Autun- Auxy à VTT

Parcours trouvé sur Openrunner. Itinéraire agréable au cœur du Parc Régional du Morvan.

Des sentiers à l’ombre. Mais attention à ne pas se tromper. Ici très peu de fléchage.
Retour par le sentier des cascades Couecou
La pierre de Couhard
27 km et 450m

Lac de la Forêt d’Orient

Après 10 heures j’évite de courir, la chaleur est là

Toux va bien

Une semaine à tousser. C’est pénible. J’ai attendu avant de consulter. Trop. Ce matin j’ai réussi à me glisser dans le tableau de rendez-vous de mon généraliste. On a parlé de nos vacances à vélo. Puis j’ai couru à l’autre bout de la bourgade remplir mon sac de guidon de médicaments allopathiques. Au laboratoire on m’a fait le test covid. A la maison le message m’attendait: j’étais négatif.

Je connais mes fragilités ; avec l’âge elles se renforcent naturellement. En prendre soin n’est pas facile.

Le plus pénible dans cette tousserie sans fin, c’est de ne pouvoir dormir. Finalement je prévois de revenir au sport en fin de semaine. J’ai le projet à la rentrée d’apprendre le crawl. Cela me permettra de conjuguer nage, vélo et course à pied. Sans aucune ambition compétitive.

Thann désimperméabilise

Face au collège de Thann un chantier de réfection. Macadam arraché et ne subsiste à la place qu’une allée pavée et de part et d’autre de la terre à revégétaliser.

Train+vélo à Thann

Venir faire du vélo en train à Thann, c’est possible.

Prendre le TER ou le tram-train à Mulhouse et en 30 minutes vous êtes à Thann.

Entre les feux SNCF à la gare de Thann, la Collégiale et plusieurs siècles d’histoire

A Thann, un beau panneau informatif à la sortie de la gare vous propose trois parcours vélo

  • Un vers Rammersmatt et Sentheim
  • Un remontant la vallée en direction de Kruth et retour possible en TER
  • Un dernier gratiné qui conduit à Wattwiller, le Hartmannswillerkopf, le col Amic et Goldbach pour le retour par Willer-sur-Thur

Les marcheurs sont aussi les bienvenus

Essai vidéo

J’essaie un support vidéo sur le guidon.

C’est un support pour smartphone.

J’ai déjà essayé la vidéo dans le passé sans jamais aboutir à des résultats convaincants. La vidéo demande du matériel et du travail pour être intéressante.

Devenir youtubeur ce n’est pas mon truc. Je reste blogueur.

Ces essais ci-dessous ne sont donc pas destinés à être pérennisés.

D’autant que ce bazar installé sur le guidon est éminemment fragile et encombrant.

Passons à mes clips de ce soir bruts de décoffrage filmés avec un Iphone 11

Tiens un chemin inconnu à coté de chez moi
Je continue
Bonjour madame
J’arrive à me perdre au parcours de santé
Bonsoir messieurs
Retour à Thann

Si vous avez eu la patience d’aller au bout, merci. On voit clairement les limites de l’exercice. Fixer un iphone sur le guidon peut convenir tant qu’on roule sur route, sur un chemin c’est inexploitable. Il faut du matériel qui compense les vibrations.

L’exercice s’arrêtera là. Je n’ai perdu que neuf euros avec ce support.

Changer la chaîne de son vélo

chaîne 10 vitesses Décathlon 15 euros avec l’attache rapide (fabriquée par KMC qui fournit aussi Shimano).

Changer la chaîne de son vélo est une nécessité lorsqu’elle celle-ci devient trop usée.

Car une chaîne s’use, hélas! Elle s’use d’autant plus vite si :

Un grand rouleur va changer sa chaîne 3, 4, voire 5 fois par an.

Comment savoir si la chaîne est à changer?

Un chaîne usée s’allonge et son pas ne correspond donc plus au pas des pignons. Si vous persistez, la chaîne va ronger les pignons un à un…et continuer à s’user elle-même évidemment.

Avant même qu’elle dérape sur les pignons, car dans ce cas le mal est profond et il sera trop tard, il faudra changer toute la transmission (cassette et chaîne, voire plateaux).

une chaîne neuve ne rentre pas dans la jauge sur le premier témoin d’usure à 0.075mm d’allongement le maillon

Mais à titre conservatoire, on disposera d’une jauge mesurant l’allongement de la chaîne qui est la traduction de l’usure. L’autre méthode beaucoup plus empirique est de tirer un maillon de la chaîne sur le plateau et d’apprécier l’allongement. On dit que la hauteur d’une demi-dent est critique.

A présent, changeons la chaîne. Sur un vélo routier, vous pouvez garder une chaine entre 3500 et 5000 km selon usage. Sur un VTT, à 1500 km. Je ne parle pas des VTTAE, chut! c’est un beau budget.

Vous avez deux possibilités:

  • soit faire changer la chaîne chez un professionnel (Décathlon facture cette prestation 15 euros en plus de la fourniture)
  • soit la changer vous-même avec l’aide éventuellement de votre club vélo.
A droite la chaîne usée, à gauche la neuve. On voit nettement que la chaine usée est plus longue d’environ un demi-maillon (ici 4500 km parcourus). Sur une telle usure le témoin d’usure sur la jauge indique 0.075mm d’allongement au moins soit pour 113 maillons 8.5mm. Il est temps de changer.

Combien de temps pour changer ma chaîne?

J’ai commencé à 9h et terminé à 9h30 en précisant que je ne suis pas un professionnel qui mettra moitié moins de temps que moi.

Est-ce difficile de changer sa chaîne?

Oui et non.

Il existe des pièges à connaître. D’abord la taille de la chaîne.

Plus il y a de pignons (ou de vitesses) sur la roue, plus la chaîne est étroite et donc il faut se munir d’une chaîne mentionnée 10 vitesses si vous avez un vélo 10 vitesses car une chaîne 8 vitesses ne peut se monter sur un vélo 10 vitesses. Idem si vous avec un vélo 12 vitesses, une chaîne 10 vitesses ne convient pas. En outre sur chaque maillon de chaîne figure l’inscription x8, x10, x11,…on ne peut donc se tromper. la largeur au niveau des goupilles de raccord est donnée à 7,1 mm pour les chaînes 6/7/8 vitesses, 6,5 mm pour les chaînes 9 vitesses et 5,85 mm pour les chaînes 10 vitesses.

Vous l’avez compris, plus vous avez de vitesses sur votre vélo, plus la chaîne est fine et vulnérable puisque les goupilles sont plus courtes.

Ensuite il existe des chaînes avec attache-rapide et des chaînes avec goupilles auto-cassantes (Shimano). Vous pouvez utiliser l’une ou l’autre quelle que soit la chaîne déjà en place.

Il faut aussi ajuster la longueur de votre chaîne à celle existant en retirant des maillons sur les 113 ou 116 maillons de la chaîne vendue.

Sur un tandem ou un vélo couché, vous aurez besoin de trois ou quatre chaines à la fois mises bout à bout…

Il est impératif de bien monter la chaîne neuve et suivant le cheminement des poulies du dérailleur (poulie de traction et poulie guide)

Nous allons voir le montage d’une chaîne avec attache rapide.

1 Préparer son plan de travail

gants, dérive-chaîne, chaîne neuve, étrier en u

2 démonter la chaîne usée

à l’aide du dérive-chaîne, pousser la goupille d’un maillon en vissant. une fois la goupille sortie, dévisser le dérive-chaîne, la chaîne tombe

3 nettoyage des poulies

c’est le moment d’accéder aux poulies pour les nettoyer, je me sers de pétrole désaromatisé. et j’essuie la jante et le pneu. éviter les projections sur les freins à disque

à quoi servent les poulies du dérailleur?

