Vaste sujet! Pourtant il faut bien se poser la question et tenter d’y répondre. D’aucuns pensent que le réseau routier secondaire est appelé à péricliter. Absence de moyens pour entretenir nos routes départementales (380.000 km) du fait de la paupérisation des finances décentralisées, croissance des besoins en infrastructures périurbaines et en voies rapides, phénomène d’appauvrissement des zones rurales, le tout forme un ensemble concourant au délaissement du réseau routier peu emprunté.
Le cycliste de demain se doit donc d’en tenir compte pour choisir son futur vélo.
Un Kona avec garde-boues?
Rouler avec des machines ultra-légères et dotées de pneus fins n’est plus la solution. Plutôt l’oublier. Le VTT? oui mais…le VTT reste lourdingue et peu véloce. C’est donc vers une machine intermédiaire qu’on se tournera, un genre de machine à tout faire, route, chemin, courses en ville et voyages à sacoches.
Ce qu’il nous faut ce sont des machines à la fois solides et roulantes pour affronter des routes mal entretenues, confortables sur le plan des postures et polyvalentes pour exploiter toutes les ressources d’un itinéraire tantôt roulant tantôt mal pavé.
Qu’on les nomme Gravel, Tout Chemin, Trekking, peu importe, ils ont tous en commun d’être adaptés à la polyvalence que nous recherchons.
Un Génésis?
Autant dire que l’équation n’est pas simple.
Ne nous leurrons pas: la France ne sera jamais les Pays-Bas, pas même l’Allemagne et leurs immenses réseaux cyclables dédiés, sécurisés et entretenus. Ce n’est pas dans notre culture politique. Il suffit pour s’en convaincre de constater combien les associations militantes urbaines éprouvent du mal à se faire entendre.
Alors sur route, n’espérons pas être entendus avant longtemps. Pour aller de A à Z, il faudra continuer d’échafauder des plans d’évitement de tous les pièges qui nous menacent en secteur périurbain pour quitter la ville ou y revenir. Savoir que le chemin derrière le Midas nous permet de contourner la rocade et que le grillage le long du Lidl est justement découpé pour éviter la nationale, et que la passe à animaux sous l’autoroute, c’est aussi pour nous, faute de passerelle, le seul moyen pour rejoindre notre zone de quiétude.
Dans cette démarche de recherche du meilleur compromis, il y a les composants…
le cadre: acier ou alu ou carbone ou titane? personnellement j’élimine carbone et titane, j’aurais trop de peine à les martyriser dans ma campagne vosgienne
les roues: solides, bien rayonnées et compatibles sans chambre
les pneus: pouvoir monter du 38
les transmissions: mono-plateau ou pas? je ne me suis pas encore fait une religion. Faut-il gagner en poids, en prix avec du mono-plateau en sachant que l’entretien chaine et cassette en pâtira?
les freins: acceptons les disques hydro-méca puisqu’en chemin il est démontré que c’est mieux que le patin sur jante.
les réservations du cadre pour fixation de garde-boues et sacoches
Puis viendra l’heure du choix final et la dose « émotionnelle », je veux parler du prix qu’on est prêt à mettre et de la marque. Je l’ai déjà écrit, actuellement Décathlon me surprend car il est capable de nous montrer la voie avec sa gamme…tout en restant abordable. Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse!
Spécialized Séquoia
Alors c’est là qu’intervient la qualité des composants et le poids global. Inutile de tergiverser, le poids ne devrait plus être un argument majeur sur une machine qui se veut avant tout polyvalente.
Ce sera donc entre 10 et 12kg sans les pédales. Avec une telle marge voici la liste des vélos en vue sur le marché
Triban 500/520 Décathlon
650/850€
KONA Sutra AL/ ROVE
1000/1500€
Spécialized SEQUOIA
1200€
GENESIS Croix de Fer 20
1600€
Je ne vous dis pas celui que je préfère. Devinez?
Vous allez en trouver beaucoup d’autres…et parfois plus chers. Tout dépend du prix qu’on est prêt à accorder à notre plaisir.
Méfiance avant d’acheter: penser au SAV et être sûr que vous avez vraiment besoin de ce vélo si celui en votre possession vous donne déjà parfaite satisfaction.
Il existait déjà. Le giratoire de Thann situé aux intersections Kleber/Malraux/Poincaré se refait une jeunesse.
C’est une grande opération destinée à recentrer le rond-point, parait-il.
Mais au total beaucoup d’argent dépensé pour les voitures qui ne se justifiait pas en priorité vu les finances de la ville. Les cyclistes le savent, ils n’ont rien à gagner des ronds-points qui sont et restent difficiles pour la plupart surtout si les voies se resserrent et obligent les automobilistes à vous frôler davantage pour vous dépasser quoi qu’il en coûte.
Tout cet argent aurait pu être affecté aux mobilités douces, à la sécurisation des piétons et des cyclistes dans les points névralgiques.
Si la rue piétonne est à présent passée dans les mœurs, il n’en va pas de même pour la vélorue.
La vélorue est une rue affectée aux vélos prioritairement et où les voitures doivent rester derrière.
C’est une façon de limiter peu à peu le trafic automobile dans les centres urbains sans pour autant l’interdire totalement.
Seulement la réaction des riverains ne s’est pas fait attendre là où le dispositif est expérimenté.
Ainsi qu’en témoigne cette habitante de Mulhouse qui s’exprime dans les colonnes du journal DNA…
CES VÉLORUES QUI FONT FULMINER.- La Mulhousienne Cynthia semble particulièrement remontée contre les vélorues. « Nous habitons au Nouveau Bassin et sommes pour le moins gâtés par ce nouveau dispositif. De chez nous au Diaconat Roosevelt, c’est un parcours du combattant, notamment avenue de Colmar, devant le cinéma Palace. Et pour le retour par l’avenue Kennedy, c’est encore pire. Une seule voie avenue de l’Europe et allée Nathan-Katz, la deuxième étant déclarée vélorue également. Ces deux parcours sont des entrées/sorties de ville, faut-il le préciser ? Est-ce que les concepteurs de cette idée fumeuse se rendent compte qu’ils isolent le centre-ville des visiteurs venus des villes voisines ? Notre municipalité veut-elle tuer le commerce du centre-ville ? On me rétorquera qu’il y a le P + tram, sauf que tout le monde ne veut pas utiliser ce système. Cette soi-disant politique verte me révulse, d’autant plus que nous avons le premier constructeur automobile à une dizaine de kilomètres qui procure un travail à des milliers de personnes […] Depuis quand les cyclistes sont-ils les meilleurs touristes et consommateurs ? On n’entend parler que de recul du tourisme en France du fait de la désaffection des étrangers et on dégoûte les locaux par des mesures débiles. De grâce, madame, messieurs les politiques, appliquez votre programme et arrêtez cette politique prétendument écologique qui n’est en fait qu’une immense démagogie. »
L’argument de la perte de vitalité commerciale est souvent évoqué sans jamais qu’une preuve y soit apportée. Sans Vélorue, le commerce mulhousien est déjà en berne du fait des grande surfaces périurbaines. Derrière cet argument se cachent en fait ceux qui refusent de considérer que la voiture est une source importante de pollution en ville préjudiciable à tous, riverains comme visiteurs.
En revanche on comprend que les citadins qui misent sur le tout-voiture pour se déplacer soient particulièrement circonspects face à cet intrusion du vélo en ville devenu outil de distanciation physique du fait de la Covid.
Une vélorue à Oss. Les bandes situées de chaque côté de la rue font office de bandes rugueuses et rétrécissent visuellement la chaussée. La bande centrale est légèrement surélevée pour servir également de bande d’avertissement et pour obliger les automobilistes à dépasser à bonne distance (en se déportant complètement sur la voie opposée).
Agriculteurs et cyclistes, une cohabitation pas évidente
De plus en plus souvent en Alsace, les agriculteurs se chargent d’implanter sous les chemins ruraux des canalisations pour irriguer leurs champs.
Des travaux dont on peut se demander s’ils ont exécutés légalement…ou avec les autorisations nécessaires telles que la Déclaration d’Intention de Commencement de Travaux (DICT) pourtant obligatoire sur domaine public. J’ai des doutes car souvent les cyclistes sont mis devant le fait accompli sans affichage préalable des travaux, sans panneaux et en une journée le tour est joué.
C’est le cas sur la piste cyclable de Leimbach à Aspach encore dénommée rue du Traineau, la seule piste d’Aspach, empruntée par les cyclistes qui se rendent vers le massif et qui évite ainsi la D103 très fréquentée et peu large.
