Disparition d’un mythe du cyclisme à 93 ans
Guy Lapébie, champion olympique de poursuite aux JO de
Berlin en 1936.
On ne s’interdit rien.Si le cycliste pédale avec ses pieds, il réfléchit avec sa tête.
Disparition d’un mythe du cyclisme à 93 ans
Guy Lapébie, champion olympique de poursuite aux JO de
Berlin en 1936.
cliché Vélomaxou
Mérite t-il autant d’infamie ce puits de Radbrunnen dont on ne
sait rien?
A l’intersection de la D8II et D4bis, il ne reste que quelques
traces d’ouvrages en béton dissimulés derrière les arbres.
Si un historien pouvait nous en dire davantage…et donner à ce
carrefour de passage des cyclistes un semblant d’âme.
Vidéo Vélomaxou
Il y avait ce matin une poignée de « grognards » pour affronter ce
froid sibérien à « la randonnée de printemps » organisée par
l’Amicale des Cyclo-Randonneurs Mulhousiens.
C’est dans ce haut-lieu de combats de la forêt de la Hardt,
relatés sur ce site avec force et détail, au
lieu-dit Puits de Radbrunnen que Maxou a retrouvé les ACRM
emmitoufflés attendant ceux qui bravaient ce froid vif de moins 4°C
venu du nord.
Autour d’un réchaud, on pouvait déguster un réconfortant
bouillon gras au vermicelle.
Espérons que la deuxième journée de ces randonnées de printemps
prévue le 14 mars sera plus clémente pour les cyclistes!
Images Vélomaxou…
Un cycliste de
l’UCV (Bas-Rhin) est mort hier.
Sans en connaître les circonstances, on ne peut que déplorer
qu’une sortie amicale se transforme en drame.
Ne faisons pas d’amalgame!
Tout en constatant que la reprise de la saison cycliste est
parfois entachée de débordements, le Président du club CCK, est obligé de rappeler
ses troupes à la prudence sur son forum.
Les règles élémentaires semblent être perdues de vue dans bien
des cas. Particulièrement dans les sorties en groupe.
Absence de prudence sur les grands axes, inobservation délibérée
des règles du code dans des endroits dangereux, roulage à plusieurs
de front, arrêts en haut de côte ou dans les virages,…la liste
est longue.
Je dis toujours à mes amis lorsqu’ils s’arrêtent au bord d’une
route: « protégez-vous! », « n’hésitez pas à faire 100m à pied avec un
pneu crevé pour rejoindre un site protégé, plutôt que de réparer
sur la route! »
Pour ma part, je rechigne de plus en plus à rouler en peloton
tellement le risque de chute est aggravé. Trop de cyclos
indisciplinés, qui changent inopinément de trajectoire sans
prévenir, qui jouent les bordures, etc…
La foire Eco-Bio d’Alsace se prépare.
Elle aura lieu du 13 au 17 mai prochains à Colmar.
400 exposants.
Les « Cyclistes Associés pour le Droit de Rouler » (Cadr) seront
aussi présents pour parler vélo et même pour réparer votre vieille
bécane.
1 euro de réduction aux visiteurs venus à vélos. Tarif normal 5
euros.
Tout le programme est ici.
Avec une foule d’ateliers, comment jardiner la planète?le
capitalisme peut-il gérer les biens communs de l’humanité?la
qualité de l’eau, la décroissance, le renouveau de la traction
animale, le photovoltaïque,…et aussi des concerts, Mango
Gadzi, Serge Jesers, Novices, Les Chum’s,…
Invitée: la Suisse.
A l’heure où nos politiques sollicitent nos suffrages,
considérons d’abord les actes!
Mulhouse et ses communes voisines Illzach et Riedisheim se font
tirer l’oreille pour réaliser le chaînon manquant à la Véloroute
Nantes-Budapest, la VR6.

