Bande cyclable sur trottoir, une fausse bonne solution

Combien de municipalités utilisent cette solution qui consiste à faire rouler les vélos sur le trottoir!

On se dit « chouette, on prend soin de nous! au moins sur le trottoir je suis en sécurité » C’est vrai sauf que le risque d’une collision avec un piéton est à craindre surtout si la fameuse bande cyclable n’est pas délimitée comme c’est le cas sur cette image d’illustration (ville de Thann, rue de la Paix déclarée axe stratégique vélo par la municipalité).

A noter que sur le cas mentionné la bande cyclable est bidirectionnelle en totale contradiction avec la place allouée qui est trop faible pour se croiser. La recommandation est de trois mètres.

Mais le plus délicat intervient aux intersections. En effet la balise de priorité « cédez le passage » ne dispose aucun droit pour le cycliste qui doit laisser passer les véhicules venant de droite et de gauche…mais aussi les véhicules venant dans son dos et qui tournent à droite, idem pour ceux qui viennent face à lui et qui tournent à gauche.

C’est pourquoi la bande cyclable sur trottoir est une fausse bonne idée puisqu’elle place systématiquement le cycliste en infériorité avec le « cédez le passage » aux intersections. L’autre erreur commise ici, c’est d’avoir matérialisé en vert la traversée qui donne la fausse illusion au cycliste qu’il est protégé. Dans le cas où la piste n’est pas prioritaire, il est recommandé de ne pas matérialiser la traversée, afin de ne pas sécuriser faussement les cyclistes. Un “cédez-le-passage”, voire un “STOP” ou un “feu”, sera implanté sur la piste (fiche 06v du CEREMA)

Comment concevoir une intersection de voies prioritaires? (exemple CEREMA)
On notera sur ce schéma la présence du panneau C113 qui n’oblige pas à emprunter la bande cyclable. En cas d’absence de ce panneau sur le terrain, il subsiste un doute

La solution pour le cycliste qui veut pouvoir rouler sans s’arrêter à chaque carrefour est donc de rester sur la chaussée. Dans ce cas, la seule priorité à observer est celle des véhicules venant de droite.

Carton rouge au Club Vosgien

le rectangle rouge du GR5 n’a plus la cote

C’est dans les DNA de ce jour.

Le Club Vosgien risque de devoir retirer son rectangle rouge sur le GR5, le sentier de grande randonnée qui traverse les Vosges, venant d’Amsterdam et se dirigeant vers Nice.

En cause la couleur qui n’est pas réglementaire. La Fédération Française de Randonnée Pédestre (FFRP) vient en effet d’écrire aux personnalités locales pour demander une « normalisation » inscrites dans la délégation de service public octroyée par le ministère pour les normes techniques, les règles de sécurité sur les sentiers et le développement de la marche sous toutes ses formes.

Le rectangle ne doit pas être rouge mais « rouge-blanc ». Na!

Querelle de boutiquiers (des gros sous sont en jeu), les vététistes auront au moins la paix.

Les potins du lundi

Une nouvelle jeunesse pour cette randonneuse avec l’électrification

Retour du Périgord.

J’ai choisi de vous parler des machines. Je veux dire des vélos. Des vélos qu’on croise parfois chevauchés par de courageux voyageurs le long de l’Eurovéloroute. Ces vélos me donne l’impression de sortir de temps antédiluviens dès lors qu’on les dépouille de leurs sacoches. Pourtant tout est nécessaire, une patte soudée ici, un tube rajouté là, …, les spécialistes de la chose sont intarissables sur le sujet. Sans parler de la Confrérie des 650 qui honnissent le 700! Aujourd’hui il semble que Vagabonde, la marque, prend le relais des Singer et autres grands noms des bâtisseurs de vélos cousus à la main.

Mais je dois l’avouer, ces machines là perdent un peu de leur lustre dès lors qu’elles ne servent plus à rien d’autre qu’à quelque balade dominicale. Alors oui tous ces accessoires un peu suranné parfois deviennent superflus voire bien inutiles.

Ce n’est qu’un avis mais je crois qu’il sera partagé.

Dès lors ces manifestations cyclistes ressemblent un peu à un rallye de voitures anciennes.

Pourtant ces inconditionnels du « beau vélo » ne rechignent pas à adopter une certaine modernité pour peu qu’elle apporte des avantages indéniables.

Par exemple la boite de vitesse intégrée dans le moyeu et ses onze vitesses qui fait perdre au triple plateau toute légitimité, oui elle est la bienvenue à condition d’y mettre le prix. Et cette autre dynamo venue tout droit du Japon est aussi adoptée.

L’adorateur du vélo ancien est donc un inconditionnel qui se réserve les options modernes.

L’autre innovation qui fait fureur chez les adeptes de la belle randonneuse, c’est l’assistance électrique. D’année en année, elle fait un tabac. Normal, avec le temps il manque des watts dans les mollets.

Comment doit-on appeler le vélo ordinaire avant sa disparition totale? celui qui n’a pas encore de moteur auxiliaire? 

J’ai eu le malheur d’appeler le mien « vélo musculaire » … »moi aussi je pédale » m’a vertement rabroué l’autre sur son vélo électrique.

A force de confondre les disciplines, on ne sait plus qui est qui.

Bon! restons amis: un vélo léger suffit amplement à faire l’affaire dès lors qu’il s’agit de parcourir 50 kilomètres autour de chez soi.

Henri Bosc a retrouvé la sérénité après son terrible accident de 2016

Mercredi: cols

Mon parcours de mercredi en principe

Je prépare mes prochaines échéances vélo. Elles ne sont pas électorales. Tant mieux!

La différence entre la politique du vélo et le vélo de la politique, c’est que dans un cas on fait vraiment du vélo et dans l’autre on se contente de le faire croire.

Nous n’avons donc pas tous les mêmes moteurs selon nos croyances.

Donc mercredi je vais m’octroyer une petite dose de cols du coté de Thiers. Je peaufine l’itinéraire, histoire de ne pas me rater.

58km/1764m

Changer l’eau des fleurs

Je n’ai pas de priorité. Alors je prends le premier de la pile et j’attaque. Avec Changer l’eau des fleurs qu’on m’a offert, j’ai bataillé pendant 557 pages.

Je ne sais plus lequel m’a déjà fait le coup, Valérie Perrin fait des flash back continus de chapitre en chapitre. En somme elle mène deux vies de front et donne la migraine au lecteur que je suis.

