Marcher à Bouzey

Barrage réservoir de Bouzey (Vosges)

Marche à Bouzey. C’est ma seule activité de ce dimanche.

J’ai déjà parlé de Bouzey dans le passé, ce barrage réservoir situé à huit kilomètres d’Epinal (Vosges). Bouzey c’est d’abord une immense catastrophe survenue le 27 avril 1895. Le barrage mis en eau en 1880 cède. Sa vague de choc fera 87 victimes.

la stèle rappelant le drame de Bouzey

Pourquoi Bouzey?

Bouzey repose à l’époque sur un besoin: permettre la navigation entre la Moselle et la Saône. A cette époque la France ne dispose pas du Rhin, l’Alsace étant allemande depuis 1870. On construit donc le Canal des Vosges entre Dognéville (Vosges) et Corre (Haute-Saône).

Ce matin le loueur de la Maison du Vélo n’a loué que deux vélos .

Le réservoir de Bouzey est desservi par une rigole de 42km de long qui prélève son eau dans la Moselle à Saint-Etienne-lès-Remiremont.

Bouzey est à présent un lieu de villégiature et de loisirs.

On fait aisément le tour du lac à pied. Sept kilomètres. En revanche à vélo, c’est plus délicat car certains tronçons piétons parallèles à la route sont interdits aux vélos.

Bouzey, havre de paix pour les marcheurs

Les conflits d’usage sont permanents puisque j’ai constaté que de nombreux cyclistes empruntent la partie réservée aux piétons; ça rappelle un peu ce qu’on connait sur certains sentiers du massif avec le Club Vosgien.

Cela dit, les immenses bois alentour sont propices au VTT et l’on trouve de nombreux tracés sur Openrunner autour de Bouzey.

https://www.openrunner.com/r/10112161

Tour de vis

Cette vue là, on l’adore (Bitschwiller-lès-Thann)

Pourquoi tour de vis? parce que je voulais lutter contre ma flemme, alors je me suis infligé des pentes.

Les pentes, pour moi, c’est un exercice difficile; il me faut transporter ma personne et son vélo là-haut. J’admire ces jeunes hommes qui sprintent en grimpant. Je n’ai jamais su le faire, ni pu le faire. Heureusement le spectre du vélo est large, il y a de la place pour tout le monde.

Donc aujourd’hui, Amic puis Hundsrück, Schirm et Rammersmatt pour finir.

https://www.openrunner.com/r/10094153

Au milieu, le petit dernier

Transhumance

Train Thur-Doller à la manoeuvre à Saint-André

Eloignez-vous de la bordure du quai!

C’est en rentrant que j’ai entendu siffler le train. C’est inhabituel d’entendre un train siffler. Aujourd’hui c’est la trompe du TER ou le ding du tram-train.

On bascule l’aiguillage

On n’est pas moderne, me dit l’aiguilleur, puis il pose son cadenas la manœuvre terminée
Une vache de manif
Roderen est pro-vélo. La petite plaque à coté mérite un peu de polish

Si vous voulez savoir qui cette plaque commémore, c’est là…

Quatre jours de voyages (4/4)

Soulaures. Je mets parfois une image « coup de cœur » en tête de récit. Encore faut-il en avoir une! je trouve celle-ci pas trop mal foutue. Il faut avoir l’ombre au bon endroit en fonction de l’heure de passage, un avant-plan sympa avec du végétal coloré, une architecture homogène bien cadrée. Bref savoir se décerner des fleurs! J’ai de la chance, y’a pas de bagnoles pour gâcher le paysage.

Voici mon séjour à Monpazier (Dordogne) qui se termine.

81km et 900 mètres

Pour me rendre à Aigueparse, mon voisin du camping me dit passe donc par Soulaures, c’est moins difficile.

Je lui fait confiance.

Mais à Soulaures je m’embarque sur la mauvaise route ne trouvant pas une intersection que j’imagine, rétrospectivement, cachée derrière l’église. En conséquence de quoi, j’ai fait dix bornes de plus pour atteindre le premier site à voir.

J’arrive enfin à Aigueparse après moult circonvolutions dans le landerneau et une rafale de bosses
Je suis tellement excité par l’Occitan que ma photo est pourrie. J’ai même pas un type de l’Equipement sur place pour démonter le panneau le temps de photographier. Le bled a perdu sa qualité de commune, il est rattaché à Mazeyrolles. L’histoire des lieux raconte qu’on a de la bonne eau partout. Effectivement, j’ai vu un type remplir des bouteilles de Volvic vides au bord de la route.

