Alors j’attends les objections…Je sais, c’est perfide, mais c’est factuel.
La vie semble avoir repris ses droits. Les jeunes, leur insouciance, les éclats de rires, les jeux de ballons, les rodéos à vélos,…bas les masques!
La maladie? quelle maladie?
C’est un truc de vieux, on l’a compris. Les journalistes insistent toujours sur les plateaux pour faire dire aux sachants à partir de quel âge on est « comorbide« ? 50, 60, 70 ans? rassurés d’entendre qu’ils sont peu menacés, pas encore assez vieux.
Mais qui sont ces imbéciles encore capables aujourd’hui de se faire prendre par le virus? Une sorte d’euphorie succède à l’enfermement. Une pandémie? où ça? 30.000 morts, à peine! Alors tout ce cirque pour ça!
Oui, la France semble renaître. Pas toute la France!
Les moins jeunes comme nous ont compris qu’ils emmerdaient le monde avec leurs comorbidités, leurs gros bidons enflés comme des bibendums bardés de tuyaux que des petites infirmières retournent toutes les douze heures en tirant sur des alèses.
Il existe une partie de la population qui souffre en silence d’une nouvelle maladie, la maladie de la cabane.
la peur de la contagion
l’anxiété de retrouver le rythme exigeant de la réalité
le fait d’avoir découvert que la vie simple à la maison est agréable
Des Robinson, ils veulent rester des Robinson sur leur ile de 6 km2.
Arrivé en haut de la côte de Sternenberg, à la cote 364, le blockhaus
Il est minuscule, dissimulé au coin de la forêt. On y installe sur son toit en pointe diamant un mini promontoire et ce qui ressemblera à une table d’orientation. Mais ne c’est pas tout, l’accès à l’intérieur de l’édifice est pourvu d’un escalier en bois et d’une porte fermée à clé.
J’interroge des promeneurs…oui, le blockhaus va servir d’abri aux touristes de passage, on pourra même dormir à l’intérieur!
Dormir dans un blockhaus! Voila de quoi ravir tous les malades du syndrome de la cabane. Dormir dans une cabane en béton au bord de la D32.5, et grimper sur le toit pour voir si Anne arrive, quel bon plan l’été prochain!
Un blockhaus converti en abri touristique à Guevenatten à la cote 364
Des malades de la cabane, j’en connais. La convalescence est balbutiante. Redécouvrir la rue après deux mois de confinement rigoureux est un supplice. Le masque ne suffit pas. Il faut en plus accepter de côtoyer ses semblables qui sont tous perçus comme potentiellement porteur du germe de la maladie. Les malfrats le savent, eux qui crachent opportunément sur les policiers pour instiller la peur.
En marge des dégâts de la catastrophe économique engendrée par le virus, il faut maintenant compter en plus sur le handicap de gens désocialisés qui ne savent plus vivre. Comme avant.
Réflexe conditionnel ou pas, si l’on part faire du sport avec l’idée qu’une bonne nouvelle nous attend au retour, alors on est plus motivé. Par exemple, un dessert à midi qui m’attend constitué de fraises au sucre.
Théorème invérifiable par moi-même. Mais j’en ai fait l’expérience et ça a marché puisque j’ai couru plus vite.
On pourrait tout aussi bien me lâcher un molosse aux fesses tout affamé et je courrais aussi plus vite.
Donc mon théorème marche aussi.
3 mois de jogging, diagramme vitesse/cardio j’arrive à stabiliser mon cardio au-dessous de 130 et ma vitesse est passée au-dessous de 7 minutes le km
Dans le premier cas, je m’appuie sur un besoin physiologique et dans l’autre un besoin de sécurité.
A chacun sa stimulation. Je ne sais pas ce qu’en pensent les coachs ni quels besoins ils stimulent pour faire aller plus vite leurs poulains.
Je n’ai pas encore essayé la piquouse dans le derrière
Une chose est sûre, c’est que je me marre bien avec ma prose à dix sous.
Ne pas se prendre la tête avec des trucs difficiles. Aujourd’hui balade dominicale classique. Ou basique. C’est selon.
Je me retrouve souvent dans ce triangle des Bermudes, Buethwiller-Gildwiller-Ammertzwiller, dans lequel je me perds en tentant d’éviter la voie rapide.
Beaucoup de récits de voyages à vélo, comme on l’imagine. Notamment un Tour de France signé Jean-Michel Sardou entamé dans les Bouches du Rhône et qui épouse tout l’est du pays puis se poursuit jusqu’au Havre. La suite de ce Tour de France au prochain numéro…
C’est fabuleux, on est limités à 100 km MAIS on peut réserver ses vacances au Perthus
Youpie! on est sortis du confinement.
Ça, c’est ce qu’on disait tous en cœur le 11 mai. Il y a cinq jours. Les randonneurs se sont remis à la randonnée et se sont même mis à faire des projets à moyen terme. C’est mon cas.
Hier, j’ai testé pour voir comment la vie est redevenue normale…
La vie est-elle redevenue normale? on comprend qu’en l’absence de masque, tout le monde s’est remis à la couture. Alors la réparation de machines à coudre redevient tendance
Il suffit de se rendre en ville pour constater que rien n’est comme avant. Les gens se déplacent au volant avec des masques sur le nez, sur les trottoirs aussi où l’un sur deux est masqué quand d’autres hésitent devant les quelques enseignes ouvertes, puis-je entrer?…finalement on renonce de crainte de se trouver devant un risque inattendu à l’intérieur du magasin.