Des graviers envahissent la route à hauteur de la ferme, les virages sont défoncés par les engins agricoles et les traversées souterraines héritent de revêtements bâclés en béton.
La dernière tranchée réalisée sur la piste a été rebouchée grossièrement avec du béton. (Travaux peu professionnels). Si on peut admettre un béton maigre en matériaux de rebouchage, la couche de surface doit être remplacée à l’identique.
Pour qu’un riverain puisse effectuer des travaux sur une voirie publique, il faut y avoir été préalablement autorisé par l’autorité responsable. C’est ce qu’on appelle une autorisation d’occuper le domaine public. A moins qu’il s’agisse d’un chemin de l’association foncière…ce qui n’est pas mentionné dans le PLU de la commune.
Dans l’affirmative, ces travaux doivent respecter une certain nombre d’obligations dont celle d’être réalisée en conformité avec les règles de l’art et les prescriptions réglementaires, avant, pendant et après les travaux.
Or que constatons-nous?
1/ les travaux sont exécutés sans préavis et sans mise en place de déviation pour les usagers que sont les cyclistes
29 mars 2018, la piste transformée en bourbier
2/ les travaux sont le plus souvent exécutés à la hâte sans toujours respecter les régles du métier.
3/ les rebouchages, les compactages, et les revêtements sont systématiquement réalisés sommairement sans remise en état à l’identique.
Corrélativement, ce sont les usagers cyclistes qui sont les premiers impactés par ces imperfections: des revêtements disjoints, des rives rongées par les engins et des gravillons qui vont perdurer pendant des années et qui mettent en danger la sécurité.
Que dit le Plan Local d’Urbanisme d’Aspach/Michelbach?
La commune est traversée par le seul itinéraire cyclable départemental «Aspach-le-Bas-Thann-Kruth». Cet itinéraire, en provenance de Leimbach, traverse la commune d’Aspach-le-Haut par la rue du Traineau et la RD34. Aucun aménagement n’a été réalisé dans la commune. Il ne s’agit que d’un itinéraire fléché et non tracé au sol. Aucun itinéraire cyclable ne passe ni à Michelbach, ni à Aspach-le-Haut-gare.
Une méchante luxation du pouce l’a contraint à arrêter le vélo provisoirement.
Lundi, on lui ôtera la broche qui immobilise son doigt. Mardi il reprendra le bateau (Bernard habite la Corse) et mercredi il sera au séjour des Cent Cols à Chessy-les-Mines.
Il m’a confié qu’il se limitera au vélo de route pour sa prochaine reprise.
J’ai posé le lapin au sol. Il a couru manger vers sa caisse. Moralité: poser un lapin n’est pas toujours immoral.
Ma rando du jour était conditionnelle. Donner à manger au lapin. Mais avant cela, j’ai voulu tâter un peu la pente autour de chez moi car la chaleur n’était pas encore là.
A Rammersmatt, j’ai pris Bourchach-le-Haut, puis le col du Schirm.
Vous ne m’avez pas vu? Je montais avec Elégance. Elégance est à mon avantage, elle monte mieux, elle s’octroie quelques frivolités de danseuse d’une pédale sur l’autre les fesses en l’air, ce dont je me garderais bien dans un état normal.
Puis je me suis installé devant la cabine de France Telecom. La démarque est totale. Comment le marketeur en chef FT peut-il accepter de voir sa marque ainsi trahie? et sa cabine remplie de bouquins de seconde main?
Maintenant il y a plein d’annuaires à l’intérieur. Le 22 à Katmandou? pas de problème le Guide du Routard est là.
Après les lacets de Houppach tous lisses, j’avais le vertige comme sur un Circuit des Neiges. En pleine ivresse, j’ai manqué le mur du mécano de peu.
Carrefour Hahn, je me suis arrêté devant la fontaine surmontée d’un Manneken-Pis.
Pisser en tenant un chapeau chinois sur sa tête est un exercice périlleux. Les dames installées derrière la vitre ont ouvert les ombrelles par crainte qu’un vent contraire venu du creux de la vallée ne projette les effluves sulfureuses du Manneken-pis.
Quand je suis arrivé au lac de la Seigneurie, le gérant masqué m’a interpellé, « si vous voulez boire un coup, allez chez mon confrère, à coté… »
Le croquis aquarellé permet d’alimenter ses carnets de voyages. Beaucoup s’y adonnent. En plus le croquis accepte le pardon si des erreurs sont présentes. Ce ne sont que des esquisses pour mémoire d’un coup de cœur fugace.
Peint sur place aux Pays-Bas un jour de pluie, je n’avais pas d’encre avec moi
Le croquis aquarellé est donc appelé à faire « une mise au propre » plus tard, à la maison si le cœur nous en dit.
A la différence de l’aquarelle, on dessine des contours d’abord avec de l’encre, puis on colorie des masses sans chercher à détailler.
Le rendu est parfois intéressant…comme il peut être décevant.
Sur mon vélo, difficile de peindre, je ne prends que des photos que je convertis en croquis une fois rentré. Il est vrai que je transgresse un peu la règle.
Mais le croquis, c’est aussi un peu l’esquisse du futur. Il permet les recadrages, l’harmonie des tons et des volumes, d’essayer divers plans.
J’arrête là car je me rends compte que j’en parle mieux que je n’en peins.
Derrière le masque anti-covid se cache l’impuissance scientifique face à l’épidémie
C’est une mascarade.
Après la crise de Covid, la crise de masque!
La République est saisie d’une épidémie aiguë de masques. On en trouve dorénavant partout, des masques. Et la grande question qui se pose est de savoir si le Pays va offrir le masque aux plus nécessiteux de nos concitoyens. La France est une terre fraternelle, elle ne l’oublie pas. Elle est même socialiste jusqu’au bout du nez.
Soyons généreux avec nos masques depuis que nous croulons sous les arrivages. Les têtes de gondoles des grandes surfaces rivalisent d’audace depuis que le marché du masque est devenu une marque de salubrité publique.
Et vous ma chère, où achetez-vous vos masques?
A l’Aldi, pourquoi?
Le port du masque est devenu très tendance. Les quartiers chics en sont friands. Les marchés aussi. Les grandes villes commencent à édicter des règles très sélectives selon le quartier, la rue et aussi selon les heures…comme à Paris ou à Nice.
Égoutiers en colère
Les égoutiers sont en émoi et commencent à alerter leurs syndicats: si le masque jetable se généralise, on risque de boucher les égouts et même les stations d’épuration. Quelle chiotte si les WC se bouchent à cause des masques! Normal: un masque jetable et bientôt gratuit, comment s’en débarrasser autrement? De quoi rendre les Verts fous de rage!
Une appli pour smartphone va bientôt sortir. Couplée à votre géolocalisation, votre vibreur vous avertira quand le port du masque sera exigé…en attendant la sortie du masque automatique qui remontera tout seul sur votre nez grâce à un ingénieux système connecté.
Je me prépare à porter le masque pour mon jogging du soir et pour ma sortie VTT du dimanche matin, un genre de toro-piscine pour le nez et la bouche
Finalement je me demande si l’Etat n’a pas choisi de botter en touche avec le Covid. Comme plus personne parmi les sachants ne sait comment venir à bout de cette épidémie depuis que le professeur Raoult a choisi de se taire, alors on a finalement choisi le masque comme antidote. Une sorte de cautère sur une jambe de bois.
Et maintenant, lavez-vous les mains!
Les inconduites à risques
Le mal se diffuse à nouveau mais on se garde de nous dire où. Je veux parler encore une fois du Covid-19. Tout se passe comme si plus personne ne maitrisait rien dans la reprise de l’épidémie. Maintenant qu’on a ouvert les vannes en grand de la transhumance estivale, chacun fait comme il veut. Mes voisins turcs partis chez eux pour leurs vacances vont-ils pouvoir revenir sans encombre? Les règles évoluent de jour en jour…
On verra bien à la rentrée lorsqu’il va falloir affronter ensemble toutes les thromboses du virus maléfique, les surcharges de Pôle-Emploi…et la petite grippe saisonnière annuelle en prime.
Cycliste malgré tout
Je ne sais pas si le Tour de France aura lieu. Pour faire un peu de vélo, j’imagine tous les miasmes que rejette un cycliste de compétition lors d’un sprint. Pas seulement parmi le peloton mais aussi parmi les spectateurs avec les bidons projetés en l’air. Pour que le Tour reste inoffensif, il faudrait écarter les spectateurs ou les protéger derrière d’immenses plaques de plexiglas.
