Les plus anciens d’entre-nous se féliciteront d’aborder une nouvelle année en bonne forme physique et de pouvoir faire encore du vélo par tous temps. Il est vrai que la météo devient plus clémente au fil des années. Ce qui n’est pas forcément un gage de bonne santé pour la planète.
À tous mes lecteurs je souhaite une bonne et belle année 2023.
Aujourd’hui Montpellier à trottinette musculaire. Je détonne un peu parmi les trottineurs à batterie. À Montpellier ils sont plus nombreux que les cyclistes.
Je pousse pied gauche. Le droit est subsidiaire, moins efficace. Je sais permuter aisément. Je sais sautiller sur les raccords. Étant musculaire je prends les trottoirs généreux et je sors sur la chaussée lorsque c’est plus simple. Sac à dos indispensable. Au centre commercial du Polygone, je plie l’engin et j’ai la bandoulière. Avantage indéniable sur l’électrique.
Au programme Comédie, préfecture, Peyrou, Polygone, Antigone, le Lez
Dix kilomètres. Plus pratique que le tram car je me faufile dans le centre historique . Attention quand même à regarder où l’on met ses roues car de nombreux pavés glissants.
Ce sont des courses à vélo où j’arrive toujours premier.
Pour aller à la ville voisine, pas de piste. Alors il faut s’inventer un itinéraire acceptable fait de détours, de chemins caillouteux et revenir par la zone industrielle et ses camions.
Cherchez l’erreur !Saint-André va t-il bénéficier d’une piste?
Imaginez ce matin deux-tiers de footeux français qui vont reprendre le boulot en tirant la gueule.
La gueule des mauvais jours, la gueule de bois du perdant. Pas du perdant perdu au fond du classement des nations, non. Celui du deuxième, c’est à dire celui du pire des perdants, celui dont on se souvient longtemps.
« Dimanche, on est là et vous la gagnez une fois encore, les mecs » (Emmanuel Macron lors de la demi-finale)
le foot ce n’est pas de la politique a déclaré Emmanuel Macron
Oui, ce matin la défaite commence seulement son post-partum avec d’autant plus de gravité que la Coupe du Monde de football implique les Etats. Le président français a tenu à s’y impliquer directement, « sur le tas », et à ajouter à l’enjeu une dimension hautement politique à la défaite, là où d’autres sont restés à l’écart d’un enjeu jugé incertain.
Bis repetita, la coupe du monde choisit mal ses pays
Oui, ce matin la France est défaite entraînant avec elle toutes les rancœurs accumulées par les uns, les cohortes de footeux, et aussi par les autres, ceux qui fatalement vont par ricochet être contaminés par la déception.
Le retentissement de l’échec est tel que les télévisions toutes confondues ont largement relayé l’évènement hier soir en y consacrant pour France 2 deux-tiers de son journal.
Il ne restera au final que ce goût amer d’une équipe de joueurs manipulés par des enjeux de politique tacticienne et l’organisateur quatari empêtré avec l’exploitation de dizaines de milliers de travailleurs migrants, son aberration écologique, ses soupçons de corruption et la criminalisation de l’homosexualité.
Bon, je vais déjà mieux. Je peux aller me recoucher.
C’est mon village natal. J’y reviens de temps à autre. Les lieux me sont devenus étrangers. Je ne connais plus les habitants et je n’en croise aucun. Ça ressemble à un village fantôme. Mais l’Association Foncière ne m’oublie pas: mes trois ares de friches me valent 5 euros de taxes cette année. J’en suis presque fier.
Cette affirmation que l’on entend de plus en plus souvent à propos de tout et de n’importe quoi est un signe des temps. Le signe d’une France qui fout le camp. Cette espèce de nostalgie du passé proche, voire lointain, appelle spontanément la réponse « fout le camp, viens ici! » en guise de plaisanterie de comptoir.
Pourtant lorsque j’en parle autour de moi, fatalement dans des cercles de ma génération, le constat semble partagé: la France est en déclin.
Alors serions-nous devenus, nous les anciens ou les vieux, des déclinistes porteurs de pessimisme?
Le subterfuge consiste à nous gaver d’applis pour nous faire croire que la régression est en fait un progrès
Les grands dogmes politiques de gauche ou droite ayant disparu, l’espoir d’un monde meilleur auquel se raccrocher a disparu avec. Alors il ne nous reste plus qu’à observer le désastre auquel nous conduisent ces politiciens néo-libéraux de pacotille venus occuper les sièges de l’Etat avec des diplômes en peau de lapin.