Je vais chez mon médecin récupérer une ordonnance du secrétariat. La secrétaire m’engueule parce que je m’appuie sur son comptoir…
Les médecins se plaignent qu’ils ne nous voient plus, comme pour les coiffeurs. Normal puisqu’on nous a dit de rester chez nous.
Tous ces scénarios d’ordres et de contre-ordres font fatalement des dégâts dans les esprits.
Le lac fermé! y’a le feu? c’est vrai que ce lac pourrait être un dangereux cluster en puissance
Je vais au barrage de Michelbach croyant pouvoir en faire le tour comme à l’habitude. Fermé! Un agent de l’Institution s’approche en voiture et entreprend un discours moraliste qui a le don de m’exaspérer « faut penser aux soignants ». Évidemment faire le tour du lac, ça facilite la contamination, monsieur l’agent. Je n’insiste pas. Alors on ira à la place se balader dans la galerie marchande de Leclerc, lui dis-je…et nous partons.
Je suis obligé d’en convenir, le retour à la « vie normale » est un leurre.
Rien n’est normal, tout est anormal. Nous sommes dans un monde paranormal où rien ne peut être expliqué scientifiquement.
Trop de malentendus se sont installés entre les pouvoirs et la population. Les dirigeants tâtonnent, ils marchent sur des œufs de crainte de faire la boulette de leur vie. Vu toutes les plaintes déjà déposées, nos politiques sont très méfiants. D’autant que le pire est à venir avec le volet économique et sa cascade de faillites qui vont pleuvoir d’ici la fin de l’année et l’explosion du chômage. La France a tout arrêté et elle peine a redémarrer la machine là où d’autres pays moins confinés s’en tirent aussi bien, parfois mieux, en ayant fait confiance en ses citoyens.
Le mois des MAIS a envahi notre quotidien
Il faut porter des masques dans les transports en commun et dans les magasins où il est mentionné MAIS certains en portent partout même en voiture. Comment ont-il fait pour avoir des masques autrement qu’en allant prendre des risques en magasins?
Le génie humain est sans limites. Masque avec pare-brise. Un modèle avec essuie-glace est en développement
On nous l’a promis, des millions de masques ont été commandés et même livrés MAIS on n’en trouve nulle part
Les enfants doivent aller à l’école MAIS seulement un jour sur deux
Défense de quitter la case prison pendant la récré!
On a le droit de se déplacer MAIS pas au-delà de 100 km
On est déconfinés MAIS pas tout le temps si la contamination reprend.
« Nous serions amenés à prendre à nouveau des mesures de confinement territorialisées. » si le fameux R0 s’envole a déclaré le ministre Véran.
On va pouvoir aller en vacances en juillet-aout MAIS seulement en France et PAS si l’épidémie reprend. Donc on peut réserver nos vacances au bord de la mer MAIS pas question de faire le lézard sur le sable.
Il faut éviter d’être contaminé par le virus MAIS mieux vaudrait 300.000 morts de plus car notre immunité collective serait atteinte.
Il faut remettre les gens au travail MAIS les gens ont la trouille dans les transports en commun. Mais allez-y, ne faites pas l’enfant, montez donc dans le bus, il est désinfecté. Ne poussez pas derrière!
Non, le Covid n’a pas que des effets négatifs…
On libère 10.000 prisonniers trop confinés et on résout la surpopulation carcérale en même temps et instantanément. Il suffisait d’y penser.
On restreint la circulation du virus et en même temps la pollution des voitures, des avions et des ferrys régresse.
On crée des voies cyclables en ville et en même temps l’usage du vélo progresse de dix ans en trois mois
On ferme les bistrots et en même temps on a moins d’accidents de la route
10.000 morts dans le Ehpad? oui, mais en même temps on libère des places pour ceux qui attendent.
Il reste des pans entiers de notre vie publique affectée: les activités culturelles, les spectacles du vivant, les sports collectifs, …
L’absence de visibilité menace des milliers de professions à court terme.
Avec ce maudit déconfinement reconfiguré en confinement élargi à 100 kilomètres, comment reprendre sa saison cycliste?
Chacun innove comme il peut. On a fait « tourner nos jambes » sur un home-trainer ou on a fait du jogging comme moi en attendant…et maintenant?
S’enfermer au plus profond du massif vosgien et oublier le Covid, c’est mon projet. Mes tracés sont prêts. Ici un parcours à trois branches avec allers et retours pour aller « chercher les cols » de moyenne montagne.
Celui qui n’a pas touché son vélo depuis deux mois va devoir tout reprendre à zéro à condition que le temps se mette au beau fixe, sinon la motivation sera difficile.
Le Tour du Haut-Rhin à VTT n’est pas encore finalisé. Mais il est bien avancé grâce à Google-Earth
En attendant, pas question d’aller au-delà des limites imparties…j’ai donc entrepris d’aller franchir quelques cols muletiers vosgiens en dessous-de Sarrebourg. Sarrebourg, c’est ma limite 100 km.
le post-it résume les cols dans l’ordre du tracé (département/alti/nom). En haut le n° de circuit OP, son nom, la distance, le dénivelé. Le post-it est sauvegardé sur l’iphone, j’y ai toujours accès
Plus exactement, j’irai autour du Donon.
J’ai donc pris la liste de mes cols à gravir et j’ai bâti trois parcours. Je travaille avec Base Camp, l’outil de Garmin et aussi avec Openrunner. Je trace des segments de col à col et je laisse faire l’automate de tracé d’itinéraire.
Puis j’observe la distance et le relief et ses dénivelés pour voir si c’est faisable. Je ne vais pas m’aventurer dans des trucs de « ouf », je veux rentrer le soir en bon état.
Je pars donc avec une trace sur GPS et une sauvegarde Openrunner.