L’église romane d’Aigueparse possède un clocher-mur et un clocher tour fortifié en forme de donjon ; un chœur avec corniche à modillons sculptés ; abside voûtée en cul-de-four. Vivre dans le donjon de l’église avec pour seules fenêtres des meurtrières, très peu pour moi.Quand tu es attaqué, tu peux toujours faire sonner les cloches, personne ne viendra te délivrer, surtout si la guerre doit durer cent ans. Depuis que la route est goudronnée, on peut se barrer vite fait. A vélo.

La cabane du type qui habite là est belle. Mais tout est fermé.
Me voila sur la grand route. Un commerce de bois du pays

A Fonsalade, le riverain m’a dit de prendre la nationale jusqu’à la Gare, ce sera moins dur pour rejoindre Loubejac. Oui m’sieur, j’y cours tout de suite. Les chiens aboient de rage de voir un cyclo oser s’adresser au proprio. Je pars dans un concertino de chiens fous.

Au grand rond-point, pas de gilets jaunes…mais je suis quand même le bienvenu. je vais faire 10 bornes pour atteindre Loubéjac
Me voici à Loubéjac. On voit l’église de loin. Elle est classée, comme il va de soi.

Il y aurait 269 habitants à Loubéjac. Je n’y ai vu que deux ou trois maisons. Étrange… Ou bien tout le monde est éparpillé dans les hameaux…bon l’église est belle, mais je commence à avoir ma dose d’églises. J’en profite pour éventrer mon sac de chips et j’arpente la butte. Je ne vois pas le proxi non plus

C’est du solide, y’a pas à dire. Plus solide que Notre-Dame au moins!

Bon alors les châtaigniers, où ki son?

ça y est, j’en ai trouvé des châtaigniers. Même qu’ils en plantent des vergers comme chez nous les pommiers!

Qu’est-ce qu’on fait avec le châtaignier?

Tout est expliqué ici

Je n’ai vu que deux abris ronds comme celui-ci. Très beau entièrement en pierre.
Me voici à Villefranche-du-Périgord. Les Gilets jaunes m’accueillent à bras ouverts. Je leur explique comment j’ai réussi à échapper à la hausse de l’essence en voyageant à vélo. Ils semblent dubitatifs sur ma trouvaille. Alors je vais prendre un café au commerçant ambulant devant…l’église.
Notre ami Henri Bosc arrive. Il se réfugie tout de suite à l’ombre des arcades sous les regards admiratifs des autochtones
ici au moins on ne risque pas les coups de soleil
Le clocher-mur de Villefranche et ses deux tourelles.
C’est jour de marché à Villefranche

Comme je n’ai pas l’intention de m’éterniser à Villefranche, je reprends ma trace et je vais à Besse. Besse 156 habitants. Et devinez quoi?…je vais voir l’église! Non!…..si!……..

L’Eglise de Besse est mastoque. Dieu au Moyen-Age était un sacré donneur d’ordre. Il n’y avait pas chômage, au moins.C’est vrai qu’on n’avait pas de vélo à l’époque, on pouvait donc prier tout le temps.
Le contremaitre distribuait les tâches: toi Jojo tu arrosseras les salades, Firmin tu iras au pain, Benoît corvée de patates, Augustin tu trairas les chèvres
A Besse, les boites à lettres sont en pierre de taille
koi, koi, koi,koi.Dès que j’apparais au détour du virage, le troupeau d’oies sonnent l’alerte.
Prats en Périgord. C’est ma dernière église, je vous le promets. Il est midi, personne dans la rue.
Je fais le tour du village et je m’en vais

https://www.openrunner.com/route/10048383/embed/fr/686d7a4a6d6a53794e6a467041356d43726961416a526b6c665158675579315437344d4d436842427546453d3a3a3a099f4d7e592fbda7a561f94a6b57e3

Quatre jours de voyages (2/4)

Monpazier, ancienne bastide, au cœur de notre séjour

Je commence par l’administratif, l’assemblée générale des Amis du Randonneur. Je passe sur le coté lénifiant de toute assemblée dès lors que sur le fond tout le monde est d’accord. Toutes les résolutions ont été votées à main levée sans discuter. C’est dire que le consensus est de taille. Menée de main de maître par le président Régis de Saint Estève, l’AG aura duré à peine trois heures.

Retenons que la moyenne d’âge des augustes randonneurs est de 67 ans. On comprend donc pourquoi aucun d’eux ne souhaite devenir devenir dictateur vis à vis de la direction en place. D’ailleurs le constat est là comme dans bien des organisations cyclistes: l’âge s’avance et l’on peut craindre de voir les syndics de faillite déposer le bilan dans quelques années.

Comme dans tous les clubs, organiser une randonnée cycliste devient de plus en plus compliqué vis à vis des préfectures appelées à « savonner la planche ».