Le Tour commencera pas un prologue à Nice. Se tirer la bourre sur l’Esplanade, voila de quoi tester l’efficacité des masques par les Niçois! Réponse avant l’arrivée aux Champs…
Les Niçois sont invités à tester leurs masques lors de la première étape du TDF 2020
Sinon, il reste l’impensable: que le Tour se fasse avec lenteur, sans dépasser les 20 km/h, le maillot jaune devant fermer la marche
Ce ne sont pas les assemblées de cyclistes qui inquiètent dès lors qu’on ne se crache pas à la figure et qu’on évite « de toucher à tout » sans discernement. Si nous gardons nos distances tout ira bien. Mais plutôt éviter les pots de fin de journée où l’on se raconte des histoires.
En revanche, j’ai des craintes pour les assemblées rapprochées, celles des plages, des bars et des équipes de foot. On a vu que l’équipe du Racing de Strasbourg est à genoux et qu’elle est suspectée d’avoir contaminé Montpellier lors d’un jeu amical et sans troisième mi-temps, dit-on! Des joueurs qui coûtent bonbon sur le flanc, ça fait désordre et nul doute que les tribunaux vont avoir du mal à rétablir les scores des parties en présence.
Finalement je vais choisir l’inconduite intérieure. Beaucoup moins risquée!
Nos amis suisses des Cent Cols organisaient samedi 8 août une rencontre VTT autour du lac de Joux (Jura suisse).
Trente participants au départ au col du Mollendruz à 1180m au-dessus du lac de Joux.
Les cols grimpés
– Col du Pré de l’Haut (CH-VD-1306a) – Col des Croisettes (CH-VD-1312) – Les Vyfourches (CH-VD-1045) – Col du Mont d’Orzeires (CH-VD-1061) – Col des Epoisats (CH-VD-1079) – Col du Golet (CH-VD-1154) – Col d’Agiez/Plâne (CH-VD-1111) – Col de Pétra Félix (CH-VD-1144) – Col du Mollendruz (CH-VD-1174a)
L’histoire
Direction Le Pré de l’Haut Dessous. Christophe et son beau gravel en Titane
Le départ est bon enfant on commence par descendre le col du Mollendruz et son immense parking goudronné par la route, puis l’on prend un chemin « gentil » qui nous mène au sud (km4) au col du Pré de l’Haut Dessous (1306m)… Ainsi l’on découvre toute la magie des mots jurassiens.
Pierre qui a organisé cette belle rando accompagné de Yann
Aux Croisettes, le col des Croisettes (1312m)…
Il n’y a pas que l’herbe qui est plus verte chez nos voisins suisses, les chemins sont asphaltés comme sur une autoroute vélomaxou in live (image Jacques L.)Un compatriote du Bas-Rhin en têteJacques teste son tout nouveau VTT KonaMichel avec le sourireNotre vétéran de l’étape, jamais le dernier dans l’épreuveFrançois, notre rédac-chef de la revue Cent Cols
Puis l’on longe les hauteurs du lac avant de le rejoindre par la route qui mène à Le Pont. Le Pont ressemble à une station balnéaire avec ses touristes, ses pédalos, sa plage et son train.
La magie changeante des paysages à véloEn Suisse, on arbore son drapeau. Y compris sur les établesImage du lac de Joux saisie en roulant
En été, on dit que l’eau du lac peut atteindre 24°CPassage à niveau de Le Pont. J’ai les noms de tous ceux qui sont passés au rouge clignotant!
On ira ensuite chercher un modeste col (km14) sur une colline qui jouxte le plan d’eau, les Vyfourches (1045m) au centre d’une grande prairie verdoyante.
La Dent de Vaulion face à nous qu’on escaladera plus tard…ça roule! finalement le VTT c’est fastoche…
A Charbonnières, on longera l’Entonnoir de Bon Port par un sentier agréable qui débouche à la Torne.
Au km20 on montera à la queue leu-leu en direction de Vallorbe jusqu’au col du Mont d’Orzeires (1061m), col routier de grande circulation qui nous oblige à « faire les bordures ». Dans ces grandes processions de cyclos, j’ai pris l’habitude de laisser de la marge avec celui qui me précède.
On revient à Le Pont, et on commence à retrouver nos terrains de prédilection, les chemins non carrossables aux véhicules urbains. Mon voisin suisse me dit que le sentier permettait jadis le charroi de la glace du lac vers les capitales pour les hôpitaux, les restaurants, y compris Paris!
On quitte le lac pour entamer la longue montée à la Dent de VaulionAu début on chemine gentiment avec les marcheurs au fur et à mesure qu’on s’éloigne du lac
Mais notre souffle deviendra court après le col des Epoisats (1079m) km25. C’est qu’il nous faut grimper à la Dent de Vaulion située à 1400m d’alitude avec des passages de 20% sur la partie sommitale. Au milieu des marcheurs, chacun hisse son vélo comme il peut, soit en poussant dans d’improbables sentes qui serpentent entre la roche soit en portant le vélo à l’épaule. Mon voisin marcheur emprunte la voie nord tandis que je prends à l’estime la voie sud.
vélo qui dort devant le lac de Jouxla fin de la grimpée sera éprouvante, la chaleur ne nous facilite pas la tâche
On arrive enfin! le spectacle du lac est magnifique…et l’on s’adossera non loin face au massif du Mont Blanc immaculé dans le soleil, le temps de savourer le paysage…et nos sandwichs bienvenus.
la nourriture céleste……et la nourriture du ventre
Au km 33, le col du Golet (1154m) et le col d’Agiez ou col de Plane (1111m), voisin.
Avec un routier, c’est plus périlleux. Bravo!
On atteindra le col de Péra Félix (1144m) en cheminant à mi-pente jusqu’à la route de la Vallée…et on achèvera notre parcours en rejoignant le col du Mollendruz (1174m), terme de notre périple dans le Jura suisse.
Sur la route de Pétra Félix. Une simple formalité.
Il y a du Joux partout
Il faut se pencher sur le vocable pour le trouver dans le Jura avec le lac de Joux, dans le Rhône avec la commune de Joux, le col de Joux Plane dans les Alpes au départ de Samoëns. Joux viendrait de Jupiter, nom de dieu!
Bref, hier j’ai fait joujou autour du lac de Joux, celui de nos amis suisses situé dans le massif jurassien à 1004m d’altitude.
Pour s’y rendre, il faut traverser le Doubs du nord au sud jusqu’à Pontarlier, passer la frontière franco-suisse à Vallorbe où coule l’Orbe. La douane est gentille, elle ne stocke que les candidats à la vignette autoroutière sur la file de droite.
Le circuit du jour comportait 9 cols, 45 km et 1000m
Pourquoi ce titre « Mise en Joux à VTT »? Ce n’est qu’après l’avoir publié que j’ai réfléchi à l’ampleur du titre. Au départ j’ai voulu attirer l’attention par l’erreur orthographique…et pour compliquer la chose, j’ai ajouté un e à mis. Tiens une vététiste mise en joux, ça m’intéresse. Mais les lecteurs perspicaces ne s’en laissent pas compter.
Si l’on est mis en joue par un chasseur qui épaule son fusil près de sa joue confondant VTT et sanglier, ce que je ne souhaite à personne, on peut être aussi sous le joug d’une condamnation ou sous le joug d’une puissance divine.
Samedi, nos amis suisses des Cent Cols organisent une randonnée à VTT autour du lac de Joux.
Voila de quoi parcourir de beaux paysages jurassiens.
Une brochette de cols à VTT
Je ne prépare pas. Ou presque. Je me contente d’un vague croquis puisqu’il suffit de suivre le mouvement de nos organisateurs. Je vais malgré tout charger l’emplacement des cols sur le GPS, on ne sait jamais…même sans un fond de carte, ça peut toujours servir.
A Freundstein, j’ai pris l’habitude de la photo souvenir
C’est presque festif de grimper le Molkenrain. Il n’y a qu’à pédaler à l’ombre de la forêt.
Puis quand la prairie surgit, il reste un dernier set pour son arrivée victorieuse sous les hourras des spectateurs attablés.
C’est un délire.
Le Molkenrain. Quelques convives seulement
Personne ne m’attendait, ni ne m’a remarqué. Je suis donc redescendu dans l’anonymat le plus total. Et j’ai dépassé le marcheur qui m’avait dit en montant « c’est plus facile dans l’autre sens ».
