Thur-Doller, le schéma vélo

Thann, le vélo y a sa place à la condition qu’on sécurise la traversée de la RN66

Le Schéma Directeur Vélo Thur Doller est publié (document accessible ici)

Destiné à développer la pratique du vélo, il vise aussi indirectement à peser favorablement sur l’enjeu climat-air-énergie.

Le Pays de Thur-Doller, c’est la conjonction de deux vallées vosgiennes coté haut-rhinois comprenant 46 communes et 68.000 habitants.

Tout est dit!

Y’a plus ka!

la voie verte de la Thur a des potentialités touristiques indéniables, mais son usage reste difficile en certains endroits notamment dans la traversée de Thann

Facile à écrire, mais les connaisseurs des lieux comme Vélomaxou en mesurent en même temps les difficultés.

Les freins à l’usage du vélo, on les connait!

Deux vallées où les villages se succèdent et où deux axes routiers d’importance remontent vers la Lorraine, d’où un trafic soutenu, et surtout des engorgements consécutifs au trafic des navetteurs, ces usagers qui se rendent chaque jour travailler vers Mulhouse et qui en reviennent le soir…sans parler d’une résistance naturelle à prendre son vélo pour se déplacer dans les quartiers ou les villages.

Du coté des ouvrages cyclables, des installations existent. Notamment avec la véloroute VV31 de Vieux-Thann à Kruth (25km) et la voie verte de la vallée de la Doller (20km). Du coté des communes, de nombreux progrès restent à réaliser sur le plan intra-urbain comme à Thann, à Cernay, à Saint-Amarin ou à Masevaux. Il reste en particulier à délimiter et à sécuriser les axes menant aux établissements scolaires qui dissuadent les parents d’engager leurs enfants à prendre le vélo…et rendre plus aisé l’accès à la gare de Thann avec son vélo.

Logo de la nouvelle association CADRes Thur Doller

L’association CADRes Thur Doller qui vient de voir le jour à Ranspach aura sans nul doute toute sa place à jouer dans la mise en œuvre de ce schéma directeur vélo.

Ombre au tableau qui laisse planer un doute sur les intentions du schéma directeur vélo Thur-Doller, la possibilité d’affecter la voie verte de la Thur aux véhicules lorsque la nationale RN66 est paralysée. Une éventualité à laquelle s’opposera fermement le CADRes Thur-Doller. voir mon billet du 10 novembre 2017.

Signe extérieur de richesse

Faut pas croire! Chez les cyclistes, il y a des signes qui trompent. Prenez moi, par exemple. Avec mon vélo pourri acheté 30 euros à la foire aux puces de Sausheim en 2007, on pourrait croire que je suis pauvre. Perdu! en réalité, pour les finances publiques, je suis riche, riche de l’intérieur, j’ai du pognon plein les fouilles et de l’or au bout des doigts. Bref, à présent je vais pouvoir faire mon kéké dans le hall d’accueil de ma mairie. Je serai un peu proprio des murs et de la moquette, un citoyen de luxe promu par Macron 1er pour renflouer le manque à gagner de l’ISF. Je serai en effet un des vingt pour cent de privilégiés qui s’entêtent à payer la taxe d’habitation. En signe de reconnaissance, quand je vais utiliser les jardins publics, le maire s’est engagé à m’affecter un personnel détaché, chargé de nettoyer les bancs, ramasser les clopes et les emballages de friandises, les boites de coke en alu. Tout ça rien que pour moi. J’aurais même droit à un agent de police dédié, pour évacuer tous les mauvais payeurs qui viendront faire pisser leur chien dans le gazon.

Il est fou Afflelou

Le casque d’Afflelou, lunettes devant, lumière derrière

Afflelou, le célèbre lunetier se lance dans le casque pour vélo, après avoir investi le marché de la surdité.

Le dispositif de Cosmo Connected fonctionne sur le même principe que le troisième feu de stop des voitures. Pour les motards, il leur offre une meilleure visibilité. Pour les cyclistes, il apporte tout simplement la possibilité de bénéficier d’un feu de stop et de clignotants. Le feu de stop s’allume quand le vélo ralentit, grâce à des accéléromètres; et les clignotants se commandent à partir d’un petit boîtier de commande qui se fixe sur le guidon du vélo. Vendu une centaine d’euros.

Le Cosmo Bike, (sans le casque) qui se compose d’un feu à fixer sur le casque et d’une commande au guidon est lui disponible à partir du 8 janvier, à 69 euros. Pour encore plus de sécurité, il est même possible d’en fixer deux, un sur le casque et un sur la tige de la selle ou le porte-bagages du vélo. Le feu de stop s’allume automatiquement au freinage et les clignotants se pilotent depuis le boîtier à fixer sur le vélo. Ce boîtier est un peu plus petit qu’une petite boîte d’allumettes. Le feu peut se recharger sur une prise et offre huit heures autonomie. «Plus besoin de lâcher le guidon pour indiquer que l’on tourne!»

Noir et blanc

je patine, pas assez de grip, pied à terre!
j’arrive à repartir
le col approche…
Bourbach dans le clair-obscur
Vive la France!
trace GPS

https://www.openrunner.com/r/9449879

Dettinger/Jouanno

le boxeur Dettinger a perdu son sang-froid

Figurez-vous que notre Chantal Jouanno va toucher 176.000 euros pour organiser le dialogue avec les Gilets jaunes.

Une somme rondelette pour discuter avec des gens qui émargent pour la plupart à 800 euros.

De l’autre coté, Christophe Dettinger qui a oublié qu’il n’était plus boxeur face aux gendarmes samedi à Paris.


La fédération de boxe, elle, est plus sévère. Elle fustige « le comportement inacceptable et honteux » de Christophe Dettinger dans un communiqué, quand son dernier entraîneur en date, Laurent Boucher, le traite de « con » sur France Inter. « En boxe anglaise, on apprend à ne pas taper un homme au sol. Jamais. Et lui, il l’a fait », regrette le coach.