On manque de rédacteurs à la revue surtout à la rubrique « mon p’tit coin méconnu ». Faut dire que les titulaires sont tellement bons qu’on hésite à déposer sa prose devant le comité de rédaction. J’en ai fait l’expérience…

L’abonnement va passer à 23 euros au lieu de 20 pour faire face aux coûts de fabrication et aux abonnements qui mollissent (669)

La rencontre nationale de 2020 aura lieu à Saint-Romans sur Isère dans…l’Isère. J’imagine qu’il y aura aussi de belles déclivités.

J’ai toujours en tête l’idée d’une rencontre régionale en Alsace mais j’avoue avoir du mal à caler des parcours attractifs…ainsi qu’un point de ralliement confortable.

Après l’AG de Ponpazier, on prend nos vélos et on part visiter Périgord et Dordogne trois jours durant.

Monpazier, la halle. Je ne sais pas si les poutres sont d’époque…
Je quitte la bastide sans être inquiété. Aucun hallebardier
Ce qui est bien dans le Périgord, c’est que les hameaux se succèdent. On ne reste donc pas longtemps sans tomber sur une abbaye, une bastide ou une chapelle. La religion a marqué son empreinte indélébile indissociable de l’histoire du Moyen-âge
Souvent le clocher n’est qu’une façade abritant les cloches
Le réseau routier est particulièrement adapté au vélo, peu de voitures et routes entretenues
Montferrand-du-Périgord, un must de la balade

https://www.openrunner.com/r/10048370

Regardez le profil casse-patte du Périgord sur la trace GPS!

Quatre jours de voyages (1/4)

Un château extravagant, je dirais kitch. Comment s’appelle t-il? L’abbaye de Montpeyroux. Sous ses airs actuels de château se cache une véritable fondation cistercienne de la région. Remaniée à plusieurs reprises, l’abbaye a ces derniers temps été réhabilitée en maison de retraite et en centre de vacances pour enfants. (Le Petit Fûté)

Revisiter son voyage, c’est le refaire un peu mentalement. Sans efforts. Et c’est aussi découvrir ses images et approfondir la connaissance de lieux, l’origine des toponymes, les témoignages du temps passé.

Alors je commence par revoir ma halte de Châteldon dans le Massif Central non loin de Thiers.

J’ai peur. Tous ces lieux isolés où l’on peine à trouver âme qui vive. En une journée, je rencontre une personne, un randonneur comme moi. Les hameaux, les bourgs sont vides, les pancartes « maison à vendre » abondent et, ici et là, des néerlandais attirés sans doute par la solitude des lieux qui défrichent et ravalent les façades de ces petits eldorados nouveaux. La France, terre d’immigration, a encore de quoi loger du monde.

Je ferai le tour des Bois Noirs, juste de quoi franchir les six cols recensés
  • 63/0376 Le Pas
  • 03/0871 La Plantade
  • 03/0824 Beau Louis
  • 03/1151 Les Planchettes
  • 42/1121 La Chaume
  • 63/0525 Pas du Loup

Je remarque que mon circuit est « à cheval » sur trois départements: Le Puy de Dôme, L’Allier et La Loire.

J’ai croisé dans la forêt un randonneur. Il semblait aguerri et pourtant il cherchait le sommet du Puy de Montoncel.

  • « Qu’avez-vous pour naviguer? »
  • « Mon nez!… »

Je n’ai pas insisté, je suis parti. Avec mon GPS et mon extrait de carte « papier », parfois je cherche par où passer pour rejoindre un col. Le monsieur qui voyage sans instrument, tant pis pour lui. Idem pour les cols: la notion de col est très fluctuante d’un individu à l’autre, alors que le Littré dit « passage étroit entre deux montagnes ». Quand j’ai expliqué à mon quidam de rencontre que je cherchais mon dernier col, il a ri « des cols, il y en a plein ici » m’a t-il affirmé.

J’abandonne.