Tantôt garde-barrière du coté de Nancy, tantôt garde-cimetière du coté de Dijon, Violette voit passer des trains et des corbillards.

Son mari volage, Philippe Toussaint, pendant ce temps là accumule les conquêtes lorsqu’il ne joue pas sur sa console vidéo.

Derrière cette vie de paumée, Violette va vivre un drame. Je n’en dit pas plus. C’est effroyablement humain et bien écrit comme un drame moderne.

Changer l’eau des fleurs Valérie Perrin (Albin Michel) ISBN 978-2-226-40304-9

Les potins du lundi

C’était donc pour rire! Oui on peut vous le dire, toute cette mise en scène à la hâte autour des élections européennes, c’était pour de faux, comme disent les gosses.

Peu importe le nombre de listes, le pourcentage de votants, l’essentiel n’est pas là. L’essentiel est de savoir que nous sommes, nous les citoyens d’Europe, phagocytés dans ce grand machin qui broie la capacité des peuples à décider par eux-mêmes. Tout est déjà pensé, décidé et écrit à l’avance: nous allons continuer de progresser vers un libéralisme débridé marchand et MONDIAL dont on peut craindre le pire, pas encore arrivé, mais en bonne voie. Il suffit pour s’en convaincre de voir comment l’opinion prend soudainement la pétoche quand on lui parle de disparition de la bio-diversité et pour faire court de la disparition de la planète toute entière. Soyons clair: il n’y aucune raison que quoi que ce soit change dès lors qu’on nous parle de progressisme, de développement et de pillage en tous genres. Ni Trump, ni la Chine ne se sentent concernés par l’Europe et pour cause: l’Europe marche à fond dans le libre-échange planétaire, bousculant au passage toutes nos valeurs et livrant nos producteurs à la perte.

Journée citoyenne à Vieux-Thann, on plante des fleurs sur le rond-point. Le port du gilet jaune est de rigueur

Justement pour nous faire patienter avant ce grand saut mondialiste, la République nous a concocté des besognes autour de la citoyenneté. Samedi, en Alsace, comme ailleurs je présume, on appelle le quidam à nettoyer les rues, à repeindre les bancs publics, à décorer les ronds-points pour effacer les dégâts de tous ceux qui prennent plaisir à saloper notre environnement. En somme une sorte de journée de travail gratuit au nom de notre bien-vivre. On appelle ça la Journée Citoyenne. Curieuse façon d’encourager à la citoyenneté alors que les fauteurs ne sont jamais punis! J’ai le souvenir que dans le passé, cette journée s’appelait « Haut-Rhin Propre » et j’arpentais la route Peugeot à Sausheim dont les fossés étaient remplis de canettes, de bouteilles d’urine et de couches pour bébés…sans parler des cadavres d’animaux trucidés par les camions et les bagnoles!

Celui-là est resté sur la route quand d’autres finissent dans les fossés.Le massacre des animaux sur nos routes est désolant

Ainsi donc voici que se dessine peu à peu une hiérarchie citoyenne européenne, en bas ceux qui rafistolent les façades lézardées de la République au Ripolin, en haut ceux qu’on élit à Bruxelles appointés à 10.000 euros par mois.

L’actualité est ponctuée d’évènements qui doivent tous mettre en éveil notre attention. Orwell nous y aide grâce aux caméras répandues partout dans notre quotidien. Les grandes agences de communication arbitrent et hiérarchisent ce qui doit occuper notre temps de cerveau disponible. L’essentiel étant que le citoyen de base ne puisse pas penser à autre chose.

On dirait moi.J’ai intérêt à avoir un bon alibi le 24 mai vers 17h30 sinon mon compte est bon

On a eu le grand épisode Gilets jaunes qui dure depuis six mois, puis le Grand Débat et pour faire raccord avec les élections une mini-campagne européenne focalisée autour de la course Macron-Le Pen. Un petit grain de sable est venu gripper cette belle occupation du débat public, celui d’un cycliste lyonnais avec sa bombinette remplie de plombs de pêche. Qu’un cycliste puisse devenir terroriste devrait tous nous rendre notre fierté. Enfin le vélo accède à la notoriété!

Et puisque l’écologie a le vent en poupe ce matin, profitons-en pour assurer la promotion du vélo à la place de la bagnole. Nul doute que nous serons entendus par les cercles parisiens d’EELV! Je me marre bien sûr.

Les potins du lundi

C’est donc dimanche que nous allons voter aux Européennes. Quand je dis nous, j’exagère. Nous ne serons au mieux que la moitié et au pire 4 sur 5 à nous déplacer. C’est dire comme l’Europe nous inspire peu d’enthousiasme et beaucoup de désaveu.

En cause l’esprit européen. Celui de Jean Monnet, promoteur de l’atlantisme et du libre-échange, était d’abord économique en réponse au modèle communiste qui faisait loi au-delà du rideau de fer.

Du modèle économique au modèle culturel, au modèle social, quarante après on attend encore. Le modèle s’est arrêté là, à l’Europe du fric, à celle qui s’apprête à livrer en pâture nos paysans aux Chinois, aux Américains, aux Australiens. Celui qui met les peuples en concurrence et qui étrangle vers le bas, cassant nos systèmes de solidarité, nos services publics.

Mais le pire c’est de voir dans quel état se trouve la France 40 ans après: une vaste friche où tous les corps publics, un à un, (La Poste, EDF, l’Equipement, France Télécom) ont dévissé face à nos voisins. La France, notre France, est une France en péril. Certes les grandes métropoles font comme si tout allait bien. C’est la France qui a voté Macron, celle qui feint de ne pas voir le monde interlope qu’elle a généré, les petites gens qui tard le soir retournent fourbus dans leur banlieue.

Non, il faut venir ici au pied des collines sous-vosgiennes pour constater les dégâts. Les équipements publics délabrés, les routes défoncées, les trottoirs en ruine, les magasins abandonnés, les écoles fermées, les hôpitaux menacés, …les ouvrages cyclables en jachère.

Alors les quatre dixièmes qui vont se déplacer dimanche devraient songer à mon humble avis à bouter dehors cette bureaucratie bruxelloise qui met en danger nos forces vives et nos lendemains.

L’Europe frappe aussi à Thann

Pour l’Europe des peuples, contre le capitalisme vorace
Il est d’accord avec moi

Affaire loupée

J’ai failli l’acheter. Mais le gars de la Confrérie des 650 qui l’a mise en vente sur le Bon Coin est pressé. Alors je renonce. Dommage!