Celui-là risque d’écoper de la peine max. Peut-être cinq ans.

Sa cagnotte solidaire atteint actuellement 118.252 euros.

En deux jours.

Je vais faire en sorte, comme d’autres, que Christophe Dettinger face mieux que Chantal Jouanno pour subvenir à ses frais de procès et à sa famille.

https://www.leetchi.com/c/soutient-un-boxeur-gilet-jaune

Osons!

J’ose (acry-aquarelle 24×32)

Je passe devant chaque jour. J’ai cette vanité qui consiste à exposer chez moi pendant une semaine, voire plus, mes œuvres. Puis elles disparaissent dans un carton, dans l’oubli. Celle-ci par exemple est une drouille infâme qui, étrangement, a pris de la valeur chaque matin en passant devant. Je la trouvais de plus en plus belle, je veux dire sensible avec cette mer de glace qui ondule légèrement, sa noirceur qui révèle des abysses angoissantes, et ses roches déchirées.

Elle a une histoire. Au début c’est un paysage de brume de Longemer le 1er janvier à l’aquarelle. Raté! J’attrape de la pâte bleue et blanche acrylique et je tartine le raté. Les herbes fanées de l’avant-plan destinées à donner de la profondeur en prennent un coup aussi de pâte bleue. Comme pour marquer mon dépit.

Puis, pris de remord, je glisse l’ensemble dans une marquise et j’observe les dégâts. Un jour, deux jours,…Finalement mon mix aquarelle-acrylique va rester en carton sans être détruit. Je la donne à qui veut prolonger sa vie.

Les potins du lundi

En attendant le nouveau monde promis par Macron 1er

Difficile de faire l’impasse sur cette nouvelle année et sa transition chaotique avec la fin de la précédente.

Comme une coup de baguette magique, on aurait pu croire que le phénomène Gj était rentré dans le rang. Je sais, c’est facile d’accuser un pouvoir aux abois que tout le monde accuse. Y compris parmi les adorateurs de la première heure.

Non! la baguette magique s’est transformée en matraque. Le roi est nu, le roi est seul.

Le 27 janvier est encore loin. C’est à cette date que la marche de soutien à Macron organisée par le collectif « Stop, maintenant ça suffit » et le mouvement des « Foulards Rouges » doit se dérouler à 14h place de la République. 7300 participants inscrits sur Facebook.

Contre-manifestant face à un mouvement populaire est un pari risqué. Attendons de voir!…

Manifestement les mesures destinées à calmer le mécontentement de la France d’en bas, des gens de peu, de rien, dirait Macron (je ne sais plus comment on doit l’appeler cette France des ronds-points) n’auront pas suffi.

Pire, c’est dans les chefs-lieux que le phénomène s’est déployé ce dernier samedi.

Ainsi Epinal…et Colmar…

Manifestation GJ Epinal (Epinal Infos)

Un ouragan a parcouru la ville et le mobilier urbain a beaucoup souffert.

Certes on ne peut pas parler comme tentent de le faire les médias (BFM TV et LCI en tête) – et le pouvoir effrayé – de phénomène insurrectionnel ou conspirationniste…voire putschiste.

On n’en est pas (heureusement) aux sabotages qui pourraient entraver le fonctionnement de l’Etat. On n’a encore rien vu de tel. Pour l’heure, la France, ses institutions, ses infrastructures, son énergie, ses télécommunications, son industrie, ses services fonctionnent. On peut tout juste parler d’une chienlit que notre démocratie molle et très peu représentative est incapable de raisonner et d’endiguer. Surtout avec des députés recrutés sur CV!

Prenons l’exemple de Madame Claire O’petit, députée LREM de l’Eure, qui parade sur les chaines d’infos en continu et aussi aux Grandes Gueules sur RMC (une référence, en sorte). Ancienne commerçante, son CV est édifiant. Elle est passée successivement du PS, à l’UDF, au Modem, …et pas tout à fait au FN. Elle voulait surtout être assurée d’avoir une rémunération déclarera Nicolas Bay, cadre du FN. (source wikipédia) On pourrait dire que Madame O’petit est une députée marcheuse politico-compatible avec n’importe quel mouvement politique.

Force est de le reconnaître, Sarkozy avec son Karcher et son « casse-toi pov’con » est un enfant de cœur à coté de nos branquignoles d’aujourd’hui:
C’est du vaudeville. Macron dit « Qu’ils viennent me chercher », les Gilets jaunes répondent « Vos désirs sont des ordres, M. le président, on vient vous chercher ». Griveaux dit : « Soyons radicaux ». Les Gilets jaunes répondent : « D’accord. On va être radical. On va te casser la gueule ».

Se réfugier derrière l’État de droit tout en usant d’arrestations et de gardes à vue arbitraires est une bien piètre réponse de la part de pouvoirs publics complètement dépassés par le phénomène Gj.

Derrière ces escarmouches citoyennes se cache en fait une réalité: l’ingouvernabilité de la société tant la concorde s’éloigne de jour en jour. Il ne manque qu’une inconnue: quand le dépôt de bilan va t-il intervenir?

C’est aujourd’hui que la France recommence vraiment l’année avec la fin des vacances scolaires. Ceux qui reprennent le travail vont découvrir à la fin du mois leur nouveau salaire amputé du fameux prélèvement à la source. Un mauvais signe de plus pour le pouvoir d’achat. Les pensionnés, eux, ont déjà expérimenté la nouvelle formule dès le 1er de l’an.

Ah salut! comment tu vas?…

Le type dans la galerie marchande semble m’avoir reconnu, mais je ne le connais pas.

lui: Je t’ai pris pour un autre…

moi: Ce n’est pas grave, cela arrive…

lui: J’attends mon copain, pour nous le boulot est terminé. Notre camion a été renversé au rond-point par les Gilets jaunes et tout est foutu. L’assurance prend en charge la moitié mais le reste est perdu. Tiens comme t’as l’air sympa, je fais te faire un cadeau récupéré suite au sinistre, où est ta voiture?

