Je m’étais arrêté là juste pour faire le plein d’eau. Le cimetière luxembourgeois est majestueux. Pavé, planté, taillé et même doté des derniers perfectionnements. Pour se procurer l’arrosoir divin et thermoformé, prière d’introduire un jeton de supermarché ou un euro si vous êtes argenté. Ils vous seront rendus à la sortie après avoir copieusement arrosé vos fleurs à l’eau du réseau municipal.
Le cimetière de Barville tourné vers l’Est et adossé à la forêt (Vosges). Des âmes en paix.
Mon cimetière ne dispose pas de dispositif moderne anti-vol pour les arrosoirs. Mais les mauvaises manières y sont rares.
Le mythe de l’arrosoir, vecteur de vie, dans sa quintessence à Rougemont-le-Château Chacun chez soiArrosoirs allemands à jetons.En attendant, continuons notre chemin
Trottinette M365 Xiaomi 400 euros chez Fnac, Amazon, CDiscount. De quoi rentrer pas fatigué du tout de sa balade dominicale sur les bords du Rhin
Trottinons!
J’ai l’air malin avec ma trottinette Oxelo de chez Décathlon, à trottiner sur le trottoir. Avec la trottinette électrique, on ne trottine plus, c’est devenu ringard. On se translate sur une latte électrique à dix centimètres au-dessus du sol. L’analogie avec le vélo s’éloigne. Il reste deux roues minuscules et un guidon, le tout mu par un effet gyroscopique qui vous tient en équilibre dès qu’on roule.
C’est à un véritable phénomène de société que nous assistons en ville avec l’explosion des trottinettes électriques. Du moins, c’est ainsi que les choses nous sont présentées, nous qui, en province, n’assistons à rien de tel. Alors il faut le croire.
Le magazine Gyronews, adepte de toutes les nouveautés en matière d’Engins de Déplacement Personnel (EDP) déplore l’attitude des médias vis à vis de ce nouveau moyen de déplacement qu’est devenu la trottinette électrique… L’essor de la trottinette électrique engendre un problème de cohabitation avec les autres usagers de la voie publique, à commencer par les piétons.(relevé dans Gyronews)
Du coté des pro-trottinettes, on cite volontiers l’immense avantage de la trottinette en libre service qui permet de traverser Paris en une trentaine de minutes tout en profitant du soleil et de la vue.
Trottinette Dualtron Ultra coréenne capable d’atteindre 90 km/h
Qu’est-ce qui rassemble ces nouveaux tenants de la route urbaine, de la rue? ont-ils une sociologie particulière? attendons de voir si le phénomène va au-delà du bobo BCBG parisien et des grands centres urbains…Cependant déjà tout un microcosme besogneux s’est mis en branle derrière le phénomène trottinette avec ces précaires qui ramassent les engins le soir pour les recharger en électrons et qui les rapportent au petit jour là où ils seront réutilisés. Ne nous trompons pas: ce qui semble dessiner un trait commun entre les utilisateurs, c’est une défiance, une défiance des convenances et des codes. Pas seulement du code de la route mais aussi du code des civilités. On est dans ce que nommerait Pierre Sansot une sorte d’anarchie joyeuse qui défie les lois.
Et du coté des cyclistes?… les cyclistes?… ils font le dos rond. Eux qui peinent depuis des décennies à aseptiser la ville de ses voitures sans y parvenir, à tenter de montrer une image moderne et écolo et comment bien se comporter en ville, les voila relégués avec leurs vélos au rang de primitifs antédiluviens. Le vélo est devenu non avenu, inutile, rétrograde et encombrant. Combien de divisions chez les cyclistes? s’amuseraient les corps constitués face à nos revendications multiformes. Rien de cela chez le trottineur, il prend la rue. La rue l’a pris. Au diable les autorités! Finalement le mouvement trottinette est révolutionnaire avant l’heure.
Il suffisait d’y penser
Il fallait s’en douter. Avec une simple planche à roulettes et un guidon, (plus quelques kilos de technologies à base de lithium issu de nos terres rares) les urbains ont trouvé d’un coup la parade aux embarras de la ville. Plus besoin de bagnoles, de transports en commun, de métro qui oblige à vivre comme des rats, de scooters (la grande sœur de la trottinette),…la trottinette répond à toutes les attentes, y compris la contrainte environnementale. Absence de bruit, de pollution locale, de place mangée sur le domaine public, et même…absence de code de la route puisqu’il est avéré que ces engins se faufilent partout en toute impunité. Qui va croire que la maréchaussée sera en mesure d’endiguer ce flot d’indiscipline!
Bien joué, les trottinetteurs!
Le gouvernement subitement se réveille et décrète. Les nouveaux engins de déplacement personnel mettraient gravement en question le dogme du tout bagnole et son corolaire « le code de la route ». Alors on réglemente (voir mon article) dans l’urgence. Car les trottineurs n’ont cure des conventions: tout l’espace public leur appartient et n’a plus de limites. Grave déconvenue pour ceux qui s’escriment à édicter des règles de partage du domaine public, à commencer par les cyclistes! La trottinette s’instille en zigzaguant sur les bandes cyclables, lorsqu’elles existent, au grand dam des inconditionnels de la bécane. Expulsés les cyclistes? oui il y a des risques.
Alors tout le monde attend. Attend de voir le soufflé trottinette retomber. Le seul espoir. Déjà les loueurs se désespèrent du vandalisme qui ronge leur business-plan à grande vitesse. Du coté chinois, des cargaisons entières de trottinettes sont prêtes pour remplacer celles jetées à la Seine.
Si la trottinette électrique plait tant, c’est qu’elle est simple à mettre en œuvre et ne nécessite aucun effort musculaire, contrairement au vélo sans assistance. Elle redonne aux citadins la maîtrise de leurs mouvements dans un environnement de plus en plus contraint…et en plus on rentre dans sa supérette avec l’engin!
la carte des soutiens anti-privatisation ADP à cinq mois de la date de clôture du referendum
Êtes-vous d’accord pour un referendum sur la privatisation de l’aéroport de Paris (ADP)?
De l’eau a coulé sous les ponts et les Français ont d’autres chats à fouetter plutôt que de se préoccuper si Roissy doit être privatisé. Après tout, privatiser l’aéroport, ce n’est pas pire que les autoroutes, Gaz de France ou EDF!…On ne le dit pas, mais on le pense. Et moi qui suis un peu écolo sur les bords (sur les bords seulement), je me dis que privatisation = augmentation des prix et donc c’est bon pour éviter des vacances planétaires à crédit à Phuket ou au Caraïbes qui détériorent la couche d’ozone.
Il faudrait obtenir 4,7 millions de soutiens pour enclencher le processus référendaire, on n’en est qu’à 900.000. A l’heure où tout le monde réclame plus de démocratie participative, force est de constater que l’opinion semble avachie quand on lui demande de se mobiliser.
Ou alors, tout simplement, cela signifie qu’on est d’accord pour vendre nos aéroports…
Le pouvoir en place se garde de faire un appel au peuple pour inviter les Français à prendre position contre son projet. C’est compréhensible. En revanche pour la réforme des retraites, aucun problème pour communiquer à tout va.
Il faut se munir d’une carte d’identité, être inscrit sur les listes électorales, connaître par cœur le code Insee de sa commune de naissance… Et entre les bugs, les problèmes d’accent, les erreurs de localisation, le site a la fâcheuse manie de planter. (Médiapart)
« L’avion, c’est pour les bourgeois et Paris, c’est loin. Voilà ce que j’entends dans ma circonscription » « Quand on explique que la privatisation des aéroports aura les mêmes conséquences que la privatisation des autoroutes, ça fait “tilt” dans la tête des gens.
La trottinette électrique, nouvel engin de déplacement personnel (EDP)
Sous le vocable Engin de Déplacement Personnel (EDP), le gouvernement tente de réglementer dans l’urgence l’irruption sur le domaine public d’un nouveau mode de déplacement constitué de trottinettes électriques notamment.
Dans les grands centres urbains, des sociétés louent de tels engins et s’offrir une trottinette électrique est désormais possible dans la plupart des enseignes spécialisées.
Aussitôt les médias s’emparent de la parution de l’arrêté et ce faisant confondent allègrement la trottinette, celle que l’on pousse avec ses jambes et la trottinette électrique, c’est à dire l’EDP motorisé et l’EDP non motorisé.
Engin de déplacement personnel motorisé : véhicule sans place assise, conçu et construit pour le déplacement d’une seule personne et dépourvu de tout aménagement destiné au transport de marchandises, équipé d’un moteur non thermique ou d’une assistance non thermique et dont la vitesse maximale par construction est supérieure à 6 km/h et ne dépasse pas 25 km/h. Il peut comporter des accessoires, comme un panier ou une sacoche de petite taille
A deux sur une trottinette? non, ce n’est pas prévu par le règlementMonoroue Onewhell
Au rand des EDP motorisé figurent également les gyropodes.
le gyropode aussi. C’est du lourd
Où doivent rouler les EDP motorisés?
En agglo…
En agglomération, les conducteurs d’engins de déplacement personnel motorisés doivent circuler sur les bandes ou pistes cyclables. Lorsque la chaussée est bordée de chaque côté par une piste cyclable, ils doivent emprunter celle ouverte à droite de la route, dans le sens de la circulation.
« En l’absence de bandes ou pistes cyclables, ils peuvent également circuler :
« 1° Sur les routes dont la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 50 km/h. Les conducteurs d’engins de déplacement personnel motorisés ne doivent jamais rouler de front sur la chaussée ;
« 2° Sur les aires piétonnes dans les conditions définies au quatrième alinéa de l’article R. 431-9 ;
« 3° Sur les accotements équipés d’un revêtement routier.
Hors agglo…
Hors agglomération, la circulation des engins de déplacement personnel motorisés est interdite, sauf sur les voies vertes et les pistes cyclables.
Conclusion, hors agglo, pas de trottinettes électriques sur la route!
Mais, il y a un mais: l’autorité de police de la circulation peut
« 2° Autoriser la circulation des engins sur le trottoir, à condition qu’ils respectent l’allure du pas et n’occasionnent pas de gêne pour les piétons ;
« 3° Autoriser la circulation sur les routes dont la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 80 km/h, sous réserve que l’état et le profil de la chaussée ainsi que les conditions de trafic le permettent.
C’est à ne plus rien y comprendre. On devrait donc pouvoir rencontrer des trottinettes électriques sur nos départementales…
Et le port des équipements?