L’avantage d’avoir une trace Openrruner, c’est que je peux toujours récupérer mon circuit en ligne si j’ai une panne GPS. Jamais de cartes IGN en VTT, beaucoup trop incommode!
Quand vous avez bien préparé votre parcours sur plan, vous avez fait 80% du travail et une fois sur site il vous reste 20% où vous n’avez plus qu’à pédaler.
Attention, même si l’attestation de déplacement est supprimée, pouvoir sortir à moins de 100 km ne dispense pas de posséder un justificatif de domicile de moins d’un an sur soi. On pouvait penser qu’on n’avait besoin de rien pour une simple balade autour de chez fois: perdu!
En conclusion, si vous partez randonner à pied ou à vélo, vous devez une preuve de votre lieu de votre domicile, faute de quoi l’amende est de 135 euros
Je vous conseille un sac plastique étanche pour emporter votre document (facture EDF, assurance voiture…) ou alors tout simplement carte d’identité plastifiée à jour.
La montagne était confinée, toute seule. Elle a retrouvé ses touristes aujourd’hui. Le public habituel, motards en nombre, quelques coureurs automobiles aux turbos rugissants et des marcheurs à chiens le long de la crête.
Quand j’aborde le col Amic par Goldbach. J’ai trois options pour continuer. Soit Wuenheim, soit Uffholtz, soit le Grand Ballon.
Je l’aurai fait au moins une fois dans l’année écourtée par le confinement. Pas mal pour une reprise.C’est du vélo de ouf comme je n’en ferai plus, un jour.
En fonction de ma forme, de ma motivation, jusqu’au dernier moment j’hésiterai.
Il y avait deux cyclistes à la pause du col Amic, le déclic s’est produit: j’ai fait le kéké qui tourne à gauche en saluant de la main droite sans m’arrêter.
Montée à Goldbach
Voila, vous savez tout de l’ego du cycliste qui décide son parcours sur un coup de dé.
Montée au Grand Ballon
C’est vrai qu’après, je l’ai regretté, car j’avais pris l’option la plus difficile…et les deux types m’ont emboité la roue.
Je les entendais discuter derrière moi quand l’un d’eux s’est mis à tousser « comme une bête » (je ne sais d’ailleurs pas quelle bête tousse ainsi?).
Alors je me suis écarté car je craignais qu’il soit atteint du corona…prétexte fallacieux qui m’a permis de « lever le pied ».
Ensuite, comme vous le devinez, j’ai raclé « les fonds de tiroir » pour finir la grimpée. Surtout après l’auberge de la famille Bronner où la pente reste soutenue et où on se fait « rafaler ».
Rien à boire pour les motards, tout est fermé.
Toutes les enseignes sont fermées au Grand Ballon, les étals de Riche sont vides. Mais les randonneurs sont là, en voitures, en motos et…trois cyclistes avec moi.
Riche est toujours ferméEntre Haag et Markstein Vallée de la ThurLe Treh
J’ai pris le Markstein, en grelottant. Même que le guidon tremblait tout seul!
Le Treh
Les 17 km de descente à Kruth m’ont achevé. Je suis allé voir le petit lac rempli à raz bord. On ne peut accéder à la digue en travaux, tous les accès sont fermés. Impossible de faire le tour.
Kruth en eauLe petit barrage de Kruth est en service
Retour à Thann, un peu groggy en mode hibernation. Il n’y avait que les gros 40 tonnes pour me réveiller.
Comme on le voit sur cette image, la distanciation physique doit aussi s’appliquer à vélo lorsqu’on dépasse
Les cyclistes fort « chouchoutés » en ce moment souhaitent que ces ouvrages temporaires installés en urgence en ville restent définitifs (comme on s’en doute). Pour une fois qu’on leur accorde autre chose qu’une portion congrue, c’est le moment d’en profiter.
Les Cahiers du CEREMA viennent de publier les Aménagements Cyclables Provisoires mis en place pour favoriser le vélo lors du déconfinement.Un document de 42 pages fort bien illustré et de grande qualité. Le Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) est un établissement public tourné vers l’appui aux politiques publiques, placé sous la double tutelle du ministère de la transition écologique et solidaire et du ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales.
Exemple de recommandations pour favoriser l’usage du vélo en limitant le flux automobile. Ce genre de proposition n’est pas forcément du goût des automobilistes. C’est d’ailleurs pour cela que la France a pris autant de retard par rapport à ses voisins dans la promotion du vélo: ne pas mécontenter l’automobile!Ce cahier est gratuit mais auparavant pour l’obtenir il convient de créer un compte au CEREMA
De mémoire, j’ai repris cette aquarelle sans modèle. Je ne me souviens plus où c’est exactement.Quand on imagine des couleurs, des formes, on fait un peu ce qu’on veut.
Un peu seulement.
Le flou n’est pas forcément un cache-misère. Il faut aussi suggérer. Les détails viennent à la fin pour consolider l’architecture de l’ensemble et donner de l’harmonie.
Cette image là que je n’avais pas terminée était encore à l’état brut comme ci-dessous…
Ce genre de travail ci-dessus, c’est ce que je fais quand je n’ai ni motivation, ni goût; il n’y a que la mise en page à garder, la perspective, le volume végétal et la solide maison alsacienne, son toit protecteur. C’est donc une ébauche quia sommeillé dans un carton quelques années. La leçon est donc de ne jamais détruire un dessin pas fini car on peut y revenir longtemps après. La peinture c’est aussi la traduction d’une émotion, comme la musique ou l’écriture.
Que faire à partir de là?…
Massifier les volumes et les tons?…
Accroître les contrastes?… et renforcer la lumière pour mieux foncer les endroits ténébreux?…
C’est tout ce que je pouvais et savais faire.