Justement, ma voiture est là, devant la galerie marchande.

Le gars me dépose sur le siège une montre bracelet, un bracelet plaqué or (pour madame) et un flacon de parfum.

lui: Y’en a pour mille euros! me dit-il

Tu me donnes juste un petit billet de 50 euros.


Cheap, mon vélo?

Reiningue

Cheap.

Parler anglais est très tendance.

Il faut s’approprier quelques mots d’anglais pour rester dans le vent.

C’est fun.

Alors cheap, qui veut dire bon marché, est aussi employé pour désigner de la camelote.

Aujourd’hui, je peux dire que j’ai fait un tour cheap, un tour camelote, bon marché si vous préférez.

A la faveur d’une ensoleillée, je suis parti à dix heures. Dix heures, c’est au moins l’heure d’un sportif qui a fait la nouba la veille, non? Pourtant non, je n’ai pas fait la nouba. J’avais six degrés au compteur. Le 6 janvier 2017, je le rappelle, nous avions moins neuf en Alsace.

Avant d’arriver à Wattwiller, je suis ébloui par l’usine d’embouteillage. Ça fait cheap, ou toc si vous préférez une usine comme ça.

Wattwiller, ça fait cheap une usine comme ça?

Puis j’ai poussé jusqu’à Bollwiller avant de tourner face au vent. Arrivé à l’étang de Reiningue, surprise! je n’ai que 27 km…Je suis dépité, mon compteur doit retarder. Un vieux Rox 8.1 Sigma qu’a plus de chrome autour. Bref un compteur cheap.

Même mon vélo est cheap, c’est dire!

t’es vraiment cheap, toi aussi avec ton bidon du TDF Tacx bleu délavé, ta sacoche qui pendouille, tes pignons de VTT

Je l’observe…j’ai envie de lui dire « t’es moche aussi toi »

Il a l’air attristé de me voir ainsi, mon vélo. Lui et moi, c’est déjà une vieille histoire; j’ai regardé, il a dix ans…et quelques milliers de bornes.

Plus personne n’oserait rouler sur un vélo aussi mal foutu, et d’abord c’est de sa faute si je n’ai que 27 bornes au compteur.

Finalement, je lui tourne le dos, je fais semblant de le laisser tout seul.

Puis je le reprends. Je ne vais tout de même pas rentrer à pied.

A Reiningue, j’allonge. Je grimpe à Heimsbrunn derrière un type affûté comme une lame.

Je tiens le grand braquet jusqu’au sommet…puis la lame devant moi prend la tangente pendant que mes guibolles flageolent. Il me met tout de suite 300 mètres. Au stop, il a déjà disparu.

Je rentre penaud par Burnhaupt.

Midi sonne à Vieux-Thann.

Ça suffira pour aujourd’hui.

Que c’est dur de faire 50 bornes cette année!

Hopla Geiss

Je ne vais pas me défiler.

J’assume ce qui peut paraître une caricature de notre chère Alsace…d’autant que cette vidéo commence à dater.

Si je dis notre chère Alsace bien que n’étant pas « de souche », j’en accepte néanmoins sa culture et ses traditions. C’est aussi ça l’intégration.

Hopla! amusons-nous à mesurer notre alsacitude…sans rien nous interdire

Courage!

Finalement à cheval, on doit moins fatiguer, c’est le cheval qui pédale à notre place

Il faut préparer des couches de vêtements et réussir un savant dosage vestimentaire qui tout en vous protégeant du froid ne va pas vous handicaper dans les chemins glaiseux.

Pour tout dire, je m’impose parfois la sortie dominicale à l’insu de mon plein gré!

J’attends le cavalier…

Le passe-montagne qui évite d’avaler de l’air glacé est aussi inconfortable dès lors qu’il faut aller chercher de grandes bouffées d’air dans les côtes.

Le cavalier passe devant moi et grimpe le chemin au galop. Ouf, j’ai bien fait de le laisser passer le premier

Bref, le vélo l’hiver est presque un métier.

Quand j’ai fait mes vingt bornes, je vois déjà poindre devant le home salvateur.

Quand j’arrive au bout de la grimpée, je m’accorde une pause (Roderen)
Condensation

Indemnisé pour aller bosser

Le forfait mobilité durable prévu dans le grand plan vélo pour aller bosser à vélo fait son chemin. L’idée qu’on puisse vous indemniser pour rouler à vélo sans rien dépenser alors que d’autres triment pour assurer leur fin de mois et remplir leur réservoir ne va pas manquer d’en surprendre plus d’un.

C’est d’ailleurs pourquoi je m’étonne que ce modeste encouragement à pédaler (qui peut atteindre jusqu’à 400 euros) soit présenté comme la contre-partie d’un préjudice subi.

Non, le forfait mobilité durable n’est pas une indemnité mais plutôt une prime visant à nous récompenser.

En 2020, ce forfait sera obligatoire pour tous les employés communaux à vélo.

Voir ce sujet de France tvinfo

Autre article en relation: les courses à vélo, un bon plan aussi

Le Mini Fat Bike selon Boulanger

C’est électrique, donc ça se vend aussi chez les électroménagistes.

900 euros!

Trouvera t-il son public?

France de friches

Mine Alex

Difficile d’ôter de notre vue ces vestiges devenus hideux d’une ère industrielle qui a vécu et qui encombre nos paysages et nos territoires. Dès lors on se demande comment on va pouvoir réconcilier cette France des territoires qui vit au milieu de décombres et de ruines et celle de là-bas, celle des métropoles qui vivent à l’échelle mondialisée.

stèle des mineurs morts à la tâche Wittenheim
cathédrale potassique
chapelle abandonnée Ensisheim

Usine PPE mort-née

https://youtu.be/wkhjyAwBbUU

Borne à tout faire…

sans commentaire

Ces bornes anti-intrusion sont en principe destinées à empêcher le passage d’un véhicule à quatre roues, ou plus…on en trouve parfois remplacées par des rochers. Ce qui ne rebute par les agriculteurs de les déplacer avec leurs tracteurs tout en salopant les chemins.

