J’ai essayé l’IA

Bing sait tout sur le vélo, même ce qu’est une poulie de traction

L’IA c’est l’intelligence artificielle. Une façon extraordinaire de faire sa rédac en vitesse le dimanche soir. Mais pas seulement.

Bing de Microsoft est un moteur de recherche qui vous construit des phrases pas trop mal foutues lorsque vous êtes pressé.

Je vais le tester.

Bing, peux-tu me dire ce qu’est le cyclotourisme?…

Bing mouline deux secondes…et m’écrit ceci:

Le cyclotourisme est une activité de loisirs qui consiste à voyager à vélo. Il s’agit d’une pratique qui allie sport, découverte et tourisme. Le cyclotourisme peut se pratiquer seul, en famille ou entre amis, et permet de découvrir des paysages variés tout en faisant du sport. Les itinéraires de cyclotourisme sont souvent balisés et permettent de découvrir des régions entières à vélo. La Fédération française de cyclotourisme est une organisation qui promeut cette activité en France et propose des itinéraires pour tous les niveaux 

On sent la patte de la FFCT.

Je vais lui demander autre chose de plus difficile

Bing, qu’est-ce qu’une poulie-guide sur un vélo?…

Une poulie guide est une petite roue qui sert à guider la chaîne du vélo. Elle est souvent utilisée sur les vélos couchés et les vélos droits pour éviter que la chaîne ne saute lors de fortes secousses sur des terrains accidentés ou lors de l’utilisation de grandes longueurs de chaîne sur des vélos et des tricycles couchés 12La poulie guide peut également être utilisée pour offrir une bonne fluidité du câble de frein lorsqu’il est actionné par le cycliste 3.

Trop fort, le Bing!

Bon alors je vais passer à plus difficile…

Combien de femmes pratiquent le vélo?

Selon une étude menée par la Fédération française de cyclisme, la pratique régulière du vélo est plus fréquente chez les hommes (71 %) que chez les femmes (60 %) 1En France, le vélo est un sport plutôt masculin, avec 48,5 % des hommes qui affirment être usagers de la bicyclette, contre 41,2 % des femmes 2Cependant, selon une étude du Department for Transport, le nombre de femmes effectuant des trajets à vélo a augmenté de 56 % en 2020 par rapport à l’année précédente 3.

Je suis désolé, je ne peux pas fournir des informations plus précises sur le nombre de femmes pratiquant le vélo en France. Est-ce que vous avez d’autres questions sur le cyclisme ou autre chose?

Quelle est la part modale du vélo en ville en France?

Selon le Plan Vélo et Mobilités Actives présenté par le Premier ministre en 2018, l’objectif est de tripler la part modale du vélo dans les déplacements du quotidien d’ici 2024, en passant de 3 % à 9 % 1Cependant, selon une étude menée par Notre Environnement, la part modale du vélo en France est de 2,5 % en 2022 2.

Je suis désolé, je ne peux pas fournir des informations plus précises sur la part modale du vélo en ville en France. Est-ce que vous avez d’autres questions sur le cyclisme ou autre chose?

…et aux Pays-Bas?

En 2014, la part modale du vélo en ville aux Pays-Bas était de 38% à Amsterdam et de 46% à Zwolle 1En moyenne, la part modale du vélo pour l’ensemble des déplacements (urbains et ruraux) aux Pays-Bas était de 27% 1.

Les Pays-Bas ont une longue tradition de cyclisme, et le pays est connu pour ses infrastructures cyclables bien développées. Les villes néerlandaises sont souvent équipées de pistes cyclables séparées des voies de circulation automobile, ce qui facilite la pratique du vélo en ville 1.

La question qui tue pour terminer

Que peux-tu me dire de Vélomaxou?

D’après les résultats de ma recherche, Vélomaxou est un site personnel qui traite de l’actualité cycliste dans les Vosges, en Alsace et en Forêt Noire. Il propose des carnets de route et des chroniques sur le cyclisme 1.

Bon ça passe, Bing m’a trouvé.

La sortie de route de l’électrique

Devant moi une Tesla, la fameuse voiture américaine développée par Elon Musk et construite en Chine. Elle ressemble à toutes les berlines haut de gamme, sauf qu’elle est électrique.

J’ai accompli hier près de 700 km d’autoroutes avec ma voiture et je méditais sur l’avènement de ces merveilleuses automobiles qui demain vont remplacer nos vieux engins à moteurs thermiques.

Remplacer 40 millions de bagnoles va prendre du temps.

Qui ne se déplace pas encore à l’électrique?

Moi!

Je n’arrive pas à m’y faire. Pourtant je sens que le temps presse. Bientôt soixante treize ans; je sais que mes jours, mes heures, sont comptés. Vais-je pouvoir profiter de tous ces bienfaits du monde moderne que sont les vélos et les voitures électriques. J’en piaffe d’impatience. Non, je plaisante, car je ne coche aucune case parmi les acheteurs potentiels, ceux que le marketing rêve de convaincre.

Si la voiture est encore loin de nous surprendre par ses performances médiocres en terme d’autonomie il reste qu’elle est appelée à devenir la norme en terme de déplacement routier individuel. Ni l’avion, ni le train ne sauront jamais remplacer entièrement la voiture. Surtout pour cette France périphérique oubliée des citadins et des grandes métropoles.

Mais cette voiture électrique qu’on nous prépare semble déjà affectée de défauts rédhibitoires, outre sa faible autonomie: son prix et son poids. De ce coté ci des choses on n’a rien résolu puisque la voiture électrique ne sera accessible qu’aux plus fortunés et elle pèsera tout autant, voire plus, en terme d’encombrement et de poids sur nos routes. On aurait pu s’attendre à des voitures légères, plus petites et c’est tout le contraire qu’on nous offre. Car la légèreté, ne l’oublions pas, est le gage de la sobriété énergétique.

Reste qu’on ne sait pas non plus comment va s’organiser la recharge électrique coordonnée de tous ces véhicules qu’on veut vertueux. Ni à quel prix pour la planète.

Joindre l’utile à l’agréable

Graffenwald

Le vélo dit utilitaire est un moyen de transport qui est considéré comme l’une des alternatives cohérentes pour la mobilité de charges en centre urbain.(Bing)

En gros il se démarque du vélo sportif ou touristique dont la finalité est tout aussi louable mais seulement attachée au monde des loisirs.

J’ai beaucoup d’amis pour qui le vélo n’est qu’un sport et qui n’en feront jamais un moyen de transport. Question de goût mais aussi blocage culturel à la base.

Pour le reste, voyager en ville sur un vélo semble une incongruité à laquelle il est impossible d’accéder. On évoque aussi souvent le facteur temps pour justifier sa voiture et aussi bien entendu le poids et le volume transporté. On ne va pas faire ses courses au supermarché avec son vélo.