D’abord le désastre d’une conduite de l’Etat chaotique et désordonnée avec ses embardées médiatiques comme pour meubler la vacuité d’un pouvoir désemparé face en enjeux qui se dressent devant eux. Des enjeux environnementaux, politiques, économiques et sociaux.
En attendant de trouver la martingale capable de sortir des impasses, on gouverne par la peur. La peur de manquer de masques, un autre jour de carburant…et aujourd’hui de courant électrique.
La sobriété est devenue une vertu commerciale en même temps que le maître-mot des politiciens en herbe qui sont aux commandes de l’Etat. Le subterfuge consiste à nous gaver d’applis pour nous faire croire que la régression est en fait un progrès. La belle arnaque!
J’ai beau chercher dans mon quotidien, je ne vois pas l’ombre d’une assurance qui pourrait contrarier mon jugement, oui la France est bien en déclin.
Une armée exsangue qui sera vaincue en trois jours si le pays venait à être attaqué par un dictateur fou
Une police incapable de nous défendre des incivilités quotidiennes
Une école qui sombre aux confins des classements mondiaux
Un système de santé au bord de l’effondrement
Une justice qui a mis 13 ans pour conclure que la catastrophe de l’avion Rio-Paris était la faute à personne (alors même qu’on sait, au moins, que les enregistrements de cabine ont démontré que les pilotes avaient largement « perdu les pédales » de leur avion)
…et pour corser le tout notre modèle électrique forcé de recourir au secours de ses voisins faute de quoi nous allons manquer de courant.
Quel rapport avec le vélo direz-vous?
Le vélo est devenu électrique.
Si t’as pas ton vélo électrique, t’es un homme du passé! Un has-been.
Mon cardiologue m’a accueilli hier avec cette question. Etes-vous passé à l’électrique? Ma négation a semblé le décevoir. Pour lui, l’électrique est devenu une évidence, il s’évade en Savoie sur son VTT électrique l’été prochain. Mon généraliste aussi, son cyclo-camping de l’été est électrique.
Fatalement, le vélo est appelé à perdre un jour ou l’autre ses pédales. Même si j’entends bien qu’on me susurre à l’oreille qu’à VAE on pédale aussi.
Le progrès de nos jours est devenu une esbrouffe capable de détruire toutes nos valeurs fondamentales.
Les cyclistes sont souvent accusés de ne pas respecter le code de la route. J’en suis témoin chaque jour. Rouler sur les trottoirs, franchir les feux rouges, ne pas s’arrêter au stop. Tels sont les principaux reproches formulés, à juste titre, par les autres usagers de la route.
A leur corps défendant, il est vrai que les municipalités s’ingénient à compliquer la vie du cycliste avec les dos d’ânes, les stop excessifs, les feux dits pédagogiques, les giratoires,…les zones pavées.
A partir du moment où nombre de cyclistes se détournent de la règle, n’est-il pas nécessaire d’instaurer un permis pour les utilisateurs de vélo? ou à tout le moins un certificat de capacité dotés de points comme pour les automobilistes?
Pour les vélos, il conviendrait d’instaurer en outre un contrôle technique comme pour les motos. Cela permettrait notamment de vérifier que les machines sont en bon état et notamment que les feux sont en mesure de fonctionner dès la tombée de la nuit. On trouve encore trop de VTT et de vélos de course qui roulent en ville et sur route sans aucun équipement réglementaire comme la sonnette.
généraliser le contrôle technique des bicyclettes
Dans cet exemple ci-dessus, il manque un élément fondamental. Saurez-vous le trouver?
gilet de sécurité à porter de jour comme de nuit
Du coté des constructeurs, il faudrait définitivement interdire les éclairages à piles de mauvaise qualité.
S’agissant de la tenue cycliste, il est urgent de généraliser le port du gilet réfléchissant de jour comme de nuit, en et hors agglomération.
La montagne belge recèle-t-elle des cols inédits? Haussire figure déjà parmi les cols retenus par notre Confrérie
On nous aurait menti à l’insu de notre plein gré? qui a dit que la Belgique n’était pas montagneuse!