En même temps (comme dirait qui vous savez), ces obstacles en pleine voie sont aussi des dangers pour les usagers cyclistes. Surtout à la nuit tombante. Sans parler de la nuit tout court! Une bonne âme l’a peinte en jaune fluo. Comme les gilets!

Il est everybody, le gilet jaune

En notre absence, la revendication continue! Il reste les stigmates ça et là d’une crise dont les acteurs ont déserté la place. Sur les ronds-points, depuis que les Gj sont partis, on assure la permanence du mouvement avec des slogans plus ou moins convaincants inscrits sur les murs. Il est non seulement le peuple notre gilet jaune, il est tout le monde! Je me souviens d’une époque déjà lointaine où l’on inscrivait sur les cabines de transformation de l’EDF dans les campagnes « Poujade avait raison ». De quoi avait-il raison Pierre Poujade? plus personne n’en sait rien. On peut dès lors s’attendre pendant de années à voir sur ce rond-point de Saint-Amarin « Je suis les Gilets jaunes » bien au-delà de notre souvenir de ce mouvement protestaire, une génération du « like » que tous les contempteurs de l’intelligentsia médiatique s’arrachent et tentent de maintenir en vie sous perfusion. Juste de quoi occuper la vacuité de notre espace politique décérébré.

Geishouse

Geishouse 1 janvier 2019

C’est ma première sortie de l’année 2019. Les vélos n’ont pas eu beaucoup de repos. Moi non plus. Je suis monté à Geishouse. Ce n’est pas loin de chez moi et on peut faire un peu de montagne sans trop de kilomètres.

Bramaly, la colline des corbeaux
Bernhöh parce qu’on nous dit que des Suisses sont venus s’installer ici
En août 2010, il faisait tellement chaud qu’on s’est baigné dans la fontaine
Le col du Höh est peu connu juste à coté
Je descends par Merbaechel les mains sur les freins, c’est rapide
Malmerspach pour le retour

Bonne année 2019!

Xonrupt-Longemer 1 janvier 2019

On ne résiste pas à la tradition des vœux. Les vœux, c’est un peu un moment de fraternité dans ce monde brutal. Mes vœux vont donc à mes amis, à mes lecteurs. Ceux qui sont cyclistes, randonneurs à vélo ou à pied, les deux à la fois et tous les autres. Je pense à ceux qui parmi nous aiment la nature, nos Vosges adorées, notre plaine d’Alsace, ceux aussi qui, loin d’ici, sont heureux de découvrir nos beaux paysages et ceux qui aiment me lire. Bonne année à tous!

Du jaune au vert-de-gris

Une dernière pour la route

Ce sera ma dernière sortie de l’année. J’ai pris la route et mon courage à deux mains. J’ai commencé tout de suite par Rammersmatt, puis à Bourbach-le-Haut, j’ai pris la rue du Schirm et la rue du Eschbach, ce qui me permet de visiter une partie inconnue du village. Le col du Schirm, Masevaux. Je descends la vallée du Soultzbach jusqu’à Soppe, Guewenheim, rond-point d’Aspach et retour par Aspach. C’est tout pour aujourd’hui. Je suis content, j’ai réussi mes 600 mètres de dénivelée.

A tous mes lecteurs et amis, un bon nouvel-an et à l’année prochaine!

Bilans et projets

L’heure est à la réflexion.

Les comptables entament leurs bilans, les cyclistes font les RAZ.

Comprenez les Remises à Zéro.

Les RAZ du routier, les RAZ du VTT, …puis on pourra repartir pour une nouvelle année.

Résumons! Bon alors cette année, je n’ai fait que 23.000 km, en net retrait par rapport à 2017 avec 34.000 km… Rassurez-vous, ce n’est qu’une fiction.

J’accepte l’idée d’une décroissance progressive.

Vous le savez, parmi la gent cycliste, il y a des stakhanovistes, des fous du kilomètre. Le reste importe peu pour eux…et puis il y a tous les autres dont je suis.

Je deviens de plus en plus zen, un contemplatif du paysage où ma machine n’est plus qu’un alibi. C’est ma philosophie du vélo. Elle n’a pas toujours été celle-là.

J’ai commencé par le nez dans le guidon, puis au fil du temps, je me suis calmé. Il est vrai que l’âge aidant, on tire moins sur la corde pour ne pas qu’elle se rompe trop vite.

Avec le VTT, je suis rentré dans une forme de vélo universaliste, moins voyant, plus seyant.

Regardez autour de vous, les types sexygénaires (néologisme de Gérard Mermet: personne de plus de 60 ans à l’apparence et au mode de vie calqué sur ceux de personnes plus jeunes) préfèrent le retour à la nature.

Bon alors…tu vas où en 2019, vélomaxou?

Après avoir oté le nez du guidon, je lève le pied.

Moins de choses programmées qui vous enferment dans un planning.

J’ai toujours en tête un ou deux voyages à sacoches.

J’aimerais un raid à Constance et le tour du lac.

Cette année 2019, les Amis du Randonneur organisent leur rencontre à Montpazier (29 mai-2 juin) dans le Périgord.

Je n’irai pas jusque là-bas à vélo, mais je les rejoindrai pour les circuits organisés.

Cet été, il y aura des cols à vélo du coté de Saint-Dié avec les Club des Cent Cols.

J’ai aussi une tentation pour la Bretagne…encore jamais pratiquée à vélo et les lacs d’iTalie

Et pourquoi pas de la marche! J’y songe aussi. Je ne m’interdis rien

Les bûches à vélo

Beaucoup de ces chutes se passent hors de France et témoignent d’une grande insouciance de la part des cyclistes…

Entre deux, entre-nous

La France en miettes

Curieuse trêve de Noël!

Entre deux fêtes, la France semble s’observer. BFMTV est à la recherche de Macron. On a perdu Macron. La belle affaire! Macron est passé du jour à la nuit pour ne pas se faire voir et raviver les rancœurs de la rue .