113 grammes-40 kilomètres

Pourtant, moi qui ai le temps, il m’arrive d’aller « à la ville » faire des petits achats. Comme aujourd’hui où je suis allé à vélo chez Cultura acheter des pinceaux et de la peinture.

40 km à vélo! Vous me direz que ça fait beaucoup et que tout le monde n’a pas la ressource pour faire une course de 40 km. Franchement j’aurais eu honte de les faire en voiture. Ma seule alternative, c’était Amazon. Avec Amazon, je n’ai à parcourir que le dernier kilomètre pour réceptionner ma livraison mais je ne fais pas travailler le commerce local m’objectera t-on.

Sacré dilemme!

aller
retour

Crotte alors!

service du nettoiement à Mulhouse

PV toutoumatique à Béziers

C’est à Béziers que le maire impose dorénavant un passeport génétique aux propriétaires de chiens. Le service revient selon la mairie à 80.000 euros par an. On prélève un peu de salive dans la gueule du chien et on établit un passeport qui permettra de retrouver le proprio indélicat qui laisse les crottes du chien dans la rue, sur les trottoirs ou les espaces verts.

PV pour frais de nettoiement 135 euros

A Namur la ville prend aussi des mesures…

« À partir de maintenant, chaque propriétaire de chien qui balade son animal est censé avoir sur lui de sacs de ramassage pour ramasser les déjections de son animal. Donc, ça veut dire qu’en se promenant dans la rue, un gardien de la paix peut vous arrêter et vous demander de montrer votre matériel de ramassage et si vous ne l’avez pas, ça peut conduire à une amende », avertit Charlotte Deborsu, échevine de la Propreté publique à Namur. (RTL Info)

Il est vrai que l’épisode Covid a dopé les ventes de chiens pour permettre aux proprios de se promener toute la journée.

Et à Thann? 70 tonnes par an!

Rapporté à une petite ville comme la mienne de 8000 habitants, on arrive à….1000 chiens qui doivent chaque jour effectuer leurs besoins. Sachant qu’un chien produit 70 kg d’excréments par an, on arrive tout simplement à un chiffre conséquent et d’ampleur sanitaire puisqu’il faut évacuer pas moins de 70 tonnes de crottes canines. Y compris celles qui sont placées dans les sanicrottes au coin des rues.

En France, on dénombre 7,26 millions de chiens, contre 12,68 millions de chats (2015 source Santé Vét)

La taxe sur les chiens a existé en France, au XIXe siècle. Créée en 1855, elle a été supprimée à la fin des années 1970. Les chiens étaient alors classés par catégorie et la taxe était calculée en fonction du poids et de la taille de l’animal.

En revanche, Allemagne, Suisse et Pays-Bas disposent de taxes.

Hemingway buvait-il?

J’ai relevé cette anecdote.

Miss Stein parlait d’Apollinaire et racontait comment la foule criait « A bas Guillaume! » le 11 novembre 1918, le jour de sa mort. Mais c’était pour l’autre Guillaume, celui de Prusse.

La médecine s’empare de tiktok, le réseau chinois, et un respectable gastroentérologue en profite pour nous mettre en garde contre les méfaits de l’alcool. L’alcool ne détruit pas seulement le foie mais aussi le cerveau, le pancréas et les intestins. Même un verre par jour, selon lui, c’est déjà trop. Heineken a du souci à se faire. Lorsqu’on était môme on disait le quart de rouge , c’est la boisson du garde rouge en référence à la Longue Marche du vénérable Mao. Mais la Chine a t-elle seulement de la vigne?

Je termine Paris est une fête d’Ernest Hemingway (folio).

Ça ressemble à des carnets de voyage. Facile à lire car chaque chapitre est une nouvelle de la génération perdue, celle d’après la Grande Guerre.

Mais, bon dieu, qu’est-ce qu’il boit Hemingway, il a tout le temps la bouteille à la main. Du vin de Cahors en quarts, en demi-carafes ou en carafes, du vin de Corse « connu mai peu coûteux ». « Si corsé qu’on pouvait y ajouter son volume d’eau sans le rendre totalement insipide ».

Mon grand oncle ajoutait un sucre dans son verre de rouge Henri Maire. Il avait moins mal à l’estomac.

Mais plus loin, dans Écrire à la première personne, Hemingway écrit: « si vous donnez aux histoires que vous écrivez à la première personne une vraisemblance telle que les gens finissent par y croire, le lecteur pensera presque forcément qu’elles vous sont effectivement arrivées ».

Hemingway ne buvait peut-être donc pas tant que son héros auquel on l’identifie peut-être trop rapidement.

Il souffre d’hypertension et se sent sombrer dans la cécité à cause du diabète tout en souffrant d’une cirrhose. Il est touché par un trouble bipolaire, qu’il subit tout au long de sa vie et présente un comportement paranoïaque, peut-être lié également à un début d’alzheimer (Wikipedia)

Hemingway se suicide en 1961.

Vous aimerez peut-être aussi…

Prix Nobel en 1954 (Le vieil homme et la mer)

Rentrée côté garage à vélo

Je suis votre proviseur. A l’appel de votre nom, se ranger derrière votre professeur principal

Il convient de se méfier, un vieux devant les écoles avec son vélo ne doit pas être confondu avec un pédophile. J’en ai conscience. C’est pourquoi je ne m’attarderai pas.

J’y suis allé. Rien que pour me rappeler mes jeunes années. Le public est cantonné dans l’allée publique derrière le portail. On capte de loin quelques paroles du mot d’accueil du proviseur. Un discours convenu et martial qui donne une idée de l’enjeu.

Le top-crop a des adeptes au collège

Nulle abaya en vue capable d’exercer un prosélytisme de mauvais aloi sur de jeunes consciences encore innocentes. Mais quelques top-crop peu en phase avec la fraîcheur matinale

De l’autre côté, c’est la rentrée du collège. Les parents se pressent avec leur progéniture, angoissés de voir tout ce protocole déployé, un surveillant général qui bat le rappel, deux gendarmes en renfort et les inévitables curieux du quartier dont je suis qui redécouvrent une animation en sommeil depuis deux mois.

le portail côté garage à vélo

Le commandant de la brigade les a bien choisis, les gendarmes. Ils doivent être tous les deux fraîchement sortis de l’école de gendarmerie de Chaumont, ou de Tulle, ou de Montluçon, je ne sais pas. Toujours est-il qu’ils cadrent bien. Je détecte chez eux comme une fébrilité ou une recherche incertaine de convenance à leur présence.

Un ballet de voitures qui ne trouvent plus à se garer et les bus qui déversent leur cargaison de potaches encore assoupis par le voyage cantonal.

De vélos, point!

Août 2023

Août est terminé. On pense qu’on ne l’a pas vu passer.

