Cyclistes Associés pour le Droit de Rouler en Sécurité secteur Thur-Doller. Joli logo
CADRES Thur-Doller s’affiche sur le tarmac. C’est nouveau. Et tant mieux!
L’association CADRes Thur-Doller qui milite pour le vélo a choisi de mener un action revendicative pour dénoncer l’abandon endémique de la principale Voie Verte de son sol, celle qui mène de l’Ecomusée d’Ungesheim à Kruth. Un cycliste y est déjà mort dans le passé en chutant sur une branche.
On le sait, tous les dix ans environ, cette piste fait l’objet de quelques réparations ( de fortune) puis elle est oubliée dans les cartons du Conseil Départemental à Colmar.
Curieusement CADRes Thur-Doller a marqué de son empreinte quelques racines qui émergent à travers le tarmac. Pour la petite histoire, si je dis curieusement, c’est parce qu’étant alors membre de cette association, son président avait choisi sans explication de mettre au panier la lettre que je destinais au maire de Thann pour lui faire part des insuffisances de sa commune en matière d’infrastructures cyclables. Finalement CADRes Thur-Doller se rend compte qu’il ne sert à rien avec les élus d’honorer les réunions pour ensuite servir de paillasson. Ce que les élus comprennent en revanche, c’est l’action revendicative des cyclistes, celle où l’on montre la vraie condition qui est faite aux cyclistes.
La piste Thur-Doller est dans un tel délabrement que certains préfèrent désormais prendre la route entre Thann et Wittelsheim et même poursuivre jusqu’à Pulversheim.
Sahel-Vert
S’agissant de la piste qui mène de Staffelfelden-Rossalmend à Wittenheim Jeune Bois (relevant de M2A), on ne pourra que s’étonner aussi de l’invraisemblable passage de la ligne de chemin de fer face à Sahel-Vert où aucun aménagement cycliste n’est réalisé.
J’ajoute que pour traverser au feu du carrefour de la rue d’Ensisheim, j’ai attendu vainement que le feu passe au vert. Il faut donc attendre qu’une voiture approche pour sortir de Rossalmend ….ou passer au rouge!
En revanche à l’autre extrémité coté Jeune Bois figure un passage de qualité
Finalement je rentrerai de Mulhouse à Thann par Rothmoos grâce à mon VTC
Si je vous le dis, vous ne me croirez pas. Cette piste cyclable bi-directionnelle est à……………………………., une commune capable du pire comme du meilleur. Je vous laisse chercher
C’est la commune de………………………………Mes courses à vélo font aujourd’hui 46 km. J’ai donné 2 euros au mendiant qui a gardé mon vélo, mon casque et mon sac à dos. Et encore deux euros au retour car mon vélo était toujours là.
ce n’est qu’une esquisse pour apprécier ma capacité d’embarquement avec ce nouveau vélo mieux chaussé que les roues 700/25. Je n’ai trouvé que le guidon pour attacher ma tente
Je vais donc devoir réétudier mon chargement. Cette fois je disposerai de sacoches à l’avant qui sont neuves et que j’ai achetées il y a plusieurs années (2016) sans jamais pouvoir les essayer. Des Crosso d’une capacité de 52 litres.
Un regret toutefois, le cintre plat à une seule position de mains.
Le gros avantage sera que je n’aurai plus de sac à dos grâce aux sacoches avant
Avec ce cadre bas, j’aurais moins de mal à l’enfourcher car les années passent
En première approche voici à quoi pourrait ressembler ma monture.
La tente: pas facile à loger, j’envisage de la fixer au guidon
A l’arrière, le léger: le sac de couchage et les matelas autogonflant. Et aussi les provisions de route et la trousse de toilette
A l’avant: le linge, l’outillage et toutes mes merdouilles électroniques.
C’est une première définition. Je sais qu’il me faut aussi une centrale solaire efficace pour mes GPS/iphone. Car surveiller le soir la recharge aux toilettes du camping, ce n’est pas top.
J’ajouterai aussi un petit élément de confort, un siège pliant car une fois au camping, je me sens démuni. D’autant qu’avec mon arthrose, j’ai du mal à me contorsionner.
bien ajuster le porte-bagages, une épreuve résolue avec un matelas de cartons pour mes genoux
Et tout ça pour aller où?
Je ne sais pas encore. J’avais envisagé un tour du département des Vosges, mon terroir natal.
pourquoi pas un tour des Vosges!
Mais j’ai d’autres options comme le tour du Luxembourg, ou l’Allemagne,… Bref, rien n’est figé. J’attends en plus de voir si la météo va devenir plus clémente.
Si vous avez des idées de voyages, je suis preneur.
Avec le VAE, le Haag devient une partie de plaisir (image FB)En ce temps là, il n’y avait pas encore de moteur sur nos vélos
On n’a plus qu’à l’essayer…
Après des mois d’atermoiements, la route du col du Haag depuis Geishouse vient d’être rénovée avec un beau tapis neuf (445000 euros) et inaugurée.
image de la voie en 2019A partir du fameux totem-hiboux, le plus dur reste à gravir jusqu’à la ferme du Haag
C’est une bonne nouvelle pour les cyclistes adeptes de montagne.
Aujourd’hui un long article dans la presse locale (DNA 25/06).
normalement on ne devrait plus croiser ni motos, ni voitures sur cette voie devenue Voie Verte
La voie verte fait 5,6 km de long, 492 m de dénivelé avec une pente de 10 % (16,8 % sur le passage le plus difficile).
…les ayants droit pouvant monter en voiture ouvriront les barrières avec leur smartphone.…(DNA)
Ce sera donc officiellement une Voie Verte. Une voie réservée aux mobilités douces avec la faculté pour les riverains d’accéder avec des moyens motorisés moyennant une application sur smartphone . En Alsace, la notion de Voie Verte est à géométrie variable, on y croise souvent beaucoup d’automobilistes au statut de riverain incertain.
On ne sait pas ce que pense l’aubergiste du Haag de cette Voie Verte qu’il n’a pas franchement réclamée
On se souvient qu’une brochette de riverains de Geishouse se sont opposés à la transformation en Voie Verte, il a donc fallu composer avec eux. (lire mon article de mai 2022)
Attendons de voir comment les choses vont se passer.
plus besoin de VTT pour grimper le Haag
Coté cyclistes, avouons-le, très peu sont en mesure de grimper cette route. En revanche avec des vélos électriques tout est permis.
Le Haag et mon cardio depuis Moosch en 2017
Mais le Tour de France lorgne aussi sur cette route qui fait du Haag un col hors catégorie.