Quand j’ai quitté Chäteldon le matin sur mon vélo, j’allais un peu à l’aventure ne sachant pas si j’allais parvenir à trouver et à grimper mes six cols convoités. L’employé municipal prend son service, je l’interroge sur le temps prévu, pensant avoir affaire à un pro du climat local…il sort son Iphone et me dit « vous n’avez pas regardé la météo?… »
Dans cette région, les hameaux sont légion. On est toujours chez quelqu’un mais on ne voit personne.On ne sait pas si les lieux-dits se transmettent de père en fils…
Le col de la Plantade a droit a un itinéraire fléché.Sommet à 4km avec 5% de pente, je devrais y arriver
Le Bourg de la Guillermie. L’église affiche sa rectitude, sa fierté, même si les habitants sont rares.Nous sommes sur la ceinture des Bois Noirs et sur le Circuit de Découverte du Patrimoine de la Vallée du Sichon.
La Plantade, c’est mon deuxième col de la journée et ma satisfaction n’est pas feinte. Km20/700m. Le relief n’a rien de semblable avec les Vosges car il s’agit ici d’un succession de creux et de bosses qui vous obligent à jouer des manettes en permanence. Je me garde bien de passer les bosses sur des grand couples ne sachant pas ce qui reste à venir…en fait je terminerai avec 1700m au total
A la droite du père, le cheval, à la gauche Châteldon. J’ai un peu forcé sur les pixels, dans la vallée c’est la grisaille qui prédomine
A partir de là, mon routier devient inopérant. Impossible de rouler dans la caillasse pendant 14km. Alors je marche. La signalétique de l’Allier inspire la pauvritude dirait l’autre
Menhir? non érosion chimique du granit
Faudrait envoyer une délégation du Club Vosgien pour refaire les panneaux
Là je cherche une issue car ma trace GPS e conduit dans un dédale de pierres, alors je tente un passage d’engins forestiers. Laissez-moi redescendre!
ça redevient acceptable. les gorges de patins de frein sont remplies de graviers, les jantes n’aiment pas…
Quand je quitte la forêt, le temps gris vire au beau.
Arrêt de bus? mes roues sont couvertes de boues et de graviers. J’ai faim, j’ai juste emporté trois gaufrettes à la confiture. J’ai mis six heures pour parcourir les 75 km. Évidemment on peut toujours regretter de ne pas avoir eu un vélo Gravel mieux chaussé avec soi

Plus tard, je vous conterai en détail mes trois journées à Monpazier avec les Amis du Randonneur… voir le parcours GPS :

https://www.openrunner.com/r/10048361

Hundsrück coté sud

comme un sou neuf

Le col du Hundsrück est revêtu à neuf coté sud, c’est à dire dans la descente vers Bourbach.

Pourtant, c’était encore en bon état. Un riverain me dit pourquoi…parce que le Tour de France passe par là cet été. J’en profite pour gagner 1km/h de mieux dans la grimpée!

Coté nord, la descente de Bitschwiller a été renouvelée en juillet 2018.

Des équipes s’affairent sur le macadam entre Bourbach et Masevaux toujours pour la même raison. Il faut donner une bonne image de la France profonde quand le Tour passe par là. Cela rappelle le Rallye de France qui avait entraîné la réfection de la montée de Soultz au col Amic. Depuis certains appellent cette route forestière la route Loeb. Loeb n’a bien sûr rien payé, il s’est juste contenté de faire des ornières dans les virages avec sa Citroën survitaminée.

Le plaisir simple du vélo

Finalement dimanche fut un plaisir simple assumé. Celui d’une randonnée à vélo autour de chez moi accompagné par le club Etoile 78 Vieux-Thann et empruntant tous les méandres improbables d’un parcours cycliste improvisé.

Le Grand Ballon par Goldbach

Montée au Grand Ballon, vue sur les Vosges depuis le Sudel

On a plusieurs possibilités pour grimper au Grand Ballon aussi appelé Ballon de Guebwiller. Le sommet du massif vosgien culmine à 1424 mètres, mais seulement 1325 mètres par la route au panneau (sur la carte IGN c’est 1343). Pour grimper au monument des Diables Bleus ou au radar en forme de …ballon, il reste donc une centaine de mètres par les sentiers piétons qui y mènent.

Je le précise, le Grand Ballon n’est pas un col…et aucun édile en quête de publicité n’a encore réussi à y planter un panneau « col » comme au Petit Ballon, son petit frère au-dessus de Wasserbourg.

Les amateurs de cols à pied ou à vélo pourront toujours trouver ici tous les cols qui voisinent avec le Grand Ballon.

On accède au Grand Ballon soit depuis Willer-sur-Thur, soit depuis Uffholtz, soit depuis Soultz. Dans ces trois cas on rejoint d’abord le col Amic avant de grimper les 7km restants.

Ensuite, on peut accéder depuis Moosch ou Saint-Amarin et ensuite Geishouse, ou depuis le Markstein.

Aujourd’hui je grimpe depuis Willer-sur-Thur. Soit 16 km et 970 mètres de dénivelé positif comme disent les marcheurs.Ce qui fait une pente moyenne de 6%.

En fait ceux qui montent par Willer-sur-Thur voient la pente varier entre 7, 8, et 9% jusqu’au sommet.

On quitte Willer par cette longue ligne droite en direction de Goldbach. Vous avez vu la faute sur le panneau?…

1/ Monter à Goldbach: la grande ligne droite à la sortie de Willer-sur-Thur impressionne. Ceux qui montent comme moi avec de faibles ressources ne doivent pas s’emballer et caler leur cardio. Après le moulin on aborde les lacets moins difficiles et un relatif replat nous amène à Goldbach.