Quand fin août arrive, c’est un peu aussi la fin. La fin de l’été, la fin des vacances. Et le début de la suite. La rentrée scolaire, la rentrée politique et le début des mauvaises nouvelles. Comme par exemple l’entrée en vigueur de la retraite à 64 ans. C’est curieux, vigueur rime avec rigueur. Les Français auront ils le courage de se souvenir plus tard qu’un dirigeant tout seul s’est impliqué dans l’allongement de la France au travail…et contre le gré de tous?

Passons.

Moi si je fais appel à ma mémoire d’août, je me souviens d’une bonne semaine de pluie en cyclo-camping, puis d’une dizaine de jours sous canicule, puis d’un temps pourri annonciateur de l’automne. Celui où l’on remet des chaussettes et des jambes longues.

Ce sera donc un mois d’août à oublier.

Je suis rentré abasourdi de mon parcours VITA derrière chez moi.

En ce premier septembre j’ai découvert deux choses troublantes. La première est que je ne sais plus sauter de part et d’autre d’une poutre latéralement à pieds joints et la seconde que je ne peux plus faire une pirouette pendu à une barre fixe.

Un peu de Gravel pour m’éduquer au vélo tout chemin un peu un cran en-dessous du VTT

Et enfin je complète comme à chaque mois avec un peu de CAP.

Dannemarie, le musée boit la tasse

le mémorial n’a plus toute sa tête
DNA 27/08

Le 8 mai dernier, je m’étonnais que le Mémorial de Haute Alsace à Dannemarie soit fermé.

Je comprends mieux pourquoi: il n’y a pas assez d’argent pour faire vivre la structure et la municipalité a du se résoudre à la fermer pendant cinq mois, tout en supprimant un poste.

Ouvert en 2019, voici donc une entreprise mémorielle qui débute mal.

La rentrée au collège à vélo

la rentrée au collège dans un canton rural vosgien

Il manque 8000 chauffeurs de bus pour assurer la rentrée scolaire. On ne dispose pas comme dans le passé d’une réserve de trouffions capables de suppléer au manque de conducteurs. Alors l’idée fait son chemin qu’en dessous de cinq kilomètres, chaque élève viendra à vélo. Rien d’extraordinaire à cela, nos petits voisins allemands de l’autre coté du Rhin vont déjà en classe à vélo depuis longtemps.

Quel vélo?

Voila le vélo qui convient pour aller au collège. un dérailleur est un plus s’il y a des côtes à franchir

Le vélo à ne pas acheter

Le VTT est justement le vélo qu’il ne faut pas pour aller à l’école. Pourquoi? tout simplement parce qu’il n’est pas conçu dans ce but. Pour aller au collège, il faut un vélo doté de garde-boue, d’un éclairage fixe et d’un porte-bagage.

Le vélo tout chemin selon Vélomaxou

Avec le VTC, quitter la route pour des chemins improbables vous réserve des moments de bonheur insoupçonnables

Ne vous prenez pas la tête, le vélo tout chemin est un concept qu’on est capable d’inventer soi-même. N’écoutez pas les sirènes de la mode et ne soyez pas figé dans une mono-pratique maniaque du vélo.

le vélo tout chemin selon moi

J’ai longtemps fait du vélo de route tout en étant inconditionnel pendant plusieurs décennies.

A 60 ans, j’ai abordé le VTT, sur le tard, après l’avoir dénigré, estimant que la route avec cuissard en latex était le must de l’aristocratie cycliste…alors que le VTT me faisait penser au char d’assaut réservé à un monde qui fuyait la route. Bref, de petits joueurs!

Il faut se souvenir que les cohortes du dimanche en 1970 toutes adhérentes à la FFCT ne juraient que par la route. Et rien d’autre! J’ai donc des circonstances atténuantes.

alterner route et chemin comme bon vous semble

En 2015, je me suis mis à découvrir le cyclo-camping avec beaucoup d’idées préconçues. Imaginer faire du cyclo-camping avec un vélo de course, c’est une gageure; cependant j’y suis parvenu tout en faisant de gros sacrifices sur le confort de l’emport. Depuis je me suis perfectionné et assagi. Je visite beaucoup de contrées inconnues en partant de chez moi avec mon vélo et mes bagages sans l’aide de quiconque, ni de voiture, ni de train et encore moins d’assistance électrique.

Aujourd’hui on parle de gravel, un vélo censé pouvoir rouler dans du gravier malgré des caractéristiques routières à la base. C’est un effet de mode tout droit venu des States et dont Décathlon s’est emparé avec son fameux Triban .

Passons!

En juin 2023, je me suis payé un vélo typé fille (je ne l’ai su qu’après et je ne vois d’ailleurs pas en quoi ce vélo est genré) de chez Giant (occasion) et j’en ai fait un VTC, un vélo tout chemin. Il a tout pour plaire un septuagénaire comme moi.

J’ai commencé par l’équiper en cyclo camping avec des porte-bagages. Puis maintenant je l’utilise en tout chemin.

Alors ne confondons pas VTT et VTC. Le VTT permet d’aborder des terrains difficiles d’accès, gras, accidentés, caillouteux, rocheux. Il a du grip sur les pneus et une gamme de développement large tout en étant bien suspendu.

Alors que le VTC est un vélo polyvalent capable d’être confortable et véloce sur route et à la fois bien chaussé sur des chemins forestiers ou des sentiers de graviers. Le mien a en outre une suspension avant qui vous assure un meilleur contrôle au sol et moins de secousses dans les poignets.

un terrain de prédilection pour le VTC

Méfiance cependant, le VTC a très peu de grip sur les sols difficiles et ne pas se laisser entraîner dans les fortes descentes sans contrôle de sa vitesse comme par exemple sous un bois de sapins ou sur sur sol gras.

Ce qui me plait dans ce concept de VTC, c’est que je peux alterner lors d’une sortie, route et chemin, chemin et route au gré de mon inspiration.

Oui, je l’avoue le VTT est devenu à mon âge beaucoup trop physique et je manque de peps, de puissance, et de reflexe dans les situations critiques.

Vive le nucléaire!

L’installation de bornes électriques surgit ça et là dans nos bourgades de façon erratique sans qu’on sache vraiment si elles vont servir, un jour.

Je dois vous faire un aveu: j’observe les efforts gouvernementaux pour inciter à la voiture électrique avec circonspection. Ou plutôt en prenant du recul. Je temporise car je ne suis nullement convaincu.

Mon titre est provocateur à bien des égards car il met le doigt là où ça fait mal dans le credo des écologistes vent debout contre le nucléaire. Je ne disconviens qu’il existe un courant écologiste pronucléaire mais il est discret, à tout le moins inaudible.

Dans le monde cyclo militant, je sais que le nucléaire est un affreux épouvantail. Et pourtant tous les anti-nucléaires, cyclistes ou non, vont devoir avaler leur chapeau car le nucléaire est la seule énergie d’avenir pour lutter contre le réchauffement. On pourrait aussi se dire vertueux en usant de son vélo le plus souvent possible sur de courts déplacements. Et que voyons-nous? des cyclistes qui s’empressent de s’équiper de vélos…électriques!