Les Pieds Nickelés avaient déjà tenté l’expérience en ballon
J’ai révisé. Une colonne d’eau de 10 mètres de haut dans un tube d’un cm2 de section pèse 1kg et exerce une pression d’un bar sur l’ensemble du tube.
Oui et alors?
Alors, le petit sous-marin appelé Titan qui est descendu à 4000 mètres de profondeur pour voir l’épave du Titanic devait répondre à une résistance colossale de
400 kg/cm2 soit une pression de 400 bars
le sous-marin de poche Titan avant son implosion
Impossible que l’ancien sous-marinier français Paul-Henri Nargeolet engagé dans l’opération ne s’en soit pas souvenu. Il était passionné par le Titanic mais on ne s’explique pas comment il a pu rejoindre cette équipe de Pieds-Nickelés à bord de ce cercueil marin qui n’avait aucun agrément d’épreuve à la résistance.
Il aura suffi par exemple que sous la pression de l’eau, le hublot (éprouvé seulement jusqu’à 1300 m) implose et que l’ensemble du contenant [et du contenu, hélas] soit réduit en une fraction de seconde en miettes et dispersé sur le fond marin.
Moins de marcheurs et donc moins de forces vives pour entretenir les sentiers (vélomaxou)
Ce n’est pas réjouissant comme nouvelle. Les marcheurs affiliés au Club Vosgien régressent. Dans un article des DNA (05/06) on y apprend que le club a perdu 3370 membres en quatre années.
Stabilisé pour l’heure à 27567 adhérents, le club vosgien est victime comme les clubs cyclistes d’une désaffection tout en voyant sa moyenne d’âge augmenter à 66 ans actuellement.
marcher à sa guise sans la contrainte d’un club semble attirer de plus en plus les familles
On sent que l’esprit club est en cause et n’intéresse plus autant les jeunes générations.
Funambule improvisé. Mais j’ai des références dans le domaine. Harnais, corde d’assujetissement, échelle attachée, installation d’ancrages, ascension mains libres, corde de service,…je peux vous donner des cours.
Mai 2023 est terminé.
Mais pas mes travaux. Je fais encore le funambule pendant quelques jours de juin. Je tente de revisiter mon activité mensuelle à l’aide de mes photos. Finalement je me juge trop pessimiste car j’ai fait « des choses ». « Faire des choses », c’est la confirmation qu’on existe encore, une forme de sagesse d’esprit.
Tous ces ponts, week-ends prolongés, me déstabilisent car mon horloge interne est réglée sur les cinq jours de la semaine et les deux jours de week-end.
J’en arrive presque à regretter ce capharnaüm des va-et-vient de nos « actifs ». Pourtant moi aussi je l’ai été actif, comptant les jours de mai sans travail que le patron allait devoir quand même nous payer.
une gamelle le 6 mai Molkenrain-Cernay
A présent je travaille gratuitement. Ou presque car je sais que les actifs me paient à ne rien faire. J’ai essayé pour voir si je serais capable d’exécuter des travaux de force pendant sept d’heures quotidiennes. C’est difficile. Par exemple cet exercice sur échafaudage où je monte, je descends plusieurs fois, maniant la lance et vêtu de pied en cap est éreintant.
je m’endors dessus, la société américaine me donne le vertige avec ses gratte-ciel
Le vieux qui est hors course se raccroche aux jours de la semaine comme il peut pour se donner un semblant de vie sociale.
C’est quel jour déjà aujourd’hui?
une petite activité peinture en mai avec ces falaises d’Etretat que j’ai surplombées
Oh les vieux nous font ch…de faire leurs courses le samedi alors qu’ils ont toute la semaine. Je l’entends dire, on l’entend dire dans les allées des super. C’est comme à vélo, j’évite maintenant les samedis trop fréquentés d’actifs qui veulent en découdre. J’observe que les quadra d’aujourd’hui sur leur frêles gazelles sont un cran au-dessus des années 90. Plus grands, plus athlétiques.
mes vélos collectors remis aux Emmaüs
Dans tous les domaines de la vie courante, l’ostracisme se ressent. La fracture est là, celle d’une société qui vous classe. Classé non pas à droite ou à gauche car ça n’existe plus, mais celle d’une société qui vous range dans la classe d’âge.
Un vieux con au volant qui n’avance pas
un premier mai de ferveur ouvrière mal récompensée
S’agissant du code de la route, j’observe qu’il y a présent des codes. J’ai été surpris, un matin de lever tôt, de côtoyer sur la route des gens qui se défient de toutes règles communes, le 80, le 50 en ville. On roule « à donf », c’est la règle…et l’on passe même les barrières SNCF feu rouge clignotant comme je l’ai vu à Staff.
portes ouvertes à la déchèterie, je consomme, tu consommes, nous cons…
Finalement, cette société là m’invite à me refermer sur moi-même car je ne m’en sens plus membre.
Avec mes confrères centcolistes, j’évite les grands voyages en voiture, il faut avoir une cohérence environnementale, je me limite aux rencontres locales ou régionalesquelques jours de quiétude dans la grisaille matinale (le Dervois)Organisateur de rando, une tâche ingrate
Existe t-il un calendrier des randos VTT dans la région?
Si vous trouvez un agenda complet des randos VTT dans notre région, faites-moi signe!
On sait que les randos VTT rencontrent de nos jours un vif succès. Question de soif nature, de sport mécanique avec l’essor du VTTAE*, question aussi de complicité amicale entre pratiquants et de retrouvailles autour d’un terrain de jeu adapté aux pratiques familiales ou cyclo-sportives.
lors de la rando Etoile 78 du 28 mai, 75% des VTT du grand parcours (40km/1000m) étaient électriques. C’est dire la suprématie de ce nouveau type de vélo-loisir.
Mais quid du calendrier?
Existe t-il un calendrier des randos VTT dans la région?
La question m’a été posée hier par un participant à notre rando Etoile 78 de Vieux-Thann. Je n’ai pas su répondre.
Mais pris d’un doute, je me suis mis à rechercher sur le net…
Résultat: je n’ai rien trouvé de consistant.
Les fédérations comme la FFC et la FFCT ont perdu le contact avec les organisateurs de randos VTT, on peut le regretter, mais c’est un constat car les organisateurs sont souvent non affiliés aux fédérations.