Être coiffé d’un casque conforme à la réglementation relative aux équipements de protection individuelle, qui doit être attaché ;
« b) Porter, soit un gilet de haute visibilité conforme à la réglementation, soit un équipement rétro-réfléchissant dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du ministre chargé de la sécurité routière ;
« c) Porter sur lui un dispositif d’éclairage complémentaire non éblouissant et non clignotant dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du ministre chargé de la sécurité routière ;
« d) Circuler, de jour comme de nuit, avec les feux de position de son engin allumés ;
Premières remarques
Les cyclistes vont faire les frais de l’irruption de ces nouveaux engins sur les pistes cyclables et, comme on s’en doute, ils seront pour la plupart débridés sans que personne ne puisse déjouer l’infraction
Des trottinettes au pas sur les trottoirs? mon œil! j’attends de voir car au pas équivaut à aller à pied, chose que tout possesseur de trottinette sera incapable de respecter.
Boris Johnson alors qu’il était maire de Londres. Méfions-nous des opportunistes qui briguent nos suffrages
Parlons vélo!
Les Municipales qui approchent font soudainement penser vélo à ceux qui ambitionnent briguer nos suffrages. Ainsi le maire de Montpellier, Philippe Saurel, vient de décider un voyage d’étude cette semaine à Copenhague. Il est sûr que le dépaysement va être total. Comparaison n’est pas raison serait-on tenté de dire; avec une ville comme Copenhague le maire de Montpellier va s’apercevoir qu’entre la capitale du Danemark et celle Montpellier, la surdouée disait Georges Frêche, il reste un abîme à franchir pour tenter de faire les premiers pas en direction du vélo.
Plutôt que de rejoindre ces latitudes septentrionales aux frais de la Princesse, Philippe Saurel aurait pu se contenter de Strasbourg qui n’est déjà pas si mal…et pourquoi pas rejoindre la capitale alsacienne sur un vélo! Avec étapes, cela va de soi.
Les Municipales sont un moment idéal pour faire parler les postulants, leur faire dire ce qu’ils ont dans le ventre et quelles sont leurs intentions concrètes d’endiguer ces débordements excessifs de la voiture dans notre quotidien. Des débordements qui ont pour corollaire de dissuader toute tentative de retrouver des mobilités douces dans nos quartiers. Car le maire qui se plaint qu’on lui arrache « en haut » ses pouvoirs régaliens garde tout de même un pouvoir de police important pour « orienter » sa cité et ses concitoyens vers moins de pollution et vers plus de quiétude environnementale. A quoi bon investir à grands frais dans la renaturation d’un parc public si l’opération ne s’accompagne pas tout autour d’une baisse significative du trafic automobile. A quoi bon un havre de paix et de verdure si un nuage de pollution l’entoure quotidiennement?
Donc c’est le moment de tester les candidats-maires avant de les élire. Je sais que la plupart sauront faire preuve de réponses de normands. N’hésitez donc pas, respectivement dans vos communes, à appuyer là où l’argumentaire semble fragile et à débusquer parmi les professions de foi toutes les hérésies contraires à la qualité de notre environnement.
allez-vous, oui ou non, supprimer des places de parking dans notre cité depuis qu’on sait que la voiture en rien ne favorise le commerce local? la preuve à Thann, ma ville, où les vitrines sont vides en dépit de nombreux parking
allez-vous, oui ou non, décider d’infrastructures favorables au vélo et définir des axes prioritaires jalonnés?
décider de zones de rencontre où le piéton est prioritaire?
actionner votre police pour faire respecter les limitations?
décider de zones piétonnes où la voiture sera bannie?
encourager l’achat de bicyclettes en aidant les citoyens?
protéger les traversées sensibles pour les piétons et les cyclistes?
engager de véritables actions de promotion du vélo en direction des écoles?
La vie de la cité passe d’abord par la reconquête de la rue par les citoyens.
Et nos retraites?
La question du devenir de la réforme des retraites a du plomb dans l’aile. Il est question d’appliquer la punition aux nouveaux entrants au travail. Si je compte vite: payer la retraite 43 ans après le début de sa vie active, ça donne 2062 au plus tôt pour la fameuse retraite à points dont personne ne veut! Imaginer qu’on puisse décider du sort de nos prochains à partir de 2062, ça me choque énormément.
Un citoyen mécontent de cette lenteur à décider de la fin des régimes spéciaux, cette incongruité du temps des conquêtes sociales disent certains, fit une remarque désabusée à la radio « alors comme ça, on va continuer à financer le déficit de la SNCF, de la RATP, de la Poste,…? » Ben oui! mais le quidam en question s’est-il un seul instant demandé qui allait financer sa propre retraite vu que sa boite vient de faire faillite et que les actionnaires sont partis en laissant la clé de l’usine sous le paillasson.
Méfions-nous donc des a priori sur le coût de nos solidarités inter-générationnelles. Car si la SNCF peine à financer ses charges de retraites, c’est d’abord parce que la France a pris le chemin du tout routier, a fermé des lignes secondaires, a sabordé le fret ferroviaire et liquidé des cohortes de cheminots dédiés à l’entretien, voire ses contrôleurs à bord des TER et ses chefs de gare en banlieue. On mettra ça sur le compte de la modernité. Attendons de voir quand le tour de la faillite des constructeurs automobiles va s’annoncer, sans parler de celle d’EDF, ce mastodonte aux pieds d’argile immolé au nom du libéralisme économique, attendons de voir qui va payer les retraites de ces milliers de salariés mis à la porte…
Gifi et consorts, la Chine en direct
Quand on entre dans un magasin Gifi ou Foire-Fouille ou Action, pour ne parler que de ces trois là, on est bluffé par le volume d’objets en plastique qui inondent les rayons. Sans parler des meubles de déco à consommer rapidement avant qu’ils ne s’écroulent.
Halloween, une source de revenus inespérés, le summum du mauvais goût dans le hard-discount (non alimentaire) est-il atteint?
Tout cela voyage par containers à travers les mers en provenance de Chine essentiellement. On a peine à imaginer comment la Chine a pu en si peu de temps s’approprier nos technologies et devenir le leader de la plupart des produits d’équipements ménagers et de loisirs.
Le « Jacques Saadé », navire propulsé au gaz naturel, jusqu’à 23.000 conteneurs ou l’art de consumer la planète encore plus vite.
Les cartons s’empilent dans les rayons des magasins. Il faut éviter les stocks et la place manque. Des petites mains s’affairent à vider les emballages que d’autres petites mains ont rempli à l’autre bout de la planète quelques semaines plus tôt et à les placer dans les rayons. Les Gifi and Co sont devenus de vastes comptoirs de Chine (la Chine pourrait très bien s’approprier ces magasins comme elle le fait pour ses matières premières en Afrique et les grands crus bordelais) . Si demain la Chine venait à perdre sa compétitivité, si l’ouvrier chinois venait à réclamer son vrai dû syndical de labeur, le consommateur occidental serait bien démuni.
Que s’est-il passé aujourd’hui à Vieux-Thann pour que la station d’Atmo Grand Est installée rue de l’Artois se mette à enregistrer un tel pic de Dioxyde de Soufre à partir de minuit le 19 octobre?
Le saura t-on?
Ne l’oublions pas, à Vieux-Thann et à Thann nous avons des Usines classées Seveso.
Les effets sur la santé
Le SO2 est
un irritant des muqueuses, de la peau, et des voies respiratoires
supérieures (toux, gène respiratoire). Il agit en synergie avec d’autres
substances, notamment avec les fines particules. Comme tous les
polluants, ses effets sont amplifiés par le tabagisme.
Les effets sur l’environnement
Le SO2 se transforme en acide sulfurique au contact de l’humidité de l’air et participe au phénomène des pluies acides. Il contribue également à la dégradation de la pierre et des matériaux de nombreux monuments.
Pas d’affolement, 18 microgrammes/m3 c’est 15% du seuil de la moyenne journalière (125 microgrammes/m3) à ne pas dépasser
liste conduite par Gilbert Stoeckel, premier adjoint de la municipalité sortante
C’est parti. Avec les Municipales qui se dessinent, les candidats se révèlent l’un après l’autre. Dans nos boites à lettres. Et pour faire « fun » sur les réseaux sociaux.
Ainsi dans ma commune à Thann, la liste Thann demain. Ne ratons pas l’opportunité de parler vélo. Cela n’arrive que tous les …six ans; moins souvent que les Présidentielles.
Parlons donc vélo à ceux qui briguent nos suffrages car pendant six ans, on ne nous entendra plus.
Dans ma boite un flyers qui proclame une sincère démocratie participative. Comme on aimerait le croire! Je ne sais plus qui disait les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Mais pas de mauvais procès d’intention. Admettons! D’autant que dans le domaine des mobilités urbaines, Thann privilégie à fond la voiture et n’a pas de culture affichée en matière de mobilités douces.
Alors la liste Thann demain, si j’ai bien compris n’est autre que la liste sortante de la précédente mandature amputée de son maire. Menée par le premier adjoint Gilbert Stoeckel, la liste Thann Demain joue la transparence, elle nous invite à venir échanger physiquement lors de cinq rendez-vous thématiques autour de thèmes choisis.
culture, sports et loisirs
citoyenneté et démocratie participative
santé et services à la population
environnement et développement durable
redynamisons la ville
J’ai déjà une opinion sur divers sujets concernant l’administration de la ville. Notamment sur l’état de délabrement de la voirie, le laisser-aller dans les parcs municipaux qui servent de squats à de jeunes désœuvrés pendant les inter-cours et les affreux ralentisseurs qui secouent le squelette des cyclistes en ville. Mais cela est tout personnel.
J’hésite… Où se trouvent les mobilités douces dans ce vaste programme de réunion avec les citoyens? Je penche pour environnement et développement durable. Le développement durable, ne l’oublions-pas, c’est une tartufferie inventée par les lobbys industriels en 1987 pour nous faire croire à la croissance vertueuse et bienveillante pour l’environnement. C’est un concept qui a fait « pschitt ». Il suffit de voir comment les véhicules SUV sont montrés du doigt aujourd’hui.
Rue Jean Flory devant le collège de Thann, des pièges à cyclistes qu’on distingue avec peine à la nuit tombante
Thann est d’abord une ville du tout bagnole aggravé par une thrombose permanente avec la nationale 66 qui la traverse et son trafic pendulaire. Est-ce une raison suffisante pour y encourager encore plus le trafic automobile intra-muros? …et alors même qu’on y dispose d’un tram-train performant handicapé par le prix de son billet. 10 euros aller-retour pour aller à Mulhouse, c’est trop peu dissuasif pour ne pas prendre sa voiture.
En revanche des parkings à voitures partout. Des parkings parfois gigantesques.
parc Jacquot
parc 7 août
parc De Gaulle
parc Bungert
parc Match
parc Tassigny
parc Kessner 1 et 2
Et pour le vélo?