Avec un passe-partout blanc de 4cm, ce sera très décoratif.
J’avais prévu d’aller à la ville à vélo mais j’ai du renoncer par suite du mauvais temps
On n’a pas eu de chance pour ce premier jour du déconfinement.
D’abord un pluie tenace…et ensuite une température hivernale avec 4 degrés au thermomètre.
Une course à Mulhouse que secrètement j’imaginais faire à vélo par les chemins détournés. Non, je n’ai pas pu la faire. C’était pourtant un projet alternatif à la montagne pour fêter cette libération.
Alors je suis allé faire ma course en voiture. Sacrilège, diront les inconditionnels du tout vélo!
Surprise! je n’avais pas repris la route depuis deux mois à plus d’un kilomètre de chez moi sauf pour le Drive.
Je me croyais déjà en voyage à cinq kilomètres de chez moi. Rien de commun avec l’autre France qui a continué à travailler pendant ces 55 jours de confinement et qui n’a pas le même ressenti.Un confiné qui sort de son rond est tout décontenancé de ne pas avoir à respecter le chronomètre sans avoir à justifier le motif de son déplacement.
C’est un grand progrès démocratique pour la France des libertés.
les mesures de sécurité et d’hygiène de Boulanger sont draconiennes.
Dans le magasin Boulanger de Wittenheim, tout est chamboulé. Une procédure est en place. Deux places Drive réservées où l’on se signale pat téléphone et où l’on vous apporte votre achat sur le parking.
A l’intérieur un service d’ordre en guise d’accueil, du gel hydroalcoolique et port du masque obligatoires. Le cheminement client est balisé et la sortie de caisse emprunte un autre parcours que celui de l’arrivée.
Je ne sais pas si la vie d’aujourd’hui est appelée à durer vingt ans…et si les coronavirus vont durablement modifier nos modes de vie. Je trouve que c’est moins bien qu’avant. Peut-être seulement une appréciation provisoire?
La distanciation sociale automatisée de demain
Le monde de demain.Parcours client dans un grand magasin. Sachant que vous êtes confinés dans un rond rouge, attendre que votre rond passe au vert pour pouvoir avancer jusqu’au rayon suivant…puis vers la caisse.
Devoir parcourir tout le magasin avant d’atteindre son rayon, Ikéa le fait déjà pour susciter des achats non prévus et il est vraisemblable que la formule va se développer dans d’autres surfaces commerciales au nom de la distanciation imposée pour raison sanitaire. De quoi faire fuir les clients pressés!
Avant le Covid-19, il existait déjà des masques adaptés au vélo contre la poussière (Masque antipollution Nano Light® 129€)
Voici venu le jour où nous sommes livrés à nous-mêmes. Méfiance! Le but du jeu est périlleux: comment ne pas se choper la mort…c’est à dire le virus qui décime les plus 60 ans très facilement.
Après la saga des masques perdus, retrouvés, commandés, pas arrivés, périmés, voici le coup du masque.
Le mécanisme marketing est connu. On raréfie le produit, on le rend indispensable grâce aux mesures sanitaires et hop! les coûts s’envolent.
C’est le coup du masque.
Sur Facebook, on dit que cette boite de 50 masques coûterait à présent 47.50€
Alors mes amis, il y a une réponse: faites vos masques vous-même ou achetez les aux couturières en mal de boulot!
Après avoir obtenu votre masque, reste la question du port.
En principe, dès que vous sortez dans l’espace public, le mieux est de le porter tout de suite. Y compris à vélo! vous éviterez ainsi de respirer des micro-particules et de le tripoter à chaque fois. Ceci n’est valable que pour la pratique du vélo en ville. Sur route, à VTT, j’ai essayé: impossible de conserver mon masque en coton tellement j’ai besoin d’air à l’insufflation. On risque de s’étouffer!
Rappelons que le port du masque n’est obligatoire que dans les transports en commun et dans les magasins qui l’exigent comme chez votre coiffeur.
Je me suis fabriqué des masques lavables en coton deux couches cousus maladroitement, certes, mais tout aussi efficaces.
Masque coton 2 couches lavable, confectionné par bibi. Zéro euro. Quel radin!
Comment contrôler l’efficacité de votre masque?
Allumez un briquet et tentez d’éteindre la flamme en soufflant à travers le masque. Si vous n’y parvenez pas, le masque est réputé bon. Entendons-nous: un masque dit alternatif ou grand public filtre d’abord vos secrétions aérosols, en conséquence vous protégez l’autre…et par voie de conséquence si « l’autre » n’a pas de protection face à vous, vous êtes peu protégé par votre masque.
Cependant vous avez cousu un masque qui va limiter la transmission de vos postillons et améliorer vos gestes barrières en diminuant la transmission par contact main-bouche! Un masque en tissu c’est donc mieux que rien ! (source)
Etes-vous plus à risque Covid? faites le test de l’Institut Pasteur
Les Parisiens vont-ils se convertir ce matin au vélo en ce lundi 11 mai, jour de reprise de l’activité?
Toutes les conditions sont réunies ou presque. D’abord l’offre de transports en commun est réduite au minimum alors que la distanciation sociale exige que les voyageurs observent le non-confinement à bord des voitures de RER et de trams.
Curieuse façon d’éviter le chaos en restreignant l’offre!
Ensuite, l’autre handicap de taille sera le temps. S’il pleut sur Paris, difficile de prendre son vélo.