Quelques exemples ci-après:
1-Calendrier des randos VTT de la FFC
La FFC recense très peu de randos VTT dès lors que son cœur de cible est la compétition
2-Calendrier randos VTT du site VTT Rando
Randos VTT tente de construire un calendrier, mais je suis obligé de constater qu’il est vide pour le Haut-Rhin
3-Calendrier du sportif
Le calendrier du sportif semble le mieux renseigné, mais reste fragmentaire et les disciplines sont mélangées
4-FFVélo (FFCT)
Pour la FFVélo (FFCT), c’est le marasme. Naviguer sur le site aboutit la plupart du temps à des pages vides
J’ai passé ma journée au ravito du Plan Diebold au-dessus de Thann. Levé à 5h30, les derniers préparatifs au club. Dès 9h30 alors même que nous venons d’arriver au ravito N°2 et que j’entreprends le découpage en rondelles de mes bananes, les trois premiers randonneurs à VTT sont déjà là. J’en suis très surpris et admiratif à la fois car ils ont déjà parcouru 32 km à bord de leur VTT électrique alors même que nous venons d’arriver.
Je flaire l’embrouille.
Intrigué, je reconnais ceux qui viennent de s’inscrire au départ une demi-heure plus tôt.
Voila trois cyclistes qui étaient capables de gravir le Silberthal, la Waldkapelle, le col de Grumbach pour ensuite grimper en face de la vallée le Staufen!…
Je savais le VTTAE rapide mais pas autant qu’on puisse l’imaginer.
Je me rappelle un Espagnol qui, très lent dans les grimpées de cols pyrénéens, se retrouvait toujours dans les premiers au sommet. En fait sa femme l’accompagnait en volant de la voiture, son vélo dissimulé dans le coffre.
Après un court échange, je compris que nos trois compères s’étaient trompés d’itinéraire dès le départ en prenant par la droite au lieu de la gauche.
Il faut admettre que certains cyclistes viennent parfois de loin et font entièrement confiance au balisage mis en place par le club.
Pendant plusieurs heures, le défilé de motos ininterrompu
Il faut être en station un dimanche au bord de la route pour comprendre ce que doivent endurer les riverains de Bourbach ou de Goldbach en terme de bruit. Entre 9 heures et 14 heures, j’estime au moins à 500 le nombre de motos montant ou descendant le col du Hundsrück.
Etonnamment, certains groupes sont accompagnés de motards de la gendarmerie. Un léger coup de pin-pon et le groupe s’arrête. Le gendarme fait un briefing. Toi, tu roules trop à gauche dans les virages à droite, c’est curieux tu es le seul…
Puis le groupe poursuit sa route en direction du col, gendarme en tête.
Je ne compte pas les cyclistes adeptes de la montagne: ils passent sans bruit.
Au bout de trois heures à tenir mon échoppe, je commence à fatiguer. Les marcheurs nombreux eux-aussi à grimper le Staufen s’arrêtent devant notre barnum, c’est une rando du Club Vosgien?
Non , c’est une rando VTT mais vous partagerez bien un verre de sirop…
A 14 heures, l’heure de la remballe est venue. Démonter la tonnelle sans se pincer les doigts, charger les 90litres d’eau non consommés, ranger les chocolats, les oranges, le saucisson, la voiture est pleine. Il va y avoir de la perte, je le sens.
A 14h30, c’est le retour. Les débaliseurs ne sont pas encore passés retirer le fléchage.
A deux pas de chez moi, « portes ouvertes » sur l’industrie du déchet ménager.
Celle où l’on trie, celle où l’on broie…mais pas celle où l’on brûle.
Les déchets incinérables, ceux dits des « sacs noirs », on les transfère en camion dans un incinérateur à Sausheim. Avec l’incinération, fatalement on pollue l’atmosphère même avec des filtres qu’il faut régulièrement déboucher. Normal, un filtre retient les cochonneries. Alors il faut bien jouer au chat et à la souris avec les inspections pour démontrer qu’on est dans les clous de la tolérance admise. Il était un temps où il était difficile lors de la combustion de capter les dioxines ou les furanes (sous classe de la dioxine) rejetées par les cheminées. Les dioxines rappellent Seveso.
Mais tout près de chez moi à Aspach-le-Haut, le SM4 officie.
celui qui consiste à valoriser nos déchets biologiques, épluchures de pomme de terre et peaux de banane
celui qui consiste à trier nos emballages papier, plastique et cannettes afin de les transformer en gros ballots de près de 350kg.
Un personnel très dévoué et compétent nous a reçu par petits groupes de visiteurs.
8000 tonnes de compost chaque année utilisable par l’agriculture
nos déchets bio fermentent pendant un mois dans un immense bâtiment appelé réacteur
D’emblée le parti pris est de dire que nos déchets bio doivent être transportés dans des camions, puis valorisés, puis vendus aux agriculteurs du lieu qui cultivent blé, maïs et asperges.
Le but du jeu n’est donc pas d’encourager les particuliers à composter eux-mêmes. Explication avancée, ils n’y connaissent rien et souvent ne veulent pas les garder chez eux. L’explication est surtout économique car si on vient à pouvoir garder son bio, on va induire une rupture dans l’équilibre du modèle.
Concrètement, chez moi, je mets de coté quelques déchets bio pour pouvoir à mon potager. J’ai cette chance. de pouvoir le faire.
Au bout d’un mois le compost sera criblé et les particules de plus de 2cm seront séparées.
Avant d’être commercialisé, des échantillons sont analysés en laboratoire à Aspach-le Bas pour s’assurer que le produit répond au label sanitaire éco-européen.
le compost prêt à l’emploi
Le centre de tri
Ce centre de tri va déménager à Richwiller où une unité plus moderne vient d’être construite
nos fameux « sacs jaunes » arrivent sur site. une machine ouvrir les sacsun premier tri de centrifugation dans un Trommel ballots de bouteilles plastique de couleur prête à réemploi par l’industriechasuble et casquette de jockey renforcée pour les visiteurs
Beaucoup d’énergie là-aussi pour trier nos cannettes, nos cartons et nos bouteilles et flacons en plastique.
ballots de cannettes aluminium
Un effectif de 75 personnes que se relaie jour et nuit par groupes de 25. Si le tri est automatisé, il demande encore un traitement manuel dans des ateliers.
ballots de plastique ultime dont personne ne veut …les ballots sortant des compacteurs
Les machines ne peuvent pas tout. D’autant que de nombreux objets n’ont rien à faire là. En cause des usagers indélicats qui se débarrassent à tort. Comme des bouteilles de gaz hilarant, des seringues, des déchets médicaux dont certains produits radioactifs.
c’est fou le succès de la Chantillyobjets camouflés dans des sacs jaunes et devant faire l’objet d’un tri manuel
A l’issue de la visite, on a droit à un sac de compost gratos. Merci les gars!