Je voulais en faire mon vélo de voyage avec sacoches. C’était dans mes prix. Et en plus je suis persuadé que le pneu 650 B et sa roue sont mieux adaptés à la charge que le 700.

La Confrérie des 650 a développé ses propres bécanes. Celle-ci fait partie des 50 premières de « l’opération Chiche » développée en 1999. Aujourd’hui la Confrérie produit des « Aubrac » à 2350 euros.

L’Europe dans tous ses États

L’envie de voyager à vélo

La Meuse à Givet. En 2018, j’ai traversé la Meuse au pas de charge. Trop vite pour en apprécier les contours.

Un matin en se levant, l’envie de voyager. Besoin de changement, besoin de vélo renouvelé. Alors on se penche sur les cartes, les images, les récits…

Je tombe par hasard sur la Meuse à vélo. Pourquoi pas! La Meuse fait l’objet d’une promotion de bon aloi de la part des sites de tourisme à vélo comme Citycle qui y consacre un long article sous la plume de
Jean-Baptiste Lasserre .

Pourquoi ne pas se laisser aller le long de cette Eurovéloroute 19 qui chemine le long des boucles du fleuve? Partir du Plateau de Langres jusqu’à Rotterdam?

Rétroactivement je me dis que j’ai loupé quelque chose en mai 2018 lorsque j’ai traversé la Meuse à Givet lors de mon raid aller-retour à Valjoly.

Travailler son itinéraire pour éviter ces grandes routes désertiques sans âme

Oui je n’ai pas assez « travaillé » mes itinéraires, empressé par le calendrier de la rencontre et la crainte de manquer d’autonomie. Manquer. Oui, manquer, c’est ma peur de cycliste itinérant, manquer de ressources physiques, l’incertitude du ravito, de l’hébergement, du matériel embarqué. C’est tout un art et j’ai appris.

prêt à repartir, reste à maîtriser son calendrier

Après avoir parcouru la Meuse depuis sa source, il faudra bien rentrer.

L’idée du train m’insupporte. Soit revenir par le Rhin à vélo ou sur un tanker.

Préparer son voyage à vélo, c’est déjà voyager.

Tous mes articles sur mon voyage à Valjoly en mai 2018 sont ici

Les potins du lundi

Le vélo bambou va t-il nous réconcilier avec la planète? In Bô FatPamir 7800€

Le bio est devenu à la mode.

Manger bio, c’est ce qui se fait de mieux aujourd’hui. Histoire de dire que tout le reste c’est de la m…. Mais derrière le bio se cache en fait une vaste entreprise commerciale pour faire croire qu’avec le bio on en a pour son argent, c’est à dire qu’on va pouvoir enfin se réconcilier avec son futur. Sous-entendu, mieux manger, c’est vivre plus longtemps dans un corps sain avec une conscience en bonne santé. Les rayons spécialisés des supermarchés font florès et tentent de redorer leur blason terni par la malbouffe dénoncée dans le passé par Jean-Pierre Coffe.

Pourtant le bio peine à convaincre tellement de sous-entendus se propagent: le bio ne serait pas aussi bio que ça et les pesticides tant décriés toujours présents, les méthodes de culture pas aussi exemplaires qu’on le dit.

Cela dit, voici que s’invite à coté de la malbouffe un autre danger autrement plus préoccupant, celui de la disparition de la biodiversité.

La biodiversité? quezaco? il y aurait plusieurs bio? on nous aurait menti?

A coup de Roundup Monsanto, on aurait tué toutes les petits bêtes qui peuplent la planète, sans compter les orangs-outans victimes de la déforestation. Que va t-il nous rester, à part les cigognes?

Du coté du climat, ce n’est pas mieux. Avec cette succession de grains qui passent en ce mois de mai, notre bilan vélo carbone est en chute libre. Au moins 30% de pertes kilométriques par rapport à l’année dernière.

Vivement une sécheresse!

Petit à petit, les élections européennes avancent à visage masqué. Les postulants sont nombreux à vouloir se faire une place dans l’hémicycle bruxellois mais on se garde bien de dévoiler les programmes. Des programmes? En ont-ils seulement des programmes, ceux qui briguent des postes de députés européens? A quoi bon: les coalitions de droite tirent les ficelles à Bruxelles. Du coté des électeurs, l’abstention risque une fois de plus d’être massive. Pourquoi? parce que l’Europe est devenu un repoussoir qui opprime les peuples. J’entendais hier à la TV un de ces politiques bien en vue, candidat lui-même, affirmer haut et fort quelques vérités qui font mal à l’idéal européen et de citer trois exemples à l’appui …

La France peut-elle interdire le glyphosate unilatéralement? non, l’Europe l’interdit

La France peut-elle introduire le RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) des Gilets Jaunes dans sa Constitution? non, l’Europe l’interdit

La France peut-elle s’opposer à la concurrence du rail? de l’énergie? non, l’Europe l’interdit

A la lumière de ces quelques exemples, les Français comprennent que nous sommes en vérité corsetés par Bruxelles dans un arsenal de lois d’inspiration libérale qui nous privent de notre libre-arbitre. On comprend mieux alors pourquoi l’Angleterre a choisi de fuir l’Europe.

FFV et FFC vont-elles convoler en justes noces?

La FFVélo va t-elle fusionner avec la FFC?

C’est mon collègue Alain2pau qui me souffle l’info, un sénateur suggère de fusionner la Fédération Française de Cyclisme et la Fédération Française Vélo (ex FFCT).

Selon le sénateur Jean-Jacques Lozach (Creuse) « dans un contexte où l’État rationalise son engagement financier auprès des fédérations sportives, les ressources que constituent licenciés, cadres techniques ou encore partenaires publics et privés tendent, par ce modèle pluriel, à se disperser. »

Elle est pas bête l’idée. Je l’ai déjà entendue.

A force de flirter avec le cyclo-sportif, la FFCT obtiendra ce qu’elle mérite: être fondue et confondue dans l’univers du cyclo de compétition. Il faut reconnaitre qu’avec sa licence « vélo-sport », la FFCT a chassé dans les terres de la FFC avec l’espoir d’apporter du sang neuf dans ses rangs.

En effet nul doute qu’avec les relais financiers et puissants dont dispose la FFC, les heures de la FFCT seront comptées si les sénateurs rencontrent une oreille complaisante au Ministère des Sports.

voir la question orale du sénat publiée au JO du 2 mai 2019

L’obligation du gilet jaune et du casque à vélo

Va t-on voir enfin disparaître ces troupeaux de cyclistes habillés de tenues sombres?

