Les cols à vélo sont-ils dangereux?

Amic-Hundsrück, l’Amic est régulier, le Hundsruck déconcerte

Posée comme ça, la question interroge…Hélas, un cycliste est mort hier en escaladant le Hundrück, un col très pratiqué par « les locaux » et connu pour être exigeant coté Bitschwiller ou Thann.

Grimper un col à vélo est évidemment un exercice physique qui demande non seulement de l’entraînement mais aussi conscience de la difficulté rencontrée.

Le Stelvio, un must!

Si je me demande « est-ce que je peux grimper le Galibier? » je n’en sais absolument rien dès lors que je ne l’ai jamais gravi. Avant de mettre les pieds et les roues dans un col mieux vaut donc s’imprégner de la littérature de ceux qui l’ont déjà franchi.

Le Haag, voir l’auberge au bout de la dernière ligne droite, une délivrance

Outre l’entraînement, la difficulté tient dans plusieurs paramètres:

  • la pente
  • la distance
  • la météo

Par exemple, je sais gravir une pente comme la Bonette ou le Stelvio. Mais c’était déjà il y a longtemps. Le Glandon et les lacets de Montverdier sous la canicule, j’en garde un mauvais souvenir.

La Croix de Fer un truc épouvantable quand le goudron fond

La Bonette est longue (23km) mais la pente est régulière (6.6%). Aucun abri pour se protéger du soleil.

Dans les Vosges, il y a des grimpées faciles et d’autres « casse-pattes ». Par exemple, le col Amic est régulier coté Soultz, mais le Grand Ballon à la suite est plus difficile.

Le Molkenrain en vue, ouf!

Je n’aime pas certaines grimpées comme le Vieil Armand coté Uffholtz, ni le Markstein coté Guebwiller ou le Petit Ballon coté Wasserbourg ou pire le Haag coté Geishouse!

Le Petit Ballon demande méthode et application

Je sais par principe que certains cols ne sont pas mes copains, question de poids, d’entraînement et de motivation sans doute.

Chacun a donc son échelle de valeur intrinsèque.

Et il faut faire avec. L’essentiel étant de ne pas s’engager à la légère dans des parcours où l’on se surestime.

Les potins du lundi

Une image rafraîchissante ce matin. Celle du lac de Gérardmer au couchant.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a critiqué, ce jeudi dernier, ceux qui ont des comportements irresponsables en pleine canicule, comme le sport aux heures les plus chaudes notamment ceux qui « continuent de faire leur jogging entre midi et deux heures ». source

Nous avons besoin de faire le point, nous les cyclistes de loisir, après cette dernière semaine de juin. L’épisode de chaleur se prolonge et les répercussions sont déjà fortes. Bien sûr les activités ludiques sont touchées et notre passe-temps aussi. Voici donc juillet qui commence et pour nombre d’entre-nous, nos projets de vélo demeurent incertains voire compromis. Les organisateurs qui préparent parfois depuis plusieurs mois des rencontres sportives ou festives doivent battre en retraite.

D’autant que le fameux devoir de précaution incite facilement les préfets à bloquer les manifestations à risques potentiels. L’Alsacienne Cyclosportive du 30 juin au départ de Cernay où 2000 participants étaient attendus n’a pas été annulée. On sait pourquoi: trois mille nuitées réservées, ça dope le commerce quelques jours avant le Tour de France. Cependant l’épreuve-phare dite l’Indomptable, longue de 167 km et dotée de 4500 m de dénivelées positives a été supprimée la veille au soir de l’épreuve. Les compétiteurs de haut niveau ont donc du se rabattre sur L’Intrépide qui ne comportait « que » 125 km. C’est le Suisse Galetti qui a ravi la première place à plus de 29 km/h de moyenne.

Le 20 juillet est encore loin et espérons que cette canicule aura levé le pied d’ici là. Le 20 juillet c’est le début du Séjour à Saint-Dié de mes amis des Cent Cols (voir ici). Gravir des cols à vélo dans les Vosges en plein été, voila pourtant un truc sympa; il serait dommage que cet excès de chaleur vienne compromettre ce beau séjour.

J’ai en mémoire cependant que lors de la Semaine Fédérale de 2018 à Epinal, la canicule était déjà là et certains automobilistes ne manquaient pas de marquer leur énervement sur les réseau sociaux « comment des octogénaires osent-ils venir faire du vélo en pleine canicule? » disaient-ils…

J’ai le sentiment que ces désagréments ne sont rien en regard des conséquences générales sur l’activité de ce dérèglement climatique. Les météorologistes se sont fourvoyés encore une fois en expliquant que la vague de chaleur ne durerait que deux ou trois jours. Or nous en sommes déjà à une semaine…et l’épisode n’a pas dit encore son dernier mot.

Des cyclistes de passage sur les pentes vosgiennes

On ne va pas pour autant s’arrêter de « faire du vélo ». Hier, j’ai croisé de nombreux cyclistes. Souvent des groupes venus là pour tâter les pentes vosgiennes.Quand l’hébergement est réservé, difficile de ne pas rouler!

C’est aujourd’hui qu’entre en vigueur les nouveaux contrôles automobiles. Plus resserrés en terme de tolérance des rejets, nous devrions avoir moins de fumées nocives dans les poumons. En tous cas on peut toujours l’espérer. Mais l’automobiliste « lambda » s’interroge: il ne comprend pas vraiment où veut en venir le gouvernement. Manifestement personne n’est prêt à entendre la vérité sur l’avenir de la voiture. Alors on fait comme avant.

Au secours, ça brûle!

Nos sociétés modernes sont-elles préparées à la canicule? on peut se le demander en voyant le catastrophisme qui s’empare de nos politiques et médias.

Depuis que le dérèglement climatique est annoncé, on devrait avoir eu le temps de l’anticiper. Il semble que non: on fait comme avant, tant sur le plan de nos habitudes individuelles que collectives. On roule toujours en bagnole pour aller acheter son paquet de tabac, comme avant, et nos écoles, nos hôpitaux ne sont toujours pas pourvus de normes d’isolement suffisantes. Une fois la canicule terminée, on pourra passer à autre chose.