La traversée de cette agglomération est une jungle pour les
cyclos venus de loin et personne parmi le personnel politique ne
semble s’y intéresser.
La Fubicy locale ne ménage pas pourtant ses
efforts.
Mais rien n’y fait!
Même le Conseil Génréal ne répond pas aux lettres qui lui sont
adressées.
Comme le dit la Fubicy: « les décideurs naviguent à vue,
les cyclotouristes sont dans l’impasse »
Cliché Buzzeum
Ils se disputent pour mettre de la publicité sur leurs maillots
de clubs.
Les cyclistes sandwich.
Maxou se demande toujours ce qui les guide.
Est-ce l’envie de singer leurs homologues professionnels, pour
mieux faire penser à des coureurs?
Est-ce le besoin conscient (?) de porter des marques et donc de
participer activement au consumérisme bénévolement?
Ou bien n’est-ce qu’une acceptation tacite à véhiculer une image
de marque en contrepartie d’une sponsorisation?
Les tractations vont bon train; GDF Suez ? Ah, non! pas
eux, ils sponsorisent déjà la FFCT.
Bon, alors EDF?
Oui, l’agence locale d’EDF a cassé sa tirelire pour
qu’on la voit bien de dos sur les maillots. Il reste
Vivarelli, le peintre du coin de la rue…Où le mettre?
sur les manches? ou plutôt sur le col?
Oui, sur le col, il sera bien Vivarelli.
Et les saucisses Schmutz? Oui, où les mettre les
saucisses?
Juste sous la fermeture éclair, sur l’estomac?
Oui, sur l’estomac, les saucisses!
Bon, passons aux transports Langsam…Il veut qu’on
mette un camion, le père Langsam; le sérigraphe prend plus
cher…Bon alors OK pour un « 40 tonnes Volvo » de chez
Langsam, mais petit, le camion, et sur les épaules, le
tracteur à l’épaule droite et la remorque à la gauche.
Bon alors, récapitulons! l’EDF, le peintre, les
saucisses, les camions…il nous reste une petite place sur les
poches- dos…On pourrait peut-être y coller le Conseil
Général…
Oui, le Conseil Général du Haut-Rhin, y serait bien sur
les poches-dos. En plus à L’Ardêchoise, on sera reconnu de
loin.
N’ont-ils pas honte?
Oui, n’ont-ils pas honte ces cyclistes désoeuvrés qui encombrent
nos cimetières?
Ne va t-on pas devoir voter une loi pour que cette chienlit
cycliste débarrasse les bancs publics?
Et file, rapidement sur ses vélos, loin du microcosme
urbain?
Sommes-nous, oui ou non, fondés à nous recueillir dans ces
lieux, sans permis d’inhumer, ni d’humer le sens du vent?
C’est presque une délinquance cycliste qui s’expose là!
Rien qu’un parasitage du « 5eme salon de l’érotisme » qui
s’annonce à Besançon sur un panneau Decaux de quatre
mètres sur trois!
Vous avez dit Decaux?
Le promoteur des vélos parisiens?
cliché Vélomaxou,
Hartmannswiller
Aujourd’hui, petit entaînement aux bosses.
Dans le vignoble d’Alsace.
Fort vent de nord et sensation de froid redoublée avec
3-4°C.
Nous ferons de notre mieux pour gravir ces petits raidillons en
nous cramponnant à nos guidons et en serrant les dents.
D’une année sur l’autre, une constante: c’est toujours aussi
difficile.
Chacun s’attend en haut pour souffler et admirer le vignoble
ensoleillé.
Retour paisible.
Passons à présent aux images!..
Si Maxou ne met pas d’images, il n’est alors qu’un
« causeux »; alors son blog ne sera pas aussi vivant et apprécié de
ses visiteurs.
cliché Cycle Chic Copenhague
La vélocipédie est en marche.
Fière, altière, sûre de sa supériorité.
Un supériorité planètaire. Universelle face aux défis
environnementaux.