J’ai connu l’époque des logements « tout électrique » qu’on s’est évertué à démolir au motif qu’ils encourageaient le tout-nucléaire et faisaient l’impasse sur la qualité isolante des bâtis. On les démolissait même en prétextant que les radiateurs « grille-pain » étaient des gouffres thermiques alors qu’ils n’étaient qu’une émanation de la loi de Joule commune à tous les effets calorifiques depuis le début du siècle passé. A la limite on chipotait sur le thermostat qui n’était que mécanique et beaucoup trop imprécis. De belles fadaises.

A présent un logement moderne bien isolé ne peut plus être chauffé que par… une pompe à chaleur (PAC), puisque le chauffage à base d’énergie fossile devient proscrit. Je n’oublie pas la géothermie, le bio-méthane, et le bois qui restent des énergies liées au contexte local.

Mais s’agissant de nos déplacements automobiles, j’observe la nouvelle transition qu’on aimerait nous faire prendre, disons plutôt le virage écologique de la voiture électrique sans trop regarder sur les cotés.

Pas d’emballement!

Barcelone, prix des carbuarants le 3 avril 2023

Il reste encore de beaux jours à la voiture à pétrole qui représente au bas mot près de 40 millions de véhicules en France. Mais ces beaux jours risquent de se transformer en cauchemars si nos politiques décident de nous mener la vie dure en fiscalisant nos carburants vers le haut. On en voit déjà les effets sur le prix du litre d’essence qui avoisine les deux euros, voire plus, alors que les prix de nos voisins sont beaucoup plus modérés.

Je reste malgré tout circonspect vis à vis de nos modes de déplacement futurs qu’on nous annonce plus vertueux contre le réchauffement climatique alimenté par les usages d’énergie carbonée comme le pétrole ou le gaz.

L’électricité ferait donc merveille aujourd’hui alors qu’hier elle était source de tous nos maux.

Comprenne qui pourra!

Les pompes à essence n’ont plus la cote

Mais voila, rouler avec sa voiture électrique est devenu moderne et écologique. En France seulement! car le nucléaire qui ne contribue pas à l’effet de serre fournit 75% de nos besoins, bon an , mal an.

En Allemagne, en revanche, rouler avec une voiture électrique est plus scabreux sur le plan des principes écolos car l’Allemagne a fermé ses centrales nucléaires, perdu l’usage du gaz russe après le dynamitage du gazoduc Nord Stream 2 en Mer du Nord, et doit se reposer sur le brûlage de lignite hautement toxique et polluant tout en comptant sur le vent intermittent de ses éoliennes.

C’est pourquoi je m’interroge. Ne faisons-nous pas fausse route avec cette transition à marche forcée?

D’autant que sur le plan technique, nous sommes loin du compte. Les voitures électriques proposées coûtent « un bras » et sont loin de pouvoir vous assurer une autonomie de 1000 km comme beaucoup de grandes routières à essence ou à gasoil.

Tous ces paradoxes ne vont-ils pas conduire à des réactions de refus des usagers qui vont finir pas s’estimer lésés sur toute la ligne?

On peut le craindre.

D’autant qu’un nouvelle petite musique anti-Giec réapparait ça et là dans le monde scientifique pour contredire les conclusions du réchauffement climatique attribué à la seule action de l’homme et de son mode de développement.

Ainsi même chez les constructeurs, on commence à entendre des sons de cloche divergents qui prétendent que la voiture électrique est une fausse bonne solution.

On nous aurait donc menti?

Il est vrai que sous le plancher d’une voiture électrique se cache un problème de poids: celui des batteries, depuis leur fabrication, leur exploitation, et leur recyclage en fin de vie.

On n ‘a pas encore trouvé, loin de là, le moyen de remplacer avec équivalence nos voitures à essence.

Fermeture de la routes des Crêtes

La polémique resurgit périodiquement. Faut-il oui ou non fermer la route des Crêtes Vosgiennes à la circulation routière?

Cet été nouvel accès de fièvre de nos politiques locaux peut-être en mal d’un sujet bien clivant capable de déterrer la hache de guerre en pleine torpeur estivale parmi les deux camps. Celui des opposants à la fermeture et celui des pro-fermeture.

Un peu d’histoire

Cette route a été édifiée pour des besoins militaires afin d’acheminer des troupes et du matériel lors du conflit de 1914. Elle était même une ligne frontière entre la France et l’Allemagne après 1870.

Mais depuis, redevenue française à part entière, la route des Crêtes est un itinéraire de paix où les touristes, dont beaucoup d’Allemands, s’adonnent à de belles balades depuis la Schlucht jusqu’à Uffholtz vers le sud et de la Schlucht jusqu’à Saint-Marie -aux-Mines vers le nord. Soit 88 km.

Fermée en deux endroits l’hiver, accessible en tout temps le reste de l’année.

Alors où est le problème?

Le problème réside dans le fait que le massif traversé est un parc régional, le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges et sa charte qui vise à assurer durablement la protection, la valorisation et le développement harmonieux de son territoire. Connu pour sa préservation des patrimoines, il contribue aussi au dynamisme économique. Plus au nord, il existe aussi le Parc Naturel Régional des Vosges du Nord (PNRVN) moins concerné.

Or d’année en année, l’économique prend le pas sur la préservation et la protection de la nature.

On parle aujourd’hui de surtourisme ça et là comme au Mont-Saint-Michel ou dans les calanques de Marseille.

La parade trouvée pour moins déranger le parc, c’est soit de limiter les accès, soit d’instaurer un péage soit tout simplement d’interdire le transit à tous les véhicules motorisés. Car ce qui est cause c’est bien l’usage des moyens motorisés, même si la surmarche est aussi un réel problème.

SOS NATURE VOSGES en pôle position pour l’interdiction

Agitateur public, l’association SOS NATURE VOSGES boit du petit-lait lorsqu’elle entend les politiques s’emparer du sujet de la route des Crêtes alors qu’elle même milite depuis des années pour restreindre la circulation sur la route sans rien obtenir de concret que de vagues contrôles de vitesse des motards quand la saison d’été approche.

Mon avis

Bien évidemment, fermes-auberges, restaurant, tous acteurs économiques sont vent debout contre toute restriction qui leur ferait perdre une clientèle attitrée comme celle des motards. Ensuite les motards, toujours en colère, s’insurgent contre un projet qui viserait à les empêcher de se servir de cette route comme celui d’un anneau de vitesse. Enfin viennent les habitués motorisés de la route des Crêtes qui l’empruntent pour marcher ensuite sur mes cimes ou pour déguster un repas marcaire copieux avant de redescendre dans la vallée et enfin, chose inimaginable dans un parc régional, des camping-cars qui bivouaquent en toute impunité là où bon leur semble au Markstein, voire même carrément au Grand Ballon.