A hauteur du moulin, vous abordez les virages avant Goldbach et en ligne de mire le Grand Ballon apparait sur la gauche

2/ Goldbach s’étire en longueur avec son écart du Blanschen. De la cote 565 à Goldbach, on passe à 828 m une fois au col Amic. Il ne faut donc pas se laisser abuser par le profil qui parait plat.

Au col Amic, en cas de manque de ressource, on peut toujours continuer par la descente de la route forestière qui mène à Soultz ou monter au Hartmannswillerkopf pas très difficile depuis le col Amic

3/ Au col Amic, il n’est pas interdit de reprendre ses forces pour achever la montée restante de 7 km. 7 km et 515m de dénivelé. Pente moyenne 7.3% D’abord passer les deux tronçons pavés vous amène au col du Sudel avec un beau point de vue à gauche sur la vallée. On entend parfois les randonneurs pédestres qui longent la route dans la forêt. Mais souvent ce sont les motos qui viennent troubler ce cadre bucolique. Quand vous sortez du bois, vous avez de la lecture avec les panneaux publicitaires annonçant le restaurant « Vue des Alpes » et l’auberge du ballon de la famille Brunner. Quand vient le chaume de la ferme-auberge, vous allez soit vous faire rafaler par le vent de sud-est soit le vent frais du nord. La pente est sévère et le grand parking vous sert de refuge pour pédaler. Une fois devant la ferme-auberge du Ballon, il ne vous reste plus que 3 kilomètres. Je vous recommande la tarte aux myrtilles si vous avez un coup de mou

Après le col Amic, des panneaux informent les grimpeurs (un peu flou, dommage)

4/ Ramassez vous dernières forces et n’en oubliez pas en route, vous êtes à découvert. Le paysage est grandiose. Vous avez des méandres qui vous sauvent la mise avec quelques répits de pentes et les petits panonceaux qui font le point de votre avancée tous les kilomètres. Ne vous laissez pas impressionner par le sommet, vous allez avoir une remise de peine en virant sur la droite, on passe au nord du sommet. Au dernier kilomètre, vous allez dépasser le petit parking des promeneurs qui montent au monument et la dernière ligne droite est devant vous. Vous allez apercevoir le panneau devant lequel tant de cyclos font une photo-souvenir.

Vue sur la vallée de la Thur et la plaine d’Alsace au loin

Au sommet l’apiculteur Riche, un hôtel et le restaurant de la Vue des Alpes.

Le selfie-souvenir, essayez de ne pas faire la gueule… »cheeezzz »

Le reste est à l’avenant. L’hiver les locaux redescendent par le même chemin ou on peut poursuivre sur la route des Crêtes jusqu’au col de la Schlucht et plus si affinités.

Je rentre par Kruth. Ici Oderen en contrebas depuis le Treh
Le lac de Kruth-Wildenstein attend ses touristes

Voir le parcours https://www.openrunner.com/r/9999132

La boucle depuis Thann avec retour par le lac de Kruth fait 70 km.

Saint-Nicolas

Etablissement de santé Saint-Nicolas (Rougemont-le-Château)

Je pousse rarement jusque là-bas. Mais le temps, médiocre pour la saison, s’est maintenu sans pluie. Le cadre de verdure de Saint-Nicolas est magnifique.

A Sentheim, j’ai pris Rougemont. (la route de la Seigneurie est fermée pour travaux). Une fois là, atteindre Saint-Nicolas n’est pas trop difficile. Puis on rejoint Etueffont. Retour à Rougemont, puis Petitefontaine.

Etueffont, les gilets jaunes font de la surimpression sur les panneaux électoraux.Pourtant ils ne veulent pas s’inscrire dans le processus électoral

A Bréchaumont, je commence à tourner vers le retour. Traubach-le-Haut, Diefmatten, Burnhaupt.

Ce petit passage piétons à la sortie de Diefmatten est magnifique avec sa rampe vernie. Direction Le Buchwald, bigre!

Bouchon occasionné par le passage du convoi de la turbine électrique venant de Belfort. Je m’accorde une pause le temps de voir passer cet immense attelage.

la turbine venant de Belfort aborde Scheighouse

78km/860m la succession de bosses se fait sentir à l’arrivée.

Etoile 78

C’était ma première sortie avec le club de Vieux-Thann Etoile 78.

Certes le temps n’incitait pas à la balade. Mais on a fait contre mauvaise fortune bon cœur. Avec une crevaison à la clé!

https://www.openrunner.com/r/9980541

Temps mieux!

Hartmannswiller

J’ai pris la route. Inutile de finasser, je suis dans les choux par rapport à 2018. Je ne me décourage pas, sauf que les grands cols vosgiens attendront encore un peu. Je n’ai pas la ressource suffisante.