4 ajuster la chaine neuve à la bonne longueur

j’attache les deux chaînes (neuve et usée) ensemble
La chaîne neuve est plus longue, on retire les maillons en trop
A l’aide du dérive-chaîne, ajuster la chaîne neuve à la longueur voulue. Dans mon cas je retire 6 maillons, soit juste au-dessus du dernier maillon de la chaîne usée. Cette opération est importante afin d’avoir le même nombre de maillons que la chaîne déposée tout en tenant compte de l’attache rapide

autre méthode: comment ajuster la longueur de la chaîne?

5 monter la chaîne neuve

opération délicate, ne pas se tromper en passant la chaîne sur les poulies du dérailleur
je réunis les deux extrémités de la chaîne à l’aide d’un fil de fer tordu en U (genre porte -manteau)

6 pose de l’attache rapide

l’attache rapide est livrée dans un sachet avec la chaîne (attache-rapide 10 vitesses). Pour engager les goupilles dans les joues
le trou oblong est élargi
positionner l’attache rapide comme ci-dessus, retirer le fil de fer en U tout en maintenant l’attache en place
Serrer le frein arrière (poignée de droite), donner un coup de pied (léger) sur la pédale droite, l’attache rapide est fixée. Manœuvrer l’attache à la main pour vérifier que le maillon est bien monté.

7 il est inutile de lubrifier les chaînes neuves au premier usage

8 lors des essais, si vous constatez que la chaîne croque, n’insistez-pas, vous devez changer la cassette (l’ensemble des pignons). Je ne vous le souhaite pas.

Noter qu’avoir une attache-rapide avec soi lors de vos randonnées est recommandé, ainsi que le dérive chaîne.

Le longue taille selon Décathlon

Avec sa grande capacité de chargement, ce Vélocargo Longtail électrique est conçu pour transporter votre vie à vélo, en ville et sur route.

Si vous cherchez une très grosse capacité de chargement sur votre vélo, le VELOCARGO LONGTAIL R500Elec vous permettra de transporter 2 enfants et 1 adulte ou 170kg de chargement hors poids du vélo.

Il ne reste plus qu’à en connaître le prix: 2800 euros (payable en 4 fois).

Lessivé mais content

La course à pied (CAP), idéale pour être lessivé en une heure.

De quoi faire hurler le syndicat des cardiologues!

C’est vrai que le sport des vieux pose problème. Dans le journal de ce matin un confrère de 72 ans s’est effondré sur son vélo en rentrant chez lui. Crise cardiaque foudroyante.

Je ne sais pas si chacun connait son état cardio-vasculaire, si chacun connait ses limites, et pire! si un bon état physiologique, un bon suivi, ne cache pas en fait une pathologie non détectée.

Mon cardiologue me l’a dit « ton test d’effort tu le fais tous les jours sur ton vélo », une façon détournée de botter en touche. La science ne résout pas tout.

Avant d’atteindre le candélabre

J’avoue que je choisis parfois la CAP pour être libéré plus vite le dimanche matin. Mais maintenant, je marche les cent premiers mètres pour me préparer mentalement, pour dire à mon corps « à partir du prochain candélabre devant toi, tu vas te mettre à courir ». C’est déjà l’épreuve mentale qui commence avant la course. J’imagine que certains se disent « et puis non, je renonce, je retourne à la maison avant d’atteindre le candélabre ». Je n’ose jamais le faire car j’ai une fierté intérieure qui me l’interdit. Je l’interprète comme ça en me disant que c’est puéril. C’est seulement après les deux cents premiers mètres de course que je suis gagné par le doute et la difficulté. Bouger sa carcasse à faible vitesse me semble incongru. Il me faut tout de suite fixer des étapes. Le premier kilomètre sera un encouragement, le droit de boire par exemple et de faire un « stop and go », et de reprendre. A mi-course, je me considère déjà gagnant et aussi gagné par la fatigue. Je sais que je vais traîner les pieds davantage comme un vieux déambulant dans le couloir de l’Ehpad Korian. C’est pour ça qu’aujourd’hui j’ai ordonné l’itinéraire en choisissant le sentier « cailloux-racines » à l’aller et la piste cyclable goudronnée au retour où je risque moins de m’étaler.

Les trottoirs sournois

Le trail urbain a ses avantages et ses inconvénients. Je n’en abuse pas pour éviter tous les gaz d’échappement tout en appréciant les sols plats. Ma hantise, c’est de me tordre la cheville car le cycliste n’a pas de chevilles rompues aux efforts latéraux.

Quand j’arrive en ville, les trottoirs sont sournois avec les pentes des bateaux, les aspérités, les regards disjoints, les traversées de rue anxiogènes, les virages en table de bistrot qui sollicitent l’inclinaison latérale des chevilles. Vivement la fin!

750 calories en une heure!

J’ai fait 100 bornes hier sur le vélo et 10 en course ce matin. Incomparable débauche d’énergie. Après une demi-heure, je ruisselle encore et j’ai perdu 800 grammes en transpiration.

Garmin ne s’y trompe pas: il enregistre les 4 heures de vélo à 882 calories et l’heure de CAP à 750 calories.

En plus en faisant le plein de ma gourde à Cernay, je n’ai pas redémarré le chrono et je me suis volé 300 mètres. J’ai donc rallongé à la fin pour faire un compte rond.

Complètement barjo le Maxou!

Age, taille, poids

moi au retour

Le triptyque âge, taille, poids est là pour servir de juge de paix. Tous les types demi-gros comme moi sont portés par le vélo et donc « sustentés ». Rejoindre un standard, 1.70m et 70 kg, impensable pour moi. il est normal que je paie « plein tarif » à pied.

mes 10 bornes du jour

Sécheresse, on ferme!

avec la sécheresse, il faut s’attendre à des restrictions de circulation en forêt

Conséquence de la sécheresse, la fermeture d’un certain nombre de sites forestiers habituellement lieux de balades à pied ou à vélo.

Motif invoqué par les préfets: un risque très sévère d’incendie.

C’est le cas notamment pour

Les massifs de l’Esterel et de Tanneron dans les Alpes Maritimes

Les forêts de 287 communes de la Côte d’Or!

et aussi dans le Morbihan, en Loire Atlantique, dans le Maine-et-Loire, en Ille-et-Vilaine,…

On imagine que le massif vosgien ne pas résister encore longtemps à cette vague d’interdits.

Ce qu’on ne sait pas si on va remettre en place la surveillance en hélicoptère ou avec des motos légères de gendarmerie comme du temps de la Covid.

Pour l’heure le Grand Est n’est pas concerné par ces interdits mais l’ONF communique

« Il est recommandé dans toutes les forêts publiques de la région Grand Est de limiter la pénétration des véhicules motorisés en forêt et respecter les barrières fermées (certains accès sont interdits aux véhicules, ndlr), d’éviter les activités liées à la récolte de bois (récolte, transport), et observer de manière générale la plus grande prudence et une vigilance accrue. »

Décaniculation

Le Sundgau recèle des bosses redoutables pour les cyclistes. Prière de prendre son élan. La masse orageuse s’éloigne vers la Forêt Noire.

Il va falloir s’habituer à de nouveaux néologismes liés au climat.

Ma commune arrache du macadam là où elle peut pour le remplacer par du pavage béton. But de la manip: désimperméabilisation des sols qui empêchent l’eau de pluie de s’écouler sous terre.

Moi ce matin, j’ai inventé décaniculation. C’est à dire assister à la fin de la canicule. Ou décaniller, si vous préférez. Dix-sept degrés au départ, je n’ai pas hésité depuis que j’étais terré chez moi, somnolent, ruisselant à ne rien faire. On dit que les pluies ne reviendront qu’après le 15 août.

J’ai filé jusqu’à Altkirch avec un vent de travers du nord-est. Le Sundgau était encore mouillé par endroits en témoignage d’une averse récente.

Le machinisme agricole inspire les agriculteurs à Dietwiller

Puis j’ai refait les bosses d’antan jusqu’à Landser.

A Schlierbach, j’ai cherché l’accès à la piste forestière de la Hardt pour commencer le retour.