Pour le vélo, aucun programme. Tout est à l’abandon. Pas d’itinéraires prioritaires jalonnés et protégés. Absence de voies dédiées et matérialisées. Voie Verte de la Thur en jachère dans la traversée de la ville et recouverte de revêtements rapiécés. Même la rue de la Paix désignée « colonne vertébrale » est-ouest du vélo, est parsemée d’embûches avec des intersections multiples non protégées et des circulations sur trottoir non conformes aux recommandations du CERTU.
Pour se convaincre du peu d’effort de la municipalité sortante en direction du vélo, un signe ne trompe pas: la quasi absence de vélos dans les parcs à vélo du collège et du lycée. Ce qui est bien la preuve que la jeune population se détourne de ce moyen de déplacement par absence de promotion et d’engagement de la puissance publique locale.
Je me suis offert dix jours sans vélo et j’ai marché. Cinquante kilomètres, petit à petit. La marche, c’est bien aussi, je l’ai toujours dit. La marche c’est un succédané au vélo, sans doute. Marcheur à vélo, je le suis déjà un peu dans les passages difficiles de mes parcours à VTT.
J’ai rencontré un marcheur du Club Vosgien à Roderen. Il m’a observé…et arrivé à sa hauteur je me suis arrêté. Étonné, oui, il l’était. D’habitude, il faut s’écarter vite fait, me dit-il. Ils ne sont pas méchants, mes chiens, quand l’un d’eux est venu renifler l’intrus à vélo. Quand un chien est affable, je peux répondre d’une caresse amicale sur la tête. Je suis membre du club de Masevaux ajoute t-il…je lui rappelle que les marcheurs de là-bas ne sont pas tendres avec le VTT…oui on a manifesté avec une banderole et menacé de démissionner du bureau lorsqu’un vététiste a traversé notre chantier en ligne droite dans la pente, après nous avoir dit de nous écarter!…il portait un casque intégral et d’un coup d’épaule notre président l’a déséquilibré dans sa course!…
Manif des marcheurs de Masevaux contre le VTT (3 avril 2018 journal l’Alsace)
Conflits d’usage, incivilités, devenus classiques comme dans nombre d’activités de la vie en communauté. Je ne peux pas cautionner ces comportements de cyclistes qui ternissent notre image, cela va de soi.
Sur la route que j’évite le plus possible, il est effrayant de constater notre vulnérabilité grandissante. Une vulnérabilité accrue par nos propres bêtises: rouler sans lumière, habillé en noir, à plusieurs de front,…
Leçon de fake news médiatique
Le plantage généralisé de la presse française, un bel exemple d’amateurisme
J’ai rencontré Nanard. Il jouait aux boules avec ses copains derrière le terrain de foot. Nanard, je le sais, n’est autre que Xavier Dupont de Ligonnès. Je ne vais pas le dénoncer, c’est mon p’tit doigt qui me l’a dit.Je le laisse jouer aux boules, paisiblement. Il ne sait peut-être pas lui-même qui il est en réalité, ni de quoi on l’accuse. Avoir assassiné sa femme et ses quatre enfants il y a plusieurs années. Comme on peine à retrouver le dénommé Xavier de Ligonnès, alors ce sera Nanard le coupable.Le brave Nanard en est tout tourneboulé. Comme ses boules.
Les médias si prompts à dénoncer les fausses nouvelles qui pullulent sur les réseaux sociaux viennent de nous donner une leçon magistrale de leur incompétence crasse en annonçant en cœur l’arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès sans retenue. On allait voir ce qu’on allait voir…Tous les spécialistes « police-justice » étaient rappelés au front. Sur ce coup là, les chaines d’infos en continu si avides de news allaient trouver de quoi alimenter un nouveau feuilleton, après l’incendie Lubrizol de Rouen, après le carnage de la préfecture de police. Le Kurdistan pourra attendre encore un peu qu’Erdogan achève le sale boulot.
Las, au bout de 24 heures d’agitation intense dans les rédactions et sur les plateaux de télé, il a fallu se rendre à l’évidence, même avec de la chirurgie esthétique, le docteur Jekyll n’avait pu réussi à transformer Xavier Dupont de Ligonnès en un modeste retraité de la Régie Renault.
Est-ce grave docteur? Oui, c’est très grave que dans un pays démocratique tous les médias se trompent ensemble et colportent une fausse information avec le concours d’informateurs policiers. Que des journaux puissent se compromettre ainsi est pour le moins inquiétant. Il convient se se méfier de cette collusion entre la presse et la police qui fait qu’aujourd’hui sur les plateaux de télé on ne sait plus qui est le policier et qui est le journaliste.
Aujourd’hui polices et médias se renvoient la balle de cette bévue. Il faudrait que la police trop bavarde se ressaisisse et que la presse caméléon prenne davantage de précautions avant de dupliquer sans nuance ses infos sur celles du voisin.
Se méfier de l’autre?
C’est un signe des temps. Ton voisin de bureau peut subitement t’égorger sans même prévenir. Dès lors que faire? On avait déjà des précédents. Le type qui sur la route sort un flingue, celui qui canarde une foule au spectacle, …
Alors on nous propose la société de vigilance, celle du soupçon. Le corps social est ainsi mis à l’épreuve tandis que l’Etat se débarrasse de la patate chaude en oubliant ses devoirs de protection. Je me souviens qu’en Angleterre, on propose dans les villages de dénoncer tout suspect parmi le type qui passe. En France on a de plus en plus de communes qui arborent le sigle « voisins vigilants ».
Suspecter son voisin. Triste perspective.
L’assistance? bof…
On va me dire que j’en fais une fixation. Mais pourtant sans que cela paraisse, le phénomène de l’assistance électrique sur nos vélos poursuit son chemin. Ce faisant, le champ des pratiquants s’est considérablement élargi. J’en rencontre partout. Surtout « des grands commençants » qui viennent grossir les rangs du VTT le dimanche. Ils s’attardent au bas du chemin, nous regardent passer, puis nous dépassent avec allégresse. Un véritable phénomène de jouvence pour ces nouveaux venus au vélo. Ce qui ne manque pas de faire réagir les inconditionnels du gros mollet, « le cyclotouriste assisté aura t-il seulement l’illusion d’être plus jeune, beau et bien portant? » s’interroge un lecteur de Cyclotourisme 694 d’octobre… puis il ajoute, perfide, « je ressens du plaisir à renoncer à consommer des métaux et des terres rares, de l’électricité qui, quoi qu’on en dise, est tout sauf propre. »
Voila donc les assistés du vélo habillés pour l’hiver. A la fédé, on doit être embêté de voir se dessiner un schisme entre les pros et les anti assistance alors même que ses adhérents se précipitent en masse pour s’équiper du fameux vélo « qui vous booste » dans les côtes.
Je ne me fais pas trop d’illusion. Avec la montée en puissance du VAE dans tous les registres du vélo, mon champ de lecteurs va s’étioler assez vite…sauf si je m’équipe à mon tour. Pour comprendre l’étendue du problème, il faut se rendre compte que là où vous proposez des circuits de 25km à VTT lors d’une sortie dominicale, les pratiquants du VAE peuvent sans difficultés en avaler plus du double sur le massif vosgien. Serge Mannheim, mon voisin vélociste, me le confirme; entre midi et 14 heures, il grimpe sur son VTT au Thannerhubel, redescend dans la vallée, grimpe à Freundstein, puis après le col Amic rentre chez lui par la route. Les connaisseurs apprécieront. Entre VTT et VTTAE, on ne joue pas dans la même cour.
Si vous vous sentez une âme de rédacteur, si vous avez envie d’écrire, de dire des choses en relation avec nos mobilités, envoyez-les moi. Je les publierai.
Le luxe? C’est le déploiement devers moi de vingt-quatre heures, offertes chaque jour à mon seul désir. Les heures sont de grandes filles blanches dressées dans le soleil pour me servir.
Je pêche un omble de trois kilos. Je lis Bachelard près de mon feu.
Je viens de terminer la lecture de « Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson. Sylvain Tesson, c’est lui qui raconte sa chute de 10 mètres en escaladant une façade à Chamonix, celle de la maison de son ami Jean-Christophe Rufin. Il dit être « toiturophile«
Sauvé, Sylvain Tesson conserve les stigmates de cet accident avec une paralysie de la face qui me donne un air de lieutenant prussien de 1870 dit-il.
C’est un grand voyageur, un wandere(u)r.
Vivre six mois en ermite au bord du lac Baïkal, c’est là qu’il a choisi de nous emmener.
Il emporte avec lui plusieurs dizaines d’ouvrages à lire sans oublier une quantité impressionnante de vodka et de cigares et se nourrit presque exclusivement d’ombles qu’il pêche dans le lac gelé après y avoir fait des trous.
Méfiance avec les ours: on ne sort pas sans une fusée éclairante sur soi pour faire fuir l’animal!
C’est une belle expérience de vie pleine de philosophie. Et c’est très bien écrit.
Sylvain Tesson est le fils de Philippe Tesson qui a fondé le Quotidien du Médecin et de Marie-Claude Tesson-Millet, docteur en médecine
On l’oublie parfois, Thann est aussi une ville à risques SEVESO
Un incendie gigantesque?… où ça?…
A Rouen! C’est pas moins pire que Notre Dame. Et pourtant…
Il aura donc fallu attendre 48 heures pour qu’enfin les médias osent se pencher sur cette catastrophe gigantesque d’une usine classée Seveso à Rouen. La faute à qui?
La faute a une information de la plus haute importance, le décès de Jacques Chirac, celui que la rue bon enfant appelait « Chichi » mais qui au fond de moi-même ne me laisse aucun souvenir d’une disposition-phare pour la Nation. Chirac était ce qu’on nomme un radsoc bon teint qui faisait mine de s’inquiéter de sujets graves avec de bons mots comme « notre maison brûle… », mais qui ne faisait rien de concret. Mourir alors qu’une usine Seveso prend feu, c’est pas de chance. Je ne vais rien ajouter à ce concert de louanges qui ressemble à celui des républiques bananières lorsqu’elles perdent leur leader maximo.
Cette France là ne m’intéresse pas. Je la laisse à ses funérailles.
Je ne suis pas adepte des commémorations, on l’aura compris. Mais les œuvres humanitaires, oui. Sans en être militant d’une cause plutôt que d’une autre. C’est ainsi qu’il y a quelques mois, j’avais tenté d’apporter ma contribution aux Restos du Cœur.Nous sommes au grand complet, m’avait-on répondu. Bon de ce coté là, je n’ai pas insisté. Je sais que les bataillons de retraités se disputent les places. Tant mieux pour les Restos si ils ont du cœur à l’ouvrage et autant d’atouts à faire valoir. Comme notre pauvritude est appelée à prospérer, Coluche ne chômera pas.