Je me disais aussi que les mômes du village étaient bizarres. On est maintenant prévenus. (Hartmannswiller)

Alors aujourd’hui « j’ai fait » Osenbach et le Bannstein, un truc accessible. Ceux qui connaissent ça savent qu’il faut quand même pédaler. Si Osenbach pointe vite son nez, le Bannstein joue avec nos nerfs avec ses courbes qui masquent la pancarte salvatrice.

les grosses carpes de la fontaine d’Osenbach

Je me suis arrêté chez les Gilets jaunes du Nouveau Monde. Ils peaufinaient la cabane en bois. On ne sait pas si ces campements préludent des choses plus durables et d’un meilleur concept architectural…

Vécu

Dimanche, le Hundsruck sera fermé à la circulation pour course de côte

Le monsieur s’abrite sous un pas de porte à Rammersmatt. Face au marronnier.

Je m’arrête. Je lui désigne le ciel menaçant comme pour lui montrer que j’ai compris sa halte en prévision de l’averse.

Il me dit non, j’attends Lisette…

Je regarde avec lui si Lisette arrive…

Oui la voila qui apparaît venant de Bourbach. Lisette pousse son vélo et dans un dernier effort, elle enfourche sa machine pour venir jusqu’à nous.

Vous savez, ajoute le monsieur, comme pour l’excuser « ma femme a 92 ans! »… »et moi je n’en ai que 87! »

Puis comme soulagé de voir sa femme rendue jusque là, il me décrit leur parcours.

On est montés par Roderen, Rammersmatt, pour atteindre le Hundsrück et maintenant retour en sens inverse.

Lisette est un peu déçue: la fois dernière, elle n’était pas descendue du vélo pour monter Rammersmatt depuis Bourbach.

Belle demeure à Masevaux

J’ai poursuivi ma route avec quelques giboulées insignifiantes en comparaison du torrent d’eau de la semaine. Bourbach, Schirm, Masevaux, Dannemarie…et la suite.

Le navigateur fait son footing avec son chien d’une écluse à l’autre. Il reste un pilote à bord.

Route

C’est un parcours banal (63km et 550m). On ne sait pas si demain sera aussi beau, alors nous étions nombreux sur la route.

J’ai trouvé le temps long. Surtout sur la fin. On ne peut quand même faire semblant, il faut bien mettre un peu de bosses dans son parcours. Une fois rentré, on est plutôt fier de sa performance combien même elle est modeste.

Je ne me lance pas dans des calculs compliqués pour savoir pourquoi j’ai du mal à boucler…la boucle.

Manque de sommeil? trop de poids? manque d’entraînement? Un peu tout à la fois. Arrêter la route pendant 17 jours, c’est trop, je dois rapprocher les sorties, je le sais.

J’avais plus d’ambition au départ, un truc comme le Hundsruck ou le col Amic. Mais j’ai renoncé en connaissance de cause. Et j’ai bien fait.

Attendons mieux!

Cinq sur cinq

promenade dominicale

Cinq degrés un cinq mai!

Je me suis rabattu sur le VTT après avoir revêtu la tenue d’hiver.

Embuscade? ruse de Sioux? je ne vois pas de plumes, je passe.
les promeneurs se font rares en ce temps de Toussaint

Finalement, le temps se dégrade, je préfère rentrer au plus court
Le rendez-vous Beauté de la RN66

C’est beau l’Alsace!

Ici vous reconnaissez…
sous un autre angle…
péniche San Francisco venant de Suisse
…et ce village s’appelle…
le roseau plie mais ne se rompt pas
…et ce village s’appelle…
…le même de plus près…

Postier d’un jour

postier à vélo

Aujourd’hui dix lettres à poster. J’ai joué au postier d’un jour. Un challenge comme un autre qui m’a conduit à la boite à lettres de dix mairies pour y déposer le courrier de notre nouvelle association CADRES THUR-DOLLER. Pas de doute, le militantisme c’est aussi de la sueur.

10 lettres déposées, 60km et 10 timbres économisés soit 8,80€!

https://www.openrunner.com/r/9840464

A pinces autour de Kiffis

Nos guides et leurs commentaires avisés seront appréciés.Ici au col de Neuneich (neuf chênes)

Sortie pédestre à Kiffis aux portes de la frontière suisse. Ce parcours fait l’objet d’un compte-rendu détaillé de mon confrère Pierre Brunner sur son blog LTD-Rando68

Au programme les cols de Blochmont, de Neuneich et quelques curiosités et ruines témoignages du passé, comme le Glaserberg, au cœur de cette belle région frontalière entre la Suisse et l’Alsace.

Notre abri pour le déjeuner, col de Neuneich.