J’essayais mes petits mignons encore neufs quand Jean au loin est arrivé. Il m’a dit « tu bombardes »
En abordant Mulhouse, l’herbe a la couleur d’un maïs fauché sous l’effet de la sécheresse
Mulhouse, le grand canal devant Peugeot

Jean. Oui, dans cette grande ligne droite isolée, je croise Jean. On va bavarder de tout et de rien.

Puis je m’inquiète de l’heure et de la traversée de Mulhouse que j’aborde de biais. Un peu comme les Sioux à la nage. On perd beaucoup de temps à s’inventer un itinéraire qui n’existe que mentalement et qui soit le plus direct.

s’inventer un itinéraire qui n’existe que mentalement et qui soit le plus direct. Les cyclistes n’ont pas le privilège des 4 voies rectilignes pour traverser une ville
J’arrive à Heimsbrunn. Compteur non démarré

Curieuse ligne droite Thann-Heimsbrunn. Compteur arrêté, Garmin trace un segment de droite….et commence à compter à Heimsbrunn.

Je n’aime pas ça, j’ai le sentiment d’être volé de mes efforts.

Si je trace mon départ avec Openrunner, il me manque 15 km.

C’est puéril, je sais.

Je reconstruis mon début de parcours avec Openrunner, ce qui fait 99 km en tout

Juillet 2022

La CAP peu représentative ce mois de juillet de mon activité

Juillet est réputé pour les vacances en tous genres. Je me suis tenu à l’écart du grand chassé-croisé estival, préférant laisser la place aux familles. Mais j’ai tenté tout de même le cyclo-camping pendant quelques jours. La surchauffe climatique n’est pas spécialement ce que je préfère. On dit qu’il va falloir s’y habituer et que le réchauffement de la planète va durer…plusieurs générations.

Fait notable pour les cyclistes, les maires ferment leurs fontaines publiques (comme à Bourbach-le-Haut) lorsqu’elles desservent de l’eau potable. On n’a plus qu’à se rabattre sur l’eau des cimetières. Arroser les fleurs tombales, oui…mais de l’eau pour les cyclistes, non! Cette discrimination n’est pas du meilleur aloi.

A pied 28 km

A VTT 44 km

En route 1035 km

du cyclo-camping en juillet? oui, mais un peu chaud

La gravelmania va t-elle tuer le gravel?

Un sentier comme celui-là, croyez-moi, ce n’est pas fait pour du gravel (Image Gravel Bike France)

Je pose la question sans y répondre.

En 2019 , il y a trois ans déjà, je m’interrogeais, faut-il s’équiper Gravel?

…et je disais ceci:

Friand de vélo route et VTT, vous êtes sûrement comme moi: ne peut-on pas trouver un juste milieu entre l’un et l’autre?

C’est à dire avoir un cheval roulant capable de faire le bourrin dans les sentiers vosgiens?

Vous le voyez, je faisais des efforts pour me convaincre comme ces fans de nouveautés qui bavent devant un nouveau truc qui vient de sortir.

le gravel polonais NS Rag+2

Trois ans plus tard, où en sommes-nous?

Où sont les Gravel? je ne les vois pas. En Alsace, je ne vois pas de phénomène majeur. Au contraire, je constate chaque jour que le schisme entre routiers et vététistes reste immuable. Chacun reste dans sa cour. Je fais même du VTT avec des amis qui n’imaginent pas devenir routiers. La fracture est culturelle.

Oui, j’ai vu un jour un type sur un gravel dans un chemin de l’Oberwald de Bretschwiller, mais le chemin était sec et sans ornières.

Sinon des routiers qui optent pour le gravel? et des vététistes qui passent au gravel?…je n’en vois pas.

L’explication tient en quelques mots: le gravel n’est pas adapté à nos chemins du massif vosgien et l’on peine à convaincre les pratiquants routiers ou vététistes à rejoindre cette pratique.

Tout au plus pourrait-on l’admettre pour plus de confort routier sur nos vicinales parsemées de nids de poules.

Pour me stimuler, je me suis abonné au groupe Facebook Gravel Bike France, mais rien n’y fait, je ne suis toujours pas convaincu…

Sur les hauteurs de Vic la Gardiole, un chemin acceptable pour le gravel

Thierry Crouzet qui pourtant ne manque pas de pistes adaptées au Gravel sur le littoral languedocien en est revenu lui-même: il préfère son VTT.

J’en ai ma dose des gravels à très gros pneus qui, par rapport aux VTT semi-rigides, ont pour seul différentiel d’être moins confortables (il n’y a pas plus de 600 g d’écart entre une fourche rigide carbone et une hydraulique performante). 

Alors que faut-il en penser? je ne ferme pas la porte au gravel mais je crains qu’avec l’âge, j’abandonne définitivement cette option.

En outre, il existe un autre explication qu’on n’ose évoquer, celle du marketing qui vient troubler le jeu. Je l’ai constaté, les fabricants développent des modèles « baroudeurs » dans l’air du temps, une forme de vélo nature souvent usurpée qui finit par être contre-productive.

La preuve, je commence à douter de la pertinence du produit. Ce que Thierry Crouzet résume ainsi

Je n’en peux plus de la mode gravel, des évènements gravel, des rapaces qui veulent faire du fric avec cette pratique. Tout ce marketing et ce business autour du gravel me sortent par les yeux

200 et les vacances

« 200, toutes les aventures à vélo » Le n°33 vient de paraître.

Dans ce numéro de 200 , un spécial « vacances à vélo ». Je viens justement de rentrer d’un voyage de cinq jours avec tente et bagages. C’est intéressant de voir comment 200 aborde le sujet.

Faut-il emporter des rayons de rechange, s’interroge Rim Mtibaa en préparant son voyage Paris-Arles?

Elle ne répond pas. Je n’élude pas la question. On casse très peu de rayons sur les roues modernes. Il est fini le temps où le cyclotouriste avait un rayon de dépannage collé sur le cadre. Si on casse un rayon c’est souvent parce que la chaîne a quitté le dernier pignon et grignoté le rayonnage ou parce qu’on s’est pris un corps étranger dans la roue. Un rayon cassé n’empêche pas de rouler sauf si le voilage est trop important, Dans ce cas on desserre l’écartement de frein ou on desserre le rayon opposé au rayon cassé avec une clé à rayon pour diminuer le voilage. Et le rayon cassé? soit on l’attache au rayon voisin en le tortillant, soit on le dévisse…mais vous risquez d’entendre l’écrou se balader dans la jante.

Rim ne s’est pas trop appesantie sur le contenu de son bagage, mais il semblait lourd. Une fois à Arles, elle est revenue en TER jusqu’à Paris.

Nathan en Norvège a pissé sur sa roue libre gelée

Nathan Pigourier a bouclé trois longs voyages de 13.000 km. Là, c’est du lourd aussi! Au début, il visait une tente trois places capable de loger son vélo, un ukulélé, deux livres et un tas de trucs inutiles qui n’ont jamais servi.

Mais avec lui, on rentre dans le sujet: si on choisit son vélo pour le voyage, mieux vaut l’essayer avant pour le régler. Elémentaire mon chez Watson.

L’entretien du vélo. Le néophyte ne sait rien mais il apprend un minimum. Qu’une chaine s’use, qu’il faut savoir la remplacer, monter une attache rapide, qu’une roue se dévoile avec une clé à rayon, qu’il faut savoir démonter une roue, changer une chambre, un pneu, gonfler sans casser la valve,…détordre une patte de dérailleur, régler un câble de frein, de dérailleur, …

Tout dépendra des contrées exotiques visitées et de la distance parcourue…

Ne pas compter trouver des pistes cyclables partout

Nathan le sait, des pistes, c’est pour les pays riches. Et même en France, il en manquera toujours un bout pour aller de A à Z. Alors l’idée de passer sous les roues d’un camion devient probable, mieux vaut s’en protéger. Gilet jaune? oui, feu rouge clignotant? oui, ça réveille les conducteurs somnolents dans les lignes droites, surtout qu’un cycliste ce n’est qu’un point minuscule dans le spectre du paysage. Eviter les sorties de ville à l’heure du boulot? ça c’est pas facile quand il faut partir tôt pour éviter la chaleur estivale.