Un lecteur belge, Jean-Pierre Snyers m’a écrit pour me dire…
Avis à nos amis français: il existe des dizaines de cols en Ardenne belge. Parmi ceux-ci: Le col de Haussire (La Roche-en-Ardenne), le col du Rosier (Spa), le col de l’Ancienne barrière (Trois-Ponts), le col du Stockeu (Stavelot), le col de Roche-à-frêne (Manhay), le col de Hautregard (Theux), le col du Sati (Bouillon), le col du Rideux (Durbuy), le col de Cornemont (Sprimont), le col de la Croix des fiancés (Vresse-sur-semois), le col de Houssonloge (Aywaille) et de très nombreux autres encore. Bonne montée à tous les cyclos!
Jean-Pierre Snyers semble un fin connaisseur de la montagne outre-Quiévrain.
A l’appui de son raisonnement il ajoute « un col étant par définition un passage entre deux hauteurs reliant deux vallées, et cela, sans qu’interviennent l’altitude ou à la géographie des lieux où ils se trouvent, il est clair que l’Ardenne belge (ainsi que l’Ardenne française), n’est pas en reste en la matière.«
Or dans le catalogue des cols belges, la Confrérie n’a pour l’heure retenu que onze cols. (voir la liste ci-dessous)
J’ai eu beau confirmer à notre ami que les cols baptisés par la Confrérie des Cent Cols sont soumis à une analyse déontologique, rien n’y fait, Jean-Pierre Snyers est revenu à la charge tout dernièrement en m’adressant une rafale de photos prouvant que ses cols belges existent bien. La preuve selon lui, il y a des panneaux. On sait hélas que les panneaux ne constituent pas toujours des preuves probantes.
Alors en accord avec notre ami belge, je publie les photos de ces cols encore ignorés de notre Confrérie…
Au total, il y aurait donc 10 cols nouveaux en Belgique (Rideux et Haussire figurent déjà au catalogue Cent Cols) qui viendraient s’ajouter aux onze cols déjà consacrés.
Voici la liste des cols nouveaux prétendants…
Hautregard
357
Houssonloge
336
Ancienne Barrière
485
Wanne
Saint Jacques
433
Houe des Pauvres
237
Cornemont
302
Fraiture
237
Roche-à-Frênes
361
Fond de la Justice
535
Des cols belges (homologués ou pas) justifiant un voyage à vélo
N’étant pas un expert de la chose, je vais transmettre cette requête au délégué de la Belgique…
Voici la liste des cols belges déjà au catalogue de la Confrérie…
La Bretagne n’est pas un pays de VTT. C’est un pays de routes. Lorsqu’on interroge Openrunner, on ne trouve qu’une trace VTT mise à disposition des visiteurs à partir de Roscoff. Je pars donc avec une trace de 34 km. Et je me rends compte que c’est de la route. Pendant 15 km, j’affronte le vent et la route bretonne jusqu’à Plougoulm. Mais après Plougoulm, c’est très délicat car le traceur me conduit dans des chemins qui n’existent plus. Pour finir j’aboutis dans une usine d’oignons. Je cherche une sortie. Les portails sont clos. Je rebrousse chemin. Puis je me retrouve sur une voie ferrée désaffectée…
Un joli chemin creux comme en AlsacePlougoulm, l’église
Bref, j’abandonne et je reprends la route.
Enfermé dans une usine d’oignons
La morale de cette histoire c’est qu’il faut se méfier des routes tracées sur ordi avec des segments de droite car le dépositaire a fait travailler sa mémoire et ne s’est peut-être même pas rendu sur les lieux.
Vérifier mon activité cyclisme sur Garmin Connect. #beatyesterday
Je pars sans savoir. Sans savoir où aller, quoi découvrir. C’est l’aventure à VTT. Après avoir quitté Vivier sur Mer, j’arrive à La Fresnais et son église massive comme un roc.
Puis je trace une longue ligne droite que je redoute ennuyeuse. Non. Car tous les cinq cents mètres j’ai une évocation illustrée d’Oscar Sorre. Un conte d’autrefois et son histoire sous forme d’épisodes à chaque halte.
Oscar Sorre et sa légende
Puis je trouve un fléchage VTT, cathédrale de Dol. Pourquoi pas! Me voici à D’OL de Bretagne. Cité de caractère
Dol, la cathédrale
Au pied de la cathédrale, Maen Vag, le vaisseau de granit 3.5tonnes.
Puis j’envisage le retour, mais je vois indiqué le Mont Dol. J’y vais. Ça grimpe sec la montée du mont. Du 15 à 20%.