Extraordinaire troupeau de lamas, des animaux qui semblent aussi surpris que nous.
Blockhaus de la ligne Maginot tourné vers la Suisse
L’escalade des ruines du château du Blochmont
Le parcours du jour faisait 13,8 km et 576 m de dénivelée

https://www.openrunner.com/r/9823776

Route

Peu de cyclistes sur la piste aujourd’hui

Route et pluie glacée pour finir.

https://www.openrunner.com/r/9815384

Flûte! la flotte

Roderen

Je grimpe à Rammersmatt dans la grisaille.

circuit moto ou VTT?

J’adore

retour sous une pluie fine

Archers

arc à poulie

Ce matin rencontre d’archers à Thann. Ils ont investi le vignoble du Rangen pour se mesurer sur des cibles d’animaux. Disséminés le long des chemins viticoles, ils devaient accomplir un parcours par équipes et réaliser leur scores.

L’arc à poulie qui permet de multiplier la puissance est assez sophistiqué. Il comporte un dispositif de visée très élaboré.

un participant et sa cible

Puis j’ai poursuivi ma route sur les hauteurs du vignoble de Thann

Thann

J’ai longé ensuite la Thur par son sentier sauvage. Au camping de Cernay, les préparatifs du carnaval

Le temps n’est pas très beau pour les carnavaliers. Dommage!

Hilsen

Adossée au Petit-Ballon, l’auberge du Hilsen à 900 mètres d’altitude

On va au Hilsen comme en pèlerinage. On y grimpe une fois chaque année et puis on est débarrassé de l’épreuve. C’en est une, une épreuve. 4,3 kilomètres et 450 mètres de dénivelé(e). Les croyants peuvent dire une dernière prière à la sortie de Linthal, là où une madone nous attend au tournant.

sortie de Lintahl

J’ai jeté un œil sur le compteur: 14% après le franchissement du ruisseau!

Ne pas se décourager. Avec mon 33×32, je gère comme je peux d’une boucle à l’autre. Ce n’est pas monotone, il y a des habitations tous les 200 mètres, des gens qui doivent aimer habiter là sans aucun terrain plat.

un concentré de sucre de 140 kcalories

Je m’offre un Elsass Cola et je redescends debout sur les freins tout en grelottant

https://www.openrunner.com/r/9783373

A quoi bon?

Bretten

C’est vrai que parfois je me demande à quoi bon? A quoi bon décrire une sortie qu’on accomplit pour la nième fois. Chacun connait ça, chacun sait le faire, avec des variantes. On tâte le terrain plus exactement le vent comme un navigateur à voile.

Quand j’ai vu Cernay arriver aussi vite sans encore avoir commencé mon pédalage, j’ai changé de parcours, j’ai pris un cap sud-ouest face au vent jusqu’à Bellemagny. Une succession de bosses où je profite des creux pour m’abriter du vent puissant.

Lachapelle-sous-Rougemont

A Bretten, j’ai rejoint Rougemont, puis j’ai pu mettre les pieds sur le guidon.

Golf de Rougemont

Le Schirm se monte avec réflexion dès lors qu’on n’a pas beaucoup de ressources comme c’est mon cas. On part de la cote 400 et on arrive à 600m au col en 3,5km à peine 6%. D’abord la ligne droite jusqu’à Houppach où l’on prend ses marques. Ne pas s’affoler, ça ne sert à rien. Dans Houppach, on respire et une fois à hauteur du garagiste, il faut négocier quatre courbes et des tronçons à pente variable jusqu’à l’embranchement de la colonie de vacances; une fois là, c’est gagné, il faut prendre un rythme de croisière pour les deux dernières rampes à pente régulière. Quand on voit le portique électrique, on est sauvé.

La relève est assurée (Bourbach)

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On va sortir

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J’ai testé le site communautaire « On va sortir ».

Pas dégonflé, j’ai proposé une sortie à VTT. Une participante seulement. Je la remercie, elle m’a sauvée la mise. J’aurais été déçu de n’avoir personne qui réponde à mon invitation. J’ai adapté un peu le parcours car mon invitée avait un vélo de ville électrique.

Mais on a tout de même fait le tour du lac, puis on a poursuivi jusqu’à Rammersmatt avant de rentrer à Thann.

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23 kilomètres.

Désobéissance civile

La plaine d’Alsace depuis le col Amic, une vue appréciée des cyclistes après la grimpée

La désobéissance est une caractéristique française. Franchir les interdits, on aime bien. Les Allemands sont sidérés de voir des cyclistes français franchir les barrières de travaux routiers. J’ai le souvenir d’avoir traversé un chantier en portant mon vélo et le grutier nous poursuivait avec sa pelleteuse munie d’un énorme godet. Aujourd’hui l’appel de la montagne était irrésistible, alors nous étions plusieurs à grimper la route du col Amic pourtant fermée à la circulation.

La route doit ouvrir le 1er avril, on est donc un peu en avance. Comme on pouvait s’y attendre les travaux forestiers battent leur plein.