Et le dernier écueil sera évidemment qu’il n’y a pas de garages à vélos en nombre pour assurer qu’on retrouvera bien sa monture le soir au retour. La spécificité française, on le sait, c’est le vol et la dégradation de nos vélos. Le vélo a été tellement déprécié au fil du temps qu’il est perçu comme un chose rétrograde, bonne à détruire ou à capter pour ses besoins personnels sans autre forme de procès.
De bonne heure et de bonne humeur à vélo
La pratique du vélo demande un apprentissage mais aussi des prérequis. Les pouvoirs publics ont tracé à la hâte des voies temporaires pour les cyclistes, octroyé une prime de 50 euros pour remettre sa bécane en état, il ne reste plus qu’à attendre de voir si le pari est réussi. Du coté des vélocistes, on traine les pieds, le dispositif de 50 euros leur semble compliqué…il faut dire que le cœur de métier des commerçants en cycles, ce n’est pas le vélo urbain mais le vélo loisir et sportif. Il faudra donc se rabattre sur les enseignes généralistes comme Décathlon ou Go-Sport. Le comble!
Remettre la France au boulot après deux mois de chômage en pratiquant la distanciation sociale (Toulouse)
On ne peut passer sous silence l’épisode confinement qui a duré près de deux mois et mis près de la moitié de la France à l’arrêt.
Le confinement, ne l’oublions pas, n’était qu’une façon de ralentir la contamination en France par manque de masques et de lits d’hôpitaux…et de personnels. Des pays voisins ont choisi de ne pas confiner avec parfois de meilleurs résultats. On pourra donc se demander si le confinement et son corollaire, un chômage massif, était bien nécessaire. On n’a pas encore mesuré l’ampleur des dégâts. L’explosion du chômage qui va se poursuivre, les dépôts de bilan et une économie en berne pour peut-être plusieurs années. Sans parler du coût humain qui atteint déjà 25.000 morts et de nombreux rescapés souffrant de graves handicaps.
On sait que les gestes barrières peuvent nous sauver la mise, comme le respect de la distanciation sociale, le port du masque, l’évitement de zones de chalandise encombrées,…mais tout dépend de la façon dont nos comportements latins vont savoir se discipliner…
Je vois en ville des comportements absurdes de gens qui bavardent entre-eux sans se protéger…sont-ce ceux-là qui peuplent nos urgences?
Il est clair que cette distanciation, les réflexes de peur, les comportements à risques ne vont pas favoriser la convivialité puisque l’on sait que le virus tue, est très contagieux, difficile à soigner.
Cependant, j’entends des bavardages de rue qui relativisent le danger. Ce n’est jamais qu’une grippe continuent à dire certaines personnes.
Distanciation sociale et « restez chez vous! »
Introduire de la distance face à une fléau épidémique. Toutes les civilisations y ont été confrontées dans l’histoire
Je ne sais pas qui est à l’origine de ce terme de distanciation sociale instauré lors du confinement et qui nous viendrait des anglo-saxons sans avoir la même connotation. Il a été ravageur dans sa traduction car il va bien au-delà de la distanciation physique que nécessitait l’absence de barrières comme les masques. Mais cette mise au pas sanitaire sur la société implique toutes sortes de conséquences ravageuses dans nos rapports humains. Pas seulement ceux du quotidien avec le marquage des sols dans les lieux publics, le retour des hygiaphones disparus depuis au moins cinquante ans dans les services publics, mais aussi une distance planétaire en éloignant les peuples et leurs rapports culturels et économiques.
Voyager en avion? non ce ne sera plus comme avant puisqu’un arsenal de réglementations sanitaires, comme la quarantaine, des avions moins remplis donc aux billets plus chers seront mis en place pour aller d’un pays à un autre.
La distanciation sociale à l’épreuve de notre quotidien
Mais la distanciation au quotidien pose tout de suite à court terme la question de notre rapport quotidien au travail, dans les transports, à l’école, dans les milieux sanitaires…et dans le sport et les loisirs.
On ne sait pas quand on pourra assister en live à un concert , si les sports collectifs et de contact pourront à nouveau se pratiquer, ni combien de temps vont durer les prescriptions d’interdits.
Une autre traduction du « restez chez vous! » ou la parcellisation de l’espace public
Notre rapport à l’autre modifié
De la distance physique modifie donc en profondeur notre relation à l’autre sous une injonction qui n’est plus d’ordre politique mais sanitaire. Le pouvoir sanitaire a cette particularité de ne pas être contrôlé démocratiquement en situation d’urgence. Ainsi l’on voit s’étaler au grand jour dans les médias des controverses médicales dont personne ne sait ni qui, ni comment elles seront tranchées.
Faudra t-il dès lors élire nos représentants infectiologues, épidémiologistes qui pèsent un peu plus chaque jour sur notre mode de vie quotidien.
Le pouvoir sanitaire a pris le pas sur le pouvoir politique lui-même tétanisé par l’ampleur de la catastrophe. On l’a vu chaque jour dans les prises de décision hasardeuses à l’égard de la population depuis le début de l’épidémie.
« Restez chez vous! » a été le pire slogan du pouvoir sanitaire par son pouvoir anxiogène. Le citoyen était devenu sujet, un peu comme le patient tout offert au pouvoir médical. Derrière se cachait en fait une incompréhension, une panique scientifique des soignants qui ne savaient pas pourquoi un tel flux de malades survenaient ni comment l’endiguer en l’absence d’un protocole de soins cohérent.