Un nouvel amendement porté par des députés va être déposé au parlement. Il vise à l’obligation du port du gilet haute visibilité et du casque.(voir le texte)

Cette disposition me ravit d’aise.

La veste noire Santini pour cycliste, une ânerie du merchandising

Enfin des députés qui comprennent qu’on ne peut plus rouler impunément sur nos départementales tout vêtu de noir!

Franchement si cet amendement passe, j’applaudirai des deux mains.

Les potins du lundi

Le tourisme de masse fait le bonheur des tours-opérateurs

Surtourisme. Le mot me vient du journal local qui y consacre un long article dimanche. Nos sociétés modernes sont gagnées par le besoin de visiter la planète en masse. On ne se contente plus des livres ou de la télé, on y va. Il est terminé le temps où Stevenson voyageait avec son âne à travers les Cévennes. Terminé Pierre Loti, terminé Henri de Monfreid. Aujourd’hui on prend l’avion le vendredi soir et on rentre tard dans la nuit le dimanche.

Pour aller où?

Partout!

Surtout où les autres vont aussi. A un point tel que la planète craque sous les effets de ce tourisme vorace qui dévore les villes, les places historiques et les plages paradisiaques.

Amsterdam, j’ai acheté cette peinture à un vendeur de rue et je me suis enfui

Ne cherchez pas où aller, il y a déjà du monde. Assez pour que les autochtones commencent à ronchonner en dressant des garde-fous. C’est qu’un touriste en goguette ça mange et ça boit, parfois plus que de raison. Et les avions au kérosène à bas coûts? et les bus climatisés? ça contribue aussi à détériorer la couche d’ozone.

Curieuse société humaine qui se bat pour dénoncer la démolition du climat et qui « en même temps » s’en donne à cœur joie pour polluer l’environnement.

Cette amplification de la bougeotte de nos peuples ne risque pas de s’éteindre de sitôt, la Chine est devenue un candidat sérieux au voyage avec son peuple qui peu à peu s’embourgeoise sous l’effet d’un régime qui n’a plus de communiste que le nom.

J’aurais aimé vous dire que voyager à vélo est une autre façon de voir le monde, que des contrées moins huppées existent encore pour peu que l’on se donne la peine de les visiter. Mais gardons cela pour nous. Comme un jardin secret.

Bientôt les Européennes. Celles que les Français, et d’autres aussi, boudent tant cette Europe là a mauvaise presse. Pas d’importance: l’Europe marche d’un même pas, celui du monde qui court à sa perte sous l’effet d’un capitalisme immonde.

Gérer les conflits auto-vélo

C’est une vidéo pragmatique. L’automobiliste qui se gare sur une piste a t-il seulement l’intelligence d’accéder au dialogue avec le cycliste?

En fait quand une voiture est garée sur une piste ou une bande cyclable, son propriétaire est souvent absent et s’il est au volant il dira qu’il ne peut faire autrement…qu’il attend son fils qui quitte l’école, sa femme qui fait une course, la grand-mère impotente.

Nous n’avons pas le concours de la force publique qui se désintéresse de ce genre d’incivilité.

Bref, je laisse tomber.

Le net regorge de situations conflictuelles du même genre. Le militant du bon droit est-il légitime dans son action au point de risquer que la situation dégénère?

Un engin nommé trottinette

Certaines trottinettes électriques sont équipées de siège et ici d’un moteur de 500 watts alors qu’un VAE est limité à 250 watts…

C’est validé. Les trottinettes vont se déplacer sur les pistes cyclables et pas sur les trottoirs. Entériné par décret, le gouvernement vient de prendre position à toute vitesse sur l’usage de ces engins que l’on nomme trottinette.

un guidon qui ressemble à celui d’un vélo

Les cyclistes ont du souci à se faire car les trottinettes ne sont pas spécialement aussi maniables qu’on pourrait le croire.

Isabelle et le vélo ne décolère pas. A lire sur son blog ici, ici, ici

Personnellement, j’ai essayé un de ces engins et je me suis rendu compte que son pilotage est très délicat en raison de ses roues de faible diamètre et aussi de son freinage aléatoire.

Attendons de voir comment les choses vont évoluer sans oublier que d’un point de vue environnemental, cet outil est moins pénalisant qu’une voiture.

Qu’est-ce que c’est?

Inimaginable?

Je suis passé le long hier et je me suis demandé ce que c’était.

Maintenant je sais. Serez-vous perspicace? C’est facile vu que l’endroit apparait sur la carte.

L’autre vélo

Ce n’est pas la compétition, ce n’est pas le cyclotourisme, ce n’est pas le VTT. Alors c’est quoi? disons que c’est du vélo urbain, du vélo quotidien. Du vélo tout court. (tourné à Delft le 24 avril)

Retour de Hollande

Gare d’Amsterdam. On peine parfois à retrouver son vélo

Précision: on doit parler des Pays-Bas et non de Hollande. Du fait de l’importance historique de celle-ci, le terme Hollande est aussi utilisé, par synecdoque, pour désigner l’ensemble des Pays-Bas (Wiki)

C’est l’heure de faire part de mon rapport d’étonnement.

Chaussée à voie centrale banalisée. Même le bus est prié d’attendre que la voie soit libre en face pour dépasser les cyclistes. Impensable en France! Une voie sans axe central incite à ralentir

De retour de Hollande, il faut bien que le cycliste que je suis tire ses impressions d’un pays considéré comme modèle en matière de deux roues non motorisés. Convenons-en, la Hollande et beaucoup d’autres pays plats voisins inspirent tous les militants de la cause du vélo. Parfois à un point tel qu’ils agacent! En Hollande, ils font comme çi et ils font comme ça, tandis que nous, on est nuls, archi-nuls.C’est le discours entendu dont on use parfois à l’excès.

Le scooter thermique à vitesse bridée est en passe d’être supprimé à Amsterdam suite à la pollution qu’il génère (voir le blog Isabelle et le vélo)

Cette fois, je peux témoigner de visu.

Effectivement la Hollande pratique le vélo. Un autre vélo. Pas celui que l’on trouve dans nos vitrines Go-Sport, Culture Vélo ou dans les rayons de Décathlon. J’ai compris que la Hollande a une toute autre vision de l’usage consacré du vélo que la nôtre. D’abord, le vélo est urbain, pratiqué depuis des décennies avec des machines qui n’ont rien d’aérodynamique. Ce sont des machines roulantes. Un point, c’est tout! Des machines avec lesquelles la cohabitation en ville n’est pas toujours facile. A Amsterdam, le cycliste joue volontiers de sa sonnette pour dégager la voie encombrée de touristes.