Cette zone pilote en itinéraire partagé mérite qu’on fasse un retour d’expérience avec les utilisateurs
C’est ici au col du Herrenfluh (km15 de mon parcours) que j’ai chuté hier en redescendant du Molkenrain.
km 15 site pilote marcheurs/VTT
C’est pourtant un endroit que je connais puisque j’ai participé au chantier d’aménagement en 2021. Seulement je ne l’avais pas encore éprouvé comme vététiste étant précisé que je ne suis pas un habitué de ce genre de terrain et que je manque de pratique dans ce contexte.
Soit!
Mais j’ai tenté tout de même. Et arrivant si peu vite que j’ai perdu l’équilibre, je suis tombé lourdement du vélo (27.5 pouces) coté intérieur du virage par manque de vitesse. Je pense avoir arraché la marche piéton dotée de cales en ronds à béton qui s’est effondrée sous le choc.
A mon corps défendant, entre septembre 2021 (date des travaux) et mai 2023, la conformité des lieux a beaucoup changé.
Qu’on en juge par cette photo prise le jour des travaux:
situation en fin de travaux en 2021, passage beaucoup plus fastoche qu’aujourd’hui.
J’ai eu le temps de voir le sol arriver vu le dénivelé et aussi mon incapacité à choisir l’endroit de réception.
Bref je suis arrivé sur l’escalier des marcheurs et j’ai ensuite glissé.
Je me souviens que mon sac à dos m’a beaucoup protégé, il s’est comporté en amortisseur et mon casque a tapé aussi fortement. Comme quoi, et j’en ai toujours été persuadé, dans cette discipline le casque est indispensable.
Cela dit, je me demande si c’est une bonne idée de faire des by-pass VTT à coté des escaliers des marcheurs alors que des ronds à béton sortent du sol. Je ne me souviens pas de la pose de ces fers à béton. N’ont-ils pas été rajoutés après pour contrer l’érosion des marches?
Il n’en reste pas moins que ma responsabilité est entière. J’étais fatigué, j’avais peu de force, je venais de gravir 800m, je manquais de conviction.
Par deux fois déjà, j’ai failli rencontrer une trottinette en ville à une intersection.
Ces engins virent mal du fait des lois de la gravité qui les font sortir de la trajectoire à cause d’une trop grande vitesse.
A la différence du cycliste, le trottinetteur n’arrive pas à compenser toute la force centrifuge de son virage en se penchant car il arrive trop vite. Résultat, il traverse l’axe central de la chaussée…et va se viander où il peut. Parfois sur le capot d’une voiture ou sous un camion.
La fois dernière, la trottinette a débouché devant moi à une intersection et n’a pu faire autrement que de s’arrêter le long du trottoir opposé. Le pilote s’est excusé et m’a remercié de l’avoir laissé finir son tournant entre mon vélo et la bordure du trottoir
Les férus de maths pourront vérifier le phénomène trottinette ici
Aussitôt, le préposé leur a donné un siège en signe de bienvenue. Vous n’imaginez pas comme c’est prisé. Les Allemands viennent spécialement les acheter pour les remettre en fonction, m’a t-il dit.
Mes vélos vont donc peut-être entamer une nouvelle vie outre -Rhin.
J’aime retrouver cette ferveur populaire de gens comme moi, assurés que ce mépris et cette incompétence de la classe dirigeante n’en a plus pour longtemps.
La CFDT était bien représentée ce matin à Mulhouse. Son dirigeant, Laurent Berger, va la quitter en juin.
Il portait bien son nom ce Berger là. Bien sûr, l’intelligentsia bourgeoise va le regretter car il incarnait, d’après elle, une certaine adhésion aux réformes.
Adhérer aux réformes dans l’esprit bourgeois c’est taper dans les acquis sociaux…et c’est aussi enfoncer un coin dans la solidarité ouvrière.
Ne soyons pas dupes!
Pendant que le cortège se préparait, je me suis esquivé sur la pointe de mes pneus fins.
La peinture devient mon second passe-temps après le vélo. Cette peinture illustre mes recherches de progrès. A force de m’inspirer de « tutos », je tente ce qu’on appelle la désaturation des couleurs. D’abord un mélange de noir, de blanc et d’une couleur dominante. Puis insérer ce mélange dans chaque teinte du tableau. Je pense ainsi mieux atteindre le réel.
En avril ne te découvre pas d’un fil…on connait la suite.
Mais le dicton passe sans qu’on puisse le vérifier distinctement. Le rapport à la terre, à la météo, a changé du fait de nos activités contemporaines moins dépendantes des éléments. Aujourd’hui c’est plutôt la sécheresse qui inquiète.
Chaque fois que je traverse nos vallées vosgiennes, j’observe les cours d’eau. Mais les débits sont de faibles indicateurs de la sécheresse.
Cependant la Thur recueille les eaux de pas moins de 23 affluents!
les 23 affluents de la Thur (Wikipédia)
Rien qu’à Thann, trois mini-affluents:
le Grumbach 1,2 km
le Finsterbach4 2,8 km encore appelé Kattenbachruntz.
En Alsace, j’ai longtemps entendu dire que nous avions la plus grande nappe phréatique qui alimente 80 % de la population alsacienne en eau potable.
Mais on le dit moins.
Au fil des années, les pollutions domestiques, industrielles et agricoles se sont multipliées ; à cela se sont rajoutées ces dernières années les sécheresses et canicules.(DNA 16/3/22)
Toutes sortes de polluants s’y retrouvent. D’abord les polluants « historiques » de l’agriculture comme l’atrazine et de nouveaux occupants comme les produits pharmaceutiques rejetés par le corps humain et les micro-plastiques.
Mon mois d’avril
la chance du retraité, faire du vélo au bord de la mer en avril
Il est toujours aussi puéril de formuler un retour sur son activité passée. Mais c’est un marqueur auquel je tiens. J’opère des arbitrages en ayant conscience qu’il faut moins de ceci et plus de cela car pour moi les journées sont longues, je dors peu, et donc je suis contraint d’utiliser mon temps avec sagesse.
Eviter de ne rien faire!
L’éloge de la paresse est une philosophie à laquelle je ne sais pas accéder. Mais le droit à la paresse est à nouveau revendiqué dans notre ère moderne en réponse à la technocratie ambiante du capitalisme qui inaugure sans cesse de nouvelles tâches sans intérêt.
L’oisiveté ne me convient pas car lorsque j’y sombre, je peine à en sortir. Je préfère me consacrer à des choses gratifiantes. Encore faut-il les prioriser, éliminer ce qui ne sera plus d’actualité. Pas exemple l’aéromodélisme. Je comptais y revenir, soixante plus tard, j’ai déjà investi dans la radiocommande. Je n’y reviendrai vraisemblablement pas.