L’humour des marcheurs vis à vis des cyclistes est décapant.
3 cols au passage, Amic, Silberloch, Herrenflüh
Aucune gloire dans ce parcours. J’habite au pied de la montagne. Je monte, puis je redescends.
Ma paresse est à moitié récompensée puisque j’ai gravi 850m sur 42 petits kilomètres.
Un peu de technique…
Je ne me presse pas. Et tout me semble facile. Je vous dois une explication, j’ai perdu 8 à 10 kg et j’ai gagné 10 pulsations au cardio. Pas de quoi pavoiser. Je me contente de ce résultat pourvu que la montagne me semble plus facile!
J’écris son nom comme s’il m’était familier. Mais non, je ne connais pas le Moulin du Boël situé près de Rennes.
C’est la magie de la peinture, on peint des trucs qu’on n’a jamais vu « en live » et au fur et à mesure, à force d’étudier les formes, les textures, les reflets, les couleurs, on s’imprègne du sujet jusqu’à se l’approprier et imaginer qu’on a été en face, un jour.
Je ne verrai peut-être jamais le Moulin de Boël. Peut-être n’existe t-il même pas!
Finalement en peignant, on entre sans le savoir dans l’abstraction.
C’est à cet endroit qu’un cycliste a été renversé par une voiture (D32-Nods-Doubs)
67 ans. La vie s’arrête brutalement au bord d’une vicinale. On ne sait pas pourquoi. Pourtant le lieu semble peu emprunté. A deux pas de chez nous, de l’Alsace. Revenant du Jura, j’ai vu des routes étroites et des zones touristiques peu indiquées pour les cyclistes. Mais là d’après cette image Google, on ne comprend pas comment l’accident s’est produit.
Je ne sais pas si je suis plus sensible aux articles de presse relatant des accidents de cyclistes, mais j’ai l’impression que la route nous tue plus aujourd’hui.
On pourra épiloguer sur le fait qu’il y a plus de voitures, plus de cyclistes et que par conséquent les risques augmentent. On pourra aussi spéculer sur la moindre attention des automobilistes, le manque de prudence des cyclistes,…
Mais il reste que notre cohabitation routière est de plus en plus problématique. Le partage de la route semble un vain mot dès lors que les deux types de mobiles (voiture et vélos) sont tellement différents par leur vitesse, leur encombrement sur la chaussée.
Le port du masque se généralise dans le domaine public. Cet accessoire va t-il devenir un attribut naturel dès lors qu’il semble un des seuls moyens de se protéger en cas de présence rapprochée.
Masque pour marin
Si le masque évite de contaminer l’autre, il n’en demeure pas moins problématique lorsqu’il s’agit de faire du sport ou plus simplement pour manger ou boire.
Masque pour cycliste, la nuit…et pour Gilets jaunes, accessoirement
On oublie la kinesthésie du visage masqué. Ne pas savoir à qui l’on a affaire, ne pas surprendre son sentiment d’un simple regard facial est un handicap pour nos futures relations…surtout amoureuses.
Masque pour patriote
Mon facteur masqué est-il le bon facteur?
Êtes-vous celui ou celle que vous dites? ou que vous prétendez être? on imagine que les quiproquos ne vont pas tarder…sans même évoquer ceux qui vont s’engouffrer dans la brèche du masque pour commettre larcins et agressions et déjouer la reconnaissance faciale qui nous attend en tous lieux…
Masque pour la piscineMasque pour nudisteMasque carnassierMasque sous-vêtement pour sortir le soir…ou pour rester chez soiMasque pour rouge à lèvresMasque porte-monnaieMasque quand on a faimMasque pour boire. A assortir à la boisson
Anticorona. C’est nouveau comme mot. Les anticoronas, à ne pas confondre avec les anticorridas, sont ceux qui refusent les gestes-barrières pour se protéger contre l’épidémie de coronavirus.
C’était prévisible.
Ne pas avoir peur, s’exposer à la maladie, c’est tout à fait un réflexe de « trompe-la-mort » auquel sont tentées les jeunes générations. Estimer que le virus perd de sa vigueur, mettre en cause son existence même, refuser des mesures sanitaires jugées excessives, c’est le lot des objections entendues parmi ceux qui manifestent et qui ne veulent pas se laisser imposer un nouveau mode relationnel dans la vie courante.
C’est du même ordre que ceux qui s’opposent à la vaccination. On oublie que sa propre défiance puisse mettre les autres en danger. Un peu comme si l’on habitait une contrée déserte de la planète. Ce mouvement anticorona qui prend naissance inquiète en Allemagne, pays peu touché par l’épidémie jusqu’alors. La distanciation sociale imposée par les autorités passe mal. On comprend pourquoi puisque ces mesures ont pour corolaire d’empêcher un certain nombre de libertés de se pratiquer normalement. Comme par exemple le droit de se réunir ou de se croiser dans la rue sans être muni d’un masque.
Mais cette fronde indirectement contribue à marginaliser les populations fragiles au virus que sont les plus âgés. On pourrait y voir une forme de contestation générationnelle vis à vis des mesures sanitaires. Comment vont réagir les États face à ce nouveau grain de sable dans la lutte contre la pandémie?…
Le cycliste décroissant
Vieux vélo ou vélo de vieux?
Une évidence s’impose: la culture physique du sujet vieillissant est mise en question année après année. Il faut réduire le niveau. Ceux qui ne l’entendent pas préfèrent faire comme avant. C’est leur droit. C’est du même ordre que la défiance vis à vis du coronavirus. L’acceptation de moindres limites pour son corps est pourtant une fatalité avec laquelle il faut composer.
Mais le culte de la performance du monde moderne laisse peu de place au sportif « décroissant », je veux qui dire à celui qui prenant de l’âge doit choisir des modes doux.
Faire comme avant, c’est s’imposer à vélo des dénivelés vertigineux et des kilométrages qui vous tiennent jusqu’à la nuit tombante. Et puis, un jour, vient l’accident. L’accident cardiaque? non généralement pas car ces cyclos sont entraînés et surveillés. Mais l’accident articulaire, c’est à dire celui où sournoisement le squelette coince. C’est le corps qui refuse. Je me souviens de mon médecin traitant qui le lundi dans son cabinet recevait des jeunes sportifs que la compétition du dimanche usait prématurément et de façon irrémédiable.
Certes, on le voit venir le moment où il faut réduire le niveau, il y a des signes avant-coureurs, oserais-je dire. Des douleurs passagères, une frilosité à se mettre au guidon l’hiver, sous la pluie et tous les autre symptômes qu’on feint d’ignorer: de moindres réflexes à l’évitement des nids de poule, une moins bonne perception de son équilibre, une surdité progressive et une vue moins précise et quelques raideurs à enjamber sa bécane.
Tous ces symptômes doivent nous faire prendre conscience qu’il faut adapter ses pratiques…quand d’autres s’arrêtent tout simplement et parfois brutalement. Pour ceux-là le phénomène déclencheur, c’est la chute dont on gardera des séquelles, un mauvais souvenir ou un presqu’accident de la route évité de justesse.
Et puis il y a la gestion adaptée. Celle que je souhaite pour moi comme pour beaucoup de mes confrères qui prennent des postures mesurées. Le vélo le permet et c’est une chance.
C’est notre décroissance cycliste.
Faire moins de vélo, mais en mieux
La décroissance est un mot moderne. On l’entend beaucoup actuellement face aux dangers qui menacent la planète. On l’entend et pourtant très peu sont prêts à la mettre en œuvre tout simplement parce qu’elle met en question nos modes de vie dans les pays riches et qu’elle pèse sur nos choix politiques. Décroître, on le sait, passe par une remise en question de notre rapport à la consommation du bien commun.
Par exemple moins prendre sa voiture semble irréaliste à un péri-urbain dès lors qu’il n’a pas d’autre choix que d’aller chaque jour à son travail avec sa voiture. On voit bien que tout est lié. Pourtant la malédiction du Covid a fait jour de façon tout à fait inattendue à de nouveaux modes de rapport au travail avec le télétravail réduisant le recours à la voiture et aux transports en général.
La décroissance de ses moyens physiques est aussi inéluctable…et c’est parfois un crève-cœur que de l’admettre. C’est d’autant plus difficile que dans notre monde qu’on dit moderne, la place de senior est à assumer; il doit rester autonome le plus longtemps possible. C’est déjà une performance.