Certes les plus anciens parmi nous qui habitent au sud sont les moins anxieux. Ils connaissent les recettes de grand-mère pour se protéger. Éviter de s’exposer au soleil, garder sa maison fraîche,…et au besoin profiter de l’eau du puits.

Tout ça, en ville, ne marche plus.

Imaginez qu’une panne massive de courant électrique se produise, ce serait vraiment une catastrophe car avant de redémarrer la production, il faudrait « îloter » les lignes de transport interconnectées entre-elles…et attendre plusieurs heures un rétablissement.

Je ne parle pas d’un sujet beaucoup plus sensible qui est le refroidissement des centrales nucléaires qui assurent les 3/4 de nos besoins…

Conséquences: plus d’eau courante en l’absence de surpresseur, plus de chambres froides dans les magasins, d’ascenceurs sauf pour ceux qui ont un groupe électrogène en état de marche, plus de trains, de téléphone, de radio,…on peut multiplier les exemples à l’infini.

Mais des catastrophes moins gigantesques peuvent survenir avec les trains dont les matériels sont sensibles à la chaleur, rails, aiguillages, caténaires et motrices…sans parler de l’informatique qui commande tout et dont les composants sont fragiles.

Ce n’est pas sans raison que les grands data-center de la planète s’installent de plus en plus du coté de la Finlande ou des pôles.

Jeudi 11 juillet: courage, fuyons!

Sortie TDF du 11 juillet D188210

La Communauté d’agglomération du Ventoux Comtat Venaissin avait déclaré en 2012, avoir traité 20 tonnes de déchets, dont plus de 20.000 canettes et 30.000 bouteilles en plastique ramassés sur les pentes du Mont Ventoux après le passage du Tour (source)

Combien de tonnes d’ordures dans les Vosges sur le bord des routes et dans les chemins adjacents en 2019 ?

En 2016, j’avais recensé les ordures de la Cyclosportive des Trois Ballons dans le Hundsrück. Edifiant! (voir ici)

Certes le groupe Amaury ramasse ses ordures, mais les autres? celles laissées par le public qui s’amassent autour de la Grande Boucle parfois plusieurs heures avant, quand ce n’est pas la veille?…

c’est ce genre d’emballage qu’on trouve dans la montagne après le passage d’une course cycliste

Je ne suis pas adepte de cette grande foire au vélo qu’est le Tour de France. Je m’y sens même étranger. Je ne vais pas expliquer pourquoi pour la nième fois.

J’ai donc hésité sur mon titre. J’avais écrit « fuyons le Tour! » et puis j’ai renoncé face à la bronca prévisible de mes lecteurs admirateurs et inconditionnels du Tour. J’ai donc écrit « courage, fuyons! » ce qui laisse un peu de place à celui qui choisira d’aller faire du vélo rien que pour lui-même ailleurs que dans les parages du Tour.

Je prends soin de mes abattis car je sais que la Tourmania est omniprésente chez les compétiteurs du dimanche. Pas seulement: chez les ceusses de mes amis retraités qui font du vélo tous les jours particulièrement dans les cols vosgiens. Ce qui les bluffent complètement mes amis cyclos, c’est de voir des types bodybuildés grimper le Hundsrück en 52×14 à 30 à l’heure.

Donc le 11 juillet vous aurez le choix:

  • aller à la pêche et si vous n’êtes pas pêcheur…
  • …vous expatrier loin des miasmes de ce barnum: ses pollutions de bagnoles, de camping-cars, de décibels et du dégueulis de Cochonou en boite.
  • regarder le Tour à la télé en sirotant une bière si vous ne pouvez résister
moi aussi, j’veux mon Cochonou (vélomaxou 2009)

Bon allez, je vous file un tuyau. Si vous voulez voir les coureurs monter le Hundsrück comme s’ils étaient sur le plat, prendre le sentier de randonnée qui y monte depuis le Weierlé et arrêtez-vous au point de vue en aplomb de la barre rocheuse. Mais les places vont être chères…

Pollution, le match Mulhouse-Amsterdam

Pollution à Mulhouse le 26 juin à 16 heures indice polluants pondérés 98
Pollution à Amsterdam le 26 juin à 17 heures indice polluants pondérés 55

On va me dire comparaison n’est pas raison. D’autant qu’il n’y a pas de canicule en Hollande.

Je suis d’une mauvaise foi évidente.

Le libéralisme à l’épreuve du chaos

image Facebook

Le libéralisme économique marque le pas avec la canicule. Il semble incapable de faire face aux phénomènes climatiques qu’il a pourtant largement contribué à créer. La couche d’ozone déchirée, la fonte des glaciers, la pollution débridée, l’agriculture contaminée, les nappes phréatiques polluées, les mers envahies de plastique, les espèces animales et végétales anéanties, c’est le libéralisme.

Cette politique démontre ses limites mais elle garde ses adeptes parmi les élites mondiales. Le libéralisme, ne l’oublions-pas, c’est le capitalisme d’antan travesti sous une forme libertaire. Non pas le droit de tout de faire, un droit encadré par l’ordo-libéralisme avec ses règles imposées par le commerce international.

Mais le résultat est là et ceux qui comme La France Insoumise, les plus entendus, et les Economistes Atterrés et d’autres encore réclament un changement de modèle de développement ne risquent pas d’être entendus dans nos démocraties avides de progrès coûte que coûte. Vous avez dit décroissance? n’y comptez-pas!

Alors allons-y, continuons sur notre fuite en avant mais ne nous plaignons pas. Les remèdes libéraux, on les connait.

Pour la chaleur engendrée par le réchauffement de la planète: rien de plus simple, installons la clim partout, dans les EPHAD, les écoles, les mairies, les logements. Les nucléaristes se frottent les mains.

Pour les bagnoles polluantes, faisons de l’électrique massivement.

Les exemples sont nombreux de cette politique des petits pas, de ces faux-fuyants de nos démocraties aux abois face au dérèglement de la planète.

Finalement, on est amenés à se demander si la démocratie est encore capable de conduire les États ailleurs qu’au chaos.