Ce qui au total fait beaucoup de monde mécontent d’une telle éventualité de réglementer les accès.

Il reste une quantité négligeable de gens pro-réglementation:

  • les écologistes « pur sucre » qui font un principe de l’interdiction
  • les marcheurs courageux, sauf que le Club Vosgien reste très discret sur la question de crainte de mécontenter ses membres fervents habitués à se rassembler en 4×4 dans les refuges comme au Molkenrain
  • les naturalistes au sens large animaliers, forestiers, entomologistes,…
  • certains cyclistes (pas tous) dont moi.

Vous l’aurez compris, la thrombose touristique n’est pas prête de s’arrêter demain.

D’autant que les politiques vosgiens ne veulent en aucun cas qu’on les prive de grimper au Hohneck à leur guise, leur sommet mythique, en partant de la Schlucht ou de la route dite des Américains.

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La Meuse à vélo?

Un livret de 50 pages pour voyager à vélo le long de la Meuse

A l’accueil du camping de Domremy, l’hôtesse m’interroge « vous faites la Meuse à vélo? »…

Puis elle me montre le livret « La Meuse à vélo ».

Je l’emporte avec moi dans mes sacoches. La Meuse relie le plateau de Langres à la Mer du Nord soit 950 km au total. Se laisser glisser à vélo le long de ses rives devrait donc vous permettre de couler des jours heureux.

18 étapes pour rejoindre Givet

Mais attention, le livret s’arrête à la frontière belge à Givet. C’est la 18eme étape. Pour le reste il faut se référer au réseau Ravel en Belgique…

Chaque étape comporte un double volet. Page de gauche les curiosités à visiter, page de droite un plan de l’étape assez précis.

Mais attention, il s’agit d’étapes bucoliques qui n’excèdent pas 30 km. Rien n’empêche cependant de parcourir plusieurs étapes bout à bout le même jour si vous n’êtes pas accompagnés d’enfants.

S’il vous reste du temps, poursuivre jusqu’à la mer…Dinant, Namur, Liège, Maastricht, Bois le Duc, ce qui fait encore une belle trotte.

J’avoue que la partie belge et néerlandaise m’intéresse.

Puis revenir.

Revenir en bateau par le Rhin, c’est un vague projet.

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Juillet 2023

Le récolement de mon activité sportive de juillet est en retard. Se retourner derrière soi est pour moi source de curiosité, de réflexion, de mesure du temps passé. Bref un condensé de souvenirs proches. Finalement juillet aura été un mois d’essais en tous genres.

Course à pied

essai nouvelles pompes

J’ai sollicité mes nouveaux pinceaux à pied

45 km

Vélo route

essai nouvelle route du Haag
330 km route

Vélos VTT/ VTC

essai de chargement bagages
58 km VTT/VTC

J’ai aussi en juillet sollicité mes pinceaux à poils.

Lorsque je regarde mes tableaux encore frais du mois, j’y trouve une certaine harmonie. Pas une monotonie. Une forme d’apaisement dans l’usage de mes couleurs et d’ondulation dans le trait.

huile sur toile 24×30
huile sur carton 24×30
huile sur toile 40×30
huile sur toile 50×40

Prêt à partir

L’anticycliste

C’est affaire de goût et de commodité

Pourquoi ne pas faire de vélo?

C’est une parodie du site TOPITO capable de vous dégouter d’enfourcher une bécane.

Mais il faut savoir que le vélo est détesté par nombre de personnes qui le rejettent par principe pour ce qu’il représente: une alternative simple et peu coûteuse en ville face à tous les autres moyens de transport, un objet ringard incompatible avec le monde moderne.

Bien sûr on y trouve beaucoup d’idées reçues comme « Si tu dérailles, tu ressors plein de cambouis ». Ou encore « Tu dois te taper une pompe à vélo et des rustines dans le sac »

Un vélo bien réglé ne déraille pas et s’il déraille c’est souvent le fait d’un usage inadapté comme croiser petit plateau et petit pignon. Un vélo de ville « bien chaussé » et bien gonflé ne crève pas sauf dans de très rares cas.

Mais tout le reste est presque vrai dès lors qu’on débute avec son vélo. Le rédacteur a identifié tous les freins capables de vous décevoir comme celui de puer la sueur. Evidemment, l’usage « utilitaire » du vélo, a contrario de l’usage sportif, vous place dans une situation non conforme à la sédentarité du monde moderne et urbain.

Toutes les considérations relatives à l’inconfort supposé des vêtements sont des contre-vérités. Le cuissard n’est pas indispensable en ville, en revanche l’apprentissage de la selle est parfois redoutable et dissuasif.

Moi qui suis sur mon vélo chaque jour et qui suis à la retraite, je n’ai pas à affronter ces situations domicile-travail qui vous placent inévitablement dans des situations pas faciles: comment gérer la transpiration? les encombrements urbains? les transports de bagages ou d’enfants?

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T’as tout tatoué?

le tatouage du cycliste Sylvain Chavanel

Est-ce une mode? un phénomène de société?

Le tatouage devient chose commune. Il touche toutes les couches de la société surtout les plus jeunes. Moi qui suis de « l’ancienne génération », je m’interroge.

Ma seule référence est celle du film Le Tatoué en 1968 de Denys de la Patellière avec Gabin et De Funès.

Un marchand d’art qui veut à tout prix racheter un tatouage réalisé par Modigliani que porte dans son dos un ancien légionnaire nommé Legrain (Jean Gabin), et lui propose en échange de faire retaper sa maison de campagne.

Le tatouage a un inconvénient pas toujours bien perçu, c’est qu’il est indélébile: on l’a pour la vie.

Celui qui grave aujourd’hui sur son épaule « A Josette pour la vie » se fait plus rare.

Mais un vélo, pourquoi pas!

Le tatouage reste un signe d’appartenance à une passion, une philosophie. Sans oublier qu’il est aussi une forme d’aliénation rappelant les pires heures de la soumission de l’homme par l’homme lors de l’esclavage et du marquage des prisonniers.

Allo!…on me dit qu’il existe de petits tatouages éphémères qu’on peut effacer. Pas les décalcomanies des Malabar. Ah bon, alors essayons!

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La roue tourne

Avarie d’éolienne

Je me suis arrêté hier devant cette éolienne (sur les hauts du Barrois) dont une pale gît à terre. Des lambeaux de ce matériau creux et comportant du balsa flottent au vent. Dans sa chute, la pale a percuté les pales adjacentes. Bonjour la facture!

J’ai plutôt une bonne image de ces grands oiseaux blancs que d’autres préfèrent décrier pour la dégradation du paysage, le bruit ou l’atteinte aux oiseaux. C’est affaire de goût.