Pour l’heure j’arbitre entre le vélo et la peinture, mes deux activités dominantes.
Mon mois d’avril physique et circonstanciel. Je me méfie. Ce mois, outre les douleurs articulaires liées à l’âge, je viens de « ramasser » une allergie genre rhino-pharyngite qui me prend au retour du vélo (yeux larmoyants, éternuements, toux)
J’assure le minimum syndical
Les travaux domestiques? mécaniques? le moins que je peux. J’y place plutôt la lecture. Oui, je ne suis pas « jardin », ni « bagnole ». A chacun son truc!
Surtout ne pas étendre le potager! 10m2 suffisent. Tout mètre carré en plus, c’est de la mauvaise herbe en plus à biner.
Ensuite, je sème. Et j’attends.
Les bagnoles m’insupportent. J’ai une vieille diesel de 10 ans d’âge. Voila qu’elle me lâche à 300 km de chez moi. 4 injecteurs: 2200 euros. Sur le coup on pense à en changer ou à l’abandonner. J’admire tous ces urbains sans voitures qui ne se transportent avec la famille que par train ou avion. Chez moi, c’est inconcevable. Abandonner sa voiture n’est pas encore faisable. Mais les restrictions d’usage (environnement, taxes diverses) pourront nous y aider.
Il est habitué aux embardées. Des embardées politiques et médiatiques.
Tandis que la France va à Canossa, sa population subissant humiliations après humiliations, il poursuit sa route et nous entraîne vers un déclin irréfragable. Tout y passe, les entreprises, la santé, l’école, le pouvoir d’achat, la justice, la police. Il ne va plus rien rester de potable dans le pays.
Roulerait-il sans permis? a t-il encore tous ses points?
C’est en tous cas ce que ceux qui le suivent, dans la cordée, se demandent. Mieux vaut ne pas le dépasser car parfois il louvoie à gauche ou à droite sans prévenir. Il est vrai que l’usage du clignotant devient facultatif.
Ceux qui le croisent s’en souviennent à leurs dépens, ils sont souvent obligés de faire un écart en risquant l’enlisement ou d’aller droit dans le mur de concertations unilatérales.
On sait que certains s’achètent une conduite. Une conduite de l’intérieur pour eux-mêmes, et d’autres de l’extérieur pour paraître.
Mais c’est une toute autre épreuve que de passer l’examen de la conduite de l’Etat. Il devrait y avoir un examen probatoire, une sorte de code pour postuler qui serait compris de tous.
Il pense avoir encore tous ses points. J’ai des doutes.
Sourd aux injonctions des usagers de la République, il fait comme si la route lui appartenait à lui seul. Même les appels de phare ne suffisent pas à le remettre dans la bonne direction.
Dès lors, comme un navire en panne, nous allons vers un naufrage pathétique.
Les Hautes-Vosges, région la plus au sud du massif vosgien, est aussi la plus élevée avec son sommet le Grand Ballon qui culmine à 1424m.
Vous vous préparez à venir dans les Vosges pour goûter la montagne à vélo.
C’est une très bonne idée, car les Vosges regorgent de parcours pittoresques et dont certains sont des hauts-lieux chargés d’histoire. Avant de commencer la montagne vosgienne, mieux vaut s’entraîner chez soi.
la montagne vosgienne (Bourbach-le Haut depuis le col du Hundsruck)
Se préparer avant de partir
Il n’est pas nécessaire de se lancer dans de grands parcours, des petits circuits adaptés existent.
exemple de petit parcours de moins de 40km comprenant la grimpée au col du Hundsruck
Si vous habitez une région plate, faites plusieurs fois quelques endroits pentus autour de chez vous, il s’en trouve au moins un.
Où se loger?
Camping ou gites, vous aurez le choix.
Les gîtes sont nombreux, il suffit de consulter le site . Préférer un emplacement situé au pied de la montagne d’où vous pourrez ensuite rayonner autour de plusieurs itinéraires. Par exemple à Cernay ou à Thann ou encore à Masevaux ou à Saint-Amarin.
Campings:
Cernay les Cigognes, face à la piscine et près du parc à cigognes
Guebwiller le Florival (sur le ban d’Issenheim) avec lavage vélos
Moosch la Mine d’Argent
Guewenheim camping de la Doller
Ranspach les Bouleaux
Urbès camping municipal Benelux-Bâle
Wuenheim la Sapinière route du col Amic
Wattwiller Utopia route du Vieil Armand
Quels sont les cols faciles?
le col du Hundsruck (748m) ancienne route Joffre relis les vallées de la Doller et de la Thur
Les « locaux » du Haut-Rhin vont citer sans trop réfléchir
col du Hunsruck grimpée coté Bourbach-le Bas, la plus facileprofil grimpée col du Hundsruck coté Bourbach. Attention dans la descente, c’est du brutal et l’itinéraire est très emprunté l’été
Il n’a pas vu le poteau dans la descente. Moi non plus à première vue.
Il est mort.
C’est fou ce que les concepteurs de pistes sont imbéciles, ils s’ingénient à mettre des pièges sur les pistes cyclables pour nous mettre en danger.
On connait l’arsenal: les rochers en pleine piste, les tourniquets, les chicanes et les potelets. Tout ça pour dissuader les voitures de s’engager sur les pistes. En fait nous sommes des victimes collatérales du monde automobile et alors même que ces ouvrages sont là pour nous protéger.
Imaginons qu’on fasse ça aussi aussi aux automobilistes en plein milieu de la chaussée!
Jeune femme assise devant la fenêtre dit l’été (1879) Berthe Morisot (musée Fabre- Montpellier)
Je me suis installé devant. Et je l’ai dévisagée. Elle avait un regard mystérieux comme si, traversant le temps qui passe, elle me déversait une tendresse venue d’un autre temps.
Je suis parti. Ému.
Puis je suis revenu. Je voulais la revoir. Le gardien, intrigué, s’est approché, lentement. Alors je suis parti en courant dans l’escalier.
Une visite de travaux qui me laisse pantois. L’esplanade de la Comédie à Montpellier a construit une palissade de luxe. On y trouve des reproductions du musée Fabre qui est en face. Une invitation fort séduisante car j’ai envie vraiment d’en voir plus. Surtout les peintures impressionnistes. Il me faut juste trouver le moyen d’y aller sans risques pour mon vélo. L’autre alternative c’est de prendre le tram.