Les potins du lundi

La fête de la musique à Wittelsheim (Haut-Rhin), une fête populaire célébrée dans des milliers de communes chaque année depuis 1982

Le 21 juin 1982, un certain Jack Lang donne le coup d’envoi de la fête de la musique. Le Ministre de la Culture de François Mitterrand répond à l’idée de Joël Cohen d’instituer des Saturnales lors des solstices d’été et d’hiver.

Le 21 juin est depuis fêté chaque année avec le concours des communes. C’est devenu une institution populaire, aussi populaire que le 14 juillet. La fête de la musique c’est aussi une reconnaissance pour toutes les musiques et les musiciens, une occasion fraternelle de se rencontrer.

Je vais de place en place pour écouter des formations qui laissent la place à toutes sortes de musiques.

Vendredi, j’ai terminé par un orchestre de rock à l’Espace Grün de Cernay. A minuit, le public était déjà clairsemé, mais la musique était bonne. Impossible d’aller au bout: les bénévoles peu respectueux des artistes se sont mis à plier tables et bancs avec fracas. La fête était terminée.

Alors comme ça la semaine s’annonce caniculaire (très fortes chaleurs le jour et la nuit pendant au moins trois jours consécutifs). J’en frissonne déjà. De peur. On se souvient trop de août 2003 avec 15.000 morts recensés en France et des températures ayant dépassé 40°C. J’étais alors à Aix en Provence pour mon travail. Même des douches fréquentes ne suffisaient pas à nous débarrasser de cette transpiration poisseuse. La France s’est particulièrement distinguée lors de cet épisode pour son imprévoyance à l’égard des populations fragiles et ce sont nos pompes funèbres qui se sont aperçues de l’ampleur des décès. Il était trop tard. La France était en vacances, nos vieux pouvaient attendre…

Cette semaine on annonce jusqu’à 43 degrés!

Fini de rire et de faire le clown sur un vélo, il faut au contraire rester à l’ombre et boire. De l’eau.

C’est l’été, c’est VTT

Vélo des villes, vélo des champs, le VTT décontracté

Le VTT a cette faculté de pouvoir vous satisfaire sans trop en faire. Ce qui n’est pas le cas de la route qui est synonyme de circuit consistant. Un pratiquant routier qui ne fait pas ses cinquante bornes le dimanche matin n’est pas entièrement satisfait.

En revanche si vous ne disposez que d’un créneau horaire réduit de moins de deux heures, le VTT est là, dans les champs autour de chez vous, avec des raccourcis nombreux si par malheur on vous rappelle de rentrer au plus vite pour allumer le barbecue.

Trottinette électrique, méfiance

trottinette Darty livrée en une heure à 499 euros, casse-gueule non remboursé

Naturellement ces engins là vont être déviés vers les pistes cyclables. Elles vous dépasseront la plupart du temps si vous roulez à moins de 25 à l’heure.

Sur la route, dans mon quartier l’une d’elles m’a dépassé alors que je m’apprêtais à tourner à gauche avec mon vélo de ville. Je ne l’entendais pas arriver.

Les accidents de personne vont se multiplier. Pourquoi?

Si vous vous souvenez de votre jeune temps, ces engins vous permettaient de garder contact avec le sol en patinant d’un pied.

Aujourd’hui vous êtes parfaitement catapultable depuis votre engin puisque vous n’avez rien pour vous retenir comme sur un vélo.

Dés lors on peut s’attendre au roulé-boulé de trottinetteurs qui finissent contre un poteau ou sous une voiture.

Cyclistes, comptez-vous!

17 cyclistes d’un coup et aucun sur le trottoir. On sait pourquoi https://velomaxou.com/2019/03/26/quand-vieux-thann-bricole-pour-les-cyclistes/

Le fait cycliste existe. Il suffit de compter les vélos qui passent. Les associations comptent comment se répartissent les modes de transport, ce qu’on appelle la part modale.

Au fait combien de vélos passent à Vieux-Thann?

Beaucoup d’élus éludent la question ne sachant pas combien de cyclistes passent ici ou là. D’ailleurs c’est commode de ne pas savoir, on s’entend souvent répondre « des cyclistes, il n’y en a pas » lorsqu’il s’agit d’améliorer une piste ou une infrastructure. Les maires préfèrent plutôt employer le terme itinéraire cyclable plutôt que piste cyclable. Pourquoi? parce que l’itinéraire fait perdre toute priorité au vélo et qu’on peut confondre voiture, piéton et cycliste sans trop de risques en confondant tout le monde dans le méli-mélo.

Vieux-Thann, c’est la ville où le tronçon Voie Verte 331 de la Thur justement est manquant. Alors on envoie les vélos sur les trottoirs en dépit du bon sens. Pas grave, des vélos « y’en a peu! »nous dit-on…

Alors aujourd’hui, j’ai compté.

Entre 15 et 16 heures ce mercredi 19 juin.

Bilan 43 vélos

Ce n’est pas rien en pleine après-midi.

  • 9 VTT
  • 2VAE
  • 9 urbains
  • 23 routiers

On a parfois du mal à identifier la nature du cycliste; est-il vététiste ou urbain? question de flair. Je me fie aussi à l’allure et à l’équipement.

Flux et reflux

A cette heure de la journée 31 dans le sens montant de la vallée et 12 descendants.

Les potins du lundi

Je trouve qu’on était un peu vintage dans le col Amic en 2011. Les codes vestimentaires ne sont plus ceux-là. La route venait d’être refaite à neuf pour le passage du Rallye de France en 2010. C’est depuis cette année là qu’on l’appelle la route Loeb.

Relâchement. On n’est pas des esclaves du vélo, non. On a le droit de s’accorder du non-vélo l’espace d’un week-end. Alors c’est fait, j’ai bullé tout le week-end. Si le vélo est universel, il n’est pas encore partagé par toute la famille chez moi. Alors il faut bien faire une entorse à la règle de temps à autre. (voir mon billet d’hier)

Elles étaient combien?…quatre? cinq?…peut-être six fourgonnettes vendredi au col du Hundsrück. Des marcheurs? je ne sais pas. Mais ces fourgonnettes portaient toutes le sigle de divers organismes publics, Parc des Ballons, Conseil Départemental, et j’en oublie.