Mais sur le plan énergétique, je ne suis toujours pas convaincu et le mystère subsiste: quel est le réel bilan de ces éoliennes qui poussent sur tout le territoire. Le vent gratuit est-il aussi rentable qu’on veut bien le dire?

Par ailleurs je me demande toujours pourquoi dans un parc éolien, certaines tournent et d’autres pas…

J’imagine qu’on table sur un calcul économique, ne pas fournir de kWh si le coût d’achat est trop bas. Ou alors préservons les machines tant qu’elles ne sont pas indispensables?

Cela dit, je reste dubitatif. Face à cette énergie fatale et intermittente, pas facile à dompter, l’énergie produite représente bon an, mal an, seulement 20% de la puissance installée tout en se souvenant qu’au-delà de 50km/h de vent le matériel risque la casse et qu’il faut le découpler. On se demande aussi quel est le bilan en terme d’investissement et de coût d’exploitation car intervenir en rase campagne sur des aérogénérateurs de 350 kW perché à 50 mètres de haut ne doit pas être gratuit.

Dans l’absurde, je me dit qu’à force d’éolien on va finir par arrêter le vent. C’est absurde puisqu’une éolienne ne peut tourner que si elle laisse passer un énergie résiduelle de vent à travers ses pales. Il y aura donc toujours du vent derrière.

Les rêveurs les plus audacieux se laissent bercer par une autre illusion: l’éolienne freinerait la rotation de la terre et subitement le temps pourrait s’arrêter.

Markstein, ça eût payé

Fernand Reynaud au Markstein. Pas pour vendre des belles oranges mais pour constater qu’on a été eu. C’est en tous cas ce que clament les commerçants du Markstein.

DNA 24 juillet

Les commerçants font grise au lendemain de l’étape Belfort-Markstein, ils se retrouvent avec des stocks de marchandises invendues notamment des sandwichs qu’il faut jeter par centaines.

10.000 spectateurs au lieu de 30.000!

Normal, moi qui suis cycliste (et aussi un peu anti-tour), jamais je ne me serais risqué à monter là-haut en sachant que l’itinéraire serait incertain…et que par ailleurs un barouf d’enfer avait lieu pour « faire du monde » au Petit-Ballon où se tenait la fan-zone de Tibopin0. Dans ce marché de dupes, je suis prêt à parier que les fermes-auberges du Petit-Ballon auront tiré les marrons du feu.

Il faut se souvenir que dans les vallées de la Lauch et du la Thur plusieurs jours auparavant, on nous annonçait à l’avance des difficultés pour circuler pour rallier le Markstein.

Les journaux ont largement contribué à dissuader les visiteurs de monter au Markstein, la preuve (DNA 21/07)

DNA 21/07

Au moins sur ce coup là les forces de l’ordre auront gagné.

Il est passé

Café officiel, une longueur d’avance

J’ai regardé l’étape du Tour à la télé.

Editorial de Franck Buchy DNA ce matin (23/7)

Tous les thuriféraires du Tour s’étaient portés sur les crêtes pour assister à la grand messe du Tour dans les Vosges. Quelques encens d’encouragement dans le Platzer, l’encensoir manié par des servants bien inspirés par le vent.

C’est long trois heures sur le canapé mais on a les meilleures images tout au long de l’étape alors que sur place c’est plus éphémère. D’autant qu’aujourd’hui on filme sur son smartphone sans vraiment voir qui passe devant soi. Et en quelques secondes le peloton est déjà passé.

Evidemment, on retiendra le baroud d’honneur de TIBOPINO et les pancartes d’encouragement dans le Petit-Ballon.

Mais au Tour, pas de sentiment! le rouleau compresseur Vingegaard-Pogacar a eu vite fait de rattraper Pinot dans la montée du Platzerwasel lui faisant perdre tout espoir de gagner l’étape du Markstein.

A Thann, la fête terminée, un convoi de poids lourds transportait déjà la caravane vers son ultime étape.

Century 21
Allez Laurent Gina!

Les véhicules intermédiaires

C’est Isabelle et le vélo qui parle des véhicules intermédiaires. à lire ici

Sous entendu, entre le vélo et la voiture, toute une gamme d’engins plus ou moins hétéroclites sont rassemblés pour désigner ce qui devrait être demain un trait d’union entre deux modes de mobilité.

Pendant ce temps l’Europe brûle.

Et l’on regarde à la télé le doigt de la présentatrice qui nous montre où se développent les feux de l’été.

Et Macron de décorer Patrick Pouyanné, le PDG de TotalEnergies.

Je me souviens qu’au lendemain de la seconde guerre, l’institutrice du village garait son quadricycle dans une remise attenante à la maison.

C’était il y a trois ou quatre générations.

Le Tour en hiver?

la stèle de Tom Simpson dans le Ventoux (vélomaxou)

Ce n’est encore qu’une fiction.

Et pourtant, nous les cyclos du dimanche voici bien dix ans qu’en juillet et août on part tôt le matin faire du vélo pour éviter les fortes chaleur. Nous ne sommes pas des compétiteurs, c’est vrai, et nos organismes vieillissants ne sont plus si performants pour résister à la température.

Selon les prévisions du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (Giec), la température va augmenter de 2°C en France d’ici à 2040, et en 2055, il ne sera pas rare d’avoir des températures frôlant les 50°C sur la moitié sud de l’Hexagone, notamment autour des Pyrénées, des Alpes et en Occitanie. Autant de lieux emblématiques des parcours de la Grande Boucle depuis un siècle. La situation, déjà préoccupante, va continuer de s’aggraver. (France Info)

Pourtant le gros du peloton est déjà équipé d’un capteur de température corporelle pour mesurer les effets de la météo sur le corps des champions.

Je ne serai plus là pour le voir, mais si d’éminents spécialistes se penchent sur le phénomène, ce n’est pas pour rien. En 2040, faudra t-il adjoindre une circulation extra-corporelle aux coureurs avec un refroidisseur intégré?

Mais auront-ils seulement encore des spectateurs sur le bord des routes capables de rester des heures durant sous la canicule?

On peut aussi imaginer que les hommes mutants qui font actuellement les têtes de peloton grâce à l’injection de sang hyper-oxygéné bénéficient d’hématies auto-refroidissantes grâce aux progrès de la médecine du sport.

lire le document France-Info

Préparation au voyage à vélo

En chemin, s’arrêter aux endroits agréables pour le piquenique

Je poursuis mes préparatifs au voyage 2023 entamés ici

…et aussi ici

Se préparer au voyage à vélo, c’est déjà un peu voyager. Alors n’hésitons pas: rechercher les lieux à visiter, les endroits qui ont une histoire, une réputation, des noms célèbres,…

Après avoir choisi l’endroit où passer ses vacances à vélo, il faut encore affiner les itinéraires, les routes à emprunter, les curiosités à ne pas manquer et…les endroits où dormir.