Comment garer son vélo pour les courses?

J’y suis confronté aussi. Si on va à l’Aldi acheter des compotes, il faut mettre son vélo en évidence de telle de sorte qu’il soit en vue de vous depuis l’intérieur du magasin. Pas facile. Et poser vos antivols, un sur chaque roue. Même s’il n’y a pas d’ancrage possible. Nathan a une autre astuce, mettre le plus grand braquet avant de s’arrêter pour que le voleur n’arrive pas à partir vite. Moi, je préfère les antivols. Pour les bistrots et la pizzéria, c’est vélo en face et rien d’autre.

En camping, je rentre toutes les sacoches dans ma tente. Nathan dit la même chose, donc j’ai bon.

J’évite d’attacher mon vélo à la poignée de la caravane du voisin, surtout si c’est un Néerlandais qui part tôt le matin!

Je n’ai pas l’expérience du bivouac. J’avoue ne pas trop sentir la chose. Dormir sur terrain foot et être réveillé par l’arroseur automatique…Mais Nathan a cette expérience. Il dit ne rien craindre. Sauf les sangliers, les hérissons et les chouettes, personne ne vous dérangera.

Les chiens

Sujet classique pour un cycliste voyageur ou pas. On connait tous le phénomène. La littérature cycliste sur la conduite à tenir est abondante. Sachez qu’en dernier ressort, et avant de tomber, mieux vaut descendre et se protéger derrière son vélo…et attendre.

La pluie

Ben oui, la pluie mouille.

Voyageur, pense d’abord à t’arrêter avant d’être tout mouillé. Sous un porche ou un abribus. J’ai une bonne veste Vaude qui protège le haut. Le bas séchera en pédalant. Si vos chaussures font « glouglou », c’est embêtant. Dans ce cas le seul moyen de fortune, ce sont les sacs plastique, un dans chaque pied. Si vous êtes un « pro » du voyage, vous aurez enfilé vous surchaussures étanches avant la pluie.

Quel vélo?

Un vélo comme celui-ci me conviendrait parfaitement pour voyager avec des sacoches. Pour le reste, je ne saurais pas trop quoi en faire et vu l’investissement, mieux vaut réfléchir avant

Je suis d’accord avec 200, tous les vélos sont bons si on ne dépasse 50 km par jour. A une condition, c’est qu’il soit à votre taille et en bon état. N’achetez pas un vélo sans être conseillé, car il se vend beaucoup de camelote dans les bas prix. Je me tournerais davantage vers un vélo d’occasion vendu par un connaisseur.

N’achetez pas non plus un char d’assaut! Le vocable à retenir, c’est randonneuse, VTC ou Gravel qui sont des cycles voisins en conception, la randonneuse étant cependant assimilée à un cycle léger à ne pas trop charger.

Les Eurovéloroutes et Voies Vertes

Méfiance! sous ce vocable, on trouve de tout et parfois rien du tout. Certains tronçons sont parfois si mal entretenus que mieux vaut prendre la départementale voisine. Et savoir aussi que les Voies Vertes sont souvent des voies locales ouvertes à tous véhicules.

Les sacoches

Charger d’abord l’avant du vélo. 200 perpétue une pratique qui veut qu’on équipe d’abord l’avant du vélo avant l’arrière en sacoches. Dans la réalité on fait souvent l’inverse. Je ne prends position , je n’ai jamais essayé et mes sacoches avant sont encore dans leur emballage. Ma fourche carbone ne permet pas ce montage. Mon prochain vélo, peut-être…

Les itinéraires

A chacun son truc. La bonne vieille carte est toujours indispensable. J’y ajoute mon GPS sur lequel j’ai préchargé mon itinéraire. Mais je le conçois, un GPS demande une expérience et un investissement. On peut se contenter d’une feuille de route à l’ancienne.

Puis 200 rapporte une somme d’expériences à vélo vécues par des voyageurs. Les variantes sont nombreuses. Il faut adapter sa monture à son type de voyage et surtout à ses goûts.

GFNY, le classement

Michel Minnaert

Le Belge Michel Minnaert a pulvérisé le parcours de la cyclosportive GFNY du Grand Ballon en 4h32. Soit à la moyenne de 32,4 km/h!

La première féminine est Janine Meyer, 35eme position en 5h15.

Janine Meyer

Dans ce genre de rencontres que sont les cyclosportives, tout le monde court pour soi-même. Il n’y a en principe pas d’équipes, mais il n’est pas interdit de s’entendre pour rouler ensemble et les couples sont admis au règlement de GFNY.

Plus de 400 participants, forcément ça démontre la popularité et le succès de ces formules sportives qui ne disent leur nom que du bout des lèvres. Oui, ce sont bien des courses, mais il faut se fondre et se confondre sur les voies ouvertes à la circulation publique et donc respecter les règles de circulation. Chacun est donc responsable de ses écarts avec le code de la route.

Si le premier a réalisé l’épreuve en 4h32, il y a une grande profusion d’exploits personnels selon que l’on est entraîné, préparé ou pas à ce type d’épreuve. Ainsi les derniers ont mis plus de neuf heures à parcourir le circuit de 145 km et comportant 4000 m de D+ (ce qui correspond à 16km/h, une vitesse courante en allure cyclotourisme de montagne)

Notre champion local Jonathan Gubello est arrivé 66eme/420 en 5h30…C’est un succès mérité.

Jonathan Gubello, Thannois et membre du club Etoile 78 de Vieux-Thann
Le palmarès des 127 premiers (DNA 11/07)

Pour bien appréhender la difficulté d’un tel parcours, il faut connaître les lieux ou disposer d’un capital athlétique hors norme.

D’abord monter au Plan Diebold (à froid!) par le Steinby, puis grimper à Goldbach, le col Amic, puis le Grand Ballon, …filer au Markstein, descendre à Buhl, grimper le col du Bannstein, puis le Firstplan, puis le Petit Ballon, puis le Platzerwasel, …rejoindre le Grand Ballon et finir par le Vieil Armand avant de rejoindre la vallée de Thann.

Le départ de la course GFNY est donné

En attendant le départ

Le directeur de la course attendait le feu vert pour donner le départ. Puis le passage à niveau de la rue Kléber s’est abaissé et le TER est passé.

A 8h05, le départ de la course GFNY Grand Ballon est donné à Thann (Haut-Rhin). On renoue un peu avec la défunte Vosgienne.

la ferveur cycliste était au rendez-vous

Les coureurs piaffaient d’impatience place du Bungert, certains depuis au moins une demi-heure.

les engagements, je compte environ 320 signatures (noter le feutre unique à gauche, idéal pour transmettre les virus)

Je n’ai pas su les compter (200 à 300), la rue Anatole Jacquot ressemblait à une longue chenille verte aux couleurs de l’entreprise américaine GFNY Inc.

Pour mémoire l’engagement de dernière minute est à 98 euros.

Le maire de Thann adresse ses encouragements aux coureurs

Le maire de Thann, Gilbert Stoeckel, est venu dire quelques mots d’encouragements et de bienvenue aux participants.

sécurité course

Les motards de la sécurité s’approchaient de leurs machines, tandis que les familles attendaient avec fébrilité le départ du fils, de la cousine ou du papa.

Très peu de féminines dans le peloton.

José de Steinbach qui roule chaque jour, reconnaissait ne plus pouvoir s’aligner sur ce type de manifestation en dépit de ses 14.000 km depuis le début de l’année.

Nous qui sommes du lieu, on sait ce que représente en difficulté cette épreuve de 145 km et de 4000m de D+

  • Monter au plan Diebold par le Steinby (!) puis redescendre à Bitschwiller
  • Monter le col Amic, puis le Grand ballon
  • Au Markstein, descendre à Buhl et monter le col du Bannstein
  • Puis Wintzfelden, Osenbach, le Firstplan
  • Puis le Petit Ballon (que les organisateurs ont dû balayer hier)
  • Puis le Platzerwasen, le Markstein, le Grand Ballon
  • Le Vieil Armand, Cernay, Thann

Après le passage du TER, le départ est donné

Sur le plan touristique, c’est une belle opération pour le commerce local qui a vu ses hôtels et ses restaurants se remplir la veille. On notait aussi la présence de nombreux camping-cars sur les parkings de la ville.