J’en ai marre des regards en coin. Ceux qui lorgnent mon vélo uniquement vers le pédalier. Je ne suis pas dupe, ce seul regard consiste à caractériser le type de cycliste auquel on a affaire. Est-il un muscu ou un électricien ?
Peu à peu, convenons-en, le vélo sans moteur sera relégué aux objets anciens puisque la norme veut qu’aujourd’hui un vélo est électrique ou n’est pas.
Le vélo sans son accessoire électrique est de plus plus absent dans les têtes de gondoles des officines. Faire son beurre avec de l’électricité est autrement plus lucratif.
Mais c’est surtout sur la route et les chemins que l’électrique est désormais en nombre. Particulièrement en VTT et en vélo « de tous les jours ».
Dès lors il faut s’y faire, les clubs vont tous basculer en électrique s’ils veulent survivre à la désaffection. Un autre signe ne trompe pas, on accepte sans barguigner les VAE dans les randos de telle sorte que désormais les vélos d’antan sont perçus dans les grimpées comme des empêcheurs de faire parler les watts.
Quelle est l’attitude à prendre, le constat étant fait?
Il suffit de s’exclure soi-même et de se contenter de pédaler à son rythme en marge de ces nouvelles mobilités qu’on nous dit douces.
Y a t-il d’autres considérations plus philosophiques à tirer de cette évolution des choses?
On pourrait bien entendu défendre un esthétisme de la bicyclette dénuée de tout artifice d’appoint, ou une valorisation de l’effort physique, voire même un art de vivre associant mobilité et simplicité. Mais la cause est entendue la bicyclette sera dorénavant électrique ou ne sera pas.
Notre Grand Charles serait-il devenu marcheur? (Théâtre Hélios)
Quoi ma marche, qu’est-ce qu’elle a ma marche? ne nous trompons pas, j’essaie de me fondre dans une écriture moderne, celle de la plus jeune génération qui s’est définitivement affranchie de la grammaire.
Ainsi écrit-on aujourd’hui sa marche pour dire je suis d’accord comme si la phonétique , ce que l’on entend, permettait d’accéder à une transcription simple, voire simpliste.
La fréquentation des réseaux sociaux est une immersion fatale au langage dénaturé. Je dois m’y faire, sauf à m’en exclure.
Notre première ministre n’est pas exempte du phénomène puisqu’elle ose écrire convenir attaché à l’auxiliaire avoir. Avec le Président de la République nous avons convenu…alors qu’on ne dit pas nous avons venu on doit dire nous sommes convenus comme nous sommes venus. Mais il existe plus chipoteurs que moi pour m’affirmer qu’on a le droit d’écrire convenu avec les deux auxiliaires selon les circonstances.
La langue française et sa grammaire sont d’une subtilité redoutable.
Pour quitter Odysseum, j’ai arrêté la marche et j’ai profité de ce tas de ferraille
Avant que l’encre disparaisse définitivement du texte affiché sur la porte, j’ai réussi à le recopier
Chers clients
Après 43 années à votre service, ayant succédé à mon père Angel Pérez qui avait fondé l’établissement en 1952 , je prends ma retraite complète le 1 janvier 2023 après avoir exercé ce métier/ passion.
Si message de votre part, veuillez glisser une enveloppe sous la porte
Michel Pérez
Cycles Michel Pérez, 85 avenue de Palavas à Montpellier .
J’imagine tous ces vélos sur le trottoir attendant des soins avant de reprendre la route de la mer.
J’y vais ou j’y vais pas? comment les cyclistes élaborent leurs stratégies d’évitement des interdits (illustration d’une zone 30 avec interdiction temporaire aux heures d’école, en principe un cycliste devrait pouvoir circuler surtout les parents et les enfants)
Connards de cyclistes!
En réponse à l’insulte la plus répandue chez les militants du tout-voiture à l’égard des cyclistes, le magazine 200 (n°36) a voulu savoir.
Il s’est livré à une enquête auprès de cyclistes « presque tous de la région parisienne » afin de connaître leur façon de se conduire sur leur vélo et donc identifier ce qui peut justifier une telle mésentente entre le monde du vélo et celui de la voiture.
Cette enquête met en évidence deux attitudes opposées de comportements selon que l’on est cycliste ou automobiliste.
L’automobiliste est livré à un carcan: celui du respect du code de la route auquel il n’a pas de solutions dérogatoires bien qu’il dispose à présent de centrales de navigation capables de contourner les itinéraires chargés. Un feu reste un feu!
Le cycliste décide et fait des choix stratégiques en fonction des situations rencontrées. Il s’adapte « en fonction des coûts et bénéfices estimés de chaque comportement ».
stratégie d’évitement (bouchon ou itinéraire dégradé)
stratégie de contournement (trottoir)
stratégie de maximisation du bénéfice en regard de l’infraction selon qu’elle est élevée ou faible (feu brûlé, sens interdit)
Face à ce constat, la FUB (fédération des usagers de la bicyclette) y voit un manque d’infrastructures dédiées aux vélos et souligne qu’en 2022, il n’y a eu qu’un seul mort à vélo.
Résultat du sondage organisé par le magazine 200 sur l’attitude des cyclistes en région parisienne
J’en retiens que :
86% passent au rouge
80% roulent en portant des vêtements sombres
80% en s’arrêtent pas au stop
Finalement, j’aboutis à la conclusion que le code de la route n’est pas fait pour les vélos. Je m’en doutais un peu.
Il est clair qu’à un feu si la route est vide, à quoi bon attendre pour redémarrer!
Un stop passé au ralenti convient très bien dès lors que « sur la bande blanche » on voit s’il n’y a personne.
En revanche, je porte des vêtements clairs en ville par faible visibilité et j’ai un éclairage permanent de jour comme de nuit.
Un dernier Mohican qui ose encore trottiner sans batterie
On n’est pas contre les trottinettes électriques, mais seulement contre l’occupation sauvage de l’espace public. Comme si une trottinette était aussi envahissante qu’une voiture! Mais Paris a tout de même tiré à vue sur les trottinettes qui encombrent ses trottoirs et dérangent les braves gens. Une pierre dans le jardin de Clément Beaune qui vise la place de maire de Paris?
David Belliard, adjoint à la maire de Paris en charge de la transformation de l’espace public, des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie , savoure timidement sa victoire ce matin sur BFM.
Finalement le référendum organisé par la maire de Paris a fait un flop assourdissant. Tous les ingrédients pour rejeter les trottinettes en libre accès étaient réunis.
103000 votants (soit 7.46% de participation) et 90% contre le maintien des trottinettes
C’était un score attendu. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. On notera au passage le manque d’élégance du geste. Avant de dénoncer les contrats des loueurs à l’échéance, la ville de Paris a cherché une légitimité infaillible auprès des râleurs. Comme on dit un coup à droite, un coup à gauche.
