
Posée comme ça, la question interroge…Hélas, un cycliste est mort hier en escaladant le Hundrück, un col très pratiqué par « les locaux » et connu pour être exigeant coté Bitschwiller ou Thann.
Grimper un col à vélo est évidemment un exercice physique qui demande non seulement de l’entraînement mais aussi conscience de la difficulté rencontrée.
Si je me demande « est-ce que je peux grimper le Galibier? » je n’en sais absolument rien dès lors que je ne l’ai jamais gravi. Avant de mettre les pieds et les roues dans un col mieux vaut donc s’imprégner de la littérature de ceux qui l’ont déjà franchi.

Outre l’entraînement, la difficulté tient dans plusieurs paramètres:
- la pente
- la distance
- la météo
Par exemple, je sais gravir une pente comme la Bonette ou le Stelvio. Mais c’était déjà il y a longtemps. Le Glandon et les lacets de Montverdier sous la canicule, j’en garde un mauvais souvenir.

La Bonette est longue (23km) mais la pente est régulière (6.6%). Aucun abri pour se protéger du soleil.
Dans les Vosges, il y a des grimpées faciles et d’autres « casse-pattes ». Par exemple, le col Amic est régulier coté Soultz, mais le Grand Ballon à la suite est plus difficile.

Je n’aime pas certaines grimpées comme le Vieil Armand coté Uffholtz, ni le Markstein coté Guebwiller ou le Petit Ballon coté Wasserbourg ou pire le Haag coté Geishouse!

Je sais par principe que certains cols ne sont pas mes copains, question de poids, d’entraînement et de motivation sans doute.
Chacun a donc son échelle de valeur intrinsèque.
Et il faut faire avec. L’essentiel étant de ne pas s’engager à la légère dans des parcours où l’on se surestime.