La fin du vélo

qui peut encore être conquis par cette machine insolite et moche?

Mon titre paraîtra provocateur et en même temps plein de sous-entendus. Qui déclare la fin du vélo? et pourquoi? quand la fin arrivera t-elle? ou est-elle déjà arrivée? de quel vélo parlons-nous?

Je ne le verrai peut-être pas, mais je le sens. La fin du vélo en tant que moyen de déplacement utilitaire semble venue hormis dans quelques cas spécifiques comme le vélo-cargo en milieu hyper-urbain

Tous les militants de la cause seront déçus. Ceux qui jurent depuis des lustres que le vélo est notre avenir en ville sur de courts déplacements, qu’il est la panacée contre les encombrements et la pollution, ceux qui réclament à cor et à cris des pistes pour encadrer, jalonner, promouvoir le vélo et protéger les cyclistes. Tous ceux-là seront déçus d’apprendre qu’ils sont coiffés sur le poteau par l’avènement de l’engin personnel de déplacement motorisé (EPDM).

même les enfants sont adeptes (source) alors que c’est interdit au moins de 12 ans

La face sombre de l’EPDM

Soyons objectifs: avec les EPDM que sont les trottinettes électriques, les gyropodes, les patins à roulettes, il est clair que la donne du déplacement urbain est en train de changer à grande vitesse. Les EPDM attirent un nouveau public parmi lesquels des utilisateurs que le vélo n’a pas su convaincre. Est-ce que le nombre de voitures diminuent pour autant? non! Car on nous dit que les utilisateurs d’EPDM sont des gens qui auparavant allaient à pied. Soit! Parmi ces nouveaux utilisateurs, souvent des jeunes sans permis, sans voiture, et sans transports en commun là où ils sont.

Je ne méconnais pas le coté sombre des EPDM: ils sont polluants aussi comme le sont les voitures électriques. Ainsi Extinction-Rebellion a saboté 3600 trottinettes électriques le 5 décembre 2019 au motif que « les trottinettes électriques sont une catastrophe écologique. En raison de leur production très énergivore, de leur faible durée de vie, et de la nécessité de les transporter tous les soirs pour les recharger, elles émettent en moyenne 202g de CO2 [1] par passager et par km parcouru. Cela représente 25 % d’émissions de gaz à effet de serre de plus qu’une voiture en voyageant seul, et 40 fois plus qu’un trajet collectif en tram ou métro par km parcouru [2].« 

Cependant en dépit de cet acte imbécile d’Extinction-Rébellion (qui se garde au passage d’évoquer le vélo à assistance électrique qui, lui, serait plus vertueux?) le marché de la trottinette continue de prospérer. Je n’invente rien: en 2021, 908 000 trottinettes électriques ont été vendues dans l’Hexagone, contre 640 000 l’année précédente, soit un chiffre en hausse de 42 %. il s’est vendu environ 2,7 millions de vélos en 2020, dont 510 000 à assistance électrique. (source)

Les pouvoirs publics ont senti l’urgence: ils se sont empressés de légiférer pour donner un statut à ces engins qui révolutionnent le déplacement en ville en s’affranchissant des règles, toutes les règles. (voir la réglementation à observer par les EPDM). Pas seulement les règles du code de la route ou de la rue, mais aussi les règles de la bienséance qui font qu’on se comporte avec fair-play vis à vis des autres. Des quoi?… des autres! Vaste sujet sociologique qui veut que nos comportements individuels prennent le pas aujourd’hui sur la vie communautaire.

une réglementation peu connue et peu suivie. on voit des trottinettes occupées par deux personnes fréquemment.

Prenons la trottinette électrique, le cas le plus emblématique de la supériorité de l’engin face au vélo (avec ou sans assistance). Sur un déplacement individuel de moins de 5 km, la trottinette est imbattable.

Trottinette électrique UrganGlide Ride 100XS, 329 euros (modèle entrée de gamme)

Voici un « copié-collé » du descriptif de la trottinette UrbanGlide vendue par Décathlon (image ci-dessus)…comment ne pas convaincre!

La trottinette électrique UrbanGlide 100XS sera votre alliée de tous les jours, facile à manier, précise et confortable, elle a été conçue pour vous garantir une stabilité et une sécurité lors de vos déplacements urbains. Elle est idéale que ce soit pour une première trottinette électrique comme pour les utilisateurs déjà confirmés.

Des roues grande taille 10 alvéolés et une double suspension arrièrepermettra d’affronter sans difficulté les dénivelés avec une adhérence optimale et une grande souplesse.

Vitesse 25Km/h : laissez vous porter par le dynamisme de son moteur 350W lors de vos trajets quotidiens, avec 3 niveaux de vitesse Eco, Mid ou Sport.

Sa batterie de 7,5Ah 36V vous offrira jusqu’à 30Km d’autonomie.

Plus de sécurité avec un puissant frein à disque progressif associé à un frein moteur.

Roulez plus sereinement sur la voie publique grâce à ses équipements : phare avant, éclairage / feu stop arrière,plusieurs réflecteurs, sonnette, grip antidérapant sur le plateau.

Le guidon a été pensé pour offrir la meilleure expérience de conduite, avec un écran 100% intégré affichant la vitesse, le niveau de batterie et le mode de conduite, et un bouton unique multifonction.

La gâchette d’accélération ultra-sensible ainsi que le levier de frein à disque, vous procureront un contrôle précis de la puissance moteur et du freinage.

Ergonomique et pratique dans les transports avec à son système de pliage rapide et sa légèreté, elle se range et se gare facilement sur la béquilleintégrée.

Les garde-boues avant et arrière protègent parfaitement contre toutes projections d’eau, la UrbanGlide 100XS répond également à la norme d’étanchéité IPx4.

Robuste : sa structure renforcée supporte un poids maximum de 120Kg.

La trottinette électrique, c’est fun

Il suffit de voir comment les jeunes générations s’emparent de la trottinette alors qu’elles délaissent le vélo. La trottinette, c’est simple, une plate-forme sur laquelle vous posez vos pieds, vous appuyez sur un bouton et ça roule, ça roule même très vite et c’est capable de doubler tous les autres modes de transport individuels ou collectifs en intra-urbains.

Pourquoi la trottinette?

Slowup Bâle 2015, la trottinette, prémices d’une nouvelle mobilité?

Tout simplement parce que la trottinette électrique est l’engin le plus pratique, sans se fatiguer, pour se rendre du point A au point B en ville en se déjouant de toutes les contraintes urbaines et en premier lieu celle du code de la route, car la trottinette à cet avantage de passer de la route au trottoir sans difficultés, de se faufiler dans les galeries marchandes et de vous accompagner là où vous allez dans le magasin ou au bureau sans craindre de se la faire voler. S’aventurer sur le plan moraliste d’une contre-culture hygiéniste, je ne le ferai pas. Qui peut encore s’ériger en donneur de leçon puisqu’il est convenu que la sédentarité doit aussi s’appliquer aux mobilités.

Onewheel (planche monoroue électrique 2018)

Aucune police ne pourra jamais contraindre ce nouveau mode de transport à adopter les règles du code de la route qu’elle peine déjà à faire appliquer aux autos et aux motos. Les cyclistes sont à la peine, eux qui bataillent pour faire adopter des ouvrages différenciés, sécurisés auprès des pouvoirs publics, voici un engin concurrentiel qui ne demande rien et qui s’adapte à l’environnement ambiant.