Gardez vos distances
Ce qu’il faut admettre c’est que la distanciation sociale et le « restez chez vous » sont deux concepts qui conduisent en France à des réflexes xénophobes très dangereux pour la suite de la cohésion sociale. Les pauvres d’un coté, les riches de l’autre! pour résumer. On l’a vu lors de l’instauration du télétravail: d’un coté les métiers du front-office et du back-office qui ont su rester à la maison grâce à l’informatisation des tâches, la télémédecine, le téléenseignement, les métiers de l’assurance, de la comptabilité, le télémarketing,… et de l’autre tous les métiers « de terrain » les plus exposés: conducteurs de bus, caissières, infirmières, agents de propreté,…
On a vu aussi les effet ravageurs de ce confinement forcé sur les écoles où la distanciation s’est conclue par une différenciation de traitement entre ceux qui possédaient un ordinateur à la maison et ceux des enfants qui n’en avaient pas.
Quand un mot d’ordre sanitaire devient art de vivre (Québec)
Un contrôle policier renforcé sur les libertés individuelles
Les populations les plus fragiles dans les quartiers aux logements exigus ont pris de plein fouet les conséquences de l’épidémie. La ghettoïsation reprend tout son sens en stigmatisant les différences sociales et culturelles lorsqu’il s’agit de contrôler les allées et venues des individus. Qui sont-ils? où vont-ils? à quelle distance? On ne le dit pas mais on le suppute, les plus touchés par la maladie le seront plutôt chez ceux qui n’ont pas pu ou pas su se protéger le mieux qu’il convenait. On l’a vu chaque jour rapporté dans la presse, le confinement instaure un contrôle policier renforcé sur les libertés individuelles dont le pouvoir s’est servi avec zèle et presque avec délectation lorsqu’il s’agissait par exemple de traquer des promeneurs ou des sportifs à la campagne avec l’aide de drones ou d’hélicoptères.
Entamées le 16 mars dernier, mes 42 chroniques de pandémie sont le témoignage de mon vécu de citoyen confiné.On peut les retrouver ici.
Je vais les abandonner provisoirement puisque nous allons à nouveau pouvoir profiter d’une liberté toujours conditionnelle mais moins encadrée.
On pourrait, dit-on en haut-lieu, avoir à nouveau affaire à un reconfinement si la circulation du virus se réactive et si les hôpitaux sont à nouveau saturés.
On ne pouvait pas rater un jour comme celui-là, le dernier du confinement.
D’autant que le temps était radieux et que demain s’annonce mauvais. J’ai donc pris mon routier qui n’avait pas vu le jour depuis le 14 mars dernier.
Habillé en « civil », l’air de ne pas y croire, j’ai commencé par attaquer plusieurs fois Leimbach par les deux cotés et quand j’ai été chaud, je suis allé « faire » les grandes lignes droites de Thann et Vieux Thann. La RN66 et la route d’Aspach.
J’ai « mangé tout mon forfait temps » jusqu’à la fin. J’en voulais pour mes sous.
La tricherie est toujours possible. Il suffit de renouveler l’attestation au bout de l’heure. Mais on finit par se lasser.
Maintenant nous allons pouvoir reprendre la route qui s’est arrêtée pour moi le 14 mars avec 917 km au compteur…et 300 km de VTT…et 260 km de jogging. Le jogging a été pour moi une porte de sortie intéressante en remplacement du vélo. J’avais commencé la natation profitant du bassin tout près de chez moi et la semaine suivante elle fermait du fait du confinement. On ne sait pas quand les piscines pourront ré-ouvrir…
Je vous livre en exclusivité une belle image qui nous attend le onze mai.
Je viens de passer sur les hauteurs de la ville et la nature a tout prévu pour nous accueillir avec des chants d’oiseaux. Jolies prairies, maisons fleuries, le tout dans un océan de verdure.
Dentistes, le masque Décathlon pourrait faire office de barrière contre les projections
Je devrais être content. Comme mon vélo. Mais je dois être de ceux qui ont « le vin triste » avec cette perspective de fin de confinement qui s’annonce lundi sans vraiment me rendre heureux.
Je sens pourtant l’allégresse monter autour de moi et sur les réseaux sociaux alors que le jour J approche. Mais dans notre famille, on ne fait pas de projet de rencontres comme si le confinement devait se prolonger. Oui cet épisode coronavirus a déjà modifié en profondeur notre rapport à l’autre. La distanciation sociale a fait son œuvre.
Et les magasins?
On ne s’y précipitera pas non plus. Le virus est toujours là et on ne cesse de nous le répéter.
Alors, que faire?
On va se déconfiner à notre rythme et tailler dans toutes les opportunités de la vie normale qui nous sont à nouveau offertes.
Pas de voyages en vue, pas de shopping, pas de coiffeur. Il nous restera donc les balades hors du rond de un kilomètre. C’est déjà une grande avancée. La menace est toujours là de devoir affronter une seconde vague épidémique bien pire que la précédente dans laquelle les plus de 60 ans seront les plus exposés avec des taux de décès effrayants dès lors que vous êtes intubés. De l’ordre de 40%.
Ce matin que dit la société d’analyse Public Health Expertise avec l’AP-HP dans la presse (DNA 9 mai)?
Jusqu’à la fin de l’année? S’il le faut, alors pourquoi pas, puisque notre seul but est encore de vivre.
J’ai les dents à voir. Elles attendront!
Je connais la complexité à laquelle sont confrontés les dentistes qui vont reprendre leurs activités lundi. Des fraises qui tournent à 250.000 tours/minute et de l’eau projetée sur la dent pour la refroidir. Un cocktail détonnant d’aérosols de coronavirus projeté dans tout le cabinet!
Je vais sursoir.
Ma prise de sang attendra, je ne veux pas me retrouver dans l’antre du virus.
Mon ordonnance de prise de sang annuelle est là sur mon bureau depuis deux mois. Je ne suis pas allé au labo, j’ai préféré attendre la vague de coronavirus et ne pas prendre le risque de me retrouver avec des malades à tester et présentant des symptômes.