C’est dire la profondeur du discrédit de ce jeune président que le monde nous enviait.

En cette fin de 2018, la France semble tétanisée par la mosaïque sociale et politique qui s’est emparée d’elle.

Du coté de l’emploi, rien ne s’est arrangé

Du coté des affaires économiques non plus.

Alors il reste à trouver des boucs émissaires.

Les syndicats? maintenant qu’ils ont été rangés au rayon des invendus par le pouvoir en place ils ne peuvent plus rendre compte de rien. La faute à qui?

Du coté des partis, c’est la capilotade; chacun attend de pouvoir récupérer les morceaux de la déflagration opérée par Macron lors de son élection.

Les écologistes sont au fond du trou et ils ne veulent surtout pas de l’aide de Ségolène Royal qui pourrait encore aggraver les choses. Comme je les comprends!

LR (les Républicains) ne savent plus comment se défaire de Wauquiez qui commet bourde après bourde en copinant avec les Gilets Jaunes.

Sarkozy lui sait comment se débarrasser de Wauquiez: tout simplement en devenant conseiller de l’ombre de Macron.

LFI (la France Insoumise) se mord les doigts d’avoir cru pouvoir représenter la République toute seule.

RN (l’ex FN) attend. Sans rien dire. C’est le mieux qu’il ait à faire puisque tous les sondages le placent en tête.

Reste LREM, la fameuse République en Marche et ses 308 députés. Une grenouille politique qui veut se faire plus grosse que le bœuf et qui peine à convaincre, tant son exécutif s’est pris les pieds dans le tapis avec sa soif de réformes dont le peuple ne veut pas. Pour bien se rendre compte de l’anomalie que constitue cette représentation nationale contestée aujourd’hui dans la rue, songeons que Macron élu avec un quart des Français dispose d’un parti qui occupe les trois quarts de l’Assemblée. Cherchez l’erreur!

Entre-nous, 2019 est mal parti.


PS: lundi 31, jour de Saint-Sylvestre, il n’y aura pas de Potins. Cette page y supplée

Vélomaxou, retour en images sur 2018

Janvier 2018: Thann et la tempête Eléanor

Je suis peut-être comme vous, je ne sais plus quels ont été les faits marquants de 2018.

Je pars à l’aveuglette consulter mon année 2018.

Et comme vous le voyez, j’expérimente un nouvel outil de mise en page fortement recommandé par WordPress, mon éditeur en ligne.

Il suffit de dérouler l’année, jour après jour et de s’arrêter là où bon nous semble.

Commençons ensemble.

Début janvier 2018, catastrophe! la tempête Eléanor s’abat sur la France.

Thann n’est pas épargné

accéder à l’article… Et l’Alsace voit ses cours d’eau déborder…

Février 2018: Heureux les maigres! C’est ce que se disent tous les grassouillets, ceux qui vont plus vite que vous dans les descentes. On peut toujours essayer de gagner quelques grammes superflus sur nos vélos en y mettant des matériaux allégés, la margarine du cycliste restera prédominante. Surtout dans les côtes.

En février, l’épreuve de la grimpée est un test redoutable. Il faut résoudre l’équation vélo et poids

Mars 2018 a été propice a de belles images de neige grâce au VTT

…des images qu’on peut voir ici

Avril 2018, exil à Argelès-sur-Mer, la mer, la montagne et du VTT (voir les images)

Collioure
Collioure

Mai 2018, un raid routier à Valjoly. Ma deuxième expérience avec sacoches. Je n’ai pas été déçu. voir les images

le voyage avec sacoches, un charme incomparable pour voir du paysage

Juin 2018, fête du vélo à Mulhouse, au rendez-vous de la ferveur cycliste (voir les images)

les gilets jaunes n’ont rien inventé!

Juillet 2018: Thann-Molkenrain à VTT, une valeur sûre

Camp Turenne ou Thomannsplatz sur la route du Molkenrain

Août 2018, canicule en Alsace. On se protège comme on peut en préférant la forêt

la sécheresse s’est installée

Septembre 2018: la montagne, ça vous gagne! ce sera mon premier raid de trois jours à VTT autour du col de Tende avec bagages en compagnie de mes amis des Cent Cols. Une découverte!

Octobre 2018: octobre est toujours propice à de belles images d’automne dans nos Vosges adorées

Les Hauts-Rupts de Gérardmer

Novembre 2018: voila ce que j’écrivais le 17 novembre, acte 1 du mouvement des Gilets jaunes…
Je n’ai pas de complaisance particulière à l’égard du mouvement gilets jaunes. Ce sont des gens comme vous et moi qui manifestent. Ils illustrent notre temps. Mais j’observe qu’ils n’ont dans leur démarche qu’une vision consumériste de la société dans laquelle ils vivent. Quand tout tourne autour de la bagnole, fatalement on en dépend fortement. Pour aller au travail, pour aller faire ses courses, pour mener les enfants à l’école, à la danse, aux sports…et pour aller en vacances s’il reste de l’argent. Ce qui est regrettable c’est de voir que l’affadissement du monde politique a définitivement tué notre conscience politique des choses. La seule solution est donc de refonder, de rebâtir notre contrat social autour d’un autre modèle. Aujourd’hui je ne retirerais rien à ce texte.

17 novembre, Cernay

Décembre 2018, lumières dans la ville

Thann illuminations de Noël

Je suis rassuré

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Parfois je doute, je grimpe en haut de la colline trouver une inspiration. Puis je redescends.

C’est rare que j’expose ma bobine civile.

Rassurez-moi!

Pas besoin.

C’est quand la fin de l’année approche qu’on se penche avec anxiété sur la fréquentation de son blog. Une forme d’introspection où l’on juge de la pertinence de son action, de sa façon d’être et de communiquer.

A quoi bon mettre en ligne des articles, des photos, des points de vue, consacrer des centaines d’heures devant son ordi si c’est pour rien?