En écho à l’article d’Isabelle Lesens « le vélo a sauvé l’industrie du cycle », force
est de reconnaître que peu à peu le vélo reconquiert ses lettres de
noblesse.
Du coté du beau, c’est fait!
Les vélos sont beaux, pratiques, fonctionnels et de qualité.
Le vélo ne peut plus faire l’objet de moqueries. Au contraire,
le vélo est maintenant chic.
En toutes circonstances.
Dès lors qu’il est détaché de cette image de compétition
affairiste qui lui a causé tant de mal.
Il reste que nos décideurs publics doivent prendre à bras le
corps les questions de stationnement de nos vélos et notre
protection en ville avec de vrais itinéraires performants et
confortables.![]()
2010 North American Handmade
Bicycle Show from Michael
Wendell on Vimeo.
Les Américains sont aussi de vrais passionnés de vélos.
Le salon de Richmond en Virginie vient de se tenir en
février.
Cadres cintrés et gravés, guidon inox, chaîne dorée,
poignée-câble, jantes colorées, tous les constructeurs « hand-made »
s’en donnent à coeur joie.
Oui, le site existe.
Voila des semaines que sa page d’accueil est immobile.
Et pourtant c’est la vitrine de 120.000 membres.
C’est une grande, grande, grande piste cyclable qui s’ouvre
demain. A Montréal. Celle du pont Jacques-Cartier
Grande comme un hiver canadien.
Les cyclistes montréalais en sont fiers. C’est qu’ils militaient
depuis longtemps pour « promouvoir l’ouverture et l’entretien quatre
saisons » du trottoir du pont…
Plus de détails chez l’ami Rouler à vélo
Image C Dubois
Au début, je n’y ai pas cru. Le cyclisme a toujours été pour moi
une notion innée. Comme un sixième sens qui fait qu’une fois en
équilibre, on tient tout seul sur son vélo.
Mais non! Il faut se rendre à l’évidence: le vélo demande
adresse, savoir-faire, anticipation, et beaucoup d’autres qualités
pour se mouvoir dans notre environnement.
Il faut en effet une bonne dose de psychologie pour comprendre
le comportement urbain de l’automobiliste lorsqu’on est cycliste en
ville.
Les écoles cyclos qui vous apprennent à tendre le bras, à se
retourner, avant d’entamer son virage à gauche, la façon d’aborder
un rond-point, ces apprentissages là ne vous conduiront tout au
plus qu’à un certificat d’étude primaire de la
conduite cyclo.
Il faut maintenant avoir un brevet supérieur de
conduite pour affronter la rue.
C’est la thèse de Vélotaf:
« …pour faire du
vélo, pensez
automobiliste! Outre la connaissance des classiques
(portières, brusques virages à droite…), c’est un peu comme
observer des lions en cage : Ils trahissent toujours leurs
sentiments (l’agressif, le distrait, le dominant, le sot, le
négationiste, l’inquiet, le respectueux, le roule toujours, le
toujours distrait, le fonce dans le tas…). »
Oui, il faut connaître et savoir anticiper les réactions
primaires de l’homo-automobilis.
Et Vélotaf de poursuivre: … »Si vous
roulez à côté d’un véhicule, par exemple sur une bande cyclable,
regarder
attentivement ses roues qui vous indiqueront tout de
suite – et plus sûrement qu’un
clignotant ! –un changement de direction, notamment aux intersections. Cela vous permet
d’anticiper sur un écart ou un changement de direction du
véhicule »
Je vous renvoie à la lecture de l’article de Vélotaf, le site de référence consacré aux gens
qui « bossent » avec leurs vélos.
Ces vidéos
là inondent la toile.
Personnellement, je n’y crois pas. Je veux dire qu’il s’agit de
trucages informatiques. Pour le comprendre, il faut voir que quand
le cycliste est dans le vide, par exemple entre deux plots de
béton, il ne tombe pas et l’accélération de sa chute sous l’effet
de la masse est très peu restituée par le logiciel de simulation;
le bonhomme semble tout simplement en lévitation ou en plume.