Pourtant les accidents existent. Ici avec un cyclo-sportif dont la route a été coupée par un automobiliste rentrant chez lui

Ensuite le vélo hollandais semble être l’incontournable d’une citoyenneté de bon aloi: on nait Hollandais, on est donc vélo du plus jeune âge jusqu’à un âge avancé! J’en veux pour preuve que les mères de famille trimballent leurs marmots non pas dans une voiture mais sur un vélo. Un, deux, voire trois enfants sur le vélo!..et le dimanche, toute la famille est à vélo.

vélo en libre service dans le parc Kröller-Müller

Puis viennent les dispositions réglementaires en matière de voirie que l’on peut résumer ainsi: le vélo d’abord, le reste ensuite! Dans ces conditions, inutile de pleurnicher, même sur une voirie secondaire, la bagnole, le camion, ne font pas la loi, c’est toujours le vélo d’abord avec la chaussée à voie centrale banalisée (CVCB) celle codifiée chez nous par le décret PAMA du 2 juillet 2015 et que je n’ai encore jamais rencontrée en Alsace.

Dès son plus jeune âge, l’enfant est associé au vélo

Le vélo-cargo chez nous semble être encore une curiosité insolite quand la Hollande en use sous toutes sortes de déclinaisons pour transporter des colis, des enfants,…

vélo moderne à tout faire hollandais

Il faut pourtant garder raison. La Hollande est un pays plat, hyper-plat où les « grimpeurs » se retrouvent dans la forêt dApeldoorn qui culmine à…96 mètres d’altitude. La place, parfois gagnée sur la mer grâce aux polders, permet de découper de larges avenues dans les agglomérations favorables au vélo. Avec 400 habitants au kilomètre carré (le double de l’Alsace) on n’imagine pas venir en voiture dans les centres-villes et l’on en est dissuadé partout. Y compris dans les villages où stationner est un problème, y compris le long des routes où les seules aires sont réservées pour les pannes.

Cela dit, si la Hollande se prête au cyclotourisme, la pratique du cyclisme sportif tel qu’on le conçoit dans les Vosges est illusoire. Inutile également d’envisager le VTT: tout est goudronné!

Et le casque? Une curiosité pour les locaux.

Les potins du lundi

cloche de Fessenheim

Lundi de Pâques. Je ne suis plus très sûr de la chose mais, enfant, j’ai le souvenir que les cloches devaient revenir…


On a dit longtemps aux enfants qu’elles revenaient chargées de friandises qu’elles déversaient dans les jardins et les prés, sur les balcons des appartements.
Dans l’est de la France, pour remplacer les cloches « parties à Rome » pendant la Semaine Sainte, les enfants faisaient sonner leurs crécelles dans les rues, pour annoncer les offices. La crécelle remplaçait la sonnette de l’autel dans les paroisses et les monastères. (source)

Cette fête religieuse de Pâques est cette année particulièrement inhabituelle puisque Notre Dame s’est enflammée mettant croyants et civils en émoi. Il est vrai que notre autorité suprême de la République a su y mettre les formes pour que la communauté se rabiboche le temps du week-end prolongé de Pâques.

Mais demain, on imagine que les hostilités vont reprendre de plus belle.

Les grands experts vont se pencher sur le sinistre de Notre Dame. Peut-on réparer en cinq ans la vieille dame d’au moins huit cents ans? Surtout pas! trop d’eau partout. Les pompiers ont fait des progrès face à la puissance du feu, ils ont la puissance de l’eau. L’eau éteint l’incendie mais achève le désastre. C’est paradoxal. Va t-on refaire la flèche à l’identique ou pas? va t-on construire une charpente en béton? en acier? en carbone?

La France se sent redevenue bâtisseuse. L’argent? aucun problème! S’il le faut on se servira dans les tonnes d’or de la Banque de France. Au diable l’avarice puisqu’il s’agit de faire plaisir à Dieu!

Francis Willmé, l’aérien

Son dernier mobile est fabuleux

On ne présente plus Francis Willmé. C’est un restaurateur et collectionneur reconnu de véhicules anciens installé à Bourbach-le-Bas, rue de l’école.

Francis Willmé est un insatiable constructeur de mobiles animés par le vent. Mais il est aussi un ingénieux concepteur de mécanismes étonnants qui redonnent vie à des objets oubliés ou de récupération. Il construit actuellement une horloge à l’aide de vieilles chignoles, de chaînes de vélo, le tout sera animé par des poids, lesquels poids seront remontés par le vent produit sur une éolienne. Tout un programme savamment pensé et dosé!

Les potins du lundi

Carte grise, permis vélo,…il ne manquera que l’assurance…et pourquoi pas le contrôle technique vu l’état d’épave de certains vélos!

Avec l’obligation du Bicycode sur les vélos neufs, l’imposition du port du casque pour les moins de douze ans, voici venir le permis vélo.

Autrement dit comment faire d’une chose simple comme le vélo quelque chose de compliqué. La dernière invention du gouvernement consistera à délivrer un permis vélo aux enfants d’âge scolaire après une formation dont le coût n’excédera pas 50 euros.

Une formation destinée aux enfants de 6 à 11 ans, afin de leur apprendre à circuler à bicyclette. 1 200 clubs ou associations devraient être habilités à dispenser cette formation. Si elle rencontre le succès, les écoles primaires pourront l’inscrire définitivement à leur programme. (Le Parisien)

Est-ce que cette disposition sera de nature à faire aimer le vélo aux jeunes dans notre jungle citadine? Il est permis d’en douter. Si les parents rechignent à envoyer leurs enfants à l’école à vélo c’est d’abord pour une question d’insécurité des infrastructures.

Trottiner: marcher à petits pas et rapidement dit le dictionnaire. A Mulhouse, les trottinettes électriques s’installent. Pas sur les trottoirs, sur la route. Elles sont pilotées par de grands adultes « bon chic, bon genre ». Ce sont les nouveaux hipster de la trottinette, les geek du déplacement furtif. Ces engins là taillent la route sans qu’on les voit arriver. Un type qui survient à un carrefour sans marcher, sans pédaler, ça ne peut que surprendre l’usager en voiture. On va donc assister rapidement à des mesures radicales pour éviter un carnage. Déjà tous les corps constitués se raidissent face à ce déferlement urbain d’un genre nouveau.