Je suis un vieux routier du vélo, mais ça ne suffit pas. Il faut encore trouver les raisons d’intéresser, de trouver à partager un étonnement.

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Mes lecteurs 2018 par pays. Ils se reconnaîtront.

J’imagine que mes lecteurs me ressemblent et m’accompagnent, certains depuis longtemps.

Voila, combien?, je ne sais plus…si ça me revient: douze ans depuis 2006 que je raconte des histoires sur le vélo, autour du vélo…et parfois même complètement en dehors du sujet.

Hors sujet, vélomaxou! me crient dans la marge certains lecteurs.

C’est comme si je prenais une mauvaise note.

Comme ils ont raison!

Un jour, j’en ai eu marre des forums de clubs où l’on rabâchait toujours la même chose.

J’ai crevé l’abcès, je suis parti, vivre ma vie sur un blog, parler de tout et de rien et aussi un peu de vélo. Des vélos? j’en mets de moins en moins sur mon blog. J’en ai marre des vélos en photo. Quoi de plus banal qu’un vélo! Je préfère le paysage. J’ai muté.

Un peu de matériel de temps à autre et ça suffit, ça nous suffit.

Après tout, un vélo n’est jamais qu’un cadre avec deux roues et un guidon.

Plus quelques accessoires.

On me l’a même reproché d’être souvent à coté de la plaque.

wp-2018
158.000 vues en 2018, 70.000 visiteurs, le creux de 2017 est effacé . Merci à vous tous qui me lisez. Je vous le dois bien.

Il y aurait parmi mes lecteurs l’incarnation d’un profond apolitisme, ceux qui refusent au nom d’une neutralité de bon aloi de cautionner tel ou tel engagement au risque de rompre les liens ténus d’une confrérie cycliste secrète qui nous unit.

Ils on raison aussi.

Les protestations, je les entends, dirait qui vous savez…

Mollo vélomaxou! me disent-ils, à demi-mot.

Bon, je me calme.

Puis ça me reprend quand je ne résiste plus à cette révolte intérieure qui fait de moi un éternel insatisfait.

Je suis rassuré.

A demain.

Certainement.

Pour le fun

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Les gros gants indispensables.

Rien de tel qu’une balade après réveillon pour se remettre en forme!

L’eau n’est pas glacée dans les flaques.

Je pars avec quatre couches dans la campagne environnante.

Éviter la route à cause du brouillard.

Le parcours standard me conviendra, c’est le tour du lac.

Avec ses quelques variantes, je peux rouler entre 15 et 25 kilomètres.

Assez par temps froid!

J’ai choisi la couleur « alpaga » de Google Photos pour redonner un peu lumière à mes images tout en conservant un certain velouté

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La FFCT dans tous ses états

L’image de la FFCT toujours en question

Ne l’appelons plus FFVélo!

Il faut qu’on se le dise une fois pour toutes: FFVélo est une marque de la FFCT, la Fédération Française de Cyclo-Tourisme.

Un peu comme si l’on disait passe moi un Kleenex au lieu d’un mouchoir en papier.

Cette question là a occupé une bonne partie de l’assemblée générale de la FFCT à Boulazac les 1 et 2 décembre 2018.

Attachés à leur appellation FFCT, les participants ont demandé des comptes à la direction et ils ont obtenu une contrition et la reconnaissance d’une communication mal maîtrisée.

Une pierre dans le jardin de la présidente Marine Cano?

On se souvient de la phrase lancée à la cantonade « la FFCT devient FFVélo » qui avait entraîné de l’incompréhension dans les structures et dans les clubs.

Tout est pardonné, la FFCT reste FFCT.

D’ailleurs Dominique Lamouller, l’ex-président de la FFCT et PRÉSIDENT DE LA COMMISSION COMMUNICATION INSTITUTIONNELLE, explique pourquoi il a fallu créer la marque FFVélo…

Trop souvent avec notre ancien logo et un groupe de cyclos chevronnés, matérialisant notre pratique, nos clubs sont pris à tort pour un monde de sportifs inaccessibles…Il n’y a là absolument rien de choquant à ce que la marque de la Fédération parle de vélo et uniquement de cet engin et pas d’autre chose…Que nous ayons eu une communication mal maitrisée, je le conçois, mais pas du tout de mauvaises intentions. 

Il faut donc changer l’image du couraillon bardé de pub sur les départementales par une autre plus conviviale capable d’attirer le grand public.

Il serait temps.

Coût de l’opération marketing FFVélo: 140874 euros.

Concernant la nouvelle identité visuelle, la Fédération avait passé commande d’une étude auprès d’Altimax. Selon cette société le taux de réponses obtenues a été satisfaisant. Le coût de l’opération est de 140 874 euros (dont 35 000 euros provisionnés sur l’exercice précédent). L’essentiel du coût est dû aux honoraires pour l’observatoire et le conseil pour 92 259 euros. Le coût de déploiement de la marque (séminaire, opération club, présentation aux structures) représente environ 48 000 euros.

Parlons licences:

La FFCT le déplore: Le club n’est plus toujours le lieu des pratiques sportives.
Des applications digitales, des communautés sportives numériques
dématérialisées : c‘est l’Ubérisation !

C’est quand même vache d’assimiler les communautés numériques dématérialisées à de l’Ubérisation.

Faire du vélo à partir d’une plate-forme Facebook ou autre n’implique pas qu’on soit un forçat du deux-roues.

Rien n’empêche la FFCT et ses clubs de s’ouvrir à ces techniques de retrouvailles le dimanche matin ou le samedi.

Au contraire, à mon avis, il y a là un potentiel de jeunes qui échappent dorénavant à la Fédération. La FFCT a du mal à accepter que son modèle de club a pris un sérieux coup de vieux dans la façon de pratiquer et qu’il est temps d’évoluer avec son temps.

Alors, les licences?

L’hémorragie continue.

En 2017, la FFCT perdait 2400 adhérents par rapport à 2016

Ne pas confondre adhérents et licenciés payants, 7654 licences gratuites ont été délivrées en 2017

En 2018, malgré ses efforts, la FFCT n’arrive pas à inverser la tendance qui fait que bon an, mal an, elle perd 2500 adhérents par an.