Après la grimpée en haut de la falaise, petite course à pied en ville. Pas facile: rues étroites, trottoirs riquiqui, et circulation infernale. A oublier si ce n’est la beauté des falaises prises d’assaut par les touristes.
Durant cent ans, jusqu’en 1968, le train de Palavas a transporté les Montpelliérains. J’ai longtemps cherché comment traverser les rocades à PérolsFinalement je suis passé sous la voie rapide pour rejoindre les Cabanes de PérolsLonger l’étang de MaugioUn avion de l’aéropostale en fâcheuse posture qui a raté son atterrissage lors de l’orage dernier. Relever un avion comme ça en limitant les dégâts va prendre du temps. Pour l’heure plus aucun mouvement aérien a l’aéroport
J’utilise un engin sans moteur qui sait se faire discret en mode piéton : je le plie et je le porte en bandoulière
Néologisme. Je m’interroge sur cette mutation du vélo en trottinette en ville. Bien sûr les militants de la cause cycliste ne veulent rien voir du phénomène. Et pourtant force est de le reconnaître, la trottinette est en passe de devenir l’objet de mobilités numéro 1 en ville et même en périphérie lointaine.
Discrète au besoin, je la range sous la table du bistrot le temps de boire un café.
Je n’épilogue pas encore. La complexité urbaine rend toute réglementation obsolète en hyper-centre. Il suffit de le constater. Dès lors le match de la rapidité du déplacement urbain risque de conduire à bien des déconvenues au profit de la trottinette et aussi du mono roue pour les plus agiles
Je m’attarde comme si je devais faire un plein de vues avant de regagner le ch’nord.
Dans le sud on est bicardinal. La géographie est verticale. Le Grand Est n’existe donc pas. C’est pratique pour simplifier la culture hexagonale. A partir de la Loire, c’est le nord. Et pour la langue, itou. Ici c’est l’Oc.
Rectiligne mais zone de rencontre limitée à 10km/h pour les vélos (Palavas)Passerelle de l’abbayeExpo le long de la piste cyclable à Villeneuve Retour le long du Lez
La ferveur sportive de la ville le long du Lez le dimanche matin suppose que chacun respecte l’autre tellement nous sommes nombreux. A l’entrée de Lattes, demi-tour. J’ai un vent frais du nord pour évacuer la transpiration et j’arrive bien sec à Montpellier. J’éprouvais un nouveau maillot tout polyester qui ne colle pas à la peau et qui donne l’impression d’être frais comme un gardon.
Ce jeu de mots qui correspond à monter le col Amic avec sympathie fera sourire ceux qui triment pour grimper là-haut. Car le col Amic n’est pas toujours gentil avec nous les cyclistes. Bon j’arrête là, c’est nul.
Ce n’était pas mon jour. Devant moi un cycloman que j’ai laissé à distance mais qui pouvait me servir de « poisson-pilote » par l’âge estimé, le poids, l’allure.
Hélas non. Quand mon cardio a atteint 160 et plus, j’ai dû me résoudre à décrocher. Le mec devant a commencé à m’inquiéter quand je l’ai vu relancer en danseuse à la sortie du camping. Je n’étais manifestement pas dans un bon jour. Lorsque le chalet est arrivé dans la première courbe après le camping de Wuenheim, je l’ai laissé filer. A regret.
J’ai décroché au petit pont du Kaltenbach à la Sapinière, trop rapide pour moi
Après, pour retrouver son bon tempo, c’est galère, tous mes paramètres deviennent indomptables. Le plus terrible c’est quand je me surprends à arrêter de pédaler, ce qui est la traduction que le corps disjoncte.
Pourtant ce col Amic est régulier mais il faut le prendre au bon rythme dès le départ.
De la cave viticole au col, il y a 12 km (15,77 à 27,66) et j’ai mis une heure (39’57 » à 1h39′). Ma moyenne est vite calculée. Faire du 12km/h pour moi c’est encore satisfaisant.
Mes espoirs de tenter le Grand Ballon au col Amic étaient envolés. Je suis rentré tout penaud…et puis je n’aurais pas eu assez d’eau avec mes 33cl. Il nous faudrait une pompe au col Amic.
Réjouissance à Bitschwiller le long de la Voie Verte, j’ai vu un chamois en haut de l’ancienne carrière. Mais pour l’apercevoir, il faut s’arrêter et observer.
à première vue, on ne voit rien.
Mais si on prête attention entre les deux bouquets d’arbres en haut à gauche, on distingue un chamois