Pour ces gestionnaires de la montagne, pas de covoiturage, tout le monde monte avec sa bagnole.

La route Loeb, tous les cyclistes la connaissent. Sauf les élus du Conseil Départemental qui s’interdisaient d’admettre que c’est pour le Rallye de France qu’on avait goudronné la route forestière qui mène de Soultz au col Amic. La montée du Col Amic par Wuenheim (ou Soultz) est un vrai régal depuis que la chaussée a été refaite pour la venue de Sébastien Loeb en 2010. Auparavant cette route était jonchée de trous et personne parmi les élus n’auraient admis sa réfection prioritaire au nom des cyclistes du dimanche.

Aujourd’hui, Loeb n’est plus là et le rallye non plus. Tant mieux! C’est le Tour de France cycliste qui sert à présent de guide aux élus dans la réfection des routes. La preuve en est que l’itinéraire du 17 juillet prochain de Mulhouse à la Planche-des-Belles-Filles a été complètement relooké. Y compris là où la route était encore potable comme la descente de Bourbach-le-Haut. Il ne faudrait pas que le successeur de Froome vienne se casser un abattis dans la descente à cause d’un gravillon malvenu!

On pourrait rire de ces sursauts de bonne volonté de nos corps publics pour améliorer nos infrastructures qui, toute rigueur budgétaire cessante, trouvent de l’argent au profit d’œuvres privées. Car le Rallye de France et le Tour de France sont des entreprises privées qui bénéficient de deniers publics sans même que la Collectivité ne soit appelée à délibérer. Pourquoi par exemple ne pas organiser un referendum pour savoir s’il fallait ou non un revêtement neuf au col du Hundsrück? combien ça coûte au fait ces travaux de macadams menés sans concertation sous la pression d’un lobby? La démocratie représentative nous montre chaque jour un peu plus ses limites. Voter et nous nous chargeons du reste, c’est la politique dont on ne veut plus.

Faut-il interdire la pub pour les bagnoles? Je réponds oui, sans hésiter dès lors qu’on priorise dans ces réclames les SUV et les véhicules énergivores. Des députés suggèrent en effet d’interdire ces pubs qui ne visent qu’à encourager l’achat et l’usage de la voiture polluante. Des torrents de pub se déversent sur les antennes et dans les journaux (3 milliards d’euros, dit-on). Il est temps d’arrêter puisqu’enfin on sait que le monde automobile est voué à disparaître sous sa forme actuelle. La France est bien partie pour se trouver face à un nouveau marasme avec sa politique de petits pas vis à vis de la voiture. Il faut sans délai reconvertir toute cette industrie appelée à disparaître faute de quoi nous allons nous retrouver avec des millions de chômeurs en plus…et des importations chinoises massives de véhicules à batteries.

La trahison sportive

C’est juste une réflexion à chaud. Un grand champion amateur qui s’est bâti un nom grâce à ses exploits dans l’extrême vient de mettre entre parenthèses sa pratique et sa communication abondante sur le réseau social Facebook. Cette parenthèse sera courte, n’en doutons pas car les ressorts qui l’animent ne sont pas morts.

Peut-être la sagesse lui permettra t-elle de faire le point sur les risques d’un ego surdimensionné qui vous conduit à perdre vos repères au nom de la performance.

Des repères simples comme celui de la limite humaine qui font qu’un jour il faut accepter de redescendre de son piédestal pourtant gravi avec opiniâtreté et admiration de son public.

Le sport extrême finit par vous trahir un jour, alors qu’on ne s’y attend pas. Plus dure est la chute.

Les potins du lundi

Depuis qu’un scepticisme planétaire envisage la fin du monde, les écrivains de science-fiction se mettent à phosphorer. Comme ici Manon Fargetton avec son bouquin « dix jours avant la fin du monde ». Je n’en suis pas encore venu à bout, mais je crains le pire.

Imaginez-vous que notre ex-député écolo Yves Cochet n’y va pas avec le dos de la cuillère, il prône tout simplement de ne plus faire d’enfants. A quoi bon, puisque la fin du monde est d’ores et déjà programmée selon lui en 2050!

Sur ce thème, ils sont nombreux à nous prédire la mauvaise aventure puisque selon eux tous nos indicateurs sont au rouge vif. A commencer par les tenants de la thèse selon laquelle nous avons déjà consommé toutes les ressources de la planète six mois avant la fin de chaque l’année, en poursuivant ensuite par ceux qui se désespèrent de voir la biodiversité réduite en pièce du fait de la disparition des espèces animales et végétales. Alors on voit les thèses les plus loufoques apparaître comme le parti des animalistes aux dernières Européennes. Ces thèses là vont-elles supplanter nos partis traditionnels déjà fortement déglingués depuis qu’un certain Macron s’est mis à vouloir tout régenter?

Le portrait dépeint de la planète n’est pas beau. Il ne manque plus que d’instiller une dose d’eugénisme comme le fait Yves Cochet pour comprendre qu’on n’a plus qu’à se suicider.

Selon l’imagination fertile de Manon Fargetton, la fin du monde viendra tout simplement d’une cyber-attaque extra-planétaire qui déclenchera des explosions destructives du genre humain, incontrôlables mais systématiques à partir de l’Extrême-Orient jusqu’aux Amériques. Tout le monde se rue vers l’ouest, vers la mer dans un chaos indescriptible rien que pour survivre quelques jours de plus.

Avec ce climato-scepticisme, il ne manquerait plus qu’un gourou annonce officiellement notre perte prochaine pour nous foutre la pétoche comme la secte du Temple Solaire en 1995. Il est vrai que les tensions internationales n’aident pas à garder la tête froide et que nos politiques de progressisme débridé semblent oublier que nos réserves sont limitées si l’on veut vivre en bonne intelligence avec notre planète.

Il serait donc plus que temps que les opinions se ressaisissent et comprennent qu’on ne peut pas tout avoir comme avant sans remettre en question nos dogmes libéraux et une croissance infinie.