Je me suis dit j’attends juin. Et maintenant voila qu’on nous annonce des tests par milliers chaque semaine. Alors pas question d’aller au labo avant plusieurs mois!
C’est d’une puérilité inconcevable en ce temps de pandémie. Oser attribuer des sentiments à un tas de ferraille, oui je le fais.
J’en ai besoin. Haut-Rhinois, nous sommes forcément plus marqués que les autres. La distanciation n’est pas seulement dans nos comportements, elle est dans nos esprits. Fatalement on tente de reporter son ressenti sur les bons cotés de la vie, ceux qui nous rassurent. Les promeneurs qui me voient arriver sur mon vélo dans le chemin marquent l’arrêt et se détournent. D’autant que ce matin je suis le seul cycliste parmi les randonneurs à pied, avec ou sans chiens. Comme si j’allais leur insuffler l’air mauvais. C’est vrai qu’un cycliste en plein effort projette des millions de particules aérosols loin à la cantonade.
Alors je fais gaffe, je retiens mon souffle en passant.
Par exemple dans le cas du VTT, les mesures devraient être plus encadrées avec port du masque obligatoire. Je sais que porter un masque à vélo devient vite rédhibitoire. Il s’humidifie vite et la prise d’air y est beaucoup plus fatigante vu qu’on a besoin de volumes importants. On devrait le mettre dès qu’on aborde quelqu’un. Rien ne nous empêche de le faire.
Lundi 11 mai, on va pouvoir élargir notre champ et donc s’éloigner des chemins empruntés par les marcheurs confinés comme moi. Ce n’est pas plus mal. J’imagine que peu à peu nos pratiques sportives vont s’adapter à cette nouvelle donne de la distanciation car le risque de contamination risque de durer …un certain temps, voire même un temps certain.
J’ai mis mon parcours sur Openrunner en Gravel. Mais c’est un ensemble sans intérêt, route et VTT. On ne peut pas faire de miracle dans un aussi petit terrain d’entrainement.
Dans certains cas les grands départements vous avantagent
Notre nouvelle zone de confinement prend de la surface à partir de lundi 11 mai.
Elle devient dix-mille fois plus grande. Espérons que le risque de contamination ne sera pas lui aussi 10.000 fois plus grand.
Notre capacité de se mouvoir passe de 3km2 à…31400 km2.
On reste toutefois confinés et ceux qui parmi nous sont habitués à se déplacer sur tout le territoire national (ou international) pour raisons familiales ordinaires ou pour leurs loisirs seront toujours coincés. Nous sommes donc toujours en liberté surveillée.
Un rayon de 100 km nous est accordé autour de notre domicile (sauf pour les frontaliers). Il s’agit bien d’un rayon au sens géographique du terme. Les forces de l’ordre en cas de contrôle vont donc devoir posséder un compas et une carte ou le logiciel « qui va bien » sur leur smartphone.
Car un rayon, c’est plus avantageux que la route en terme d’éloignement surtout en montagne où les itinéraires ont tendance à serpenter d’une vallée à l’autre.
En outre, ce confinement prévoit que vous pouvez également vous déplacer dans tout votre département…ce qui dans certains cas vous permet de dépasser les fameux 100 km de rayon.
Dans l’image d’illustration ci-dessus, un habitant d’Avranville à l’ouest du département des Vosges pourra donc aller jusqu’à la Route des Crêtes (limite du département vosgien) soit au-delà de la limite de 100 km sans être en infraction.
A t-on le droit de se masquer impunément en contradiction avec la loi?
La polémique va certainement rejaillir.
Maintenant que le port du masque est rendu obligatoire dans les transports en commun, va t-on trouver face à nous des verbalisateurs opportunistes pour se souvenir que la dissimulation du visage est interdite depuis 2010 en France?
Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage.
Le confinement se termine. On commençait à s’y prêter. Les travaux délaissés à la maison ont trouvé preneur, des trucs de bricolage, de jardinage, et même des trucs contraints par nos épouses ravies de disposer d’une main d’œuvre servile, gratuite et prisonnière.
Vivement lundi que j’me barre!
Dans mon carton, je ressors des fleurs abandonnées en 2012. Je n’ai jamais aimé les fleurs. Un truc de femme! Pris d’une soudaine compassion, je remets la feuille sur le bureau et j’essaie de lui redonner vie.
Ça passe pour cette fois! dirait mon maître.
Oui, le confinement nous redonne de la tendresse enfouie au fond de nos cœurs.
Je l’offre à qui la veut. C’est mon jour de bonté.
Le grand confinement prend fin lundi 11 mai, et celui-ci va vraisemblablement se traduire par le déferlement de nuées de bicyclettes dans les grandes villes.
Caradisiac, le site de bagnoles, se prépare t-il au tout vélo en ville?
Toujours est-il que Caradisiac se penche sur l’usage du vélo en ville prôné par les pouvoirs publics pour éviter l’usage des transports en commun.
En préambule, le bon vieux marronnier du journaliste auto « peut-on perdre des points à vélo? ». On sait que la réponse est non depuis longtemps. Mais la reposer peut toujours servir car dans la mentalité de l’automobiliste le cycliste est par essence dangereux dans ses comportements et pouvoir lui retirer des points sur son permis voiture ne serait que justice.
Or c’est justement l’automobiliste et non pas le cycliste qui est dangereux en ville. On n’a jamais vu un cycliste tuer un automobiliste. L’inverse, si!
Autre sujet qui dérange l’automobiliste, les feux rouges grillés par les cyclistes. C’est bien connu, au feu rouge toutes les autos s’arrêtent…et même à l’orange!