Hier, je me suis indirectement intéressé aux Virades de l’espoir en participant à l’élaboration d’un parcours familial à VTT avec mon club local. Personne n’est venu. Alors nous sommes partis seuls.
Qu’en conclure? ce que j’en conclus, c’est que les gens ne veulent pas se faire suer le burnous pour une cause humanitaire. En revanche pour le repas de midi, toutes les places étaient retenues. Qu’en conclure encore? Bouffer oui, se décarcasser non!
Daniel est déçu. Qui ne le serait pas. Lui qui tente de recomposer un club vélo peine à réunir du sang neuf. Où sont-ils les gens? comme dit Mélenchon. Les clubs? ils s’en foutent, ils roulent avec le voisin du quartier, ou la voisine. Daniel croit encore aux traditions, au bénévolat, à la convivialité.
Que nenni! Les clubs ont vécu. Chez les marcheurs (à pied, pas ceux de Macron) ce n’est guère mieux. Cette corporation n’est plus composée que d’alertes retraités qui frôlent le quatrième âge.
Alors foutons-nous z’en en commun. Faites vos marches et votre vélo sans vous soucier de personne.
C’est le maître-mot du jour: chacun pour soi dans une France qui dévisse un peu partout sur ses libertés, sur ses fraternités. Une réflexion qui n’arrêtera pas les premiers de cordée. Pour sûr! Je vois chaque soir dans la lucarne un monde étrange, celui de nos jeunes marcheurs de LRM fraîchement élus dans le sillage de Macron. Je ne me reconnais dans aucun d’eux. Vous ne serez pas étonnés.
Rien dans leur allure, leurs certitudes, leur argumentation de bazar, leur arrogance à l’égard du vieux monde ne me séduit.
Pourtant j’ai cru être adepte de modernisme dans mes attitudes, mon mode de vie, mais non, rien à faire, les éléments de langage de la Macronie débités par cœur ne passent pas. Ce marketing politique aura du mal à convaincre dès lors qu’il s’attaque à des sujets de fond comme la PMA.
« Voila ma maman et voici ma maman » Belle perspective humaine!
Il va falloir que je fasse des efforts. Beaucoup d’efforts pour admettre la fin du patriarcat au nom d’un féminisme libéré.
Pour les retraites, on a déjà compris: faire retourner nos vieux à la retraite des vieux d’antan, c’est à dire à l’indigence. Au nom d’une France qui recule d’année en année après ses Trente Glorieuses.
Ce matin, un très beau texte de Gabriel Anctil dans le journal « Le Devoir » (Canada).
De pédaler quotidiennement aux côtés de milliers de ses concitoyens insuffle une puissante impression d’appartenir à une collectivité à visage humain, où chacun doit considérer les actions et les mouvements des autres pour le bien-être de la multitude.
Je commence comme ça ce matin. Je ne dérange personne. Pas de bureau partagé dans mon home, pas d’Openspace. De la musique à volonté.
Et puis après, je me pose. Qu’est-ce que je pourrais bien entreprendre de constructif avec moi-même?
Participant : moi-même
Moi-même, c’est mon ego ou mon autre. Mais je ne suis pas toujours d’accord avec lui. Des crispations, des mésententes surviennent sur la marche à suivre. La marche à suivre? Mon confrère et ami Pierre Brunner me surprend toujours lorsqu’une fois de retour de sa marche, il raconte sa balade avec lui-même sur son blog LTD RANDO 68.
Participant: lui-même, écrit-il. Comme pour se prouver qu’il était là et que ce n’était pas son double qui a accompli ce périple souvent exigeant. En somme, une sorte de confirmation s’il venait à douter en découvrant ses belles images du jour. Non, ce n’était pas un rêve, il était bien là.
Alors, aujourd’hui?
J’ai ce vague projet d’organiser une rencontre régionale à destination de Amis du Randonneur ( des gens à vélo). J’ai du temps devant moi car il faudra au préalable passer sous les fourches caudines de l’administration du Randonneur pour caser une date.
Alors voila, je vais tenter de construire un parcours n’excédant pas quatre-vingt kilomètres de vélo entre Masevaux et Belfort au pied de nos collines sous-vosgiennes.
la vallée de Saint-Nicolas
Au menu touristique, il y aurait donc Masevaux, Rougemont, ses arrosoirs, Saint-Nicolas, Lamadeleine-Val-des-Anges, puis une incursion dans cette zone des étangs autour d’Eloie, le fort de Roppe au cœur de la forêt, la Seigneurie, la gare de Sentheim, le train Thur-Doller,…
Je me demande parfois si nos militants de la cause vélo ne font pas fausse route avec des messages d’encouragement comme celui-ci:
Vous n’avez pas eu le temps de régler cette histoire de roue voilée ? Avant de sauter dans votre RER, venez déposer votre vélo devant la gare. Vous le récupérerez réparé à votre retour, à la fin de votre journée de travail. (source)
Une roue voilée? comment ça peut-être possible? elle est en chewing-gum cette roue? évidemment sur un vélo à 150 euros ne pas s’attendre à un miracle de la part du mécanicien.
Alléguer qu’un vélo puisse être défaillant tous les trois jours, non! Si le vélo est aussi peu sûr et solide, alors pourquoi abandonner sa voiture qui roule depuis longtemps sans qu’on sache où se trouve le levier du capot pendant au moins 30.000 kilomètres?
Un vélo de ville comme le mien. Un dégraissage de chaîne de temps à autre et rien d’autre.
Acheter un vélo et c’est tout. Il ne doit pas y avoir de programme de réparation hormis le remplacement de la chaine et des pneus tous les 10.000 km au moins…c’est à dire pas avant plusieurs années pour celui qui parcourt 15 kilomètres par jour.
Qui pourrait croire que ces deux slogans découverts sur les pancartes de ceux qui manifestent pour le climat ont un quelconque rapport entre eux?
Prenons le cas du cycliste lambda qui fait son tour le dimanche, puis qui reprend sa bagnole le lundi pour aller bosser. En quoi pourrait-il être sensible à son environnement dégradé le long des routes dès lors qu’il doit assurer sa fin de mois pour faire manger sa famille.
Nous en sommes tous là.
Assurer notre lendemain proche avant le lointain. Pourtant le lointain devient proche si l’en en croit les experts. Les premiers à le découvrir sont les Américains, les premiers pollueurs de la planète, les plus riches aussi, doivent en effet faire face à des cataclysmes de plus en plus fréquents et violents avec les tornades qui dévastent leurs Etats.
Voici donc venue, l’heure où les conflits de revendications syndicales et ceux de préservation du climat se confrontent.
L’écologie à la base, ce sont des sciences naturelles où l’humain occupe une petite place
Aujourd’hui l’écologie tente de ramener à elle tous les tenants d’un retour à l’ordre des choses, un ordre qui peut sembler suspect à beaucoup. L’exemple allemand en est l’illustration. Après avoir fermé ses centrales nucléaires sous la pression écologique, l’Allemagne exploite d’immenses champs de lignite à ciel ouvert: des tonnes de CO2 et polluants envoyés dans l’atmosphère!
Pourtant samedi dernier, les écologistes étaient vingt mille à défiler pour le climat dans les rues de Freiburg im Breisgau, dans le Bade-Wurtemberg…et seulement mille à Strasbourg, la capitale européenne toute proche.
Cet étrange paradoxe des peuples en dit long sur nos incohérences actuelles et à venir.
Si la France est plutôt bien placée dans le peloton de tête des Etats vertueux en terme de réchauffement climatique, c’est aussi grâce à ses centrales nucléaires qui ne concourent pas à l’effet de serre. Cette vérité là, très peu sont prêts à l’entendre.
Les jeunes générations prennent le taureau par le cornes, elles ne veulent pas être les victimes de la fin du monde. Comme on les comprend! La jeune Greta Thunberg brandie en étendard suffira t-elle à réveiller les consciences?
Les compteurs du crédit de la dette environnementale tournent à grande vitesse et nous sommes nombreux à nous demander comment les arrêter. Des zozos à vélo continuent de penser qu’abandonner la bagnole pourrait suffire. Pas si simple! Ce sont des pans entiers de notre économie, de notre mode de vie, de notre organisation sociale et politique qu’il faudrait revoir. On n’attendra rien des libéraux qui nous gouvernent. Empêtrés dans un salmigondis de mesures illusoires, corsetés par l’Europe de Bruxelles, nous allons droit à notre perte.
François Schmitt
Une pensée pour François Schmitt, vigneron à Orschwihr. Chaque année, il accueillait les cyclistes de la région pour fêter le Vin Nouveau dans la cour de son Établissement.
2 octobre 2010, le Vin Nouveau aux caves Schmitt
Frein à disque
Je vais surprendre tous ceux qui ne jurent que pour les freins à disque rapportés sur le moyeu de leur bécane. A vélo les freins à disque vous les avez depuis des lustres. Sans le savoir. Je vous montre à quoi ça ressemble…
Le frein à disque pour vélo existe depuis la nuit des temps. Bien plus efficace que les freins à tambour sur les bagnoles le frein à disque vélo exige une faible pression sur le disque de grand diamètre représenté par la jante. En plus la jante sert à fixer le pneu. D’un pierre deux coups! Elle est pas belle la vie?
Alors chers amis cyclistes traditionalistes, ne rougissez-pas, vous avez été modernes sans le savoir. Avant tout le monde. Et ne cédez pas aux sirènes mercantiles qui vous font prendre des vessies pour des lanternes rien que pour vous vendre un vélo.
Colline du Bollenberg. Préfiguration du climat méditerranéen étendu à toute l’Alsace?
Doit-on s’inquiéter des pénuries à venir? la pénurie d’eau? la pénurie d’essence?…et corrélativement la pénurie de courant électrique d’origine nucléaire, hydraulique et…solaire (car le solaire a ce défaut d’être moins bon en période de canicule).
Pour l’heure, on fait comme si. Comme si la canicule n’était que passagère. Or voici plusieurs années que le phénomène se reproduit: une baisse de la pluviométrie, un asséchement des cours d’eau, une baisse des nappes phréatiques.
Combine te temps encore le monde agricole va t-il pouvoir disposer d’eau à profusion pour la compétitivité de ses cultures?