Je le sens mal. Je sens mal cette inconsistance du modèle dominant qui donne l’impression qu’il ne contrôle plus rien. De la fiction à la réalité, il semble que le chemin est étroit.

Beaucoup plus prosaïque en ce lundi de Pentecôte, le temps. Le temps mauvais et ces tombereaux d’eau qui se déversent sur l’Alsace font que je n’irai pas ce matin à la Ronde des Etangs de Carspach. En 2016, j’avais abandonné à la suite d’une chute sur sol boueux. J’attendrai donc 2020…

Bande cyclable sur trottoir, une fausse bonne solution

Combien de municipalités utilisent cette solution qui consiste à faire rouler les vélos sur le trottoir!

On se dit « chouette, on prend soin de nous! au moins sur le trottoir je suis en sécurité » C’est vrai sauf que le risque d’une collision avec un piéton est à craindre surtout si la fameuse bande cyclable n’est pas délimitée comme c’est le cas sur cette image d’illustration (ville de Thann, rue de la Paix déclarée axe stratégique vélo par la municipalité).

A noter que sur le cas mentionné la bande cyclable est bidirectionnelle en totale contradiction avec la place allouée qui est trop faible pour se croiser. La recommandation est de trois mètres.

Mais le plus délicat intervient aux intersections. En effet la balise de priorité « cédez le passage » ne dispose aucun droit pour le cycliste qui doit laisser passer les véhicules venant de droite et de gauche…mais aussi les véhicules venant dans son dos et qui tournent à droite, idem pour ceux qui viennent face à lui et qui tournent à gauche.

C’est pourquoi la bande cyclable sur trottoir est une fausse bonne idée puisqu’elle place systématiquement le cycliste en infériorité avec le « cédez le passage » aux intersections. L’autre erreur commise ici, c’est d’avoir matérialisé en vert la traversée qui donne la fausse illusion au cycliste qu’il est protégé. Dans le cas où la piste n’est pas prioritaire, il est recommandé de ne pas matérialiser la traversée, afin de ne pas sécuriser faussement les cyclistes. Un “cédez-le-passage”, voire un “STOP” ou un “feu”, sera implanté sur la piste (fiche 06v du CEREMA)

Comment concevoir une intersection de voies prioritaires? (exemple CEREMA)
On notera sur ce schéma la présence du panneau C113 qui n’oblige pas à emprunter la bande cyclable. En cas d’absence de ce panneau sur le terrain, il subsiste un doute

La solution pour le cycliste qui veut pouvoir rouler sans s’arrêter à chaque carrefour est donc de rester sur la chaussée. Dans ce cas, la seule priorité à observer est celle des véhicules venant de droite.

Carton rouge au Club Vosgien

le rectangle rouge du GR5 n’a plus la cote

C’est dans les DNA de ce jour.

Le Club Vosgien risque de devoir retirer son rectangle rouge sur le GR5, le sentier de grande randonnée qui traverse les Vosges, venant d’Amsterdam et se dirigeant vers Nice.

En cause la couleur qui n’est pas réglementaire. La Fédération Française de Randonnée Pédestre (FFRP) vient en effet d’écrire aux personnalités locales pour demander une « normalisation » inscrites dans la délégation de service public octroyée par le ministère pour les normes techniques, les règles de sécurité sur les sentiers et le développement de la marche sous toutes ses formes.

Le rectangle ne doit pas être rouge mais « rouge-blanc ». Na!

Querelle de boutiquiers (des gros sous sont en jeu), les vététistes auront au moins la paix.

Les potins du lundi

Une nouvelle jeunesse pour cette randonneuse avec l’électrification

Retour du Périgord.

J’ai choisi de vous parler des machines. Je veux dire des vélos. Des vélos qu’on croise parfois chevauchés par de courageux voyageurs le long de l’Eurovéloroute. Ces vélos me donne l’impression de sortir de temps antédiluviens dès lors qu’on les dépouille de leurs sacoches. Pourtant tout est nécessaire, une patte soudée ici, un tube rajouté là, …, les spécialistes de la chose sont intarissables sur le sujet. Sans parler de la Confrérie des 650 qui honnissent le 700! Aujourd’hui il semble que Vagabonde, la marque, prend le relais des Singer et autres grands noms des bâtisseurs de vélos cousus à la main.

Mais je dois l’avouer, ces machines là perdent un peu de leur lustre dès lors qu’elles ne servent plus à rien d’autre qu’à quelque balade dominicale. Alors oui tous ces accessoires un peu suranné parfois deviennent superflus voire bien inutiles.

Ce n’est qu’un avis mais je crois qu’il sera partagé.

Dès lors ces manifestations cyclistes ressemblent un peu à un rallye de voitures anciennes.

Pourtant ces inconditionnels du « beau vélo » ne rechignent pas à adopter une certaine modernité pour peu qu’elle apporte des avantages indéniables.

Par exemple la boite de vitesse intégrée dans le moyeu et ses onze vitesses qui fait perdre au triple plateau toute légitimité, oui elle est la bienvenue à condition d’y mettre le prix. Et cette autre dynamo venue tout droit du Japon est aussi adoptée.

L’adorateur du vélo ancien est donc un inconditionnel qui se réserve les options modernes.

L’autre innovation qui fait fureur chez les adeptes de la belle randonneuse, c’est l’assistance électrique. D’année en année, elle fait un tabac. Normal, avec le temps il manque des watts dans les mollets.

Comment doit-on appeler le vélo ordinaire avant sa disparition totale? celui qui n’a pas encore de moteur auxiliaire? 

J’ai eu le malheur d’appeler le mien « vélo musculaire » … »moi aussi je pédale » m’a vertement rabroué l’autre sur son vélo électrique.

A force de confondre les disciplines, on ne sait plus qui est qui.

Bon! restons amis: un vélo léger suffit amplement à faire l’affaire dès lors qu’il s’agit de parcourir 50 kilomètres autour de chez soi.