Moi je suis pour dépénaliser les infractions à vélo avec un barème minoré et non pas aligné sur les amendes des véhicules motorisés.
Un cycliste qui grille un feu se met inutilement en danger mais il ne menace pas les autres.
Merci Caradisiac pour ce beau tableau des panneaux de signalisation à vélo
Cols à vélo. Allons-nous retrouver notre crapahut?
Terrain miné
Je sens la ferveur monter chez tous ceux qui ont été enfermés à la maison depuis deux mois.
Les projets individuels redeviennent jouables. Chez mes confrères centcolistes, on ne manque pas de bonnes résolutions pour reprendre l’ascension de sommets mythiques ou plus confidentiels. Oui mais il y a un hic, la fameuse barrière des 100 km. Alors ceux qui ne sont pas au pied d’une montagne devront encore attendre.
Moi qui suis à l’entrée des Vosges, j’ai encore quelques cols à ajouter à mon tableau d’honneur. C’est une chance que n’ont pas les Bretons. Ils ont la mer en échange.
Mes cols vosgiens restant à gravir sont en gris, tous ceux en rouge sont faits.Il y a environ 400 cols recensés dans le massif vosgien
Je vous l’ai déjà dit, « faire des cols à vélo » pour moi c’est d’abord un alibi de voyages et de paysages rencontrés
Il me reste un quadrilatère entre Saverne et Saulxures avec des cols inexplorés. Pourquoi pas après la Libération?
J’en profite pour faire un peu la pub du Club des Cent Cols. J’y suis depuis quelques années maintenant (CCC6785). Le principe est simple: grimper des cols à vélo!
Je disais donc en titre « terrain miné », nous avançons en terrain miné.
La bataille du déminage a commencé
Ce n’est pas du déconfinement auquel nous devons faire face, c’est à du déminage. Car face à nous, les pouvoirs publics qui tentent de desserrer l’étreinte sur les libertés publiques ne savent pas trop comment s’y prendre. Alors ils dressent des contraintes nouvelles à nos libertés publiques. Au nom du virus qui pourrait se réactiver.
Il est sûr que des gaillards comme moi, après deux mois de brimades à la campagne ne vont pas spontanément faire de cadeaux à Macron et son staff.
On en a carrément marre des arguties qui ne tiennent pas debout comme cette interdiction absurde du vélo qui nous restera longtemps en travers de la gorge.
Alors le grand chef sioux en second qui a perdu pas mal de ses plumes dans la bataille Covid va encore parler cet après-midi. Hug!
Peut-être pour la dernière fois…
Qu’est-ce qu’ils vont bien trouver pour nous mettre des bâtons dans nos roues? c’est la question.
On sait déjà que la bataille se joue autour de l’interdiction de l’accès aux plages…et aux lacs. Les locaux nous défendent comme ils peuvent face à Paris. Pourtant les Parisiens aiment bien la mer lorsqu’il s’agit de se réfugier hors de la capitale…
Pour nous en montagne, qu’avons-nous à redouter? la fermeture de la route des Crêtes? nous sommes à la merci de l’administration préfectorale et même sous-préfectorale. C’est commode l’administration car ça dédouane le politique si la chose tourne mal.
C’est clair, on est chauffés à blanc. Alors attendons de voir…
Le commandant en chef, lui, préfère en attendant jouer sa réélection. La soupe est trop bonne à l’Elysée.
Beaucoup y songent, où vont-ils aller à vélo la semaine prochaine pour inaugurer cette sortie du confinement?
Mes dernières sorties remontent respectivement au 14 mars pour la route et au 16 mars pour le VTT. Alors je m’interroge…
Le Molkenrain? non, là c’est trop!
Route ou VTT ou gravel pour marquer son retour au vélo-loisir?
J’hésite. Il faut intégrer dans sa réflexion sa moindre préparation à un grand truc, même si on s’y est préparé sur home-trainer. Pour celui ou celle qui n’a rien fait entretemps, mieux vaut se contenter d’un parcours plat dans la plaine d’Alsace.
Pendant cette longue interruption de presque deux mois, j’ai choisi le jogging en attendant que l’orage passe, j’ai donc un peu d’entraînement musculaire et respiratoire avec près de 250 km amassés petit à petit à force de tourner à pinces dans ma zone.
Un passage furtif par le Hundsruck vous conviendrait?
Je crois que je vais reprendre la route pour commencer et m’offrir un collinet, un truc simple du genre Hunsdrück coté Bourbach ou alors tenter l’Amic par Wuenheim.
C’est sûr que dans la montée de l’Amic, je vais ânonner, laborieux et monotone, pour me hisser là-haut. Je finirai par le Vieil Armand, comme d’hab.
Montée du col Amic, un départ exigeant à la sortie de Wuenheim
La montée du col Amic. Dans les Vosges.Un sujet maintes fois abordé.Et pourtant!C’était la première fois de l’année pour la plupart d’entre-nous.Un exercice toujours angoissant où l’on se demande si « ça va le faire » encore cette année…12 km de côtes avec 557 m de dénivelée.Fastoche pour les « gros mollets » mais toujours aussi impressionnant pour les rouleurs moyens peu entraînés.Bon, arrivés en haut, tout le monde est content.On s’attarde même à regarder la plaine d’Alsace depuis Kohlschlag.
A moins qu’un élan insoupçonnable me hisse jusqu’au Grand Ballon. Mais je n’ose pas y croire…Je garde un atout, ma perte de poids à laquelle je me consacre depuis début janvier.
En hiver, la montée du Grand Ballon dépend les conditions atmosphèriques, bien entendu (souvenir de 2011)