C’est un vrai boulet à traîner, tous ces vieux désœuvrés qui nous font chier avec leurs vélos sur le bord des routes.
Heureusement qu’il y en a un de temps à autre qui pète une durite dans le Boenlesgrab ou le Molkenrain!
Comme le dit Nathalie Kosciusko-Morizet chez Cohen ce matin, « ils ont en marre, les jeunes, de payer des retraites qu’ils n’auront pas quand on ne sera plus là… »
Comme on le voit l’image du vieux n’est pas toujours reluisante vis à vis des plus jeunes!
Adapter son vélo à l’âge
Je tente un vélo fugace, celui où je ne me fais pas trop remarquer par la génération active, celle qui produit des biens, comme si je devais m’excuser d’être mis réglementairement sur la touche.
Si le vélo maintient en forme, il faut aussi l’adapter à sa forme. C’est ainsi que je résume ma façon de voir les choses, je la traduis en quelques préceptes qui vont tous vers une adaptation ciblée de mes pratiques:
Pas de sorties cyclo-sportives du type « la tête dans le guidon » tant décrié dans les clubs
Des circuits plus courts et moins énergivores
Privilégier le vélo tout chemin à l’abri des itinéraires peu sécurisés
Opter pour le voyage itinérant doux
Recourir à l’assistance électrique si l’on est tenté par la découverte de la discipline
Conserver son autonomie
Ne rien s’interdire plutôt que tout arrêter, c’est un peu mon credo. Ma tentative de recourir à des activités annexes comme la marche, le jogging ou la natation est en partie assurée. Mais le jogging, je l’assume, après 350 premiers kilomètres depuis le confinement est un sport très impactant pour le squelette et le système cardio-vasculaire; je ne saurais donc trop le recommander. En revanche, la natation est un bon plan à condition d’aimer l’eau. Interrompue à cause du Covid, je n’ai pas encore repris la piscine.
Bref, en prenant de l’âge sachons prendre aussi les bonnes directions en terme de sport pour conserver le plus longtemps possible son autonomie.
C’est complètement bidon comme titre, VTT vacances. Ça ne veut rien dire puisque à VTT je suis toujours en vacances. Essayez, vous verrez. C’est comme aller à la pêche. Donc quand j’entends dire qu’un Français sur deux ne prend pas de vacances, méfiance! il faut être sûr que ceux qui restent at home ne font pas de VTT…ou ne vont pas à la pêche.
Au sortir de la ville, l’embarras du choix
Brandir en étendard ce slogan du Français sur deux qui ne va pas en vacances serait un indice de pauvreté selon certains, des chomdus désespérés, des oubliés des plages bondées coronavirées, une résurgence du communisme d’antan.
Ce matin, la volupté du départ sans nom, je veux dire sans but.
C’est mon préféré. Une fois sur le vélo, je commence à pédaler et je laisse mon cheval aller à sa guise.
Je commence par me hisser sur les hauteurs de la ville en mode doux. Le mode doux, c’est quand j’utilise tous les pignons et quand je regarde par les fenêtres si quelqu’un m’observe grimper. La ville dort encore après l’orage de la nuit. Le sommeil doit être réparateur de canicule?
Puis au parcours sportif (sans sportifs), je rejoins la D36 au sortir de Leimbach. Vers où aller? Je roule sur le goudron cherchant une occasion…
Je choisis le plan Croix Rouge qui n’est pas toujours aussi roulant
A la cote 455, Croix Rouge! Je prends la Croix Rouge faisant semblant d’oublier que c’est peu roulant. La Croix Rouge monte au col de Teufelsgrund mais le premier kilomètre est un champ de cailloux. Non compatible dirait l’ami Pierre Brunner qui fête ses 300.000 visiteurs uniques.
Le chalet Baumann attend ses randonneurs
Et après? le chalet Baumann est une suite logique. Je lis la prose du carnet de bord du chalet « j’ai dormi là, votre fille est une sacrée gourgandine ». Le Club devrait surveiller ses installations. J’admire la mécanique du barbecue montée sur roulement à billes…
Puis je poursuis jusqu’à la Vierge des Bûcherons.
Même pas effarouchée!
Au chalet du Hochburg, je prends l’interminable sentier du Kohlerberg qui débouche dans les lacets de Rammermatt
Cinq kilomètres de descente depuis le chalet du Hochburg par le chemin forestier du KaltenbachLaisser la fendeuse sans surveillance n’est pas indiqué
Je remonte à Rammersmatt et à la ferme je prends le sentier botanique.
L’antenne Free de Bourbach-le-Bas n’attend plus qu’à être mise sur pied. Free met les bouchées doubles car l’ARCEP a trouvé que Free abuse de l’itinérance fournie par les relais d’Orange.
Descente au barrage-retenue de Michelbach.
Les Jardins Autonomes Liber-Terre sont installés sur le chemin du château d’eau de Guewenheim
le TRIBAN de Décathlon se décline en 16 produits de 260 à 1000 euros selon les équipements. En milieu de gamme, le RC500-520 intéresse plus particulièrement les amateurs de Gravel ou de Trekking, deux pratiques à la mode actuellement.
Loin de moi l’idée de faire la pub à Décathlon, il n’en a pas besoin. Cette firme en terme de cycles occupe une place de choix dans la vente de vélos tous segments confondus.
Il ne faut pas croire: Décathlon ne se contente pas de monter en gamme sur ses produits cycles mais aussi en prenant en compte les remarques de ses clients
Si Décathlon a pendant longtemps vendu des vélos réputés « bas de gamme » et de piètre qualité, aujourd’hui la firme souhaite clairement marquer son empreinte avec des produits éprouvés en terme de fiabilité et de moyenne gamme sur le vélo de loisir et de sport. (je modère mon propos pour le VTT: avec ses vélos Rockrider, Décathlon a imprimé sa patte et son savoir-faire)…et le vélo BTwin de ville et de loisir est maintenant très répandu.
Outre les produits BTWIN bien connus, Décathlon souhaite à présent se faire reconnaître avec des vélos siglés TRIBAN et VAN RYSEL
Intéressé par le vélo TRIBAN et à deux doigts de me laisser tenter, (voir mon sujet du 16 juillet) j’avais interrogé Décathlon sur son Triban depuis que je m’étais aperçu que les possesseurs mettaient clairement en doute et à plusieurs reprises la fiabilité des réglages des dérailleurs Shimano SORA (qui est un dérailleur d’entrée de gamme) et aussi les nombreux déboires avec les roues (nombreux éclatements (!) et impossibilité de remonter les pneus sur la jante).
Le dérailleur SORA Shimano du Triban 500 a donné beaucoup de fil à retordre à ses possesseurs. On sait pas expérience que le point faible de Décathlon, c’est le SAV puisqu’il faut prendre RDV et attendre parfois longtemps pour être servi alors qu’un simple coup de tournevis pourrait suffire.
Hier, j’ai reçu un courrier électronique personnalisé de …
Pierre-Alain FERU de ROAD CYCLING TEAM que je vous livre in extenso
Bonjour Monsieur
Effectivement nous avons rencontré quelques problèmes aux débuts de notre offre RC 500& 520.
Le dérailleur Sora, si il est bien réglé à l’origine, ne vous posera aucun soucis bien sûr le 105 sur le RC520 sera beaucoup plus précis et fiable dans la durée Concernant le changement de pneu & chambre à air, nous avons progressé sur le sujet, il reste encore quelques ajustements à faire sur la jante mais nous ne sommes plus sur les problématiques du début, la petite astuce pour remettre un pneu dans une jante est de bien pincer le pneu afin de faciliter le remontage, tous les détails dans cette vidéo https://www.youtube.com/watch?v=Tt1WHA7gHEE
Je roule personnellement sur un RC520 lors de mes bikepacking, et n’ai jamais été déçu par ce vélo j’espère que ce mail vous confortera dans votre achat bonne route.
Ce matin, panneaux sur mon trajet urbain. Une des rues la plus pourrie de la ville, la rue du Commandant Cluny, va se refaire une beauté à l’aide d’une technique appelée Blow Patcher. Autrement dit « un pansage des plaies » qui affectent nombre de nos chaussées par manque d’entretien programmé.
Ironie de l’histoire cette rue qui comporte une douzaine de maisons a la largeur d’un boulevard et abrite le centre technique municipal et les services de l’Equipement Départemental.
Un camion, deux employés, un compacteur.
