Catégorie : Humour

Hallucination

Les aventures de Jack Aubrey de Patrick O’Brian (Omnibus)

J’atteins enfin presque la moitié de mon roman d’aventures en mer qu’on a piqué dans la boite à livres des cigognes à Cernay. J’allais tout de même pas m’envoyer les 1283 pages sur le banc du parc!

Voila enfin de quoi m’extraire de l’actualité. Pas tout à fait. A la page 535, alors que je commence à m’endormir, je sursaute à la douzième ligne. Je lis texto « Il faudra le porter jusqu’à son lit, camarade. Il a bordé le cacatois, les écoutes au vent. La même chose pour Gilet-jaune. Il aura besoin de la nacelle »

Ainsi en 1802, on avait déjà des Gilets jaunes sur les navires de Sa Majesté enfin je veux dire George III.

Arrière-gardiste

L’arrire-gardiste collectionne tout

C’est l’hiver. Et si j’en profitais pour ranger? Pour quoi?…pour RAN…GER!!! C’est mon talon d’Achille; ranger je ne sais pas faire sans déclencher en moi un abîme de perplexité. Quand j’aborde cet exercice, je suis sur mes gardes. Impossible d’aller rechercher ce qu’on a jeté à la déchetterie de la communauté de communes! D’ailleurs les gardiens ont l’ordre d’interdire les récupérations. Ça serait trop facile. Un jour, tu jettes, le lendemain tu viens reprendre ce que tu as jeté la veille…La déchetterie est sans cœur. Mais elle a fait des progrès: elle a ajouté un container Emmaüs pour ceux qui hésitent à ne pas laisser une deuxième chance à ce qu’il jette.

J’ai déjà abordé cette fragilité de ma personnalité ici et . Ce matin, j’ai ouvert un tiroir du bureau. Un tiroir profond comme on n’en fait plus aujourd’hui chez IKEA. Horreur! une pile de documents du cyclotouriste Maxou. Maxou? connais pas! Des extraits de cartes Michelin plastifiés, des carnets de Brevets, des listes de voyages,…

Ma femme me le disait encore il y a deux jours, faudra penser à débarrasser!… sous-entendu, dégonfler ce fatras de choses qu’on accumule depuis au moins vingt ans.

Ce qui me manque, c’est la méthode. Chaque chose me pose une question de conscience. Et ce petit bout de carte que j’ai trainé dans la poche du maillot en 1992, n’est-il pas utile de le garder?…en souvenir?…en souvenir de cette journée qui devait être belle grâce à cet itinéraire ciselé que j’avais du peaufiner sur la table de la cuisine?…Oui, je sais, il y a ceux qui ne s’embarrasse pas: ils prennent un grand sac noir et vident le contenu du tiroir. Moi pas! Je ne sais pas faire ça. Alors je trie. Ce qui est jetable à droite, ce qui est gardable à gauche…et ce que je ne sais pas au milieu.

Une heure durant, je tente l’exercice. Puis je range tout dans le tiroir. Oui, sans aucun doute je suis un arrière-gardiste en retard sur son époque. Tout le contraire de l’avant-gardiste qui jette tout!

Cherchez l’erreur!

Cherchez l’erreur!

Dans cet inextricable conflit, l’erreur c’est moi. Je leur ai dit au Gj, leur gilet était destiné à rester au fond de la boite à gants. Pas à s’afficher sur les ronds-points. Je suis victime d’une usurpation d’identité, celle du cycliste sur la route. A présent, on me confond.

Je les entends les auto-mobilistes: « tiens, un gilet jaune qui se met au vélo! »

Véridique, l’autre jour, alors que je déambulais sur la colline de la Loh à Steinbach, un promeneur de chien m’a interpellé « si vous cherchez le rendez-vous des Gilets jaunes », c’est par là!… » me dit-il en m’indiquant la direction de Leclerc.

La French Tech du vélo

C’est parait-il le vélo de demain exposé à Las Vegas

Figurez-vous, cycliste dernier de cordée, que des gens surdoués pensent notre vélo de demain. Pas le vélo de compét, non! le vélo des courses à l’Aldi.

Alors le voici, je vous le présente. Les connaisseurs de la chose vont se marrer, en douce. Je parierais que ce machin là avec sa grosse poutre en forme de pyramide renferme une batterie au lithium. Mais je me trompe peut-être.

Évidemment, ni sacoches, ni porte-bagage, ça ferait trop people.

Si c’est tout juste pour se promener le long du canal le samedi et frimer un peu, alors pourquoi pas!

Signe extérieur de richesse

Faut pas croire! Chez les cyclistes, il y a des signes qui trompent. Prenez moi, par exemple. Avec mon vélo pourri acheté 30 euros à la foire aux puces de Sausheim en 2007, on pourrait croire que je suis pauvre. Perdu! en réalité, pour les finances publiques, je suis riche, riche de l’intérieur, j’ai du pognon plein les fouilles et de l’or au bout des doigts. Bref, à présent je vais pouvoir faire mon kéké dans le hall d’accueil de ma mairie. Je serai un peu proprio des murs et de la moquette, un citoyen de luxe promu par Macron 1er pour renflouer le manque à gagner de l’ISF. Je serai en effet un des vingt pour cent de privilégiés qui s’entêtent à payer la taxe d’habitation. En signe de reconnaissance, quand je vais utiliser les jardins publics, le maire s’est engagé à m’affecter un personnel détaché, chargé de nettoyer les bancs, ramasser les clopes et les emballages de friandises, les boites de coke en alu. Tout ça rien que pour moi. J’aurais même droit à un agent de police dédié, pour évacuer tous les mauvais payeurs qui viendront faire pisser leur chien dans le gazon.

Hopla Geiss

Je ne vais pas me défiler.

J’assume ce qui peut paraître une caricature de notre chère Alsace…d’autant que cette vidéo commence à dater.

Si je dis notre chère Alsace bien que n’étant pas « de souche », j’en accepte néanmoins sa culture et ses traditions. C’est aussi ça l’intégration.

Hopla! amusons-nous à mesurer notre alsacitude…sans rien nous interdire