Le chantier forestier s’étale sur plusieurs kilomètres

Je passe le long d’un gros engin et je n’en mène pas large. Chaque année, c’est le même problème, la route est privatisée par et pour les forestiers. On pourrait aussi imaginer que cette route soit réservée par la suite aux cyclistes…

vent d’est puissant au Vieil Armand

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Faut-il tutoyer la montagne?

Mon parcours du jour

Depuis que je suis au pied des Vosges, on imagine que la montagne m’est devenue familière. Je vous rassure, je ne bénéficie d’aucune clémence quand j’aborde la pente près de chez moi. Elle ne me sera jamais assez familière pour que je la tutoie, au contraire, elle ne m’inspire pas confiance: face à elle, je suis toujours dans le doute. C’est certainement psychanalytique, mais la montagne reste pour moi un mystère, je ne l’explique pas, elle semble difficile et facile à la fois, je la prends avec conscience comme un défi qui met en jeu à la fois le mental et le physique.

C’est Maxou?…Oui!..Je suis connu et reconnu; ça me fait plaisir quand un cycliste sympa avec un beau vélo au guidon gainé de cuir m’aborde. On discute vélo, itinéraire,…bref de tout ce qui nous rend complice.

Le col est ouvert dans les deux sens, plus aucune trace de la neige.

Puis je reprends ma route, Bitschwiller-le Hundsruck. Je trouve cette grimpée là très physique avec un « pentomètre » qui passe à 14% avant le Plan Diebold-Scherrer. Je ne m’insurge pas car la montagne est insensible en dépit du revêtement tout neuf. J’arrive finalement en vue de la Fourmi en ayant utilisé toutes mes ressources. Je ne vais pas me mentir, c’est toujours aussi dur que l’année d’avant.

Le Schirm est une formalité; je croise des ACTF en nombre qui s’attendent en haut. Puis j’aborde la Seigneurie qui file vite avec le puissant vent d’est.

A Eteimbes, j’arbitre pour sauter d’une vallée à l’autre. Je zigue et je zague à l’estime jusqu’à Diefmatten. A Aspach-le-Bas, je ne trouve plus Matthias dans sa voiture. Il a du déménager une nouvelle fois.

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Quel titre?

Ce matin une fine brume sur la campagne

Je sèche. Je ne sais pas titrer mon billet. C’est pourtant simple de dire une énième fois « sortie VTT ». Je commence par contourner Leimbach et Roderen. Je rejoins Michelbach puis je fais le tour du lac. En somme rien d’inédit. Combien sommes-nous à nous satisfaire d’un itinéraire maintes fois empruntés! Peu importe, l’essentiel c’est de profiter de son vélo et de la nature qui se pare de ses belles couleurs de printemps.

Images!

Ils viennent vers moi comme si j’allais leur donner une friandise
Quand je réussis à grimper jusque là sur le vélo, je suis content. Je m’arrête et je me retourne…
Un cycliste à VTT qui prend des photos, j’en rencontre peu
J’adore cette petite gare d’Aspach. Elle est dorénavant privée. Quel charme rétro!
La Thur à la sortie de Vieux-Thann est subitement presque à sec. Pourquoi? parce que le canal des usiniers capte beaucoup trop d’eau pour faire tourner ses turbines. Les pêcheurs de truites sont déçus
la prise d’eau du canal des usiniers
En amont de la prise d’eau
Fin de la balade à Vieux-Thann

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Chavannes-sur-l’Etang

Le traceur de route est épatant. Une fois rentré à la maison, on découvre son parcours.

A Chavannes, j’ai pris Valdieu et l’échelle des écluses.

Détention provisoire aux écluses

Puis à Eglingen, j’ai quitté la piste du canal. J’ai remonté au nord jusqu’à Staffelfelden et quand j’ai estimé que c’était assez, je suis rentré.

L’ombre de moi-même

En avoir assez, c’est quand on sent que les ressources s’épuisent.

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Altkirch

Je n’ai pas varié: Altkirch ville pro-bagnoles, les cyclistes n’y allez pas!

J’ai le souvenir d’avoir dans le passé égratigné Altkirch en 2014. Normal, Altkirch ne fait rien pour le vélo. Aucune infrastructure dédiée. Juste ce plan de circulation circulaire au centre ville qui est fait pour les voitures. Uniquement les voitures!

Des sens interdits partout. Cyclistes n’allez pas visiter Altkirch

Qu’est-ce qui empêche Altkirch de mettre en place les doubles sens cyclables alors que la voirie est assez large?

Rien!

Alors on est embarqués avec nos vélos dans cette giration qui nous expulse du centre ville vite fait.

Bye bye Altkirch, je me barre.

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Sortie neige

A pied dans les dernières neiges du Markstein le jour du printemps.