Vous le savez, je m’interdis de dormir « à la belle étoile ». Alors, il faut être sûr qu’à la fin de la journée on trouvera un asile où s’arrêter, une chambre, un gite ou un camping.

Le gîte

En 2015, j’avais choisi les étapes en gîte avec mon ami Prosper. Le gite vous assure un confort de bon niveau

L’hôtel-restaurant

En 2018 « Valjoly ». L’hôtel-restaurant, c’est la formule riche du voyage à vélo, on peut même retrouver son linge lavé et repassé le matin du départ. A Arlon, j’ai été autorisé à monter mon vélo dans la chambre en empruntant l’ascenseur. Dormir avec son vélo, une jouissance!
Arriver ruisselant avec son vélo parmi les limousines comme ici à Liessies, c’est parfois intimidant. Le resto gastronomique en claquettes, c’est pas top! (2018)

J’ai choisi cette année le camping

L’année passée, 2022, par deux fois j’ai du rencontrer des mésaventures en fin de journée sous des températures de plomb, faute d’avoir affiné mes points d’arrivée en fonction de l’adresse précise des hébergements.

A Besançon, sûr de trouver facilement un camping à la ville, j’ai du batailler pour trouver le camping municipal, pour in fine revenir sur mes pas et parcourir 10 km de plus.

En 2022, après 160 km de vélo arrivant à Besançon par le nord, j’ai du parcourir 10 km en sens inverse pour rejoindre le camping à Chalezeule

Puis arrivant en Haute-Marne le lendemain, en toute naïveté, j’ai cru trouver facilement un camping à Chalindrey, nœud ferroviaire connu, où j’ai du constater sur le champ qu’il n’y avait pas de camping et qu’il fallait pousser jusqu’à Langres…sans me douter que les plus proches étaient aussi à dix kilomètres de là à Bannes.

Pas de camping à Langres, 10 bornes de plus

La feuille de route

Logée sur un papier ou sur votre iphone, la feuille de route s’impose. Elle témoigne que vous avez étudié votre voyage et que vous évitez les mauvaises surprises.

D’abord tracer ses itinéraires et éviter les grands axes , on peut s’aider d’un traceur comme Openrunner qui vous restitue les km à parcourir ainsi que les pentes à gravir. L’avantage du traceur, c’est qu’il vous conduit devant l’entrée du camping si l’on se donne la peine de chercher l’adresse en construisant son itinéraire

la précision du traceur comme ici à Charmes vous conduit jusque devant l’entrée du camping sans devoir se perdre dans la localité

Ensuite vérifier que le camping existe ainsi que son adresse. Au besoin vérifier les prix.

Certains campings vous annoncent 3 euros comme Contrexéville!

D’autres en revanche monte allègrement à 20€ avec son forfait randonneur (Xonrupt)

De nombreux camping sont prisonniers de booking.com et vous obligent à réserver. Réserver c’est un risque si votre voyage doit être décalé. Se trouver en face d’un camping complet pour une tente et un vélo, c’est un risque à prendre et à minimiser

lieuT.kmT.déniveléeadresse camping
XONRUPT45925route du Lac
RAON L’ETAPE891214Moyenmoutier rue de la chenille
CHARMES1411660L’ile aux mille charmes
DOMREMY2012322rue des Roisses
CONTREX2422728rue du 11 septembre
La VÔGE2843265La Creuse
LE THILLOT3383927rue de Lorraine
THANN3764362
Même simplifiée, la feuille de route vous indique le kilométrage, la dénivelée et le point d’arrivée

Les kilomètres

Rouler comme je l’ai fait en 2022 avec des étapes de 160 km ne vous permet pas d’apprécier autre chose que le paysage qui défile…et le soir on est « rincé ».

Cette année, j’ai décidé de prendre mon temps avec des étapes de 50km. Tout bon cyclo-campeur est capable d’accomplir de telles distances.

L’expérience m’apprend que je roule en moyenne à 15 km/h avec un vélo chargé à 100/105 kg « tout compris ». Je ne roulerai donc pas plus de 3 à 4 heures chaque jour. De quoi m’arrêter et visiter les lieux qui m’intéressent, voire faire quelques détours le long de l’itinéraire…et aussi de laver mon linge à l’arrivée.

Le wokisme à vélo

associer wokisme et islam, n’est-ce pas un raccourci identitaire facile?

C’est une réalité, le wokisme n’a pas encore conquis le vélo.

Dans le passé, j’ai tenté un questionnement sur le sens de l’usage du vélo parmi la société civile. Est-il de gauche ou de droite ou les deux. Sans toutefois à parvenir à répondre.

En 2014, je m’interrogeais sur la place politique du vélo

Oui, le vélo est bien de gauche lorsqu’il répond aux idées du mieux-vivre en collectivité, un socialisme assumé, mais il est aussi en adéquation avec des thèses environnementales et écologistes pas formellement de gauche.

En revanche, le vélo est aussi un marqueur social reconnu à droite, une forme d’attachement à une classe sociale associée à des faibles de revenus et qu’on ne pratique autrement qu’à titre de loisir ou sous la forme de compétition. En ce sens anticiper le passage du permis de conduire à 17 ans est une véritable mesure anti-wok qui vise à conforter un ordre moral de droite.

Mais le wokisme va t-il faire voler en éclat cette approche sociale du vélo?

Le racisme anti-vélo existe bien, je peux en témoigner

Ce racisme anti-vélo vise à perpétuer la bagnole dans tous ses états au détriment des transports doux

Le wokisme du terme anglais wok (éveillé) impacte directement les thèmes favori de la politique française depuis que gauche et droite se sont diluées au point que les citoyens peinent se reconnaître dans l’une et l’autre.

Cependant la droite française qui défend ses valeurs traditionnelles et réactionnaires accuse la gauche radicale de devenir wok. C’est commode pour s’inventer une nouvelle posture qui campe sur ses terrains favoris, l’immigration, la délinquance, la défense de valeurs républicaines qui ne collent plus à la nouvelle société.

En 2014, Chômage, santé, délinquance: les trois sujets prioritaires qui intéressaient les Français. (selon Atlantico, un site classé à droite)

Même si aujourd’hui la droite revendique le plein-emploi, le recul de la délinquance, le wokisme aujourd’hui prône le non-travail ou un travail minimal

Venir contrarier les idées reçues sur l’usage du vélo pourrait bien concerner les tenants de la cause du vélo. Une cause convenue, le loisir, la compét. et très peu en tous les jours. Il suffit de voir comment la France freine pour ne pas s’investir dans le vélo.

Par exemple, pourquoi le vélo est-il si peu pratiqué par les femmes? par les populations immigrées?

Pourquoi la police à vélo est-elle si peu équipée?

Pourquoi n’y a t-il pas de publicité pour le vélo sur les chaînes de télévision et autant pour les voitures?

Pourquoi les municipalités n’interdisent-elles pas les voitures dans les rues des écoles?

Attendons qu’un véritable parti wok du vélo se déclare!