Au 30 septembre 2018 le nombre des licences est le suivant :
LICENCES   %Vélo Balade 10 457 9,06 % Vélo Rando 92 131  79,81 % Vélo Sport 12 847 11,13 % Total 115 435 100 %

licence-ffct

La FFCT est retombée 27 ans en arrière en terme d’effectifs

C’est cruel, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Le tableau est encore plus noir quand on sait que les licences gratuites sont en progression (environ 10.000 licences gratuites sont distribuées chaque année à titre promotionnel (mon article de 2014)

Le nombre de licences payantes a fortement diminué passant
de 112 925 en 2014 à 108 368 en 2017. Le nombre de
licences gratuites a augmenté passant de 6 595 en 2014
à 7 654 en 2017.

Au total en 2018, le nombre de licenciés payants s’établit donc à 108368 soit sensiblement l’effectif de 1991

Le nombre de femmes se traine lamentablement à 18% et les jeunes à 10% des adhérents.

Il y a donc bien un problème d’image mais aussi de modèle sur la façon de faire du vélo à la FFCT.

Il y a eu presque 1 000 VAE de présents lors de la Semaine fédérale, soit pratiquement trois fois plus qu’en 2017 à Mortagne-au-Perche.

Ceci explique peut-être cela…

Le Randonneur

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Le Père Noël a bien fait les choses.

Il m’a déposé dans ma boite à lettres ce 24 décembre le Randonneur de janvier 2019.

La couverture est intrigante.

N’y voyons pas malice, c’est tout simplement le numéro 69.

Un sacré numéro d’équilibristes à vélo.

Aller sur le site du Randonneur à vélo

Château de Wildenstein à pied

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Kruth et la vallée de la Thur lors d’une accalmie de pluie et de vent en ce 24 décembre

Des Schlossberg (montagne au château), il doit en exister des centaines.

On ne peut pas tous les connaître.

Mais celui-ci, si près de chez moi, je ne le connaissais pas.

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Mon cheminement du jour à pied abordera ce piton granitique de l’époque glaciaire qui domine le lac de Kruth

La preuve qu’on peut passer pendant vingt ans sur la route en contrebas au bord du lac réservoir de Kruth avec son vélo et tout ignorer de l’existence de ce château perché là-haut dans la forêt.

C’est un peu le problème avec nos engins modernes, on va trop vite.

Avec le VTT, j’ai déjà ralenti le rythme pour m’engouffrer dans des sentiers improbables.

Aujourd’hui, je serai à pied.

C’est bien aussi la balade à pied.

Mon confrère et ami Pierre Brunner est un esthète de la marche à pied et les vallées de la Thur et de la Doller n’ont plus de secrets pour lui. Sans aucun doute.

Allez consulter son blog LTD-RANDO 68 et ses randonnées sympas

Sa notoriété est telle qu’il est en tête du moteur « gougueleu » avec son Circuit des Roches du coté de la Schlucht.

Même le Club Vosgien en rougit. C’est dire!

Ce matin donc, promenade dominicale au barrage-réservoir de Kruth en amont de notre vallée de la Thur.

Je voulais voir son remplissage, après tant de mois de sécheresse.

Je l’ai vu!

Tous les mini-torrents qui l’entourent sont en furie.

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A pied, j’avise un panneau derrière l’auberge marqué « escalade ».

Grimpeur invétéré, j’escalade ce piton rocheux qui domine le lac.

C’est pas trop difficile, puisque je ne grimpe pas à quatre pattes.

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J’apprends la langue sanglier vite fait, ouik-ouik, heu-heu-heu, Ffft, Rouf-vrouff, Wouk…un vacabulaire que beaucoup de nos contemporains peineraient à maîtriser

J’aborde un grand plan forestier.

Toute la surface est couverte d’accrobranches, ce nouveau jeu à la mode pour attrapper le touriste de passage.

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Je suis dans un parc d’attractions, vide d’occupants en cette saison.

Puis j’avise un fléchage sentier de découverte…et me voila à nouveau grimpant vers le sommet de ce piton rocheux.

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Un parcours confortable

Très vite je comprends que je suis sur le chemin d’un château fort moyenâgeux, le château du Schlossberg, dénommé aussi château de Wildenstein, dont le village en amont du lac porte le nom.

Facile: tous les cent mètres des planches explicatives de belle qualité.

Je commence à l’épisode trois, j’ai raté les deux précédents.

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J’ai raté le départ de l’excursion mais pas le plus intéressant, semble t-il.

Je remonte donc le chemin taillé dans la roche avec ses « pas d’ânes » pour aider les animaux de trait à porter les charges jusque là-haut. Sur les cotés de petites rigoles pour évacuer l’eau des pluies.

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le sentier taillé dans la roche et ce qui ressemble à une saignée destinée à un barrage de bois

Le château du Schlossberg est mentionné pour la première fois en 1253. Lors de sa vente par les sires de Horbourg à l’abbaye de Murbach. Ruiné dès le XIVe siècle, il n’est rebâti qu’en 1575, puis aménagé pour une défense plus efficace pendant la guerre de Trente Ans…détruit à nouveau par les Suédois en 1644. (in Les Vosges du Sud par le Club Vosgien volume 6-éd 2eme trim 1981)

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le château tel qu’il devait être avant sa ruine
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Un reste de muraille apparaît


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la barbacane et son accès
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l’entrée du château est creusée dans la roche. elle est courbe pour déjouer les tirs de l’attaquant. à gauche, une trouée apportant de la lumière et donnant sur un précipice
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on identifie quatre niveaux sur les vestiges
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A l’étage supérieur de la ruine, on domine la vallée de la Thur
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Le Club Vosgien (?) a installé un abri dans l’enceinte de la ruine. Je n’aurais pas osé. J’aurais préféré conservé l’authenticité des lieux sans y ajouter une marque contemporaine aussi discrète soit-elle
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on redescend par là.
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le sentier est transformé en rû tellement il a plu
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Des moraines glaciaires. Débris de roches arrachées lors de la glaciation qui recouvrait la contrée sur 400m de hauteur
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on aperçoit la barrage du réservoir de Kruth en contrebas lors de la descente.
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Voici le point de départ que j’ai raté au bord de la route qui longe le lac derrière l’auberge

Vous pouvez télécharger mon parcours ici

Vous pouvez éviter ma grimpée hasardeuse en prenant tout simplement le chemin balisé qui mène au château (triangle rouge sur ma carte IGN ancienne) mais qui est signalé anneau bleu sur place.