Ne plaisantons pas! les conséquences sont là: des communes ravitaillées en eau, des centrales nucléaires qui doivent réduire leur production à cause du réchauffement de l’eau, des bétails qui manquent de pâtures, la faune piscicole qui meurt, les cultures agricoles qui pompent de l’eau là où elles peuvent et notamment dans des rivières déjà exsangues…la forêt vosgienne qui dépérit (100.000 m3 de sapins morts dans le sud vosgien).
Dès lors, que faut-il attendre de ces pénuries?
des restrictions tous azimuts
des rationnements
des coûts de marchés qui vont exploser
Est-ce un scénario catastrophe? je ne le crois pas. Le problème, c’est que les pouvoirs tardent à prendre des mesures de crainte d’affoler les populations…on le voit notamment avec le laxisme lié à la pollution automobile aux abords des agglomérations.
Nos anciens savent ce que veut dire rationnement. Pendant et après la guerre, il y avait les tickets de rationnement. Aujourd’hui sommes-nous prêts à être rationnés? avoir de l’eau ou du courant quelques heures par jour?
Vingt litres de gas-oil par semaine. Et débrouillez-vous avec ça.
Le scénario du pire aurait de graves retentissements sur l’humain, des conflits possibles sur les droits d’usage et aussi des pathologies cognitives probables chez les individus incapables de s’adapter. Nos congénères habitués à la profusion de tout seront-ils capables d’accepter cette nouvelle donne en lien avec le réchauffement de la planète? Il est vraisemblable qu’aucun État démocratique ne sera en mesure de prendre les mesures qui s’imposent pour inverser la tendance. D’ailleurs, seul, quel État pourrait entraîner le reste de la planète et les climatosceptiques comme Trump ou Bolsonaro?
On peut donc s’attendre à un conflit mondial généralisé entre les impérialismes qui vont s’entre-choquer pour conserver leur leadership face aux enjeux climatiques.
C’est pessimiste, je sais. Mais avons-nous des raisons de croire que la tendance du monde peut s’inverser?
Bien étudier ses itinéraires évite des déconvenues
Alors je me penche sur le sujet. D’abord en étudiant les cartes.
J’ai commencé par scruter la frontière franco-allemande de 1870, celle qui chemine le long des Crêtes vosgiennes. La plus escarpée et la plus pentue. Je connais déjà la plupart des cols pour les avoir gravis dans le passé.
Il me restera à redescendre dans la plaine d’Alsace par le col de Schlingoutte et le col de Fouchy et rejoindre Lièpvre. Atteindre le Rhin à Atzenheim, puis le longer jusqu’à Saint-Louis.
un peu d’imprévuborne myriamètrique de l’époque napoléonienne le long du Rhin
Le Sundgau. Là aussi j’ai quelques traces « à cheval sur la frontière suisse » mais tout reste à faire jusqu’à Réchézy (TB).
frontière suisse, ferme des Ebourbettes
Et pour finir, rejoindre le Montori au-dessus de Masevaux
Beau projet en perspective avec un bikepacking pour 2020 si j’ai encore les forces…
Pisser dans un violon, c’était brasser de l’air. Plus maintenant car on va pouvoir pisser intelligemment. L’urine devient parait-il un nouvel or vert. Tout dépend de l’usage qu’on en fait.
On connaissait déjà l’urinothérapie consistant à boire sa propre urine. Je n’ai pas goûté mais peut-être qu’avec un peu de grenadine, ça passerait mieux!…
L’urinothérapie est une pratique déjà suivie par cinq millions d’Allemands, dix millions de Chinois, deux millions de Japonais et un million de personnes aux Pays-Bas.
L’urine contient principalement trois éléments : l’eau (95 %), l’urée (dégradation des acides aminés de l’organisme) et la créatine (déchet des muscles). En moyenne, un homme produit 1.5 litres d’urine par jour, un cheval 10 litres et un éléphant jusqu’à 80 litres.
Attention: Boire son urine reste une pratique empirique dont l’efficacité n’a pas encore été scientifiquement prouvée.
On se souvient aussi avoir lu que des explorateurs perdus dans le désert ont bu leurs urines faute d’eau.
Mais voici que les nouveaux diesel aux normes Euro6 sont équipés de réservoirs d’urée. Autrement dit de l’urine. De l’urine synthétique destinée à transformer les oxydes d’azote rejetés dans l’atmosphère en azote et en vapeur d’eau.
Commercialisé sous le nom d’Ad-blue la plupart des constructeurs se lancent dans le procédé.
Récupérer son urine à la maison
Une poubelle pour les plastiques et les cartons, une autre pour les déchets ménagers et…une troisième pour son pipi. Bref, un pot de chambre familial!
C’est vers quoi nous allons tendre à l’avenir. L’urine envoyée dans nos égouts perturbe le cycle des stations d’épuration. L’urine a en effet l’inconvénient d’empêcher les bactéries de se développer dans les bassins de décantation et c’est pourquoi les exploitants ont besoin de gros débits d’effluents pour faire tourner les usines.
Les cyclistes, et pas seulement, sentent parfaitement la bonne odeur de dame nature lorsque l’épandage des lisiers est en cours. Le lisier n’est rien d’autre que les urines des bovins.
L’urine de l’humain serait donc aussi un excellent engrais à valoriser.
Extraire le phosphore de l’urine permettrait de limiter l’exploitation de mines de phosphate dont les gisements sont limités. D’autre part, prélever l’urine pour en faire de l’engrais permettrait de l’exclure du circuit classique de traitement en station d’épuration et ainsi de réduire la quantité de micropolluants rejetés dans la nature. (source)
Faut-il observer un recul de 5 mètres ou 10 mètres par rapport aux habitations pour procéder à l’épandage des pesticides? C’est le débat de la semaine. Depuis qu’un maire a voulu interdire à proximité de son école et des habitations, la justice a tranché fissa. Le Gouvernement s’est ridiculisé en se basant sur ce qui est écrit sur les fûts des fabricants de produits. Il suffit de se promener dans la campagne pour comprendre que 5 ou même 10 mètres n’évitent pas que le quidam de passage se prenne une giclée de glyphosate lorsque le paysan (mal)traite ses champs avec les grandes rampes de son pulvérisateur attelé à son tracteur agricole.
Nous les cyclistes sommes aussi les victimes de ces pulvérisations qui dépassent largement les contours du champ au gré du vent. Certains exploitants arrêtent leur dispositif le temps qu’on passe, mais d’autres font semblant de ne pas nous voir.
Il existe pourtant une réglementation très précise en matière d’épandage qui curieusement semble inconnue des maires …
Les épandages sont soumis à de fortes contraintes horaires et météorologiques: en cas de vent supérieur à 20 km/h, ou en pleine journée, il est fortement déconseillé ou interdit d’épandre. « Quelle que soit l’évolution des conditions météorologiques durant l’utilisation des produits, des moyens appropriés doivent être mis en œuvre pour éviter leur entraînement hors de la parcelle ou de la zone traitée. Les produits ne peuvent être utilisés en pulvérisation ou poudrage que si le vent a un degré d’intensité inférieur ou égal à 3 sur l’échelle de Beaufort. » (Le seuil de 3 est dépassé lorsque vous pouvez voir les feuillages bouger à l’œil nu). Ce même texte interdit la pulvérisation à moins de 5 mètres des cours d’eau visible sur une carte au 1/25000. (Référence : arrêté du 12 septembre 2006 3 – article 2 notamment)
Traitement de la vigne au Rangen (2008).
Les vendanges ont commencé en Alsace.
Je me penche sur cette profession discrète qui fait parfois des miracles avec sa trésorerie sans qu’on sache toujours s’il s’agit de l’opération du Saint-Esprit.
Non, le Saint-Esprit n’a rien a voir là-dedans. L’affaire Albrecht restera dans les annales judiciaires de la profession pour attester du contraire.
Je traverse le nuage de pulvérisation en restant en apnée le plus longtemps possible
Il s’agit tout simplement de se mettre d’accord entre viticulteurs pour savoir combien on va donner de tours de vis au pressoir. Si vous pressez moins, vous aurez moins de nectar et si vous pressez plus, vous en aurez….plus. Vous avez compris. Viennent s’ajouter à cette règle les conditions sanitaires, l’ensoleillement, la pluie,…
Cette année 2019, conditions idéales. L’Association des Viticulteurs d’Alsace s’est donc réunie à huis clos, c’est à dire portes fermées, pour décider démocratiquement (?) qu’on allait faire pisser la vigne à 80 hectolitre à l’hectare. Soit le rendement maximal. Le résultat, on le devine
on produit plus de vin de qualité moyenne et donc on en vend plus dans les supermarchés
corrélativement le cours de l’hectolitre perd de sa valeur s’il conduit à une mévente auprès des acheteurs
Ne parlons pas d’entente illicite sur les prix, les viticulteurs sont des gens bien.
Ce sera donc 80 hl/ha, bien que l’Alsace peine à vendre 920 000 hl et ses milliers d’hectolitres de vins stockés dans les caves. (DNA 2 septembre 2019)
Cernay chemin du réservoir, un terrain propice vient de voir le jour, même si le chemin en a souffert
Nous les cyclistes qui sillonnons les chemins viticoles reculés, on voit que chaque friche dans son plus profond recoin ne tarde pas à trouver un espace propice à planter quelques arpents supplémentaires. On comprend pourquoi.
Ne l’oublions-pas: la vigne française concentre à elle seule 20% des pesticides alors qu’elle n’occupe que 3% des surfaces agricoles cultivées.
L’illettrisme touche des pans entiers de notre société
C’est la rentrée. Rentrée scolaire et rentrée tout court pour les familles qui reprennent corps avec le quotidien.
Ceux qui sont restés scotchés devant les écrans de l’actualité ont vu que le Gouvernement pense désormais aux familles en distribuant la généreuse allocation de rentrée. Scolaire l’allocation, siouplait!
Une rentrée scolaire à 2 milliards d’euros
Allocation qui est une subvention déguisée aux fournisseurs d’accessoires scolaires puisque, de la poche des parents, l’allocation s’échappe rapidement dans celles des marchands. Je pense aux libraires qui se frottent les mains puisque les manuels changent pour un oui, pour un non.
En Allemand, on avait un Bodevin Isler qui faisait plusieurs générations d’écoliers avec quelques annotations en marge. Les bourses scolaires étaient les bienvenues. Parle t-on mieux allemand aujourd’hui?
Aujourd’hui marchandisation effrénée autour de l’école de Jules Ferry qu’on nous dit toujours gratuite. Voire!
Je ne parlerai pas des contenus des enseignements, je ne suis pas spécialiste de la chose. Mais j’observe. De l’extérieur.
Petit potache, je suis devenu grand et je me suis débrouillé avec les outillages élémentaires reçus de mes maîtres.