Henri Bosc a retrouvé la sérénité après son terrible accident de 2016

Mercredi: cols

Mon parcours de mercredi en principe

Je prépare mes prochaines échéances vélo. Elles ne sont pas électorales. Tant mieux!

La différence entre la politique du vélo et le vélo de la politique, c’est que dans un cas on fait vraiment du vélo et dans l’autre on se contente de le faire croire.

Nous n’avons donc pas tous les mêmes moteurs selon nos croyances.

Donc mercredi je vais m’octroyer une petite dose de cols du coté de Thiers. Je peaufine l’itinéraire, histoire de ne pas me rater.

58km/1764m

Changer l’eau des fleurs

Je n’ai pas de priorité. Alors je prends le premier de la pile et j’attaque. Avec Changer l’eau des fleurs qu’on m’a offert, j’ai bataillé pendant 557 pages.

Je ne sais plus lequel m’a déjà fait le coup, Valérie Perrin fait des flash back continus de chapitre en chapitre. En somme elle mène deux vies de front et donne la migraine au lecteur que je suis.

Tantôt garde-barrière du coté de Nancy, tantôt garde-cimetière du coté de Dijon, Violette voit passer des trains et des corbillards.

Son mari volage, Philippe Toussaint, pendant ce temps là accumule les conquêtes lorsqu’il ne joue pas sur sa console vidéo.

Derrière cette vie de paumée, Violette va vivre un drame. Je n’en dit pas plus. C’est effroyablement humain et bien écrit comme un drame moderne.

Changer l’eau des fleurs Valérie Perrin (Albin Michel) ISBN 978-2-226-40304-9

Les potins du lundi

C’était donc pour rire! Oui on peut vous le dire, toute cette mise en scène à la hâte autour des élections européennes, c’était pour de faux, comme disent les gosses.

Peu importe le nombre de listes, le pourcentage de votants, l’essentiel n’est pas là. L’essentiel est de savoir que nous sommes, nous les citoyens d’Europe, phagocytés dans ce grand machin qui broie la capacité des peuples à décider par eux-mêmes. Tout est déjà pensé, décidé et écrit à l’avance: nous allons continuer de progresser vers un libéralisme débridé marchand et MONDIAL dont on peut craindre le pire, pas encore arrivé, mais en bonne voie. Il suffit pour s’en convaincre de voir comment l’opinion prend soudainement la pétoche quand on lui parle de disparition de la bio-diversité et pour faire court de la disparition de la planète toute entière. Soyons clair: il n’y aucune raison que quoi que ce soit change dès lors qu’on nous parle de progressisme, de développement et de pillage en tous genres. Ni Trump, ni la Chine ne se sentent concernés par l’Europe et pour cause: l’Europe marche à fond dans le libre-échange planétaire, bousculant au passage toutes nos valeurs et livrant nos producteurs à la perte.

Journée citoyenne à Vieux-Thann, on plante des fleurs sur le rond-point. Le port du gilet jaune est de rigueur

Justement pour nous faire patienter avant ce grand saut mondialiste, la République nous a concocté des besognes autour de la citoyenneté. Samedi, en Alsace, comme ailleurs je présume, on appelle le quidam à nettoyer les rues, à repeindre les bancs publics, à décorer les ronds-points pour effacer les dégâts de tous ceux qui prennent plaisir à saloper notre environnement. En somme une sorte de journée de travail gratuit au nom de notre bien-vivre. On appelle ça la Journée Citoyenne. Curieuse façon d’encourager à la citoyenneté alors que les fauteurs ne sont jamais punis! J’ai le souvenir que dans le passé, cette journée s’appelait « Haut-Rhin Propre » et j’arpentais la route Peugeot à Sausheim dont les fossés étaient remplis de canettes, de bouteilles d’urine et de couches pour bébés…sans parler des cadavres d’animaux trucidés par les camions et les bagnoles!

Celui-là est resté sur la route quand d’autres finissent dans les fossés.Le massacre des animaux sur nos routes est désolant

Ainsi donc voici que se dessine peu à peu une hiérarchie citoyenne européenne, en bas ceux qui rafistolent les façades lézardées de la République au Ripolin, en haut ceux qu’on élit à Bruxelles appointés à 10.000 euros par mois.

L’actualité est ponctuée d’évènements qui doivent tous mettre en éveil notre attention. Orwell nous y aide grâce aux caméras répandues partout dans notre quotidien. Les grandes agences de communication arbitrent et hiérarchisent ce qui doit occuper notre temps de cerveau disponible. L’essentiel étant que le citoyen de base ne puisse pas penser à autre chose.

On dirait moi.J’ai intérêt à avoir un bon alibi le 24 mai vers 17h30 sinon mon compte est bon

On a eu le grand épisode Gilets jaunes qui dure depuis six mois, puis le Grand Débat et pour faire raccord avec les élections une mini-campagne européenne focalisée autour de la course Macron-Le Pen. Un petit grain de sable est venu gripper cette belle occupation du débat public, celui d’un cycliste lyonnais avec sa bombinette remplie de plombs de pêche. Qu’un cycliste puisse devenir terroriste devrait tous nous rendre notre fierté. Enfin le vélo accède à la notoriété!

Et puisque l’écologie a le vent en poupe ce matin, profitons-en pour assurer la promotion du vélo à la place de la bagnole. Nul doute que nous serons entendus par les cercles parisiens d’EELV! Je me marre bien sûr.

Les potins du lundi

C’est donc dimanche que nous allons voter aux Européennes. Quand je dis nous, j’exagère. Nous ne serons au mieux que la moitié et au pire 4 sur 5 à nous déplacer. C’est dire comme l’Europe nous inspire peu d’enthousiasme et beaucoup de désaveu.

En cause l’esprit européen. Celui de Jean Monnet, promoteur de l’atlantisme et du libre-échange, était d’abord économique en réponse au modèle communiste qui faisait loi au-delà du rideau de fer.

Du modèle économique au modèle culturel, au modèle social, quarante après on attend encore. Le modèle s’est arrêté là, à l’Europe du fric, à celle qui s’apprête à livrer en pâture nos paysans aux Chinois, aux Américains, aux Australiens. Celui qui met les peuples en concurrence et qui étrangle vers le bas, cassant nos systèmes de solidarité, nos services publics.