…un million de trottinettes mécaniques et 232.749 trottinettes électrique se sont vendues en France en 2018. (Slate)

Le succès de la trottinette, je l’imagine, tient surtout au fait qu’elle n’est pas « meublante » comme peut l’être un vélo. Ce n’est même pas une chose puisqu’elle n’est pas identifiable au rayon des moyens de transport. Pas de cadre, des roues microscopiques, un semblant de guidon au bout d’un tube, rien qui puisse faire obstacle au déplacement multi-combiné de l’engin dans l’espace urbain, bus, train, escalator, ascenseur…et coffre de voiture.

Voici donc un nouveau venu parmi les usagers de la rue avec la trottinette. Les automobilistes commencent à grogner, les piétons aussi, les mairies…il ne reste plus que les cyclistes qui compatissent plus ou moins en attendant de voir quel statut va être affecté à la trottinette électrique. Il est suggéré qu’on l’assimile au vélo et donc qu’on la dirige vers les pistes cyclables déjà fortement encombrées par des usagers indus, piétons, rollers, chiens et autos-motos. Là où ça se corse, c’est que ces ETNI, Engins Terrestres Non Identifiés, ne sont tenus à rien et en particulier à aucun respect de vitesse. Ainsi on parle de trottinettes pouvant dépasser les 50 km/h!

Fait-on le poids?

91 kcal/24g de glucides/0.5g de protéines/0.3g de lipides

Heureux les maigres! C’est reparti. Me voila les yeux rivés sur la balance. De deux choses l’une: 1/vous êtes vigilant toute l’année 2/vous vous goinfrez et à la fin vous le payez cash sur la balance.

Pour moi, c’est la solution 2.

Sur un vélo, comme à pied, la loi de la gravité ne pardonne pas. Plus on est lourd, plus on souffre. Les articulations, le système cardio-vasculaire et aussi l’image de soi. On aimerait parfois être plume. Sauf dans les descentes! Je ne rentre pas dans un discours moraliste, on peut être naturellement en surcharge pondérale…sans le faire exprès et s’y trouver à l’aise.

Bon alors j’ai repris mon programme Yazio comme en mai 2018. Je n’ai aucune attache avec cette entreprise Yazio et j’ai presque honte de ne pas acheter sa version Premium à 22.49 €/an.

Sans programme Yazio, ça marche aussi: il suffit de manger moins tout simplement. Juste assez pour tenir les jours de dépenses physiques. Yazio est là pour tenir la comptabilité…et des conseils nutritionnels avec sa version payante.

Pour moi c’est 2000 kcal à dépenser chaque jour et à répartir.

Au début, j’exulte, puis après ça rame…normal, il y a des jours où je joue « relâche »

Bon, je suis à mi-chemin, ça valait le coup de faire le point pour prendre date.

Les potins du lundi

Cet homme là était possédé par le vélo. Comme d’autres le sont par le démon. Régine Deforges avait su immortaliser le vélo avec La Bicyclette bleue. Mais ici rien à voir avec le récit imaginaire ou romanesque. Quand à seize heures, deux neurochirurgiens se présentent enfin dans la salle de presse de l’hôpital universitaire revêtus de leur tenue blanche, tous les journalistes retiennent leur souffle, on allait enfin savoir. On allait de quoi souffrait le grand champion cycliste hospitalisé depuis bientôt plus de trois semaines dans ce service de haute technologie médicale.

Alors un des chirurgiens sortit de sa poche une petite chose de couleur bleue qu’on a d’abord eu du mal à distinguer du fond de la salle. Quand les feux des cameras se dirigèrent vers l’objet tenu entre le pouce et l’index du médecin, alors on a su. On a su que le champion cycliste souffrait d’une maladie jusque là inconnue, une bicycloïte aigüe du cerveau.

Un petit vélo dans la tête

L’opération relevait de l’exploit. Personne, pas même les plus grandes sommités du monde cycliste, ne sont encore en mesure d’établir comment ce minuscule objet ressemblant à un vélo de la taille d’un porte-clé a pu venir se loger dans le cerveau de notre champion toutes catégories du vélo.

Les exégètes de la chose cycliste ne peuvent s’empêcher de penser à une forme de calcification du cerveau modelant jour après jour ce mini-vélo mieux qu’une imprimante 3D sans attirer l’attention de quiconque. Alfred Jarry, notre précurseur à tous parmi les bicyclistes, considérait le vélo comme « un prolongement minéral de son système osseux ». Sans conteste, nous étions là en face d’une forme d’endomorphisme qui va longtemps préoccuper la science. Comment un homme sain de corps et d’esprit, dans la plénitude de l’âge, a t-il pu secréter un petit vélo Kinder dans ses lobes cérébraux? Peut-être va t-on découvrir un ADN du cycliste comme il existe un ADN du tueur…Alors on comprendra pourquoi brutalement à trois heures du matin, je saute sur l’ordi pour décrire le songe qui me tient éveillé!

Le monde journalistique est en émoi. Leur crédibilité est mise en question à tous propos. Normal, puisqu’ils s’affichent ouvertement en symbiose avec les pouvoirs de l’ordolibéralisme! Depuis que Facebook est devenu le premier média de la planète (2.1 milliards d’inscrits) , les gazettes font grise mine. Elles se vendent moins et celles fidèles à leur dogme peine à convaincre. C’est ainsi que le journal l’Humanité est en quasi faillite en dépit des perfusions de l’État. Alors le nouveau défi des médias officiels qui tentent de reconquérir le cœur de leurs lecteurs consiste à débusquer ce qu’ils appellent les fake-news, les fausses nouvelles qui envahissent la planète. Un lecteur de vélomaxou le faisait justement remarquer: avec les fake-news, c’est tous les jours le 1avril. Relativisons! Si Facebook est un grand propagateur de fausses nouvelles, c’est aussi parce que le monde politique a de tous temps contribué à berner ses électeurs en leur faisant miroiter de fausses promesses comme à ces pauvres Britanniques englués dans le Brexit. On va encore en avoir la démonstration avec la campagne européenne qui s’annonce.

Le VAE cache-misère de la politique vélo?

Wittenheim et ses infrastructures approximatives (image 2014) chaussée-trottoir-chaussée, bordure casse-gueule, pas d’importance pourvu qu’il y ait de la peinture!