Des savoirs de base comme remplacer un verbe du premier groupe par un du troisième pour distinguer un participe passé d’un infinitif. Un B.A. BA qui échappe à la plupart de nos contemporains.
Les meilleurs élèves d’aujourd’hui sont au niveau des pires d’hier (Hebdo Marianne du 30 août). Jadis cinq fautes entières valaient un zéro en dictée.
Le constat est là et semble unanime: plusieurs générations ne comprennent rien au bien écrire et ignorent la grammaire. Je suis prêt à le croire quand j’observe les dégâts sur les réseaux sociaux et ces contorsions sémantiques qu’il faut mettre en œuvre dans la compréhension du texte. Nous sommes en face d’un désastre de communication et bien peu à le dénoncer comme si le dépit était insurmontable.
Étudier son parcours avant le départ, la clé de la réussite
Le moindre parcours pourtant insignifiant peut s’avérer compliqué dès lors qu’à vélo vos moyens de secours sont réduits…et que vous n’avez rien préparé à l’avance.
Des secours?
Oui, je veux parler des pannes, par exemple. Les pannes mécaniques qu’on pallie comme on peut avec les moyens du bord, la crevaison, le bris de rayon, le bris de chaîne et d’autres incidents plus graves comme la panne de dérailleur ou de freins.
Demain, je me prépare à ça (Forêt Noire). Connaître mentalement son profil de route est un plus indéniable qui vous évite les déconvenues une fois sur la route.
Mais il existe aussi la panne de puissance tout court, comme cela arrive à nombre d’entre-nous par faute de sommeil, de préparation, ou tout simplement parce que ce jour là vous avez présumé de vos forces.
Des paysages de rêve à vélo, mais il ne faut pas présumer de ses forces
Connaître son parcours et l’altimétrie correspondante vont donc vous aider à planifier l’usage de vos ressources, à doser vos efforts et à ne pas présumer de vos capacités.
Plusieurs fois à VTT, j’ai tracé des parcours montagneux, puis j’ai regardé les difficultés du terrain et la dénivelée…pour finalement renoncer jugeant que c’était trop pour moi.
Quand l’imprévisible se produit! Une route de montagne barrée peut remettre en cause tout votre programme. Surtout que les Allemands n’aiment pas qu’on s’affranchisse des interdits!…
Par exemple à VTT, je sais que 2000 mètres de dénivelée sur chemins avec 50km est un terme que je ne saurais dépasser, que je ne veux pas dépasser en étant seul. C’est ma limite et je l’atteins rarement.
Oct. 2010 Munstertal, en cas de travaux les femmes d’abord!
Sur route c’est différent. On est plus léger, on embarque moins de matériel « de survie » et les risques d’avarie sont moindres. Encore faut-il conduire sa machine avec prudence et ne pas relancer ses efforts, sa vitesse de façon irréfléchie dès lors que le « grand bout » du parcours est encore devant.
Face à un itinéraire inconnu, je privilégie le GPS: ma route est toute tracée à l’avance, je n’ai donc pas à m’arrêter à chaque carrefour rencontré.
réparer une chaîne peut vous sauver la mise
Être à plusieurs de forces semblables dans un parcours de découverte en un atout supplémentaire pour la réussite du voyage dès lors qu’on peut s’entraider.
Les arbres qui meurent sous l’effet de la sécheresse (la Roche Albert 2019- Vosges)
Vous imaginez que je ne vais pas laisser passer cette occasion trop belle du G7 sans en parler. Ce qui fait la différence entre moi et beaucoup d’autres de mes confrères à vélo, c’est que je ne m’en laisse pas conter sur les bassesses de ce monde en déclin et que les stars du système veulent malgré tout continuer à perpétuer (nous tuer à perpétuité?)
J’ai mes raisons de croire que nous ne sommes pas loin d’une guerre mondiale. Quel genre de guerre? je ne le sais pas encore. Pourtant tous les indicateurs sont au rouge. A commencer par celui du climat qui génère ici et là des transformations apocalyptiques de la planète. Des effondrements de glaciers arctiques et des feux gigantesques, sans parler des conséquences pour la biodiversité, dont on sait à coup sûr quel en est le responsable. Mais aussi des puissances capitalistiques qui se déchirent entre-elles pour s’attribuer les restes du gâteau planète. Imaginez-vous que la plupart de nos médicaments sont entre les mains de la Chine qui demain pourra jouer notre santé à sa guise! Pourquoi? tout simplement parce que les firmes préfèrent fabriquer moins cher ailleurs. Ces boites là, je commencerai par les nationaliser sur le champ pour trahison!
Le responsable?
C’est notre mode de développement mondial qu’il faut nommer par son nom: le développement capitaliste. Désormais seul repère de modèle économique de la planète. Il n’y en pas d’autre…j’ai beau chercher, depuis l’effondrement des dictatures communistes, il ne reste que lui pour détruire nos ressources à coups massifs de pillages, polluer l’atmosphère, la terre et les mers. Même la Chine est devenue un empire zélé du néo-capitalisme, et elle ne s’en prive pas grâce au dollar américain dont elle se gave en nous inondant de produits manufacturés à bas coûts. La Chine tient les US par la barbichette car c’est elle qui possède la plus grande réserve de dollars.
Le guéguerre capitaliste entre grands de ce monde ressemble à un jeu de marionnettes où ce sont les dirigeants qui tirent les ficelles, histoire d’amuser le bas monde. Biarritz et son sommet du G7 en est une belle illustration.
Le climat?
Bof, ça devra encore attendre un peu, le temps que l’offre de consommation s’adapte à cette nouvelle donne pourvu qu’on ne change pas de modèle. D’ailleurs des Trump ou des Bolsonaro ne se privent pas d’alimenter le climato-scepticisme pourvu que les affaires marchent.
Le capitalisme est en effet incapable dans ses fondamentaux de penser son business autrement qu’en faisant du fric. Alors le réchauffement attendra. Mais jusqu’à quand? A mon avis, il faut attendre qu’une étincelle se produise dans cette belle mécanique où tout le monde veut sa part du gâteau. Les ingrédients sont déjà là. Je veux parler de ces imbéciles comme Trump, Poutine, Bolsonaro ou même Johnson qui sont prêts avec jouer avec le feu qu’ils ont allumé sur la planète.
S’emparer du pays voisin, cela ne vous rappelle rien?
Quand les rodomontades auront cessé, il faudra passer à l’étape suivante. Trump s’y essaie en testant le marché avec le Groënland. Poutine l’a devancé, il a même fait mieux, il a envahi la Crimée sans rien demander à personne…et la molle Europe a laissé faire.
Je me garderai d’accabler notre jeune Macron qui patauge dans ce marécage nauséabond de CETA et de MERCOSUR, sa tentative de faire illusion avec l’arrivée théâtrale de l’Iran à Biarritz, et qui passe le plus clair du reste de son temps à détruire notre modèle social, nos acquis, nos retraites, notre service de santé, nos services publics pour nous aligner sur les moins-disants de la planète.
Les Altermondialistes de tous poils ont raison de fustiger ces démonstrations ostentatoires de pays riches. Refuser tout dialogue, c’est la ligne qu’il faut garder et attendre que le système s’effondre sur lui-même.
Sur la route, des panneaux. Il est donc impossible de se perdre. Y compris sur des routes isolées où l’on trouvera forcément l’indication d’un hameau ou une borne kilométrique.
En forêt, les premiers à se perdre sont les cueilleurs de champignons.
A VTT, c’est différent. Si comme moi vous pratiquez des balades en montagne vosgienne, mieux vaut savoir où vous allez mettre vos roues et laisser un mot chez soi avant de partir.
Si à la nuit tombante, vos proches n’ont pas de nouvelles, ils risquent de s’inquiéter.
Mon parcours du jour est accessible sur mon ordinateur, là où je l’ai tracé sur l’application BaseCamp de Garmin avant de partir.
Dès lors deux alternatives quand vous partez afin de ne pas vous perdre dans des lieux inconnus:
avoir une carte avec soi, savoir la lire et savoir se positionner sur la carte. La fragilité d’une carte, c’est qu’elle ne dit jamais où vous êtes. Il faut donc être parfaitement entraîné à identifier votre environnement et à le reporter sur la carte.
Pour ne pas perdre le nord: une carte mais aussi une boussole!
avoir un GPS.
J’ai un GPS. Comme pour la carte, il faut savoir s’en servir et mes débuts ont été épiques, j’ai eu recours à la carte en même temps…avant de comprendre comment fonctionne le GPS.
Dans les Vosges, ce qui arrive parfois, c’est qu’on emprunte des chemins sans issue ou qui se révèlent impraticables par suite de l’abandon d’exploitation. Il faut donc savoir faire demi-tour et revenir sur ses pas.
Revenir sur ses pas avec un GPS est facile: il trace finement votre cheminement et il est donc aisé de revenir sur son chemin en suivant sa propre trace. Ne le répétez-pas: il m’arrive parfois de grimper en forêt hors chemin pour rejoindre un sentier en surplomb. Cette surmarche est en principe interdite. Avant de se lancer bien apprécier la distance et la pente à franchir et la direction à prendre. Attendre la réponse des satellites qui positionnent votre avancement, puis poursuivre dans la bonne direction.
Un GPS vous suit à la trace y compris quand vous commencez à tourner en rond dans la forêt
Accident ou incident, que faire?
L’accident peut toujours arriver et il peut être dramatique, surtout si vous êtes seul. Il faut donc ne pas prendre de risque inconsidéré comme par exemple franchir un obstacle difficile à vélo plutôt qu’à pied…et savoir faire demi-tour face à un danger tel qu’un guë dont on ne voit pas le fond
Ne pas se rater
L’incident lui est toujours probable, c’est pourquoi j’emporte un minimum de choses dans mon sac à dos pour réparer le vélo.
Ne pas oublier non plus qu’un accident ou un incident en fin de journée peut vous conduire à voir la nuit tomber dans un lieu insolite surtout quand les jours raccourcissent.
Je rencontre parfois des promeneurs qui me demandent où ils sont ou si c’est bien par là Waldkapelle. Waldkapelle, c’est à vol d’oiseau de Thann et se perdre là n’est pas grave, on trouve toujours à redescendre dans la vallée. Mais parfois on est loin de toute habitation. On pourra alors se dépanner avec les itinéraires balisés du Club Vosgien.
Personnellement, à VTT je n’utilise pas ces itinéraires même si je les emprunte par section.
Où suis-je?
C’est parfois la question qui se pose et comment rejoindre le village le plus proche?
Sur ce GPSmap 62S de Garmin, la touche MARK vous donne instantanément votre position.