La victoire est celle de l’ordre contre le désordre
Pour les partis de gauche, c’est une démonstration qui masque la difficulté à faire cohabiter les nouvelles mobilités face aux voitures et aux transports en commun. Maintenant la droite parisienne va pouvoir habilement démontrer que les pistes cyclables sont tout aussi dérangeantes dans l’espace urbain que les trottinettes.
Je ne prends pas position, n’étant pas parisien, et de surcroît persuadé que ce type d’engins que sont les trottinettes électriques sont contraires à mon éthique pour l’encouragement aux mobilités paresseuses qu’elles représentent.
Je ne suis pas philosophe, j’avoue ne rien connaître des préceptes de la discipline. En revanche, l’âge passant, je dois bien admettre que cette fuite du temps me pose problème.
On aimerait parfois, lorsqu’on aime encore la vie, pouvoir agir sur un bouton et freiner la course du temps quand tout va encore bien.
Passons!
Mon atelier de peinture a été refait à neuf. Il est plus lumineux, plus fonctionnel et aussi plus confortable sur le plan thermique. Je vais donc pouvoir en profiter.
J’ai dans la tête plein de projets de peinture. L’huile qui fait hésiter car d’un abord compliqué s’avère finalement facile, plus facile que l’acrylique. Pourquoi? perce qu’elle est malléable et qu’elle accepte beaucoup de contorsions, les maladresses, avant de durcir.
Peinture expressionniste de Sisley, j’adore. Tout me contente dans ce paysage. La nature, le lointain, les nuages, ce chemin, ces marcheurs et cette lumière apaisante des couleurs.
Je vais tenter de m’améliorer avec l’huile tout en essayant de ne pas me disperser dans mes sujets. Les paysages en priorité, et peut-être y ajouter une forme d’expressionnisme. Cette période picturale du XIX -ème me plait beaucoup.
Acrylique sur toile (46×55) Beaucoup de problèmes avec cette toile. On apprend en peignant. D’abord l’ombre qui doit « marier » une complémentaire du sol ensoleillé. Ensuite le ciel hyper bleu de la photo que j’ai du dégrader pour tenir compte de l’harmonie des couleurs
Et le vélo?
Je n’ai pas fait de sport depuis le 28 mars. Entretemps j’ai eu une rhino et je m’en sors tout seul. C’est une victoire car d’habitude je dois avoir recours à la médecine.
Mais je temporise avant de reprendre.
Voici résumé mon trimestre
quelques collinets glanés dans le Gard
CAP 104km/route 413km/VTT419km
Pas de quoi pavoiser! Même si je m’astreins chaque semaine.
Au revoir
Que d’aventures avec ce vélo! il mérite une bonne retraite (St Roch-Turini 2007)
J’ai dit aurevoir à mon VTT. Mon fidèle destrier avait dix ans d’âge. Je l’ai bien entretenu mais certains composants de la cinématique arrière montraient des signes de fatigue.
Voici donc mon nouveau VTT. 27.5 pouces avec la méga cassette 12 pignons et la tige de selle rétractable
Beaucoup plus simple qu’un vélo, la trottinette dérange
La ville de Paris se lance dans un referendum le 2 avril au sujet des trottinettes qui inondent la capitale de façon désordonnée.
La Ville de Paris a choisi de solliciter l’avis des Parisiennes et des Parisiens avant de prendre une décision sur l’avenir des trottinettes en libre-service. Dans la capitale, une votation est organisée le 2 avril prochain. Découvrez tous les lieux de vote.C’est ce qu’on peut lire sur le site de la ville
Des trottinettes en libre-service à Paris, quoi d’anormal?
Vue de l’Alsace, la question semble étrange. Pourquoi interroger la population parisienne sur la faculté de se servir librement d’une trottinette électrique? on le fait bien pour les vélos…et aussi pour les voitures, si ma mémoire est bonne.
Dès lors, je m’interroge veut-on punir le libre-service ou les usagers des trottinettes?
Sur le terrain juridique, la maire de Paris s’expose à de mauvais procès avec les loueurs. On se demande si elle ne cherche pas avec sa votation à obtenir un blanc-seing lui permettant d’agir.
La votation en France a mauvaise presse car on sait que souvent la réponse est contraire à ce qu’on souhaite nous faire dire. Les Suisses votent presque tous les dimanches pour tout et n’importe quoi, c’est un sport national. Mais En France c’est plus délicat. Il ne viendrait pas par exemple à l’idée du président Macron de demander aux Français s’ils veulent travailler jusqu’à 64 ans. Hélas!
Avec les trottinettes, madame Hidalgo prend peu de risques, elle caresse dans le sens du poil des électeurs mécontents: des piétons râleurs, souvent des petits vieux de droite et des automobilistes fâchés de voir des trottinettes leur faire des queues de poisson dans les embouteillages.
Les jeunes cadres fringants droits comme des i sur leurs trottinettes n’ont plus qu’à aller voter en masse pour rétablir le fléau de la balance dans leur sens.
Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup déclarait Martine Aubry à propos d’élections truquées au PS en 2017.
De gré ou de force vous allez devoir soit acheter une voiture électrique en remplacement de votre voiture thermique soit aller à pied ou à trottinette.
Vous avez aimé le 49.3 de la retraite à 64 ans?
Si oui, alors vous allez aimer aussi le 49.3 de la bagnole électrique.
C’est un peu le scénario auquel on nous prépare à marche forcée sur les réseaux sociaux, sur les écrans de publicité de tous nos médias.
Dès lors à grands coups de calculs à la serpe, chacun y va du bien-fondé de sa Zoë ou de sa Tesla, véhicules révolutionnaires qui ne nous coûtent plus rien « à la pompe » puisqu’il suffit de les brancher devant chez soi le soir comme on le fait au moment de mettre le lave-vaisselle.
Imaginons la disparition d’ici 2040 de nos quarante millions de voitures thermiques.
Pour l’heure, le marché de la voiture électrique reste lilliputien. Mais on table que l’électrique dépassera le thermique en 2037 pour atteindre environ 20 millions de véhicules en France.
Socialement, il va y avoir de la casse. D’abord tout le monde ne pourra pas se payer un véhicule neuf, il faudra donc espérer se doter soit d’un véhicule d’occasion soit le louer. Ensuite les possesseurs de véhicules thermiques vont être spoliés puisque immanquablement ils deviendront invendables. Ce phénomène de spoliation va avantager ceux qui auront les moyens d’abandonner le thermique rapidement à un prix acceptable…les moins fortunés seront donc les plus lésés faute d’avoir pu revendre autrement qu’avec des prix de reprise étatique.