Le vélo en ville: une somme d’inconvénients

Moi qui suis un utilisateur « confirmé » du vélo, je suis obligé d’admettre que le vélo est resté un objet désuet dans sa conception avec ses tares incontournables: des grandes roues, pas facile à enfourcher, une maniabilité délicate dans les encombrements urbains, une mécanique dissuasive pour la plupart des néophytes, une grande vulnérabilité aux dégradations et aux vols, des prix peu compétitifs et des S.A.V. peu efficaces…sans compter avec la stigmatisation grandissante des cyclistes par les inconditionnels de la voiture et les logiques urbaines de transports en commun où il est perçu comme antagoniste.

Transport combiné avec la voiture, le train, le bus

Essayez d’emporter votre vélo dans la voiture, dans le train et vous comprenez rapidement que les tracas commencent. Surtout avec la SNCF qui s’ingénie à mettre des bâtons dans les roues pour ne pas embarquer les vélos. Dans le bus? hors de propos.

Avec la trottinette, l’engin sait se faire discret et vous accompagne sans difficulté.

Gyroroue, l’auto-mobilité individuelle. Gyroroue Inmotion V8S 1000 W Noir (70km d’autonomie, 1500 euros, 15kg, vendu à la FNAC)

La fin du vélo est-elle inéluctable?

Nous n’en sommes pas là. Pas encore. Le vélo garde ses lettres de noblesse en représentant de la mobilité douce, du voyage apaisé, du sport cycliste. Mais dans les agglomérations urbaines il sera de plus en plus concurrencé par des engins électriques plus faciles à mettre en œuvre et d’une meilleure modernité sur le plan conceptionnel.

Le vélo continue de souffrir d’une image dépassée, celle d’un autre siècle. Les militants de sa cause s’ils sont légitimes en terme d’éco-mobilité n’ont-ils trop attendu des pouvoirs publics? Souvent, je m’interroge, notre intransigeance à défendre des espaces différenciés dans le spectre urbain n’a t-elle pas joué contre nous.

A l’heure où la voiture électrique est encouragée à l’excès et de façon honteusement malveillante sur le plan environnemental, elle va pouvoir reprendre sa suprématie en ville puisqu’elle sera décarbonée et donc propre aux yeux de ses défenseurs, sa légitimité ne sera plus combattue.

Pourquoi faudrait-il donc s’en prendre uniquement aux EPDM?

Couchant

acrylique carton toilé30×40

Tour de chauffe

Le train Thur-Doller fait son tour de chauffe. Il crache une fumée toute noire comme du charbon
Les Amis Cyclos en direction du Ballon
La Fourmi recharge les voitures en manque de courant

Mon tour du jour, Schirm-Hundsruck

Autun

Aquarelle 40/30

C’est en repos forcé que je prends mon pinceau. La chaleur me dissuade de prendre mon vélo. Je tente de brasser de l’air chez moi. A force de brasser, il fait aussi chaud à l’intérieur qu’au dehors. Demain je vais profiter d’un redoux.

Je me présente

Cruel dilemme pour le deuxième tour des Législatives dans ma circonscription, les deux postulants restant en lice n’appartiennent pas à mon bord politique. Vais-je devoir voter pour le moins pire? ou venir gonfler la grande masse des abstentionnistes?

J’aurais certainement dû, moi aussi, me présenter, à l’instar de ceux qui font de la politique à l’aide d’un CV adressé aux états-majors. Dans ma circonscription, d’illustres inconnus ont concouru, sans qu’on sache toujours comment ils ont finalisé leur engagement dans une voie plutôt qu’une autre. Notre sortant a de quoi être déçu, il n’est pas assuré d’être réélu alors qu’il a fait de la politique sa profession. De quoi être dégouté! Les Alsaciens ont cette singularité, ils ne jurent que dans l’extrémisme de droite aux deux extrémités de la région alors même qu’ils sont d’un conservatisme reconnu.

Je me présente.

C’est pour rire évidemment que je choisis ce titre. Car je ne suis candidat à rien. Sauf peut-être à une certaine popularité, très marginale, sur la blogosphère du vélo. Mais celle-là n’a pas besoin de suffrages pour être ou pour paraître. Il suffit d’y dérouler des avis, des histoires illustrées de quelques images.

Mais par le temps de délabrement avancé de notre société qui court, les élections ne manquent pas de susciter l’ire de ceux qui estiment que le vote est « quelque chose qui est consubstantiel à la condition de citoyen » comme le juge Philippe Bilger, ex magistrat, et réputé pour ses postions très à droite.

Philippe Bilger n’a pas tort de s’interroger lorsqu’il déclare « j’ai voté, vais-je changer la France? ».

Certes il n’a pas tort mais il ne changera rien au cours des choses. Pas davantage que celui qui n’aura pas voté et qui pourra se dire si les choses tournent mal, j’ai bien fait de ne pas voter pour eux.

C’est le cas par exemple avec la guerre russo-ukrainienne où l’on découvre tout d’un coup que notre armée ne dispose que de très peu de moyens si par malheur le dictateur Poutine étend son emprise jusqu’à nos portes. Il en est bien capable. Au moins autant qu’Hitler.

On le voit, le choix démocratique n’est pas simple. Surtout que les postulants sont loin d’aborder ces questions pourtant si vitales pour notre lendemain. En sont-ils seulement capables?

La société est ainsi faite que quoi qu’on fasse, notre représentation ne sera jamais à l’image de ce que nous voulons. Notre démocratie est donc imparfaite et ce constat conforte tous ceux qui déclarent que voter ne sert à rien puisque rien ne change. En rester là ne dit pas grand chose sur ce qu’il conviendrait de changer dans l’esprit de ceux qui se réclament du changement. Baisser le prix de l’essence? polluer davantage? attaquer la Russie? le smic à 3000 euros? la retraite à 70 ans?…

Ceux qui ne votent pas n’ont qu’à se taire!

On l’entend souvent dire de la part des électeurs-citoyens qui condamnent au silence les abstentionnistes, estimant que puisqu’ils ne prennent pas part au jeu démocratique, ils s’excluent eux-mêmes du jeu et deviendraient des sous-citoyens, des plébéiens sans droits de l’époque romaine.

Ne pas voter en Belgique équivaut à une amende forfaitaire et revient à s’absoudre d’un déficit de citoyenneté comme si l’on venait de griller un feu rouge. Un électeur qui ne se rend pas aux urnes peut se voir infliger une amende de 40 à 80 €, et jusqu’à 200 € en cas de récidive.

L’histoire serait trop simple à être résumée ainsi.

« Notre pays est de moins en moins un peuple, de moins en moins une nation, de plus en plus une foule d’individus plongés dans l’anomie. » (Robert Redecker, philosophe)

Comment faire corps avec une société dont on ignore tout? son histoire? ses enjeux? ses règles de vie en commun? Je m’interroge quand j’entends les réponses affligeantes de la vox populi qui ne vote pas estimant ne pas être suffisamment informée, voire pas intéressée, comme si l’offre politique ne correspondait pas aux standards de la consommation courante.

« Faire société », pour beaucoup, est devenu un grand marché d’individus.

Balades en Morvan

Le Morvan occupe un grand massif forestier aux confins des départements de la Côte-d’Or, de la Nièvre, de Saône-et-Loire et de l’Yonne, 

Depuis 2012, je n’étais pas retourné dans le Morvan.

J’y avais alors accompli le Brevet Cyclo Montagnard en deux jours. Cette année là 930 inscrits pour pédaler sous la flotte. voir aussi ici BCMF, un bon cru

Je n’étais pas très fier d’avoir osé intituler un billet Château-Chinon, son vin et sa flotte qui me vaut encore aujourd’hui de nombreux lecteurs interpellés pas ce titre qui prétend qu’on cultive la vigne dans le Morvan et en particulier à Château-Chinon.

Mais je ne me suis trompé qu’à moitié car à Vézelay (qui participe aussi du Morvan), on cultive 100 ha de vignes nouvelles depuis que le phylloxéra a anéanti les 1000 ha d’alors au XIXème siècle.