Un GPS vous donnera toujours vos coordonnées…et votre emplacement (si bien sûr vous avez téléchargé la carte du lieu); Garmin vous permet de disposer avec quatre cartes informatiques TOPO de l’ensemble de la France IGN.
Je fais confiance aux batteries Eneloop 1900mAh depuis plusieurs années. En voyage, je peux me dépanner avec des piles R6
Attention à votre autonomie batterie! Toujours partir avec des batteries chargées et un jeu d’avance (chargé!)
Le téléphone?
Un téléphone portable pourra vous dépanner s’il est équipé d’une touche LOCALISER
Les téléphones portables avec internet disposent d’un GPS intégré dès lors que vous avez chargé une application de navigation comme Strava ou Openrunner ou Wase.
En outre sur Iphone vous disposez de l’icône « Localiser » qui vous donne instantanément votre position.
Enfin, dernière astuce si la nuit tombe savoir utiliser la torche de son téléphone et disposer d’un sifflet pour vous permettre d’être localisé (en général fixé sur le sac à dos)
En dernier ressort, le numéro d’appel des secours est le 112
Paris-Brest, le gâteau a été créé en l’honneur du raid cycliste existant depuis 1891
Paris-Brest-Paris se termine. Ou presque.
Long de 1200 km, il a réuni cette année près de 6000 participants. Avec ce palmarès, vous atteignez le Graal du randonneur cycliste. On ne peut évidemment que rester admiratif devant cet exploit qui doit être réalisé en moins de 90 heures pour être homologué par l’Audax Club Parisien.
Aller vite n’est pas interdit: 42 heures et 26 minutes, c’est un coureur allemand qui le détient depuis 2015: Björn Lenhard soit à 30 de moyenne arrêts compris. Lors du retour, il a du croiser beaucoup de monde!
300 km. Mon plus grand trophée Audax
Paris-Brest-Paris n’est « rien d’autre que la fierté de terminer le parcours au plus tard le 22 août » avec le gain d’une breloque à l’arrivée comme l’écrit le Point.fr. C’est dire si c’est nul dans notre monde marchand où le vélo est encore perçu dans le grand public comme un accessoire de compétition et de course.
Se faire mal quatre jours et trois nuits sur une selle, est-ce raisonnable? Disons que c’est une victoire sur soi-même…tant pis si en retour vous gagnerez quelques tendinites bien méritées!
Personnellement, ce genre de démonstration cycliste ne me fait pas « vibrer » et je ne l’ai jamais désirée. Mon seul exploit Audax s’est limité au « 300km » et je n’en ai pas demandé plus.
A quoi bon, d’ailleurs? faire du vélo comme un esclave sans profiter du paysage , non merci.
Lecteurs fidèles, vous le savez, chaque lundi (depuis le 5 octobre 2015) j’écris une chronique. C’est parfois un travail difficile car les sujets capables d’intéresser tantôt se bousculent dans ma tête, tantôt doivent être extraits d’un vide sidéral dans l’actualité.
Alors je réfléchis… Qu’est-ce que je vais raconter à mes lecteurs?
Dans l’actualité retenons que les trottinettes électriques font un vacarme du diable. Pourquoi? tout simplement parce qu’elles choquent par l’ampleur du phénomène. Certes en province, on en voit peu. Mais dans les grandes villes, le sujet est là. Sur la route (et pas que! comme on dit maintenant) ces nouveaux engins de mobilités s’imposent délibérément au sein du trafic routier. Sans règle, sans cadre légal, sans code à respecter contrairement au vélo, la trottinette enfonce un coin dans le modus vivendi de la route, de la rue. Les conducteurs filent à 40 km/h sans difficulté et comme on s’y attend l’hécatombe va se produire, elle se produit. Car nul parmi les autres usagers n’est appelé à s’attendre à l’irruption de ces hommes droits comme des i qui se déplacent comme des zombies hors sol parmi la circulation.
On pourrait imaginer qu’une trottinette en plus dans la ville c’est une voiture en moins. Il semble que non. Une étude révèle que ce sont des hommes lassés des transports en commun, de leur inconfort, de leur lenteur, qui adoptent ces nouveaux modes de transport solitaire et capables de faire du porte à porte.
Du coté des cyclistes, on fait le gros dos. Les trottinettes ont tous les droits et les cyclistes très peu. Surtout depuis qu’ils réclament à cry et à cor toujours plus d’ouvrages cyclables sécurisés et performants sur la voie publique. Pour ma part, je suis plutôt partisan du « rien faire », c’est à dire que les corps publics arrêtent l’idée « de faire du vélo » dans leurs programmes de travaux, car tout ce qu’ils font est souvent inutile voire bâclé, sans lien avec les référentiels et les recommandations propres au cycle. Il faut définitivement l’admettre: hors du goudronnage pour le Tour de France, la France n’a pas de culture vélo et ne comprend rien au vélo en tant que mobilité urbaine. Il suffit pour s’en convaincre de constater le nombre d’ouvrages morts-nés consacrés à notre chère petite reine.
Finalement cette nouvelle concurrence décomplexée de la trottinette désespère un peu le cycliste urbain, lui qui a voulu jouer la carte des mobilités douces et non polluantes se retrouve doublé par des geeks qui n’ont cure des pinces à vélo sur les jambes de leurs costumes trois-pièces.
Roderen vient d’en installer trois dans sa traversée.
A quoi ça sert un ralentisseur?
Le ralentisseur pour cycliste. Il fallait y penser!
Pourquoi un cycliste se préoccupe des ralentisseurs?
Parce qu’ils nous cassent les pattes! …et pas que les pattes pour être trivial. Nous n’avons pas d’amortisseurs comme sur les voitures…ou alors il faut un VTT tout suspendu! Nous en avons de nombreux en mémoire comme ceux d’Aspach-le-Haut, ceux du lycée de Thann, la liste est longue et vous pourrez m’aider…Rien n’est prévu pour nous, les cyclistes sont quantité négligeable; ce que veulent les maires c’est réduire la vitesse à tout prix face aux mécontentements des riverains. Pourtant certains itinéraires plus empruntés que d’autres par les vélos mériteraient davantage d’égard de la part des décideurs publics.
profil type d’un ralentisseur trapézoïdal. Face à ce type d’ouvrage il est souvent constaté que la pente d’un mètre minimum n’est pas respectée, ni la hauteur de 10 cm. Comporte obligatoirement un passage piétons
Qu’en est-il de ces ralentisseurs qui fleurissent partout pour ralentir autos et camions?
Il existe un moyen simple d’éviter d’infliger cette secousse aux vélos, c’est le coussin berlinois. Beaucoup de communes y rechignent car le fameux coussin se détruit rapidement en cas de passages à fort trafic. Les cyclistes quant à eux peuvent les contourner par la droite (à condition que la largeur soit suffisante entre le coussin et la bordure du trottoir).
coussin berlinoisProfil type d’un ralentisseur dos d’âne. Dans les faits on a souvent droit à des angles prononcés à la place d’un arrondi
Quelles sont les règles?
décret n°94-447 du 27 mai 1994- norme NFP 98-300 du 16 mai 1994
D’abord un ralentisseur ne peut être installé sur un itinéraire de plus de 3000 véhicules/jour
Ni sur une ligne régulière de bus publics
Il doit être dans une agglomération sur une section limitée à 30km/h
Où est-il interdit ?
sur les voies à grande circulation, sur les voies supportant un trafic poids lourds supérieur à 300 véhicules en moyenne journalière annuelle, sur les voies de desserte de transport public de personnes ainsi que sur celles desservant des centres de secours, sauf accord préalable des services concernés ;
à moins d’une distance de 200 mètres des limites d’une agglomération ou d’une section de route à 70 km/ h ;
sur les voies dont la déclivité est supérieure à 4 p. 100 ;
dans les virages de rayon inférieur à 200 mètres et en sortie de ces derniers à une distance de moins de 40 mètres de ceux-ci ;
sur ou dans un ouvrage d’art et à moins de 25 mètres de part et d’autre.
Un tiers non conformes!
Une enquête révèle qu’un tiers des ralentisseurs étaient non-conformes. Ils sont très souvent trop hauts ou trop raides, et mal ou pas signalés (marquage au sol, panneaux). Lorsque la saillie d’attaque (début de surélévation) est trop franche, elle entraîne de la casse sur les voitures : suspensions, amortisseurs, pare-chocs, bas de caisse, pots d’échappements, roues ou encore jantes… et parfois même en roulant au pas. C’est aussi un danger particulier pour les deux-roues dont les cyclistes, et certains sont implantés dans des zones à plus de 30 km/h ou même en virage…
A vélo, ce qui fait mal, ce sont les pentes brutales surtout quand elles sont encadrées de pavés, voire de creusements engendrés par le passage des véhicules.
Autres ralentisseurs: les chicanes
bande cyclable avec ralentisseur (photo non truquée Neuve-Eglise Bas-Rhin)
Les plus terribles tellement ils mettent les cyclistes en danger.
Ralentisseurs anciens à Kembs. Pour être sûr de l’efficacité, la municipalité avait ajouté des plots en béton ralentisseurs pour cyclistes pressésRalentisseur chicanes avec by-pass cycliste. Attention en face, les voitures ne vous laissent pas beaucoup de place!…il faudrait prolonger la bande blanche
Trottinette Kickbike de luxe 540 euros. Un peu cher pour moi
Ce matin, j’ai changé de monture. J’ai emprunté ma trottinette et mon coursier à pédales a fait la gueule.
J’avais entrepris ces jours passés de prendre en mains cet engin qu’on a tous au moins une fois utilisé dans notre jeunesse. Le grand luxe, c’était la trottinette à pédale avec roues à rayons et garde-boues en alu.
5km, la distance optimale pour un déplacement de quartier à trottinette
Aujourd’hui, la trottinette est passée entre les mains des adultes tandis que les plus jeunes préfèrent la planche roulettes, toute seule. Oui, je sais, on doit dire skateboard ; ça fait plus fun.
Donc revenons à ma trottinette. Est-ce un outil de mobilité intéressant?
Oui, sans aucun doute. Certes je dois affronter les regards des badauds dans leur jardin qui s’étonnent de voir passer un original à cette allure.
Le pharmacien: 12 minutes
Un léger sac à dos fera l’affaire. Je pars chez mon pharmacien. Tout juste deux kilomètres au rond-point de Vieux-Thann ZI. Certes les trottoirs sont parfois trop défoncés alors je dois prendre la chaussée, en douce. Ne pas me faire voler ma trottinette. Je la plie et je la dépose à l’intérieur de l’officine. Personne ne l’a aperçue.