Et voila le travail!
En une journée la chaussée est rendue dans un état acceptable pour les vélos
Le seul problème c’est qu’il a fallu attendre longtemps et slalomer entre les nids de poule pendant en moins trois ans avec ma bécane..
Cette pub pour le vélo de marque VanMoof a été interdite en France par l’Autorité de la Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP).
Pourquoi?…parce qu’elle «créerait un climat d’anxiété»…
Anxiété? comment ça?
En fait si cette pub pour le vélo a été interdite c’est tout simplement parce qu’elle déplait au monde de la bagnole et alors même que le gouvernement inonde les fabricants de subventions par milliards pour faire repartir le marché de l’automobile.
Amusant, en parcourant le département du Doubs, on croise la rivière du même nom à plusieurs reprises comme si elle hésitait sur sa destination. Normal, le Doubs (la rivière) décrit un grand M. Venant de Suisse, le Doubs change de cap à Montbéliard puis file rejoindre la Saône en passant par Besançon
Mes sept cols de la semaine passée sont tous doubiens, c’est à dire du Doubs. Le Doubs recèle 17 cols recensés sur le catalogue du Club des Cent Cols.
Pour accéder aux plateaux au-dessus de Morteau, il faut grimper 200 m de dénivellation et quitter les rives du Doubs encaissé.On est alors sur des hauts-plateaux situés entre 900 et 1000m d’altitude.
Aller chercher un col en face dans le Bois de la Joux dessus consiste donc à slalomer entre d’immenses hameaux.
paysage typique du coté des Combesclocher comtoisEtable fleurie? adossée à la forêt, l’ensemble est magnifique. On remarquera la cheminée appelée tuyé où l’on fume les saucisses.
Lorsque j’arrive aux Hôpitaux, je me réfugie sur une prairie pour atteindre le premier col après avoir longé la RN 57 (Pontarlier-Vallorbe) sur plusieurs kilomètres. Mauvais plan! Une fois au col de Jougne, je réfléchis au retour…pas question de reprendre la Nationale!
Ce matin, le ciel menace. Je pars en direction du champ éolien.
A la ferme du Mont de Belvoir, aucun chemin pour descendre à Vyt-lès-Belvoir. J’ai tenté de ruser car le GPS n’indiquait rien pour se faufiler à travers le bois. J’ai perdu mon pari.
Quand je m’apprête à faire demi-tour, le paysan vient vers moi…vous êtes perdu?…non, je voudrais descendre dans la vallée…
Il ouvre son parc et me dit « vous voyez au coin du bois en bas, il y a un sentier privé, vous y allez à condition de bien refermer le parc…
Je ne me fais pas prier. Le chemin est une glaise solidifiée jonchée des empreintes de vaches. Je me cramponne au guidon.
Me voici sur la terre ferme à l’entrée de Vyt. Là-haut les éoliennes battent des ailes
A Vellerot-lès-Belvoir, il ne me reste plus qu’à grimper sur le GRP Tour du Pays de Montbéliard où se trouve le col de Pas de Boeuf.
Le GRP (Grande Randonnée Pédestre) est jalonné de bornes métalliques Lomont.Je pousse jusqu’au col de Ferrière qui est une formalité sans intérêt
Mais en revenant je m’offre un passage au pied d’une ferme éolienne…le site de production de Lomont-Vellerot comportant 6 éoliennes.
La hauteur en bout de pale atteint 175 mètresC’est élégant. Pour le reste, je n’entrerai pas dans une polémique sachant que ça ne marche que quand il fait du vent et que l’investissement est largement rentabilisé par les taxes perçues sur les factures des cochons de payants
Personnellement je trouve que les éoliennes ne déparent pas les sites même si les « locaux » évoquent des nuisances autres (bruit, trouble à l’avifaune,…). Cela dit les éoliennes coûtent bonbon: en 2020 le surcoût annuel de l’éolien a été estimé à plus de 3 milliards par an par la CSPE (taxe perçue sur nos factures). Soit le coût d’une petite danseuse entretenu aux frais du consommateur.
Finalement, elle me donne le vertige cette éolienne
Farniente estival. Non je ne sais pas rester sans rien faire. J’admire ceux qui s’abandonnent à la lecture pendant des heures sans se laisser distraire par l’environnement familial ou par un paysage de vacances tellement séduisant qu’on peine à rester le nez sur son bouquin.
La lecture, je ne la vis bien que confiné. Quelle révélation! Il me faut une autarcie comme le soir quand tout s’endort.
Je me suis attelé à la lecture du Château de Kafka. Comment appréhender la distanciation? C’est ténébreux. Pour amateur de suspense
Alors fatalement ne rien faire, je sais faire. Il me faut « vacancer » actif. Je me rends pourtant compte que la rouille du squelette m’handicape cette année. Alors fatalement, je mets une pédale douce sur le vélo si je veux le faire durer.
Durer? Oui, c’est ça que je veux dans l’instant présent, durer. Un peu comme une vieille chaussette que nos grands-mères reprisaient. A l’infini.
Alors je fais mon vélo en mode doux. Mon mode Doubs pourrais-je dire puisque j’ai passé quelques jours dans le Doubs. A deux enjambées de chez moi.
Vu à Besançon ce convoi exceptionnel. C’est fabuleux
Ce département mérite son nom: le Doubs l’envahit avec de grandes courbes sinueuses. Les amateurs de vélo le connaissent puisque l’Eurovéloroute 6 le longe en partie.
J’ai vu le Saut du Doubs. Mais il ne sautait pas, faute d’eau. C’est un phénomène étrange de voir cette rivière à sec et ses gros galets à découvert comme une mer qui se retire.
Le Doubs dans le dur
Le Doubs surprend par la vigueur de son élevage et ses belles « montbéliardes » aux poils roux.
Mais on sent encore la souffrance des industries disparues et notamment de l’horlogerie. Les Lip partis en1973 font déjà l’objet d’un étage au Musée du Temps à Besançon. Et l’on a récupéré comme un trophée la lourde enseigne des montres Kelton.
Même les statues se protègent de l’hystérie du déboulonnage
Ce qu’on sait moins, c’est que la famille Ungerer, celle de Tomi, est celle d’une dynastie d’horloger, la grosse horlogerie des églises.
Tout à coté, on expose les dessins de Tomi. Ceux où il défie la mort. Tomi était malade cardiaque sur la fin de sa vie, alors il dessine finement son électrocardiogramme dans lequel apparaît la silhouette de la cathédrale de Strasbourg.
Les commerces sont boudés, le monde a peur. Le virus rôde mais on ne le voit pas. On s’évite, on s’écarte pour visiter la ville.
La mobilité douce en vogue dans les Offices de Tourisme
Les corps publics font de gros efforts pour faire revenir le public dans ses espaces, jardins et musées. La distanciation est plutôt bien acceptée. Mais subitement des attroupements de jeunes nous interpellent comme si l’épidémie ne les concernaient pas.
18h porte fermée. Le châtelain de Belvoir respecte les consignesJ’aime ces grandes étendues d’altitude sillonnées à VTT à la chasse aux cols. Un Gravel aurait mieux fait l’affaire car j’ai fait davantage de route que de chemin.
Faire 100 kilomètres de montagne à vélo est une épreuve largement récompensée par la beauté du paysage
La montagne prête à consommer
Le « Monsieur Motard » venu parlementer hier à la Schlucht chez les « anti-nuisances sonores » s’offusquait qu’on puisse mettre en danger l’économie des fermes-auberges en tentant de limiter les flux de véhicules sur la route des Crêtes. A quoi je lui ai répondu que les fermes-auberges, je m’en foutais. On peut très bien profiter de la montagne sans avoir besoin de venir s’y goinfrer d’un ragout de porc agrémenté de pomme de terre.
La gastronomie de montagne n’est pas spécialement diététique
Finalement le Parc Naturel Régional des Ballons n’a plus rien de naturel. Nous sommes arrivés au bout du bout de la logique d’une authenticité frelatée. Le Parc, j’y étais encore hier pour participer à ce pique-nique protestataire contre les nuisances sonores et je me suis aperçu une nouvelle fois combien ce vocable de naturel était usurpé.
Oui, il y a tromperie sur la marchandise!
De l’air pur sur la route des Crêtes? oui, mais en bagnole.
Beau dans le paysage!