Je ne serais pas complet si je n’évoquais pas cette escapade en 2001 avec mon club ACRM de Mulhouse où déjà j’avais dû avoir le moral en berne puisque j’avais enfilé des sacs plastique sous mes chaussettes pour me protéger de la pluie.

Je retourne donc dans le Morvan à titre touristique sans but aucun de concourir à je ne sais quelle excellence.

Le lac des Settons

Le lac des Settons (360 ha) date du milieu du XIXème, il est celui que je préfère: il est accueillant pour les touristes car on peut le parcourir à pied sur toute sa périphérie, soit 14 kilomètres.

le barrage du lac des Settons

A l’origine, le lac a été édifié pour faciliter les flottage du bois par la rivière en direction de Paris. Le bois acheté par les marchands parisiens était coupé en tronçons de 1.14m de long, marqué puis jeté à la rivière La Cure. En aval des lacs et étangs, toute la famille morvandelle était employée sur le flottage 

Le Morvan ce sont des chênes et des hêtres avant tout. Mais la sylviculture cherche à y implanter le sapin Nordmann (pour Noël), ce qui n’est pas sans susciter la désapprobation des écologistes.

le tour du lac en 3h30 à pied

Ouroux-en-Morvan

le lac d’Ouroux

Avoir son lac pour une commune morvandelle est un plus touristique. C’est le cas d’Ouroux-en-Morvan. Une façon de capter un peu de touristes entre Les Settons et Panessière alors même que le pays souffre de sa désertification. Beaucoup de maisons semblent à l’abandon et les enseignes de commerces fermés sont légion.

Château-Chinon

l’hôtel Au Vieux Morvan où séjournait François Mitterrand

Je n’ai pas de chance; à chaque fois il pleut à Château-Chinon. Mon parapluie se retournera plusieurs fois en grimpant jusqu’au calvaire d’où l’on ne verra rien de la ville noyée dans la brume.

notre guide à la table d’observation

Un chat errant nous accompagnera jusqu’à la table d’orientation avec bienveillance. Puis lors du retour, il nous quittera en se dissimulant dans un fourré.

panorama du calvaire

On peut louer pour 89 euros la chambre 15 occupée par François Mitterrand entre 1962 et 1981, si l’on est fan et soucieux de communiquer avec l’au-delà et la spiritualité du personnage.

Le lac Pannecière-Chaumard

l’école de Chaumard, un modèle du genre

Ce lac est plus récent que Les Settons. Construit dans le milieu du XXème siècle, il occupe 520 ha et sert à protéger Paris des crues causées par l’Yonne et la Seine. On y produit aussi de l’électricité.

Je prends mon VTT pour rejoindre deux cols en face du lac

Peu facile d’accès et peu d’équipements touristiques. J’en ai profité pour aller glaner deux petits cols à proximité avec mon VTT. A pied pas de chemin hors la route.

je franchirai le barrage de Pannecière long de 350m muni de 12 contreforts multivoutes
Deux mini-collinets au lac de Pannecière, le Pas du Creux à 367m et le Pas de Saint-Martin à 474m
le premier col (le Pas du Creux) me conduit dans un chemin herbeux peu passager si ce n’est par l’agriculteur du lieu.

Vézelay

j’aborde Vézelay à pied depuis Saint-Père. De quoi ne pas encombrer la cité.
montée à la basilique

Il ne faut pas manquer Vézelay dans la partie septentrionale du Morvan.

  • la basilique Sainte-Marie-Madeleine  (XII siècle)
architecture romane du XIIème siècle
  • la colline classée au patrimoine mondial de l’humanité, elle est le point de départ de l’une des principales voies de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle

C’est donc en pèlerin que je me rends à Vézelay au départ du village voisin, soit à peine 4 km aller et retour. On n’échappe pas à la rue Saint-Pierre et à ses boutiques avant de rejoindre la basilique.

Autun

J’ai été conquis par Autun (13000 hab.) en Saône et Loire. Son cadre de verdure rappelle les Vosges. Mais Autun dispose aussi d’un potentiel architectural, les remparts gallo-romains le long du cimetière, son théâtre romain, sa cathédrale Saint-Lazare, son lycée militaire.

Le Plan d’Eau du Vallon aux portes de la ville est aussi un atout touristique.

je m’offre le tour du plan d’eau en CAP (course à pied)

Je monterai voir la Pierre de Couhard, pyramide à l’origine discutée et en mauvais état.

montée à la pierre de Couhard par le chemin creux
la pierre de Couhard ressemble à un gros soufflé dégonflé passé de 32 mètres de hauteur à seulement 22 sous le poids des ans

Curieusement, pas de vélos à Autun!

Péter ou faire du vélo

C’est à vous de choisir. Péter ou faire du vélo revient à soulager l’intestin.

C’est ce qu’on peut lire dans le Midi Libre :

pour mieux se libérer des gaz d’échappement..

il est recommandé d’une part, de « les faire passer lors de chaque acte de miction ». Et d’autre part, de faire du vélo pour soulager les ballonnements.

Une fois soulagé, vous allez pouvoir attaquer le Grand Ballon sans difficulté.

La mobilité douce à l’épreuve

Débarrassée de la voiture, la mobilité douce en ville prend tout doucement sa place dans les hyper-centres

Mobilités montpelliéraines. Montpellier est-elle encore la surdouée ?

Je n’ai pas l’expérience du vélo en grande agglomération (500.000 habitants). Je peux donc faire un rapport d’étonnement sans arrière-pensée. On s’en doute, je suis conquis. Pourquoi? Parce que l’image ringarde du vélo en province est rayée d’un trait. Dans « l’autre France », le vélo a pris sa place, mais ne soyons pas jaloux, la trottinette électrique emporte la palme, c’est un nouveau phénomène de société. L’engin est simple à mettre en œuvre, facile d’usage, moins impliquant qu’un vélo pour se faufiler en zone dense, faible apprentissage, facile à emporter avec soi en mode piéton jusqu’à l’intérieur de sa destination. L’autre phénomène, c’est celui de l’incursion du vélo cargo dans le cœur de ville : vélo taxi, vélo excursion, vélo course et livraison. Place aux images.


Une percée indéniable du vélo cargo et de la trottinette électrique. Une moindre présence du vélo en libre-service. Ce constat n’a rien de statistique. Manifestement une grande agglomération est capable de réaliser une synthèse post-automobile à l’aide des mobilités douces. J’ai un faible pour le couple trottinettes/piétons en zone urbaine dense.

Tour cool

La Grande Motte

Je quitte Montpellier et je pars vers Lattes. Le long du Lez est plutôt agréable car deux pistes l’encadrent.

http://Un parcours à découvrir sur Openrunner https://www.openrunner.com/r/14742681

Puis je poursuis jusqu’à Palavas

Piste tranquille jusqu’à Palavas
L’ADEME a installé des compteurs solaires sur les ouvrages cyclables
Parcabato sur trois niveaux
St Ex donne la main à son Prince (Palavas) Au temps de l’aéropostale il faisait une pause sur la route de Villeneuve. Je vérifierai,
Peintres en l’air sur la rive gauche

Puis je prends Carnon et ensuite La Grande Motte par les berges du canal du midi.