Je me marre. Dans les DNA de ce matin (5 avril), un article à la page de Wittenheim (communauté urbaine de Muhouse) intitulé « Les joies, risques et périls du vélo…  »

Manifestement le journaliste est pro-cycliste et s’est bien défoulé alors qu’il était censé illustrer l’engagement des élus pour le vélo à assistance électrique. Figurez-vous que deux vélos à assistance électrique (VAE) viennent d’être mis à la disposition des agents et élus municipaux…

Aussitôt on convoque la Presse pour immortaliser l’évènement. A quelques mois des élections, ça peut toujours servir.

Deux beaux vélos électriques pour la commune et son maire Antoine Homé (image DNA)

Le plus marrant dans l’histoire, c’est que le journaliste a voulu tester le réseau cyclable de Wittenheim et on n’est pas déçu du résultat…


Pédaler dans la capitale du bassin potassique relève du parcours du combattant. Quelquefois pire, on joue quasiment à la roulette russe alors qu’il s’agit d’emprunter la rue de Kingersheim, (en particulier de la Halle au Coton à la place Thiers). Récemment la municipalité a modifié le plan de circulation au centre-ville.
Pour le cycliste, c’est un cauchemar. A l’évidence si la bagnole reste reine, pour la petite reine on repassera… pas la moindre piste cyclable, pas le moindre couloir réservé à la bicyclette. Le cycliste trompe-la-mort, inconscient ou téméraire, n’aura plus qu’à slalomer au milieu du flux des voitures, une cohabitation souvent hasardeuse. Soit dit en passant, de quoi encourager davantage encore leur usage, ces mêmes voitures ont toujours plus de places de stationnement à leur disposition.

En 2014, j’avais testé l’ensemble de la communauté mulhousienne. Wittenheim recevait 11 points sur un total de 40 reléguant la commune à la 21eme place sur 33.(voir le palmarès)

Après un tel bilan, le maire Antoine Homé répète comme un leitmotiv « la municipalité a la ferme volonté de promouvoir les mobilités locales écologiquement responsables… » On aimerait le croire, mais depuis cinq ans apparemment rien n’a changé.

La mort des sas annoncée?

Sas, sont-ils vraiment utiles?

Vous en voyez beaucoup des cyclistes dans les sas?

Moi pas. Et pour cause, peu sont ceux à savoir à quoi ils servent et ceux qui le savent, comme moi, se gardent d’aller y mettre leurs roues.(lire pourquoi je n’ai pas confiance dans les sas)

En revanche les motards ont trouvé une place idéale pour démarrer en trombe aux feux tricolores.(lire l’article du Parisien).

Enfin, je ne me battrais pas pour inciter les cyclos urbains à les utiliser de crainte que l’un d’eux me reproche de s’être fait bousculer par un irascible du volant.

En attendant, il semble qu’à Paris les prunes tombent sur les motards depuis que la vidéo-verbalisation prend son essor. 18 000 PV ont été dressés pour non-respect de ces sas à vélo en deux mois!

Les potins du lundi

Ça chauffe pour nous, les cyclistes…

Je commence par les choses sérieuses, celles qui bassinent le plus mon lectorat fidèle qui doit subir mon verbiage. Vélomaxou trempe dans son idéologie jusqu’au cou, alors je dois bien m’en débarrasser un peu pour ne pas me noyer. Une métaphore foireuse, je vous l’accorde.

Le réchauffement climatique et la gigantesque pollution planétaire qui en est la source vont-ils enfin faire prendre conscience que notre mode de vie, notre mode développement est incompatible avec notre survie?

Ecologie par çi, écologie par là. Tout le monde est écolo. Le grave handicap de l’écologie, c’est que tout le monde peut se l’approprier et se verdir le temps d’une campagne politique. Nous les cyclos, l’écologie on connait, on en fait tous les jours. Vous allez voir aux Européennes, tous les candidats vont vous parler défense de la planète. Même En Marche qui a réussi à débaucher un écolo-bobo pour faire bien. Vous avez vu comment la presse s’empare des questions de micro-particules partout dans nos villes? (celles en particulier que je dénonce depuis des années dans la plaine d’Alsace), comment les pesticides dispersés dans les campagnes mettent en cause la santé des populations et des enfants dans les écoles? comment nos plastiques se retrouvent au fond des mers et dans les estomacs des mammifères marins? Mais du coté des pouvoirs politiques, nous obtenons en réponse des mesurettes. A Mulhouse où l’autoroute jouxte la ville, on maintient le 110 et on ajoute des voies qui garantissent l’accroissement des flux de camions et de voitures faisant retomber sur l’agglo un nuage d’oxydes et de particules nocives.

Ne rêvons pas! Ce n’est pas l’usage du vélo qui va résoudre tout cela. Mais dans nos villes il peut contribuer à réduire la place de l’auto avec l’aide des transports combinés (transport en commun, vélo et marche à pied).

Faut-il pactiser avec Amazon?…

Ma consœur hésite. Doit-elle accepter de livrer les colis Amazon avec sa flotte de vélos-cargos? ou renoncer, pour ne pas déplaire à ses donneurs d’ordre locaux? Moi je choisirais le dernier kilomètre de mon colis à vélo d’où qu’il provienne plutôt qu’avec un fourgon Mercedes diesel conduit par un abruti du volant qu’aucune police ne verbalise. Il faut apprendre à composer avec Amazon, avec Google et Apple en considérant les tenants et les aboutissants.

La cuisse de Jupiter…

On comprend alors pourquoi le Gilet jaune (et pas seulement lui) est perdu dans cet océan de contradictions et pourquoi il n’a plus confiance en personne. Le Gilet jaune est devenu le poil à gratter de nos politiques depuis que le parti communiste a disparu. Avec le PC de Georges Marchais et la bonne vieille dictature stalinienne du prolétariat, l’ouvrier se sentait citoyen et représenté dans sa condition sociale jusqu’au parlement et même au gouvernement où Mitterrand avait nommé des ministres communistes avec le programme commun de la gauche. Aujourd’hui la classe laborieuse est orpheline. Le prolo n’est plus people. Alors elle manifeste comme elle peut, la classe des oubliés du mercantilisme planétaire…et nos jeunes députés sortis de la cuisse de Jupiter ne savent plus à quel Saint se vouer lorsqu’ils découvrent, effarés, ces curieux hominidés repeints en jaune venus de la périphérie fracasser les vitrines. Je n’ai pas de mépris à l’égard des Gilets jaunes. Ni de regard condescendant. Je ne comprends pas leur inorganisation, leur entêtement à se détacher de toute conscience politique. L’absence de maturité politique est pour eux un grave handicap pour conduire à des choix réfléchis. Alors il ne leur reste qu’à grandir et à faire des choix. On pourra cent fois s’interroger sur les ratés de notre éducation citoyenne lorsqu’on découvre aux ronds-points des citoyens sans conscience de classe qui peinent à expliciter les rapports de domination et la division sociale auxquels ils sont confrontés autrement que par des slogans expéditifs comme Macron démission.