Ce constat va aussi s’appliquer aux constructeurs et à la chaîne de commercialisation, garagistes et concessions. Les métiers de l’automobile ont du souci à se faire car nombre de métiers vont disparaitre faut de pouvoir s’adapter. Sans parler des distributeurs de carburant!
La légitimité environnementale de la voiture électrique n’est pas encore démontrée
Je ne vais pas me livrer à une démonstration qui m’échappe, celle du bien-fondé écologique du véhicule électrique. Pour l’heure il semble entendu que l’avantage va à l’électrique. Malgré le poids des véhicules, malgré l’exploitation de terres rares, au total la voiture électrique arrive à des performances comparables sur tout son cycle de vie à celui du véhicule thermique.
Voici ce qu’en dit le site BEEV dont le but est de promouvoir le véhicule électrique
Sur le plan environnemental, la voiture électrique gagne haut la main son duel face à la voiture thermique. Selon une étude menée par l’ADEME en partenariat avec la FNE, la voiture électrique émet entre 2 et 3 fois moins de CO2 qu’une voiture thermique si l’on prend en compte l’ensemble de son cycle de vie (de la fabrication jusqu’à la fin de vie). Et même sur les autres indicateurs environnementaux la voiture électrique a des performances qui peuvent être comparables à la voiture thermique voires supérieures. Contrairement à ce que l’on entend parfois, la voiture électrique est donc bien plus écologique que la voiture thermique, même en prenant en compte les batteries et la production de l’électricité.
Allons-nous avoir assez d’électricité pour nos voitures?
La question est prégnante. Si vous avez le temps de vous plonger dans notre monde énergétique, suivez les deux heures vingt minutes de l’audition de Jean-Marc Jancovici réalisée par la Commission d’Enquête de l’Assemblée Nationale du 2/11/2022 présidée par le député Schellenberger.
Voir cette video en particulier à partir de la minute 50…sur la diminution nécessaire du nombre de voitures
Il est sûr que la France est en position fragile sur le plan électrique dès lors qu’on a livré au marché concurrentiel la production électrique nationale avec les conséquences que l’on sait: l’explosion des prix de vente et notre incapacité à maîtriser nos coûts de production du fait des errements politiques vis à vis du nucléaire.
Les non-dits de la part des Etats
Quel sera le prix réel du kWh vendu pour recharger sa voiture? Pour l’heure, on entend tout. La quasi-gratuité est rapidement devenue un rêve, les prix aux bornes de recharge s’envolent et il est avéré que dans certains cas le coût du voyage électrique dépasse celui du thermique. L’autre inconnue sur laquelle l’Etat reste muet, c’est celui de la fiscalité du carburant électrique. Instaurer une taxe de remplacement de la TIPP (taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers, a été rebaptisée TICPE pour taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques en 2017) sur le kWh reviendrait instantanément à détruire le mince avantage de l’électrique.
Actuellement l’Etat perçoit 40% de TICPE sur un litre de carburant auquel il ajoute 8% de TVA, autrement dit une taxe sur la taxe!
chiffres 03/2022
En 2022, la TICPE est la 4eme recette de l’Etat avec 33 milliards d’euros en 2022
L’autonomie, l’autre question qui fâche
Tesla S présentée à 663 km d’autonomie. C’est pas de chance, il me manquera 100 km pour atteindre la mer depuis l’Alsace
Deux plombes à faire la queue sur l’autoroute pour recharger son électrique après 300 km de conduite
Impossible de recharger sa voiture au camping des Flots Bleus
Limitation de la puissance de recharge parce que mon branchement disjoncte
Lors des canicules, ne pas abuser de la clim qui plombe les batteries
C’est le quotidien qui attend le futur acquéreur d’un véhicule électrique. C’est devenu tellement angoissant qu’on va préférer prendre l’avion ou le train avec sa petite famille; quitte à louer un véhicule sur place.
Diversifier ses moyens de mobilités
Si la voiture électrique ne résout pas toutes nos questions de mobilités, elle est une réponse parmi d’autres à la pollution des grands agglomérations et plus généralement de la planète entière. Mais elle n’est pas pour autant l’alpha et l’oméga de la question environnementale. On pourrait citer le transport routier des marchandises, la navigation maritime, le transport aérien et aussi les process industriels à base d’énergies fossiles et l’agriculture.
Comme un hasard, c’est le citoyen qu’on a choisi pour être en première ligne d’un cycle qui se veut vertueux. Et c’est lui qui va être directement impacté.
Peu à peu le conflit des bassines devient celui des bassinoires. Des récipients que l’on charge de braises pour chauffer les lits.
J’ai ce souvenir de la bassine qu’on installait dans la cuisine pour me baigner alors que j’étais encore petit.
Cette bassine là devait être multifonctionnelle, elle servait certes à stocker de l’eau propre venue du puit, mais aussi occasionnellement pour laver du linge ou laver des légumes venus du potager.
Aujourd’hui, la bassine a changé d’échelle et d’enjeu. il n’est plus question de creuser une mare derrière la ferme pour les ébats des canards. Il est question d’alimenter en eau ce qu’il est convenu d’appeler l’agro-industrie afin de contrer les épisodes de sécheresse.
bassinoire
En gros, on pompe de l’eau dans la nappe phréatique et on la stocke en surface pour arroser ensuite les champs…ou pour subvenir à des élevages. Bref de quoi encore aggraver la situation des réserves d’eau naturelle souterraines.
Toute la question est là: n’assiste-t-on pas à un détournement d’un bien public au profit du seul monde agricole dont les méthodes sont fortement contestées?
A quoi nos gouvernants répondent que l’eau en question va servir à la culture de nos besoins alimentaires.
Quels besoins?
On nous parle de légumes comme les haricots. Mais on ne nous dit pas aussi si cette eau ne servirait pas plutôt à arroser du maïs pour nourrir les bestiaux.
Plus généralement, on devrait se poser la question de la gestion de ce bien commun avant de le rejeter massivement à la rivière à travers des kilomètres d’égouts.
Selon France Info Sainte-Soline, lieu où convergent les manifestations, fait en effet partie d’un ensemble de 16 retenues, d’une capacité totale d’environ six millions de mètres cubes, qui doivent voir le jour dans le cadre d’un projet porté depuis 2018 par une coopérative de 450 agriculteurs, et soutenu par l’Etat.
C’est au total l’équivalent de la retenue de Michelbach qui pompe l’eau de la Doller.