Mais sur le plan esthétique, c’est beau!
Et ceux qui y croient, peuvent continuer d’y croire…
Après le Bannstein, nous rentrons par Soultzmatt et
Orschwihr.
Juste de quoi surplomber la plaine d’Alsace sous un ciel
gris.
Etrangement, nous n’étions que quatre pour cette reprise de
saison à l’ACRM…
Une balade sympa malgré tout.
filet batracien sortie Pulversheim (cliché
Vélomaxou)
Comme chaque année en mars, de curieux filets et des seaux
apparaissent le long de nos routes d’Alsace.
C’est l’opération « batracien » qui consiste à empêcher ces
petites bêtes, grenouilles, crapauds, tritons, de se faire écraser
en traversant la nuit pour se reproduire.
Le matin, des équipes les récupèrent dans les seaux et les font
traverser…sans danger.
Bravo à ces amoureux de la nature!
Pour ceux qui veulent en savoir davantage, il y a une visite guidée à Willer sur Thur le 14 mars
prochain
Entrée de battenheim en venant d’Ensisheim
(cliché Vélomaxou)
Une nouvelle piste est ouverte; elle relie Battenheim à
Ensisheim. Le tarmac est neuf.
On la prend rue des Près à Battenheim (1ère à gauche après
l’Eglise). Dans l’autre sens, on la prend à partir du cimetière
d’Ensisheim par le chemin de Saint-Jean.
Sur le chemin, on aborde deux fermes isolées entre les villages
dont le Moulin d’Adolsheim.
C’est un parcours agréable à l’abri de la D201.
Nul doute que les cyclos vont apprécier cet itinéraire!
Il criait à s’en étrangler, le quidam. Sur le parking du Crédit
Mutuel de Sausheim.
Au point même que j’ai cru qu’il allait vomir son gosier qui
crachait le feu.
Deux cyclo-randonneurs l’apostrophaient.
Allaient-ils descendre du vélo et lui donner deux gifles? pour
le calmer?
L’algarade concernait une piste cyclable non empruntée… et
peut-être des bras d’honneur échangés et des noms d’oiseaux…
Et il n’en pouvait plus de s’époumonner notre automobiliste
désespéré que deux cyclos lui tiennent tête…
Oui, il y a des automobilistes chez qui le refus des vélos de
prendre la piste passe mal. Très mal.
« C’est sûr qu’un jour, ça va pêter! « dit
l’autre, qui observait la scène.
C’est vrai aussi que les pistes construites à grands frais ne
donnent souvent pas satisfaction aux cyclos…et que d’autres
choisissent délibérémment de les ignorer. On croirait qu’il le font
exprés rien que pour emmerder les autos, parfois. Car ce
sont des grands cyclos professionnels de la demoiselle qui étaient
en cause dans des tenues smart impeccables.
« Quand on chevauche une randonneuse toute titanisée avec des
boudins de 23, on ne roule pas sur les trottoirs, nous,
Monsieur! »
Les autos attendent donc derrière les voies étroites que
Messieurs les gentlemens-cyclos libèrent la route.
Les irascibles du volant songeraient à se faire justice
soi-mêmes…c’est à dire « nous casser la gueule »
ou, pire, nous rouler dessus.
On va certainement y arriver, un jour.
De toutes façons, la maréchaussée aura du mal à sévir puisque la
plupart des pistes ne sont pas obligatoires.
Pour l’heure!
Mais les pouvoirs publics pourraient être tentés de durcir la
loi envers ces cyclistes du refus.
Le petit prolétariat cyclistes, lui, n’a qu’a fermer sa
gueule et s’exécuter: il prend la piste peinte sur le trottoir
et s’offre un tour de manège sur l’Imalaya d’asphalte et de
pavés.