3km-100m de dénivelée. Pour la digestion le jour de Noël, c’est très bien.

Un reste de muraille apparaît

Les potins du lundi

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La rumeur se colporte (Crispin et Scapin par Daumier)

Ce n’est hélas pas un conte de Noël.

La rumeur grandit.

Des femmes disparaissent dans des cabines d’essayage et on ne les retrouve jamais.

Les plus anciens se souviennent de cette rumeur colportée en 1969 de bouche à oreille puis reprise par la presse et appelée « la rumeur d’Orléans »

A cette époque là, point d’internet.

Aujourd’hui l’internet colporte les rumeurs à la vitesse de la lumière.

Parmi les rumeurs, il est difficile de discerner le vrai du faux; c’est un bruit qui court, une nouvelle sans garantie de certitude.

Les grandes énigmes policières ou politiques font l’objet de rumeurs nombreuses; parmi elles l’affaire Boulin, l’affaire Markovic, l’affaire Ben Barka, l’affaire du Pain Maudit, l’affaire Omar Raddad, l’affaire du Temple Solaire, l’affaire Godard, l’affaire Dupont de Ligonnès,…

On reproche beaucoup aux réseaux sociaux d’être en outre à l’origine de thèses complotistes pour mettre en doute la sincérité de décisions politiques.

Exemple dernier avec le Pacte de Marrakech ratifié par l’ONU et accusé de programmer une immigration massive. Une rumeur qui a été capable de faire exploser le gouvernement belge.

Entre-nous soit-dit, un pacte malvenu qu’on a précisé non contraignant alors que les peuples se sentent menacés à divers titres par l’immigration.

Parfois ce sont les médias qui alimentent la polémique et qui instaurent le doute. Il est souvent difficile de dire la vérité quand les thèses en présence manquent de preuves tangibles.

Longtemps on a accusé les adjuvants des vaccins de propager des maladies.

Même démentie, cette rumeur persiste et elle est peut-être à l’origine de cette défiance vaccinale propre à la France.

lire ici à propos des adjuvants

Certaines rumeurs sont alimentées parfois par les journalistes eux-mêmes, bien qu’ils s’en défendent, alors qu’ils dénoncent en même temps les fake-news (les fausses nouvelles) colportées par les réseaux sociaux.

Prenons un exemple.

Cette femme décédée aux urgences de l’hôpital Lariboisière, à Paris le 18 décembre.

Voici un drame incroyable tel qu’il est rapporté par la presse et qui pose un problème propre à alimenter la rumeur: on serait en danger à l’hôpital.

Cette personne amenée par les pompiers vers 18h45 a été retrouvée morte le lendemain matin à 6h20.

Où ça? comment? pourquoi?

Nous n’en saurons peut-être jamais rien.

Vous allez aux urgences pour un mal de tête, croyant y être en sécurité, et vous en ressortez les pieds devant.

Voila qui fout la trouille.

Que dit la presse?

Au bout de cinq heures d’attente, elle aurait été appelée pour voir un médecin, mais n’aurait pas donné de réponse (L’express.fr)

Aussitôt, ma compréhension des faits laisse penser qu’il y a quelque chose qu’on nous cache et qu’une rumeur est en train de naître.

Cette femme, visiblement, a été appelée, elle n’a pas répondu, on a considéré qu’elle était partie (L’express.fr)

Aucune procédure hospitalière bien écrite et respectée ne peut conduire à une telle conclusion.

En fait, la personne n’avait pas quitté les urgences, elle y était morte!

Et personne ne l’a vue mourir, ni parmi les patients qu’on dit nombreux, ni parmi le personnel.

Était-elle cachée dans un recoin des urgences? dans les toilettes? sous la couverture d’une civière?…

Dans ce cas précis, la presse en dit trop peu et manque à son devoir de transparence en n’étayant pas ses informations. Il semble qu’elle se contente de l’information officielle sans la vérifier.

Dans le communiqué de presse de l’AP-HP qui relate les faits, voici ce qu’on peut lire in fine en bas du texte…comme s’il s’agissait de relativiser ce drame…

L’AP-HP est un centre hospitalier universitaire à dimension européenne mondialement reconnu. Ses 39 hôpitaux accueillent chaque année 8,3 millions de personnes malades : en consultation, en urgence, lors d’hospitalisations programmées ou en hospitalisation à domicile. Elle assure un service public de santé pour tous, 24h/24, et c’est pour elle à la fois un devoir et une fierté. L’AP-HP est le premier employeur d’Ile de-France : 100 000 personnes – médecins, chercheurs, paramédicaux, personnels administratifs et ouvriers – y travaillent.

C’est un effectivement un devoir et une fierté de savoir comment cette personne prise en charge par l’AP-HP a pu échapper à la vigilance de ceux qui étaient chargés de s’en occuper et de lui donner les soins.

L’affaire sera-elle étouffée? mise sur le compte de la pression due au manque d’effectifs?

On attend de savoir puisqu’on nous assure que nos services publics sont parmi les plus chers et les meilleurs.

Sinon la rumeur qu’on nous cache quelque chose risque d’enfler.

Les Français ont le droit de savoir, dit l’autre

 

 

 

Kientzheim

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En 2009, j’avais rapporté des images de Kientzheim.

Une journée de joyeux drilles au cœur du vignoble.

Images