Le boulanger:15 minutes
Je reprends ma route. Je veux dire mon trottoir. Remonter le long de la nationale 66 n’est pas très agréable, le flux de véhicules est envahissant. Je me faufile rue de Provence et je profite des quartiers au calme. Au lycée, je fatigue un peu car « le patinage » doit être presque permanent. Profiter de grands élans nécessite de l’énergie. Ma jambe droite vient en secours de la jambe gauche, le temps de la reposer.
Retour sur la plaque comme disent les cyclistes; ça descend tout le temps.
Bilan positif
Un peu plus de 5km parcourus. Cinq kilomètres me semble la distance optimale à parcourir en ville avec une trottinette sans s’embarrasser d’un vélo. D’autant qu’on redevient piéton très facilement dans les passages encombrés ou les carrefours. Mais c’est indéniablement plus dépensier sur le plan physique que le vélo…et les capacités d’emport sont réduites.
Par rapport à la marche, la trottinette est sans conteste supérieure en rapidité pour les petits déplacements urbains.
Trottinette électrique E-Twow Booster Evolution S 500 W 36 V 7,5 Ah 850 euros
Une obscure association, l’Apacauvi (« Association philanthropique action contre l’anarchie urbaine vecteur d’incivilité ») vient de rencontrer un représentant du Ministère des Transports. Cette association est dirigée par Jean-René Albertin. Sa femme, pianiste à l’Opéra, avait été percutée par une trottinette électrique en mai, et souffre d’une double fracture du bras droit.
Pierre Sansot dans « Chemin aux vents » (Payot) ne se sent pas concerné par les associations des deux-roues avec poussettes, badges et pancartes…Il ne satisfait pas de la segmentation des flux et des espaces (à chaque véhicule sa bande, son parcours)…il préfère inventer au coup par coup (ses) règles, (ses) itinéraires, « faire l’indien ».
Je suis un apôtre, au fond de moi, des espaces indéterminés, comme Pierre Sansot qui revendique une anarchie joyeuse pour les vélos.
Si vous voulez voir une trottinette foncer dans Paris à 80 km/h, c’est à partir de la minute 4
En cause les trottinettes électriques.
Très bien! Laissons les choses décanter…Les trottineurs électriques sont des geeks paresseux qui veulent arriver au bureau avant les autres tout en roulant sur les pieds des piétons. J’ai essayé une vraie trottinette: je roule avec constance au mieux à 12 km/h soit deux à trois fois plus vite qu’en allant à pied sur un trottoir. Mais avec l’électrique, la trottinette roule non plus à 12 mais à 30 voire 40 km/h. Des vitesses qui relèvent de la route et pas des trottoirs, comme on l’imagine. Le problème c’est que la trottinette électrique, à ces vitesses là, n’est nullement adaptée sur le plan de la sécurité pour se fondre dans le trafic routier. En cause son instabilité, son absence d’assise, sa fragilité face aux imperfections du sol et son freinage aléatoire. On peut s’attendre à voir les accidents se multiplier.
Mais, car il y a un mais, voici que l’Apacauvi ressort du Ministère et fait cette déclaration « plusieurs pistes [ont été abordées] , comme l’assurance des opérateurs et des conducteurs, et l’immatriculation des trottinettes et des vélos pour rendre possible les poursuites »
Conclusion: en faisant montre de s’attaquer aux trottinettes, on s’attaque indirectement aux cyclistes.
plaque cycliste suisse
Il n’y a pas de fumée sans feu. En septembre 2018, le Plan Vélo envisageait déjà l’immatriculation des vélos: « Pour lutter contre le vol, chaque vélo, neuf ou d’occasion, sera doté d’un numéro d’immatriculation. «A l’image des motos, les vélos devront faire l’objet d’un marquage, comme un numéro d’immatriculation pour lutter contre le vol. Il sera réalisé à l’occasion de ventes par des professionnels » (source)
Le docteur Gérard Porte nous met en garde, le cycliste aura tôt ou tard sa petite pathologie
Je cours après mes kilomètres à vélo. Et cette année je cours du mieux possible, rien n’y fait, j’ai toujours mille kilomètres de retard. Les mille kilomètres de mon voyage à sacoches à Valjoly en 2018. Finalement, sans m’en apercevoir, je suis un cycliste décroissant. J’use moins mon corps et mes vélos. Relativisons, faire cent bornes tous les jours avec des sacoches n’est pas difficile dès lors qu’on est entrainé. Si l’on doit grimper le Tourmalet, c’est différent évidemment. Tout est relatif. Idem si tu pars avec tes sacoches l’été pendant les vacances sans s’y être préparé.
Les voyages, ça forme la jeunesse. La vieillesse aussi.
En parlant de vieillesse, il faut se préparer à tout. Y compris au pire. Je découvre petit à petit les affres du cycliste qui un matin a mal ici…et là. Pour moi ça commence par des souffrances articulaires. Trois heures de guidon et j’ai les phalanges douloureuses et gonflées le soir même. Pour d’autres, ce sont des restrictions cardiaques. Bref si faire du vélo entretient la forme, ça la démolit aussi un peu. Comprenne qui pourra!
J’entrevois déjà un jour où mes escapades vosgiennes ne seront plus que dans les rêves. Il me restera les images du temps jadis.
Col du Calvaire 2017, une convivialité assumée qui se perd peu à peu
Puisque nous en sommes là, il est temps de parler du nouvel artifice de ceux qui ne peuvent plus grimper (à vélo!). Alors ils passent à l’électrique et se donnent de nouvelles perspectives et illusions. Mais, il y a deux ans, un centcoliste émérite rencontré au col du Calvaire (le bien-nommé) m’avait confié qu’une fois qu’il ne pourrait plus pédaler, son vélo serait remis au clou. Et pas question de passer à l’électrique. C’était un principe pour lui, pour ne pas dire une fierté.
Pourquoi les élus seraient-ils épargnés ?
Ramassage des ordures à Louvain-la-Neuve
C’est la question que pose Philippe Bilger sur son blog à propos de ce maire de Signes écrasé par un véhicule venu déposer des gravats sur sa commune.
Oui pourquoi seraient-ils épargnés ces maires? La République les a abandonnés depuis longtemps et celui qui veut jouer les Rambo risque sa vie comme tout pékin victime d’un délit routier. C’est un constat.
Le président de la République est intervenu pour appeler à être « sans complaisance et ferme » à l’encontre des « incivilités » et de la dégradation « du sens de l’Etat de la Nation »
décharge moniteurs informatiques en Chine
Autrement dit, circulez, y’a rien à voir!
La République est devenue la République des Pleureuses. Nos braves soldats du feu sont honorés d’une médaille lorsqu’ils décèdent. Le maire de Signes aussi.
Mais quoi d’autre? rien!
Il faut en convenir: nous sommes en face d’un Etat impuissant incapable de faire sa police et qui laisse les voyous nous pourrir la vie. Chaque jour.
Pleurons mes frères de toutes nos larmes puisque la République nous y invite.
Restent les déchets. Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de toutes ces ordures produites par la société de consommation. Dans le temps, on avait juste droit à rien. Chacun faisait avec rien. Son compost avec les épluchures de pomme de terre, ses manches de râteau avec du cornouiller et sa lessive avec une …lessiveuse. Pour l’eau on avait le broc et la cruche en porcelaine sur la table. Aujourd’hui, on a tout, parfois en double voire en triple et ça déborde partout dans les placards, les greniers et au garage. Une fois que la place manque, qu’est-ce qu’on va faire de tout ça?
Pour les particuliers, fastoche, on les fait payer via la redevance d’enlèvement des ordures. Et si ça déborde encore, on a inventé les déchetteries…et même le mot dont l’orthographe peut être variable. Ne plaisantons pas avec les déchetteries: on est en face d’une véritable industrie du déchet. Pas question d’abandonner les bouteilles en plastique: les déchetteries en vivent. On est coincés pour longtemps avec le plastoque, avec Wattwiller et Vittel. Si vous buvez l’eau du robinet, sacrilège! vous allez mettre des types au chômage et faire monter le coût de la redevance.
Ce dépôt de gravats pourra servir à renforcer un chemin forestier. Admettons!
Et pour les tonnes de gravats des entreprises? dès lors que c’est payant, on comprend le comportement de certains entrepreneurs indélicats qui préfèrent benner derrière un buisson. Pas grand risque de se faire prendre.
désamiantage d’un tour HLM à Wittelsheim
Les Parisiens sont-ils irresponsables? Oui puisqu’ils ne semblent pas prendre conscience du danger constitué par l’importante pollution au plomb consécutive à l’incendie de Notre-Dame. Les pouvoirs publics réagissent mollement. Le pire du mal n’est-il pas déjà fait? Pour les touristes, les badauds qui regardaient le sinistre, c’est déjà trop tard. Mais pour les habitants, il apparait que la pollution s’étend sur plusieurs kilomètres au sein de la capitale. Du Monoxyde de Plomb PbO (jaune au rouge), et Dioxyde de Plomb PbO2 (teinte noirâtre) dispersés partout et des ouvriers qui caracolent dans tous les sens sur le sinistre. Construire un sarcophage comme on le fait pour désamianter les immeubles? vous n’y songez pas, ça coûterait bonbon!
C’est vous qui êtes dans le journal de ce matin? oui on me l’a dit…mais je n’ai pas vu l’article… Je vais vous le chercher. La fermière est contente, elle va pouvoir afficher la page des DNA à sa ferme comme un trophée.
Ce sont les DNA du jour qui consacre un article au munster fermier ou Munster-Géromé de la ferme Dechambenoit installée au Frenat du Haut à Le Ménil (Vosges).
La vache de race vosgienne se distingue par son dos blanc (vaches du coté du Champ du Feu)
Le munster fermier, ou Munster-Géromé, est un fromage au lait de vache, à pâte molle à croûte lavée provenant d’Alsace ou des Vosges et contenant 45% de matière grasse. Pourquoi Géromé? parce qu’au fil des siècles la fabrication du Munster (Alsace) s’est répandue sur le versant lorrain des Vosges et popularisé lors des foires de Gérardmer (Géromé)
Le munster fermier voyage à vélo parfaitement
Aussitôt lu, aussitôt je suis parti à mon marché acheter le fameux munster fermier au lait cru.
la ferme est au km 24 de notre parcours à coté de la Passe du Sêcheneux
Le Frenat du Haut, on connait avec l’ami Jean. La ferme perche, c’est le cas de le dire à coté de la Passe du Sêcheneux.
Ce jour là, en 2014, on en avait bavé avec Jean pour grimper la passe du Sêcheneux
C’est sympa, la fermière vient chaque samedi à Thann vendre ses produits laitiers, Munster et autre bargkass ou Bergkäs si vous préférez, le fromage de montagne.