Carnon-La Grande Motte par le canal. Interminable !
Ma seule rencontre
La Grande Motte
L’architecture futuriste des années 70
Des voyageurs solaires
Charge le matin, après-midi cool
Je rentre à Carnon par le Grand Travers où la piste est magnifique
Halte à Palavas à la station de dépannage vélo
Je teste. Trois tournevis et une clé plate de 14
Pompe à pied en état de marche
Le port de Lattes attend la montée des eaux car le Lez est incapable de remplir l’écluse avec ses 2m3/seconde
Arrivée à Montpellier viaduc TGV
Sous l’autoroute
Bientôt la grande métropole et son infernal trafic routier. Les cyclistes se défendent bien et sont agiles. Ils sont aidés par les trottinetteurs de plus en plus nombreux à prendre le contrôle de la ville

Col de Montméjean

J’ai cherché le col sur le mont Saint Baudile. Je fais confiance au waypoint car sur le terrain il n’est pas évident de savoir si on y est

Je quitte Montpellier par la route. Voyage incertain car je ne sais pas vraiment où passer pour atteindre le col de Montmejean derrière la prison de Villeneuve-lès-Maguelone. Je ne trouverai aucun gué pour traverser la rivière. Je retourne à St Jean de Vedas et mon pneu se dégonfle. Finalement devant le chenil je monte une chambre dans le Tubeless. Je grimpe au mont St Baudile par un muletier. Puis en haut je cherche le col. J’espère y être passé. Je verrai ma trace Openrunner au retour.50km/500m
Un parcours à découvrir sur Openrunner https://www.openrunner.com/r/14732147

Sur le Mont Saint Baudile la vue sur le littoral est remarquable
J’ai trouvé un chemin pour VTT au bout de 10km de routes, de rocades, de ronds-points accidentogènes
J’ai plongé pour traverser la Languedocienne en peine perdue car en bas j’ai eu un cours d’eau infranchissable
Les dessous de l’autoroute propices à un monde interlope
Après mes soucis de pneus j’ai grimpé le mont en commençant par le site muletier qui abrite le refuge de la SPA. Les animateurs y promènent leurs chiens en laisse. ce n’est pas plat comme l’image le laisse croire

Je ne recommande pas ce parcours beaucoup trop incertain. Mes 25km ont abouti In fine à 50km. J’ai dû emprunter un tronçon routier à 4 voies sur 2km pour le retour

Navigation à l’estime

Un parcours à découvrir sur Openrunner https://www.openrunner.com/r/14725107

je vais rarement au bord de la mer. Aujourd’hui je cherche à ne pas emprunter la piste qui mène de Montpellier à Palavas. Fatalement je trouve de bons plans et des moins bons. Surtout lorsqu’il faut franchir ces corridors TGV et autoroutiers qui interdisent tout parcours bucolique. J’arrive enfin à mes fins.

Belle découverte des Cabanes de l’Arnel, puis balade à pied à l’abbaye de Villeneuve.

Bloc-notes

Donc ce sera Macron, cinq ans de plus.

C’est le Président de tous les Français a t-on pour principe de dire. J’ajouterai de tous les Français et de personne. Notamment de ceux (16 millions) qui comme moi ne se sont pas reconnus dans le catalogue des deux postulants.

Peut-on parler de programme?

Non!

Pour qu’il y ait programme, il faut incarner une idée de la France et assigner un destin. Or ni l’un, ni l’autre n’ont cette posture. Il faut donc accepter ce fouillis , un fatras? de promesses électoralistes de bas niveau attrape et étouffe-tout et aussi continuer à voir s’étioler le Pays, ses valeurs républicaines, les fractures s’étendre entre ceux d’en haut et ceux d’en bas, ceux des métropoles et ceux des déserts ruraux, ceux du tout et ceux du rien.

A force de pousser les feux du mécontentement, la réaction populiste grignote peu à peu toutes les provinces espérant que la prochaine sera la bonne.

Le nouveau Président ne conteste pas la dislocation du Pays. Parler de rassemblement n’est plus à l’ordre du jour vu l’état de l’opinion qui en certains endroits est chauffée à blanc. Le pouvoir va devoir louvoyer « au pif » s’il veut éviter les écueils d’une démocratie branlante qui peine à éclaircir nos lendemains.

Bon vent! monsieur Macron

Bloc-notes

A voté!

Pour être sûr de ne pas oublier, on aura noté sur son agenda d’aller voter en ce 24 avril 2022. Et pour moi de ne pas aller voter puisque les deux candidats se placent résolument en contradiction avec mes valeurs.

Or voter, c’est adhérer à des valeurs, pas seulement à des promesses mercantiles.

L’idée que les plus anciens ne seraient que des électeurs « à moitié »

Je prends conscience presque subitement que cet évènement démocratique sera un de mes derniers à venir, l’âge aidant, et me rendant compte que l’élan politique, mon appétence, s’échappent en direction de forces nouvelles et éloignées des dogmes, des certitudes?, rencontrées au cours de ma vie. L’idée que les plus anciens ne seraient que des électeurs « à moitié » qui troublent le sens de l’évolution sociétale fait son chemin. Trop de vieux à voter tuerait le peu de jeunes du camp d’en face issu d’une démographie en berne. Ainsi nous en sommes réduits à des camps générationnels lorsqu’il s’agit de notre avenir. Oui, certes, notre devenir de vieux est court et il ne faudrait pas handicaper les plus jeunes avec des positions conservatrices.

Je ne me reproche rien

Je vais même m’abstenir, estimant qu’aucun des deux impétrants n’est à la hauteur de mes attentes, si courtes soient-elles! On ne pourra donc me reprocher d’avoir influencé l’un ou l’autre.

Les efforts pour détourner les abstentionnistes de leur non-choix en devient pathétique. Votez pour qui vous voulez, mais votez disent-ils. Pas du tout, ils disent « votez Macron » et personne d’autre. Curieux encouragement pour donner un blanc-seing à celui qu’on a vu à l’œuvre pendant cinq ans! comme s’il fallait une fois de plus se ranger dans la nécessité d’un vote de salubrité publique, au nom de la bienséance bourgeoise.

Une masse de réserve de voix

Finalement ces abstentionnistes seraient devenus une masse de réserve de voix qu’on pourrait mobiliser le moment venu au bon vouloir de la doxa républicaine. Comme une armée secrète qu’on lâche en cas de danger. On connait la musique du danger extrémiste.

La fille à son père, une image tenace

Pourtant c’est oublier qu’une grande masse d’électeurs s’apprêtent à voter pour la fille à son père et en dépit des conséquences qu’on devine de la part d’une extrémiste de droite. Mais ces conséquences là, combien les ont connues ou les imaginent? Le Rassemblement National s’est, dit-on, dédiabolisé, alors il est à présent digne de respect pour les millions de ceux qui votent pour lui.

Si nous sommes là aujourd’hui, est- ce la faute des abstentionnistes?

Posons-nous la question.

Un marché de dupes

Avec mon vélo, je me suis entendu, nous n’irons pas voter. Oui je sais c’est facile de se défausser sur son vélo diront ceux qui croient encore à l’utilité d’un vote « plié » d’avance et dont l’orchestration a été écrite par toute la classe politique, gauche comprise.

Lui, c’est moi et moi c’est lui. Si mon vélo le dit, c’est qu’il a raison.

Heureusement, vu mon âge, je n’aurai plus à subir encore longtemps le sabir des politicards qui ne cessent de nous trahir depuis 1981: le tournant de la rigueur, le référendum de Maastricht, le traité de Lisbonne,…vous connaissez la suite.

Mais observons cependant les choses du moment

Si Le Pen, la fille, n’est rien d’autre qu’une imbécile incapable d’ânonner par cœur son bréviaire droitier en exploitante médiocre d’une affaire familiale, Macron n’est pas mieux: c’est un pur produit de la technocratie néo-libérale qui se contrefout de nous et qui ne se prive pas pour le dire et le répéter.

  • traversez la rue et vous trouverez du boulot
  • les ouvrières de Gad illettrées
  • emmerder les non-vaccinés

Il n’y a à rien à attendre demain de Macron qu’un autre extrémisme tout aussi dangereux que celui de Le Pen.

Le Canard Enchaîné

Une entreprise de démolition des acquis sociaux, des services publics, de l’hôpital, de l’école publique. Macron se comporte comme un gobe-tout des idées de ses opposants pour les recracher ensuite vidées de leur substance.

Oui, Macron incarne une politique de classe bourgeoise au détriment des libertés publiques et de la démocratie. C’est un homme dangereux qui n’hésite pas à envoyer sa police couper des mains et éborgner des manifestants au mépris des libertés publiques et syndicales et des oppositions.

Je ne peux pas voter Macron. Mon vélo non plus, lui qui a connu tant de promesses non tenues et de double langage qui chaque fois le pénalise sur la route au profit des bagnoles.