Reste la question énergétique de la planète. Produire des véhicules propres est loin d’être résolu. L’électrique est un mirage puisqu’il revient à piller des ressources rares pour les batteries et à construire des usines électriques atomiques ou à charbon comme en Chine.

Nos gouvernants ne semblent pas mesurer l’ampleur de l’enjeu. En cause la survie d’une idéologie de croissance et de libre-échange mondial organisant le dumping social des travailleurs et le pillage de la planète.

L’Europe de demain s’apprête à amplifier sa trajectoire dans la mauvaise direction en nouant toujours plus d’accords commerciaux comme avec la Chine ou le Canada. C’est une façon d’encourager des échanges inter-planétaires très polluants plutôt que d’encourager notre production et notre consommation locale. Il faut y prêter garde.

La marotte du cyclo…

La frime à l’état pur. J’ai mis la route en jaune citron, le VTT en vert…et le ciel en bleu

Strava et compagnie…

Ces graphiques là, le cyclo ne les montre pas à la cantonade. C’est son jardin secret. Ou alors, il s’expose dans Strava et se tire la bourre par internet interposé. Moi aussi je suis sur Strava dès lors qu’il suffit d’un clic pour se plier aux convenances; en revanche je m’interdis à entrer dans la compétition. Le « j’aime » de Strava, c’est semble t-il le « kudos »…alors je remercie mes amis qui m’envoient ces « kudos » de mes victoires sur moi-même.

C’est Christophe qui me l’a dit …

C’est Christophe qui me l’a dit, il est certainement plus fin connaisseur que moi d’Excel, il fait des comparaisons de ses scores cyclistes « en année glissante ». Les années glissantes ne sont pas spécialement verglacées. J’ai perdu la main avec le tableur depuis que mon patron m’a poussé dehors. Alors je potasse la formule « décaler » pour tenter de reconstruire mon palmarès en année glissante, histoire de bien me mettre la pression chaque soir quand je rentre lessivé de ma sortie vélo. On est tous pareils!

Le buzz du VAE…

La petite boite sur le guidon qui change tout

Le VAE fait le buzz. On en voit à tous les carrefours cherchant leurs routes. Un jour ces machins là vont disposer d’un pilote automatique qui vous ramènera le soir à la maison frais comme un gardon. Les constructeurs s’ingénient à mettre en œuvre des machines qui ont tout du vélo, des roues, un guidon, une selle,…et même des pédales. Mais ce n’est plus tout à fait du vélo. La différence? le vélo vous transporte en moins de deux en haut de sommets mythiques le dimanche matin aussi vite que Cancellara. C’est comme du doping mais du doping propre.

Look E265 existe en version route

Pas de scrupules, Look avec son E765 ne semble pas effarouché en proposant un cadre protubérant pour la batterie. A la place des grosses cuisses, on a à présent le gros cadre entre les cuisses. A chacun son truc!

Frein à disque. Pas beau. Affaire de goût.

Je suis d’accord, on me dit oui c’est pas beau mais avec les freins à disque on n’use plus les jantes…je veux bien accepter l’argument surtout avec une jante en carbone! Mais avant d’user une jante, il faut quand même du temps! Je passe sur le bilan poids/efficacité et sur le prix. Mais des beaux Campa, y’a rien de mieux.

Les véloroutes bientôt concédées?

Des véloroutes concédées? l’idée est dans l’air

Chacun sait que le budget de l’Etat peine à remplir sa mission d’entretien des routes nationales.Le problème n’est pas nouveau, souvenons-nous: le 1er janvier 2006, 18 000 kilomètres de routes nationales étaient déjà devenues de « simples » départementales dans le cadre des lois de décentralisation. Aujourd’hui, le gouvernement réfléchit à une nouvelle façon de se débarrasser des voies de communication dont il a la charge. Comment? tout simplement en se dessaisissant de certaines voies rapides qui deviendraient concédées et donc à péage. Selon la Dépêche.fr Gérald Darmanin, ministre chargé du Budget, et Elisabeth Borne, ministre des Transports, ont d’ailleurs mis en place un groupe de travail sur « l’évolution de la gestion » du réseau routier national non concédé. Ce rapport devrait être rendu d’ici l’été 2019. Le président de l’ASFA, Arnaud Hary, interrogé par Radio France ne dit pas autre chose : « Chaque fois que l’État décidera d’aménager son réseau de routes nationales et de le transformer en autoroutes concédées, les sociétés d’autoroutes répondront présent, » et d’ajouter « les véloroutes pourraient constituer pour nos sociétés un nouvel axe de développement riche en perspectives compte tenu de la demande croissante d’une nouvelle clientèle adepte de tourisme vert. »

Le vélo-sarcleur

Recycler votre vieux vélo en houe maraîchère, pourquoi pas! Ce n’est pas un poisson d’avril. Il ne reste plus qu’à trouver le bon cheval à la maison…

Tous les détails ici

Tués à vélo, trop!

Accidentologie routière (chiffres sécurité routière)

17 morts à vélo en février! Les chiffres sont là. Les tués à vélo augmentent.

Selon Olivier Schneider, président de la FUB « la majorité des tués, contrairement à une idée reçue, ce n’est pas en ville, c’est hors agglomération » et « ce sont souvent des hommes de plus 50 ans qui sont les victimes ». Sous-entendu, ce sont des cyclotouristes âgés.

C’est vrai que les seniors de plus de 65 ans sont en forte hausse (+18% tous usages confondus) parmi les tués. Est-ce l’effet du papy-boom?

Soit 184 cyclistes tués lors des 12 derniers mois contre 147 en 2010. Si les chiffres sont indéniables, en revanche il manque un paramètre, celui de la croissance des cyclistes observés lors des 10 dernières années.

Plus précisément, il manque aux chiffres des tués les causes et les circonstances de ces décès de cyclistes. Ont-ils percuté un véhicule? ont-ils été renversés? sont-ils seuls en cause?

Ce flou entretient la suspicion vis à vis de l’État et de ses services. Les pouvoirs publics ont choisi de faire un enjeu politique de l’accidentologie routière depuis de longues années. Que va décider le gouvernement de façon arbitraire? ne va t-on pas en profiter pour imposer le port du casque? Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, n’y sera pas étranger.