Mais le pire c’est de voir dans quel état se trouve la France 40 ans après: une vaste friche où tous les corps publics, un à un, (La Poste, EDF, l’Equipement, France Télécom) ont dévissé face à nos voisins. La France, notre France, est une France en péril. Certes les grandes métropoles font comme si tout allait bien. C’est la France qui a voté Macron, celle qui feint de ne pas voir le monde interlope qu’elle a généré, les petites gens qui tard le soir retournent fourbus dans leur banlieue.

Non, il faut venir ici au pied des collines sous-vosgiennes pour constater les dégâts. Les équipements publics délabrés, les routes défoncées, les trottoirs en ruine, les magasins abandonnés, les écoles fermées, les hôpitaux menacés, …les ouvrages cyclables en jachère.

Alors les quatre dixièmes qui vont se déplacer dimanche devraient songer à mon humble avis à bouter dehors cette bureaucratie bruxelloise qui met en danger nos forces vives et nos lendemains.

L’Europe frappe aussi à Thann

Pour l’Europe des peuples, contre le capitalisme vorace
Il est d’accord avec moi

Affaire loupée

J’ai failli l’acheter. Mais le gars de la Confrérie des 650 qui l’a mise en vente sur le Bon Coin est pressé. Alors je renonce. Dommage!

Je voulais en faire mon vélo de voyage avec sacoches. C’était dans mes prix. Et en plus je suis persuadé que le pneu 650 B et sa roue sont mieux adaptés à la charge que le 700.

La Confrérie des 650 a développé ses propres bécanes. Celle-ci fait partie des 50 premières de « l’opération Chiche » développée en 1999. Aujourd’hui la Confrérie produit des « Aubrac » à 2350 euros.

L’Europe dans tous ses États

L’envie de voyager à vélo

La Meuse à Givet. En 2018, j’ai traversé la Meuse au pas de charge. Trop vite pour en apprécier les contours.

Un matin en se levant, l’envie de voyager. Besoin de changement, besoin de vélo renouvelé. Alors on se penche sur les cartes, les images, les récits…

Je tombe par hasard sur la Meuse à vélo. Pourquoi pas! La Meuse fait l’objet d’une promotion de bon aloi de la part des sites de tourisme à vélo comme Citycle qui y consacre un long article sous la plume de
Jean-Baptiste Lasserre .

Pourquoi ne pas se laisser aller le long de cette Eurovéloroute 19 qui chemine le long des boucles du fleuve? Partir du Plateau de Langres jusqu’à Rotterdam?

Rétroactivement je me dis que j’ai loupé quelque chose en mai 2018 lorsque j’ai traversé la Meuse à Givet lors de mon raid aller-retour à Valjoly.

Travailler son itinéraire pour éviter ces grandes routes désertiques sans âme

Oui je n’ai pas assez « travaillé » mes itinéraires, empressé par le calendrier de la rencontre et la crainte de manquer d’autonomie. Manquer. Oui, manquer, c’est ma peur de cycliste itinérant, manquer de ressources physiques, l’incertitude du ravito, de l’hébergement, du matériel embarqué. C’est tout un art et j’ai appris.

prêt à repartir, reste à maîtriser son calendrier

Après avoir parcouru la Meuse depuis sa source, il faudra bien rentrer.

L’idée du train m’insupporte. Soit revenir par le Rhin à vélo ou sur un tanker.

Préparer son voyage à vélo, c’est déjà voyager.

Tous mes articles sur mon voyage à Valjoly en mai 2018 sont ici

Les potins du lundi

Le vélo bambou va t-il nous réconcilier avec la planète? In Bô FatPamir 7800€

Le bio est devenu à la mode.

Manger bio, c’est ce qui se fait de mieux aujourd’hui. Histoire de dire que tout le reste c’est de la m…. Mais derrière le bio se cache en fait une vaste entreprise commerciale pour faire croire qu’avec le bio on en a pour son argent, c’est à dire qu’on va pouvoir enfin se réconcilier avec son futur. Sous-entendu, mieux manger, c’est vivre plus longtemps dans un corps sain avec une conscience en bonne santé. Les rayons spécialisés des supermarchés font florès et tentent de redorer leur blason terni par la malbouffe dénoncée dans le passé par Jean-Pierre Coffe.

Pourtant le bio peine à convaincre tellement de sous-entendus se propagent: le bio ne serait pas aussi bio que ça et les pesticides tant décriés toujours présents, les méthodes de culture pas aussi exemplaires qu’on le dit.

Cela dit, voici que s’invite à coté de la malbouffe un autre danger autrement plus préoccupant, celui de la disparition de la biodiversité.

La biodiversité? quezaco? il y aurait plusieurs bio? on nous aurait menti?

A coup de Roundup Monsanto, on aurait tué toutes les petits bêtes qui peuplent la planète, sans compter les orangs-outans victimes de la déforestation. Que va t-il nous rester, à part les cigognes?

Du coté du climat, ce n’est pas mieux. Avec cette succession de grains qui passent en ce mois de mai, notre bilan vélo carbone est en chute libre. Au moins 30% de pertes kilométriques par rapport à l’année dernière.

Vivement une sécheresse!

Petit à petit, les élections européennes avancent à visage masqué. Les postulants sont nombreux à vouloir se faire une place dans l’hémicycle bruxellois mais on se garde bien de dévoiler les programmes. Des programmes? En ont-ils seulement des programmes, ceux qui briguent des postes de députés européens? A quoi bon: les coalitions de droite tirent les ficelles à Bruxelles. Du coté des électeurs, l’abstention risque une fois de plus d’être massive. Pourquoi? parce que l’Europe est devenu un repoussoir qui opprime les peuples. J’entendais hier à la TV un de ces politiques bien en vue, candidat lui-même, affirmer haut et fort quelques vérités qui font mal à l’idéal européen et de citer trois exemples à l’appui …

La France peut-elle interdire le glyphosate unilatéralement? non, l’Europe l’interdit

La France peut-elle introduire le RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) des Gilets Jaunes dans sa Constitution? non, l’Europe l’interdit

La France peut-elle s’opposer à la concurrence du rail? de l’énergie? non, l’Europe l’interdit

A la lumière de ces quelques exemples, les Français comprennent que nous sommes en vérité corsetés par Bruxelles dans un arsenal de lois d’inspiration libérale qui nous privent de notre libre-arbitre. On comprend mieux alors pourquoi l’Angleterre a choisi de fuir l’Europe.