Le massif vosgien est devenu certains jours un immense bazar où déferlent des foules avides de montagne prête à consommer. C’est triste de voir ces hordes de touristes venus à bord de leurs voitures pour finir empilées le long des crêtes à proximité des « fermes-auberges ». Des fermes-auberges devenues des entreprises commerciales de la bouffe à gogo. Car il faut l’admettre les fermes-auberges sont des alibis de la tradition, beaucoup d’auberge et peu de ferme. Au point qu’un cahier des charges strict impose un minima pour respecter le coté fermier de la chose…et bénéficier d’un statut fiscal avantageux. Une dizaine de vaches, cinq cochons…et le rateau-faneur attelé au tracteur qui trône au milieu du champ tout le week-end. Cette économie fermière, on le sait, est entièrement subventionnée pour faire beau dans le paysage.
La gestion du parc des Ballons et l’inaction des pouvoirs publics sont clairement en question depuis 30 ans. Et pourtant rien ne se passe.
Ce ne sont pas quelques trublions vociférants contre les nuisances sonores qui vont changer les choses, j’en suis conscient. Ce qui est en cause, c’est le modèle de gestion du Parc Régional et son insupportable inaction pour réguler les flux de visiteurs. Bien sûr, ce qui choque en premier, c’est l’esthétique des lieux envahis de voitures, ce ne sont pas les promeneurs qui surmarchent sur le chaume. Outre l’esthétique, sujet mineur, c’est la pollution sonore, le dérangement de la faune et la piétonisation à outrance des sentiers qui pose question. Au point qu’on en arrive à canaliser les randonneurs à l’aide de clôture électrique!
Malentendants
C’est donc ce matin que le port du masque obligatoire prend effet dans les lieux fermés publics. A quoi des malentendants trouvent le moyen de se faire préciser ce qu’est un lieu fermé public. Ça en dit long sur la connerie humaine.
Cela dit, l’imposition du port du masque n’est pas du goût de tout le monde puisque cet accessoire rentre peu à peu dans la norme vestimentaire en toutes occasions. Ne pas l’avoir sur soi et ne pas le porter pourra vous coûter jusqu’à 135 euros.
Il n’est pas du goût de ceux qui pensent que ça ne sert à rien de le porter puisque le contraire a été dit par les autorités lorsque le produit faisait défaut. Le malentendu est sérieux. Surtout dans une catégorie de la population, la plus jeune, pour laquelle les gestes-barrières ne concernent que les vieux puisque eux seuls sont vulnérables face à l’épidémie. Nos jeunes prennent délibérément le parti d’accepter la contamination puis de la colporter aux anciens à commencer par ceux de leur propre famille.
Reste une question non résolue: comment se comporter vis à vis des réfractaires? Allons-nous les interpeller au risque de se prendre une correction ou interpeller le commerçant derrière son comptoir ou tout simplement renoncer à aller faire ses courses? Il est manifeste qu’un conflit d’usage est en train de naître.
Une économie à la soviétique
31 janvier 1990, file d’attente pour l’ouverture du premier MacDo à Moscou
Ha! ha!ha!
Quand j’écris ha!ha!ha! ça veut dire que je rigole. Alors oui, je rigole. C’est exceptionnel que je rigole. On n’est plus là pour rigoler m’a dit l’autre. Depuis que la gauche plurielle, devenue caviar, s’est noyée dans les limbes du capitalisme libéral, je ne ris plus. Si je ris encore, mais jaune. Comme un Kirghize de kolkhoze. Depuis ce jour, je vis en ermite dans un igloo où sont conservés les derniers anticapitalistes du monde moderne comme un spécimen de Cro-Magnon dans du formol. Alors fatalement ça ne me fait pas rire, le formol anesthésiant.
Figurez-vous que le Covid a des effets inattendus sur notre consommation domestique. J’en veux pour exemple que depuis que les magasins comptent leurs clients, il y en a moins à la fois. Pas plus de trois chez mon vélociste.
C’est une restriction qui contrarie gravement l’économie libérale.
Avec l’affichette « 3 clients à la fois » en vitrine, fatalement les petits commerces trinquent. Même Décathlon où le vigile compte les entrées et régule la file. Idem pour acheter un bouquin à coté chez Cultura.
Le constat est là: des files se forment au moment des pointes. Je vous rassure tout de suite, dès qu’une file apparaît, j’évite d’y entrer et « je me passe » de mon achat. Je commande chez Amazon en bon consumériste connecté. Mais les irréductibles restent. Il faut du lait, du beurre…ou de la bière. Coûte que coûte dirait Macron.
Alors dans la file, il faut (se) passer le temps. Heureusement il y a le smartphone. Et celui qui n’a pas de smartphone n’a plus qu’à écouter devant ou derrière ce qui se raconte d’intéressant.
Ces files auxquelles il va falloir s’habituer en rappellent d’autres. Celles de l’Union Soviétique. Qui dit queue dit produit rare, pas cher, ou intéressant. Alors autant prendre la queue diront ceux qui n’ont rien d’autre à faire!
En URSS, c’est la pénurie de produits qui générait les files d’attente. Parfois nuit et jour. Et même pendant plusieurs mois s’il s’agissait d’obtenir un billet de train pour Cracovie ou Budapest. En économie libérale, c’est le Covid qui provoque les queues, plus exactement la distanciation physique qui nous est imposée par le virus redoutable. Mais alors me direz-vous, participer à une file c’est aussi s’exposer à la contamination si l’on n’a pas le compas dans l’œil capable de mesurer un mètre ou si l’autre derrière vous colle au train comme au feu vert pour échapper à l’orange?
Loueur de queue
Je ne plaisante pas, si le Covid persévère, les loueurs de queue, ces indigents sans boulot pourront prendre la queue à votre place le temps que vous puissiez aller boire un coup. Un euro le quart d’heure de queue!
Les mécanismes capitalistes de gestion de l’offre et de la demande vont fonctionner à merveille au cours de cet épisode Covid qui pourrait durer. Raréfier les produits pour susciter le besoin est une veille ficelle du marketing. Alors attendons-nous à voir les files prospérer et les coupons promotionnels réapparaître une fois l’attente terminée. Pour être sûr que vous ne partez pas en cours de queue.
Alors pourquoi ne pas engager des orchestres de rue, des saltimbanques, des danseuses à plumes en manque de contrat?
On a vu une forme de soviétisation des attentes lors du Covid avec les personnels soignants gratifiés de passages réservés aux caisses de magasins comme pouvaient l’être les officiels eu URSS ou comme le sont en France, les handicapés ou les femmes enceintes.
Dans les moments d’exacerbation prostatique il faut s’absenter momentanément et urgemment. Et donc négocier un compromis pour retrouver sa place une fois revenu. Pas facile. C’est là que le remplaçant bénévole aura toute sa place, moyennant rétribution, cela va de soi.
On imagine que le marché noir aura de beaux jours devant lui si cette gestion des files dues à la pandémie devait perdurer…à moins de se doter d’un coupon numéroté comme à la coupe du fromage dans les grands magasins.
Titre humoristique pour dire que même si vous n’êtes pas motards, on va faire aujourd’hui de la moto.
Je suis parti de Thann en direction de Wildenstein puis j’ai gravi le col de Bramont et son tapis d’enrobés tout neuf. Ensuite j’ai pris « la route des Américains » pour me hisser sur la route des Crêtes jusqu’au col de la Schlucht.
J’ai compté: onze motos en file m’ont dépassé sur ce tronçon pénible à 7% sur sa deuxième moitié. C’est pour cette raison que nous sommes nombreux à ne plus « faire » la montagne vosgienne le WE à vélo.
Dommage que le Parc n’arrive pas à promouvoir « les mobilités douces » comme cela se fait dans d’autres régions. Par exemple pourquoi ne pas réserver des petites routes comme la route forestière du col Amic depuis Wuenheim aux cyclistes?
Un motard courageux est venu parlementer sous les objectifs de FR3
D’autres s’étonnent que la navette en bus soit supprimée cette année et d’autres préconisent des solutions radicales comme interrompre la route des Crêtes au col du Haag et après la Schlucht avant la réserve naturelle de Tanet-Gazon du Faing.
Tous s’insurgent de la passivité de l’état et de l’absence de contrôles des autorités…alors que pendant le confinement on était capable d’arrêter un vététiste en montagne à l’aide d’un hélicoptère! Comme on dit « deux poids-deux mesures »
Au retour, j’ai repris la route des Crêtes jusqu’au col Amic où j’ai rejoint Thann ensuite.