Le « rond-point nantais » est parait-il la référence en la
matière.
Il permet avec ses petits îlots de protéger le piéton qui
traverse et de mieux fluidiser le trafic auto, moto et vélo.
Des DVD de formation sont diffusés chez les concepteurs de
voirie.
Voir…
En attendant que ce vent
tempétueux fasse son oeuvre, on en réduit à rester chez
soi…
Cliché Chicks and Bikes
Elles sont là.
Puis, elles disparaissent.
Les filles à cyclos.
C’est comme nos âges canoniques.
Ils étaient là, encore hier…et aujourd’hui, ils ont
disparu.
Comme par enchantement, la rédemption du cycliste est arrivée.
Avec les Perce Neige annonciateurs du printemps.
Vivent les jeunes filles évanescentes à vélos!
C’est l’hallali chez les pétroliers: les ventes de pétrole sont
en baisse; au point qu’il va falloir fermer la raffinerie de
Dunkerque. Quand les syndicalistes seront calmés.
Pour commencer.
Cette baisse là, on ne l’attendait pas de sitôt. Elle n’était
que dans des esprits chagrins: des écologistes attardés et des
décroissants utopiques.
Mais essayons de faire un peu de politique-fiction!
Ne va t-on pas droit à l’affrontement devant tant de déconvenues
du monde croissant ?
Entre les tenants d’un productivisme outrancier et ceux qui
prônent un autre mode de développement plus respectueux de la
planète?
Transport doux, dites-vous? n’est-ce pas un euphémisme quand il
s’agit de nous faire redécouvrir la marche à pied et le vélo?
Retourner au Moyen-Age?
Jamais!
Partout, les esprits se crispent.
Les véhicules électriques tardent à dépasser le stade de la
planche à dessin; les écologistes sentent le débat nucléaire leur
échapper avec de nouveaux besoins providentiels en centrales EPR,
pain béni contre l’effet de serre.
Les élections régionales n’arrangent rien puisque les transports
sont au coeur de la problèmatique; comme en Ile de France où gauche
et droite se déchirent sur les solutions propres à sortir de la
thrombose parisienne.
Pour corser le tout, la SNCF ne cesse de s’enfoncer dans le
rouge et AIR FRANCE enregistre son plus fort recul avec un déficit
d’1,3 milliard d’euros en 2009.
En attendant que des solutions émergent de cette crise de
société, il ne reste plus qu’à enjamber nos bécanes.
Doit-on se satisfaire de la situation?
Certes, non!
Mais il faut encore attendre…attendre que le monde politique
prenne conscience qu’il n’est pas à la hauteur des enjeux.
Il ne suffit pas de stigmatiser des comportements imbéciles chez
les automobilistes; les cyclistes savent aussi se faire
remarquer.
Après 35 ans de pratique cycliste et d’observation de nos modes
de vie à vélo, Maxou croit pouvoir identifier non seulement les
individus porteurs du gène de compatibilité avec la
« beaufrerie », mais aussi les organisations qui en
facilitent le développement et en tirent profit.
Il est vrai que parmi la confrérie du beauf à vélo, on
trouve tout.
Du beauf léger au beauf profond; ce dernier
étant inguérissable.
Il est vrai que l’étude de la beaufrerie cycliste
mérite quand même un bref retour historique pour mieux comprendre
ses origines.
C’est dans la compétition cycliste qu’est né au siècle passé le
beauf: porté par l’enthousiasme d’une course populaire et
d’une reconnaissance qui le fera sortir de l’anonymat, le
beauf n’hésitera pas à courir sur son vélo mono pignon
pour gagner le cochon offert par le club cycliste cantonal. C’est
dans ce prolongement du « courir pour bouffer gras » que
l’entreprise Cochonou, au damier rose et blanc, perpétue
la tradition beauf en vendant son saucisson sur la
caravane du Tour de France.
Mais, restons humbles!