FFV et FFC vont-elles convoler en justes noces?

La FFVélo va t-elle fusionner avec la FFC?

C’est mon collègue Alain2pau qui me souffle l’info, un sénateur suggère de fusionner la Fédération Française de Cyclisme et la Fédération Française Vélo (ex FFCT).

Selon le sénateur Jean-Jacques Lozach (Creuse) « dans un contexte où l’État rationalise son engagement financier auprès des fédérations sportives, les ressources que constituent licenciés, cadres techniques ou encore partenaires publics et privés tendent, par ce modèle pluriel, à se disperser. »

Elle est pas bête l’idée. Je l’ai déjà entendue.

A force de flirter avec le cyclo-sportif, la FFCT obtiendra ce qu’elle mérite: être fondue et confondue dans l’univers du cyclo de compétition. Il faut reconnaitre qu’avec sa licence « vélo-sport », la FFCT a chassé dans les terres de la FFC avec l’espoir d’apporter du sang neuf dans ses rangs.

En effet nul doute qu’avec les relais financiers et puissants dont dispose la FFC, les heures de la FFCT seront comptées si les sénateurs rencontrent une oreille complaisante au Ministère des Sports.

voir la question orale du sénat publiée au JO du 2 mai 2019

L’obligation du gilet jaune et du casque à vélo

Va t-on voir enfin disparaître ces troupeaux de cyclistes habillés de tenues sombres?

Un nouvel amendement porté par des députés va être déposé au parlement. Il vise à l’obligation du port du gilet haute visibilité et du casque.(voir le texte)

Cette disposition me ravit d’aise.

La veste noire Santini pour cycliste, une ânerie du merchandising

Enfin des députés qui comprennent qu’on ne peut plus rouler impunément sur nos départementales tout vêtu de noir!

Franchement si cet amendement passe, j’applaudirai des deux mains.

Les potins du lundi

Le tourisme de masse fait le bonheur des tours-opérateurs

Surtourisme. Le mot me vient du journal local qui y consacre un long article dimanche. Nos sociétés modernes sont gagnées par le besoin de visiter la planète en masse. On ne se contente plus des livres ou de la télé, on y va. Il est terminé le temps où Stevenson voyageait avec son âne à travers les Cévennes. Terminé Pierre Loti, terminé Henri de Monfreid. Aujourd’hui on prend l’avion le vendredi soir et on rentre tard dans la nuit le dimanche.

Pour aller où?

Partout!

Surtout où les autres vont aussi. A un point tel que la planète craque sous les effets de ce tourisme vorace qui dévore les villes, les places historiques et les plages paradisiaques.

Amsterdam, j’ai acheté cette peinture à un vendeur de rue et je me suis enfui

Ne cherchez pas où aller, il y a déjà du monde. Assez pour que les autochtones commencent à ronchonner en dressant des garde-fous. C’est qu’un touriste en goguette ça mange et ça boit, parfois plus que de raison. Et les avions au kérosène à bas coûts? et les bus climatisés? ça contribue aussi à détériorer la couche d’ozone.

Curieuse société humaine qui se bat pour dénoncer la démolition du climat et qui « en même temps » s’en donne à cœur joie pour polluer l’environnement.

Cette amplification de la bougeotte de nos peuples ne risque pas de s’éteindre de sitôt, la Chine est devenue un candidat sérieux au voyage avec son peuple qui peu à peu s’embourgeoise sous l’effet d’un régime qui n’a plus de communiste que le nom.

J’aurais aimé vous dire que voyager à vélo est une autre façon de voir le monde, que des contrées moins huppées existent encore pour peu que l’on se donne la peine de les visiter. Mais gardons cela pour nous. Comme un jardin secret.

Bientôt les Européennes. Celles que les Français, et d’autres aussi, boudent tant cette Europe là a mauvaise presse. Pas d’importance: l’Europe marche d’un même pas, celui du monde qui court à sa perte sous l’effet d’un capitalisme immonde.

Gérer les conflits auto-vélo

C’est une vidéo pragmatique. L’automobiliste qui se gare sur une piste a t-il seulement l’intelligence d’accéder au dialogue avec le cycliste?

En fait quand une voiture est garée sur une piste ou une bande cyclable, son propriétaire est souvent absent et s’il est au volant il dira qu’il ne peut faire autrement…qu’il attend son fils qui quitte l’école, sa femme qui fait une course, la grand-mère impotente.

Nous n’avons pas le concours de la force publique qui se désintéresse de ce genre d’incivilité.

Bref, je laisse tomber.

Le net regorge de situations conflictuelles du même genre. Le militant du bon droit est-il légitime dans son action au point de risquer que la situation dégénère?

Un engin nommé trottinette

Certaines trottinettes électriques sont équipées de siège et ici d’un moteur de 500 watts alors qu’un VAE est limité à 250 watts…

C’est validé. Les trottinettes vont se déplacer sur les pistes cyclables et pas sur les trottoirs. Entériné par décret, le gouvernement vient de prendre position à toute vitesse sur l’usage de ces engins que l’on nomme trottinette.

un guidon qui ressemble à celui d’un vélo

Les cyclistes ont du souci à se faire car les trottinettes ne sont pas spécialement aussi maniables qu’on pourrait le croire.

Isabelle et le vélo ne décolère pas. A lire sur son blog ici, ici, ici

Personnellement, j’ai essayé un de ces engins et je me suis rendu compte que son pilotage est très délicat en raison de ses roues de faible diamètre et aussi de son freinage aléatoire.

Attendons de voir comment les choses vont évoluer sans oublier que d’un point de vue environnemental, cet outil est moins pénalisant qu’une voiture.