De nombreux motards comme d’hab! mais pas seulement. Cet après-midi des centaines de voitures et de camping-cars stationnés le long de la route et à proximité des auberges…et des cyclistes venus nombreux des Pays-Bas qui adorent pédaler ici. Ceux qui montaient le Grand Ballon n’étaient pas tous en état d’affronter la pente dans son intégralité. Après l’auberge du Ballon, j’en ai vu s’arrêter et « méditer » la tête affaissée sur le guidon. Je compatis car je sais que le GB est redoutable surtout sous la chaleur.
La route des Crêtes vosgiennes est propice aux motos s’il fait beau et si c’est le week-end. Quoi de plus normal! Seulement les autres utilisateurs de la montagne ont en marre de ce bruit infernal.
Alors aujourd’hui ils l’ont dit.
Loïc Minery a pris la parole après être venu en marcheur depuis Munster
Regroupés au col de la Schlucht, marcheurs, randonneurs et cyclistes s’étaient donnés rendez-vous pour un pique-nique protestataire sous l’égide du Collectif SOS Massif des Vosges (le collectif pour la quiétude et la sécurité dans le massif des Vosges)
Marie-Paule Gay, maire d’Aubure Joël Mansuy, maire de Bourbach-le-Haut
Environ 200 personnes sont venues écouter les intervenants parmi lesquelles quelles personnalités politiques et élues et une représentation du groupe local Thur-Doller d’Alsace Nature.
Notamment…
Antoine Waechter, conseiller municipal à Fulleren. Il s’étonne de voir Mulhouse silencieux et désert le dimanche. Il sait que les habitants se réfugient en masse sur le massif où ils retrouveront…le bruit de la ville qu’ils ont cherché à fuir.
Marie-Paule Gay, maire d’Aubure
Joël Mansuy, maire de Bourbach-le-Haut
Frédéric Hilbert, adjoint au maire de Colmar chargé des mobilités venu à vélo depuis Colmar
Loïc Minery, élu mulhousien, vice-président à M2A venu à pied depuis Munster
Étrangement aucun représentant du Parc Naturel Régional des Ballons Vosgiens (PNRBV) et aucun représentant du Club Vosgien.
Le PNRBV fait la fine bouche, il propose une table ronde à laquelle le Collectif s’oppose estimant qu’on a trop tergiversé sur ce dossier des nuisances…et Le Club Vosgien préfère s’attaquer aux VTT semble t-il plutôt qu’aux nuisances sonores.
La maire d’Aubure est venue dire que sa commune voit passer jusqu’à 800 motos en une journée tandis que le maire de Bourbach-le-Haut demande plus de contrôles sur les émissions sonores des motos tout en annonçant une réduction de la vitesse à 30km/h dans la traversée de sa commune.
toutes les banderoles de dangereux activistes filmées par la gendarmerie.
Un important service d’ordre encadrait cette manifestation pourtant bon-enfant, un dispositif qui a surpris les habitués de la Schlucht.
Puis j’ai repris ma route…
Xonrupt depuis le ChiteletScènes habituelles les jours d’été sur la route des CrêtesLe MarksteinPas de doute, on comprend pourquoi les motards ont la cote auprès des aubergistesLe Grand Ballon
Les réseaux sociaux s’en font parfois l’écho: monter un pneu serait de plus en plus difficile. Je ne doute pas qu’avec l’avènement du VTT, on a affaire souvent à des pneus récalcitrants dès lors que les structures sont nerveuses et plutôt raides. Mais aussi sur certains pneus de route où les tolérances dimensionnelles du fabricant de jante et de pneu sont étroites.
Idem pour gonfler un pneu sans chambre, il faut un certain savoir-faire.
Ces deux vidéos pourront peut-être nous rafraîchir la mémoire.
C’est sur le blog d’Isabelle et le vélo qu’on apprend que les cyclistes vont pouvoir à nouveau atteindre le Mont Saint-Michel jusqu’au pied depuis qu’un arrêté scélérat les avait sommés de finir le trajet à bord d’une navette en laissant les vélos à 2 km de là.
Cette mesure d’interdiction est provisoirement levée. S’agit-il d’un effet Covid? on ne le sait pas. On peut lire toute l’histoire de cette affaire ténébreuse commencée en 2012 avec les travaux de désensablage du Mont sur le blog d’Isabelle.
A vélo, le Mont Saint-Michel et sa baie sont l’arrivée et l’étape de trois grands itinéraires vélo balisés : – La Véloscénie, itinéraire grand spectacle : 450 km d’itinéraire vélo de Paris au Mont-Saint-Michel.– La Véloroute des plages du Débarquement au Mont Saint-Michel : sur les traces de l’Histoire et de la bataille de Normandie. – La Vélomaritime® EuroVélo4 : environ 1 500 km de balade à vélo de la Manche à la Mer du Nord.
(source Office de Tourisme Mont Saint-Michel Normandie)
Il a l’air mignon le Triban de Décathlon. Pourtant il semble souffrir de malfaçons rédhibitoires
Cet après-midi je suis allé voir le Triban de Décathlon. Un vélo de route avec des pneus de 28 et des freins à disques. Incontournable cette mode des freins à disques. Le cadre alu est de géométrie sloping, c’est à dire à la mode tube supérieur incliné vers l’arrière, à mi-chemin entre le course et le VTT.
A part voir le vélo en live, la vendeuse consulte son iphone pour me renseigner comme je le ferais chez moi sur mon ordi.
Décathlon a supprimé son appli qui permet de comparer les vélos entre-eux. Pourquoi? c’était pourtant pratique pour comparer deux vélos identiques ou presque mais dont l’écart de prix est de 200 euros. A la place, on a une page qui peine à nous décrire les caractéristiques du vélo et qui préfère nous imposer de belles images.
Comparer le modèle 500 et le modèle 520?…Attendez faut k’j’regarde!…
De toute façon faut commander en ligne car en magasin, y’en a pas et pis on n’a pas vot’taille, on n’a que le grand exposé.
Et les pneus tubeless ready, c’est compris dans le prix?
Attendez je regarde…faut changer la valve, mettre une étanchéité, changer les pneus,…
Bref, j’en sais assez, je m’en vais.
A la maison, je commence à éplucher le site Décathlon et je vois que pour 650 euros on a le bas de gamme avec du dérailleur SORA en 9 vitesses et des freins plus lourds de 200 gr que la gamme 520.
Ce n’est pas grave, c’est pour voyager avec bagages et pour le prix on en a pour son argent, me dis-je… Ce qui est bien avec ce vélo, c’est qu’on peut monter des gros pneus et monter des garde-boues…avec en plus de nombreux points d’ancrage sur le cadre alu pour les bagages.
Mais gros problème lorsqu’on se penche sur les avis des acheteurs sur le site D4L…
1/ les chambres explosent en pleine nuit sans prévenir et un client qui dort à coté de son vélo (!) a manqué de perdre l’ouïe!
2/ impossible de remplacer les pneus sur la jante
3/ les dérailleurs se dérèglent pour un oui pour un non
4/ un client perd une manivelle et manque de se tuer
C’est une vraie litanie de clients dépités. Que fait Décathlon? rien! il compatit tout en se gardant de rappeler ses produits.
Alors méfiance avant d’acheter ce vélo Triban qui manifestement n’est pas au point. Relativisons, les acheteurs de ce vélo sont souvent des débutants qui n’y connaissent pas grand chose en vélo, incapables de régler un dérailleur eux-mêmes…et c’est bien normal.
En revanche un pneu immontable, on imagine pourquoi mais c’est fâcheux…parce que le fond de jante est trop gros et empêche « de gagner du diamètre » au montage. Pourquoi Décathlon ne corrige t-il pas le problème? mystère!
…et les chambres qui explosent? manifestement, il y a des bavures dans le fond de jante.
Reste la légendaire mise au point bâclée des vélos. Des roues voilées, des fourchettes de dérailleurs qui frottent, des pédales qui se barrent en route, des freins mal centrés…On le savait déjà.
Donc allons voir ailleurs!…en attendant que Décathlon mette son vélo au point. Ou arrête de le vendre.
La firme Pendix commercialise un kit d’adaptation VAE qui nécessite peu de transformations. Absence de rayonnage de la roue ou de changement de roue puisque le moteur est ajouté au pédalier.
Reconnaissons-le tout de suite, le résultat n’est pas beau.
Le kit Edrive 300 est vendu 1550€ et la batterie additionnelle …600 euros. Glups! L’autonomie est annoncée à 105 km…en mode ECO!