Vacances à vélo, j’hésite encore

Toutes les suggestions sont les bienvenues

Remiremont

Coté vélo, il est prêt. J’ai encore une opération à mener: un essai de voisinage « à blanc » vélo chargé, sacoches chargées d’eau…et vérifier que mon poste de conduite est confortable.

Mon projet de vacances à vélo avance doucement. Ce sera 10 à 12 jours en août.

J’ai disposé une petite table sur laquelle j’accumule des objets en vue de mon départ. Ma méthode est identique aux années précédentes. Un poids global de 102 kg dont je suis le principal acteur.

Mais l’itinéraire reste en suspens.

1/J’ai d’abord imaginé un tour des Vosges (le département) et on m’y a même encouragé. Un projet qui date de 2020. C’est dire si je suis prévoyant

2/Puis j’ai inventé un tour du Luxembourg en passant par l’Allemagne et en passant par la Lorraine avec mes sabots mon vélo

3/ Et maintenant, je me prête à rêver à un tour du lac de Constance

Je suis déjà allé à Freiburg, à Donau à vélo…mis Constance, j’en frissonne déjà

Thann, GFNY dimanche

C’est dimanche à partir de 7h50 que s’élancera la Gran Fondo New York au départ de Thann place du Bungert. C’est une cyclosportive, une course (chronométrée avec classement) qui ne dit pas son nom puisqu’elle se dispense des formalités obligatoires en ce cas.

En résumé faut aller vite tout en respectant le code de la route.

C’est un beau challenge pour les 1000 participants attendus. Et aussi un bon coup pour le commerce local avec 2500 nuitées réservées.

L’important, c’est les watts

DNA 7/07

Et qu’est-ce que je vois? deux types Vingegaard et Pogacar qui font le spectacle. Tous les autres sont condamnés à devoir choisir qui sera troisième. C’est le seul os à ronger pour le reste du peloton.

C’est la première fois cette année que je m’accorde un instant pour regarder le Tour à la télé.

Pas longtemps. Juste le temps de regarder la montée au Cambasque de la sixième étape.

L’aisance ne trompe pas, hélas!

Aucun rictus, une mécanique bien huilée. On voit qu’il y a des watts à profusion dans ces machines bien préparées. De quoi épater la galerie et faire passer la pilule des émeutes de la semaine passée.

Tout juste deux ou trois drapeaux de la CGT sur le passage de la voiture présidentielle qui rappelle l’épisode des retraites.

Donc je ne reviendrai pas sur cette foire de types chargés puisqu’il est admis définitivement que ceux qui sont en tête sont tous sous l’effet du doping.

Je ne perds jamais une occasion de démythifier ce spectacle qui laisse à penser que cette course se développe autour de véritables valeurs sportives, alors qu’il n’en est rien puisque d’année en année les affaires de dopage reviennent à la surface. C’est donc sur la base de tricheries successives que cette foire du vélo se déroule le long de nos routes privatisées pour la circonstance.

Si vous doutez encore, allez sur le site Cyclisme et dopage et suivez son actualité

Cyclisme et dopage a construit des radars-cols pour suivre les coureurs et dire s’ils se classent parmi la catégorie des humains, suspect, miraculeux ou mutant.

L’heure des moissons

Je ne joue pas au gendarme car je serais bien incapable de relever une infraction dans le monde agricole tellement il est devenu complexe.

Des infractions, il y a en a certainement mais en même temps force est de reconnaître que le machinisme agricole ne cesse d’être toujours plus performant.

J’écoute les agriculteurs. Cette année ils disent que les rendements de blés seront bons en Alsace. De l’ordre de 90 quintaux à l’hectare…mais la betterave ne donne rien. Au bord du champ de blé, quelques rangs d’avoine. Le cheval d’agrément est devenu très tendance, il faut bien le nourrir.

« Songez monsieur que ce fils de paysan au volant de la moissonneuse est tout seul à la tête de 120 hectares de terres agricoles! » me dit le riverain à bord de son 4X4. Il attend qu’on vienne dans son champ avec la machine et observe les va et vient de l’énorme mastodonte suivi par un couple de cigognes.

La moissonneuse avance lentement car les grains sont nombreux, les pailles chargées. La machine est capable d’emmagasiner 10 tonnes de grains. Au bout du champ le tracteur attend d’être chargé pour rejoindre la coopérative à Ensisheim.

« Avant de continuer la récolte on va attendre d’avoir le taux d’humidité mesuré au silo… » trop humide c’est moins bien payé.

Une moissonneuse comme celle-là, c’est 400.000 euros, mais cette année on a irrigué le champ, ça rapporte donc plus.

En France, l’agriculture représente 57% de la consommation d’eau. (DNA 05/07)

Juin 2023

escapade normande, tous ces estuaires qui séparent les falaises sont un bon entraînement pour mon VTC

Juin a été modeste, j’ai juste tenté d’équilibrer mes pratiques.

Je ne me mets pas la pression comme pourrait le faire un aventurier fan de kilomètres.

Je fulmine aussi

le Canard 28/06

Les gens comme moi ne savent plus par où prendre la question de cet emballement des banlieues à la suite d’un tir mortel d’un policier sur un jeune refusant d’obtempérer. J’avoue que voir mes vélos flamber ne me ferait pas plaisir.

La France a cette particularité en Europe de camper sur de vieux schémas de république laïque qu’elle peine à adapter à une nouvelle évolution sociétale voulue ou non mais qu’il faudra bien prendre en compte.

L’Angleterre et son royaume, son Commonwealth, n’a aucune difficulté à convaincre ses sujets tout en acceptant le communautarisme; la Constitution allemande repose sur sa loi fondamentale et sa clause d’éternité dont (presque) tout le monde semble s’accommoder.

En France on rame avec notre mémoire coloniale, les arrière-pensées, les aigreurs, les aprioris, les approximations

Cela dit il existe ceux qui ne se posent plus de questions depuis longtemps et qui attendent que les solutions radicales achèvent le pourrissement: expurger le mal là où ils l’imaginent et construire massivement un enfermement de tout ce peuple qui manifeste, sans distinction.

C’est malheureusement tout ce qu’on a trouvé et qui n’en doutons-pas sera un vrai désastre pour la nation.

La police est prise à son propre piège voulu pas les politiques: une utilisation démesurée de la force face aux violences notamment avec des engins capables de tuer. Bref une police plus politique que républicaine.

Si la police a une image dégradée c’est aussi, comme le dit Dominique Sopo de SOS Racisme, la faute à des imaginaires ethnicisés au sein des policiers qui peuvent favoriser le passage à l’acte.

Comment inculquer en six mois à un élève policier la difficulté du métier et le discernement d’une activité aussi compliquée?

Je ne veux pas rentrer davantage dans ce merdier républicain. Laissons Macron patauger.

Je fulmine aussi. En silence.