Avant de gagner la course, et accessoirement le cochon, il
fallait aussi savoir boire « cul sec la potion magique »
avant le départ et pisser dans les rayons en soulevant le
cuissard sans quitter la bécane.
Aujourd’hui, le beauf à vélo porte beau: il est capable
de poser son vélo carboné et de traverser la rue à pied sur ses
cales TIMES à bascules, sans tomber, les Rayban
sur le front, pour aller boire le pastis chez Bébert avant
d’allumer le barbecue.
Le beauf pulsatile réagit inopinément.
Il choisit de franchir les feux rouges et les stop
sans appréhension en balançant au besoin un coup de
latte dans la carrosserie qui va le perturber et apostropher
le quidam récalcitrant.
Gardons pour la fin les clubs de beaufs; ceux qui
cultivent le mythe du cyclisme de compétition pour les vieux
beaufs sur le déclin. En somme des maisons de retraite
pour beaufs coureurs.
Ces clubs là, à l’enseigne cyclo-sportive, sont des officines
théâtrales. Elles apprennent aux jeunes à devenir beauf au
contact des vieux beaufs. Et vous décernent même de beaux
diplômes colorés de « beauf premier degré ».
Il suffit pour cela de crever le maximum de copains lors d’une
tournée. Puis de se retourner, 10 km après, et de s’étonner que
Paul, Martin, Jacky et même Marie-Hélène, la groupie, ne soient
plus dans la roue.
Mais ce n’est pas tout. Le but de la sortie beauf,
c’est aussi de ne pas dire, ni même de savoir où on va…et de se
perdre aux carrefours.
Le beauf malgré lui, avouera en haut de côte, à
l’agonie, « je connais le chemin, les gars, je rentre tout
seul! »
Ne nous trompons pas!
Parmi les cyclistes urbains, il existe aussi des
beaufs: ceux qui du haut de leurs destriers effraient le
petit peuple à pied, petits vieux et enfants, grand-mère hésitante
en se jouant des espaces piétons. Et ceux qui sans vergogne
vous dépassent dangereusement.
A tout ces beaufs là, Maxou délivre un brevet de
beaufitude.
En marge du cyclisme, cette semaine, un article très intéressant
dans Carfree sur l’avenir des lotissements.
« les lotissements sont toujours nommés d’après ce
qu’ils détruisent. Si cela s’appelle “Clairière
des écureuils”, cela veut dire que tous les écureuils ont été
exterminés. Si c’est “La chênaie”, il n’y a
plus de chênes”!
On connait bien le phénomène en Alsace où chaque année les
écologistes se désolent de voir les surfaces agricoles sans cesse
amputées par des zones pavillonnaires nouvelles.
L’agglomération mulhousienne en est l’exemple même avec ses
cités héritées depuis l’ère potassique et aujourd’hui encore
copiées à Kingersheim, Wittenheim,…
Avec tous les dégâts collatéraux inéluctables: destruction des
espaces naturels, bétonnage des surfaces, gaspillages énergétiques,
accroissement des distances de transport, inondations,…
A lire dans Carfree
L’imagination fertile de Vélomaxou est mise à l’épreuve.
Comment trouver un titre attrayant, novateur pour illustrer une
balade cent fois répétée au cours de l’hiver?
Encore une fois aujourd’hui, on se contentera de rouler « à
plat », sur un parcours rodé et tellement monotone qu’on pourrait
s’en lasser…
Non!
On ne se lasse pas.
Pourvu qu’on sacrifie à notre irrépressible besoin de pédaler et
de deviser avec les nouveaux venus.
Cheminement vent portant avec quelques crevaisons qui permettent
de réviser notre savoir-faire et de vérifier notre bonne
humeur.
Qui cherchera le petit gravier inséré subrepticement au fond de
la bande de roulement?
Qui pompera aujourd’hui avec une bonne « Zefal » des familles?
C’est au retour que nous prendrons la douche avec une eau « qui
mouille » comme il convient.